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Hauts Grades

Articles avec #hauts grades tag

Du cube à la croix (18ème RAPMM)

22 Mai 2012 , Rédigé par Rituel RAPMM Publié dans #hauts grades

Mes Frères, comme vous le savez, la pierre cubique est un symbole essentiel en Franc-maçonnerie. Des équerres, des niveaux et des perpendiculaires sont incorporés dans ce « solide platonicien » appelé cube, qui est un carré en volume. L’apprenti découvre au début de son cheminement maçonnique que la pierre brute représente son propre état présent d’imperfection qui recèle néanmoins en potentialité le plan parfait de son accomplissement dans l’avenir. La Jérusalem décrite dans l’Apocalypse aura une forme cubique, autre symbole de la Cité Sainte retrouvée. Mais la cérémonie de ce jour illustre si besoin l’en était encore, que la rigueur dans le travail et la docilité peuvent conduire à la désolation. L’Ancienne Loi ne suffit pas.

Comme le dit Saint Paul dans sa lettre aux Corinthiens, chapitre 13 :

« Quand je parlerais toutes les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas l’amour, je ne suis plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit.
Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toutes les sciences, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas l’amour, je ne suis rien.
Quand bien même je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas l’amour, cela ne me sert de rien. »

 

I. N. R. I.

 IGNE NATURA RENOVATUR INTEGRA.

 « l’Univers est Totalement Régénéré par l’Amour »

Au cœur même du cube réside son mystère.

Le Très Sage  montre le plan de la croix au récipiendaire.

Aux 4 coins de la Croix figurent les lettres I.N.R.I. et au milieu la Rose.

Le patron du cube déployé représente la croix latine.

Pendant trop longtemps, Chevalier, tu es resté dans l’ignorance de ton propre mystère, et un abîme a fini par se creuser entre ton âme et ton corps, entre la rose qui vit en toi et la croix qu’il te faut porter. Le temps est venu pour toi de combler cet abîme, car telle est la condition que tu dois réaliser si tu veux te rendre maître de ta vie.

Les Maçons, depuis la réédification du Temple, ayant négligé leurs travaux, abandonnèrent aux rigueurs et aux vicissitudes du temps, le précieux édifice qu’ils avaient avec tant de peine relevé. Leurs ouvrages n’étaient plus que des œuvres remplies de corruption. La sagesse de l’ouvrier, la force des matériaux et la beauté de l’architecture firent place au désordre, à la confusion et au vice. Le Grand Architecte de l’Univers détermina de manifester sa gloire, d’abandonner les restes des temples matériels pour en élever, par sa sublime et suprême géométrie, des spirituels, dont l’existence serait inattaquable aux puissances humaines et dont la durée subsisterait une éternité de siècles. C’est par cette résolution puissante que les hommes ont vu le phénomène miraculeux, le prodige des prodiges, la Pierre Cubique à pointe suer sang et eau et souffrir les angoisses de l’âme. Ce fut alors que la Pierre Angulaire de l’Edifice fut arrachée par les ouvriers des fondements du Temple pour être rejetée dans les décombres et que la Rose Mystique fut sacrifiée  sur une croix, plantée sur le sommet d’une montagne au lieu dit « Golgotha » qui signifie « le crâne », en souvenir du sépulcre du vieil Adam. La Maçonnerie humaine, dans un instant fut anéantie, le voile fut déchiré, les outils de la Maçonnerie se brisèrent, l’Etoile flamboyante disparut et la Parole fut perdue. On doit juger aisément quelle fut l’étendue des maux que chaque maçon devait souffrir en pareil instant, un abattement inconcevable et une consternation des plus grandes étaient les moindres qu’on puisse penser. Ils furent obligés d’errer dans l’obscurité la plus profonde l’espace de 3 jours, incertains si la vie devait être prolongée ou si quelques accidents nouveaux ne leur en priveraient pas. De sorte qu’ils ne pouvaient voir une plus grande perplexité dans le cœur de tous les êtres pensants qui existaient alors sur la terre. La volonté de Celui qui conduit tous les événements, ayant donné un terme à cet étonnement universel, fit reparaître la lumière au bout de 3 jours, mais ce ne fut pas sans témoignages de surprise ni de phénomènes nouveaux. L’étoile flamboyante se fit voir dans un plus grand éclat qu’auparavant et la Parole fut retrouvée. Que ces 5 branches vous rappelle les 5 plaies encourues par celui qui symbolisera à jamais la perfection, la Pierre Angulaire principale de l’œuvre, la Rose Mystique qui refleurit sur le bois du calvaire. Ce bonheur n’arriva qu’aux Maçons qui sortirent de l’endurcissement et de la négligence que l’oisiveté leur avait donné. Quelques-uns d’entre eux ayant voyagé l’espace de 33 années dans les recherches de la Parole perdue, apprirent aux autres qu’ils fallaient connaître et s’appuyer sur les 3 colonnes de la Foi, de l’Espérance et de la Charité, ainsi que d’embrasser la Nouvelle Loi pour espérer rentrer dans les travaux mystiques de l’Ordre. Depuis ce temps, les Maçons ne bâtissent plus de Temples matériels mais spirituels. Ne manquez jamais mes Frères, de vous appuyer sur ces 3 colonnes de la Foi, de l’Espérance et de la Charité. Que le Grand Architecte de l’Univers vous soit en Aide !

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Serment préliminaire du Chevalier Kadosh 30ème degré du RAPMM

22 Mai 2012 , Rédigé par Rituel RAPMM Publié dans #hauts grades

Moi - - en présence du Grand Architecte de l’Univers, avant de franchir les Portes de la Mort et de pénétrer dans le sanctuaire de la Vie, sur mon honneur d’homme libre, je promets et je jure de combattre toutes les tyrannies, tous les abus, toutes les ignorances, qu’elles soient matérielles ou spirituelles. A partir de cet instant, à jamais et sans trêve, je serai le milite et le veilleur vigilant de la spiritualité libre, de la justice et du droit. Je répandrai les enseignements que j’ai reçus, afin qu’une pleine lumière éclaire la route des hommes, mes frères, et cela sans distinction de classe, de race, de couleur ou de croyance. Je donnerai l’exemple de toutes les vertus, non par orgueil stérile, mais dans le seul but d’inspirer le désir de les acquérir. Je pratiquerai la fraternité humaine en toute son amplitude pour en démontrer les bienfaits. Je serai le soutien du faible, l’adversaire implacable de l’injustice, l’apôtre du perfectionnement de l’Humanité, en tous les modes et en tous les plans. Je défendrai la liberté, je combattrai la tyrannie. Je me ferai, sous toutes leurs formes, le défenseur de la liberté de conscience, de la liberté de parole, de celle de l’écriture. Je combattrai l’intolérance, l’hypocrisie, l’arrogance et l’usurpation cléricales, sous toutes leurs formes. Je combattrai l’imposture et le charlatanisme aussi bien que les superstitions, la sorcellerie et la magie noire. Je respecterai et considérerai le travail comme l’ennoblissement de la nature humaine qu’il soit manuel, intellectuel ou spirituel. Je combattrai tous les privilèges, qu’ils procèdent de la richesse ou de la naissance, et ce jusqu'à leur totale disparition. Désormais, ma devise sera celle de mes frères CHEVALIERS KADOSH GRANDS ELUS, CHEVALIERS DE L’AIGLE BLANC ET NOIR : combattre le mal, fidélité au Bien, Amour aux hommes et à tous les Etres. Conscient du très haut symbolisme ésotérique de ce degré de la Franc-maçonnerie, je promets et je jure de mettre en pratique à chaque instant de ma vie les significations traditionnelles de la couleur noire du Baudrier des Grands Elus Kadoch : la foi, le savoir caché, le secret, l’inflexibilité, le sacrifice. En foi de quoi, je date et je signe, et que le Grand Architecte de l’Univers me soit en aide.

