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Hauts Grades

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Grand Chapitre Général du Grand Orient de France Rite Français : rituels courts de transmission du V° Ordre(2)

17 Octobre 2012 , Rédigé par GCG GODF Publié dans #hauts grades

Réception dans la deuxième Arche  

Le T\S\et V\M\Il est de tradition de se nommer face à notre Assemblée ;  Quel est  votre Grade, et votre Titre ?

Le postulant  : Je suis Chevalier de l’Univers, Prince de la Lumière, et les miens m’honorent de ce titre.

Le T\S\et V\M\Cela est trop peu pour ouvrir l’accès à notre Collège, Mais encore ?

Le postulant : Je suis chercheur de vérité et cette dernière tracera mon chemin et mon engagement. Je ne sais qu’en partie, le contenu de votre mission, mais je m’engage, à œuvrer dans le but de construire la Dignité Humaine.   

Le T\S\et V\M\ Dans son assemblée, le Grand Collège du Rite rassemble et coordonne sous son principe, forces et moyens pour obtenir un bien plus général. Il garde et enrichit l’Arche du Cinquième Ordre. Outre la mémoire du Rite, nous travaillons à la compréhension du sens et de l’unité de cette langue universelle faite de symboles. Le Grand Expert  le conduit auprès du T\S\et V\M\

Le T\S\et V\M\Debout, vous tous et à l’ordre TT\Ill\ FF\ Maîtres du Temple

Mon Frère, posez votre main droite sur cette épée et veuillez lire votre première obligation :

Obligation     

J’engage solennellement, devant cette assemblée, ma parole d’honneur, sacrée et sincère.

Je jure et promets de suivre strictement les statuts et les délibérations de cette assemblée et de remplir avec impartialité tous les devoirs d’un Prince du Souverain Sanctuaire, Maître du Temple.

Je jure et promets d’être le gardien fidèle du contenu de l’Arche du Cinquième Ordre. Cette Arche est le conservateur de tous les manuscrits et rituels pratiqués avant 1782 et en particulier les 81 grades et degrés retenus par le grand Chapitre Métropolitain en 1787. J’appose volontairement et sans contrainte ma signature sur le dit engagement. Que la force et la volonté pour l’accomplir dans tous ses points, ne m’abandonnent pas.

Le T\S\ et V\M\ Reprenez vos Places TT\ Ill\ FF\

Le plus dur reste à faire. Seriez-vous capable de fouler au pied les symboles les plus sacrés s’il s’agissait de sauver une vie ? 

Le postulant : Le respect de l’Humanité ne souffre aucun compromis. J’y suis prêt, car un symbole ne peut avoir de réalité qu’à l’instant où je lui en accorde.

Le T\S\et V\M\Votre réponse est juste, elle vous permet d’avancer plus avant. Après un long silence…

Le T\S\ et V\M\ Je vais lire la suite de votre engagement, vous direz, à la fin je le promets. Saisissez à présent des deux mains, les deux poignards qui sont posés sur la table. Croisez- les sur votre poitrine. L’un figure la protection que nous devons aux innocents, l’autre nous indique la juste punition des parjures. Le Très Sage et Vrai Maçon  porte son épée et la pose au croisement des deux poignards.

Le T\S\et V\M\ Debout et à l’Ordre Très Illustres Frères

Promettez-vous de toujours régler vos paroles sur la vérité et de rendre ainsi la justice ? De voyager à la gloire et pour le progrès de notre idéal et d’obéir en tout point à tout ce qui sera ordonné ou prescrit par notre assemblée que toujours et avec toute la douceur d’esprit dont vous êtes capable, vous aiderez vos frères en humanité dans le besoin ? D’être patient dans l’adversité, de conjuguer réflexion et action pour réaliser les buts d’un humanisme mis au service d’une société plus juste et plus éclairée ?

Le postulant : Je le promets.

Le T\S\ et V\M\ Par les serments que vous venez de prêter et en vertu des pouvoirs qui m’ont été conférés et transmis par le Chrysopeion, je vous reçois et reconnais  Illustre Prince des Maçons, Sage et Vrai Maçon, Prince du Royal Secret, connus sous le titre distinctif de Prince du Souverain Sanctuaire, Maître du Temple.

Sois et demeure !

Prenez séant Très illustres Frères.

Que ce titre soit pour vous le symbole de la détermination à l’action comme du courage  qui vous seront encore nécessaires pour la mener à bien. Il ne vous reste plus rien à désirer que l’effet de votre obéissance aux serments que vous venez de prêter.

Soyez le gardeur vaillant de l’Arche symbolique de tous les grades du Cinquième Ordre du Rite Français et le détenteur du secret d’Hérédom.

Le T\ Ill\ Orateur : L’Hérédom est la cité mythique d’Ecosse. On la dénomme à la fois montagne blanche, forteresse des initiés ou lieu d’éternité. Elle est à l’origine de l’Ecossisme mythique du Chevalier de Ramsay reprise par le légendaire Chapitre de Clermont et pierre fondatrice du Rite Français. Elle est en fait la tradition initiatique sauvegardée par l’imaginaire des hommes, mais elle est peut-être aussi réalité d’une cité terrestre, guidée par les idéaux de Liberté, d’Egalité et de Fraternité qui ont construit les Droits de l’Homme. Le T\S \et V\M\ lui  donne ensuite l’accolade.        

Le T\S\ et V\M\Vous voici au rang des Elus pour le Grand Œuvre. Nul mieux que vous ne possède aujourd’hui entre ses mains l’expertise de tous nos enseignements.

Le T\S\et V\M\TT \Ill\FF\Maîtres du Temple, debout et à l’ordre ! Par le signe, et l’acclamation en l’honneur des nouveaux Princes du Sanctuaire, Maître du Temple !

Le G \Orat\ Heredom !

Le T\S\et V\M\Garde et Défends !... 

Les TT\ILL\ FF\ Vivat !... Vivat !... Vivat !... 

Le T\S\et V\M\Prenez séant Très Illustres Frères

Réception dans la troisième Arche  

Le G\M\des C\T\S\  et V\ M\ ,  voici un T\Ill\ F\  Maître du  Temple Qui se présente à nous pour travailler la Chrysopée. Le récipiendaire reste debout. Après quelques instants de silence puis le T\S\ et V\M\ lui pose les questions suivantes:

Le T\S\ et V\M\Même initié, nul ne peut pénétrer en ce lieu si l’un d’entre nous ne le guide et si notre fraternité ne l’y autorise. Qui es-tu ?…

Le Candidat  : Il y a de cela longtemps, vous m’avez appelé et l’un de vous m’a alors tendu la main. Je suis ce que j’ai reçu et gardé. Je suis Frère des gardiens de toutes les marques contenues dans l’Arche.

Le T\S\ et V\M\Prouvez ce que vous ont apporté les initiations que vous avez vécues jusqu'à ce jour ?

Le Candidat : Je sais tailler  les images, élever les colonnes, fondre les métaux. Je suis celui qui tombé, fut relevé par ses Frères, afin que je devienne l’Architecte bâtisseur d’une nouvelle société.

Le T\S\ et V\M\ Puisqu’il a forgé, taillé, défendu, qu’il partage nos idées ; puisqu’il a fait de ses signes les outils pour bâtir la société que nous espérons tous, enfin puisqu’il a su comprendre que l’Humanisation est le but ultime de l’Initiation ; alors qu’il soit des Nôtres !... Le Grand Maître des Cérémonies le tient et le guide par l’épaule gauche : devant le T\S\ et V\M\

Le T\S\ et V\M\Pénétré de l'obligation que vous allez prêter  qui, de toutes les autres, est la plus sérieuse à laquelle l'homme puisse se soumettre, vous sentez la persuasion des terribles peines que l’Ordre inflige à tous ceux qui la violerait.  Le Candidat, les deux mains sur l’épée, prononce l'obligation suivante:

Obligation :

Moi,……………..éclairé par cette lumière infinie, engage solennellement ma parole d'honneur et sacrée, je jure et promets sur ce glaive que je ne révèlerai jamais les secrets et mystères de la sublime distinction que je suis prêt à recevoir.

En outre, je jure perinde ad cadaver de suivre les statuts, constitutions de ce grade, d’en garder un secret absolu, et d’en remplir tous les devoirs, diligemment, fidèlement et sans partialité, faveur ni affection. Si je venais à manquer à ces devoirs, je prends conscience que je devrais en assumer toutes les conséquences que l’Ordre m'imposera. Après l'obligation le T\S\ et V\M\  lui met l'épée dans la main droite en disant :

Le T\S\ et V\M\ Très illustre Frère, tendez le bras droit devant vous, nous plaçons dans vos mains une arme, dont nous enseignons d’en faire usage seulement contre les ennemis de l'Ordre et de l’Humanité.

Elle symbolise également les pouvoirs qui vous sont transmis, voyez la difficulté et le poids que ces devoirs représentent pour celui qui doit commander. Rappelez-vous : nos épées ne nous ont jamais trahis. Le Candidat doit tenir son épée bras tendu, pointe en l'air un temps suffisant pour qu'il en sente tout le poids Vous pouvez baisser votre bras..

Le Grand Orateur : Ayant fait le tour par la droite, lui pose la main droite sur la tête et dit lentement : la connaissance du Plan parfait de l’œuvre, l’honneur et la vaillance du Chevalier, ainsi que la maîtrise du ministère sont aujourd’hui réunis en vous. Le T\S\ et V\M\  en lui posant son épée sur la tête  lui dit : je vous lie pour l’éternité à l'Ordre.

Par la vérité qui construit la force universelle, par l’amour de la Philosophie qui en établit la Sagesse, par la Fraternité en l’Intelligence qui en construit la Beauté, je vous reçois et reconnais au Grade, Degré et Titre de la Dernière Arche, en tant que Sublime Philosophe Inconnu.

Prenez séant, Très Illustres Frères Sublimes Philosophes.

Cette Assemblée est la passerelle entre les cheminements différents.

Parvenu en cette Jérusalem de l’esprit considérez qu’il ne s’agit pas d’un nouveau grade que nous vous avons communiqué mais proposé une alliance avec un Devoir éternel.

Le T\S\ et P\M\Recevez  la puissance de commander et de rayonner. Je vous revêts de votre sautoir auquel je joins le bijou du Chrysopeion : il marque notre gouvernement au nom de l’Ordre.

Prenez séant parmi nous. Très Ill\ Grand Orateur, communiquez-lui la légende et le Secret.                                              

Le Grand Orateur : La Terre des Philosophes est délimitée par des pierres, qui portent toutes la même marque et gravées de la même citation : « Il n’y a d’Initiation que la Réalité !... ».

Par ces mots, le Trismégiste, le Trois fois Sage, nous a donné et indiqué le point ultime de l’Initiation. Ce dernier devint l’héritage commun de tous les Initiés et le trésor sacré de l’Humanité.

Ce lieu, qui aujourd’hui est le vôtre, est habité par la plus simple des vérités, celle qui transforme le regard d’un Homme et en fait l’égal des dieux.

Ce Chrysopéion recèle quelques secrets, identiques en tous points au mythe de l’Hérédom situé à l’aplomb de Kilwinning. « La vie, partout est à l’œuvre dans l’Univers, elle est l’argent du Sage !... »

« La Matière et l’Esprit sont une même et unique chose ; ils forment les outils parfaits du Sage, qui seul, a le pouvoir de transformer toute chose en un objet précieux!... »           

« Le symbole est clef de l’intelligence, du langage et de la pensée. Il est l’eau des Sages car il est le code universel du vivant !... »

La légende qui signe l’Arche est symbole de l’esprit libéré, celui qui commande au passage entre les mondes et établit les ponts entre les deux natures de l’univers humain. Cet esprit du signe, clef hermétique, affirme sa victoire sur toutes les ignorances, les superstitions ou les Sectarismes.  Un silence…

Le T\S\ et P\M\ Vous avez accepté la haute mission d'éclairer les hommes, d'écarter tout ce qui divise les esprits, de professer tout ce qui peut unir les cœurs. C'est de ce point élevé, que vous pourrez, avec plus de force, porter vos efforts sur une humanité qui languit courbée sous les préjugés et la superstition. Je vous félicite pour votre ardeur d'arriver au sommet de l’art maçonnique : au couronnement de la maçonnerie. Nos méditations doivent prendre un essor plus élevé, développons que ce que l'antiquité a institué, car mon frère cherchez au fond des choses, fouillez dans les mystères d'Isis, d'Osiris, de Pythagore, de Platon, mais que votre raison et votre conscience soient toujours vos ultimes juges. Vous avez pénétré dans l’arcane de la Maçonnerie. Ici et maintenant et cela à jamais vous appartenez à cette élite d’homme qui ont fondé leur action sur la responsabilité.  

Suspension des travaux du CHRYSOPEION  

Le Grand Orateur  : Très Sage et Vrai Maçon, la parole est close par le silence des Initiés.

Le T\S\ et V\M\ Grand Inspecteur, quel âge avez-vous ?

Grand Inspecteur : Je ne compte plus.

Le T\S\ et V\M\Quel est votre emploi ?

Grand Inspecteur : De travailler à la propagation de la Vérité.

Le T\S\et V\M\Qu’emportez-vous pour y parvenir ?

Grand Inspecteur : Les Clés de la Maçonnerie.

Le T\S\et V\M\On nous retrouverons-nous ?

Grand Inspecteur : A Kilwinning !

Le T\S\et V\M\ Que cache ce lieu ?

Grand Inspecteur : les deux antiques colonnes du Temple d’Enoch encadrant la porte de l’infini. Le T\S\et V\M\ Quelle heure est-il ?

Grand Inspecteur : Le soleil de l’Eternité illumine le Chrysopeion.

Le T\S\ et V\M\Le Chrysopeion va  suspendre son assemblée mais l’œuvre continue.

Debout et à l’ordre ! Très Illustres Frères SS :. PP :. Par  l’acclamation de demande  et celle de réponse...Le signe sera le même pour l’Ordre et le Grade. Il  servira pour la reconnaissance. L’acclamation se fait en deux temps :

Le T\S\ et V\M\Il n’y a d’Initiation que la réalité !...

Les SS\ PP\ II\Vivat ! … Vivat !... Vivat !...

Le T\S\ et V\M\Suivant la Loi, je suspends les travaux !

Le Grand Maître des Cérémonies conduit les frères dans les parvis intérieurs. Les frères quittent la salle un à un et saluent le T\S\ et P\M\

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Grand Chapitre Général du Grand Orient de France Rite Français : rituels courts de transmission du V° Ordre(1)

17 Octobre 2012 , Rédigé par GCG GODF Publié dans #hauts grades

Tous les FF\sont habillés dans le parvis intérieur, le Grand Maître des Cérémonies ayant allumé préalablement toutes les bougies. La salle une fois préparée :

Sur l'invitation du Grand Maître des Cérémonies les frères se rassemblent en silence dans les parvis. Le T\S\ et V\M\pénètre seul, puis les Frères conduits par le Grand Maître des Cérémonies se présentent au passage, l'un après l'autre et entrent. Arrivés devant le Président (qui se tient au pied de sa chaire dans le sanctuaire) saluent en s’inclinant et prennent leurs places respectives.  

Le  G\M\des C\  Très Illustres Frères, Sublimes Philosophes, l’un après l’autre, avancez dans les pas déjà tracés et prenez place sur l’une ou l’autre des Créations. Une fois que les SS\PP\  seront installés, le T\S\ et V\ M\  déclarera :

Le T\S\ et V\M\ Très Illustres Frères, sublimes Philosophes :

« Il n’y a d’autre Initiation que la Réalité ! ». Car c’est  par sa conscience éclairée, que l’Homme est relié à l’Essence de l’Univers ! Un silence

Le T\S\ et V\M\ Illustre Grand Orateur, le Chrysopeion est-il en sûreté pour parfaire notre tâche ?

Grand Orateur:  Les Allées sont désertes, nul bruit n'y résonne, les portes sont closes.

Le T\S\ et V\M\Illustre Grand Inspecteur, quel âge avez-vous ?

Grand Inspecteur  Je ne compte plus.

Le T\S\ et V\M\ Quel est votre emploi ?

Grand Inspecteur Agir !

Le T\S\ et V\M\ Cependant notre tâche doit être précisée afin que nous sachions au nom de quel principe nous sommes réunis.

Grand Inspecteur  La vie est le principe qui nous rassemble, et induit notre tâche : celle de protéger chaque être en tous lieux et en chaque instant.

Le T\S\et V\M\Existe-t-il une heure en notre lieu ?

Grand Inspecteur  Non, Il est minuit pour le monde profane mais le soleil luit en permanence au cœur des Sublimes Philosophes Inconnus.

Le T\S\ et V\M\Puisque nous ne craignons pas d'être interrompus, révélons l’Arche et annonçons nos titres.

