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Hauts Grades

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Les séphirots

5 Juillet 2007 , Rédigé par Rite de Misraïm Publié dans #hauts grades

Nous voici donc conduits à cet Infini dont le nom hébreu, EN SOPH, vous a été révélé. Vous connaissez aussi "MALKUT", ou le Royaume dont vous êtes Maîtres, puisque vous le circonscrivez avec votre compas mental. Mais est-il possible de relier le Fini à l'infini, le concret à l'abstrait, MALKUT à EN SOPH ?  

 

Vous savez comment nos prédécesseurs de l'Antiquité ont résolu la question puisque vous avez traversé les neuf voûtes cabalistiques, dont chacune est caractérisée par le nom d'une des Séphiroths. Nous ne pouvons ici vous enseigner en détail la doctrine des Séphiroths, mais nous allons vous exposer quelques notions pour orienter vos méditations. 

 

Frère Gardien de le Tour, qui, pour veiller à notre sécurité, observez le monde extérieur, veuillez nous dire ce qu'on peut penser à propos de la dixième séphire MALKUT ? 

 

Le Frère Gardien.

Ce mot signifie Royaume. Or l'Homme est le Roi de tout ce qui est à sa portée: II est le Régent de l'Univers. Mais le domaine de notre activité n'est qu'une immense fantasmagorie que l'Initié ne doit pas confondre avec la Réalité Vraie. Celle-ci ne tombe pas sous les sens et le Sage doit s'appliquer à chercher ce qui se dissimule derrière les apparences.  

 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître.  

 

Que nous direz-vous à propos de JESOD ?  

 

Le Frère Gardien.  

 

Jesod, la 9ème séphire, signifie Base ou Fondement. Tout objet Perceptible, comporte des éléments qui échappent à notre perception, et qui sont coordonnés entre eux selon un plan invisible, mais concret d'après lequel les êtres se construisent. Lorsque les Maîtres travaillent sur la planche à tracer, ils agissent sur ce Plan, c'est-à-dire que leur action s'exerce sur Jesod, base ou fondement de ce qui doit prendre corps.  

 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître.  

 

Frère Second Grand Surveillant, vous qui représentez Mahabon, le plus zélé des Maîtres de son temps, ami d'Hiram-Abi, veuillez nous éclairer sur la signification de HOD.  

 

Le Second Grand Surveillant.  

 

HOD, huitième Séphire évoque la gloire du Grand Architecte de l'Univers. Si les Francs‑Maçons travaillent, à cette gloire, ce n'est pas pour rendre hommage à un Être Suprême qui serait forcément au-dessus de toute glorification. La Gloire resplendissante désignée par Hod s'identifie avec la Logique, l'Ordre, la Coordination, la Loi, qui assurent le fonctionnement régulier de tous les rouages de l'organisme universel. Pour travailler à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers, il ne s'agit donc pas de chanter ses louanges, mais de remplir fidèlement le rôle qui nous est assigné par la destinée. Que chacun accomplisse sa tâche particulière et qu'il fasse scrupuleusement son devoir, afin de donner la note qui lui est demandée dans le concert de l'harmonie universelle.  

 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître.  

 

Frère Premier Grand Surveillant, vous qui représentez ici Adoniram, Chef des tribus chargées de couper les cèdres sur les flancs du mont Liban, comment interprétez-vous NETSAH, désignation de la 7ème Séphire ?  

 

Le Premier Grand Surveillant.  

 

Ce mot signifie Victoire ou Triomphe; or pour vaincre ou triompher, il faut s'associer à l'évolution et à la marche du Progrès, dont il importe de se faire l'agent actif ; NETSAH, forme avec HOD et JESOD, le ternaire dynamique de l'arbre des séphiroth ; NETSAH représente le principal générateur ou directeur du mouvement du travail universel ; HOD est la loi selon laquelle s'opère l’œuvre constructive ou l'organisation universelle ; JESOD, enfin, figure le plan déterminé de ce qui doit se faire, le type constructif destiné à s'objectiver.  

 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître.  

 

Pouvez-vous également nous indiquer le sens du mot TIPHERETH ?  

 

Le Premier Grand Surveillant.  

 

TIPHERETH, sixième Séphire signifie Beauté, et nous rappelle que le Beau, qui s'impose à nous, doit nous inspirer dans l'accomplissement de nos aspirations et la réalisation de notre Idéal. Ne craignons pas de désirer le mieux, fortifions notre désir, rendons le profond afin qu'il parte du plus intime de notre être. Sachons rêver avec ferveur, construisant en rêve ce dont nous désirons ardemment la réalisation pratique. N'oublions pas que les plus grandes choses sont nées de l'imagination d'un rêveur.  

 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître.  

 

Frère Second Grand Surveillant, veuillez nous parler de GEBURAH, PEC'HAD ou DIN, noms attribués à la 5ème Séphire ?  

 

Le Second Grand Surveillant.  

 

GEBURAH se traduit par Rigueur, Sévérité. PEC'HAD par Punition, Crainte, et DIN par Jugement.  

 

Tous ces mots font allusion à la nécessité d'être maître de soi-même. L'Homme n'est vraiment libre que s'il sait se gouverner et se dominer. De même que les richesses laborieusement accumulées ne doivent pas être dépensées inconsidérément, il appartient au sage d'économiser les forces dont il dispose. La vie échappe à qui ne sait la retenir; elle reste au service de qui la condense en soi, pour la mettre ensuite en œuvre à bon escient.  

 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître.  

 

Frère Second Grand Surveillant veuillez nous indiquer le sens de C'HESED ou GEDULAH.  

 

Le Second Grand Surveillant.  

 

Le nom de la 4ème séphire, C'HESED signifie grâce, miséricorde, on l'appelle aussi GEDLLAH qui signifie grandeur, magnificence. Au ternaire dynamique constitué par NETSAH, HOD et JESOD, se superpose un ternaire animique dans lequel C'HESED correspond au principe qui donne et répand la vie, alors que GEBURAH administre la vie donnée, et que TIPHERETH nous montre la Beauté comme le résultat de l'activité vitale ou animique.  

 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître.  

 

Frère premier Grand Surveillant, que direz-vous de BINAH ?  

 

Le Premier Grand Surveillant.  

 

BINAH, 3éme séphire signifie intelligence, compréhension. C'est la faculté qui conçoit les idées. Elle a été comparée à une Vierge Mère enfantant les images originelles des choses. C'est une faculté féminine ou réceptive. C'est elle qui revêt l'idée pure d'une forme, grâce à laquelle elle devient exprimable, après avoir été formulée. Toute idée doit se refléter dans l'imagination. Le Penseur n'imagine pas en vain. II peuple l'ambiance mentale d'images destinées à être recueillies par les intelligences réceptives. Les idées ont besoin d'être semées, même si les hommes qui les sèment ne sont compris que dans un avenir plus ou moins lointain.  

 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître.  

 

Frère Grand Orateur, vous qui avez pour mission de faire prévaloir ici la saine raison et la pure logique, quelle idée nous donnerez vous de C'HOCHMAH ?  

 

Le Frère Grand Orateur.  

 

La deuxième séphire, C'HOCHMAH, c'est la sagesse, le verbe. C'est la Pensée créatrice, ce suprême rayon de la Lumière universelle qui éclaire tout homme venant en ce monde. Cette Lumière brille en chacun de nous dés que nous avons su rendre transparentes les écorces corporelles qui tendent à l'obscurcir. Les purifications initiatiques font tomber le bandeau qui dérobait à notre vue la clarté de notre lumière intérieure. L'Initié bénéficie d'une Illumination produite par l'éclat de sa propre raison, rendue plus active, plus consciente d'elle-même et mieux mise en rapport avec C'HOCHMAH, source centrale de toute sagesse et de toute raison.  

 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître.  

 

Quand à la Première séphire, KETHER, la Couronne, c'est la Cause Première, inconcevable pour l'esprit humain. Mais à qui revient le droit de s'identifier à CE QUI EST, à ce qui possède L'ÊTRE EN SOI ? Aucun d'entre nous ne peut dire : JE SUIS puisque nous n'apparaissons que pour disparaître. Nous concevons cependant un principe possédant l'Être en soi, c'est l'ÊTRE ETANT, que les cabalistes représentaient par le mystérieux tétragramme inscrit sur la pierre d'agate devant laquelle vous avez été conduits. Il ne m'appartient pas de vous révéler ici toute la portée de ce mot ineffable. Rappelez-vous simplement que ce mot sacré, qui ne doit pas être prononcé se compose de quatre lettres ( IOD, HÉ, VAU, HÉ ).  

 

Le IOD initial évoque le Principe Créateur, cause agissante, concevant et commandant. Le premier HÉ, c'est l'émanation qui rayonne d'un point central pour remplir l'espace. II correspond au travail, à la vie ou à l'opération envisagée en elle même. Le VAU figure le rapport qui relie la Cause à l'Effet.  

 

Le second HÉ manifeste le résultat de l'action, le travail effectué et s'effectuant, la création en voie d'accomplissement.

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Instructions

2 Juillet 2007 , Rédigé par Rituel de Patriarche des Vedas(RAPMM) Publié dans #hauts grades

Vous avez maintenant entendu, par la voix de nos Illustres Patriarches, les principales doctrines des trois grandes religions d' Orient. Elles vous ont été données de façon impartiale, sans aucun argument pour ou contre. C' est     l' unique manière par laquelle un tel sujet peut être abordé. Le but de ce degré n' est pas de faire un plaidoyer minutieux pour chacun de ces credos, mais de montrer à nos Frères combien la religion, comme l' histoire, se répète continuellement.  

 

Il n' y pas, et il n' a jamais été, une seule religion, qui n' ait emprunté quelque partie de sa doctrine d' une plus ancienne. Bien sûr nous reconnaissons les plus anciens Patriarches qui vénérèrent Dieu de la plus primitive façon, mais toujours, depuis que des formes de culte et de prière sont apparues, les mêmes idées, les mêmes dogmes, les mêmes préjudices, plus ou moins modifiés, ou les mêmes formules ont pu être retrouvés et identifiés à travers les dernières élaborations du plus récent imposteur comme du plus récent prophète. 

 

L' idée d' un Etre suprême est commune à toutes les religions, même si elles ont dévié vers le polythéisme ou le culte des idoles. Le Para-Brahma des Hindous, l' Intelligence éternelle des Bouddhistes, le Zeruane Akerene des anciens Perses, le Principe suprême flottant à la surface des eaux obscures de la mythologie des anciens Scandinave, le Belus des Chaldéens, le Ulomos – ou El Om Os – Dieu éternel, doué de raison et conscient des Phéniciens, le Kneph des Egyptiens, le Virococha des Mexicains, sont tous identiques et représentent le Dieu des Juifs, des Chrétiens ou des Musulmans.  