 

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Discours du Chevalier Rose-Croix 18ème Degré du Rite de Memphis

22 Mai 2012 , Rédigé par Rituel de Memphis Publié dans #hauts grades

Un grand poète, l'une des gloires du siècle d'Auguste, et qui, par son génie, fut jugé digne des faveurs de l'initiation, Virgile voulant consacrer, dans le sixième livre de son immortel poème quelques uns des rites des mystères égyptiens, au moment d'aborder ces révélations redoutables, pour détourner de sa tête les malé­dictions fulminées contre les divulgateurs des secrets de l'ini­tiation, s'écrie : "0 dieux: dont l'empire s'étend sur les âmes, "ombres silencieuses, impénétrable Chaos, Phlégéton aux ondes "dévorantes, lieux sur lesquels plane au loin de silence de la "nuit, qu'il me soit permis de raconter ce que j'ai entendu sous votre puissante protection, qu'il me soit pardonné de révéler"des choses plongées dans les profondeurs de l'abîme, et "environnées de nuages mystérieux."

Je n'ai point à former de pareils voeux, mes Frères, je n'ai point à solliciter un pareil pardon. L'auditoire éminent au milieu duquel ma voix se fait entendre, me dispense de ces ombrageuses précautions. Environné des lumières les plus é­clatantes de l'Ordre, en présence de ce sénat auguste, si un sentiment de regret se fait jour dans mon âme, c'est d'être, moi-même, si peu à la hauteur du sublime sujet que je suis appelé à traiter, du savant auditoire qui daigne m'honorer de son attention.

Un philosophe grec, après avoir parcouru l'Egypte, et visité les principaux sanctuaires de la science, rapporte (fait con­firmé au reste par les annales de l'Ordre, et consigné dans le préambule des statuts généraux) qu'un des points princi­paux de la doctrine des prêtres de l'Egypte était la division de la science sacrée en exotérisme ou science extérieure, et ésotérisme ou science intérieure. C'est par ces deux mots grecs qu'il traduisait les deux mots hiératiques dont, comme on le sait, il était interdit de se servir hors du temple.

"Les prêtres, ajoute-t-il, ne sont prodigues d'aucune par­tie de leur sciences de longs travaux, de profondes études, de rudes épreuves sont imposées au néophyte pour arriver au moindre degré de l' exotérisme. Quant à l'ésotérisme, ils sont plus sévères encore: nul secours, nul conseil, nul en­couragement n'est donné à celui qui veut y pénétrer. C'est par la force seule de son esprit et l'inspiration divine qu'il doit y parvenir. Ce sont des mystères dans les mystè­res, et il arrive fréquemment que les prêtres les plus haut placés en dignité ont à peine fait un pas dans la partie mystique de la science sacrée."La statue d'Isis, toujours voilée, même pour les prêtres, le Sphinx accroupi à la porte du temple, dans l'attitude du repos et du silence, étaient les deux emblèmes de ces derniers secrets; et cette conduite des dépositaires des mys­tères était dictée par la plus haute sagesse. Le despotisme des hommes forts, des violents, s'étendait sur toute la terre. Partout l'inexorable vae victis: était le seul droit international et politique; partout les fronts devaient se baisser ou être écrasés. Qui ne comprend dès lors que les dé­positaires des titres primitifs de la grandeur humaine, de sa dignité sublime, de son égalité devant le Créateur, de son inaliénable liberté, devaient cacher ce trésor, et ne le com­muniquer qu'à ceux que de longues épreuves en avaient faitreconnaître dignes; car avant que de le communiquer, il fal­lait être sûr que le nouvel adepte n'irait pas en vendre la révélation à ses ennemis.

Le christianisme fit faire un pas immense à l'humanité; exal­tateur des mystères, il en popularisa la partie morale. La tâche de la philosophie fut moins difficile dès lors; ses voies étaient aplanies, elle put être plus explicite dans ses ensei­gnements, car le christianisme avait forcé les puissances à reconnaître le fait comme le droit de la discussion reli­gieuse, de l'enseignement des intelligences. L'esprit humain, par la force d'expansion qui lui est naturelle, fit le reste, et la liberté de la pensée fut proclamée.

C'est grâce à ce progrès, qui, dans un sens bien réel, nous place dans une position bien meilleure que celle des philoso­phes de l'antiquité, qu'il nous est permis, sans nous mettre en opposition avec nos augustes traditions, de soulever en partie le voile redoutable de la Maçonnerie, sans toutefois le déchirer entièrement; car si nous n'avons plus à craindre des irruptions de la force brutale dans les domaines sacrés de la pensée, nous ne pourrions sans crime exposer aux légè­retés de l'irréflexion, aux mépris de l'ignorance, aux fausses interprétations de la mauvaise foi, aux préventions du fana­tisme, un ensemble de connaissances qui demande, pour être apprécié, un esprit attentif, préparé, un coeur pur et indé­pendant, ne cherchant que la vérité et la justice.

Montrons donc le but, montrons-le sans crainte, proclamons-le dans nos loges comme au milieu du monde; annonçons-le à nos frères aussi bien qu'aux profanes, car il est noble, il est sublime. Faire de l'humanité un peuple de frères, réunir dans la charité ceux que l'intérêt divise, et faire voir un ami à serrer sur son cœur dans l'ennemi sur qui se dirigeait le glaive homicide. Quant à la science, qui est le moyen pour arriver à ce but magnifique, procédons avec sagesse. "Nul n'est digne de la science, disent nos traditions, qui ne l'a conquise par ses propres efforts." Sur ce point, mes frères, soyons un peu plus condescendants que nos maîtres sévères; montrons de loin cette science, et s'il nous est interdit d'y introduire celui qui n'a pas, comme Josué, ceint l'épée des forts pour entrer dans la Terre promise transportons au moins lé néophyte sur la montagne d'ou on peut la découvrir. Peut-être, enflammé d'ardeur à cette vue, il travaillera à mériter de faire partie de l'armée élue.