Grand Inspecteur  Nous sommes ceux qui gardent, nous sommes ceux qui défendent  la Chrysopée nous sommes ceux qui connaissons le secret qui unit la voûte étoilée à la caverne et la matière de l’esprit à l’esprit de la matière de sorte à ne plus former qu’une seule et même Etoile.

Le T\S\ et V\M\ Nous allons reprendre notre recherche au sein du Chrysopeion.

La Sagesse, nous éclaire et nous guide !

La Force, suivant la Loi, nous accorde ce qui est juste !

L’éclat de l’Harmonie des mondes nous illumine. C'est en elle, depuis l'origine jusqu'à la fin des temps, que résident le savoir, la volonté et la perfection de toutes choses ! Que le haut s'unisse au bas! Que le bas s'unisse au haut !

Debout  et à l’ordre! SS :. PP :. Par l’acclamation de demande  et celle de réponse...L’ordre est de porter les deux mains à plat, l’une sur l’autre, main droite sur main gauche. L’index et le médius pris en griffe avec les pouces. On ne se met pas à l’ordre pour parler ou circuler. L’acclamation se fait en deux temps :

Le T\S\ et V\M\Il n’y a d’Initiation que la réalité !... 

Les SS\ PP\ II\ Vivat ! … Vivat !... Vivat !...

Prenez séant, les travaux du Chrysopeion ont repris.

Le T\S\ et V\M\L’ordre du jour appelle la réception d’un S\P\R\C\, Grand commandeur du Temple aux trois Arches du V° Ordre…  

Réception dans la Première Arche  

Le M\ de l’Arche Très Illustre Frère Gardien du seuil introduisez le Bien Aimé Frère………. afin qu’il reçoive de cette assemblée les marques de notre reconnaissance. Vous me ferez parvenir son testament philosophique. Le Frère est introduit, il porte les décors du quatrième Ordre et se tient à l’Ordre. Il est placé devant la table où se trouve les deux coupes et une épée.

Le M\ de l’Arche : Le V° Ordre confère aux SS\PP\RR\CC\ Grands Commandeurs du Temple qui en sont porteur, la qualité pour aider leurs Frères par l’exemple et favoriser dans toutes les assemblées la paix et la concorde, pour être une composante individuelle dynamique et novatrice de réflexion au sein des Ordres de Sagesse du Rite Français.

L’initiation traditionnelle et historique de la Maçonnerie des Ordres de sagesse du Rite Français pourrait s’arrêter au Quatrième Ordre. Cependant, le V° Ordre dans ses trois Arches, constitue le sommet du Rite Français et se reçoit par transmission. Sachez que le texte historique de Roëttiers de Montaleau en 1782, fondateur du V° Ordre, précise : « Il  comprendra les grades physiques et métaphysiques de tous les systèmes et particulièrement ceux adoptés par les associations maçonniques en vigueur.

Cette disposition place bien le V° Ordre, dans l’esprit des codificateurs de l’époque, comme le conservateur des rituels des hauts grades. Il est l’espace sommital et ultime de la maçonnerie, il en est le couronnement. Il constitue dans ses différentes Arches, une assemblée d’étude, un conservatoire de la tradition maçonnique ainsi qu’un laboratoire pour l’homme libre. Il considère également ceux qui reconnus par leurs pairs ont parcourus des chemins différents mais équivalents et également respectables.

Le V° Ordre se compose de trois Arches : Le Grand Cénacle, le Souverain Collège du Rite et le Chrysopéion.

Rompez maintenant le signe d’ordre que vous ne reprendrez plus dans cette assemblée.

Veuillez ôter vos décors, et vous déganter. Etendez la main droite et portez la main gauche sur le cœur.

Très Illustres Frères Princes Chevaliers debout et à l’Ordre.

Mon Bien Aimé Frère, veuillez lire l’obligation de la Première Arche :

Le postulant : Moi………………. Régulièrement investi des pouvoirs et des obligations de la charge des S.P.R.C., Grands Commandeurs du Temple, sur cette épée et devant cette noble assemblée souveraine,

je promets et je jure, pour ma mission intérieure, de me dévouer à la garde et à la conservation des Secrets de la 1ère   Arche du V° Ordre.

Je promets, pour ma mission extérieure, d’être l’artisan infatigable d’une humanité plus éclairée. Je promets également d’aimer mon prochain et de le traiter à égalité de droits en considération de sa seule qualité d’homme. Je promets enfin de garder le silence tout ce que je verrai, entendrai, ou ferai dans cette assemblée sous peine d’être exclu de cette chaîne d’union. Que cette épée se retourne contre moi si je faillis à ces engagements. Un moment de silence…

Le M\ de l’Arche  : Je prends acte de votre promesse.

Prenez séant TT \Ill\ FF\Princes Chevaliers.                            

En formant un nouveau maillon de cette chaîne, vous devenez, au même titre que chacun de nous, le Primus Inter Pares .

Le M\de l’Arche :  Persévérance, Vigilance, Justice, Vérité, Amour de l’Humanité, sont depuis le début, les lumières successives de votre démarche.

J’éclaire aujourd’hui la Sagesse pour découvrir et comprendre le trait unique qui relie chacun de nous au plan parfait. (Le Maître de l’Arche éclaire l’étoile blanche qui se trouve à sa gauche) Le M\de l’Arche prend l’épée, se dirige par la droite vers le récipiendaire et lui pose cette dernière sur la tête.

Le M\ de l’Arche :  A la Gloire de l’idéal de perfection, par les pouvoirs que me délègue le Chrysopéion, Arche ultime du Cinquième Ordre au sein du Rite Français, je vous reçois, constitue et élève  au grade et titre de Chevalier de l’Univers, Prince de la Lumière membre de ce Grand Cénacle, pour exercer pleinement les devoirs que vous venez de contracter. Le Président prenant un de ses gants sur la table donne au postulant un soufflet en lui disant :

Le M\ de l’Arche  : Et cela afin que tu te souviennes !

 Le F\Gardien du seuil lui tend la coupe d’eau

Le M\ de l’Arche :  A présent, buvez de cette eau ; ce fût votre premier geste au sortir de la caverne du Premier Ordre. Ceci fait :En construisant, rappelez-vous sans cesse de la fragilité des édifices humains.

Le F\ Gardien du seuil  lui tend ensuite la coupe de vin après avoir repris la première coupe.

Partageons cette coupe de vin en mémoire de votre réception au Quatrième Ordre. Ceci fait :

Dans la solitude, souvenez- vous de la force générée par notre idéal, quand il est partagé.

Le M\ de l’Arche : Prenez séant Très Illustres Frères.

Je brûle symboliquement le testament que vous venez d’écrire et que nous n’avons pas lu.

Le temps égare ou efface les écrits des hommes, mais ce qui a été confié au feu perdure indéfiniment. Ceci fait :

Le M\ de l’Arche : En se consumant, ce testament vous rappelle le premier geste que vous avez accompli au moment d’entrer dans l’Ordre des Francs-Maçons. Il vous indique qu’un jour, nous retournerons d’où nous sommes venus, quelle que soit notre situation et que seuls nos actes et nos réalisations comptent.

Votre réception comme Chevalier de l’Univers, Prince de la Lumière  œuvre  aux ultimes enseignements de notre Ordre.

Tout ce que vous venez de vivre dans cette cérémonie de réception a un double but : d’abord, par un rappel symbolique, sceller définitivement en vous comme un destin immuable toute la démarche de l’Ordre des Franc- Maçons de Rite Français, Rite de fondation de la Maçonnerie du Siècle des lumières.

Vous orienter ensuite vers l’ultime secret de notre Ordre qui est l’action. Il s’est mis en marche pour libérer le Temple de l’humanité de l’obscurité qui l’étreint encore. Vous avez l’impérieux devoir d’être le Maître d’œuvre de ce projet universel en vous inspirant des valeurs que nous avons éclairées : vous devenez l’Architecte de ce Temple.

Le M\de l’Arche : Debout et à l’ordre  TT\Ill\ FF\ Princes Chevaliers

Par le signe et l’acclamation en l’honneur des nouveaux Chevaliers de l’Univers, Princes de la Lumière.                     

 Le M\de l’Arche : Que l’Ordre demeure !

Les TT\Ill\ FF\    Vivat, Vivat, Vivat !……

Le M\ de l’Arche : Prenez séant Très Illustres Frères.

 

 

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Rite Français : cérémonie de remise de la distinction de Chevalier de la Sagesse

16 Octobre 2012 , Rédigé par GCF Publié dans #hauts grades

S. C. Je déclare ouvert le Conseil des Chevaliers de la Sagesse. Le Suprême Commandeur se lève et dit :

S. C. Implorons le G.A.D.L’U., debout mes Frères, découvrez-vous et au signe de Bon Pasteur.

Souverain Architecte de l’univers, Toi qui pénètres les replis les plus cachés du cœur des mortels, purifie nous du feu sacré de Ton amour, guide et dirige nos pas dans les sentiers de la vertu, donne à notre esprit un discernement sain pour pouvoir partager l’ivraie du bon grain, veuille exalter notre esprit à cet instant où nous implorons Ta divine bonté. En toi est la Vraie Sagesse, à laquelle nous aspirons et que nous espérons acquérir avec l’aide de Ta grâce. Elle fera la force et la beauté du Temple que nous voulons Te consacrer, car elle purifiera nos cœurs dans lesquels nous désirons sans cesse que Tu viennes résider.

Prêtez maintenant attention au T.I.F. Grand Orateur.

G.O. « Toute sagesse vient de Dieu et elle est avec lui avant tous les siècles. Le Verbe de Dieu au plus haut des cieux est la source de la Sagesse. Il la répand sur tous ses ouvrages. »

S. C. A l’exception des FF. qui doivent être décorés du bijou de Chevalier de la Sagesse, prenez place mes Frères.

Très Excellents Grands Maîtres des Cérémonies, veuillez faire placer à l’Occident les FF. qui doivent prêter leur serment. Cela étant fait, le S. C. poursuit :

S. C. Mes FF., vous allez maintenant prêter, en tant que Chevaliers de la Sagesse, l’obligation commune à tous les FF. qui exercent, à des titres divers, des fonctions de haute responsabilité dans le Grand Chapitre. Auparavant, nous allons une dernière fois attirer votre attention sur les étapes de la carrière que vous avez parcourue depuis votre entrée dans l’Ordre maçonnique, et sur les vertus qui vous y ont été enseignées, vertus qui trouvent toutes leur principe, leur unité et leur fin dans la Sagesse divine.

S. C. T. E. F. premier Grand Maître des Cérémonies, faites avancer notre T.I.F. …, doyen de la Chambre des Grades, afin qu’il ouvre devant nos FF. le Livre des Chevaliers de la Sagesse, en leur expliquant ce que renferme chacune de ses pages. Le premier Grand Maître des Cérémonies va quérir le doyen de la Chambre des Grades pour l’amener au centre de la salle du Conseil. Le T.I.F. désigné ouvrira le livre et en tournera au fur et à mesure chaque page, sceau après sceau, devant les FF., le plus haut placé dans la hiérarchie du G. C. F. étant au centre. Les autres FF. regarderont et écouteront. Quand le doyen de la Chambre des Grades sera devant l’Arche et le livre, le premier Grand Maître des Cérémonies fait avancer les FF. à ses côtés.

D. C. G. Mon F., la première page intérieure de ce livre vous présente les colonnes et les deux lettres J. et B. Elles vous remémorent votre entrée dans l’Ordre et la fermeté d’âme que vous avez eu dans le moment de votre initiation, ce qui vous a permis de devenir à votre tour une pierre d’ornement de l’Ordre et de parvenir à la qualité de Chevalier de l’Aigle Blanc et du Pélican ou de Rose-Croix.

D. C. G. La deuxième page vous présente l’Etoile Flamboyante que vous avez découverte lors de votre passage au grade de Compagnon et qui ne vous a plus quitté, afin de vous guider sur le chemin de la Vérité et de faire de vous une étoile brillante. La devise « Lux in tenebris » indique que la vraie Lumière brille jusqu’au fond des ténèbres, pour nous en retirer et nous conduire à toute perfection.

D. C. G. La troisième page vous présente le tombeau de notre Respectable Maître Hiram, pour vous rappeler qu’il est difficile d’échapper aux pièges que l’ignorance tend tous les jours aux hommes les plus vertueux. La fermeté dont il fit preuve, en aimant mieux être assassiné que se rendre à la persuasion de ses agresseurs, illustre comment la Science, ornée de la Sagesse, fait seule l’homme Saint.

D. C. G. La quatrième page vous présente deux coupables prenant la fuite à travers les rochers et se précipitant dans une fondrière. Ce tableau vous rappelle que l’homme doit toujours se regarder comme s’il avait un poignard pointé en permanence sur ses reins et la géhenne ouverte sous ses pieds car le ciel ne laisse jamais le crime impuni. Il vous annonce que l’Elu, en opposant l’humilité à l’orgueil, avance dans le chemin de la vertu, et progresse vers la victoire en poignardant ses propres passions.

D. C. G. Les chérubins qui ornent la cinquième page enseignent aux Grands Elus à connaître et contempler Dieu, à recevoir les plus hauts dons de sa lumière, à accueillir en soi la plénitude des dons qui rendent sage et à les communiquer ensuite grâce à l’effusion de cette Sagesse même, qui les a comblés de ses bienfaits.

D. C. G. Les outils brisés, le Temple détruit, l’épreuve de la captivité qui figurent symboliquement sur la sixième page, enseignent mon F. que si vous éprouvez des contrariétés, si le malheur vous poursuit, si des revers inattendus vous accablent, votre cœur doit rester ferme au milieu de la tempête, comme un rocher battu par les vents. La force de supporter sa destinée, le courage de se plier à sa condition, d’en être satisfait, la paix de l’âme qui naît d’une confiance sans borne en la justice du Souverain Architecte des mondes, voilà l’honneur du Chevalier que les misères humaines ne pourront plus atteindre. C’est ainsi que Zorobabel peut triompher et annoncer aux Sages que l’imposture et le mensonge sont mis en fuite.

D. C. G. La Rose qui fleurit sur la croix, sur cette septième page, appelle l’homme à étreindre en ses bras étendus l’humanité souffrante, pour la réchauffer à son cœur aimant, où la Parole a reçu vie. A ce moment l’homme est la croix où fleurit la Rose. Lorsqu’il croise ses bras sur sa poitrine et qu’il poursuit son chemin, c’est pour y recueillir l’agneau égaré, le soigner, le protéger, le prendre dans ses bras et, comme l’a fait le Bon Pasteur, le ramener à la Maison du Père. Et sa vie entière sera sous le signe de cet Amour ; le Divin en pleine gloire s’est révélé dans l’homme, la Charité est née en lui. La Rose et la Croix ne sont plus qu’un : pour toujours. Le D.C.G. fait prendre au récipiendaire le bijou et le coussinet blanc placés au cœur de la rose puis le remet au premier Grand Maître des Cérémonies. Il  présente alors le texte figurant en huitième page, sur la troisième page de couverture.

D.C.G. Mon F., lisez. Le F. lit à haute voix :

« Dès l’éternité je fus fondée, dès le commencement, avant l’origine de la terre. Quand l’abîme n’était pas, je fus enfantée, quand n’étaient pas les sources jaillissantes. Avant que fussent implantées les montagnes, avant les collines, je fus enfantée, Avant qu’il eût fait la terre et la campagne et les premiers éléments de la poussière du monde. Quand il affermit les cieux, j’étais là, quand il traça un cercle à la surface de l’abîme, Quand il condensa les nuées d’en haut, quand il fixa les sources de l’abîme, Quand il assigna son terme à la mer – et ses eaux n’en franchiront pas le bord -, Quand il affermit les fondements de la terre, j’étais à ses côtés comme le maître d’œuvre. »

S. C. « Au commencement était la Parole, et la Parole était auprès de Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement auprès de Dieu. Tout a été fait par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Et la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point comprise. » Le D.C.G. referme le livre et, montrant la première page de couverture, reprend.

D.C.G. « Je suis l’alpha et l’oméga, Celui qui est, qui était et qui vient. » Le premier Grand Maître des Cérémonies porte le bijou posé sur son coussin, le D. C. G. amène devant l’autel, assisté du deuxième Grand Maître des Cérémonies, l’ensemble des FF. qui doivent être assermentés. Marchant à pas libres, il fait agenouiller le premier, à deux genoux et la main sur le livre de la Sagesse. Les autres posent la main sur l’épaule du premier, ou sur celle de celui qui est devant eux. Le Suprême Commandeur frappe un coup de maillet et dit :

S. C. A l’ordre, mes FF. Tous les FF. qui ne prêtent pas le serment se mettent debout, découverts et à l’ordre de Bon Pasteur.

