Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Hauts Grades

Articles avec #hauts grades tag

Rite de Misraïm : réception au 10éme Degré Illustre Elu des quinze

12 Juillet 2012 , Rédigé par Rite de Misraïm Publié dans #hauts grades

Le Frère Expert. conduit le Candidat à la porte du Chapitre et frappe 9 coups par : ll  ll  ll  ll    - l -

Le Frère Inspecteur. Frappe un coup de maillet. - l -

Très Illustre Maître, on frappe à la porte du Chapitre en Maître Élu des Neuf.

Le Très Illustre Maître.

Frère Inspecteur, veuillez vous informer de savoir qui frappe ainsi ?

Le Frère Inspecteur.

Frère Gardien, veuillez aller voir qui frappe ainsi ?

Le Frère Gardien. Ouvre la porte et s'informe ...

Le Frère Expert.

C'est un Maître Élu des Neuf qui désire connaître les deux autres scélérats meurtriers de notre Respectable Maître Hyram Abif et qui voudrait parvenir au grade d'Illustre Élu des Quinze.

Le Frère Gardien.

Frère Inspecteur, le Frère Expert est à la porte du Chapitre avec un Maître Élu des Neuf qui désire connaître les deux scélérats meurtriers de notre Respectable Maître Hyram Abif et qui demande à parvenir au grade d'Illustre Élu des Quinze.

Le Frère Inspecteur.

Très Illustre Maître, le Frère Expert conduit ici un Maître Élu des Neuf, qui désire connaître les deux autres meurtriers de notre Respectable Maître Hyram Abif et qui demande à parvenir au grade d'Illustre Élu des Quinze.

Le Très Illustre Maître.

Que l'entrée du Chapitre lui soit accordée, dans les formes rituelles.

Tous les Frères. se lèvent et se mettent à l'Ordre tenant leurs poignards prêts à frapper.

Le Frère Gardien. Ouvre la porte à deux battants.

Le Frère Expert. Donne au récipiendaire une tête coupée, dans la main gauche et lui demande de faire le signe d'ordre de Maître Élu des Neuf de la main droite. Il le conduit entre les colonnes et le fait avancer vers l'autel des Serments par Quinze pas triangulaires.

Le Récipiendaire. Arrive au pied de l'autel et reste seul.

Tous les Frères. Laissent tomber leurs poignards, entrelaçant leurs mains et les portant au front pour demander pardon pour le candidat.

Le Très Illustre Maître. Frappe un coup de maillet. - l -

Pourquoi demandez-vous pardon pour ce candidat ?

Le Frère Inspecteur. Parce qu'il n'est pas coupable.

Le Très Illustre Maître.

Puisqu'il n'est pas coupable, pourquoi me demandez-vous son pardon ?

Le Frère Inspecteur. Nous demandons seulement par grâce qu'il soit admis au grade d'Illustre élu des Quinze.

Le Très Illustre Maître. A-t-il les qualités requises ?

Le Frère Inspecteur. Tous les Frères répondent de lui.

Tous les Frères. Font le signe.

Le Très Illustre Maître.

Si cela est ainsi, dites-lui de se mettre à genoux.

Le Frère Expert. fait mettre le récipiendaire à genoux.

Le Très Illustre Maître.

Les Illustres Maîtres élus des Quinze demandent que je vous admette au grade de Maître élu des Quinze et que vous deveniez leur égal. Vous sentez-vous capable de garder les secrets de ce grade et d'en prêter l'Obligation ?

Le Récipiendaire.

Oui, Très Illustre Frère.

Le Frère Expert. Prend la tête et place la main droite sur le livre Sacré. Lui donne le texte de l'Obligation.

Le Récipiendaire.

Moi………………..je jure et promets devant le Grand Architecte de l'Univers et de cette Respectable Assemblée de ne jamais révéler le lieu où j'ai reçu le présent grade,

de ne jamais dire quelles personnes ont assisté à ma réception. Je promets de ne jamais recevoir personne dans ce grade sans en avoir obtenu le plein pouvoir de mes supérieurs,

de n'assister à aucune réception à moins que ce soit dans une Loge régulière de ce grade, de garder exactement dans mon cœur tous les secrets qui me seront révélés après mon Obligation. Je réitère en outre ma promesse d'allégeance au Rite de Misraïm,

obéissance à ses règlements, statuts et édits, suivant les vrais principes et anciennes traditions maçonniques. Je consens si j'y manque à avoir mon corps perpendiculairement ouvert pour être exposé pendant huit jours en plein air, afin que mes entrailles deviennent la pâture des mouches et autres insectes. Je consens que ma tête soit coupée et exposée

sur le lieu le plus élevé de la terre et à infliger la même peine à ceux qui dévoileront ce grade. Ainsi je prie Dieu de me maintenir. Amen.       Amen.            Amen.

Le Très Illustre Maître. Descend de l'Orient,  relève le Récipiendaire et...

A la Gloire du Grand Architecte de l'Univers, au nom du Suprême Conseil du Rite de Misraïm, je vous reçois et institue Illustre élu des Quinze, 10ème degré dans cette Loge de Perfection.

Le Frère Expert. remet le tablier et le cordon du grade.

Le Très Illustre Maître. remonte à l'Orient.

Le Frère Expert. conduit le nouveau Frère sur les colonnes.

Le Très Illustre Maître. Prenez place mes Frères !

Je vais maintenant donner l'instruction au 10éme degré à l'intention de notre nouveau Frère.

Vous avez appris, mon Frère, dans le grade d'élu des Neuf, par lequel vous êtes passé, qu'Abyram, un des meurtriers de notre Respectable Maître fut tué dans une caverne.

Le squelette que vous voyez sur le tapis de loge, en haut, à son orient est le sien; il tient le même instrument avec lequel il frappa, Hiram‑Abif, notre Maître. Salomon fit embaumer sa tête pour qu'elle pût se conserver et être exposée avec celle des deux autres assassins quand on les aurait trouvés. Six mois après, Bennacar, un des Intendants de Salomon, faisant des perquisitions dans le pays de Geth, tributaire du Roi, apprit que Sterkin et Osterfult, les deux autres assassins s'y étaient retirés en se croyant en sûreté. L'ayant appris, Salomon, écrivit immédiatement à Maalla, roi de Geth, et lui marqua le désir qu'il avait de découvrir les coupables et de leur infliger la peine due à leur crime. En conséquence Salomon choisit quinze des plus dignes Frères et des plus zélés Maîtres dans le nombre desquels ils comptaient les neuf qui avaient été à la recherche d'Abhyram‑Akiroph. Ils partirent le 15 du mois Thammuz (répondant au mois de juin de notre ère) et arrivèrent le 28 du même mois dans le pays de Geth. Ils remirent la lettre de Salomon à Maalla qui épouvanté de cette nouvelle donna sur le champ des ordres pour que l'on fit rechercher le plus exactement les deux brigands et qu'ils fussent livrés à Salomon, se trouvant fort heureux de débarrasser ses états de pareils monstres. On employa 5 jours à faire les plus exactes perquisitions. Zerbal et Heleanam furent les premiers qui les découvrirent dans une caverne nommée " Bendicat ".