L'Ésotérisme maçonnique embrasse le cercle entier de l'activité de l'âme humaine: toute science, tout art, toute pensée

y trouve son cadre, son poste, son rang; seulement, négligeant la partie élémentaire et pratique, l'Esotérisme n'embrasse que la partie transcendante et métaphysique. Laissant à l'Esotérisme l'esprit qui dispose, le talent qui exécute, il ne se réserve que le génie qui crée.

Trois cycles, unis dans un ordre mystérieux, se correspon­dant par une chaîne indivisible, et s'engendrant réciproque­ment d'une manière ineffable, forment le Temple mystique.

Le premier peut s'appeler, pour les profanes, le cycle his­torique: il se compose de trois degrés dont la série philoso­phique embrasse le développement social de l'humanité tout entière, et de chaque peuple en particulier, dans trois pé­riodes symboliques, qui sont toute l'histoire: la sociabili­té, la famille, la liberté.

Le second cycle est le cycle poétique. Les neuf Muses, gra­cieuses filles de l'imagination, soutiennent la guirlande sa­crée qui le couronne, Les colonnes de son temple, du plus é­clatant marbre de Paros, portent d'ingénieux emblèmes consa­crés à la gloire des enfants de l'Harmonie et de la Fantaisie aux ailes d'or. Les trois Grâces, Aglaia, Thalie et Euphrosine, au maintien noble et décent, veillent à l'intérieur du temple. Artistes inspirés dont la toile ou le bloc nous transmettent les sublimes inspirations, savants profonds qui lisez dans les par trois mystères: l'homme est corps, âme et intellect: réfléchis; et pourtant si ces recherches profondes t'ef­fraient, neuf cieux sont décrits sur la voûte symbolique du temple, tu peux les parcourir. Neuf puissances célestes y président, et tu pourras prendre place au milieu d'elles, si tu sais t'en rendre digne. La volonté intelligente habi­te le premier, la parole sympathique le second, l'esprit or­ganisateur le troisième, la puissance qui crée la soumission le quatrième, l'énergie sociale le cinquième, le gouvernement des peuples le sixième, la domination des intelligences le septième, le génie qui découvre la vérité le huitième, le sage qui pense et vit en Dieu occupe le neuvième et se repose éternellement au pied du trône de Brahms."

Telles sont, mes Frères, autant qu'il m'a été permis d'être clair, les grandes masses de la science ésotérique. En dire davantage serait prévarication; en avoir autant dit est peut-être imprudence. Mais cette imprudence nous sera pardonnée, car c'est le pur amour de la propagation de la vérité et des sublimes lumières qui l'a provoquée. C'est pour répondre, au­tant qu'il peut être permis de le faire, aux imprudents et aux insensés qui, & peine sur le seuil du temple de la Maçon­nerie, croyant que tout est dans les symboles extérieurs qui frappent leurs yeux, se retirent avec dédain, et disent ; Nous avons regardé au fond de l'abîme de la science, et nous n'y avons trouvé que le vide. Imprudents et insensés: vous n'avez pas seulement soulevé le premier voile de la statue mystérieuse d'Isis, la courtine du temple d'Apollon est res­tée silencieuse pour vous: allez, mais ne blasphémez pas ce que vous ignorez:

Pour nous, mes Frères, pénétrés de la hauteur de notre mis­sion, forts du témoignage de notre conscience, appuyés de l'autorité et de la sagesse de tant de beaux génies qui nous ont légué leur science par le moyen de la tradi­tion maçonnique, marchons à notre but, marchons-y avec per­sévérance; l' oeuvre du progrès, cette oeuvre dont le travail fait gémir dans les douleurs toutes les nations euro­péennes, est entre nos mains. Encore une fois Memphis, si nous avons foi en notre mission, Memphis aura civi­lisé le monde:

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Rite de Misraïm, réception du Très Sage Israëlite Prince du 70ème Degré 11ème classe

20 Mai 2012 , Rédigé par Rituel du 70ème degré Rite de Misraïm Publié dans #hauts grades

Discours.

 

Les nouveaux et sublimes mystères auxquels vous venez d'avoir l'insigne faveur d'être initié vous imposent les devoirs les plus sacrés ainsi que les obligations les plus terribles. Les degrés antérieurs dont on vous communiquera dans quelque temps tous les échelons mystérieux vous apprendront et sont sensés vous avoir appris toutes les connaissances profondes qu'un maçon doit posséder pour arriver graduellement au degré puissant où [vous] venez d'être élevé. Si jusqu'ici pour figurer dignement dans nos loges il fallait se dépouiller du vieil homme et s'être pour ainsi dire spiritualisé en s'identifiant à toutes les vertus, aujourd'hui nous devons nous élever au dessus de la nature humaine pour en prendre une toute céleste.

En effet mes ff.: quel est celui d'entre nous qui portant les regards sur la chaîne des vertus qui nous rendent dignes au but des sciences mystiques dont le Grand Jehovah ordonne à Moïse la connaissance qu'à un très petit nombre de Sages, ne prononce aussitôt contre lui‑même.  Je me consacre à l'étude des éléments secrets de la nature pour y découvrir, admirer et adorer la toute puissance, l'esprit infini et la vaste Sagesse de son Éternel auteur, mesurer la distance qui sépare le ciel et la terre, lire dans les Globes innombrables semés dans l'espace immense des airs, les influences mystérieuses que ces astres lumineux versent réciproquement pour le bonheur ou le malheur des habitants de cette planète, sonder, pénétrer, analyser les principes élémentaires, parce que tout le constitue et dont le Grand Tout qui frappe nos sens dérive, les grandes et sublimes vérités qui rapprochent l'homme de la vérité et pratiquer les oeuvres de miséricorde que tous les hommes se doivent réciproquement pour leur conservation mutuelle et pour leur félicité respective. Voilà la nouvelle carrière des sciences et des vertus qui s’ouvrent aujourd’hui devant vous et que vous devez parcourir avec autant de courage que de résignation et de ferveur , il n’est pas donné à tous les hommes je le sais d’arriver à la hauteur des points parfaits dont je viens de vous tracer le fidèle tableau,L'esprit du G.: A.: de l'univers souffle où il veut comme il veut il dispose à son gré, mais toujours avec justice des dons de la munificence divine et aucun de nous quelle [qu']ait été la somme des talent qu'il nous a distribués ne peut s'enorgueillir ni se plaindre de la différence et encore moins de l'injustice de la mesure dont il s'est servi pour chacun de nous en particulier; il n'en est pas de même des oeuvres de miséricorde que tous les hommes et particulièrement les maçons initiés aux plus sublimes mystères doivent faire germer et nourrir dans leur coeur, assister de ses moyens la vertu malheureuse persécutée opprimée, chercher à pénétrer dans les asiles les plus cachés où honnête infortune dérobe sa pénible situation au regard d'une barbare indifférence ou d'une pitié stérile; aller essuyer tendrement les larmes, assister généreusement la misère et verser discrètement le baume consolateur de la charité fraternelle sur les plaies que lui ont fait l'injustice des hommes ou les fâcheux accidents de cette vie.