S. C. Mes FF., déclinez vos noms et prénoms et répétez après moi.

Moi,     ,en présence du Grand Architecte de l’univers, du Grand Chapitre Français ici assemblé en son 4e ordre et de tous mes FF. Chevaliers Rose-Croix, je jure et promets sincèrement sur la Bible que je crois être vraiment la Parole Sacrée de l’Eternel, d’observer fidèlement tous les devoirs d’un Franc-Maçon, et d’en pratiquer toutes les vertus, qui viennent de m’être rappelées. Je jure de les mettre constamment en oeuvre dans l’exercice des fonctions qui m’ont été confiées ou qui pourront l’être à l’avenir par le Grand Chapitre Français, et de n’avoir en vue, dans toutes mes démarches, que le bien de l’Ordre, celui de mes Frères, et la gloire du Grand Architecte de l’univers. Qu’il Lui plaise de m’éclairer de Sa divine Sagesse et de m’être en aide pour me maintenir dans ma fidélité à tous mes engagements, pour la plus grande gloire de son Saint Nom.

Relevez-vous, mes Frères. Les FF. assermentés se relèvent. Le premier Grand Maître des cérémonies les conduit l’un après l’autre, selon leur rang, à la droite du Suprême Commandeur. Celui-ci les revêt l’un après l’autre du bijou ; toutefois il n’en donnera l’explication qu’une fois, avant de le remettre au premier des FF. concernés, cette explication valant pour tous.

S. C. Mon Frère, j’attire de nouveau votre attention sur le bijou qui vous distingue comme membre du 5° ordre. En qualité de Chevalier de la Sagesse, vous le porterez désormais autour du cou, suspendu à ce ruban. Ce bijou, vous le savez, ne représente autre chose que les armes du Grand Chapitre Français, réunissant les symboles des quatre ordres, mais il est porté par un aigle, cet aigle que vous avez déjà vu dans le grade suprême de Chevalier Rose-Croix, où il est comparé à la divine Puissance. Que celle-ci, mon Frère, vous prenne sous l’ombre de ses ailes, et qu’elle vous donne la force de remplir fidèlement tous vos devoirs. Vous porterez dans nos assemblées un second bijou, sur lequel est inscrite en lettres d’or la Parole Sacrée, avec en son centre cette rose qui fleurit en vous. Cette rose est entourée des neuf lettres du mot SAPIENTIA, sagesse. Elles signifient que la Sagesse Suprême préside aux travaux du Conseil et l’éclaire de ses rayons. Après avoir revêtu chaque Frère de ses bijoux, aidé par le D. C. G. si le nombre de récipiendaires est important, le Suprême Commandeur lui donne le baiser de paix des Chevaliers Rose-Croix (par deux), en lui disant :

S. C. La Paix soit avec vous. Quand tous les FF. ont reçu leurs bijoux, le Suprême Commandeur dit :

S. C. Très Excellents Grands Maîtres des cérémonies, veuillez reconduire nos FF. à leurs places. Prenez séance, mes Frères. Quand les FF assermentés ont repris leurs places, le Suprême Commandeur dit :

S.C. Mes Frères, prêtez attention au Très Illustre Frère Grand Orateur. Mon Très Illustre Frère, vous avez la parole. Le Grand Orateur adresse à tous les FF. le discours suivant : Mes Très chers Frères, Lorsque, profane encore, vous fûtes placé dans la chambre des réflexions, vous avez fait le choix du pain, de l’eau, de la lumière et de la vie, rejetant les emblèmes de stérilité qu’étaient le sel, le soufre et le crâne. Depuis ce moment déjà lointain, vous avez suivi avec constance, sinon toujours avec facilité, la voie dans laquelle vous étiez entré, et dont le livre qui vous a été montré tout à l’heure vous a retracé les étapes, les épreuves et les enseignements. A travers ces étapes, comme par autant de degrés, vous êtes enfin parvenu au grade suprême de Chevalier Rose Croix, dans lequel vous avez appris à connaître la nouvelle Loi et les trois vertus qui en sont les colonnes et les principes. Soutenu par la Foi au front serein, l’Espérance aux regards consolateurs et la Charité au cœur enflammé, vous êtes devenu digne de connaître la Parole sacrée et de contempler la rose mystique. Conservez, mon cher F, plus que jamais intacte votre confiance en cette voie intérieure et secrète qui vous a conduit jusque là, qui permet de redonner forme aux outils et de rendre son éclat à l’Etoile Flamboyante. Nous avons ce soir attiré spécialement votre attention sur un des aspects les plus fondamentaux des enseignements qui sont contenus dans ce grade suprême, à savoir celui qui concerne la Sagesse. Comme toutes les autres vertus la Sagesse prise absolument est un attribut divin, et de façon dérivée une vertu humaine. Mais elle enveloppe aussi en elle-même toutes les autres vertus, comme elle enveloppe tous les êtres, car c’est par elle que le Grand Architecte a tout conçu avant que de créer. Prise en son essence, elle reste éternellement cachée dans le sein de la Divinité, et la Parole, dont nous parle le Livre saint sur lequel vous avez prêté tous vos serments, est sa manifestation. Elle a été à vos côtés dès le début de votre carrière maçonnique, où l’on vous présenta la triade Sagesse, Force, Beauté, pour vous enseigner que la première est la source et le principe des deux autres, et elle vous a ensuite accompagné tout au long du chemin que nous avons évoqué. La sagesse est pour l’homme le premier des sept dons de l’Esprit Saint. C’est un reflet de la Sagesse divine que Dieu a mis en lui en le créant. De là procèdent les six autres dons qui sont l’intelligence, le conseil, la vaillance, la science, la crainte de Dieu et la piété. L’intelligence est la connaissance intime que nous avons du projet de Dieu sur nous et de notre destinée spirituelle. Le conseil, lié aux vertus de justice, de tempérance et de prudence, est le jugement qui nous permet de discerner en toutes choses ce qui est conforme à ce projet et ce qui lui est contraire. La vaillance, liée à la vertu de force ainsi qu’à celles de foi et d’espérance, est l’ardeur que nous mettons à réaliser ce projet divin, et cette confiance en Dieu grâce à laquelle nous résistons au découragement qui peut parfois nous tenter. La science est la connaissance de nous-même, de notre nature, de notre état et de nos rapports avec l’univers, science qui produit plutôt l’humilité que l’orgueil et qui, jointe au don de conseil, nous permet d’oeuvrer au mieux à la réalisation du projet divin. La crainte de Dieu est la conscience que nous avons de Sa transcendance absolue, du mystère de Son essence, et de notre dépendance totale vis à vis de Lui de qui nous tenons l’être. La piété, liée à la vertu de charité, est la communion intime avec ce Dieu transcendant qui est en même temps Amour, et qui est le principe de l’amour mutuel qui nous unit les uns aux autres quand nous sommes ensemble en communion avec Lui. Soyez donc convaincu que ce n’est pas sans raison que les professeurs de l’art des Sages, les vrais Maîtres, adoptèrent pour chef celui dont vous avez occupé un jour le trône, celui auquel l’Eternel dit : « Parce que tu ne m’as demandé ni une longue vie, ni des richesses, ni la mort de tes ennemis, j’ai fait selon ta parole, je t’ai donné un cœur sage. » Soutenus par cette confiance et cette conviction, redoublons tous ensemble d’efforts et travaillons avec constance et patience. Nous soutiendrons ainsi, à leur tour, le zèle de tous les Maçons, persuadés qu’ils seront, par notre exemple, que l’art qu’ils professent doit les conduire dans le sanctuaire de la vérité, par la pratique des vertus et la grâce du Grand Architecte de l’univers.

S. C. Mon T.I.F. Grand Orateur, je vous remercie. Cette lecture termine la cérémonie de remise de la distinction de Chevalier de la Sagesse. Si plus rien n’est à l’ordre du jour, on procède à la fermeture des travaux du Grand Chapitre en son 4e ordre. Elle peut aussi être suivi des travaux du Sublime Conseil, auquel cas le Suprême Commandeur poursuit ainsi :

S. C. Très Excellents Grands Maîtres des Cérémonies, veuillez conduire dans les salles extérieures les FF. qui ne sont pas membres du Sublime Conseil.

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Rite Français : cérémonie de remise de la distinction de Chevalier de l’Aigle Blanc

16 Octobre 2012 , Rédigé par GCF Publié dans #hauts grades

Les travaux du Grand Chapitre étant ouverts au 4ème ordre, le Suprême Commandeur fait remplacer, le cas échéant, les Grands Officiers qui ne seraient pas déjà titulaires de la distinction, afin qu’elle puisse leur conférer en même temps qu’aux autres récipiendaires. Cela fait, il dit :

 S.C. Je déclare ouvert le Conseil des Chevaliers de l’Aigle Blanc. Très Excellents Grands Maîtres des Cérémonies, veuillez faire placer à l’Occident les Frères qui doivent porter leur serment. Cela étant fait, le S.C. poursuit :

S.C. Mes Frères, vous avez, pour certains d’entre vous, déjà prêté une obligation relative à vos fonctions particulières dans le Grand Chapitre Français. Vous allez maintenant porter, en tant que Chevaliers de l’Aigle Blanc, l’obligation commune à tous les Frères qui exercent à des titres divers des responsabilités dans le Grand Chapitre. Auparavant, nous allons attirer votre attention sur les vertus que vous devez tous pratiquer dans la voie qui vous a déjà été tracée par le grade de Chevalier Rose Croix. Ces vertus vous aideront à mettre concrètement en œuvre les trois grandes colonnes de la nouvelle Loi qui vous a été enseignée dans ce grade suprême du Rite Français : Foi, Espérance, Charité. (Un temps)

S.C.Très Excellent Frère premier Grand Maître des Cérémonies, faites avancer notre Très Illustre Frère -----, doyen de la Chambre des Grades, afin qu’il fasse gravir à nos Frères l’échelle mystérieuse des Chevaliers de l’Aigle Blanc, en leur expliquant ce que renferme chaque échelon.

Le premier Grand Maître des Cérémonies va quérir le doyen de la Chambre des Grades pour l’amener au centre de la salle du Conseil. Le deuxième Grand Maître des Cérémonies déplie le tapis sur lequel figure l’échelle. Le T.I.F. désigné en fera gravir chaque échelon au F. le plus haut placé dans la hiérarchie du G.C.F., en lui donnant au fur et à mesure les explications. Les autres FF. regarderont et écouteront.  Le doyen de la Chambre des Grades amène le F. au pied du tableau où est figure l’échelle mystérieuse, et, en lui montrant les deux montants, lui dit :

 D.C.G. Mon Frère, cette échelle est composée de deux montants et de sept échelons. Le premier montant s’appelle Oheb Eloah, ce qui signifie l’amour de Dieu. Vous devez aimer Dieu de tout votre cœur, de toute votre force et de tout votre esprit. (Un temps) D.C.G. Le second montant s’appelle Oheb Qerobo, ce qui signifie l’amour du prochain. Vous devez aimer votre prochain comme vous-même. Il lui montre le premier échelon et dit :

D.C.G. Le premier échelon se nomme Tsedakah et signifie la pratique de toutes les œuvres de miséricorde. Mon Frère, gravissez cet échelon. Le F. se tenant sur le premier échelon, le G.M.C. lui montre le deuxième et lui dit :

D.C.G. Le deuxième échelon s’appelle Shor Laban, ce qui veut dire littéralement ‘‘taureau blanc’’. Il signifie la candeur de nos actions. Mon Frère, gravissez cet échelon. Le D.C.G. procèdera de même pour les échelons suivants.

D.C.G. Le troisième échelon se nomme Moteq. Il signifie la douceur du caractère. Mon Frère, gravissez cet échelon.

D.C.G. Le quatrième échelon s’appelle Emounah. Il signifie ‘‘foi’’, et aussi la vérité qui règle nos discours. Mon Frère, gravissez cet échelon.

D.C.G. Le cinquième échelon se nomme Amal Sagui. Il signifie ‘‘grand labeur’’, et aussi l’avancement dans la route des cieux. Mon Frère, gravissez cet échelon.

D.C.G. Le sixième échelon s’appelle Sabbal. Il signifie la patience dans l’adversité. Mon Frère, gravissez cet échelon.

D.C.G. Le septième échelon se nomme Shemor Binah Tebounah . Il signifie la prudence à garder les secrets qui nous sont confiés. Mon Frère, gravissez cet échelon.

Quand le F. a gravi le septième échelon, le D.C.G. l’amène à  pas libres devant l’autel, où il reste d’abord debout. Les G.M.C. font gravir l’échelle successivement à tous les FF. qui doivent prêter le serment, dans l’ordre hiérarchique sans répéter les explications, et ils les amènent chacun à leur tour devant l’autel, où ils restent debout. Quand tous les FF. sont devant l’autel, le D.C.G. fait agenouiller le premier, à deux genoux et la main sur le livre de la Sagesse. Les autres posent la main sur l’épaule du premier, ou sur celle de celui qui est devant eux. Le Suprême Commandeur frappe un coup de maillet et dit :

S.C.  A l’ordre, mes Frères.

Tous les FF. qui ne prêtent pas le serment se mettent debout, découverts et à l’ordre de Bon Pasteur. 

S.C. Mes Frères, déclinez vos noms et prénoms et répétez après moi. Moi, --------, en présence du Grand Architecte de l’univers, du Grand Chapitre Français ici assemblé en son 5° ordre et de tous mes Frères Chevaliers Rose-Croix, je jure d’observer fidèlement tous les devoirs d’un Franc-Maçon, et d’en pratiquer toutes les vertus, qui viennent de m’être rappelés. Je jure de les mettre constamment en oeuvre dans l’exercice des fonctions qui m’ont t confies ou qui pourront l’être à l’avenir par le Grand Chapitre Français, et de n’avoir en vue, dans toutes mes démarches, que le bien de l’Ordre, celui de mes Frères, et la gloire du Grand Architecte de l’univers. Qu’il Lui plaise de m’être en aide pour me maintenir dans ma fidélité à tous mes engagements. Relevez-vous, mes Frères.

 Les FF. assermentés se relèvent. Le premier Grand Maître des Cérémonies les conduit l’un après l’autre, selon leur rang, à la droite du Suprême Commandeur. Celui-ci les revêt l’un après l’autre du bijou ; toutefois il n’en donnera l’explication qu’une fois, avant de le remettre au premier des FF. concernés, cette explication valant pour tous.

S.C. Mon Frère, je vous revêts du bijou qui vous distingue comme membre du 5° ordre et Chevalier de l’Aigle Blanc. Ce bijou, vous le voyez, ne représente autre chose que les armes du Grand Chapitre Français, réunissant les symboles des quatre ordres, mais il est porté par un aigle, cet aigle que vous avez déjà vu dans le grade suprême de Chevalier Rose-Croix, où il est comparé à la divine Puissance. Que celle-ci, mon Frère, vous prenne sous l’ombre de ses ailes, et qu’elle vous donne la force de remplir fidèlement tous vos devoirs.

Après avoir revêtu chaque Frère de son bijou, aidé par le D.C.G. si le nombre de récipiendaires est important, le Suprême Commandeur lui donne le baiser de paix des Chevaliers Rose-Croix (par deux), en lui disant :

S.C. La Paix soit avec vous.

S.C.Très Excellents Grands Maîtres des Cérémonies, veuillez reconduire nos Frères à leurs places. Prenez séance, mes Frères. Quand les FF. assermentés ont repris leurs places, le Suprême Commandeur dit : S.C. Mes Frères, prêtez attention au Très Illustre Frère Grand Orateur. Mon Très Illustre Frère, vous avez la parole. Le Grand Orateur adresse à tous les FF. le discours suivant : G.O.Très Excellents Frères maintenant assermentés, et vous tous, Frères Chevaliers Rose Croix, la distinction qui vient d’être conférée, soit à vous-mêmes, soit devant vous à vos Frères, sous le nom de Chevalier de l’Aigle Blanc, n’est pas un grade qui serait au-dessus de celui de Chevalier Rose Croix. En effet, comme on vous l’a dit lors de votre réception à ce grade, celui-ci est le dernier du Rite Français, et sa nature est telle qu’il ne peut pas y en avoir d’autre au-dessus de lui : il en est le nec plus ultra. Non, cette distinction n’est pas un grade, puisqu’elle est confère à tout Frère qui exerce à un titre ou à un autre des fonctions de responsabilité au sein du Grand Chapitre, au moment où il prend son obligation, et en présence de tous les Chevaliers Rose Croix. Mais cela ne signifie pas que les formes cérémonielles dans lesquelles elle est conférée soient dépourvues de contenu initiatique. Les grades que les fondateurs de notre Rite réunirent dans le cinquième ordre, non dans l’intention qu’ils soient conférés en tant que grades, mais seulement pour qu’ils soient étudiés, ne font que développer, éventuellement dans un langage différent et sous des angles de vue particuliers, des enseignements initiatiques qui sont tous déjà contenus en leur essence dans le grade de Chevalier Rose Croix. C’est à une famille de ces grades du cinquième ordre que sont empruntées les formes cérémonielles dans lesquelles la distinction de Chevalier de l’Aigle Blanc est conférée. Elles remontent à un grade de Chevalier Elu qui fut pratiqué en France autour de 1750 et dont le rituel nous est parvenu. Elles sont donc bien enracinées dans la tradition maçonnique française du XVIIIème siècle. Elles ne constituent qu’une partie du rituel de Chevalier Elu, mais une partie qui a paru mériter spécialement d’être connue de vous par les enseignements initiatiques qu’elle renferme. Que les Frères qui viennent de recevoir cette distinction se rappellent toujours ce que leur a dit le Suprême Commandeur : les vertus qui vous sont enseignes par les montants et les échelons de l’échelle qu’on vous a fait gravir, vous aideront à mettre concrètement en œuvre les trois grandes colonnes de la Nouvelle Loi, Foi, Espérance, Charité, et cela particulièrement dans l’exercice des diverses fonctions dont vous êtes chargés. Et vous tous, Frères Chevaliers, retenez, vous aussi, ces paroles, qui s’adressent pareillement à tous. Méditez ces vertus chacune en les toutes fidèlement, conformément à ce que cette disposition vous enseigne. Méditées et pratiquées ainsi, ces vertus vous aideront tous à mettre en œuvre les trois grandes colonnes de la Nouvelle Loi dans toutes les circonstances de votre vie.