Ils furent enchaînés ensemble et chargés des plaques sur lesquelles on grava le crime dont ils étaient coupables et le genre de châtiment qui leur était réservé. Ils arrivèrent à Jérusalem le 15 du mois suivant et furent conduits à Salomon qui leur reprocha leur noir forfait. II ordonna qu'on les conduisit dans la tour d'Achyar jusqu'au moment de leur exécution. Le lendemain à 10 heures du matin, ils furent attachés à deux poteaux par le col, les pieds et les bras liés par derrière. Leurs corps furent crucialement ouverts depuis la poitrine jusqu'à l'os pubis. Ils demeurèrent dans cet état pendant huit heures. Les mouches et autres insectes vinrent se repaître de leur sang et de leurs entrailles. Leurs cris et leurs gémissements étaient si lamentables qu'ils touchèrent même le cœur de leurs bourreaux qui leur coupèrent la tête et jetèrent leurs corps par-dessus les murailles de Jérusalem pour servir de pâture aux corbeaux et aux bêtes féroces.

Le Très Illustre Maître. Pose les Questions.

Le Frère Inspecteur. Donne les réponses.

question :  êtes vous Illustre Élu des Quinze ?

Réponse :  Je le dois à mon zèle et à mon travail.

question :  Par qui et où avez vous été reçu ?

Réponse :  Par le Roi Salomon dans sa salle d'audience.

question :  Pourquoi et à quelle occasion vous a t il élevé à ce degré ?

Réponse :  Parce que je fus du nombre de ceux qui furent à la recherche de deux scélérats.

question :  Avez vous pris vous-même les informations ?

Réponse :  Oui, Très illustre Maître et si je n'avais pas été nommé par Salomon, je serais parti de moi-même pour venger la mort de notre Respectable Maître.

question :  Avez vous été satisfait par l'exécution des coupables ?

Réponse :  Leurs tètes que je porte sur mon cordon en sont la preuve.

question :  Que signifient ces trois têtes ?

Réponse :  Ce sont les têtes des assassins.

question :  Pourquoi faites vous mention des 3 têtes puisque vous ne fûtes à la recherche que de deux criminels ?

Réponse :  Parce que le premier avait déjà subi la mort.

question :  Quels sont les noms des deux que vous avez conduits à Jérusalem?

Réponse :  L'un s'appelait Sterkin et l'autre Osterfult.

question :  Comment furent ils découverts ?

Réponse :  Par la diligence de Bennacar, un des Intendants de Salomon.

Réponse :  II écrivit à Maacca, roi de Geth, pour lui témoigner le désir qu'il avait que l'on fit des recherches les plus exactes.

question :  Qui porta la lettre de Salomon à Maacca ?

Réponse :  Zerbal, Capitaine des Gardes.

question :  Que fit Maacca ?

Réponse :  Il donna des guides aux gardes.

question :  Où furent trouvés les coupables ?

Réponse :  Dans une carrière nommée " Bennacar " du nom de l'intendant de Salomon.

question :  Comment le nommez vous ?

Réponse :  Bennacar, ancien intendant de Salomon et qui avait épousé une de ses filles.

question :  Comment les deux scélérats furent ils découverts ?

Réponse :  Par l'avis d'un berger qui découvrit leur retraite.

question :  Quels furent ceux qui les aperçurent les premiers ?

Réponse :  Zerbal et Eleanam après 5 jours de recherches.

question :  De quoi furent faites leurs chaînes ?

Réponse :  Des morceaux de fer en forme de règles carrées sur lesquelles était gravé le crime qu'ils avaient commis et les peines qu'ils devaient souffrir selon les ordres de Salomon.

question :  Quel jour arrivèrent-ils à Jérusalem ?

Réponse :  Le Quinze du mois Ab, qui correspond au 15 juillet.

question :  Combien de Maîtres, Salomon choisit-il pour cette expédition?

Réponse :  Quinze du nombre desquels je fus.

question :  N'y avait il pas d'autres personnes ?

Réponse :  Le Roi Salomon nous donna des troupes pour nous escorter.

question :  Que fîtes vous des deux criminels à votre arrivée à Jérusalem ?

Réponse :  Nous les conduisîmes directement à Salomon.

question :  Quel ordre donna t il ?

Réponse :  Après leur avoir amèrement reproché l'énormité de leur crime, il ordonna à Achyar, Grand Maître de sa maison, de les enfermer dans la tour qui portait son nom pour qu'il fussent exécutés le lendemain à 10 heures du matin.

question :  De quel genre de mort furent ils punis ?

Réponse :  Ils furent attachés nus par les pieds et le col à deux poteaux les bras liés par derrière, et leurs corps furent ouverts depuis la poitrine jusqu'à l'os pubis.

question :  Furent ils longtemps dans cet état ?

Réponse :  Ils furent de cette manière exposés à la plus forte chaleur du soleil pour que les mouches et les autres insectes dévorassent leur chair. Ils firent des cris si lamentables qu'ils touchèrent le cœur de leurs bourreaux.

question :  Que fit-on ensuite ?

Réponse :  Les exécuteurs attendris par leurs souffrances leur coupèrent la tête et jetèrent leurs corps par dessus les murailles de Jérusalem pour servir de pâture aux bêtes féroces.

question :  Que fit-on de leurs têtes ?

Réponse :  Elles furent placées, par ordre de Salomon, au bout de plusieurs pieux pour être exposées au regard du public sur les portes de Jérusalem, afin de servir d'exemple tant au peuple qu'aux ouvriers du Temple.

question :  Quel était le nom du premier meurtrier ?

Réponse :  D'après l'Élu des Neuf, il s'appelait Abhyram‑Akiroph, mais ce nom était emblématique. Son véritable nom était Hoben, il était l'aîné de ses frères.

question :  Comment furent exposées leurs têtes ?