Voila mes frères voila ce que l'humanité en général et la maçonnerie en particulier a la droit d'attendre rigoureusement de la morale que doit professer tout maçon qui a eu la rare faveur de participer au saints mystères et au degré éminent de très Sage Israélite.

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Un 33ème du REAA contestataire à propos du 31ème

19 Mai 2012 , Rédigé par Frédéric II Publié dans #hauts grades

Voici ce qu’écrivait un Frère 33ème à propos de ce degré (ou grade) :

31ème GRADE : GRAND INSPECTEUR INQUISITEUR COMMANDEUR. 

" Les grades blancs (31/32/33) sont les juges. Et des juges qui ne prononcent aucune sentence mais qui en leur âme et conscience reconnaissent leurs frères parmi les maçons.

Les idées des frères reçus apprentis sont mal préparées à cette relation entre les maçons.

Non qu'ils se trouvent surpris par la discrétion de certains anciens, mais parce qu'on leur fait croire que les promotions et les grades s'obtiennent par un vote, où le mot démocratie qui leur est répété a un sens que les maçons des hauts grades ne confirment pas.

La démocratie des hauts grades est celle de la pairie. Tous égaux parce que tous libres. Mais quel est le maçon qui est vraiment libre ? (…)

 

En fait, tout se passe comme si les grades blancs avaient pour mission de représenter la conscience de l'Ordre. Non pas qu'ils soient plus représentatifs que les maçons de loges bleues, mais parce que naturellement mieux éclairés en raison de leur ancienneté dans l'ordre, et de la distance prise du fait de leur âge, avec les événements.

C'est sans doute une faute, de la part des maçons anciens, de négliger la raison d'être de leur élévation. Elle ne leur confère pas d'autorité mais elle devrait confirmer celle qu'ils ont acquise en matière de connaissance et de pratique maçonnique.

La Franc-Maçonnerie ne peut dévier de sa vocation sans tomber dans des pratiques déjà connues, et sans se réduire à des formes sans intérêt particulier. Cela, les nouveaux Inspecteurs Inquisiteurs Commandeurs devraient en prendre conscience.

 

La grande idée du Grade de Grand Inspecteur Inquisiteur Commandeur semble bien être le passage nécessaire de la Loi au jugement de la conscience éclairée, de la Loi à l'Equité.

Pourquoi faut-il que ce grade soit soumis au ridicule d'un tel titre. Il faudrait sans doute que les maçons prennent conscience de la portée purement figurative de ces titres, et qu'ils n'en déduisent rien que de symbolique.

Comment admettre que le terme d'inquisiteur, qui double d'une certaine façon celui d'inspecteur, se trouve associé au terme de Commandeur sans que soient soulevées quelques réactions plus ou moins spirituelles ou ironiques.

 

L'inquisition a laissé de tragiques souvenirs. Mais elle n'est assurément pas une institution pire que les Gestapo, Guépéou ou Polices secrètes des chefs d'Etat tyranniques de part le monde.

Etre inspecteur peut mieux s'accepter, à la condition qu'on ne fasse pas de la liberté la rengaine des enseignements maçonniques.

Quant au titre de Commandeur, il est assurément lourd de majesté mais dans les faits, parfaitement dépourvu de signification, car le commandeur ne commande rien.

Le titre de Grand, nous le savons, n'est ni un qualificatif, ni un symbole, il désigne seulement une fonction plus générale dans son domaine que celle qui est assumée par ceux qui ne sont pas « Grands. »

(…)

L'enseignement du Grade est beau en ce sens qu'il souligne bien que le Grand Inspecteur Inquisiteur Commandeur n'applique pas de peines.

Il ne prononce pas de jugement sans considérer l'envers et l'endroit, le haut et le bas, et l'évolution nécessaire, fidèle expression de la Vie."

Naturellement, ce texte n’engage que notre Frère, mais, ceux qui connaissent certains de nos FF 31/32/33 jugeront de l’aptitude de ces FF aux jugements équitables…

 

Malheur à celui qui ne serait pas reconnu comme Maçon par un 33ème…..

 

Comme je l’ai déjà écrit, il n’existe pas de Maçonnerie initiatique au-delà du grade de Maître.

Tout ceci n’étant que folklore, je vous donne ci-dessous la partie théâtrale de ce « grade »

Je n’ai pas décrit les décors, c’est long et peu intéressant.

Signe : croiser les deux mains sur le nombril. En réponse, l’on croise les deux bras au-dessus de la tête, les doigts allongés, la paume de la main en dehors.

Attouchement : se prendre la main gauche, s’approcher réciproquement du pied droit et se toucher le genou et de l’autre main se frapper mutuellement un coup sur l’épaule droite

Batterie : neufs coups 1-111-1111-1

Mdp : pas de mot de passe

Mot dit « sacré » : « Tzedakah » (justice) Réponse : « Mischor » (équité) Ensemble « Amen » (ainsi soit-il)

source : http://deusmeumquejus.over-blog.com

Commentaire : j'aime bien ce 33ème ! Son avis sur tous les maçons qui confondent titre symbolique et Chevalerie réelle rejoint complètement le mien.

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Mise au point par Frédéric II de Prusse, glaive tiré, main gauche sur le cœur

19 Mai 2012 , Rédigé par Frédéric II de Prusse, glaive tiré, main gauche sur le cœur Publié dans #hauts grades

La Franc-maçonnerie est une école de recherche, une Voie initiatique qui se vit au moyen de rituels et de symboles.

 

La Franc-maçonnerie initie des profanes : elle met sur la voie de la spiritualité des hommes ordinaires. Seule condition : ils doivent croire en un Principe qui les dépasse. Chacun donne à ce Principe le nom qu’il veut: Dieu, le Divin, le Très Haut, le Grand Tout. Nous l’appelons Grand Architecte de L’Univers.

 

Qu’est-ce qu’« initier » ?

L’initiation existe depuis le jour où l’homo erectus a vu le jour. C’est une mise en scène, basée sur des critères précis, le récit d’une ou de plusieurs histoires, avec une ritualisation qui codifie les espoirs et les peurs de l’homme depuis qu’il a pris conscience de son côté éphémère, de sa mort.

Je vous renvoie au magnifique film de Stanley Kubrick « 2001 Odyssée de l’espace » où tout est dit.

Il existe un grand nombre de Voies initiatiques sur tous les continents et toutes ont quasiment le même but : « apprendre à mourir et à faire en sorte que la mort soit quelque chose qui ne soit pas inutile, et qui puisse faire rêver ou entrer dans le domaine de tous les possibles »

La Franc-Maçonnerie n’est pas concernée par l’après-vie. Chacun est libre d’y chercher ou d’y espérer trouver ce qu’il veut.

 

L’initiation met en marche un processus qui doit (mais, pas assurément) permettre la révélation à l’initié de la réalité de ce qu’il est et de son rapport avec « Le Principe » qui le dépasse, le Grand Architecte de l’Univers.