Ce discours termine la cérémonie de remise de la distinction de Chevalier de l’Aigle Blanc. 

S.C. Le Conseil des Chevaliers de l’Aigle Blanc est fermé.

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Les dix étapes du Chevalier Rose-Croix

3 Octobre 2012 , Rédigé par X Publié dans #hauts grades

Le titre de Chevalier Rose-Croix signifie : celui qui est prêt à travailler avec son cœur sur les traces du Christ. Ce qui ne demande pas nécessairement d’avoir atteint l’étape de Chevaliers Rose-Croix par Excellence ou encore de Sublime Prince Rose-Croix, mais plutôt d’être prêt pour marcher sur le chemin de ceux qui ont déjà ces degrés ultimes.

Il y a différentes manières, de solides techniques pour approcher les situations de la vie quotidienne. C’est pour ainsi dire l’ouverture aux situations de la vie, sans conflit entre le monde physique, le monde émotionnel, le monde mental et le monde spirituel.
Quand vous vous abandonnez à cette « ouverture », entre le donneur et le receveur, il y a un espace où tout peut fonctionner de manière très souple, très doux, alors vous n’avez pas besoin d’être très concentrés d’une manière très stricte sur une seule chose, les choses arrivent avec une passion délibérée.

Avant de s’entrainer sur le chemin du Chevalier Rose-Croix, nous devons d’abord être familier avec les valeurs du Christianisme. Cela ne signifie pas que nous devions avoir un esprit dogmatique, mais que notre esprit ne doit pas être sauvage, chaotique, il a besoin d’être dompté, il a besoin de suivre une éthique, il doit être discipliné, par le développement de vertus morales, intellectuelles et spirituelles. Avec ces pratiques, nous créons un modèle de fonctionnement pour notre corps et notre esprit, un modèle de vie, à travers lequel tout fonctionne harmonieusement.

C’est seulement par le développement des vertus du Christianisme que notre esprit est prêt à prendre la voie du Chevaliers Rose-Croix.
Prendre la voie du Christianisme, c’est reconnaitre la confusion de notre esprit et entamer une réorganisation, cheminer sur la voie du Chevaliers Rose-Croix c’est purifier les émotions, le mental et l’esprit par l’Amour et la Connaissance.
Le Chevaliers Rose-Croix ne regarde pas les émotions et la confusion comme un fumier que nous devons jeter mais au contraire comme un fumier qu’il faut transformer, afin qu’il devienne un véritable fertilisant pour enrichir notre jardin spirituel.

La Joie

La première étape pour un Chevalier Rose-Croix consiste à atteindre une joie ultime, celle qui provient du fait de pouvoir travailler avec les émotions, les sentiments et la confusion. Elle n’est pas ordinaire, ce n’est pas la joie de se sentir bien physiquement, ni pour des raisons matérielles, c’est une paix et un bonheur ultime. Ce n’est pas non plus le fait de se réjouir de quelque chose du passé ou du présent, c’est la paix intérieure de voir les choses avec plus de recul, de plus haut, de pouvoir superviser les événements, et d’être ainsi capable de voir les choses telles qu’elles sont réellement.
C’est la Joie qui permet de pouvoir appréhender les choses plus profondément, comme jamais on le fit auparavant où l’on condamnait le mauvais, la souffrance, et où l’on chérissait le bonheur. Lorsqu’on peut voir de plus haut les événements, on les regarde et l’on découvre qu’il y a autre chose au-delà de nos souffrances et de nos plaisirs habituels.
Généralement on s’attache au plaisir que l’on recherche et on repousse ce qui nous fait souffrir, on lutte contre la souffrance, et cette lutte nous conduit vers davantage de souffrance. Cependant à cause de cette lutte, nous parvenons tout de même à expérimenter un certain bonheur temporaire, éphémère, et ce changement nous fait souffrir encore plus, et nous luttons pour sauver ce bonheur et cette lutte nous apporte encore plus de souffrance.
Ainsi nous sommes poussé à essayer la philosophie, la drogue, le yoga, la méditation et tout ceci semble nous guider vers une réponse évasive, pas définitive et nous luttons toujours plus, nous voulons toujours aller plus loin – « Qu’est-ce qui peut encore m’aider ? » – Il en est ainsi parce que nous ne voyons pas les aspects dénudés de nos deux polarités, nous luttons toujours plus et nous voulons trouver une philosophie dans cette lutte.
C’est heureux de voir qu’au-delà de la dureté de la vie, du sérieux de la vie que nous menons, il y a quelque chose d’autre, un sens de l’humour est là, et ceci nous donne la paix, la joie ultime c’est la première étape du Chevalier Rose-Croix.
Le sens de l’humour, ce n’est pas essayer d’être joyeux tout le temps, ni de faire rire, c’est le fait d’accepter les choses de la vie telles qu’elles sont, sans en être choqué, le plaisir vient, la souffrance vient, nous les acceptons, nous n’en sommes pas choqué, il y a un sens de l’humour dans cette approche. L’opposé de ce sens de l’humour, c’est être comme un être sans vie, un être amer bouleversé par les affres de la vie.
La joie contient la richesse, celle de l’ouverture, celle d’accepter les choses de la vie telles qu’elles sont, les émotions, les sentiments, la confusion et non pas de les rejeter comme quelque chose de démoniaque, de maléfique. On est capable d’avoir une relation avec notre confusion quand on accepte notre confusion telle qu’est est, alors on est capable d’avoir une relation pacifique avec le monde extérieur.

La Générosité

La générosité est engendrée par la joie de travailler avec ses propres émotions et avec le monde extérieur. Ainsi, la générosité ultime est un moyen d’atteindre l’autre rive, celle qui n’est pas sur la même rive que la générosité ordinaire, que la générosité usuelle. Bien sûr, nous connaissons tous la générosité, beaucoup de gens sont généreux, mais il ne s’agit pas de la générosité ultime , celle qui est chère au Chevalier Rose-Croix.

Ordinairement, quand nous voulons aider quelqu’un c’est parce que nous nous sentons dans une position supérieure à la sienne. Dans le cas de la générosité ultime il ne s’agit pas de regarder quelqu’un comme inférieur à vous.
Notre approche ordinaire de la générosité sous-entend la supériorité et aussi le fait d’attendre quelque chose en retour de notre acte généreux; Par exemple, j’ai un ami qui passe huit jours à la maison, je fais tout pour lui et quand il s’en va, il ne me dit même pas merci; et j’attends qu’il me le dise. Ce n’est pas un acte de générosité ultime, c’est celui d’un être ordinaire, à l’esprit étroit, parce qu’on attend quelque chose en retour et en plus on regarde l’autre comme étant inférieur. Ceci est un obstacle à la générosité ultime.
Quand nous rencontrons quelqu’un, nous disons « comment ça va ? » Et si on ne nous pose pas la même question en retour, nous sommes vexés. Ceci montre l’approche très drôle que nous avons de la vie. Nous ne faisons pas les choses du fond de notre cœur, l’esprit ouvert, nous n’apprécions pas l’autre, mais nous voulons qu’on nous apprécie.
Dans le cas d’une relation entre un garçon et une fille, si on dit: « je t’aime », cela ne veut pas dire que vous l’aimez mais plutôt: « est-ce que tu m’aimes ? » et vous attendez la réponse. L’approche du Chevalier Rose-Croix ne va pas au-delà de « je t’aime » dans cet exemple. On ne va pas plus loin que le fait d’aimer. On apprécie quelqu’un et on le lui dit, c’est juste cela. On n’attend rien au-delà de ceci. C’est la vraie communication ultime. Il s’agit de ne rien attendre en retour d’un acte de générosité; de ne pas attendre que quelqu’un reconnaisse ce que l’on fait. Le Chevalier Rose-Croix n’attend rien de l’autre mais ne renonce jamais à agir.
La générosité ultime, c’est aussi l’ouverture à soi-même et l’ouverture au monde extérieur, aux situations de la vie. Quand nous sommes ouverts à n’importe quelle situation de la vie, cette ouverture nous conduit spontanément à la générosité. Cela ne signifie pas qu’on essaye d’aider quelqu’un, mais plutôt qu’on est simplement ouvert à lui, près à traiter la situation telle qu’elle est, telle qu’elle le demande. Nous sommes prêts à faire ce qui doit être fait, quoi que ce soit. Les Chevaliers Rose-Croix sont ouverts à toutes les situations, quelles qu’elles soient, et c’est ça la vraie générosité. Ils n’ont pas de pensées discursives qui disent: « je dois aider celui-ci », « je dois faire cela », ce que nous faisons ordinairement.

La patience
La troisième étape c’est la patience. Elle vient de la générosité ultime qui est d’accepter les situations de la vie telles qu’elles sont. Ordinairement nous manquons de patience, nous pouvons être patient une fois, deux fois, mais la troisième fois, nous nous énervons. Dans notre travail, si nous sommes patients, alors le travail devient un plaisir. Mais en général peu importe le travail que nous devons faire, soit que nous le regardons d’une manière frénétique, alors ce travail prend toute la place dans nos vies et il nous épuise ou bien nous le regardons comme quelque chose qui nous révolte et nous devenons paresseux. La patience peut changer complètement notre approche de la vie. Elle peut prendre place n’importe où et dans toutes les sphères de notre quotidien.

L’énergie ou la tradition

Petit à petit, la patience ultime donne naissance à la quatrième étape dans la voie du Chevalier Rose-Croix qui est l’énergie ou la tradition. Nous naissons tous au milieu d’une culture, d’une idéologie particulière. C’est dans cet environnement que nous grandissons et que nous sommes entrainés à nous adapter aux traditions familiales. Suivre une tradition semble être une exigence difficile auquel nous sommes tous confrontés. Cependant, quoique nous fassions aujourd’hui ou demain, sera emprunté à cette tradition. Nous sommes programmé par nos tradition social ou familiale. Nous sommes tous réglés par notre culture, cette idéologie dans laquelle nous avons été élevés, il est alors très douloureux et très difficile d’aller au-delà. Et si nous ne sommes pas capables de casser, de rompre avec cette base culturelle que nous appelons « tradition », alors nous ne serons pas capables de marcher dans le chemin des Chevaliers Rose-Croix. Ceci parce qu’un Chevalier Rose-Croix n’essaie pas de s’adapter à une tradition particulière mais tout ce qu’il fait devient tradition. C’est une situation très ouverte. Ce qu’il fait devient sa tradition. La tradition des Chevaliers Rose-Croix, c’est de transformer ses émotions; colère, patience, haine et transformer ses paradigmes mentaux afin d’aller au-delà de ses traditions sociales et familiales c’est la source d’une riche tradition. Il y a un parfait exemple pour illustrer cette tradition, elle est reliée à l’énergie qui permet aux Chevaliers Rose-Croix de travailler avec tous les aspects émotionnels, intellectuels et spirituels de la vie. Cette énergie n’est pas celle que nous connaissons à un niveau ordinaire, car celle-ci est infatigable, l’énergie des Chevaliers Rose-Croix est infatigable.
Maintenant, nous arrivons à l’étape suivante, « rester dans la conscience ». Cette conscience n’est pas celle que nous atteignons aux derniers stades du chemin (appelé conscience de la sagesse sans observateur), cependant c’est une conscience ultime ou il y a encore quelqu’un qui observe. Le Chevalier Rose-Croix est conscient des situations, de tout le développement des événements, au delà des notions dualistes, mais il y a toujours quelqu’un qui soutient cette conscience. Il y a toujours « quelqu’un » en nous qui regarde, qui observe.

Quelqu’un qui est conscient de cette conscience ultime. Il faut un maintien de la conscience pareil à un diamant pour couper, trancher cet observateur et cela se fera dans les dernières étapes du Chevaliers Rose-Croix; cette faible conception d’observateur et de quelque chose à observer, sera tranché par le maintien de la conscience. Ces choses dont on parle maintenant ne doivent pas rester quelque chose de théorique, cela doit être expérimenté par chacun à sa propre manière et alors on comprend vraiment de quoi il s’agit.

Ainsi nous arrivons à la sixième étape, c’est la Gnose, la connaissance ultime. La Gnose c’est la connaissance ultime qui sert à trancher. Il y a la patience, la discipline, la générosité, l’énergie, la conscience mais nous avons besoin de la connaissance ultime pour trancher (couper au travers) sinon l’action est incomplète. Son utilité, c’est de vous représenter clairement les situations telles qu’elles sont réellement. La connaissance ultime, la Gnose, transperce (tranche) l’observateur. Le Chevalier Rose-Croix jusqu’ici, travaille avec les émotions, l’intellect, le spirituel, les gens, les situations, avec lui-même mais il a toujours un certain « égo », celui qui fait ceci ou cela. Avec la Gnose il devient celui qui regarde « l’observateur », la conscience ultime tranche cet égo très subtil.

Suivre un chemin spirituel, ce n’est pas quelque chose de simple ni de facile, on ne doit pas « sauter dedans », avec légèreté, naïvement, et cela demande un processus constant de « démasquage ». Le problème est le suivant : nous attendons toujours quelque chose de notre approche spirituelle ou pratique, même à un niveau spirituel. Nous voulons avoir une réponse pour tous nos problèmes. Cependant, il me semble plutôt que cela ne les résolve pas du tout et qu’au contraire, nous devions nous y engager davantage, nous plonger dedans. Alors nous sommes choqués, très choqués et nous devons bien convenir que ce n’est pas réellement ce que nous attendions: Un merveilleux « pouvoir mystique » qui pourrait résoudre tous nos problèmes. Nous disons souvent cela: « J’ai grand espoir dans cet enseignement » ou bien « j’avais un grand espoir de cet enseignement!… de ce maitre et pourtant il ne peut m’aider. »
Toutes les religions parlent d’amour, de mysticisme, de charité, de chants mystiques. Chez les Chevaliers Rose-Croix on parle aussi beaucoup du mal, le mal intérieur, la souffrance et ceci ne plait généralement à personne. Nous ne voulons pas le voir, nous ne voulons pas en entendre parler et nous voulons plutôt y échapper. Nous voulons trouver un nouveau chemin, loin de ce mal, afin de nous donner une « pause » loin de tous nos ennuis. Il existe une technique qui nous permette de nous débarrasser de ce mal. Mais ces attentes et ces fascinations semblent nous conduire vers davantage de luttes. Et nous aimerions bien faire de grandes célébrations avec de belles musiques, beaucoup de disciples, de la joie partout et des feux d’artifices, c’est ce que nous souhaitons de notre spiritualité.
Tous ce que nous recherchons c’est l’attitude mystique des Saints ou l’accomplissement des Bouddhas. C’est quelque chose que nous regardons comme un pouvoir mystique, magique. Nous développons une attitude très romantique vis à vis de cela. C’est tout à fait romantique d’imaginer devenir un Chevalier Rose-Croix. Mais c’est très désappointant de réaliser tout à coup, que c’est nous-mêmes qui devons le faire, en fait, que personne ne le fera pour nous à notre place. Désappointant parce que les choses n’arrivent pas ou ne sont pas comme nous le voudrions et en fait la vie est comme ça, nous devons la bâtir, nous y engager complètement, travailler avec ces choses là qui ne sont pas comme nous le voulons. Nous voulons toujours éviter la réalité des choses, les voir telles qu’elles sont, nous voulons ignorer le « matériel » que nous avons besoin de cultiver. Il y a quelque chose qui manque tout le temps, qui n’est pas juste, et ceci en dépit de notre important développement technologique, en dépit de notre solide base psychologique, à l’intérieur de nous-mêmes, il y a toujours un manque, une insatisfaction. Mais, même si nous nous trouvons dans de tristes situations, nous essayons toujours de l’ignorer, nous ne sommes pas encore prêts pour faire face à ce « quelque chose qui manque », pas prêts pour étudier la question à fond ou de très près, parce que c’est très douloureux. C’est quelque chose dont nous ne voulons pas parler, cela semble très sensible, très secret, et nous ne voulons pas l’exposer, le montrer. Il y a une sorte de compréhension universelle ou quelque chose doit être gardé secret, alors nous essayons toujours de le couvrir, en utilisant beaucoup de techniques, drogues, yoga, méditations, etc. En fait, nous avons peur de perdre ce secret, nous essayons toujours de le cacher.
Nous avons peur d’être exposés, et nous avons peur de l’espace, de sa qualité spéciale, alors nous sommes toujours en train de couvrir ce fait. C’est comme si, nous avions peur de perdre notre identité, si nous devons nous montrer, nous dévoiler, nous exposer, nous deviendrions « personne ».