Réponse :  Au Sud, à l'Est et à l'Ouest. Celle d'Abhyram‑Akiroph à la porte de l'Est. Celle de Sterkin à la porte de l'Ouest. Celle d'Osterfult à la porte du Sud.

question :  Pour quelles raisons leurs têtes furent elles exposées sur les portes de Jérusalem ?

Réponse :  Parce que chacun d'eux avait commis leur crime aux trois portes, au Sud où Osterfult porta sur hyram‑Abif un coup de règle. A l'Ouest où Sterkin frappa avec une équerre, et à la porte de l'Est où Abhyram-Akiroph acheva de tuer notre Respectable Maître par un coup de maillet.

question :  Quelle est la parole sacrée d'un Maître Élu des Quinze ?

Réponse :  Zerbal et Benaya.

question :  Quel est le mot de passe ?

Réponse :  Heleanam.

question :  Quels sont les signes ?

Réponse :  Premier de demande: se porter le poignard sous le menton et le descendre le long du ventre comme si l'on voulait se l'ouvrir. Second de réponse: on fait le signe d'Apprenti, ayant le poing fermé et le pouce levé en faisant semblant de se couper le col avec le pouce.

question :  Quel est votre attouchement ?

Réponse :  S'entrelacer réciproquement les doigts de la main droite.

question :  Quel est votre marche ?

Réponse :  Quinze pas triangulaires.

question :  Quel est votre batterie ?

Réponse :  Cinq coups égaux.

question :  A quelle heure ouvrez vous les travaux ?

Réponse :  A cinq heures du matin.

question :  Et pour la fermeture ?

Réponse :  A six heures du soir.

Le Très Illustre Maître.

La parole est à l'Orateur.

L’Orateur. Prononce l'allocution de bienvenue.

Le Très Illustre Maître.

Mes Frères, je vais procéder à la clôture des Travaux.

Lire la suite

RAPMM réception au 10ème degré Illustre Elu des Quinze.

12 Juillet 2012 , Rédigé par Rituel RAPMM Publié dans #hauts grades

Il ne doit y avoir que 15 Maîtres Elus dans le Chapitre lorsqu'il y a une réception; les plus anciens y assistent et les autres se retirent.

 

Le Frère Expert conduit le Candidat à la porte du Chapitre et frappe 9 coups par :

 

OO OO OO OO – O -

 

Le Frère Inspecteur. Frappe un coup de maillet. - O -

 

Très Illustre Maître, on frappe à la porte du Chapitre en Maître Elu des Neuf.

 

Le Très Illustre Maître.

 

Frère Inspecteur, veuillez vous informer de savoir qui frappe ainsi ?

 

Le Frère Inspecteur.

 

Frère Gardien, veuillez aller voir qui frappe ainsi ?

 

Le Frère Gardien. Ouvre la porte et s'informe ...

 

Le Frère Expert.

 

C'est un Maître Elu des Neuf qui désire connaître les deux autres scélérats meurtriers de notre Respectable Maître Hyram Abif et qui voudrait parvenir au grade d'Illustre Elu des Quinze.

 

Le Frère Gardien.

 

Frère Inspecteur, le Frère Expert est à la porte du Chapitre avec un Maître Elu des Neuf qui désire connaître les deux scélérats meurtriers de notre Respectable Maître Hiram Abif et qui demande à parvenir au grade d'Illustre Elu des Quinze.

 

Le Frère Inspecteur.

 

Très Illustre Maître, le Frère Expert conduit ici un Maître Elu des Neuf, qui désire connaître les deux autres meurtriers de notre Respectable Maître Hiram Abif et qui demande à parvenir au grade d'Illustre Elu des Quinze.

 

Le Très Illustre Maître.

 

Que l'entrée du Chapitre lui soit accordée, dans les formes rituelles.

 

Tous les Frères. Se lèvent et se mettent à l'Ordre tenant leurs poignards prêts à frapper.

 

Le Frère Gardien. Ouvre la porte à deux battants.

 

Le Frère Expert. Donne au récipiendaire une tête coupée, dans  la main gauche et lui demande de faire le signe d'ordre de Maître Elu des Neuf de la main droite. Il le conduit entre les colonnes et le fait avancer vers l'autel des Serments Par Quinze pas triangulaires.

 

Le Récipiendaire. Arrive au pied de l'autel et reste seul.

 

Tous les Frères. Laissent tomber leurs poignards entrelaçant leurs mains et les portant au front pour demander pardon pour le candidat.

 

Le Très Illustre Maître. Frappe un coup de maillet...Pourquoi demandez-vous pardon pour ce candidat ?

 

Le Frère Inspecteur.

 

Parce qu'il n'est pas coupable

 

Le Très Illustre Frère.

 

Puisqu'il n'est pas coupable, pourquoi me demandez-vous son pardon?

 

Le Frère Inspecteur.

 

Nous demandons seulement par grâce qu'il soit admis au grade d'Illustre Elu des Quinze.

 

Le Très Illustre Maître.

 

A-t-il les qualités requises ?

 

Le Frère Inspecteur.

 

Tous les Frères répondent de lui.

 

Tous les Frères. Font le signe.

 

Le Très Illustre Maître. Si cela est ainsi, dites-lui de se mettre à genoux. Le Frère Expert fait mettre le récipiendaire à genoux Les Illustres Maîtres Elus des Quinze demandent que je vous admette au grade de Maître Elu des Quinze et que vous deveniez leur égal.  Vous sentez-vous capable de garder les secrets de ce grade et d'en prêter l' Obligation ?

 

Le Récipiendaire.

 

Oui, Très Illustre Frère.

 

Le Frère Expert. Prend la tête et place la main droite sur le Livre Sacré. Lui donne le texte de l'Obligation.

 

Le Récipiendaire.