La Franc-Maçonnerie s’est développée au cours du 18ème siècle. Je ne vais pas revenir sur toute son histoire. A l’origine, les Loges étaient souveraines (une Loge ne peut être que Souveraine, malgré toutes les inepties que j’ai pu lire disant que seule la Grande Loge était souveraine) et se sont ensuite agrégées, fédérées en Obédience. Il y a de nombreuses obédiences régulières et non « reconnues » en France.

Pour ce qui est de l’histoire des origines de la maçonnerie, vous avez des liens indiqués sur ce site qui pourront largement vous renseigner.

De plus, chacun voulant être le détenteur des vrais morceaux de la vraie croix, toute histoire de la Maçonnerie qui est affirmée comme étant la vraie, est fausse, ou à tout le moins biaisée et incomplète. Nombre de documents ont disparu, ont été écrits, ré-écrits, etc…

Chacun présente donc l’histoire qui lui convient pour affirmer sa prééminence sur l’autre.

Une chose est cependant indiscutable : la Maçonnerie actuelle dite traditionnelle, ne doit se pratiquer qu’en trois degrés :

Apprenti, Compagnon, Maître.

Dans ce trois degrés, tout est dit, tout est donné.

Interrogez vos FF qui sont au sommet du Rite Français, du REAA, des Rite d’Emulation, du RER. S’ils sont des hommes honnêtes, ils vous le confirmeront.

Les autres degrés dits des « Hauts-Grades » ou degrés de perfectionnement ne sont rien qu’une étude de l’entité, de la globalité que sont les trois degrés précités.

J’ai été parfois stupéfait d’apprendre que tel Frère ou tel autre était 7ème du RF ou 33 ème du REAA., ou avait suivi tous les Hauts-Grades du Rite Emulation. Ils ne sont pas souvent parmi les hommes les plus exemplaires ou les plus modestes et leur ego est loin d’être dominé. Ils apprécient manifestement d’être mis en lumière et leur humilité feinte est parfois flagrante.

Les anglo-saxons qui sont aujourd’hui ceux sur lesquels nombre de Maçons basent leurs principes de la régularité-reconnaissance, que l’on courtise, pratiquent une Maçonnerie caritative d’apparat de type « club service » ; je peux en témoigner. Alors, quel intérêt de nous asséner l’importance de la « reconnaissance » par ce type de Maçonnerie du paraître ?

Seule compte la régularité, c'est-à-dire le respect des landmarks. Ceci ne concerne que les Loges bleues.

Alors et les vraies origines de la vraie Maçonnerie ???

D’aucuns voudront s’approprier une origine ou une paternité incertaines sur les Voies initiatiques. N’est-il pas intéressant et gratifiant, de se déclarer les héritiers directs de l’Egypte ancienne, des hommes des premiers jours et pourquoi pas de l'Adam Kadmon?

L’homme contemporain occidental se complaît à évoquer « l’Orient millénaire » source de la spiritualité. Cela lui permet de proclamer une pseudo décadence de l’Occident pour instaurer une idéologie de domination proche de doctrines qu’ont prôné des systèmes dictatoriaux.

Dans les trois premiers degrés, on peut dire que le Maçon qui a accepté certaines règles, (ce n’est pas la démocratie), est un homme libre ; mais, dès qu’il entre dans les degrés dits « supérieurs », il aliène sa liberté au profit d’hommes censés détenir (dont on ne sait où et dont on ne sait qui) des pouvoir quasi divins et supranaturels. Et je sais ce dont je parle.

Ainsi, on pourrait-on dire: « sans mon Ordre, c’est le Chaos ». Il ne reste à tous les adeptes qu’une solution : s’incliner devant ces nouveaux gurus aux titres des plus ronflants.

Le fait scientifique est que la verticalité a permis le développement du cerveau humain, le pouvoir de réflexion, d’évasion et d’élévation spirituelle de l’Homme.

L’Homme a un besoin inné d’espoir, sans lequel, sachant sa fin plus ou moins proche, il ne pourrait supporter une vie banale sans une espérance que d’aucuns qualifient d’illusion et d’autres de Foi, de certitude.

 

L’Homme s’est-il dressé par hasard pour pointer son index vers le ciel ? A-t-il mis 3 ou 33 secondes, minutes, heures, jours semaines, mois, années ou siècles pour se relever ?

 

Celui qui vous écrit a été couronné et gratifié des trois pouvoirs : royal, sacerdotal et prophétique.

 

Et alors ? Pourtant, mes Frères, je n’ai pas changé ; je suis le même avec toutes mes imperfections, mes doutes, mes joies et mes peines.

De plus, quand je vois comment les FF agissent pour atteindre les degrés administratifs, je suis triste. Jusqu’au 18 ème, pas de problème. En effet le Suprême Conseil a besoin d’ouailles, car sans recrues, point de sous. N’importe quel frère ordinaire y a accès et le parcours est somme toute assez rapide. Pour le trentième, il faut commencer à apprendre à courber l’échine, fournir un minimum de travail. Ce travail doit correpsondre à ce que les supérieurs attendent : originaux s’abstenir.

 

Pour la suite, cela devient plus difficile, car il y a des enjeux au niveau de la caste du SCPLF : il faut savoir sourire et caresser dans le sens du poil ceux qui sont au-dessus et vont vous coopter. Je l’ai fait en son temps.

 

Devenir 31 ème ? Attention mon Frère, en es-tu digne ? Notre Suprême Conseil en a-t-il l’intérêt ? Dès lors, 31, 32, 33 tout n’est que comédie et magouille dans la cooptation.

On peut au nom de certaines stratégies faire accélérer la carrière d’un Frère. C’est souvent le cas, surtout dans les périodes troublées que nous vivons en ce moment.

J’ai participé à ce système. Je le reconnais et je ne l’ai pas encore quitté.

J’ai en copie certaines archives que je publierai le moment venu. Elles intéresseront nos Frères.

Il faut donc arrêter toutes ces supercheries, ces pantalonnades, car certains de nos Frères risqueraient de croire en toute sincérité que les Hauts-Grades sont synonymes de valeur maçonnique gravée dans l’airain.

Alors, qu’en est-il, in fine, des degrés dits « supérieurs » ?
Rien d’extraordinaire, mais une étude approfondie intéressante et gratifiante des trois premiers degrés dans leur ensemble.

Il faut donc démythifier tout cela : des FF déclarent détenir une pseudoscience et un pseudo-pouvoir vous permettant d’atteindre des pseudo-sommets de la spiritualité.

Pour y accéder, vous devez accepter de les écouter, les révérer et vous plier aux règles de ces échelons magiques dont ils détiennent les clefs : vous devez obéissance aux Souverains Grands Inspecteurs.

J’ai eu dans ma vie maçonnique d’immenses moments de fierté liés à ma courte vue et à mon aveuglement. Aujourd’hui, je crois avoir reçu la vraie Lumière, celle qui nous oblige à l’humilité et je mesure l’inanité de toutes ces choses auxquelles je donnais valeur.