 

Chaque religion définit une dialectique entre le Bien et le Mal, Dieu et Satan, Brahmâ et Moisasur, Ormuzd et Ahriman, Belus et Moloch, Osiris et Typhon, Vitzliputzli et Tezcatlipoca. Toutes ont leur paradis et leur enfer, et spécifiquement trois définissent un purgatoire, les Catholiques romains, les Egyptiens et les Parsis. Les Brahmines ont leur Trinité dans l' Unité comme les Chrétiens. Ces trois sont symbolisés par l' or, l' argent et le fer, ou les trois sommets du Mont Meru. Dans les mystères brahmaniques, les Mystagogues – ou Initiateurs aux Mystères sacrés – représentaient Brahmâ, Vishnu et Shiva, ou le Soleil au Levant, au Midi et au Couchant.  

 

Le nombre quatre est commun à toutes – les quatre éléments, les quatre saisons, les quatre points cardinaux, Nord, Sud, Est et Ouest, et presque inutile d' en multiplier les exemples, la grotte d' Elephanta est ainsi supportée par quatre piliers massifs. Le nombre sept apparaît tellement fréquemment dans toutes les religions et cérémonies qu' il semble aisé d' en conclure qu' il est un lien entre elles. Commençons par les sept jours de la semaine, et les sept Planètes des Anciens. Les Rabbis juifs décrivent sept enfers et leur ont donné un nom. Les Musulmans croient en sept enfers et sept paradis. Zoroastre dit qu' il y a sept classes de Démons. Il y a sept divinités chez les Goths, les sept Pléiades, les sept Hyades, les sept Titans et Titanides, les sept Héliades des anciens Grecs, les sept Cabiri des Phéniciens, les sept fols de Ptah à Memphis, et les sept grands et les sept moindres Dieux, les sept Amschaspands des Parsis, les sept Manus, les sept Pitris, les Rishis ou Sages du peuple Aryen, le corps de Bacchus a été découpé en sept morceaux par les Bacchantes, il y avait sept Temples sacrés en Arabie, sept lampes dans le Temple de Bactriane. Le nom de la femme de Thot est Sfkh, Sabah pour les Hébreux, ce qui veut dire sept. Son symbole est sept rayons, ou cinq rayons et deux cornes, allusion aux cinq planètes plus le Soleil et la Lune, par lesquels les fêtes et les saisons sont ordonnées, et laquelle Philo Herennius de Byblos a qualifié " d' objets sans conscience à travers lesquels les créatures douées de raison sont conçues, appelés Zophasemin, ou Gardiens du Paradis ". Je pourrais encore citer des milliers d' exemples de son universalité. Pour les lecteurs de la Bible il est inutile de faire mention de sa perpétuelle récurrence en relation avec les plus importants évènements. Le nombre douze est de façon identique rencontré dans tous les Rites religieux, les Egyptiens avaient douze Dieux zodiacaux, les Scandinaves avaient douze Prêtres, et Jésus douze disciples.  

 

Il est remarquable que maintes institutions et cérémonies tant des Bouddhistes que de l' Eglise Catholique Romaine sont si voisines qu' elles paraissent identiques, mais comme la religion de Bouddha est huit ou neuf cents ans plus ancienne que cette dernière Eglise, comment pouvons nous simplement croire à une mystérieuse coïncidence ?  

 

Une grande proportion des Bouddhistes sont persuadés que leur prophète est né d' une vierge, et les Parsis affirment que Zoroastre est né en état d' innocence, sans péché, qu' il se mit à parler sitôt venu au monde, et était gardé par des anges dans son berceau. Dans les temples de Fo, ou Bouddha, en Chine, il y avait toujours, placée sur une arche, un tableau de Shinto, la sainte mère, avec un enfant dans les bras. La tête de la femme est surmontée d' un rayon de gloire, et des lumière restent continuellement allumées devant elle. Dire que toutes ces merveilleuses coïncidences sont le seul résultat du hasard est une insulte à  l' intelligence humaine. Je pourrais encore montrer d' autres aussi surprenantes ressemblances entre les religions, comme, par exemple, l' usage d' eau bénite, ou de feu pendant les cérémonies, depuis l' époque où Caïn et Abel offraient des sacrifices au Seigneur, jusqu' à l' utilisation de cierges de cire ou d' encensoirs par l' Eglise catholique, mais garder votre attention éveillée pour cela deviendrait à la longue inutile. Illustre frère, puissent tous les bienfaits combinés des religions que nous avons évoquées combler votre cerveau aujourd' hui et pour toujours. Souvenez vous, ne condamnez jamais sans avoir entendu ! Examinez, réfléchissez et tolérez ! Vous êtes maintenant suffisamment éclairé par cette instruction des trois derniers degrés pour appréhender leur application et établir la relation entre les différents mystères d' Orient et d' Occident, et vous pourrez dorénavant être à même de considérer la grande valeur de la Maçonnerie    d' être un système universel. Nos prochains Rites vous instruirons dans ces magnifiques cérémonies qui sont appelées les Petits et les Grands Mystères des Prêtres de l' ancienne Egypte, dédiés au culte d' Isis et d' Heresi ou Osiris.

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Le Zend Avesta

2 Juillet 2007 , Rédigé par RAPMM Publié dans #hauts grades

Le Zend Avesta est le Livre sacré des anciens Perses et des actuels Parsis. Il enseigne que Zervane Akenere, ou le temps incréé, donna naissance à deux Divinités nommées Ormuzd et Ahriman, de deux natures foncièrement différentes, l' Une étant le fruit de la foi, et l' Autre celui de l' incrédulité. Ormuzd est Dieu de lumière et de bonté, demeurant dans un monde radieux, et créateur des anges glorieux et de toutes les choses indispensables au profit et au bonheur de l' humanité, tandis que Ahriman est esprit  d' obscurité et de malheur, et le créateur des anges maléfiques et de toute chose qui peut nuire aux hommes, détruire l' humanité et contrarier les plans d' Ormuzd Ainsi, entre ces principes opposés de lumière et d' obscurité il y a une bataille permanente pour la suprématie. Finalement    l' empire d' Ormuzd sera établi et Ahriman et ses troupes seront pardonnés, et tous connaîtront le bonheur éternel. L' homme déchu par le péché originel est exposé à la tentation d' Ahriman et les Devas, les esprits du Mal. Mais Ormuzd et son armée d' anges restent constamment en éveil pour le sauver de ce pouvoir malin. L' intercesseur pour cette entreprise est Mithra qui était né dans une caverne creusée dans le rocher. C' est ici l' occasion d' exposer une allégorie persane : Ormuzd a été créé de pure lumière, et Ahriman, au contraire, de plus sombre obscurité. Ormuzd a créé six Divinités bénéfiques semblables à Lui-même, et Ahriman, six Divinités maléfiques. Puis Ormuzd en fit vingt-quatre autres qu' Il plaça dans un œuf. Mais Ahriman en fit un nombre égal qui brisa l' œuf. C' est de cette façon que fut créé le monde avec son mélange de bon et de mauvais. Les vingt-quatre Divinités bénéfiques sont les douze mois de l' année, répartis en quinzaines de jours, et symbolisent le déclin puis la croissance de la Lune, comme c' était l' usage chez les Indiens et les Romains. L' Avesta insiste auprès des croyants pour la prière, la charité et la résistance à la tentation, l' obéissance aux lois du gouvernement et le soin dans le travail de la terre. Zoroastre n' est pas l' auteur du Zend Avesta, ni le fondateur de cette religion, mais Il en fut à la fois le plus grand exégète, réformateur et prophète. Il a été aussi créateur des mystères perses, qui furent assimilés à ceux de Memphis, dont Zoroastre fut un adepte.
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Brahmâ

2 Juillet 2007 , Rédigé par Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraim Publié dans #hauts grades

Il y a plusieurs millions d' années, quand il n' y avait ni la terre, ni le soleil ni les étoiles, et que seule était la matière indistincte, existait déjà de toute éternité l' Etre suprême, non créé, invisible  et incognicible, sans forme et pourtant occupant l' ensemble de l'espace infini. Cette âme universelle fut le germe de tout ce qui s' est depuis développé, la matrice qui contenait un modèle de toutes choses. Ainsi tout ce qui existe maintenant est l' émanation archétypale et l' image de ce Dieu incognicible. Par l' effet de Sa seule volonté la Terre, le Soleil, les éléments et toutes les énergies de la nature virent le jour.

Ce Créateur, dont la gloire est si grande et dont  il ne peut être fait aucune description, est appelé Sat en sanskrit, ce qui veut dire Celui qui est, Swayambhu, Celui qui s' est créé par Lui-même, Nervi Kalpa, Celui qui est Incréé, Av Yaka, Celui qui est Invisible, As Hariri, Celui qui n' a pas de corps, et Brahm ou l' espace infini, déterminant la forme des choses mais pas forme Lui-même, ou esprit opposé à la matière.

De Son cerveau, ou de Sa volonté, jaillit Brahmâ, appelé aussi Pita Maha, ou le Père de toutes choses, Prajapati, ou Seigneur des existences, Dhatra ou le Géniteur, le principe mâle, Lokapurwayas ou le premier-né des êtres, Surasvara, ou les Seigneur des Divinités. Et à Lui, Para-Brahma, ou Brahm, la cause primordiale, transmit tous Ses pouvoirs et retourna à sa condition première d' éternité et de béatitude. Le Livre de Manu dit : " Après avoir créé l' univers, Lui, à Qui la notion de pouvoir est incompréhensible, disparut à nouveau absorbé par l' Âme suprême. S' étant retirée dans les ténèbres primitives, la Grande Âme demeura avec l' inconnaissable et fut vide de toute forme. C' est ainsi, par une alternance de veille et de repos, que l' immuable Principe, cause que toutes les créatures vivent et meurent, est successivement actif puis inerte. "