Moi.........je jure et promets devant le Grand Architecte de l'Univers et de cette Respectable Assemblée de ne jamais révéler le lieu où j'ai reçu le présent grade, de ne jamais dire quelles personnes ont assisté à ma réception. Je promets de ne jamais recevoir personne dans ce grade sans en avoir obtenu le plein pouvoir de mes supérieurs, de n'assister à aucune réception à moins que ce soit dans une Loge régulière de ce grade, de garder exactement dans mon coeur tous les secrets qui me seront révélés après mon Obligation. Je réitère en outre ma promesse d'allégeance au Suprême Conseil et au Souverain Sanctuaire du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm, obéissance à ses règlements, statuts et édits, suivant les vrais principes et anciennes traditions maçonnique. Je consens si j’y manque à avoir mon corps perpendiculairement ouvert pour être exposé pendant huit jours en plein air, afin que mes entrailles deviennent la pâture des mouches et autres insectes.  Je consens que ma tête soit coupée et exposée sur le lieu le plus élevé de la terre et à infliger la même peine à ceux qui dévoileront ce grade. Ainsi je prie Dieu de me maintenir. Amen.  Amen.  Amen.

le Très Illustre Maître.Descend de l'Orient et relève le Récipiendaire Et dit : A la Gloire du Grand Architecte de l'Univers, au nom du Suprême Conseil et du Souverain Sanctuaire du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm, je vous reçois et institue Illustre Elu des Quinze, 10ème degré dans cette Loge de Perfection. Le Frère Expert remet le tablier et le cordon du grade. Le Très Illustre Maître remonte à l'Orient. Le Frère Expert conduit le nouveau Frère sur les colonnes. Prenez place mes Frères Je vais maintenant donner l'instruction au 10ème degré à l'intention de notre nouveau Frère.  

Vous avez appris, mon Frère, dans le grade d'Elu des Neuf, par lequel vous êtes passé, qu'Abyram, un des meurtriers de notre Respectable Maître fut tué dans une caverne.  Le squelette que vous voyez sur le tapis de loge, en haut, à son orient est le sien; il tient le même instrument avec lequel il frappa Hiram-Abif, notre Maître.  Salomon fit embaumer sa tête pour qu'elle pût se conserver et être exposé avec celle des deux autres assassins quand on les aurait trouvés.  Six mois après, Bennacar, un des Intendants de Salomon, faisant des perquisitions dans le pays de Geth, tributaire du Roi, apprit que Sterkin et Osterfult, les deux autres assassins s'y étaient retirés en se croyant en sûreté.  L'ayant appris, Salomon, écrivit immédiatement à Maalla, roi de Geth, et lui marqua le désir qu'il avait de découvrir les coupables et de leur infliger la peine due à leur crime.  

En conséquence Salomon choisit quinze des plus dignes Frères et des plus zèlés Maîtres dans le nombre desquels ils comptaient les neuf qui avaient été à la recherche d'Abhyram-Akiroph.  Ils partirent le 15 du mois Thammuz (répondant au mois de juin de notre ère) et arrivèrent le 28 du même mois dans le pays de Geth.  Ils remirent la lettre de Salomon à Maalla qui épouvanté de cette nouvelle donna sur le champ des ordres pour que l'on fit rechercher le plus exactement les deux brigands et qu'ils fussent livrés à Salomon, se trouvant fort heureux de débarrasser ses états de pareils monstres.  On employa 5 jours à faire les plus exactes perquisitions.  Zerbal et Heleanam furent les premiers qui les découvrirent dans une caverne nommée " Bendicat ". Ils furent enchaînés ensemble et chargés des plaques sur lesquelles on grava le crime dont ils étaient coupables et le genre de châtiment qui leur était réservé.  Ils arrivèrent à Jérusalem le 15 du mois suivant et furent conduits à Salomon qui leur reprocha leur noir forfait.  Il ordonna qu'on les conduisit dans la tour d'Achyar jusqu'au moment de leur exécution. Le lendemain à 10 heures du matin, ils furent attachés à deux poteaux par le col, les pieds et les bras liés par derrière.  Leurs corps furent crucialement ouvert depuis la poitrine jusqu'à l'os pubis.  Ils demeurèrent dans cet état pendant huit heures. Les mouches et autres insectes vinrent se repaître de leur sang et de leurs entrailles.  Leurs cris et leurs gémissements étaient si lamentables qu'ils touchèrent même le coeur de leurs bourreaux qui leur coupèrent la tête et jetèrent leurs corps par-dessus les murailles de Jérusalem pour servir de pâture aux corbeaux et aux bêtes féroces.

 

Frère Inspecteur, êtes-vous Illustre Elu des Quinze ?

 

R.-       Je le dois à mon zèle et à mon travail.

 

D.-       Par qui et où avez-vous été reçu ?

 

R.-       Par le Roi Salomon dans sa salle d'audience.

 

D.-       Pourquoi et à quelle occasion vous a-t-il élevé à ce degré ?

 

R.-       Parce que je fus du nombre de ceux qui furent à la recherche de deux scélérats.

 

D.-       Avez-vous pris vous-même les informations ?

 

R.-       Oui, Très illustre Maître et si je n'avais pas été nommé par Salomon, je serais parti de moi-même pour venger la mort de notre Respectable Maître.

 

D.-       Avez-vous était satisfait par l'exécution des coupables ?

 

R.-       Leurs têtes que je porte sur mon cordon en sont la preuve.

 

D.-       Que signifient ces trois têtes ?

 

R.-       Ce sont les têtes des assassins.

 

D.-       Pourquoi faites-vous mention des 3 têtes puisque vous ne fûtes à la recherche que de deux criminels ?

 

R.-       Parce que le premier avait déjà subi la mort.

 

D.-       Quels sont les noms des deux que vous avez conduits à Jérusalem?

 

R.-       L'un s'appelait Sterkin et l'autre Osterfult.

 

D.-       Comment furent-ils découverts ?

 

R.-       Par la diligence de Bennacar, un des Intendants de Salomon.

 

D.-       Quelle mesure prit Salomon pour les faire arrêter ?

 

R.-       Il écrivit à Maacca, roi de Geth, pour lui témoigner le désir qu'il avait que l'on fit des recherches les plus exactes.

 

D.-       Qui porta la lettre de Salomon à Maacca ?

 

R.-       Zerbal, Capitaine des Gardes.

 

D.-       Que fit Maacca ?

 

R.-       il donna des guides aux gardes.

 

D.-       Où furent trouvés les coupables ?

 

R.-       Dans une carrière nommée " Bennacar " du nom de l'Intendant de Salomon.

 

D.-       Comment le nommez-vous ?

 

R.-       Bennacar, ancien intendant de Salomon et qui avait épousé une de ses filles.

 

D.-       Comment les deux scélérats furent-ils découverts ?

 

R.-       Par l'avis d'un berger qui découvrit leur retraite.

 

D.-       Quels furent ceux qui les aperçurent les premiers ?

 

R.-       Zerbal et Eleanam après 5 jours de recherches.

 

D.-       De quoi furent faites leurs chaînes ?

 

R.-       Des morceaux de fer en forme de règles carrées sur lesquelles était gravé le crime qu'ils avaient commis et les peines qu'ils devaient souffrir selon les ordres de Salomon.

 

D.-       Quel jour arrivèrent-ils à Jérusalem ?