Mais mon devoir est aujourd’hui de faire tomber les masques. Dans les jours à venir, je ne vais pas me faire que des amis parmi mes FF du SCPLF.

 

Que sont ces degrés magiques et secrets ? Ce sont les fameux « side degrees », degrés parallèles, dont la création fut tardive, manipulée au gré des humeurs, y compris du temps de mon ancêtre homonyme Frédéric II.

 

Il fut un temps où il n’y avait que 3 degrés. Puis vint le temps de 25 degrés, puis on en rajouta plusieurs jusqu’à atteindre 33…

 

Pour celui qui écrit, seuls trois degrés existent. Pour satisfaire la curiosité de certains, je publierai sous peu un tableau concernant les degrés, du 4ème au 33 ème.

 

Je ne dévoilerai rien, naturellement sur les trois degrés d’Apprenti, Compagnon et Maître qui sont les seuls véritables degrés maçonniques.

 

Frédéric II genou gauche à terre, glaive hors du fourreau, main gauche sur le coeur.

 source : http://deusmeumquejus.over-blog.com

 

Commentaire : un point de vue très intéressant et une remise en question qu'il faut considérer même si nous sommes des Cherchants passionnés par les Hauts Grades.

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Chevalier de la Palestine : prière du postulant, encensement et voeux

18 Mai 2012 , Rédigé par Rituel de Chevalier de la Palestine Publié dans #hauts grades

prière du postulant

Souverain Être soyez mon juge, secondez moi et éprouvez

moi. J'ai haï l'assemblée des méchants et je n'ai point pris place

parmi les impies; je laverai mes mains et j'embrasserai vos autels,

afin de célébrer vos louanges et d'annoncer votre grandeur.

*N°6 le grand commandeur reprend et dit*

le juste est votre ouvrage Seigneur, qu'il vienne au milieu de votre

temple célébrer votre grandeur infinie, vous êtes son appui et

son soutien, exaucez-le, Seigneur du haut de votre sanctuaire

Encensement

(Les frères se prosternent, le pontife passant au milieu deux encense

de nouveau)

le grand commandeur dit : levez-vous et habitez au milieu

de nous

prière de sacrifice que le grand commandeur prononce

Purifie, Souverain créateur du monde, nos coeurs et nos esprits,

brûle-les de ton amour, consume de ton feu divin tout ce qui

te déplaît en nous . que le juste qui entrera pour la première fois

dans ton sanctuaire, te sois agréable, et que pénétré de ta justice

et de ton amour, il marche toute sa vie en ta présence comme

ton serviteur David. (ici il lève la main avec tout le chapitre)

daigne agréer son offrande, que l'immolation de la victime

soit l'expiation de ses fautes et que le sang pur qui coule et son

intention sur les autels, lave pour jamais les souillures de son

âme . amen

prière du pontife après la consommation des victimes*

Souverain architecte de l'univers tes dons sont
faits pour tous les

hommes, que l'usage que nous venons d'en faire en commun soit un

hommage à sa magnificence et un symbole de son accord qui

règne entre nous; que le coeur de ceux qui cherchent le Seigneur

soit dans la joie, cherchez le seigneur et la force qui vient de lui .

Amen.

Puis le pontife dit au postulant

le sacrifice est fait, vous y avez participé mon frère, mais

l'holocauste n'est pas totalement consommé, il reste encore une

victime à offrir; c'est votre volonté et votre obéissance, voyez si vous

êtes résolu de consacrer l'un et l'autre dans ce temple auguste et

entre les mains de celui qui en représente le + fondateur + généreux.

Premier voeu

je promets sur ma foi et ma parole d'honneur de suivre en tout

point fidèlement et toute ma vie les rits, lois, usages des chevaliers

de la Palestine, sans jamais m'en écarter sous les peines dues aux

traitres, je promets d'être chaste, sobre, ferme, discret et vertueux

je promets de ne jamais révéler ce que j'ai vu et ce que je vais

apprendre et de ne jamais le confier ni aucun monument

quelconque qui puisse en hasarder le secret; je promets fidélité

à Dieu, au roi, à ma patrie, obéissance à mes chefs, amour à

mes frères : je prends le ciel à témoin de mes engagements et je désire

que les entrailles de la terre enfouissent mon crime si j'y manque

Second Voeu

puisque j'ai le bonheur d'être admis au nombre des chevaliers

qui composent ce chapitre et que je suis dévoué par état à la garde

du temple dont l'entrée m'a été permise, je renouvelle de tout mon

coeur ma précédente obligation : et pleinement convaincu que je

suis, de la vérité et de la sainteté de la religion, je promets d'être
fidèle

à Dieu, au prince, à ma patrie, à mes amis et je dévoue mon sang

et ma vie à la défense des uns et des autres.

Troisième Vœu…..

Source : MCyvard

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Chevalier de la Palestine : historique du Grand Commandeur et épreuves

18 Mai 2012 , Rédigé par Rituel de Chevalier de la Palestine Publié dans #hauts grades

Historique du grand Commandeur de la Palestine
Le grade de commandeur est la perfection, et le complément de celui
de chevalier. Tous deux sont aussi anciens, aussi fondés sur les livres
ainsi qu'on peut le voir dans les annales de l'ordre, ou dans le second
livre des rois chapitre 23. D'après la tradition, la dignité de com-
mandeur exigeait autrefois de fortes épreuves et l'écriture fait
mention de celles des 3 premiers commandeurs institués par Salomon.
Sous les rois du peuple juif, ces épreuves consistaient d'ordinaire en
quelques actions utiles à l'état, à la religion et au prince, maintenant
les circonstances ne permettent plus de ces actes héroïques, la vie privée
des chevaliers ne le comporte point. L'esprit et le coeur sont les seuls que
l'on puisse éprouver; il n'est plus question de vaincre les ennemis de la
patrie mais celui de notre cause, les passions : et cette victoire de la
part des plus grands personnages a toujours été mise à l'égal des
plus brillantes conquêtes.