On en revient toujours au même avec cette approche des choses; quoique nous fassions pour trouver une réponse et en cachant toujours le vrai problème, en étant très défensif, même si nous essayons de le résoudre de mille manières, nous en arrivons toujours au même point, devant la même énigme, la même question.

Ceci parce que nous avons peur de l’ouverture, de nous ouvrir nous-mêmes aux enseignements, et aux situations de la vie, quelque soit l’école que nous rencontrions, l’enseignement que nous écoutions, nous l’interprétons toujours suivant notre propre version. Nous pouvons approcher la voie du Chevaliers Rose-Croix, mais avant que nous ayons vraiment établi une réelle relation avec elle, avant cela, nous avons déjà construit une préconception de cette approche
- « j’aimerais que cette voie soit de cette façon. »
- « je voudrais avoir ces réponses »
Alors si la voie est comme nous l’avons souhaité, si ce qu’elle enseigne correspond avec ce que nous attendons, ce que nous pensons, alors nous sommes heureux :
- « Oh ! La voie des Chevaliers Rose-Croix est bonne ! Je veux en faire partie ! Elle parle mon langage. »
Donc nous l’avons pré-rencontré suivant notre propre version de ce que doit être une bonne école. En fait, nous n’avons pas de communication sincère, véritable, mais suivant notre propre version. C’est un grand problème, cela induit en erreur et égare beaucoup de disciples, ils se dirigent mal. Généralement, nous cherchions une tradition, une école ou un maitre très célèbre, par exemple un maître qui est très érudit ou a une école de grande renommée, avec un grand nombre d’adepte, et nous voulons en faire partie. Nous ne nous attachons pas à regarder l’essence mais les conditions de vie. C’est un très grand réconfort de prendre conscience, de savoir en fait, ou de se dire « je suis un disciple d’une grande école ou d’un maitre si célèbre ». D’une certaine manière, c’est une auto déception.
Une vraie communication n’est pas ainsi, ni non plus comme si vous alliez dans une église, ou dans un monastère, et que vous voyez une statue de Jésus ou une statue de Bouddha et vous la regardez comme quelque chose de très profond, de très haut, de très précieux… et puis c’est tout. Pas d’autre communication. Vous regardez la statue, vous êtes devant elle, sans plus, c’est tout. Il n’y a pas de réelle communication.
Nous mettons quelques fleurs, allumons quelques bougies et nous prions. Mais est-ce que cela résout vraiment notre problème ? Nous pouvons visiter milles églises, mille monastères mais chaque fois que nous y allons nous y trouvons toujours de problèmes.

La solution, c’est que nous devons être ouverts. Ce n’est pas une question de célébrité de la voie mais celle de la possibilité d’ouverture que nous avons avec elle, combien de temps nous pouvons rester ouverts à elle ? Jusqu’à quel point intime de notre psychologie ? Et dans ce cas : si nous sommes ouverts, la voie s’ouvre à nous et l’enseignement est ouvert. C’est alors nous pouvons parler de réelle communication, de rencontre des esprits, nécessaire au cheminement du Chevaliers Rose-Croix.

Habituellement, nous nous présentons toujours comme un étudiant ou un disciple de grande valeur. En fait, nous nous présentons d’une manière différente de ce que nous sommes réellement.
Ce sont des choses qui arrivent à la plupart d’entre nous qui veulent suivre un chemin spirituel. Nous ne le faisons pas intentionnellement, bien sur, mais ce sont des pièges dans lesquels nous tombons malgré notre sentiment de vouloir faire de notre mieux.
En fait, nous devons être désappointés, de plus en plus, jusqu’à ce que nous ayons perdu toute attente. Et ce désappointement doit nous conduire vers un lâcher prise totale. Nous devons nous voir tel que nous sommes et non pas tel que nous voudrions être. De la même façon, si nous voyons qui nous sommes, alors nous voyons les autres comme ils sont, comment ils sont exactement, alors l’humilité commence vraiment et peut se développer.
Alors, nous commençons aussi à apprécier les qualités du Christ, exemple de celui qui s’est sacrifier pour nous, puis ses instructions, ses enseignements, puis nous aspirons à l’imiter.
Graduellement, nous nous intégrons dans la voie du Chevaliers Rose-Croix en marchant sur les traces du Christ, celui qui est l’exemple de la transfiguration et dans ses enseignements à suivre, qui nous montre la voie.
Il est important dans la voie ultime du Chevalier Rose-Croix de poursuivre la quête seule, en solitaire. Il nous faut accepter d’être seuls, de travailler comme tel, comme des réfugiés, nous devons nous défaire de l’environnement familier que cultive notre égo.
Nous sommes de toute façon seuls, du moment ou nous naissons jusqu’à celui de notre mort, nous sommes solitaires et la solitude est notre constante compagne. Nous sommes prêts à accepter toutes les difficultés, les plaisirs et les peines etc. Nous voulons y faire face nous-mêmes, nous ne voulons pas dépendre de la communauté des compagnons sur le chemin. Nous ne les suivrons pas, nous marcherons avec eux.

Fondamentalement, nous sommes des êtres très seuls, très seuls et cette solitude nous accompagne tout le temps et au fur et à mesure, elle devient indépendance, ou individualité, unicité, sans dépendre de personne.
La solitude doit être notre partenaire spirituelle; et cette solitude « de qualité » se développe et se transforme, elle devient le bouclier du Chevalier Rose-Croix, son blason, c’est l’esprit chevaleresque, l’esprit d’un guerrier.

Nous devenons comme un prince solitaire et guerrier, courageux, sans peur. Nous risquons de devenir très romantique avec cette idée, mais ce n’est pas nécessaire. Cette qualité du Chevalier solitaire nous rend capable de connaitre les émotions, de les affronter; les sentiments, la joie, la peine ou quoi que ce soit, nous n’en avons plus peur et nous pouvons y faire face et c’est là une des grandes qualité que doit développer le Chevalier Rose-Croix. En fait une définition de celui-ci peut-être; celui qui est suffisamment brave pour marcher sur le chemin du Christ, le chemin « de Renoncement et du Sacrifice ».

Le chemin du Chevaliers Rose-Croix est décrit suivant différentes étapes, la suivante est reliée à la perfection des « moyens habiles ». Un environnement confus, un travail confus, une voie confuse sont opposés à la voie habile. Bien qu’un Chevalier Rose-Croix ait déjà développé la voie habile dès la première étape, on ne peut pas dire qu’à partir de la septième étape, elle devienne différente, mais depuis cette première étape, le Chevalier Rose-Croix était toujours « accompagné » d’un « surveillant », « celui qui regarde ». Cela signifie que le Chevalier Rose-Croix se sentait toujours satisfait de lui-même pour avoir accompli ceci ou cela, il y avait toujours dans ses actions une forme de matérialisme spirituel. Et à partir de la septième étape « les moyens habiles » sont complètement « les moyens habiles », tout à fait dépourvu de matérialisme spirituel.
Auparavant, il y avait toujours une forme de reconnaissance par le Chevalier Rose-Croix de ce qu’il faisait. Bien qu’il ait déjà les moyens habiles dans sa façon d’agir, dans sa façon d’approcher les situations de la vie, il y avait en même temps la reconnaissance de ses actions, une façon très subtile de prendre conscience que c’était lui qui agissait.
Mais cette voie habile, ces moyens habiles sont aussi là pour trancher ce matérialisme spirituel et ceci conduit à la compréhension de la huitième étape du chemin du Chevalier Rose-Croix. Celle-ci est reliée à la perfection appelée « prière » ou « prière de souhait » ou encore « pensée qui souhaite ».
Puisqu’à ce stade là, le Chevalier Rose-Croix est déjà sur la voie de la « transfiguration » parce qu’il a tranché le matérialisme spirituel, puisqu’il pense aux êtres sensibles aussi bien qu’à lui-même, c’est à dire en ne faisant qu’un avec eux, cette prière de souhaits est une prière universelle.
Nous disons toujours que la prière d’un Chevalier Rose-Croix est efficace, puissante, magnificente. Il ne prie pas pour lui-même parce qu’il est un avec les autres, il est avec tous les êtres sensibles, quand il prie, tous les êtres sensibles prient, c’est pourquoi la prière est universelle. Normalement, nous prions pour avoir un bon travail, une famille heureuse… nous avons une forme de prière très limitée. Nous souhaitons par exemple : « Puissè-je avoir ce même travail le plus longtemps possible ». Mais quand un Chevalier Rose-Croix prie, ce n’est pas d’une façon égocentrique et étroite, c’est universel, avec tous les êtres. Parce que la situation présente contient en potentiel les situations futures.

Maintenant, nous arrivons à la neuvième étape « le pouvoir ». Ici « le pouvoir » n’est pas celui d’avoir des relations, une bonne place dans la société, dans l’administration, ce n’est pas d’avoir beaucoup d’influences pour obtenir ce qu’on désire. Le « pouvoir », c’est de n’avoir plus d’endroit ou aller, il ne reste rien à accomplir, à améliorer, c’est la libération, c’est le pouvoir.
Il n’y a rien à conquérir, plus personne à conquérir, c’est comme « être en sécurité ». On est dans la sécurité plutôt qu’être en sécurité. Donc c’est le sens ultime de la liberté, la libération, le sens ultime du pouvoir, parce qu’on est en harmonie, en harmonie parfaite avec la situation qui nous entoure. Il n’y a aucun effort à fournir, aucun besoin de chercher la sécurité ou le confort pour soi-même, aucun effort, non plus, à faire pour aider les êtres. L’action elle-même est devenu « pouvoir ». Puisqu’il n’y a plus aucun objet de lutte mais seulement la sagesse, c’est le dixième et ultime étape du Chevalier Rose-Croix. La sagesse est de ne plus lutter, la non identification avec le Maitre, l’enseignement, le chemin, les résultats, etc… Tout ne fait plus qu’un le Chevalier Rose-Croix devient le chemin lui-même. Le chemin du Chevalier Rose-Croix devient le chemin lui-même. Le chemin du Chevalier Rose-Croix lui-même, est le chemin. Il n’y a plus pour lui de chemin en tant que chose excellente : tout ce qui se présente à lui est le chemin.
Le Chevalier Rose-Croix est devenu le chemin, l’un et l’autre ne forment plus deux entités séparées ou différentes. Donc son action devient « l’action pure », elle devient ‘action de sacrifice du Christ », sa parole devient l’enseignement, le chemin, l’information. Donc, le Christ et le Chevalier Rose-Croix ne forment plus qu’une seule unité : lui-même. À partir de ce point précis démarre l’activité du Christ, on ne peut pas dire que l’action du Chevalier Rose-Croix s’arrête là mais plutôt que l’activité du Christ prend place ici. Et là, il se passe quelque chose d’étrange et d’intéressant, le Chevalier Rose-Croix était devenu jusque là, extraordinairement puissant et cependant, à partir de là, il perd son pouvoir parce qu’il est d’ores et déjà programmé dans l’imitation du Christ, en harmonie avec elle. Alors ces mouvements sont précis, solides, définis, tout ce qu’il dit est l’enseignement, chaque mot a un sens, une signification, un but, c’est une parole juste. C’est pourquoi certaines personnes disent que même après avoir atteint la transfiguration, les Chevaliers Rose-Croix doivent avoir un certain égo pour pouvoir enseigner. Mais comme je l’ai dit, le Chevalier Rose-Croix est devenu complètement un avec le Maitre, l’enseignement, le chemin etc…
Le Sublime Prince Rose-Croix n’a plus besoin de regarder à travers le filtre de l’égo, puisqu’il a été enlevé, alors il peut voir le monde, connaitre les situations parfaitement, de manière directe, nue, par conséquent la communication est nue, directe, de la même façon, et aux êtres ordinaires elle semble magique, mystique, puissante. Le Chevalier Rose-Croix est donc programmé pour devenir un Sublime Prince Rose-Croix, pas dans un sens conventionnel, mais ultime.

Ainsi se termine le chemin du Chevalier Rose-Croix en dix étapes. Traditionnellement, pour commencer ce chemin on reçoit l’initiation de Chevalier Rose-Croix, on fait notre serment devant tous les autres Chevalier Rose-Croix, agenouillé derrière un autel sur lequel se trouve une bible ouverte à l’évangile de Saint-Jean. Ceci est fait devant des témoins qui se portent garants de notre engagement. C’est pourquoi il est nécessaire de prendre ce serment du Chevalier Rose-Croix devant d’autres Chevaliers Rose-Croix. Mais cette initiation n’est qu’un germe déposé dans le cœur et dans l’esprit du Candidat, c’est l’initiation conventionnelle. S’il veut un jour porter le titre glorieux de Chevalier Rose-Croix ou encore de Sublime Prince Rose-Croix cette initiation doit devenir le moteur d’une Quête incessante d’ouverture à soi et aux autres, une quête d’Amour et de Connaissance.

Source : http://chevaliersrc.unblog.fr/category/textes/

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La pratique des Chevaliers Rose-Croix

1 Octobre 2012 , Rédigé par X Publié dans #hauts grades

Tiré des 37 pratiques des Bodhisattvas de Gyelsè Thokmé Sangpo (1295-1369)

1. Ayant obtenu cette précieuse vie humaine, vaisseau rarissime doté des libertés et richesses, afin de libérer les autres et nous même de l’océan des cycles des existences, écouter, réfléchir et méditer jour et nuit sans interruption est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

2. Du côté de nos amis et de ceux que l’on aime, coule l’eau de l’attachement; du côté de nos ennemis brûle le feu de l’aversion. Dans l’obscurité de l’ignorance on perd la notion de ce qui doit être abandonné et de ce qui doit être pratiqué. De sorte qu’abandonner son pays et sa maison est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

3. Quand nous abandonnons les entourages néfastes, les émotions perturbatrices diminuent graduellement. Sans distractions, notre pratique des vertus se développe automatiquement. Avec la clarté de l’esprit, la certitude dans la pratique Rose-Croix augmente. Demeurer en solitude est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

4. Un jour, les chers et vieux amis devront se séparer; les biens et les richesses obtenus avec tant d’efforts devront être laissés en arrière. La conscience, hôte du corps, quittera sa demeure. Renoncer à tout attachement à cette vie est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

5. Si nous côtoyons les trois mauvais compagnons, les trois poisons augmentent, notre réflexion et notre méditation se dégradent, l’amour et la compassion sont anéantis. Abandonner cette dangereuse compagnie est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

6. Lorsque nous nous en remettons à nos amis spirituels, nos fautes diminues et nos qualités augmentent comme la lune croissante. Les Chérir encore autant que soi-même est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

7. Comment les dieux pourraient-ils avoir la possibilité de nous libérer, étant eux-mêmes liés à leur monde. Prenons plutôt refuge dans ce à quoi nous pouvons nous fier. Prendre refuge dans la Sagesse, la Force et la Beauté est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

8. Toutes les insupportables souffrances des mauvaises destinées sont le fruit des actions négatives. Ainsi, ne jamais commettre d’actes mauvais, même au prix de sa vie, est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

9. Les plaisirs des trois mondes sont comme la rosée sur la pointe d’une herbe qui dure un instant et ensuite disparaît. Aspirer à la libération suprême, qui est immuable, est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

10. Depuis des temps sans commencement, nos mères ont pris soin de nous avec tendresse. Pendant qu’elles souffrent, qu’aies-je à faire du bonheur ? Afin de libérer l’infinité des êtres, suivre les traces du Christ est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

11. Toutes les souffrances, sans exception, viennent du désir du bonheur pour soi-même, alors que les parfaits Rose-Croix sont nés du désir de rendre les autres heureux. C’est pourquoi échanger complètement son bonheur contre celui des autres est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