 

R.-       Le Quinze du mois Ab, qui correspond au 15 juillet.

 

D.-       Combien de Maîtres, Salomon choisit-il pour cette expédition?

 

R.-       Quinze du nombre desquels je fus.

 

D.-       N'y avait-il pas d'autres personne?

 

R.-       Le Roi Salomon nous donna des troupes pour nous escorter.

 

D.-       Que fîtes-vous des deux criminels à votre arrivée à Jérusalem?

 

R.-       Nous les conduisîmes directement à Salomon.

 

D.-       Quel ordre donna-t-il ?

 

R.-       Après leur avoir amèrement reproché l'énormité de leur crime, il ordonna à Achyar, Grand Maître de sa maison, de les enfermer dans la tour qui portait son nom pour qu’ils fussent exécutés le lendemain à 10 heures du matin.

 

D.-       De quel genre de mort furent-ils punis ?

 

R.-       Ils furent attachés nus par les pieds et le col à deux poteaux les bras liés par derrière, et leurs corps furent ouverts depuis la poitrine jusqu'à l'os pubis.

 

D.-       Furent-ils longtemps dans cet état ?

 

R.-       Ils furent de cette manière exposés à la plus forte chaleur du soleil pour que les mouches et les autres insectes dévorassent leur chair.  Ils firent des cris si lamentables qu'ils touchèrent le coeur de leurs bourreaux.

 

D.-       Que fit-on ensuite ?

 

R.-       Les exécuteurs attendris par leurs souffrances leur coupèrent la tête et jetèrent leurs corps par-dessus les murailles de Jérusalem pour servir de pâture aux bêtes féroces.

 

D.-       Que fit-on de leurs têtes ?

 

R.-       Elles furent placées, par ordre de Salomon, au bout de plusieurs pieux pour être exposées au regard du public sur les portes de Jérusalem, afin de servir d'exemple tant au peuple qu'aux ouvriers du Temple.

 

D.-       Quel était le nom du premier meurtrier ?

 

R.-       D'après l'Elu des Neuf, il s'appelait Abhyram-Akiroph, mais ce nom était Emblématique.  Son véritable nom était Hoben, il était l'aîné de ses frères.

 

D.-       Comment furent exposées leurs têtes ?

 

R.-       Au Sud, à l'Est et à l'Ouest. Celle d'Abhyram-Akiroph à la porte de l'Est. Celle de Sterkin à la porte de l'Ouest. Celle d'Osterfult à la porte du Sud.

 

D.-       Pour quelles raisons leurs têtes furent-elles exposées sur les portes de Jérusalem

 

R.-       Parce que chacun d'eux avait commis leur crime aux trois portes, au Sud où Osterfult porta sur hyram-Abif un coup de règle.  A l'Ouest où Sterkin frappa avec une équerre, et à la porte de l'Est où AbhyramAkiroph acheva de tuer notre Respectable Maître par un coup de maillet.

 

D.-       Quelle est la parole sacrée d'un Maître Elu des Quinze ?

 

R.-       Zerbal et Benaya.

 

D.-       Quel est le mot de passe ?

 

R.-       Heleanam.

 

D.-       Quels sont les signes ?

 

R.-       Premier de demande: se porter le poignard sous le menton et le descendre le long du ventre comme si l'on voulait se l'ouvrir.  Second de réponse: on fait le signe d'Apprenti, ayant le poing fermé et le pouce levé en faisant semblant de se couper le col avec le pouce.

 

D.-       Quel est votre attouchement ?

 

R.-       S'entrelacer réciproquement les doigts de la main droite.

 

D.-       Quel est votre marche ?

 

R.-       Quinze pas triangulaires

 

D.-       Quel est votre batterie ?

 

R.-       Cinq coups égaux.

 

D.-       A quelle heure ouvrez-vous les travaux ?

 

R.-       A cinq heures du matin.

 

D.-       Et pour la fermeture ?

 

R.-       A six heures du soir.

 

Le Très Illustre Maître. La parole est à l'Orateur. Celui-ci prononce l'allocution de bienvenue.

 

Le Très Illustre Maître. Mes Frères, je vais procéder à la clôture des Travaux.

 

 

 

 

Lire la suite

REAA : réception du 10ème degré

12 Juillet 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #hauts grades

 

Il ne doit y avoir dans le Chapitre qu'au plus 15 Illustres Élus. Le cas échéant, seuls les plus anciens participent à la Cérémonie et les autres se retirent sur les parvis.Le Frère Expert sort du Temple, va chercher le Récipiendaire revêtu des décors de Maître Élu des Neuf, 9° degré. Il le conduit à la porte du Temple et lui donne à porter dans la main gauche une tête coupée. L'Expert frappe 8+1 coups.

Inspecteur TIM on frappe à la porte du Chapitre en Maître Élu des Neuf.

TIM  Frère Inspecteur, faites voir qui frappe ainsi. Le Frère Couvreur ouvre la porte et s'adresse d'une voix forte à l'Expert qui répondra de même.

Couvreur  Qui frappe ainsi à la porte du Chapitre?

Expert   C'est le Maître Élu des Neuf qui désire connaître les deux autres scélérats meurtriers de notre RM HIRAM-ABIF et qui espère parvenir au degré d'Illustre Élu des Quinze. Le Frère Couvreur ferme la porte.

Couvreur  Frère Introducteur, c'est un Maître Élu des Neuf qui désire connaître les deux autres scélérats meurtriers de notre RM HIRAM-ABIF et qui espère parvenir au degré d'Illustre Élu des Quinze.

Introducteur  TIM, c'est un Maître Élu des Neuf qui désire connaître les deux autres scélérats meurtriers de notre RM HIRAM-ABIF et qui espère parvenir au degré d'Illustre Élu des Quinze

TIM  Que l'entrée lui soit donnée. Debout mes Frères à l'ordre, le poignard prêt à frapper. Le Couvreur ouvre la porte. L'Expert conduit le Récipiendaire jusque devant l'autel en lui faisant faire les 15 pas triangulaires, et reste à coté de lui. Il porte dans la main gauche une tête coupée et fait de la main droite le 1er signe de Maître Élu des Neuf (geste de frapper le front d'un autre avec son poignard). Le couvreur ferme aussitôt la porte.

Le TIM frappe un coup. Chaque assistant laisse tomber son poignard, s'entrelace les mains qu'il porte à son front et murmure : Pardon, Pardon, Pardon     

TIM   Pourquoi demandez-vous pardon pour ce candidat?

Inspecteur  Parce qu'il n'est pas coupable.