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Légende d'Hiram

2 Juillet 2007 , Rédigé par RITE IRLANDAIS Publié dans #hauts grades

Le Volume de la Sainte Loi nous apprend qu’un jour, David, roi d’Israël, assis dans son palais, réfléchissait à l’avenir de son peuple. Il lui vint à l’esprit que si lui, le roi, habitait un palais magnifique fait de bois de cèdre, l’Arche d’Alliance et la Shekinah, qui représentaient la présence de JEHOVAH, n’avaient pour abri que le tabernacle, une cons truction mobile en forme de tente. Le Roi jugea que ce n’était pas bien ni convenable. Il décida de bâtir un Temple magnifique pour abriter l’Arche comme il le faut, où la Gloire du Seigneur pourrait résider pour l’éternité. Il dressa donc les plans du futur bâtiment et donna des instructions pour rassembler de grandes quantités d’or, d’argent, de pierres précieuses et d’autres choses semblables. Mais le prophète Nathan lui rapporta la parole du Seigneur: lui, le roi, ne pourrait entreprendre cette tâche, car il avait fait la guerre et ses mains étaient tachées de sang. Ce serait son fils, Salomon, qui aurait la charge de réaliser cette œuvre quand il monterait sur le trône d’Israël. Le Roi David se soumit à la volonté du Tout-Puissant et, à son heure, rejoignit ses pères. La quatrième année du règne du roi Salomon, le pays d’Israël était en paix, car il avait depuis quelque temps soumis les nations belliqueuses vivant à ses fron tières. Le roi Salomon n’avait pas oublié la promesse de son père, ni celle du Tout-Puissant, et il se prépara à construire le Grand Temple. Les Israélites étaient un peuple de paysans et de bergers, et il possédait peu l’art de construire. Salomon, qui n’ignorait pas cela, savait bien qu’il serait nécessaire de chercher de l’aide en dehors de son royaume. Le roi Hiram de Tyr avait été l’ami de son père David, en l’aidant à construire son palais car, à cette époque, les Phéniciens étaient connus pour leurs compétences comme architectes et comme bâtisseurs. Le Roi Salomon se résolut à joindre le roi Hiram de Tyr pour lui demander son aide. Lorsque le roi Hiram reçut les messagers du roi Salomon et qu’il entendit sa demande, il promit avec joie de faire tout ce qu’on lui demandait, en raison de l’amitié qu’il avait eue pour le roi David. Il commanda alors à ses serviteurs d’aller dans les forêts du Liban, et d’y couper des cèdres, qui furent convoyés par mer en radeaux, jusqu’au port maritime de Jaffa, qui était le port le plus proche de Jérusalem. Le roi Hiram envoya aussi des Ouvriers expérimentés pour couper et pour tailler le bois et, aussi, pour préparer les pierres de la future construction et enseigner cet art aux hommes d’Israël. En retour, le roi Salomon livrait au roi Hiram du blé, de l’huile et du vin. Le nombre d’ouvriers employés à la préparation de la construction était de 153 000, et le roi Salomon trouva plus sage d’avoir un homme qui ferait office d’Architecte en chef, ou d’Inspecteur, pour diriger les travailleurs et voir comment le travail avançait selon les plans. Il demanda de nouveau aide et conseil au roi Hiram, et celui-ci lui envoya un homme qui se révéla, à ce poste, capable et compétent dans tous les domaines. Cet homme s’appelait aussi Hiram, et c’était un ouvrier habile et d’expérience. On le connaissait comme le «fils de la veuve». Son père était Tyrien et sa mère une Israélite de la tribu de Nephtali. Cet Hiram était très respecté par le roi Hiram de Tyr, qui lui avait donné le titre de «ABIF», marque de respect signifiant «mon père». Les travailleurs furent divisés en trois classes, ou grades. D’abord, ceux qui faisaient les tâches les plus rudes, comme couper les arbres et la pierre; ensuite ceux qui étaient un peu plus expérimentés et qui façonnaient les matériaux à la forme et à la taille voulue; enfin, les Maîtres Ouvriers, ou Inspecteurs, amenaient les matériaux à leur place dans la construction. On préparait tout le travail de sorte que le bois, comme la pierre, prenait sa place sans qu’on entendît le son d’une hache ou d’un marteau, et qu’on n’utilisât un outil de fer. Lorsque nous lisons cette Légende, nous donnons des noms modernes à ces trois grades, et nous parlons d’Apprentis, de Compagnons et de Maîtres Maçons. Le roi Salomon, le roi Hiram et Hiram Abif s’établirent, sur cette vaste multitude de travailleurs, comme ce que nous pourrions appeler des «Grands-Maîtres». Ils faisaient office de Cour d’Appel, pour régler les différents et les problèmes qui pouvaient surgir entre les travailleurs. Pour montrer leur autorité, chacun d’eux portait sur la poitrine une Équerre d’or. Les salaires des ouvriers étaient payés comme suit: pour le premier grade, les Apprentis, en nature, blé, huile, etc.; pour le deuxième grade, les Compagnons, en partie en nature, et en partie en numéraire; et pour le troisième grade, les Maîtres Maçons, entièrement en numéraire. On comprend ainsi aisément que les premier et deuxième grades avaient l’ambition naturelle d’acquérir aussi vite que possible l’expérience qui leur permettait de passer au grade supérieur de Maître Maçon, pour recevoir un salaire plus élevé. On attribua un mot secret à chaque grade d’ouvriers, mot que ceux-ci devaient donner aux trésoriers lorsqu’ils venaient pour être payés, ce qui était fait selon leur grade. Le roi Salomon, le roi Hiram et Hiram Abif avaient une telle estime pour le grade de Maître Maçon, qu’ils se promirent solennellement ceci: le mot secret de Maître Maçon ne pourrait être communiqué qu’en leur présence, à un ouvrier, lors de son accession à ce Grade. La construction tirait à sa fin, et quinze ouvriers parmi les Compagnons eurent la crainte de ne pas accéder au Grade de Maître Maçon, avant que le Temple ne soit fini. Ils formèrent un complot pour trouver le mot secret du Maître Maçon, et trois d’entre eux, plus résolus et plus déterminés, déclarèrent qu’ils étaient prêts à commettre un meurtre, si cela leur permettait d’obtenir ce qu’ils convoitaient. Les douze autres quittèrent le complot, car ils n’étaient pas prêts à aller jusque là. À l’heure où le soleil est à son Méridien, les ouvriers avaient l’habitude de se reposer, pour prendre leur repas de midi. Hiram Abif passait cette heure de calme et de repos à l’intérieur du bâtiment en partie terminé, pour y méditer. Les trois conspirateurs connaissaient cette habitude, et ils savaient que le Grand-Maître était ainsi seul et coupé de l’ensemble des ouvriers. Ils estimèrent qu’il était bien celui à qui ils devaient parler, pour obtenir à tout prix ce qu’ils convoitaient si ardemment. Ils s’armèrent de lourds instruments, l’un d’une Règle de vingt-quatre pouces, l’autre d’une Équerre et le troisième d’un Maillet, et ils se mirent en attente à l’extérieur des portes de la cour du Temple, l’un à la porte du Midi, l’autre à la porte de l’Occident et le troisième à la porte de l’Orient. Lorsque Hiram Abif voulu quitter les abords du Temple par la porte du Midi, il se trouva face au premier conjuré qui lui demanda le mot secret du Maître Maçon. Le Grand-Maître lui expliqua que lui-même n’avait pas reçu le mot de cette manière et, donc, qu’il ne pouvait pas le lui communiquer. Il encouragea l’Artisan à continuer à travailler avec patience et zèle et que, sans nul doute, il recevrait sa récompense en temps voulu. Contrarié de ne pas avoir obtenu ce qu’il cherchait, le conjuré porta un coup à la gorge du Grand-Maître avec la Règle de vingt-quatre pouces. Effrayé par une attaque aussi brutale, le Grand-Maître ferma aussitôt la porte et chercha à fuir par la porte d’Occident, mais il y trouva le deuxième conjuré qui lui demanda, de la même manière, le mot secret du Maître Maçon. Hiram Abif lui fit des remontrances, et l’incita à ne pas chercher à obtenir ce qu’il désirait par des moyens aussi brutaux et aussi coupables. Furieux de ce refus, le conjuré le frappa au sein gauche, avec son Équerre. Le Grand-Maître ferma rapidement la porte d’Occident, et se dirigea vers la porte d’Orient pour s’échapper enfin. Mais, en traversant la cour, il fut prêt de s’évanouir, à cause de cette double . Arrivé à la porte d’Orient, il fut abordé par le troisième conjuré qui exigea de lui le mot secret du Maître Maçon, avec brutalité. Le Grand-Maître, toujours ferme dans son engagement, refusa de lui donner ce qu’il cherchait, et lui dit: «Ce n’est pas ainsi que je l’ai reçu, et je mourrais plutôt que de le révéler irrégulièrement». À cette réponse, le conjuré leva le lourd Maillet et frappa violemment le Grand-Maître au front, en disant: «Meurs, donc!». Constatant que le Grand-Maître était mort, les conjurés enlevèrent le corps et l’enterrèrent sommairement. Puis, ils s’enfuirent loin de Jérusalem. L’absence d’Hiram Abif plongea les ouvriers dans la confusion, car plus aucune instruction ne leur arrivait. Les douze ouvriers qui s’étaient retirés du complot initial, craignant que le Grand-Maître n’ait été mis à mort par les trois conjurés, se présentèrent devant Salomon pour lui dire ce qu’ils craignaient. Le roi Salomon ordonna immédiatement que des équipes partent pour trouver une piste ou obtenir des nouvelles de ce qui avait pu arriver au Grand-Maître et, aussi, pour trouver les meurtriers. On devait lui amener ces hommes, si on les trouvait. Trois équipes de recherche se mirent en route. L’une partit vers le Midi, et revint au bout de quelques jours, sans avoir rien trouvé. Une deuxième équipe partit vers l’Occident, et parvint finalement à la côte, à Jaffa, mais là, elle abandonna tout espoir, craignant que les assassins n’aient fui le pays par bateau. Pendant que les hommes réfléchissaient sur la conduite à tenir, ils entendirent, à leur grande stupéfaction, des voix qui semblaient venir du sol. Après avoir mieux cherché, ils découvrirent que les sons provenaient d’une grotte donnant sur la plage. En écoutant attentivement, ils entendirent une voix qui disait: «Malheur à moi! Que n’ai-je eu la gorge tranchée, la langue arrachée à la racine et enfouie dans les sables de la mer, à marée basse et à une encablure du rivage, là où le flux et le reflux se produisent deux fois en vingt-quatre heures, plutôt que d’avoir conspiré contre notre bon et généreux Grand-Maître». Une deuxième voix s’exclamait: «Malheur, malheur à moi! Que n’ai-je eu le sein gauche ouvert et le cœur arraché, et jeté aux rapaces de l’air, plutôt que d’avoir conspiré contre notre bon et généreux Grand-Maître». Et la troisième voix s’exclamait encore: «Malheur, malheur, malheur! Que le malheur soit trois fois sur moi! Que n’ai-je eu le corps coupé en deux, les entrailles arrachées, et le corps réduit en cendres et dispersé aux quatre vents de l’espace, pour qu’aucune trace d’un être aussi vil ne subsiste, car c’est ma main droite qui a porté le coup qui a tué notre bon et généreux Grand-Maître». Entendant ces mots, qui étaient une confession, les hommes de l’équipe se précipitèrent dans la grotte où ils trouvèrent les assassins. Ils les maîtrisèrent, les ligotèrent et les conduisirent devant le roi Salomon, qui ordonna que les châtiments qu’ils avaient invoqués leur soient appliqués avec la plus grande rigueur. La troisième équipe, après des recherches infructueuses, revint enfin à Jérusalem. Les hommes se reposèrent un moment, en réfléchissant à ce qu’ils allaient dire au roi Salomon. Après s’être mis d’accord entre eux, l’un des membres de l’équipe se préparait à aller voir le roi. En voulant se lever, il agrippa un arbuste qui, à sa grande surprise, s’arracha facilement du sol. Il attira l’attention de ses Frères sur ce fait inhabituel, ce qui les incita à examiner le sol plus attentivement. Ils en conclurent qu’on y avait probablement creusé, en toute hâte, une tombe pour quelque animal ou quelque personne impurs. Ils plantèrent une branche d’Acacia, pour marquer l’endroit, et pour servir d’avertissement aux passants et éviter, ainsi, par respect pour la loi de Moïse, qu’un Prêtre ou qu’un Lévite ne soit souillé. Craignant le pire, ils allèrent voir le roi Salomon, et lui firent part de leur découverte. À ces nouvelles, le roi leur ordonna de revenir auprès de ce qu’ils pensaient être la tombe, d’examiner ce qu’elle contenait et si, par hasard, elle contenait le corps du Grand-Maître absent, de procéder à la levée du corps, et de l’amener là où il pourrait être enterré de manière bien plus décente. Le roi leur ordonna aussi de faire très attention à tout ce qui pourrait se produire d’inhabituel, comme des Mots qui seraient prononcés ou des Signes qui seraient faits par ceux qui assisteraient à l’ouverture de la tombe. La mort prématurée d’Hiram Abif avait, en effet, mis un terme à la méthode utilisée pour communiquer les secrets du Maître Maçon et il fallait donc y substituer de nouveaux Mots et de nouveaux Signes et une méthode pour les communiquer. L’équipe de recherche revint à ce qu’ils pensaient être la tombe et ils se mirent aussitôt à en examiner le contenu. Après avoir enlevé un peu de terre, la tête d’un cadavre apparut, avec une profonde blessure au front. À cette vue, tous ceux qui regardaient se touchèrent le front, etc. Après avoir enlevé encore un peu de terre, ils sentirent monter la puanteur d’un corps en décomposition, ce qui fit se retourner ceux qui étaient là. Après avoir enlevé tout ce qui recouvrait le cadavre, les hommes découvrirent l’Équerre d’Or, sur la poitrine du corps. En la voyant, certains s’exclamèrent: «Hélas! c’est l’Architecte!» et, levant les mains au ciel, etc. Un des Ouvriers descendit dans la tombe pour relever le corps, et essaya de le relever par la Grippe d’Apprenti. À cause de la décomposition, la chair se détacha, et la main retomba sur le côté Un deuxième Ouvrier entra dans la tombe, et essaya de le relever au moyen de la Grippe de Compagnon. Une fois encore la chair se détacha, et la main retomba sur le côté.  Enfin, un Ouvrier d’expérience entra dans la tombe et, prenant la main du cadavre au moyen de la grippe connue sous le nom de ——, il releva le corps du niveau des morts vers celui des vivants [de l’horizontale à la verticale], comme je vous relève maintenant.  Je vous relève donc par les cInq Points du Compagnonnage [de la Maîtrise].