12. Si sous l’emprise d’un désir violent ou d’une cruelle nécessité, quelqu’un vole toutes nos possessions ou incite quelqu’un à les voler, être plein d’Amour, lui dédier son corps, ses biens et ses vertus, est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

13. Même si quelqu’un essaie de nous trancher la tête, alors que nous n’avons commis aucun tort, dans un désir sincère d’Amour, prendre toutes les fautes de l’autre sur soi est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

14. Si certains me calomnient au point de remplir le monde entier de ces médisances, en retour, louer avec amour leurs vertus est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

15. Si en compagnie de plusieurs personnes, l’une médise à notre sujet ou révèle une faute que nous voulons cacher, la considérer comme un maître suprême et lui rendre hommage est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

16. Si quelqu’un que nous avons aidé et protégé comme notre propre enfant ne nous rend qu’ingratitude et aversion, le chérir comme une tendre mère envers son enfant affligé par la maladie est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

17. Si un être qui est votre égal ou un être qui vous est inférieur, de manière évidente vous méprise ou essaie par orgueil de vous abaisser, le respecter comme son maître, en le plaçant comme plus élevé que soi est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

18. Quand nous sommes abandonnés, accablés de maladies et de soucis, ne pas nous décourager, mais penser à prendre sur nous les mauvaises actions commises par les êtres et leurs souffrances est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

19. Quand on a une bonne réputation et le respect de tous, et la richesse, voir que la richesse mondaine est sans substance et ne pas avoir l’orgueil de cette constatation est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

20. A moins que soit dominé l’ennemi de notre agressivité, plus nous combattons nos ennemis extérieurs, plus ils se multiplient. Discipliner cet esprit avec l’armée de l’amour et de la compassion est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

21. Les plaisirs sensoriels sont comme de l’eau salée; plus on en use, plus notre soif augmente. Abandonner pour de bon les objets qui nourrissent notre attachement est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

22. Tout ce qui apparaît est de la nature de l’esprit, et l’esprit lui même est depuis les temps infinis libre des deux extrêmes. Comprendre cette nature et ne pas concevoir sujet et objet comme existant de façon inhérente est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

23. Quand nous rencontrons un objet attirant , bien que nous le voyions beau et réel, le voir vide comme un arc-en-ciel d’été et abandonner l’attachement envers lui est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

24. Les diverses souffrances sont comme celles de la mort d’un enfant en rêve. Tenir pour vérité ce qui n’est qu’apparence trompeuse est une inutile fatigue du corps et de l’esprit. Quand nous rencontrons des circonstances défavorables, les approcher en pensant qu’elles ne sont qu’illusion est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

25. Si celui qui désire l’éveil doit sacrifier son corps, sa précieuse vie humaine, est-il besoin de mentionner les objets extérieurs à abandonner ? C’est pourquoi, sans espérer une récompense, donner généreusement est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

26. Si, sans discipline éthique, nous ne pouvons pas atteindre nos propres desseins, vouloir combler les vœux des autres êtres est une pure plaisanterie. Garder les règles et les vœux, non pour un but temporel mais pour aider tous les êtres vivants, est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

27. Pour un Chevalier Rose-Croix qui est sur les traces du Christ, ceux qui lui causent du tort sont comme un précieux trésor. Être parfaitement patient, sans irritation, ni ressentiment envers quiconque est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

28. Pratiquer l’Imitation du Christ dans la joie, source de toutes les qualités, pour le profit de tous les êtres, est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

29. Réalisant que les émotions perturbatrices sont éliminées par le calme mental et la vue pénétrante, cultiver la concentration qui surpasse les quatre types d’absorption du royaume sans-forme est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

30. Sans la sagesse, les vertus précédentes ne peuvent être appelées excellentes, parfaites et sont incapables de nous conduire dans l’état Christique. Avec des moyens habiles, cultiver la vue justequi perçoit que celui qui agit, l’acte et celui pour lequel on agit, manquent totalement d’existence inhérente est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

31. Si nous n’examinons pas nos propres erreurs, nous pouvons avoir l’air d’un pratiquant sans l’être véritablement. Toujours examiner nos erreurs et nos fautes pour s’en séparer complètement est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

32. Si nous mentionnons les fautes d’un autre Chevalier Rose-Croix sous l’influence de nos émotions négatives, nous en sommes diminué. Ne pas mentionner les fautes qu’ont pu commettre les autres est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

33. Pour recevoir de la gratitude et être entourés de respect, nous nous combattons les uns les autres avec un esprit de compétition au détriment de notre attention à l’étude, la réflexion et la méditation. Abandonner tout attachement envers les dons de ceux qui nous soutiennent, les amis et notre entourage est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

34. Les paroles dures agitent l’esprit des autres et cause la détérioration de la pratique d’un Chevalier Rose-Croix. Abandonner les paroles dures qui blessent les autres est donc une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

35. Les émotions perturbatrices récurrentes sont difficiles à éliminer par les forces qui leur sont opposées. Armé de la pleine conscience et de la vigilance, détruire les émotions perturbatrices dès le moment qu’elles se manifestent est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

36. En résumé, quoi que nous fassions dans n’importe quelle circonstance ou condition, demandez-vous : “Quel est l’état de mon esprit?” Avec une constante pleine conscience et vigilance, accomplir le bien des autres est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

37. Dédier les mérites résultant de nos efforts à l’obtention de l’état Christique, à la Transfiguration, ceci pour anéantir les souffrances de l’infinité des êtres, est une pratique des Chevaliers Rose-Croix.

Source : http://chevaliersrc.unblog.fr/category/textes/

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le symbolisme du grade de Rose-Croix

1 Octobre 2012 , Rédigé par X Publié dans #hauts grades

T... P... S... G... C..., TT... Ill... FF..., Et vous tous mes BB... AA... FF....

Vous venez d'entendre un magnifique rapport sur "Le Sillon Maçonnique dans le Monde de Demain", il vous appartient, mes FF... Chev..., de rendre effectives les conclusions de ce rapport, si vous avez bien compris le sens de la mission qui vous a été donnée, lorsque vous avez été initiés au Grade de Rose-Croix, le plus beau, le plus riche en enseignements de tous les Grades de la Maçonnerie Ecossaise du Rite Ancien et Accepté.

Cette mission c'est de semer dans tout l'univers, au prix des plus grands sacrifices, les idées de fraternité universelle et d'amour qui doivent rapprocher tous les hommes; ces idées nous les tenons de ceux qui nous les ont léguées et dont nous portons le nom.

Lorsqu'un bon laboureur veut obtenir une bonne récolte, il doit d'abord creuser un sillon correct dans son champ et pour cela il doit observer les règles traditionnelles de son art ; il en est de même pour le sillon maçonnique qui nous occupe pour le creuser correctement, il y a des règles traditionnelles que les Chev... Rose-Croix doivent observer et pour cela il faut d'abord bien les connaître.

Mon propos sera donc ce soir de vous entretenir du symbolisme du grade, mais l'examiner en totalité dépasserait le temps qui m'est imparti ; je me limiterai donc à l'examen du symbolisme de la Rose sur la Croix et de celui du Signe et du Contre-Signe.

Le symbolisme de la Rose sur la Croix a fait l'objet d'une étude des Chapitres en réponse à une question du Grand Collège des Rites et le rapport sur cette question a été développé par notre T... Ill... F... Corneloup en mars 1950; dans les conclusions de ce remarquable rapport, notre T... Ill... F... a écrit : "Un sujet comme celui-là n'est jamais épuisé, comme la vie nouvelle; il se renouvelle inlassablement."

Ne croyez pas toutefois, mes FF... Chev..., que j'ai la prétention de vouloir faire ce soir oeuvre de novateur. Je voudrais seulement et cela principalement pour ceux de nos FF... qui n'ont pas encore suffisamment étudié la question, apporter encore un peu plus de clarté, dans toutes les interprétations qui ont été données par de nombreux commentateurs, et les aider à mieux comprendre ce symbolisme qui, comme l'a précisé notre T... Ill... F... Corneloup dans son rapport, est un symbolisme naturaliste, solaire, Chrétien, chevaleresque, hermétique Rosicrucien et Maçonnique.

Voyons d'abord d'où nous est venu ce nom de Rose-Croix que nous portons.

Ce nom est apparu pour la première fois publiquement lorsqu'en 1614 et 1615, parurent deux petits ouvrages anonymes dont le titre était pour le premier "Fama Fraternitatis Rosæ Crucis" (manifeste de la Confrérie des Rose-Croix) et "Reipublicæ Christianopolitanæ Descriptio" (Description de la République Chrétienne Universelle).

Ces deux ouvrages ont été attribués par les historiens à un pasteur allemand Jean Valentin Andreæ.

Dans le manifeste de la Confrérie des Rose-Croix, l'auteur raconte les voyages légendaires et la mort d'un jeune Allemand Christian Rosen Kreuz qui, à l'âge de vingt ans, est allé en Orient pour y apprendre les sciences magiques et y recevoir les enseignements des Philosophes et des Cabalistes.

Il lui fut alors révélé qu'il devait prêcher la Réformation générale du monde quand il revint de ses voyages, il s'enferma dans une grotte où il mourut à l'âge de cent six ans. Quand ses disciples découvrirent son tombeau, outre son corps, ils trouvèrent un livre symbolique écrit sur parchemin et toutes sortes d'objets rituels, des miroirs de diverses vertus, des clochettes, des lampes allumées, etc.

Un autre ouvrage attribué à Andreæ, parut en Allemagne en 1619 sous le titre "Noces chimiques de Christian Rosenkreuz" qui, sous une forme allégorique, est un rituel d'alchimie et un rituel d'initiation des FF... Rose-Croix.

Aucun doute ne peut donc subsister dans nos esprits, Andrew était un adepte des idées alchimistes qui, depuis le XIIe siècle et même avant, s'étaient répandues en Europe.

Les plus célèbres parmi ces alchimistes furent Roger Bacon, qui vécut de 1214 à 1294, qui fit de nombreuses recherches expérimentales sur la transmutation des métaux et à qui on attribue l'invention de la poudre.

Jean de Meung et Guillaume de Lorris, auteurs du Roman de la Rose au XIIIe siècle, qui exaltaient sous une forme symbolique, le Grand oeuvre mystique; ils prétendaient avoir découvert la pierre philosophale; la Rose représentant à la fois la Grâce divine et la Pierre.

Nicolas Flamel, qui vécut de 1330 à 1418, établi à Paris comme écrivain public et libraire juré de l'université, qui prétendait avoir découvert le Grand oeuvre.

Basile Valentin, qui a vécu dans un couvent de Bénédictins à Erfurt vers 1413, ses manuscrits ne furent imprimés qu'en 1602 ; on y trouve la conception philosophique de l'Alchimie : "Sachez, disait-il, que les philosophes, par prévoyance, ont écrit diverses choses afin que les ignorants ne tendant qu'à l'or et à l'Argent, fussent abusés...

La Pierre philosophale c'est la Sagesse. Trouver la Pierre philosophale, c'est avoir résolu le problème fondamental, avoir trouvé le Secret de la Nature, grâce à une connaissance parfaite, acquise par l'illumination. Bref, si tu veux chercher notre pierre, sois sans péché, persévère dans la vertu, que ton esprit soit éclairé de l'Amour de la Lumière, et de la Vérité. Prends la résolution, après avoir acquis le don divin, que tu souhaites de tendre la main aux pauvres embourbés, d'aider et de relever ceux qui sont dans le malheur."

Ces citations dans le livre de Serge Hutin "Les Alchimistes", collection "Que Sais-je ?"

Enfin pour terminer cette rapide énumération des alchimistes célèbres avant Andreæ, je ne puis passer sous silence la figure de Paracelse, un Suisse qui, en 1526, avait obtenu une chaire à l'université de Bâle ; il était médecin, il étudiait toutes les forces mystérieuses qui agissaient dans la Nature et dans l'Homme; il distinguait le macrocosme, c'est-à-dire l'Univers, du microcosme, c'est-à-dire l'Homme. Ces deux termes étant identiques, l'homme reproduisant exactement ce qui se passe dans l'autre et la Vie de l'Etre humain étant inséparable de celle de l'Univers.

D'après lui, nous précise Serge Hutin, l'âme humaine a en elle toutes les sciences, mais à l'état latent : connaître c'est se reconnaître soi-même, retrouver en soi la science par le recueillement de l'âme qui se considère à la clarté de l'illumination divine; celui qui se connaît, connaît implicitement Dieu.

L'influence de la philosophie théosophique de Paracelse fut immense à cette époque, car il joignait à ses conceptions des applications pratiques pour soigner les malades.

Un de ses disciples Khunrath, médecin également mort en 1588, publiait un ouvrage intitulé "Amphitheatrum Sapientiæ Æternum", l'Amphithéâtre de la Sagesse éternelle, où il exposait que la Connaissance totale et universelle, la Pansophie, pouvait être atteinte par l'Illumination.

Andreæ connaissait donc toutes ces idées au moment où il fit connaître publiquement le nom de Rose-Croix, il faisait partie de ces Groupes de Rose-Croix qui, nous dit Bédarride dans son instruction du grade, ne formaient probablement pas une véritable association, mais un centre moral et intellectuel, dont se vantaient de faire partie, une bonne moitié des grands penseurs, des grands écrivains et des savants de cette époque; où chimie se confondait avec alchimie, science avec mystères de la Nature, philosophie avec Kabbale et Magie. Les uns sont catholiques mais sentent le fagot et paraissent mal disposés pour le Papisme, d'autres protestants mais assez peu orthodoxes, d'autres enfin aussi libres penseurs qu'on peut l'avouer à ce moment, pythagoriciens, païens, arabisants ou même judaïsants, sous un mince vernis chrétien, tous rêvant d'une religion universelle bienveillante, humanitaire, au fond de laquelle fleurira un mysticisme accessible à tous et où les dogmes ne seront plus que des symboles, l'Evangile que la plus belle des morales.

Un médecin anglais contemporain d'Andreæ, Robert Fludd, qui est mort en 1637, écrivait dans un livre intitulé "Summum Bonum" (le Bien Suprême), que les Rose-Croix étaient des adeptes invisibles au commun des mortels : ils allient la Connaissance Suprême à la Sainteté et sont doués de pouvoirs extraordinaires sur l'univers, ils constituent une sorte d'Eglise cachée, formés par les Grands Initiés et qui n a cessé de se manifester au Monde depuis les temps les plus anciens, que pour aider les hommes à atteindre le salut par l'initiation.

C'est Robert Fludd qui, dans son traité, a dit que la Rose-Croix c'est le symbole formé par une Rose Rouge fixée au Centre d'une croix elle-même rouge, car elle a été éclaboussée par le sang mystique et divin du Christ : ce symbole arboré par les chevaliers chrétiens du temps des Croisades, a une double signification : la Croix représente la sagesse du Sauveur, la Connaissance parfaite, la Rose est le symbole de la Purification, de l'ascétisme qui détruit les désirs charnels, le signe également du Grand Oeuvre alchimique, c'est-à-dire la purification de toute souillure, l'achèvement et la Perfection du Magister.

Ce symbole peut donc être interprété comme chrétien pour les uns, alchimique et hermétique pour les autres. Car on peut y retrouver la cosmogonie hermétique, la Croix, emblème masculin, symbolisant la divine énergie Créatrice qui a fécondé la matrice obscure de la substance primordiale symbolisée par la Rose, emblème féminin, et a fait passer l'univers à l'existence.

Comment ce symbole est-il arrivé dans la Maçonnerie ?

Il est aujourd'hui généralement admis que la plupart de ces penseurs aux idées généreuses, dont je viens de vous parler, sont entrés dans les loges spéculatives qui se formaient et y ont introduit leurs idées théosophiques, hermétiques, alchimiques et rosicruciennes.

Nous en avons un exemple en la personne de ce grand physicien et collectionneur Elias Ashmole, qui a vécu de 1617 à 1692, qui a écrit ses mémoires conservées au Museum Ashmolean, à Oxford. Il a écrit qu'il avait été initié dans une loge anglaise le 16 octobre 1646. Or Ashmole était un disciple de Robert Fludd, il a écrit plusieurs ouvrages d'alchimie. Nous savons aussi qu'il s'était lié en Loge avec un certain nombre de savants et de théologiens, les frères Thomas et George Warton, l'astrologue Lily, avec lesquels il organisa une société ayant pour but de bâtir la maison de Salomon, temple idéal des Sciences, société pour laquelle il obtint l'autorisation de se réunir dans le local des Maçons.

Par conséquent, lorsque la Maçonnerie écossaise fut créée au XVIIe siècle, ses fondateurs avaient toutes les données pour y introduire le symbolisme de la Rose-Croix tel qu'il était défini par les rosicruciens, alchimistes.

Ce symbolisme pouvait satisfaire aussi bien les chrétiens que les adeptes de l'Hermétisme ou de l'Alchimie.