épreuves
La première consiste dans la production d'un mémoire que le candidat
doit déjà avoir remis au souverain pontife 3 fois 24 heures avant
le jour indiqué. De douze à l'avance pour le grand commandeur pour
l'admission et présentation du dit mémoire, au dit jour le chapitre
s'assemble en habit de cérémonie au lieu quelconque, supposé être
la chambre du Liban, là après les formules ordinaires, le pontife
donne lecture en présence du candidat de son mémoire, lequel
contient 1° son nom, surnom, nom de religion, ses qualités civiles
son âge, son état, les principales actions de sa vie par date et
époque 2° la généalogie de 3 degrés au moins, en remontant par
son père, son aïeul, son bisaïeul, leur fonction, état et dignité
autant qu'il est possible 3° les grades du récipiendaire dans la
maçonnerie, les emplois qu'il a occupé dans les loges, enfin son état
dans l'ordre de la Palestine.
Le chapitre alors apprécie la valeur des preuves contenues au
mémoire et juge si l'admission du récipiendaire est possible aux
termes des règlements, c'est-à-dire, en supposant que depuis 3 géné-
rations il ne soit échue dans la famille aucun acte de dérogeance
ou aucune tâche de roture. Cette épreuve est forte parce qu'elle touche
l'amour propre, la partie la plus délicate de l'humanité.
Si l'admission est accordée, le grand commandeur annonce au
candidat le jour fixé de son initiation et lui donne la note des
présents qu'il lui faut fournir et qu'il doit faire déposer en nature
à la chambre du Liban et sans aucune modification, ni remise
3 jours avant l'initiation.
2° épreuve
Elle tombe sur le désintéressement et l'esprit de
communauté, qui est le germe du bon accord en toute société
D'ailleurs acte d'obéissance nécessaire et modifiée au surplus de
façon à ne pouvoir gêner personne ni déranger les facultés.
Ces épreuves consistent Savoir :
Jeûne la veille
origine des présents
les présents tirent leur origine des dons, dont les princes des 12
tribus firent au tabernacle du seigneur, ainsi qu'on peut le voir au
chapitre 7 des Nombres et à cet égard ils sont indispensables, il en
résulte d'ailleurs divers sens allégoriques et moraux, ils sont
placés ici comme devant servir de nourriture commune des
chevaliers et ont même principe que ceux de la première réception

3° épreuve
la troisième épreuve est celle des tables, elle touche aux appétits sensuels et
ce n'est pas la moins difficile, elle se fait après que les candidats sur la
demande du grand commandeur après la seconde prière, ont
consenti à subir toutes les épreuves. Alors le grand commandeur lui-
même prend le candidat par la main et les fait entrer dans une salle
où on a préparé une table délicieusement servi et où on a assemblé
tout ce qui peut flatter leur goût, on les y enferme pendant une demie
heure et le chapitre rentre dans la chambre du Liban. Si le récipien-
daire touche à quelque chose, non initiation est remise au gré du
chapitre au temps qu'il plaira de préfiger

4e épreuve
La quatrième épreuve regarde l'esprit, au bout d'une demie heure ou trois
quart d'heure, suivant la prudence du grand commandeur, on fait
appeler le récipiendaire par le chevalier servant pendant qu'il est
dans la chambre du Liban, le pontife va examiner les viandes avec
un chevalier et vient rendre compte sur quoi alors le grand commandeur
propose à haute voix au candidat une question captieuse ou
problématique sur un point de morale, de doctrine ou d'affection
personnelle et pendant le temps que l'on lui laisse pour la solution
le grand commandeur va lui-même faire la vérification des viandes
revient prendre la réponse, laquelle reçue en aidant un peu
à la lettre, l'initiation commence.

Nota : que les chevaliers simples ne doivent rien savoir de la 3e et
4e épreuve, et à l'instant qu'elles vont commencer, le grand commandeur
les envoie au temple préparer toutes choses et attendre le chapitre
qui les rejoint après les épreuves faites.

source : mcyvard

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Chevalier de la Palestine 63ème degré du Rite de Misraïm : prière de l'aurore

18 Mai 2012 , Rédigé par Rituel de Chevalier de la Palestine Publié dans #hauts grades

Arbitre puissant de toutes choses il n'y a point de dieu semblable

à vous, ni dans le ciel ni sur la terre, vous conserver l'alliance

et la promesse que vous avez faites à vos serviteurs qui marchent

devant vous de toute leur âme, vous avez rempli la parole

que vous aviez donnée à David, ainsi que nous le voyons

aujourd'hui, nous vous bénissons dans votre temple Seigneur

qui avez continuellement les yeux ouverts sur cette maison,

vous écoutez nos voeux et vos recevez nos offrandes, ne

permettez pas que nous oublions nos promesses et nos devoirs,

et que détournés de votre sentier par nos ennemis, nous

succombions comme les méchants couverts d'iniquités .AMEN

Le pontife dit :

Le point du jour paraît, l'heure est venue de donner un enfant

à Salomon, un défenseur au temple, un protecteur à la vertu.

les lévites mettent une couronne de fleurs sur la tête du postulant

le chapitre se retire en psalmodiant ce qui suit.

Béni soit d'Israël le Dieu Saint et terrible

dont la toute puissance et le bras invincible

a visité son peuple au fort de ses malheurs

et dont le coeur tendre et sensible

brisa les fers, sécha ses pleurs.

En suscitant pour nous un Sauveur plein de Zèle,

Issu de la maison du serviteur fidèle;

l'Éternel, que nos torts n'ont point encore lassé

accomplit ainsi les miracles

qu'avaient annoncé les oracles

des prophètes au temps passé.

D'un Dieu plein de bonté, bénissons la clémence.

Il n'a point oublié le sceau de l'alliance

Que Abraham, notre père, avait reçu de lui

de l'ennemi qui nous opprime,

nous allions être la victime

sans son secours et son appui.

mais tandis qu'échappés au sort qui nous menace

de tous nos ennemis délivrés par sa grâce

nous voulons mériter cette haute faveur

marchons toujours en sa présence,

conduits avec persévérance

par l'amour, non par la terreur.

Seigneur nous te louons de ta miséricorde,

parmi tous les bienfaits que ta main nous accorde

le plus cher à nos yeux c'est le brillant soleil

qui se levant du trône de justice

pour nous sauver toujours propice

dissipe de la nuit par son éclat vermeil

les ombres tristes et funèbres

et t'annonce à nôtre réveil

amen . amen . amen   

 

source : mcyvard

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Opinions diverses sur le Rite écossais et sur les hauts grades

17 Mai 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #hauts grades

Plusieurs corps maçonniques se sont disputés la possession de ce rite (écoss. anc. et acc.), et chacun d'eux préconisait la sublinité et ses initiations. Il faut croire cependant que, de part et d'autre, on n'éprouvait un si vif enthousiasme pour ces admirables mystères que sur la loi des maçons qui les avaient apportés, car, à l'exception de quelques grades, tels, par exemple, que le rose-croix et le kadosch, la série des degrés de l'écossisme n'est donnée que par communication et d'une manière fort succincte. Très peu de frères, pourvus de hauts grades, savent en quoi consistent les merveilleuses connaissances qui s'y rattachent ; et, certes, et ne sont pas ceux qui se montrent le plus fiers de les posséder. En effet, quant à la doctrine, tout est trivial, ou inconséquent, ou absurde dans ces grades supérieure ; et quant au cérémonial, il consiste en des formalités insignifiantes, lorsqu'elles ne sont pas niaises ou ridicules, et même dégradantes, pour la dignité du récipiendaire » (Hist.pitt. de la Francm.).