 

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Chevalier d'Eloquence

28 Juin 2007 , Rédigé par Discours de 1938 Publié dans #hauts grades

 

Nouveaux Chevaliers, mes Vénérables Frères, je serai bref, de crainte d’altérer les leçons qui se dégagent de la cérémonies que vous venez de vivre. Laissez-moi vous dire mon admiration pour nos anciens qui ont su créer ce ...ème Degré, le premier degré des Grades Chevaleresques, passage à un plan supérieur de conscience où l’Homme est invité à faire un pas décisif vers la pure lumière Maçonnique. Par une intuition géniale, nos prédécesseurs ont placé l’action de ce rituel dans cet extraordinaire sixième siècle avant Jésus-Christ, siècles qui a vu l’humanité faire une sorte de mutation dont on reste confondu.

 

 Le monde alors connu est dans le chaos : en Chine, aux Inde, au Moyen-Orient, en Grèce. La violence est maîtresse ... et les effroyables tyrans de Nidive et de Babylone semblent incarner les forces du mal .Au nom de divinités sanguinaires, ce ne sont que rapines, massacres, déportations, cruautés. Songez au traitement infligé par Nabuchodonosor au Roi Juif Coniah : ce dernier, enchaîné, doit assister à la décapitation de ses fils; puis on lui crève les yeux afin qu’il garde ce spectacle comme dernière vision du monde. C’est le Roi de Médie, Astyage qui pour punir son courtisan Harpagos, l’invite à un banquet et lui fait partager un rôti, pour lui dévoiler quelques instants après que ce rôti n’est autre qu’un morceau de la cuisse du fils d’Harpagos que le Roi a fait égorger le matin ! 

 Et c’est alors qu’apparaît Cyrus qui pratiquera les vertus de la tolérance et proclamera l’identité de tous les Dieux. Le Roi de Perse fait preuve d’une si parfaite magnanimité à l’égard des peuples vaincus que, comme le dira Hérodote, : “il leur inspire un tel désir de lui plaire, qu’ils ne demandaient qu’à être gouvernés selon sa volonté”. 

Que se passe-t-il donc qui provoque un tel renversement des valeurs ? Cyrus est tout imprégné de la religion qu’avait réorganisé Zoroastre, un siècle auparavant, cette religion qui lui avait inculqué un très grand idéal spirituel, l’amour de la vérité et de la justice ! Mais il est bien évident que quelque chose d’autre permettait cette prise de conscience nouvelle, une sorte d’imprégnation particulière, dont les interprètes allaient donner au monde des messages dont nous vivons encore : 

C’est en Chine - Confucius, Lao-Tseu et Mo-Ti; aux Inde - Bouddha, Samkhia et les rédacteurs des Upanischad; en Grèce - Thalès de Millet, Solon et Pythagore. 

Ainsi donc le rituel du 15ème degré nous rappelle cette période où l’humanité fit un bond prodigieux. Par là; il nous invite à faire sur nous-mêmes un effort nouveau, et pour cela, nous n’avons qu’à suivre Zorobabel. 

Ce dernier, de souche royale, vit à Babylone, dans l’aisance; comme beaucoup des siens, il est prêt à tout abandonner pour adopter la religion des vainqueurs; mais il va rencontrer Isaïe qui lui fera comprendre la valeur de la tradition et la grandeur de la mission des Juifs. Lui, à qui toutes les facilités sont données, comblé de richesse et d’honneurs il va consacrer sa vie à son nouvel idéal. Il saura lutter, convaincre pour enfin reconduire sont peuple vers la terre promise. Et ses luttes, ses désespoirs, ses doutes sont l’image de ce qui se passe en nous si nous voulons aller plus loin sur le chemin de la connaissance. Ce n’est que lorsque nous aurons su arriver à une connaissance suffisante de nous-mêmes pour élaguer les acquits non harmonisés avec notre vrai moi, qu’il nous sera permis de franchir la rivière, En un mot accéder à un degré supérieur de l’initiation. 

 Alors se présente le gué ou le pont emblème de maturation spirituelle. Ce pont franchi, nous atteindrons le désert, nous passerons sur le plan informel et intemporel; nous pourrons manier à la fois l’épée et la truelle. Et ici, comme le dit si bien le rituel, “ne relevant que de vous mêmes, vous aurez une valeur en proportion de votre travail personnel. Vous ne saurez rien, vous ne vous élèverez en rien que dans la mesure de votre propre méditation, de la rectitude de votre jugement, de votre volonté de trouver votre vérité”. Aussi, Chevaliers, je vous félicite au nom de ce Conseil d’être arrivés jusqu’à nous. Je vous souhaite de trouver dans l’initiation de ce jour force et enthousiasme pour suivre la voie qui vous appelle. 

Au nom de tous les Chevaliers présents, je vous réitère la promesse qu’ils vous ont faite de vous aider dans votre démarche. Soyez forts, soyez libres, soyez tolérants, mais rappelez-vous que nous vous avons confié une épée pour défendre les trésors de notre Rite et une Truelle pour construire le Temple de cette Force, de cette Liberté et de cette Tolérance. J’ai dit, Grand Maître.

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Rite de Misraim : HIRAM

28 Juin 2007 , Rédigé par gibelain Publié dans #hauts grades

Hiram, en cette tradition ésotérique, représente la Connaissance signifiée par la lettre « G », révélée lors de votre Réception au Grade de Compagnon, c'est-à-dire la Gnose, instrument essentiel du Salut de l’Homme et de son Immortalité .  

 

Les Trois Mauvais Compagnons qui l’assaillent sont le véhicule et l’hypostase de l’Erreur, symbolisée par le renversement du symbolisme de la Règle (image de la Vérité), du Fanatisme, symbolisé par l’Equerre (image de la Rectitude)  et enfin de l’Orgueil, exprimant l’autorité du Maillet que l’on tente d’usurper par ce même Orgueil !  

 

Cette triple mise en garde contre les dangers que court l’Initié, parti à la recherche de son Idéal et de la Vérité, doit vous inciter à la plus grande vigilance, envers vous-même autant qu’à l’égard de la foule ignorante, impropre encore à recevoir certaines Vérités.

Cette première partie de l’Initiation à la Maîtrise est le rappel du symbolisme du Cabinet de Réflexion. Pour arriver à la Maîtrise absolue, il faut que tout ce qui pourrait rester de profane en vous meure définitivement, pour renaître à une Vie nouvelle, faite d’abnégation et de dévouement !

La suite de la Cérémonie vous a montré comment vous alliez  sortir de votre Tombeau pour reprendre une « Nouvelle Forme de Vie » 

 

Tout d’abord, trois Frères sont partis à votre recherche. Pourquoi trois ?

Pour vous rappeler vos premiers pas d’Apprenti sur le chemin initiatique ; pour vous montrer que les enseignements de l’Initiation du premier Grade doivent toujours être présents à votre mémoire et que, sans eux, vous ne pourriez rien entreprendre !

Ces trois Frères ont dû surtout vous remémorer ce qui vous avait été dit aux premiers temps de votre entrée dans la Franc-Maçonnerie, à savoir que s’initier c’était avant tout apprendre à mourir, ainsi que le rappelait Platon. Car la Marche par Trois pas de l’Apprenti, c’est le rappel du « Tré-pas »,  de la mort du Vieil Homme !

 Mais ces trois Frères ne parvinrent pas à vous retrouver et ceci signifie que l’enseignement donné à l’Apprenti est incomplet et qu’on ne saurait s’en satisfaire !

Puis cinq Frères se mirent à votre recherche. Cinq, le nombre qui caractérise le Grade de Compagnon et ses symboliques Voyages ! Comme précédemment, c’est une invitation à vous inspirer des connaissances acquises dans ce Grade. Même le dernier Compagnon reçu comprendrait que cette deuxième tentative ne pouvait être vouée qu’à l’échec, car rien de ce qui est soumis au binaire n’est complet. Aussi, l’insuccès a marqué cette deuxième tentative pour vous faire renaître à la Vie définitive à laquelle vous aspiriez !

 Il a donc fallu sept Frères pour parvenir à vous retrouver. Sept est en effet le nombre caractérisant la Maîtrise, ce qui montre que les connaissances initiatiques d’un Maître-Maçon doivent porter sur l’ensemble des enseignements des trois Grades, lesquels constituent un tout indivisible !

Mais trois Frères, sur les sept requis, ont concouru à vous relever hors du Tombeau, à vous faire renaître. Ceci vous montre que, dans la masse des Initiés, seuls quelques-uns parviennent à l’apogée des résultats initiatiques. Egalement, que dans le « septénaire » des vertus morales qui vous furent révélées lors de vos précédentes initiations, trois ont plus d’importance que les autres !