Aussi c'est à juste titre que le titulus fiché en travers de la Croix, I. N. R. I., que nous considérons dans notre symbolisme comme la Parole perdue, peut être interprété comme Jesus Nazaréen Roi des Juifs ou comme les initiales des mots : IGNE. NATURA. RENOVATUR. lNTEGRA., c'est par le Feu que la Nature entière se renouvelle, allusion symbolique à la Force du Tout Puissant le Soleil, créateur et dispensateur de la Vie, ou à la transmutation des Métaux par le Feu, enseignée par les Alchimistes. Examinons maintenant le symbole du Signe et du Contre Signe; symbole qui nous vient de la Doctrine Hermétique.

Les Grecs avaient divinisé le Dieu égyptien Thot, sous le nom d'Hermès, Hermès Trismégiste Trois Fois Grand, ce Dieu passait pour l'inventeur des Sciences et des Arts.

C'est ce Dieu qui donna son nom à l'Art hermétique, l'art des Alchimistes.

Guenon nous dit qu'il était la représentation même de l'antique sacerdoce égyptien, ou plutôt du principe d'inspiration supra-humain dont celui-ci tenait son autorité et au nom duquel, il formulait et communiquait la connaissance initiatique.

C'est au XIIe siècle que parurent de nombreux ouvrages attribués à Hermès.

Le plus connu c'est la Table d'Emeraude en latin "Tabula Smaragdina" qui nous intéresse particulièrement puisque notre Signe et notre Contre Signe sont extraits de cette table d'Emeraude dont voici la traduction intégrale qui se trouve dans l'ouvrage de Serge Hutin, déjà cité.

"Il est vrai sans mensonge, certain et très véritable :

"Ce qui est en Bas est comme ce qui est en Haut et ce qui est en Haut est comme ce qui est en Bas, pour accomplir les miracles d'une seule chose.

"Et de même que toutes choses ont été et sont venues d'Un, ainsi toutes choses sont nées de cette chose unique par adaptation.

"Le Soleil en est le père, la Lune en est la mère. Le vent l'a porté dans son ventre, la terre est sa nourrice. La perfection de tout le monde est ici. Sa puissance est sans bornes sur la terre.

"Tu sépareras la Terre du Feu, le subtil de l'épais, doucement avec grande Industrie.

"Il monte de la Terre vers le Ciel et redescend aussitôt sur la Terre et il recueille la force des Choses supérieures et inférieures. Tu auras ainsi toute la gloire du monde et c'est pourquoi toute obscurité s'éloignera de toi.

"C'est la force forte de toute force car elle vaincra toute chose subtile et pénétrera toute chose solide.

"Ainsi le monde a été créé. Voici la source d'admirables adaptations indiquées ici.

"C'est pourquoi j'ai été appelé HERMS TRISMEGISTE ayant les Trois parties de la Philosophie Universelle."

Ce que j'ai dit de l'opération SOLEIL est complet.

Ce texte semble être la traduction d'un texte arabe, qui aurait traduit un texte grec très ancien; la légende indique que ce texte était gravé sur une émeraude, que l'on a trouvée dans le tombeau d'Hermès, d'où son nom de Table d'Emeraude.

Dans ce texte qui semble un peu bizarre, il est facile d'y retrouver la plus grande partie de la doctrine solaire et alchimique, ainsi que la doctrine de l'Unité cosmique et celle de l'Analogie et des Correspondances entre toutes les parties de la Création, comme entre la Création et le Grand oeuvre Alchimique.

En effet, dans toute la philosophie hermétique qui a été développée au Moyen Age se reflétait certaines idées dés philosophes de l'antiquité; idées reprises dans les traités de Bazile Valentin, de Paracelse, de Robert Fludd et d'Andreæ.

C'étaient la théorie solaire, l'unité cosmique, le dualisme sexuel, et les Trois Mondes.

La théorie Solaire; nous la retrouvons dans le symbole de la Rose sur la Croix. Le Soleil anime le Monde et l'Homme, dans le cosmos. Le centre de l'Energie c'est le Soleil.

Notez que cette théorie solaire si elle est aujourd'hui dépassée n'est pas si naïve qu'elle le paraît actuellement, étant donné nos connaissances, car elle était basée sur l'observation des effets du soleil sur la vie des hommes à cette époque. Il est certain que notre vie est suspendue à l'activité du soleil l'énergie qu'il nous envoie sous forme de radiations est énorme et il a été calculé que chaque année le soleil perd un peu de son poids, et que dans un milliard d'années, sa masse étant réduite, nous serions plus éloignés de lui et que sur la terre la température serait réduite de près de 30 degrés; les conséquences seraient donc assez désastreuses pour la vie des hommes.

Le dualisme sexuel que nous retrouvons également dans le symbole de la Rose sur la Croix, est constaté par toutes les oppositions, toutes les sympathies et antipathies que l'on retrouve dans le monde; ces oppositions proviennent de l'opposition entre le principe masculin et le principe féminin.

La théorie des Trois Mondes est expliquée par Robert Fludd. Il y a trois mondes, Dieu, la Nature et l'Homme : l'homme appelé microcosme, offre en abrégé toutes les parties de l'univers, ce qui est en bas est comme ce qui est en haut.

La théorie de l'Unité cosmique se retrouve aussi dans la théorie de l'Unité de la Matière.

La matière en se dissociant peut prendre diverses formes et sous ces formes nouvelles se combiner elle-même et produire de nouveaux corps en nombre infini.

C'est ainsi que les alchimistes ont de tout temps travaillé à la transmutation des métaux pour arriver à la production de l'or.

La première étape était la fabrication de la Pierre philosophale au moyen de laquelle on pouvait faire des miracles, rendre l'homme invisible, guérir toutes les maladies.

Retenons seulement de cette transmutation des métaux, quelques descriptions alchimiques la Pierre blanche convenablement chauffée devient rouge, rouge comme nos cordons, rouge comme le phoenix qui renaît de ses cendres.

Mais je dois arriver au terme de mon propos et revenir à notre signe et à notre contresigne.

Quand nous faisons ce geste au début et à la fin de nos travaux il ne peut s'agir d'un geste banal qui semble relier le ciel à la terre en invoquant une divinité quelconque, il s'agit du geste défini dans la Table d'Emeraude, geste qui nous rappelle l'Unité Cosmique et l'Unité de la Matière.

Nos savants actuels, ne sont-ils pas d'ailleurs les continuateurs des alchimistes anciens, quand ils arrivent à transformer la matière non plus par le feu, mais en la bombardant avec des neutrons ; c'est en bombardant avec des neutrons, l'uranium 235, qu'on arrive à le dissocier pour fabriquer la bombe atomique.

Cette unité de la matière, cette unité cosmique a été clairement définie par notre T... Ill... F... Corneloup dans son livre d'"Alpha à Omega", au chapitre : les Trois colonnes, Unité, Continuité, Architecture.

"La première Colonne, c'est l'unité, c'est la base même du monisme; c'est l'affirmation que la totalité des parties diverses qui constituent l'univers sont toutes intégralement issues d'un élément unique selon les conditions de ses manifestations, il sera matière ; énergie, chaleur, électricité, lumière ; pensée sans exclure la possibilité d'autres formes que nous ne pouvons connaître faute de moyens de perception directe par notre organisme, ou indirecte à l'aide d'instruments que nous avons inventés."

Quand notre T... Ill... F... Viaud nous a rappelé dans son discours de clôture de septembre 1961, les théories sur la lumière, théories ondulatoires et théories granulatoires, n'a-t-il pas terminé en disant "matière et lumière apparaissent aujourd'hui comme plus semblables dans leur structure qu'on ne pensait autrefois par là notre conception de la nature se trouve embellie et simplifiée".

Vous voyez, mes FF... Chev... que les progrès de la science nous rapprochent singulièrement des théories anciennes que la tradition nous a léguées, par le symbolisme que nous pratiquons.

Je veux espérer que cette rapide incursion dans le domaine de l'alchimie et dans le domaine historique de notre grade, incitera certains de nos FF... à lire les nombreux ouvrages qui ont été écrits sur cette question, pour encore l'approfondir, à mieux en comprendre le sens initiatique, et ainsi à l'aimer encore davantage.

Source : http://esmp.free.fr/Bbilio-Numerique/0010-Symbolisme.grade.18.htm

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Devenir un Chevalier Rose-Croix

1 Octobre 2012 , Rédigé par X Publié dans #hauts grades

L’attitude que nous adoptons dans nos existences renferme nos craintes, nos désirs, nos peurs. En réalités, lorsque nous les analysons, nous pouvons nous rendre compte que ces états émotifs sont inhérents à tous les être humains. Ils sont la représentation de notre être intérieur, de notre état mental et de la perception de ce que nous sommes, notre ego.

Quand nous sommes capables d’adopter une attitude altruiste, entièrement tournée vers les autres en toute équanimité en adoptant une attitude d’amour, de compassion et de joie, nous libérons du même coup notre luminosité , et c’est cela qui est appelé « Caritas »: échanger notre bonheur contre le malheur de l’autre, prendre la place de l’autre. Voici comment on peut le résumer : Être un serviteur.

Le Chevalier Rose-Croix est l’être doté d’un esprit éveillé. Pour comprendre réellement ce qu’est un esprit éveillé, il importe d’avoir fait ce retournement de soi-même vers les autres. Nous sommes Chevalier Rose-Croix lorsque nous avons fait la promesse de soulager et de sauver tous les êtres de la souffrance. Cet engagement au service de la souffrance peut prendre différentes formes, mais la réalité ultime est celle d’atteindre par son parcours initiatique, l’état par Excellence de Chevalier Rose-Croix, la nature de l’esprit illuminé que tous nous possédons au plus profond de nous même. Le Chevalier Rose-Croix se doit d’être d’une très grande Vigileance face à lui-même d’abord et face aux autres. Il s’agit de développer une conscience vive, qui est la continuelle présence de tout son être au monde. Sur la base de la Tradition Chrétienne, le Christ est l’image même du Chevalier Rose-Croix par Excellence. Le Chevaliers Rose-Croix qui revêt ses décors intérieurs pour aider, par sa compassion et sa sagesse, tous les êtres, chemine sur la voie du Christ. Cette imitation du Christ que plusieurs Saints, nos Maîtres, ont parcourus, sont l’exemple même des états de consciences supérieures, que l’on peut nommer Initiation. L’illumination de leur esprit est inévitablement passé par l’Amour et la compassion et c’est ce qui nous donne la mesure de la nature du Christ. L’activité du Chevalier Rose-Croix est de refléter cette luminosité de l’accomplissement du Christ. Effectivement, il se doit d’acquerir les qualités et les attributs ou aspects du Christ. C’est dire que l’effort qu’il y met doit être proportionnel à la cause de ses engagements. Est-il possible en une vie de parvenir à l’état Christique? Peut-être, mais le Chevalier Rose-Croix par Excellence se concentre seulement sur l’application au quotidien de l’Amour et de l’Altruisme au travers ses pensées, ses paroles et ses actions. Fort de ses principes, il doit savoir où se trouve la souffrance, l’ignorance, il doit suivre les préceptes de patience, d’indulgence et d’équanimité pour apporter aux autres le soutien, voilà la véritable Charité, « Caritas ». Il est bon de se visualiser comme un Chevaliers Rose-Croix par Excellence, c’est à dire comme le Christ manifestant l’Amour et la Sagesse sur le plan du salut. L’esprit s’identifie à la divinité du Christ réellement présente en soi, et peut entrer en relation avec le Père, l’Omnéité. Cette représentation de l’esprit nous permet de créer un pont entre l’esprit de l’homme et celui de Dieu. Elle fait partie de la réalité des vues du Chevalier Rose-Croix dans la marche à la lumière. Cette vision est le support des méditations du Chevaliers Rose-Croix. Elle s’impose comme une lumière dans l’esprit, comme le reflet de la lune sur l’eau. Cette visualisation du Chevalier Rose-Croix consiste à s’offrir en sacrifice en absorbant toutes les souffrances du monde et en offrant en retour tout son Amour.

Source : http://chevaliersrc.unblog.fr/category/textes/

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Le Renoncement pour les Chevaliers Rose-Croix

29 Septembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #hauts grades

Le renoncement ne signifie pas l’ascétisme austère, c’est plutôt un état d’esprit. Renoncer c’est lâcher prise, cela apporte la liberté, la paix et nous permet d’être totalement ouverts. Les Sublimes Prince Rose-Croix, ne vivent pas dans l’aisance matérielle et dans le luxe, car ils savent que cela n’apporte pas un bonheur permanent, que cela ne résout pas le problème de la naissance, de la souffrance, de la mort et ils ont renoncé à tout cela. Ils ont laissé leur famille, leurs possessions, leurs richesses et sont partis seul, dans la solitude. Grâce au renoncement, ils ont accédé à un degrés très élevés de la spiritualité jusqu’à la transfiguration. Faire, avoir, devenir sont des distractions qui nous tiennent éloignés de l’essence de la vie et nous conduisent à nous attacher. Pendant les retraites et les pèlerinages, nous laissons pour un moment notre famille, nos amis, notre maison, notre confort, nos habitudes et nous devons suivre l’imitation du Christ dans notre emploi du temps.

 

Ce renoncement permet de progresser. Le Christ, en renonçant à tout, prodigua la voie de l’Amour et de la Vérité. Il nous montra ainsi que la souffrance et le mal être est inhérent à la vie, mais que le détachement de ses causes : le désir, l’avidité, l’attachement, le pouvoir, la renommé, l’orgueil, la haine, la jalousie etc., peut nous permettre de faire descendre en nous le Saint-Esprit et nous libérer. Le désir nous enchaîne créant l’attachement et la souffrance. Alors que le renoncement apporte la liberté et la sérénité. La racine du désir est profondément ancrée en nous. Nous désirons sans cesse. Nous désirons ce que nous n’avons pas, nous désirons que les choses soient différentes, qu’elles se déroulent selon nos souhaits. Cela génère une grande agitation mentale. Ou bien nous ne voulons pas, nous résistons, nous rejetons, nous évitons, nous nous plaignons. Ces deux très grandes forces du désir sont en nous. L’énergie de vouloir et l’énergie de ne pas vouloir.

 

Nous passons notre vie entière à essayer d’obtenir ce que nous désirons et à essayer d’éviter ce que nous ne souhaitons pas. C’est très fatigant. Même quand nous prions et méditons, nous continuons à désirer. Nous souhaitons avoir des sensations agréables et nous rejetons celles qui sont désagréables. Si nous avons eu des expériences agréables, notre esprit cherche à retrouver ces expériences agréables. Si nous n’avons pas d’expérience plaisante, nous souhaitons en avoir. Même pour la spiritualité nous sommes remplis de désirs. Par exemple, pendant les pèlerinages, nous voulons marcher seul et nous espérons que personne ne se trouve trop souvent sur notre chemin. Si quelqu’un s’y trouve, nous ne sommes pas bien! Nous pensons que nous souhaitons prier profondément dans la solitude. Nous le désirons fermement, nous nous attachons à cette idée et finalement, nous souffrons. Pendant que nous désirons, nous ne sommes pas présents et nous ne voyons pas ce qui se déroule dans le présent. Le bonheur ne dépend pas de l’objet lui-même, mais de la relation que nous avons avec cet objet. S’il n’y a pas de désir, il n’y a pas de résistance, d’aversion et de souffrance. Quand nous acceptons ce qui est, nous sommes heureux. Nous pouvons par exemple avoir des douleurs et nous énerver, les rejeter, nous plaindre et donc souffrir. Et nous pouvons aussi rester équanimes face à ces douleurs, les accepter, les observer calmement et ne pas souffrir. C’est la même situation, mais le rapport à cette situation change. Nous renonçons au confort, au bien-être, et nous acceptons la réalité présente : les douleurs. Nous nous ouvrons au lieu de nous fermer et de rajouter de la tension et de la souffrance. Par conséquent, ce ne sont pas les expériences qui nous font souffrir, mais notre façon de les vivre. Nous pouvons nous demander si, quand nous obtenons ce que nous désirons, cela nous satisfait vraiment ? Nous recherchons en fait un bonheur, une paix durables. Mais quand nous réalisons nos désirs, ceux-ci ne durent pas. Nous pouvons voir cela grâce à la prière et la méditation. Nous voyons que toute expérience est transitoire, constamment changeante, qu’elle soit bonne ou mauvaise, que ce soit la meilleure ou la pire de notre vie, où est-elle maintenant ?Quand nous savons vraiment que tout va et vient, que toute passe, nous nous attachons moins, car rien ne dure. Tenir compte de l’impermanence des choses apporte un grand soulagement.