TIM  Puisqu'il n'est pas coupable pourquoi me demandez-vous son pardon?

Inspecteur Nous demandons seulement pour grâce qu'il soit admis au degré d'Illustre Élu des Quinze.

TIM  A-t-il les qualités requises?

Inspecteur  Tous les Frères répondent de lui.

TIM Puisqu'il en est ainsi, Frère Expert, faites mettre le candidat à genoux. A l'ordre, mes Frères. Frère Récipiendaire, les Illustres Élus des Quinze ici présents demandent que je vous admette au 10° degré du REAA et qu'ainsi vous deveniez leur égal. Vous sentez-vous capable de garder les secrets de ce degré et d'en prendre la solennelle obligation?

 Récipiendaire Oui TIM.

 L'Expert retire la tête coupée des mains du récipiendaire et pose sa main droite sur le Volume de la Loi Sacrée.

TIM  Mon Frère Récipiendaire, Vous allez prendre votre obligation d'Illustre Élu des Quinze, dont je vais vous lire le texte, et que vous répéterez après moi.

OBLIGATION 

 Moi A... B..., Je jure et promets solennellement, sur ce volume de la Loi Sacrée, de ne jamais révéler ni le lieu où j'ai reçu le présent degré, ni le nom de ceux qui ont assisté à ma réception. Je promets de ne jamais recevoir personne dans ce degré sans en avoir préalablement obtenu le pouvoir de mes supérieurs, de ne jamais assister à une réunion à ce degré, à moins que ce ne soit dans un chapitre régulier et de garder exactement dans mon cœur tous les secrets qui me seront révélés après mon obligation. Je consens si je manque à mon serment, à avoir mon corps ouvert de haut en bas, pour être exposé pendant huit jours en plein air, afin que mes entrailles deviennent la pâture des mouches et des autres insectes. Je consens de plus que ma tête soit coupée et exposée sur le lieu le plus élevé de la terre. Je suis prêt à infliger le même traitement à ceux qui dévoileraient les secrets de ce degré et fausseraient leur serment. Que Dieu me maintienne dans la justice et l'équité, AMEN AMEN AMEN Le TIM sort de la chaire et fait relever le Récipiendaire.

TIM   En vertu des pouvoirs qui m'ont été conférés et dont je suis investi, je vous constitue Illustre Élu des Quinze et je vous reçois comme membre de ce Chapitre. Prenez place mes Frères.       Mon Frère, je vous décore du tablier du Degré et je vous revêts du cordon noir aux 3 têtes sanglantes coupées. Au nom du Chapitre, je vous donne l'accolade fraternelle.  Frère Maître des Cérémonies, conduisez notre nouveau Frère entre les colonnes. Debout mes Frères. Je vous invite à reconnaître désormais comme Illustre Élu des Quinze le Frère A... B... qui se trouve entre les Colonnes et je vous invite à célébrer cette heureuse acquisition à notre manière accoutumée.  A moi mes Frères par le signe et l'acclamation écossaise HOUZE HOUZE HOUZE Prenez place mes Frères Je vais maintenant avec le concours de l'Expert et du Maître des Cérémonies vous communiquer les secrets du degré.

                                   - Il y a un signe de demande qui se fait en portant un poignard sous le menton puis en le faisant descendre le long du ventre comme si on voulait se l'ouvrir.

                                   - En contre partie on donne le signe en réponse qui est le signe d'Apprenti, avec toutefois le poing fermé et le pouce bien détaché.

                                   - L'attouchement se fait en entrelaçant réciproquement les doigts de la main droite.

                                   - Les mots sacrés sont en demande ZERBAL et en réponse BEN-IAH.

                                   - Le mot de passe est ELIAM

                                   - La batterie est de cinq coups également espacés.

                                   - La marche comprend quinze pas triangulaires.

Enfin sachez que les Illustres Élus des Quinze travaillent de 5 heures du matin à six heures du soir et que leur âge est

TIM  Frère Maître des cérémonies conduisez maintenant notre nouvel Illustre Élu des Quinze en tête de la Colonne du Septentrion pour qu'il écoute notre Frère Orateur lui donner lecture du Discours Historique.

                                                               DISCOURS HISTORIQUE

Orateur  Vous avez appris, mon Très Cher Frère, dans le degré d'Élu des neuf par lequel vous êtes passé, qu'ABIRAM-AKIROPH, l'un des meurtriers de notre RM HIRAM-ABIF, fut tué dans une caverne. Le squelette que vous voyez à l'Orient est le sien. Il tient en main l'instrument même avec lequel il commit son crime. SALOMON fit embaumer sa tète pour qu'elle put se conserver et être exposée avec celles des deux autres assassins, quand on les aurait trouvés.

Six mois après la mort d'HIRAM-ABIF, BENGUEBER, l'un des intendants de SALOMON apprit au cours d'une visite dans le pays de GUETH, tributaire de SALOMON, que STERKIN et OSTERFULT, les deux autres assassins d'HIRAM-ABIF, s'y étaient retirés et s'y croyaient en sûreté. A cette nouvelle, SALOMON écrivit immédiatement à MAACA, roi de GUETH et lui exprima son désir de voir découvrir les coupables et de leur infliger le châtiment appelé par leur crime. En conséquence SALOMON choisit quinze des plus dignes frères et zélés Maîtres, en y incluant les neuf qui avaient été à la recherche d'ABIRAM-AKIROPH. Ceux-ci partirent le 15 du mois de THALOUZ (qui correspond au mois de juin vulgaire) et arrivèrent le 28 du même mois dans le pays de GUETH. Ils remirent la lettre de SALOMON à MAACA qui, épouvanté par la nouvelle, donna sur-le-champ les ordres pour rechercher les 2 brigands et pour les livrer aux israélites, en se trouvant heureux de voir ses états débarrassés de tels monstres. On employa 5 jours à faire les plus exactes perquisitions. ZERBAL et HELEHAM les premiers découvrirent les assassins dans une carrière appelée BENDICAT; Les scélérats furent enchaînés et chargés de fer sur lesquels on grava, le crime dont ils étaient coupables et le châtiment qui leur était réservé. Ils arrivèrent à Jérusalem le quinze du mois suivant de AB et furent conduits à SALOMON qui leur reprocha le noir forfait dont ils étaient coupables. SALOMON les fit enfermer dans la tour d'ACHYAR jusqu'à l'heure de leur exécution. Le lendemain matin à 10 heures, les 2 scélérats furent attachés à 2 poteaux par le cou et par les pieds, les bras liés par derrière. Leurs corps furent cruellement ouverts de la poitrine jusqu'à l'os du pubis. Ils demeurèrent ainsi attachés pendant 8 heures. Les mouches et les autres insectes vinrent se repaître de leur sang et de leurs entrailles.