Ce sont : la Foi, en notre Ordre et en ses Idéaux ; l’Espérance que, quoi qu’il en advienne, ces Idéaux seront un jour réalisés en leur totalité et la Charité, à savoir l’Amour qui unit les Frères les uns aux autres, qui est le meilleur ciment liant entre elles toutes les Pierres de notre Temple !

Le Vénérable Grand Frère Expert a été chargé de vous relever avec l’aide de deux autres Frères et c’est lui qui vous a fait quitter le Tombeau par les Cinq Points de la Perfection Magistrale !

Je laisse à vos méditations le soin de parvenir à la signification de ce « détail » de notre rituel. Souvenez-vous simplement que le Vénérable Grand Expert, en ce « mystère initiatique », remplit le rôle de « l’Hermès conducteur des Morts de la Vieille Egypte », celui qui menait les Ames au Souverain Tribunal du Dieu Ineffable !

Les Cinq Points de la Maîtrise possèdent les significations suivantes : le Premier, le Pédestre, que nous sommes toujours prêts à marcher au secours de nos Frères !

Le Second, l’Inflexion des Genoux, est là pour nous inciter à l’humilité ; il nous met en garde contre l’ambition démesurée et irréfléchie !

Le Troisième, la Jonction des Mains, nous rappelle que nous devons assister nos Frères, dans le besoin comme dans le malheur et que c’est l’Etoile Flamboyante, aux « Cinq Pointes de Lumières », qui met le Sceau final à notre Fraternité, d’où la disposition des doigts dans la Poignée de Mains des Maîtres ! 

Le Quatrième, la Main gauche sur l’Epaule, vous indique que vous devez écouter les conseils que vous dicte votre sagesse, conseils qui viendront toujours de vos aînés !

Le cinquième, le Baiser Fraternel, annonce cette douceur, cette Union inaltérable, qui doit être à la base de notre Ordre !

Sur le Tombeau, dans lequel vous étiez couché, étaient une Branche d’Acacia, un Compas à votre tête et une Equerre à vos pieds !

L’Acacia symbolise la renaissance, le Compas à votre tête, vous rappelle la mesure dont vous ne devez jamais vous départir en toutes vos actions ; l’Equerre à vos pieds est là pour que vous n’oubliez jamais d’assurer vos bases, d’étayer votre raisonnement sur des connaissances sérieuses et réelles !

Le Rituel nous append que lorsqu’un Maître est perdu, on le retrouve entre le Compas et l’Equerre. Le premier sens de cet axiome est qu'un Maître-Maçon digne de ce nom ne peut s’égarer, puisqu’il est toujours sur le « Chemin du Devoir  (l’Equerre) et de la Raison ou de l’Intelligence  (le Compas ) » !

Le second sens, nous le livrons à votre méditation, vous rappelant seulement que le Compas, dans l’ancienne symbolique de notre Ordre, signifiait le Ciel et que l’Equerre signifiait la Terre. Il semble donc que le Maître qui s’égare, au sens « pneumatologique » du terme, soit amené à errer entre deux Mondes. Mais il s’agit, là encore une fois, d’arcanes ésotériques relevant des plus vieilles Traditions de notre Ordre !

Dans la seconde partie de la Cérémonie, vous avez pris la place d’Hiram et vous avez dû ainsi comprendre que l’Architecte renaît et vit dans ses disciples car il est appelé à poursuivre son œuvre pour la perfectionner et léguer à son tour à ceux qui le suivront, les résultats de son labeur !

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Apprenti, Compagnon et Maître Gds Ecossais

28 Juin 2007 , Rédigé par hesdin Publié dans #hauts grades

La loge s'ouvre et se ferme par 3 fois 9.

La piscine doit être tendue de blanc  , avant d’entrer dans la piscine avec le récipiendaire, on  frappe 9 coups en maître maçon, on y répond de même, on ouvre, en  demandant que souhaitez-vous, le maître des cérémonies répond  c’est un maître petit écossais qui désire la grande lumière, le second  surveillant ferme la porte et va annoncer le récipiendaire au Vénérable  qui ordonne d’ouvrir après avoir frappé 9 coups, le fait demander  au maître des cérémonies qui frappe aussi de même si le récipiendaire  a les qualités requises et s’il en répond, après avoir dit qu’il en répond, alors on  ferme la porte pour annoncer derechef au Vénérable  le récipiendaire qui ordonne de le faire entrer en demandant le mot  de passe au maître des cérémonies qu’il dit être mak benak  après quoi, le Vénérable lui fait quelques questions, aussitôt qu’il est  entré, il le fait agenouiller sur un coussin blanc, ce coussin est  posé contre la grande mer, après quoi on le fait lever, et avancer  pour se laver les mains par trois fois et après les avoir essuyées avec  un linge que, pour cet effet, l’on a mis sur la table ainsi qu’une  jatte remplie d’eau on le reconduit sur le même coussin où il  s’agenouille de nouveau. Les deux surveillants à ses côtés et debout  et dans cette posture, le Vénérable lui propose encore quelques questions  du catéchisme, on le reconduit ensuite vis à vis d’une autre table  sur laquelle il y a un vase plein d’eau, et là, on lui fait laver  le front les joues en équerre par 9 fois 9 dont le second marque  les coups avec son marteau. Cela fait, on le conduit à la grande  mer qui est remplie d’eau pour lui laver les pieds qu’il doit avoir  nus ainsi que les jambes, la grande mer est soutenue par 12  boeufs qui représentent les 12 tribus d’Israël, on le purifie  ensuite avec un encensoir ou un réchaud dans lequel on a mis  de la résine ou de l’esprit de vin. Cette cérémonie faite on le  conduit à la porte de la loge qui est tendue en rouge, où on frappe  par 9 fois 9. On répond en dedans de même et on demande que  souhaitez-vous ?

le maître des cérémonies répond que c’est un Maître  petit écossais qui vient d’être purifié par l’eau et par le feu  qui demande à voir la grande Lumière, on l’annonce au Vénérable qui ordonne de le faire entre avec la passe qui est de s’entrelacer les  doigts, les laissant prendre jusqu’au bas du ventre le dos des  mains regardant la terre, et étant entré en cette manière on lui  demande derechef ce qu’il souhaite, il répond je désire de voir la  grand Lumière, alors il s’avance vers le second surveillant et s’agenouille et  prête ses obligations, après quoi on le décore d’un ruban rouge au  bas duquel pend un triangle, le Vénérable lui dit : je vous fais maçon  apprentif grand écossais du consentement de toute la loge et je vais vous donner le signe ancien, paroles et attouchements 

 

signe 

le signe comme celui de maître maçon de la main droite en  répétant ensuite le même signe derrière le dos de la gauche vis à vis  le ventre

mot 

le mot Jakini

Signe nouveau 

 C’est de poser le pouce droit sur la hanche droite en équerre et de  Passer jusqu’au commencement du ventre 

Mot nouveau  

 

Tubalkino*

Attouchement 

C’est de prendre à chacun le coude droit et se le serrer dans la main

Il doit y avoir 3 flambeaux sur la table où on se lave les mains  qui est à gauche en entrant, 9 sur celle où on se lave le chef

 *** en loge qui doit être tendue de rouge Quand le vénérable a touché le récipiendaire il dit, il faut me purifier J’ai touché un profane alors le premier surveillant le purifie par le  Feu avec l’encensoir. Ensuite le second surveillant purifie le premier.  

 

** le premier *** ils ne sont point à genoux contre la mer, mais  sur un coussin blanc près la table du Vénérable. 


 

Réception des compagnons grands écossais  

 

La loge de compagnon s’ouvre et se ferme par 9 fois 9 et est tendue De même que celle des apprentifs, ** illumination La passe est de s’entrelacer les doigts posés les deux mains ainsi jointes  Vis à vis de l’estomac. Le dos des mains en dedans du corps  

 

Signe 

L’ancien signe : les pouces et index des deux mains l’un contre l’autre faisant triangle. Les poser ainsi au milieu du front et ensuite sur le nombril  

 

mot ancien : schiboleth

signe nouveau : le nouveau signe : le pouce appuyé au haut de l’estomac La main en équerre à quatre doigts au-dessous du menton et la faire  Glisser jusque sur l’épaule droite  

 

Mot nouveau :Hic jacet Jakin  

 

Attouchement : C’est de se prendre chacun le coude droit, de se donner chacun trois  coups de la main au coude et de se laisser la main chacun  le long du bras en se prenant chacun le petit doigt et en frappant 3 fois.

Instruction des Compagnons

D. – Etes-vous compagnon grand Ecossais

R. – Oui, je le suis et j’ai été purifié par l’eau et par le feu

D. – Comment avez-vous été reçu

R. – Par 9 reprises frappées qui font en tout 27

D. – Où avez-vous vu la grande lumière

R. – Au troisième ciel

D. – Que sont les bijoux des écossais

R. – Le triangle et le cercle

D. – Comme Compagnon, avez-vous vu le tabernacle

R. – Oui, mais fermé

D. – Qui reconnaissez-vous pour écossais

R. – Je ne connais que ceux qui sont en état de me rendre raison des Bijoux portables

D. – Que signifie cela

R. – L’unité de Dieu en trois personnes, les trois vertus théologales Le cercle et l’éternité qui n’ont ni commencement ni fin

D. – Par qui la première loge fut-elle tenue

R. – par le premier juste

D. – Qui était-il

R. – Saint Jean-Baptiste

D. – Par quel ordre l’a t-il tenue

R. – Par celui du grand Architecte de l’univers

D. – Dans quel temps

R. – Quand il a donné la connaissance de la plus grande lumière

D. – Où l’a-t-il donnée

R. – Dans le Jourdain

D. – Comment cela

R. – En donnant le baptême à Jésus-christ

D. – Donnez-moi, les signes paroles et attouchements

R. – On les donne

Maître Grand Ecossais  

 

Lorsque le temple fut achevé, Salomon le fit diviser en 2 parties Dont l’une nommée le Saint des Saints ou sanctuaire qui avait 20 coudées de long, était consacré à Dieu, et personne n’y pouvait entrer L’autre qui en avait 40 aussi de long fut nommé le saint temple Et destinée pour les sacrificateurs, les deux parties étaient séparées Par deux grandes portes de cèdres bien travaillées et dorées sur Lesquelles pendaient des toiles de lin représentants diverses fleurs e couleur pourpre, d’hyacinthe, et d’écarlate, Salomon fit aussi Faire deux chérubins d’or massif de cinq coudées de haut chacun, Leurs ailes étaient de la même longueur, et ces deux figures Etaient placées de telle sorte dans le Saint des Saints que de Deux de leurs ailes tendues et qui se joignaient couvraient toute L’arche d’alliance, les deux autres regardaient le midi et le  Septentrion, les murs de lieu étaient consacrés particulièrement A Dieu, ils avaient 20 coudées de large mais à peine pourrait-on dire Quelle était la forme de ces chérubins, tout le pavé de ce  Temple était couvert de lames d’or, pour tout dire enfin Salomon  Ne laissa rien au-dedans ni au dehors du temple qui ne fut Couvert d’or, il fit mettre sur la porte du lieu nommé le Saint du temple, un voile semblable à ceux dont nous avons parlé Mais la porte du vestibule n’en avait point. Il y avait douze degrés pour monter au tabernacle qui représentait Les douze tribus d’Israël, le grand maître est placé à l’Orient du Côté de l’autel élevé sur un fauteuil saous ses pieds il y a Une boîte ou urne de plomb dans laquelle est enfermée la cervelle D’Hiram au-dessus de sa tête une fiole de vermeil qui représente Son sang C’est pourquoi l’on dit que le grand maître est placé A l’orient entre le sang et la cervelle d’Hiram, dans le tabernacle Au-dessus des ailes des chérubins il y a un triangle entouré de ***vermeille, dans le triangle une lettre G qui signifie God qui veut dire dieu en anglais D’autres y mettent les 4 lettres du nom divin en hébreu Telles qu’on les voit dans les triangles aux églises  