 

Si vous voyez l’impermanence des formes, des sons, des odeurs, des goûts, des pensées avec sagesse, la joie apparaît. Cette joie est basée sur le renoncement, sur le non-attachement. C’est participer pleinement à l’expérience, sachant qu’elle est impermanente et donc la laisser être et disparaître. C’est ce que nous apprenons avec la pratique : être avec chaque chose agréable ou désagréable avec équanimité. Quelles que soient les circonstances, nous sommes en paix. Quand nous sommes pris par le désir ou la résistance, quand nous nous attachons, que nous voulons atteindre quelque chose dans le présent ou le futur, nous sacrifions notre paix intérieure pour des expériences impermanentes. Tous ces désirs, tous ces espoirs qui naissent dans l’esprit n’ont pas nécessairement besoin d’être comblés car ils sont eux aussi impermanents. Ils apparaissent en fonction des conditions et disparaissent même si ce sont de forts désirs. Nous pouvons demeurer paisibles au milieu de ces désirs car ils ont une durée limitée, ils vont disparaître ; nous n’avons pas besoin d’agir sur eux. Ainsi, nous ne sommes plus victimes de la force du désir. Nous avons le choix d’agir en fonction de notre sagesse discriminante. Lorsque notre esprit sera pur, le désir n’apparaîtra plus. Quand nous voyons le désir avec l’attention, sans nous identifier, sans en être la proie, il n’y a aucun problème. C’est seulement un état d’esprit comme les autres, un autre phénomène impermanent tout comme la peur, la colère, les douleurs, les pensées, les sons, les formes…

 

Mais si nous nous identifions au désir, nous en devenons prisonnier et nous réagissons. Les choses sont hors de contrôle, nous ne pouvons pas les contrôler et si nous désirons ou résistons, nous souffrons. Tout comme le temps, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, nous n’avons aucun contrôle. Nous ne pouvons pas décider du temps qu’il fera. Il en est de même pour notre esprit, nous ne décidons pas des phénomènes qui apparaissent. Cela peut être l’ennui, la colère, la peur, le désir, les pensées, la tristesse. Avons-nous le moindre contrôle sur ce qui apparaît ? Non. Cependant, nous pouvons contrôler notre réaction à leur égard. Nous pouvons réagir, résister, lutter, combattre, ou bien nous pouvons nous ouvrir, accepter et lâcher prise. C’est notre relation aux choses qui change et qui crée le bonheur ou la souffrance. Voilà le renoncement pour le Chevalier Rose-Croix

 

Même pour la spiritualité nous avons des désirs : atteindre la transfiguration, être en paix, libre, devenir quelqu’un, avoir des expériences extraordinaires. C’est toujours la même énergie, avoir, obtenir. Nous traînons avec nous cette tendance au désir partout, y compris dans la prière et la méditation. Suis-je plus calme, plus concentré ? Puis-je rester assis sans bouger plus longtemps ? Puis-je marcher le plus longtemps et en plein état méditatif ? Ai-je fais assez de pèlerinage ou de retraite ? Il est impossible de posséder réellement quoique ce soit puisque tout est sujet au changement et nous souffrons parce que nous nous attachons. Nous nous attachons même à nos pensées. Le renoncement concerne aussi nos pensées. Nous devons également renoncer à notre vue erronée du soi, au fait que nous nous croyons permanents, séparés des autres et indépendants. La voie du Chevaliers Rose-Croix n’est pas l’obtention de quoique ce soit, mais l’abandon, le renoncement, ne s’attacher à aucune expérience, être libre et de bonne moeurs.

Source : http://chevaliersrc.unblog.fr/

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REAA : les 11ème et 12ème grades

27 Août 2012 , Rédigé par Gilles Bui-Xuan Publié dans #hauts grades

Le 11ème grade est celui de « Sublime Chevalier Élu ».

C'est probablement le grade le plus paradoxal, car si Chevalier il y a, il n'est pas élu au sens commun du terme, c'est-à-dire par une élection, et à défaut d'être « sublime » il doit forcément être « subtil ». A la réception au 11ème grade, il est dit: « C’est parmi les Quinze que Salomon choisit les douze chefs des Tribus d’Israël. » L'allégorie est belle, mais elle n'est exacte ni sur le plan historique, ni sur le plan symbolique et initiatique. sur le plan historique : Selon la Bible, les douze fils de Jacob seraient les ancêtres des douze tribus d'Israël. Poussés par la famine qui sévissait en Terre d'Israël, Jacob et ses enfants se rendirent en Égypte. Au 12e siècle avant notre ère, les tribus d'Israël s'installèrent sur les deux rives du Jourdain. La période des juges, qui dura deux siècles, commença alors. La fonction du gouvernement était fondée sur le principe de l'autonomie des tribus qui accordait aux chefs, tant au niveau tribal que national, le rôle essentiel de l'exercice du pouvoir judiciaire. Au 11e siècle avant notre ère, le premier roi d'Israël fut Saul (1020-1004 avant J. C.), suivi de David. La construction du premier Temple de Jérusalem est entreprise par Salomon en 960 avant J.C. On peut donc noter que la période des juges a précédé de plus de deux siècles le règne de Salomon. sur le plan symbolique, le Sublime Chevalier Elu est aussi appelé « l'Elu des Douze ». C’est le dernier degré de la classe des Elus qui en comprend trois : le 9ème degré dit l’élu des neuf, le 10ème degré dit l’élu des quinze et le 11ème degré dit l’élu des douze. Ce dernier est un degré très particulier sur le chemin initiatique puisque c’est un degré de RECOMPENSE. Symboliquement la classe des élus correspond à ce qu’on appelle « la descente aux enfers » ou l’œuvre au noir. Ces trois grades symboliseraient en quelque sorte trois moments de l’œuvre au noir. Au 9ème, c’est la descente aux enfers, au 10ème la remontée à la conscience, à la lumière, et au 11ème la récompense qui vient couronner cette trajectoire parsemée d’épreuves qui ont été surmontées et dans laquelle, si le mérite joue bien sûr un rôle, le hasard joue n’en joue pas moins le sien. Voici le récit historico-mythique du 11ème degré résumé par Raoul BERTEAUX :« Après avoir puni les meurtriers d’Hiram, Salomon est résolu de récompenser le zèle et la constance des Elus des quinze en créant un nouveau grade, celui de l’élu des douze. Il les fit désigner par le sort et les constitua en Chapitre. Il leur donna le gouvernement des douze tribus et leur conféra le titre de Nasiah Ameth (ou Emeth). Nasiah signifie Prince ou chef, Ameth signifierait vérité ou homme fidèle….C'est parce que des plaintes sont exprimées concernant la levée des impôts dans le royaume qu'est proposé au roi Salomon de ne plus affermer les impôts, mais de confier la gestion à des officiers du roi, agissant comme des représentants dans chacune des provinces du royaume. Salomon décide que la désignation des douze élus se fera par tirage au sort parmi les quinze ».La classe des Elus forme un ensemble et le 11ème degré apporte une sorte de conclusion dont le fondement peut nous interroger. En effet, par rapport à tous les grades depuis celui d’apprenti, l’impétrant au 11ème degré n’a pas de réelles épreuves à surmonter, ou plutôt si, seulement une seule, qu’il a subi par deux fois, à savoir le tirage au sort, afin d’être parmi ceux qui seront récompensés par rapport à tous ceux qui ont accompli le même devoir, c’est-à-dire surmonter les dernières épreuves sacrificielles. Ils ont tous accompli leur devoir, conformément aux ordres, mais seulement quelques-uns seront choisis par le hasard pour être élevés au 11ème degré que Salomon créé spécifiquement pour eux. A première vue, cet acte de récompense de la part du Roi, porterait une part d’injustice puisque parmi ceux qui en principe y auraient droit, tous ne seraient pas directement concernés. Mais ne doit-on n’apercevoir que la récompense visible, palpable et matérielle qui est donnée à quelques uns ? Le roi décide bien du principe de cette récompense, mais il n’est pas l’acteur direct de celle-ci. C’est le hasard qui en dernier lieu décide. Donc quelques uns seront écartés, par le hasard, de la récompense matérielle du roi. Mais le sont-ils en fait sur le plan spirituel ? C’est peut-être l’autre dimension initiatique de ce degré. Nous devons nous interroger sur le sens profondément initiatique de cette épreuve qui touche le Moi de ceux qui par désobéissance ont accompli leur devoir et dégager le sens qu’elle peut prendre à nos yeux. Quel sens revêt cette récompense matérielle pour l’ego de ceux qui en bénéficient par l’effet du hasard ? Mais quel sens peut également revêtir cet effet du hasard pour l’ego de ceux qui peuvent le ressentir comme une forme d’injustice ? Ne pas être récompensé alors que l’on a accompli son devoir comme les autres, qui eux sont récompensés, est une épreuve autrement difficile qu’il faut apprendre à surmonter. Il faudrait d’ailleurs dégager le positif et le négatif de ces deux situations à vivre comme à surmonter. Car être récompensé alors que d’autres FF:. ne le sont pas est aussi une épreuve à vivre et à surmonter.

Après la vengeance qui caractérise le 9ème grade...Après la justice qui caractérise le 10ème grade...

le 11ème grade est un acte de justice, mais d’un tout autre ordre. Un acte de justice qui semble porter en lui-même une dimension d'injustice. S’il est juste de récompenser tous ceux qui ont accompli par obéissance leur devoir, est-il juste de ne récompenser par tirage au sort que quelques uns ? Doit-on penser qu’un acte de justice, quel qu’il soit, est en lui-même toujours incomplet ? Doit-on croire qu’aucune justice n’est parfaitement juste et ne peut pas l’être, soit parce que le principe sur lequel cette justice s’appuie est imparfait, incomplet, insuffisant, soit parce que le hasard peut aussi jouer un rôle dont on ne peut a priori prévoir les effets. En bref la justice humaine ne peut en principe être juste et parfaite : elle est parcellaire, limitée et faillible. Il est donc clair que ces trois degrés nous conduisent à méditer sur la notion de justice. Par ailleurs que recouvre la notion de « juste récompense » pour un franc maçon ? quand une sentence du 11ème grade affirme : Les FF :. dignes reçoivent tôt ou tard leur juste récompense. Cette déclaration, en apparence toute simple, mériterait une longue réflexion. L’humilité est en fait la valeur fondamentale de la classe des Elus. Le tirage au sort associe dans son principe égalité, justice et humilité par des liens étroits.. Et cette valeur est à nouveau affirmée au 11ème degré car là, notre devoir est d’accepter d’être tiré au sort pour être récompensé, ou ne pas l’être, alors que nous avons accompli les mêmes épreuves avec succès. Nous nous éloignons ici de la notion de mérite qui est dû, et qui doit déboucher sur une reconnaissance identique. Nous sommes ici sur le plan initiatique et non dans le monde profane. Et l’on peut se demander où se situe la vraie récompense ? Ne va-t-elle pas à ceux à qui aucune récompense matérielle n’est donnée, mais qui bénéficient d’une épreuve supplémentaire pour progresser sur la voie initiatique par un travail plus profond encore sur leur ego, mis ici à rude épreuve ? Peut-être est-ce cela la vraie récompense ? Quant aux douze FF :. choisis par le sort pour participer au grand chapitre, ils sont appelés à d’autres tâches, notamment, non plus à continuer la construction du temple interrompu au 9ème grade mais à prélever l’impôt au nom de Salomon : ils ne sont plus des constructeurs, mais des gestionnaires.

Sentences du 11ème grade : Il faut distinguer les meilleurs pour les charger du gouvernement des hommes. Les FF :. dignes reçoivent tôt ou tard leur récompense. L’ordre et l’équité étant ainsi assurés, la construction du Temple, c’est-à-dire l’organisation de la société humaine, se poursuivra dans la sérénité.

12e degré dit Grand Maître architecte

Avec les grades du 9ème, 10ème et 11ème degrés trois thèmes ont été développés, qui concernaient : la vengeance avec le 9ème la justice avec le 10ème la récompense avec le 11ème Les trois mauvais compagnons ont été retrouvés et punis et les maîtres qui les avaient recherchés et avaient accomplis l’œuvre de justice demandée par Salomon ont été récompensés. La légende qui concerne le 12ème degré se rapporte à la désignation du successeur d’Hiram. Le roi Salomon aurait créé ce grade pour récompenser ceux qui ont donc surmonté les épreuves de la classe des Elus, et nous avons vu que symboliquement ces épreuves étaient particulièrement difficiles. Selon la légende, Salomon fonda une grande Ecole d’Architecture dont les élèves se recrutèrent dans le monde entier. Ils y acquirent les principes qui devaient régénérer l’Humanité. Cette école était destinée à ceux qui, ayant surmonté les épreuves de la classe des Elus, conduiraient les travaux du temple, et aussi encourageraient les vrais maçons dans le progrès de l’Art Royal. C’est ainsi qu’il créa ce grade sous le titre de Grand maître Architecte. Ce 12ème degré est un degré de consécration, il définit la fin de la lignée des Maîtres, comme le 14ème degré consacre la fin de la lignée des Elus. Les principes acquis dans cette école sont de deux ordres : - le perfectionnement scientifique et technique, grâce à l’acquisition de connaissances qui seront confrontées à l’épreuve de la réalité. Le grade de Grand Architecte est tout particulièrement celui du symbole commun à tous les degrés de la Maçonnerie. C’est le symbole de la construction du Temple de Salomon. Concrétisé dans le Temple maçonnique, il est havre de réflexion, de paix et de fraternité.  Mais comme symbole de l’humanité dans son perpétuel devenir et sa marche vers plus de perfection, ces principes sont également moraux. Le Temple est aussi le symbole de l’Univers dans son infinitude. L’homme qui en est à la fois image et partie, tente d’en percer le mystère et, par là, son propre mystère à la recherche d’une plénitude pressentie mais indicible. C’est pourquoi il devra confronter ses propres valeurs morales à celles des autres hommes. Pour cela, il devra bien prendre conscience que sa définition du bien et du mal, inculquée depuis sa tendre enfance dans le cadre d’une société délimitée, peut quelque peu diverger de la définition que peut adopter une autre société, fondées sur d’autres valeurs. La question se posera alors : y-a-t-il des principes moraux qui régissent l’universalité des hommes ? Y-a-t-il des principes universels qui transcenderaient les sociétés, les religions, les modes de vie, l’espace et le temps ? Il devra donc mener une réflexion sur l’éthique et s’interroger, comme le suggère Spinoza sur cet effort, sur cette volonté d’agir pour « persévérer dans son Etre », et en même temps d’agir pour « augmenter sa puissance d’exister ». Ainsi, la reconnaissance aujourd’hui universelle de lois scientifiques, externes, ne suffit-elle pas à atteindre la perfection. Le Temple est aussi le symbole de l’Harmonie que nous devons réaliser en nous-mêmes. Et pour ce faire, c’est notre for intérieur qui est mis à l’épreuve de l’acceptation de l’autre, c’est-à-dire de la tolérance. Cette vertu-là ne s’apprend pas. Elle s’initie en nous-même en même temps qu’elle nous initie. Au passage, on peut remarquer que c’est la première fois au cours d’un rituel d’ouverture des travaux que l’on ne demande pas de s’assurer si le temple est couvert. Toute la problématique du secret maçonnique est ici présentée car la garantie de notre secret « réside dans notre science même » qui n’est en fait accessible qu’à celui qui en a l’intelligence et qui a accompli les travaux préalables nécessaires. Donc au 12ème degré nous n’avons pas à nous mettre à couvert. Notre science nous protège. Et si quelqu’un venait à nous comprendre et à percer nos secrets, ce serait fort bien car cela ferait un G :.M :.A :. de plus. Le secret maçonnique est abordé de façon positive comme une chose aussi à partager avec ceux qui en ont la compétence et le désir.

Morale du grade : Le M :.A :. doit posséder les vertus et les sciences qui forment la base de toute perfection.

Sentences du 12ème grade : Au savoir architectural et scientifique le Grand Maître Architecte se devra d’ajouter l’application des principes moraux qui régissent l’universalité des hommes. Les obstacles sur la voie de la perfection ne sont pas seulement extérieurs, mais intérieurs et vous ne serez jamais initiés que par vous-même.

Résumé : Le 11ème grade est celui de « Sublime Chevalier Elu ». Mais s’il n’est pas élu par les hommes, il l’est probablement par une force supérieure puisqu’il est désigné par le sort parmi ceux qui ont accompli leur devoir. Cependant cette vocation qui l’extrait des constructeurs pour en faire un gestionnaire demeure une nouvelle épreuve sur la voie initiatique au regard de ceux qui devront en vivre une autre, n’étant pas récompensés d’avoir obéi.Le 12ème degré est celui de « Grand Maître Architecte ».C’est un degré de consécration qui définit la fin de la lignée des Maîtres. Pour ce faire, il devra suivre les enseignements de la Grande Ecole d’Architecture qui lui procureront non seulement la science la plus avancée mais également la vertu la plus initiatique : celle de l’acceptation de l’autre.

Source : http://emsomipy.free.fr/

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