 Le baron de Tschoudy, dans son Étoile flamboyante (t. 1er p. 163), disait, en 1766, que le mécanisme de tous les grades maçonniques n'avait pas d'autre principe, d'autre ressort ni d'autre moyen que le désir de se distinguer aux yeux de ses semblables, et, après être posé cette question :

 « Pourquoi, renonçant ainsi à la simplicité, à l'essence de leur institution, les maçons se sont-ils perdus dans les espaces imaginaires ? il ajoute : « Habillés à la mosaïque, chargés de décorations inutiles, qui ne sont que les livrées de la prétention et de la vanité, cette vanité ne serait-elle pas le germe de ces mêmes grades qu'ils annoncent avec emphase et traitent avec gravité… » Et plus loin (pag. 167) : « C'est à l'ambition, à ce vice cruel, l'arme du fort, l'oppresseur du faible, qu'il faut attribuer, sans balancer, tous les excès qui se commettent journellement dans le grand tout de la société générale, le désordre des sociétés particulières, et notamment l’abus qui s'est glissé dans la Maçonnerie par la multiplicité des grades, dont l'invention moderne est l'effet des prétentions et de l’envie de dominer ».

 Et pourtant, ce maçon distingué et consciencieux préconisait trois grades dits supérieurs : l'écossais de Saint-André (104), le chev. de la Palestine et le philosophe inconnu. Il énumère (p. 174) jusqu'à quarante de ces grades prétendus supérieurs, qu'on pratiquait alors.

Le frère Beyerlé, conseiller au parlement de Nancy, dans son Essai sur la Franc-maçonnerie (2 vol. in-8°), publié en 1784, dit (p. 13 de la préface) :

 « Le second principe qui sert de base à cet ouvrage, c'est que le germe de toutes les connaissances maçonniques est renfermé dans les trois premiers grades ; ainsi cette multiplicité de grades qui ont été enfantés par la cupidité, le charlatanisme et l’extravagance, doivent être, à jamais, exclus du régime maçonnique ; et si l'on se permet d'en conserver les documents, ce ne  doit être que pour servir à l’histoire des extravagances maçonniques ; ils doivent, en conséquence, être renfermés soigneusement dans un lieu dont le maçon peu instruit n'approche pas. »

Le frère Vernhes, de Montpellier, après avoir fait une juste critique des innovations de Ramsay dans son Parfait Maçon (1 vol. in-8°, 1820-21), s'écrie (p. 197) :

« Enfants de l’orgueil et de l’avidité, une foule de grades toujours plus éloignés de l'ancien esprit maçonnique se joignit bientôt à ceux que Ramsay avait introduits, chacun s'arrogea le droit d'en créer de nouveaux. »

 Chemin-Dupontès, dans son Encyclopédie maçonnique (4 vol. in-12, 1820 à 1825), après avoir dit (t. III, p. 174) qu'en France la Maçonnerie était frivole et vaniteuse, ne tarde pas à ajouter :

 « On n'est un peu maçon que dans les loges symboliques : au-delà, il n'y a plus que puérilité, niaiserie, vanité, contre-sens maçonniques, féodalité, titres et formes despotiques. On y dédaigne le beau nom de frère ; on s'y donne le titre de chevalier ; on n'y est plus sous la loi douce et bénigne du niveau et du maillet, où le chef n'est que le premier entre ses égaux, et qui rappelle l'âge d'or du bon roi Saturne (105) ; on est sous l'empire absolu du sceptre et de l'épée, où des titres ridiculement fastueux sont empruntés des siècles de fer du moyen-âge. On ne s'y occupe pas ou presque pas du soulagement de l'infortune ; on n'y apprend rien de plus que dans les grades symboliques ; on ne s'y livre qu'à des pratiques qu'il est très modéré de n'appeler qu'insignifiantes. »

Citons le passage suivant du Cours des initiations, p. 193.

« Le système presque moderne des hauts grades, regardé par quelques-uns comme une amplification utile, et par beaucoup d'autres, comme une création arbitraire et une vraie superfétation, n'a pas la haute portée des trois premiers degrés. Ceux-ci font de toutes les nations une seule nation ; au contraire, dans les hauts grades, chaque nation veut, chez elle, être chez elle ; elle s'isole du monde maçonnique, et arrange, à sa manière, pour ses habitudes et pour ses besoins, le système soi-disant supérieur de l’écossisme, ou toute autre spéculation dé l'esprit.

« Un visiteur se présente-t-il avec des grades élevés pour participer à des tenues supérieures à celles des loges, on s'occupe moins, pour l'admettre, de sa qualité de haut maçon, qu'une variante dans ses grades peut faire rejeter, que de l'intérêt direct qu'il peut inspirer aux maçons nationaux, de sa position profane, et de la manière d’être de son pays avec celui qu'il visite. À l'étranger, plus qu'en France, ces scrupules ou plutôt ces abus sont poussés fort loin.

D'où l’on peut conclure que si les grades capitulaires et philosophiques sont supérieurs aux trois premiers degrés en dénominations fastueuses et en appareil de travaux, ils leur sont tout-à-fait inférieurs en résultats humanitaires et même philosophiques. »

Tout a été dit sur l'incohérence des grades qui composent le rite écossais ancien et accepté dans les cours Maçonniques des frères Ragon, Vassal et Chemin-Dupontés, mais nous ferons ici une observation sur l’instruction de l’apprenti écossais, dont, selon nous, les premières questions doivent être supprimées ; examinons le dialogue entre le vénérable et le premier surveillant.

Dem. : Qu'y a-t-il entre vous et moi ? — Rép. : Un culte.

 ¾       Quel est ce culte ?                     C’est un secret.

 ¾       Quel est ce secret ?                     La Maçonnerie.

D'abord, la Maçonnerie n'est pas un culte, son cérémonial le prouve ; si ce culte (invisible) est un secret, il est bien gardé, car les jésuites, auteurs de ces questions, ne l'ont dévoilé que dans leur Rose-Croix, grade catholique et nullement maçonnique. Mais ils avaient un but, de là le ridicule de ce début.

Voici ces trois questions réduites à une :

Dem. : Qu'y a-t-il entre vous et moi ? — Rép. : La Maçonnerie.

Cette demande d'un vénérable à un surveillant n'est-elle pas ridicule, pour ne pas dire plus ? Quoi ! La Maçonnerie est entre ces deux frères ! Qu’y fait-elle et qu'en font-ils ? Le catéchisme n'en dit mot.

L'apprenti moderne, créé en Angleterre et adopté, en 1786, par le G.-O. de France avec de légères modifications, n'a pas ce défaut. Nous avons vu maints cahiers d'apprenti, antérieurs à cette date, qui ne présentaient pas cette anomalie, qu'on ne trouve pas non plus dans la 24e édition des grades symboliques publiés par Samuel Prichard dans sa Masonry dissected, portant la date du 13 octobre 1730, quoique cet auteur ait écrit sous l'influence jésuitique. Ashmole, mort en 1692, auteur primitif des cahiers, n'y avait pas introduit, ces questions étranges que Prichard aurait reproduites, ce n'est donc que plus tard que cette tache est venue souiller le rituel dit écossais (106).

Source : www.ledifice.net

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