 

Réception des Maîtres

Pour entrer à la piscine on frappe par trois fois neuf et en y entrant On donne les mots signes et attouchements d’apprentifs et De compagnon grand écossais, on y fiat les mpemes cérémonies Sinon qu’on vous lave les mains par 9 fois, il y a sur la Table à gauche en entrant 9 lumières le feu (en outre ?? une autre ??) à droite et On vous y lave le chef 27 fois et l’on vous y purifie 81 Le vénérable (ne en) peut diminuer le nombre Pour entrer en loge, vous frappez 81 coups on y répond de même  

 

La passe : C’est de se fendre le ventre avec les doigts de la main droite Le pouce en équerre et horizontalement depuis le dessous du Bas-ventre du côté gauche jusque sur la hanche droite. 

 

Signe : Le genou droit en terre le talon du pied gauche contre le genou Droit formant un triangle la main droite sur la hanche droite Le pouce dehors et les quatre doigts en dedans, le coude gauche Appuyé sur le genou gauche la tête penchée sur la main Gauche regardant fixement le sancta sanctorum qui est placé Vis à vis sur une table, de sorte qu’en cette attitude vous formez 3 triangles en même temps. C’est la raison pourquoi les maîtres grands écossais portent un Triple triangle sur la bavette de leur tablier avec la lettre G Au milieu qui est la lettre initiale du mot des maîtres écossais  

 

Attouchement : C’est de se prendre chacun la main droite les pouces entrelacés l’un Dans l’autre se les poser en trois temps l’un contre l’autre depuis Le ventre jusqu’au col, en prononçant mahabon qui est le mot D’attouchement

Mot : Le mot à l’oreille est Gomes

La lettre G dans le triangle veut dire ce mot ou got God Geheim Dans le tabernacle est posé l’arche d’alliance dans laquelle Sont renfermés les tables de la loi, la manne et la verge d’Aaron Sur l’arche, est posée la tête de Saint Jean-Baptiste toute ensanglanté sur un plat A chaque côté de l’arche est un chérubin dont chacun d’une de leurs  Ailes couvrent toute l’arche, et de l’autre ils touchent les murailles Du sanctuaire, le pavé du sanctuaire est de marbre blanc et rouge Qui représente le pavé qui a été teint du sang et de la cervelle d’Hiram.

Instruction des maîtres

D. – Pourquoi le maître est-il vêtu d’or et d’azur

R. – C’est que lorsque Dieu apparut à Moïse dans le buisson ardent pour lui dicter ses commandements, il lui apparut dans une nuée d’or et d’azur

D. – Pourquoi 3 forment-ils une loge suffisante

R. – Parce que la maçonnerie est l’emblème de l’écriture et que la sainte trinité a toujours gouverné l’univers.

D. – Pourquoi 5 la rendent-ils juste

R. – Parce qu’on employa au temple de Salomon les 5 ordres d’architecture

D. – Quels sont les 5 ordres d’architecture

R. – L’ionique, le dorique, le corinthien, le composite et le simple

D. – qui sont ceux qui construisirent le tabernacle

R. – Beçalel et Oholiav (exode 36.2) remplis de sagesse et de l’esprit de Dieu furent choisis pour faire tous les ornements du tabernacle, tous les Meubles du temple et tout ce qui regardait le culte divin

D. – Où était situé le temple

R. – Sur la colline Moriyya qui faisait partie du mont Sion

D. – de quel côté

R. – à l’orient

D. – pourquoi

R. – C’est que dans l’ancien temple d’ordinaire on mettait l’entrée du temple à l’occident, et la figure de la divinité qui y résidait à l’orient

D. – Pourquoi la divinité à l’orient

R. – C’était à fin que ceux qui entraient dans le Saint lieu puissent Voir de l’occident la divinité qui résidait à l’orient

D. – Donnez-moi les signes paroles et attouchements

R. – On les donne

La loge se ferme comme on l’ouvre.

 

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Rite Ecossais Primitif

28 Juin 2007 , Rédigé par Ambelain Publié dans #hauts grades

Origine de l'Ordre du Temple:

Le dépôt de la Science Primitive de l'Homme, conservé dans les anciens Mystères, brillait de tout son éclat dans le Temple célèbre que le roi Salomon avait élevé, au sein de la Cité Sainte de Jérusalem à la Gloire de l'Eternel, qui daigna l'habiter; Vous voyez cette Image, tracée devant vous, avec celle de son Saint Sépulcre.

Comme plus tard l'Homme-Dieu lui-même, le Temple de Salomon fut détruit au bout de trente-trois ans. Alors les Sage se retirèrent dans le désert et y préférèrent d'abord la Vérité aux hommes du Siècle. Bientôt pourtant, sentant le besoin d'une activité utile et pénible, ils rentrèrent dans le Monde et déchirèrent leur sein tranquille pour apaiser l'infortune. Le sanctuaire du Temple redevint l'Asile de l'Eternelle et Auguste Vérité, son parvis celui du Malheur; On y consolait la Veuve, et l'Orphelin y trouvait un Père, le voyageur un défenseur, le malade un appui généreux.

Telle est l'origine secrète de l'Ordre du temple

C'est de lui que nous tirons le nôtre, aux vertus duquel vous êtes appelé à succéder!  La Science cachée, abritée auparavant en des réduits écartés où elle mettait au dessus du besoin ceux qui la professaient, fut alors consacrée au bonheur de l'Humanité. mais ce nouveau Temple s'écroula et ce furent d'abord les Maçons qui propagèrent l'existence et le secret de cet Ordre célèbre, et qui le réédifièrent, adapté à une réforme sage aux besoins de la situation actuelle de l'Europe. Il a repris en ce siècle son nom primitif de Chevaliers du Temple et du Saint-Sépulcre de Jérusalem en Palestine... Il sera donc pour le reste de votre vie une école de Bienfaisance en tous aspects, un foyer de lumière, et l'asile de la plus douce amitié.

 

 

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Rituel d'Apprenti Elu Cohen(extrait)

21 Mars 2007 , Rédigé par gibelain Publié dans #hauts grades

CEREMONIES de la Réception d'apprentif de l'ordre des Elus-Coëns  

 

Tous les frères qui composent le Tribunal Souverain doivent se trouver à la réception d'un Profane, sauf des raisons légitimes. Lorsqu'ils sont entrés dans le Tribunal d'après les usages ordinaires, le Frère proposant amène le candidat au Parvis. L'avant placé dans l'angle septentrional, il vient frapper deux coups détachés à la porte du Tribunal que le Frère Garde ouvre sur le champ avec les cérémonies ordinaires. 

Le Frère Parrain répond à la question du F. Garde : 

" Avertissez le M. Conducteur en chef du Tribunal que le Récipiendaire est au Parvis ". 

Le F. Garde ferme la porte et dit, après s'être incliné : "T.V.M., je viens d'apprendre que le Récipiendaire est au Parvis." Il s'incline et reprend son poste.

Le V. M. ordonne au Frère Vicaire d'envoyer un de ses Thuileurs préparer le candidat. 

Le Frère Vicaire envoie le premier Thuileur au Parrain, qui fait entrer le proposant dans le Porche et conduit le Récipiendaire dans la chambre de retraite et à qui il dit : " Faites de sérieuses réflexions sur les démarches que vous faites. " Après ces mots, il ferme la porte à clef et y laisse un F. Garde, qui observe ce que fait le Récipiendaire par un clairvoie pratiqué en. haut de la porte. 

Le Récipiendaire reste à faire ses réflexions jusqu'à ce que toutes les cérémonies du Tribunal soient observées. 

Le premier Thuileur rentre dans le Tribunal, laisse la porte du Tribunal ouverte et place un Frère Garde à deux pas de distance d'eux dans le Parvis. Il salue le V. M. et ensuite le Frère Vicaire, à qui il dit : " F. M., le Profane est livré à ses réflexions. " 

" Asseyez-vous, mon Frère ", réplique le F. Vicaire, lequel salue le V. M. et lui dit que ses ordres sont exécutés ; ensuite il s'assied.  

 

Garniture des Circonférences 

 

Le Tribunal éclairé suivant l'usage, l'ouverture des travaux faite, on observe un moment de silence, que le Souv. M. rompt en faisant lancer un coup de foudre, après lequel tous les frères se lèvent debout, c'est-à-dire seulement depuis le R. M. jusqu'au V. M. avec leurs colonnes de droite et de gauche.  

 

Le R. M. pose la branche de palme au bas de la circonférence extérieure vers l'orient ;  

Le V. M., sa branche de cèdre de même vers l'occident ;   

Le R.M. dit : "V. M. faites garnir les circonférences des emblèmes mystérieux de l'ordre. " Le V. M. après s'être incliné, ordonne aux Thuileurs de garnir les circonférences. 

 

Fonctions du 1er Thuileur  

 

Alors le premier Thuileur porte devant le R. M. une branche de palme, ou à son défaut une de coudrier ; et devant le V. M., une de cèdre, ou à son défaut, une de fresne ; devant le premier Surveillant du Tribunal une branche de saule ; et devant le second une branche d'olivier ; et au défaut de celle-ci une de houx.  

 

Fonctions du 2e Thuileur  

 

Le second Frère Thuileur porte devant le premier Surveillant du Tribunal une terrine pleine de feu ; et devant le Second une mer d'airain ; c'est-à-dire un vase de terre plein d'eau.  

 

Fonctions du 3e Thuileur  

 

Le Troisième Thuileur porte devant le frère Vicaire, un vase de terre dans lequel il y a de la terre paitrie.   