INSTRUCTION RITUELLIQUE

TIM  Frère Inspecteur, êtes-vous Illustre Élu des Quinze?

Inspecteur  Oui, je le dois à mon zèle et à mon travail.

TIM  Par qui avez-vous été reçu?

Inspecteur  Par le roi SALOMON dans la salle d'audience.

TIM   Pourquoi et à quelle occasion vous a-t-il élevé à ce degré?

Inspecteur  Parce que je fus du nombre de ceux qui furent à la recherche des 2 scélérats.

TIM   Avez-vous pris vous-même les informations?

Inspecteur  Oui, TIM, et si je n'avais pas été nommé par SALOMON, je serais parti à mes frais, pour venger la mort d'HIRAM-ABIF.

TIM  Avez-vous eu beaucoup de joie en voyant exécuter les coupables?

Inspecteur  La tète que je porte sur mon cordon en est la preuve.

TIM   Que signifient ces 3 tètes?

Inspecteur  Ce sont les tètes des 3 assassins de HIRAM-ABIF.

TIM Pourquoi faites-vous mention de trois tètes puisque vous fûtes à la recherche de 2 criminels?

Inspecteur  Parce que le premier avait déjà été mis à mort.

TIM  Quels sont les noms des 2 scélérats que vous avez conduits à Jérusalem?

Inspecteur  L'un s'appelait STERKIN et l'autre OSTERFULT.

TIM  Comment furent-ils découverts?

Inspecteur  Par la diligence de BENGUEBER, l'un des intendants de SALOMON.

TIM  Quelles mesures furent prises par SALOMON pour les arrêter?

Inspecteur Il écrivit à MAACA, roi de GUETH, pour lui exprimer son désir de  voir effectuer les plus minutieuses recherches sur eux.

TIM  Qui porta la lettre de SALOMON à MAACA?

Inspecteur  ZERBAL, capitaine des gardes.

TIM  Le roi MAACA résista-t-il à répondre à la demande de SALOMON?

Inspecteur Non, au contraire. Il donna des guides aux gardes de SALOMON.

TIM  Où furent trouvés les coupables?

Inspecteur  Dans une carrière nommée BENDICAT.

TIM  Comment les 2 scélérats furent-ils découverts?

Inspecteur  Par l'avis d'un berger qui connaissait leur retraite.

TIM  Qui les a aperçus en premier?

Inspecteu  ZERBAL et HELEHAM, après 5 jours de perquisitions.

TIM  Comment étaient faites leurs chaînes?

Inspecteur  De morceaux de fer en forme de règles carrées, sur lesquelles on grava leur crime et les peines qu'ils devaient subir, sur l'ordre de SALOMON.

TIM   Quel jour arrivèrent-ils à JÉRUSALEM?

Inspecteur  Le 15 du mois d'AB, qui correspond au mois vulgaire de juillet.

TIM  Combien SALOMON choisit-il de Maîtres pour cette expédition?

Inspecteur  Quinze, au nombre desquels je fus.

TIM  N'y avait-il pas d'autres personnes avec vous?

Inspecteur  Le Roi SALOMON nous donna des troupes pour nous escorter.

TIM  Que fites-vous des 2 criminels à votre arrivée à JÉRUSALEM?

Inspecteur  Nous les avons conduits directement à SALOMON.

TIM  Quel ordre donna-t-il?

Inspecteur  Après leur avoir amèrement reproché l'énormité de leur crime, il ordonna à ACHYAR, Grand Maître de sa Maison, de les enfermer dans la tour qui porte son nom, et de les exécuter le lendemain à 10 heures du matin.

TIM  De quelle mort furent-ils punis?

Inspecteur  Ils furent attachés nus à deux poteaux par le col et les pieds, les bras liés par derrière. Puis leurs corps furent ouverts de la poitrine jusqu'à l'os du pubis.

TIM  Furent-ils longtemps dans cette situation?

Inspecteur  Ils restèrent exposés de cette manière à la plus forte chaleur du soleil, pour que les mouches et autres insectes dévorassent leurs entrailles. Ils poussèrent des cris si lamentables qu'ils touchèrent le cœur des bourreaux.

TIM  Que fit-on d'eux ensuite?

Inspecteur  Les exécuteurs, attendris par leurs souffrances, leur coupèrent la tète et jetèrent leurs corps par-dessus les murailles de JÉRUSALEM pour servir de pâture aux bêtes féroces.

TIM  Que fit-on de leurs tètes?

Inspecteur Elles furent placées sur l'ordre de SALOMON, au bout de pieux, pour être exposées en public sur les portes de JÉRUSALEM et pour servir d'exemple, tant pour le peuple que pour les ouvriers du Temple.

TIM  Quel était le nom du premier meurtrier?

Inspecteur   D'après l'Élu des neuf, il s'appelait ABIRAM-AKIROPH, mais ce nom était symbolique. Son véritable nom était HOBEN. Il était l'aîné de ses frères.

TIM  Comment furent exposées les tètes?

Inspecteur  Au sud, à l'est et à l'ouest. Celle d'ABIRAM-AKIROPH à la porte de l'Orient, celle de STERKIN à la porte de l'Occident et celle d'OSTERFULT à la porte du Midi.

TIM  Pour quelles raisons leurs tètes furent-elles exposées sur les portes de JÉRUSALEM?

Inspecteur  Parce que chacun d'eux avait commis son crime à une porte du Temple. Au midi OSTERFULT avait porté à HIRAM-ABIF un coup de règle. A l'Occident STERKIN avait frappé avec une pince. A l'Orient ABIRAM-AKIROPH avait achevé le Maître par un coup de maillet.

TIM   Quels sont les mots sacrés de l'Illustre Élu des Quinze?

Inspecteur  ZERBAL et BEN-IAH.

TIM   Quel est le mot de passe?

Inspecteur  ELIAM.

TIM  Quels sont les signes?

Inspecteur  On demande ainsi (il fait le signe)  et en réponse ainsi(il fait le signe).

TIM  Venez me donner l'attouchement L'inspecteur monte à l'Orient, donne l'attouchement et regagne sa place.

TIM  Ceci termine la cérémonie de réception d'un nouvel Illustre Élu des Quinze, 10° degré REAA.