Tout étant prêt, le R. M. frappe un coup qui est répété successivement par tous les Surveillants et par le V. M. ; ensuite celui-ci dit : "A l'ordre, mes frères ! " ; alors tous les F.F. qui sont debouts mettent la main droite à l'ordre et restent ainsi jusqu'à ce que les officiers aient placé les choses que les Frères Thuileurs ont apportées devant eux, autour des circonférences en cette manière :   

Le R.M. pose la branche de palme au bas de la circonférence extérieure vers l'orient ; Le V.M., sa branche de cèdre de même vers l'occident ; 

Le Premier Surveillant du Tribunal pose sa branche de saule vers le midi ;   

Le Second Surveillant, sa branche d'olivier vers le septentrion ;  

Le Premier Surveillant du Tribunal place le feu élémentaire à un pied et demi de distance des circonférences, vis à vis la branche de saule ; 

Le Second Surveillant, l'eau à la même distance, vis à vis la branche d'olivier ; 

Enfin, le Frère Vicaire met la terre paitrie vis à vis la branche de cèdre.             Toutes ces choses doivent être faites promptement et ensemble.  

Le R. M. frappe un seul coup de marteau ; à l'instant tous les frères reprennent leurs places ; et les Frères servants donnent à chacun des deux Surveillants du T. et au F. Vicaire une pipe à éclairs, pour s'en servir pendant la Réception. 

Le V. M. va au Parvis 

Le Souv. M. fait lancer un coup de foudre, après lequel le R.M. frappe un coup de marteau, qui lui est rendu par le V. M., à qui il ordonne d'aller reconnaître le Profane actuellement livré à ses réflexions.   

Le V. M. se lève, salue l'orient et va au Parvis, suivi de tous ses officiers, qui se placent à l'ordinaire, et du Frère qui sert de Parrain. Il ne reste dans le Tribunal que les apprentifs, les Compagnons et les Maîtres. 

 

Présentation du Candidat au V. M. 

Le V. M. fait ouvrir la porte de la chambre de retraite par le Frère Garde, à qui il ordonne de faire venir le profane et le placer devant lui ; ce qui étant exécuté, il lui dit :   

" Avez-vous mûrement réfléchi, à ce que vous vous proposez de faire, persistez vous toujours ? " (.....) 

" Connaissez vous bien celui qui vous a proposé ? " (...... ) 

Il s'adresse au F. proposant : 

" Et vous Frère N..., êtes vous bien assuré des bonne vie et moeurs de cet homme que vous me présentez ? " (...... )  

"Souvenez vous que vous devenez, dès ce moment responsable à l'ordre, de la conduite qu'il tiendra désormais, s'il est assez heureux pour V être aggregé.  

(au Récipiendaire)   

"L'examen que vous avez subi a dû vous convaincre que l'ordre que vous vous proposez d'embrasser ne tend qu'à la vertu ; qu'il est l'ennemi des vanités de ce monde périssable. Si vous ne vous sentez pas assez de courage pour exécuter fidèlement ce que vous nous avez promis, et pour devenir tel que l'ordre l'exige, vous pouvez vous retirer, vous êtes libre ; jamais nous ne répéterons ce qui se passe ici aujourd'hui : voyez, que rien de vous retienne. L'engagement que vous serez dans le cas de contracter avec nous, doit être un acte libre. 

Persistez vous fortement dans vos desseins ? " (......) 

" Votre attente sera remplie ". 

(aux Thuileurs )   

" Disposez cet homme à retracer aux Veux des Frères qui sont dans le Tribunal, ce qui s'est passé au commencement des temps au centre de l'univers ". 

Préparation du Candidat  

Les Thuileurs font entrer le candidat dans la chambre de retraite ; ils le dénuent de tous métaux et ils le déshabillent de façon qu'il n'a que sa chemise et une culotte de laine blanche appartenant au Tribunal. Ensuite ils le couchent sur les trois tapis noir, rouge et blanc : d'abord, le blanc ; ensuite, le rouge et le noir, le dernier, c'est-à-dire, couvrant le tout, lorsque le candidat y sera enveloppé. Ils l'enveloppent donc soigneusement dans tous ces draps et ils le portent au centre des circonférences, sur le dos, avant la tête à l'occident, les pieds à l'orient, les deux genous en l'air et les deux poings sur les yeux. Ils lui donnent une pierre triangulaire pour soutenir sa tête. Les Chefs-colonnes du Tribual rentrent dans le Tribunal immédiatement après le Récipiendaire ; ils y reprennent leurs places. Le Frère Parrain en fait autant, et tout le monde observe le plus profond silence. Le Candidat étant dans la position prescrite, on met tout de suite à côté de sa tête le feu élémentaire ; vers la partie du coeur, la terre paîtrie ; et du côté opposé, la mer d'airain. Les Surveillants du Tribunal vont se placer sur la droite des officiers qui ont des à éclairs. On s'éloigne le plus qu'il est possible des circonférences pour qu'elles soient libres. 

 

Avertissement aux R. et V. M.M.

Lorsque le Candidat est resté un certain espace de temps dans ce silence, le Souverain M. fait lancer, par intervalles, quatre coups de foudre ; après lesquels les R. et V. M.M. vont tous les deux aux pieds des circonférences. Y étant arrivés, ils s'inclinent respectivement ; et ils commencent le premier tour des six qu'ils doivent faire au tour du candidat : le R. M. va de l'orient à l'occident, tournant par le midi ; le V. M. va de l'accident à l'orient, tournant par le septentrion. 

 

 Le V.M. arrivé à l'orient, lève les mains en l'air, formant de la main droite une équerre qui regarde vers orient ; et de la main gauche, une autre équerre qui regarde vers midi ; ensuite la main droite descend en équerre sur le coeur ; et la gauche de champ sur la terre ; s'incline devant le P. M. qui le bénit de la bénédiction d'lsraël, à voix basse. 

S'il n'est pas dans le cas de recevoir cette bénédiction, le Souv. M. tend seulement ses mains sur lui. Après cette cérémonie, il continue son tour.   

Le R. M., revenu à l'orient, fait la même chose et reçoit la même bénédiction. Il continue seul les six tours, le V. M. s'étant retiré à un pas de distance du candidat. Chaque fois que le R. M. passe devant ceux qui ont les pipes à éclairs, il reçoit un éclair après chacun desquels la foudre gronde.  

 

Les six tours avec les attitudes  

 

Le R. M., en faisant les six tours commence le premier vers le midi ; le second vers le septentrion ; le troisième vers le midi ; ainsi des autres. Au premier tour, il tient le bras droit tendu, la main formant une équerre ouverte sur le candidat, sur lequel il jette les yeux ; la main gauche prend la position de la droite, et la droite de la gauche : ainsi de suite en alternant à chaque tour il prononce + à basse voix. 

 

Avant de commencer les six tours, un Frère Thuileur va prendre l'encensoir des mains du Réau + de la droite du Souv. M. qui y a mis les parfums nécessaires et encense les circonférences à mesure que les tours se font : pour cet effet le R. M. a soin d'observer une petite pause après chaque tour. Les six tours finis, les R. et V. M. vont reprendre leurs places, tandis que le Frère Thuileur encense toutes les circonférences : ce qui étant fini, le Souv. M. fait lancer deux coups de foudre précipités et un détaché, tous les trois précédés d'un éclair.     Les R. et V. M.M. approchent immédiatement après le candidat.  

 

Ordination  

 

Le R. M. prend une baguette de bois de houx avec laquelle il touche les genoux du candidat qui allonge ses jambes, en faisant cette cérémonie le R. M. prononce + qui contient la matière. Le V. M. prend la baguette de frêne avec laquelle il touche, en prononçant + la partie du coeur du candidat et lui fait allonger le bras gauche : Ensuite il touche de la même baguette en prononçant + + le côté droit, et lui fait allonger le bras droit. Le R. M. touche, pour la seconde fois les genoux du candidat que le V. M. découvre tout de suite du Tapis noir ; le R. M. en fait autant des deux autres parties, que le V. M. a touchées de sa baguette ; ainsi le candidat se trouve découvert de tout le tapis noir. On observe de lancer des éclairs et un coup de foudre à chaque partie que l'on découvre. Le R. M. touche, pour la troisième fois de sa baguette tout le corps du candidat, que le V. M. développe alors de tout le Tapis rouge : Par ce moyen le candidat se trouve seulement couvert du tapis blanc et allongé de tous ses membres. Le V. M. va se placer aux pieds, et le R. M. l'enjambe jusque près la tête : Là, il fait à haute voix la prière qui suit :  

 

Prière

" Grand Architecte de l'Univers, Tu as bien voulu faire l'homme à ton image et à ta ressemblance, pour lui assujettir le grand Monde dont il sera la victime, si tu ne le combles de tes grâces ; ne permets pas que l'ouvrage de tes mains périsse ; fait au contraire que ses ennemis rougissent de honte des victoires qu'ils remporteront sur Lui ; rends plutôt leurs efforts inutiles, cependant que ta sainte volonté soit faite 1" Le V. M. répond : " Amen ".   

Le R. M., en faisant cette prière, a la main droite en équerre en l'air ; la gauche aussi en équerre tendue horizontalement contre terre : il dépasse ensuite la candidat, s'incline devant l'Orient où il ferait face et, se tournant du côté de l'occident qu'il salue, il développe le candidat du tapis blanc à l'instant les éclairs et la foudre vont leur train, et tous les F.F. trépignent des pieds jusqu'à ce que le R. M. ait pris sa place et qu'il ait frappé un coup de marteau, pour faire faire silence. Alors tout le monde reprend sa place, excepté le V. M. qui reste seul aux pieds du candidat pour le relever.

Le P. M. fait lancer un coup de foudre, après lequel le V. M. prend le candidat par les mains, savoir : de la droite, la droite ; et de la gauche, la gauche, pour former le Réceptacle de la Nature extérieure ; ensuite il appuie ses pieds contre ses pieds, et il le relève debout. Il le conduit alors au R. M. qui appuie sur son front le pouce, l'index et le doigt majeur de sa main droite, ce qui forme un triangle, les autres doigts étant repliés sur la main. En appuyant ce triangle sur le front du candidat, le R. M. prononce + à basse voix. Il porte ensuite le même triangle sur la partie du coeur, où il prononce encore +. Il en fait autant sur le côté droit et au dessus de la tête, en prononçant de même sur chaque partie +. Tous les mots sont différents. La cérémonie d'ordination ainsi faite, le V. M. conduit le candidat au centre des circonférences, par le pas d'app. ; Là il lui donne le mot + et il lui fait faire les sept signes d'apprentif. Cela fait, il lui montre les quatre branches mystérieuses, en lui disant : "Ces quatre branches qui s'offrent à tes yeux, te seront d'une grande utilité, si tu observes les commandements de celui qui t'a donné l'être ; mais tu mourras, si tu les transgresses. Tu peux jouir de tout ce que tu vois ; tout t'es soumis et tout doit contribuer à ta satisfaction ; mais garde toi de toucher à ces quatre branches (il lui montre la Branche de palme avec sa baguette) voilà le symbole de la puissance universelle du Dieu vivifiant ; (il lui montre la branche de cèdre) voilà l'emblème de la puissance universelle du Dieu vivant ; (il lui montre la branche d'olivier ) voilà l'emblème de la puissance universelle du Dieu de vie ; (il lui montre la branche de saule) voilà enfin, le symbole de la mort éternelle, (Ensuite il lui fait jeter les yeux sur la terre paîtrie, sur l'eau et sur le feu ) Vois, homme, lui dit-il, ce que tu es ; je t'ai tiré de là ; si tu ne veux pas rentrer dans les abvmes de la terre d'Egypte, observe fidèlement les défenses qui t'ont été faites et n'oublie jamais les engagements que tu contracteras avec l'ordre. 

 

 

Le V. M. se retire à son poste, et laisse le candidat seul au centre de la circonférence. Tous les frères observent alors le plus profond silence. Quelques instants après le R. M. députe tel Frère qu'il juge à propos pour aller tenter le candidat.  

 

Le R. M. frappe un coup de marteau ; alors le Frère Tentateur, qui tient à la main une baguette de coudrier ou de frêne, s'avance près du candidat avec un air doux et riant et, après avoir jeté les Veux à droite et à gauche, il lui dit : " Homme que fais tu là. Tu n'oses pas sortir du sein de ta circonférence. Tu crains de connaître les secrets que ces branches renferment ? (il les lui montre avec sa baguette) Si tu connaissais et si tu savais desseler ces hiéroglyphes que tu vois (il les lui montre de même) tu serais bien plus puissant que tu n'es, celui qui t'a défendu de toucher à l'arbre vivant et à l'arbre vivifiant, à craint qu'en apprenant la science du bien et du mal qu'ils renferment, tu ne devinsses plus fort et plus puissant que lui ; suis les conseils que je vais te donner, ta félicité en dépend absolument ; agis donc en ta qualité d'homme, fais sur cette terre les mêmes caractères que tu vois, tu sauras que tout ce qui est dans l'Univers t'appartient, puisqu'il dérive de toi ; attache toi surtout à connaître particulièrement ce que renferme l'arbre vivifiant (il le lui montre) parce qu'en lui est toute science et puissance, tu soumettras tout à ton empire et tu commanderas à tous les animaux tant visibles qu'invisibles ; prends cette baguette et ce crayon, va commencer à tracer devant l'olivier.

 Le Frère Tentateur présente sa baguette et un crayon noir au candidat qui les prend ; et il le conduit devant la branche d'olivier, où il lui fait tracer la lettre A ; ensuite devant la branche de cèdre la lettre E ; devant celle de palme, la lettre I, et devant le saule, la lettre O. Après cela il le mène tracer la lettre H à côté de l'A ; la lettre B à côté de l'E ; la lettre V à côté de l'I ; et la lettre M à côté de l'O ; ensuite, il le fait rentrer dans le centre des circonférences, et il va se placer vers la branche de saule, il lui fait cependant tracer au milieu des circonférences les cinq lettres suivantes qu'il dispose ainsi :  

 

A E

D

C B

Après que tout est fini de tracer, le F. Tentateur engage le candidat à toucher de sa baguette les lettres HA, qu'il prononce ; il en fait de même à l'égard des autres lettres et, à chaque fois qu'il les prononce, on lance des éclairs et on fait gronder le tonnerre. II prononce alternativement toutes les lettres pendant trois fois, et on a soin, à la troisième fois, d'enlever la branche et d'effacer les lettres qu'il a tracées devant, aussitôt qu'il les a touchées de sa baguette et prononcées ; ce qu'il faut faire subtilement et sans qu'il s'en apperçoive, lorsqu'il a tourné le dos pour aller à la branche suivante, de cette manière, on efface tous les caractères, excepté les cinq qui sont au centre ; et on ne laisse exactement que la branche de saule, que l'on renverse par terre, et à côté de laquelle on met la terre paîtrie, l'eau et le feu ; ces trois objets sont placés en triangle. 

Alors le Frère Tentateur disparaît et le candidat reste seul livré à lui même. Tous les frères observent le plus profond silence.   Quelques instants après le V. M. se lève et s'approche à pas libres du candidat à qui il dit :  

 

"Qu'as tu fait, malheureux ? Tu as oublié les commandements du M., vois d'où tu es sorti ; (il lui montre la terre paîtrie, l'eau et le feu ) tu n'es que poussière et tu retourneras en poussière ".

 Le candidat se prosterne, la face en terre. 

Le V. M. le couvre de la branche de saule et il continue : 

" Tu vas être livré entre les mains de tes ennemis, qui te feront souffrir les peines de l'âme, du corps et de l'esprit ; sors de ma présence et vas t'en recevoir le prix de tes forfaits ". A l'instant, les trois Thuileurs saisissent brusquement le candidat qu'ils entraînent au Parvis ; là, ils le lient avec des cordes et des chaînes, et ils lui font faire neuf tours chargé d'un fardeau. Tandis qu'il fait ces neuf tours on jette sur lui de l'eau, de la terre et des éclairs, sans cependant le blesser, ni le mouiller beaucoup.  

Tandis que le candidat souffre ces peines dans le Parvis, on change les décorations dans le Tribunal. On y figure un Escalier à vis, supposé que le T. n'en ait pas un en nature, sur lequel on met les nombres 3 - 5 - 7 ; et on enlève tout ce qui a servi aux premières cérémonies.  

Le candidat ayant fait ses neuf voyages, le Frère premier Thuileur frappe la batterie d'apprentif à la porte du T. ; le F. Garde rend la batterie et ouvre la porte, il s'assure du Frère qui a frappé et l'introduit dans le Tribunal.  

Lorsqu'il est entré, il se met à l'ordre, présentant bien la partie gauche à l'orient qu'il salue et il s'adresse au R. M..., en lui disant :  

"Je viens implorer grâce et miséricorde pour l'homme votre créature, qui a eu le malheur de se laisser séduire et de transgresser vos ordres ; pardonnez lui son crime, il en est repentant ; j'ai été témoin de ses gémissements et de ses remords, vous l'avez été et vous l'êtes de même, puisque rien ne vous échappe ; daignez lui faire grâce ! "  

"Allez, répond le R. M., que l'homme soit présenté devant moi." 

 

Le Frère premier Thuileur s'incline et retourne au Parvis, suivi du Maître des cérémonies, qui prend le candidat par la main, en disant aux Thuileurs : " Laissez cet homme en paix ; retirez vous et que désormais aucun de vous ne l'environne ; le P. M. lui a fait grâce ; retirez vous chacun dans votre région i obéissez à celui qui vous commande au nom du Maître. "  

Les Thuileurs lachent le candidat en feignant de la difficulté ; l'un d'eux dit à haute voix ; "Ce n'est pas pour longtemps que tu nous quittes," Le Maître des cérémonies répond, d'un ton brusque : " Paix ! "  

Dès ce moment tous les Frères vont reprendre leurs places dans le Tribunal, la porte qui communique du T. au Parvis étant ouverte, le Maître des cérémonies et le Frère Vicaire restent seuls au Parvis avec le candidat à qui ils tiennent ce langage :  

"Il est bien triste pour toi de t'être laissé séduire par ton plus cruel ennemi, qui t'a perdu en te faisant transgresser les commandements du Maître ! Réfléchis sur le danger où tu t'es précipité, afin de ne plus retomber dans la désobéissance ; car, à mon intervention, le M. vient de te pardonner ta faute ; mais tu seras à l'avenir délaissé ; et souviens toi que tu seras seul à te tirer des abîmes où tu te plongerais ; crains que les forces te manquent et que ton ennemi, qui ne cesse de roder autour de toi, ne te présente des dangers et des obstacles insurmontables ; veille donc et ne t'occupes dans cette vallée de larmes, qu'à te maintenir au sein de la circonférence. Amen".  

Ce discours fini, le maître des cérémonies et le Frère Vicaire prennent le candidat par ses liens, le font entrer dans le Tribunal et le placent entre les deux colonnes du T. Le Maître des cérémonies se met sur sa droite, et le Frère Vicaire sur sa gauche. Tous les deux sont debouts et tous les trois font face à l'orient.  

Lorsque le R :, M,.. se lève, le candidat se met à genoux et baisse la tête. Le R :, M ;, lui dit ;  

" Te voila donc rentré dans la terre d'Egypte ? Comment as tu pu oublier mes défenses ? Ton crime t'a rendu l'esclave de la mort qui exercera son empire sur toi et sur toute ta postérité au lieu de jouir éternellement des délices qui étaient réservés pour toi et qui te sont maintenant prohibés. Lève toi, homme, ta faute t'est remise. C'est à toi maintenant à travailler pour gagner la vie éternelle. Va t'en au V.M. d'occident qui te fera monter l'Escalier à vis, afin que tu puisses rentrer dans le sein de ta circonférence. " 

Le candidat fait une inclination, de concert avec ses accolites, qui le conduisent au V. M.. Celui-ci lui ôte ses liens ; ensuite il le prend par la main,. et il le conduit à la porte de l'Escalier à vis, qu'il lui montre, en lui disant :  

" Voici, homme, le redoutable escalier qu'il faut que tu montes ; tu ne t'en serviras pas aussi facilement que tu l'aurais fait avant ton crime, ta prévarication l'a rendu, pour ainsi dire, inaccessible pour toi, puisque pour parvenir au dernier palier, que tu vois si élevé, tu courras des dangers que je ne saurais te dépeindre ; arme toi d'un courage invincible, mets ta confiance en celui qui t'a donné l'être, présente toi hardiment à cet escalier, qui se monte par trois, cinq, sept : ces trois différents nombres te préviennent des trois peines que tu souffriras dans la réintégration de ta personne avec son principe : ces peines sont celles du corps, de l'âme et de l'esprit ; couvres toi du bouclier de la foi ; celui qui est chargé de par l'Eternel de te conduire ne t'abandonnera pas. A l'ordre, mes Frères !"  

A l'instant, tous les Frères du T. donnent les sept signes d'apprentif, ils ont tous les Veux sur le V. M. pour les donner ensemble. Cela fait, le Maître des cérémonies prend le candidat de la main gauche et lui met un poignard sur la gorge. A l'instant, les trois Thuileurs lancent tous ensemble un éclair sur le candidat et vont se placer chacun sur un des trois nombres qui sont sur l'escalier à vis. Lorsqu'ils y sont rendus, le Maître des cérémonies, sans changer d'attitude, fait monter l'escalier au candidat le dos tourné. Arrivés au palier où est le nombre trois, il fait mettre le genou droit en terre au candidat ; le premier Thuileur lance sur lui un éclair après lequel le Maître des cérémonies dit au candidat, lui tenant toujours la pointe du poignard sur la gorge : "Répétez avec moi un tiers de votre obligation. " 

 

Obligation, 1er tiers

" Je N......, promets, sur ma parole d'honneur, de garder fidèlement toute ma vie les mistères de la franche maçonnerie des Elus-coêns que l'on me confiera ; de ne jamais les écrire, faire écrire, tracer, faire tracer, peindre, faire peindre ; graver, faire graver ; imprimer ou faire imprimer sur quelque matière que ce soit, ni en quelque lieu que ce puisse être visible à l'homme, pas même sur les sables mouvants de la mer ;et de ne jamais les lire ou faire lire. Je promets aussi de ne jamais perdre de vue les premiers engagements que j'ai pris lors de la préparation à mon admission. "  

La Maître des cérémonies dit : " Amen. " .....

 

 

 

 

 

 

 

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