Lire la suite

Étude de 10e grade dit de l'élu des Quinze ou de lillustre élu des Quinze

12 Juillet 2012 Publié dans #hauts grades

L’argumentation sur laquelle repose le rituel d’initiation au 10e degré Ceci est le récit résumé par Raoul BERTEAUX pages 229
« Deux meurtriers de Hiram Abi quittèrent la montagne à l’est de JOPPA et s’enfuirent à GATH, cité des philistins. Ben-Gabel, un des élus fit reconnaître leur retraite. Salomon, envoya 15 élus, avec une lettre à Maakah, roi tributaire de Gath. Cette lettre fut confiée à Zerbal qui prit le commandement des quinze élus.
Zerbal, Stolkin et Jhaoben pénétrèrent dans la carrière où s’étaient réfugiés les deux meurtriers et les capturèrent. Les meurtriers furent ramenés à Jérusalem pour y être jugés. Ils furent emprisonnés dans une tour dénommée Achizar. Ils furent condamnés, pendus, décapités, tandis que leurs corps furent ouverts de haut en bas, leurs têtes avec celle du troisième meurtrier furent exposés aux portes du sud, de l’ouest et de l’est de la cité »

Tentons maintenant un commentaire sur le contenu symbolique de ce récit historico mythique.
Le 10e degré est le deuxième acte d’une pièce en trois actes. Le premier acte fut un acte de vengeance accompli dans la précipitation, le souci de bien faire. Jhaoben est allé au-delà de ce qui lui était demandé. Alors qu’un acte de justice était requis, il
a accompli un acte de vengeance. Mais en fin de compte, il bénéficie de la clémence de Salomon. C’est la deuxième fois que Jhaoben s’abandonne à ses pulsions et bénéficie de la clémence de Salomon. Cela ne signifie-t-il pas que Jhaoben n’est pas considéré comme pleinement et consciemment responsable de ses actes ?
Il y serait poussé par des forces intérieures, ses pulsions inconscientes le dominent. Il faut qu’il apprenne à les reconnaître et à les dominer. S’il bénéficie, lui, de la clémence de Salomon c’est que cette clémence est en quelque sorte un acte de justice car elle témoigne d’une compréhension en profondeur de la motivation réelle de l’autre.
Le deuxième acte mis en oeuvre au cours du 10e de gré est un acte de justice dont la cruauté peut et doit nous interroger. Certes les deux meurtriers sont jugés. Ils sont attachés à un poteau, on les étripe, on les expose ventre ouvert, on les décapite. C’est-à-dire on sépare la tête du corps non seulement par pitié mais aussi afin de séparer la tête du corps afin de montrer que la tête est le lieu de la pensée qui a conduit le corps à commettre ces actes. On expose les têtes aux diverses portes de la cité afin que tout le monde le sache, en signe d’exemplarité. Que peut bien vouloir signifier ce récit quelque peu barbare ? Faut-il que nous en restions à l’apparence du récit ou que nous allions voir ce que symboliquement il veut nous signifier d’accomplir par nous-mêmes, en nous-mêmes ?
Là est la problématique de l’initiation.

Nous aborderons en six points le contenu symbolique de ce récit.

1 - Nous savons que depuis notre initiation au grade de maître les trois meurtriers d’Hiram Abi sont symboliquement trois de nos vices redoutables à savoir : l’ignorance, le fanatisme et l’hypocrisie. Trois vices contre lesquels nous sommes amenés à lutter depuis le 3e degré afin de nous en préserver et/ou de nous en défaire. Si cette lutte semble au cours du 4e au 8e degré avoir été mise en sommeil, les 9e et 10e degrés rappellent ces trois vices violemment à notre attention.
La violence du récit historico mythique est là pour nous choquer, nous bouleverser quelque peu afin de nous remettre au travail. Le rituel signifie en quelque sorte que rien n’est peut-être jamais acquis définitivement. La violence ici est d’ordre psycho-pédagogique pour nous remettre, voire pour nous mettre en EVEIL.

2 - Au premier acte, le premier meurtrier s’était caché dans une caverne. La caverne est l’un des symboles de l’Inconscient.
C’est le lieu du refoulement. Le sentiment de culpabilité est lui-même refoulé, le meurtrier dort tranquillement au fond de la caverne. La symbolique de la caverne et de sa pénétration représente l’exploration du moi primitif, archaïque, refoulé dans les profondeurs de l’être.
Et la violence des faits relatés au cours du premier acte traduit ce qui nous attend aussi dans ce combat que nous devons opérer pour ramener ces motivations inconscientes à notre conscience.
Il y a des motivations inconscientes et terribles qui sont à la source de ces trois vices qui sont l’ignorance, le fanatisme et l’hypocrisie.
Et les symboles tels que l’eau vive qui vient des profondeurs de la terre et la bougie allumée dans les ténèbres de la caverne sont au 9e degré des symboles signifiant la dualité fondamentale des ténèbres et de la lumière. Cela signifie qu’au coeur des ténèbres, au coeur de la terre se trouvent les sources de la lumière. Au coeur de l’inconscient se trouvent les racines d’espérer pour peu que nous
nous efforcions de boire à la source ou qu’une petite lumière s’allume au fond de nous et nous éclaire sur nous mêmes

3 – Au deuxième acte c’est à dire au 10e degré, les deux meurtriers survivants ont trouvé refuge dans une carrière. Il ne s’agit plus d’une caverne, ce lieu naturel dans les profondeurs de la terre. Ce lieu, creusé par les forces telluriques et intemporelles en regard de la vie d’un homme, symbolise le lieu même de la nature humaine, profonde et archétypale dont nous n’avons pas conscience.
Au 10e degré il ne s’agit plus d’une caverne mais d’une carrière, c’est à dire d’un lieu de la terre où l’on extrait de la pierre à ciel ouvert. Nous ne sommes plus dans les profondeurs de le terre, dans les ténèbres de l’inconscient, nous sommes à la surface de la terre, ce que les profondeurs de la terre ont porté à sa surface. Ce qui est donc à la surface de l’inconscient et qui est de ce fait apparent et visible. Nous sommes donc au niveau du conscient, de ce qui n’est pas tout à fait caché.. Nous sommes en un lieu où l’on travaille, un lieu où l’on creuse à ciel ouvert, dans la lumière. Un lieu d’accès facile et au regard de tous. Symboliquement, c’est l’image que nous voulons donner de nous-mêmes aux autres. Et c’est cette image qui peut être aussi un refuge.
Qu’est ce qui se réfugie derrière le masque de nos apparences ? Le mythe développé par le 10e degré nous invite à débusquer ce qui pourrait se cacher derrière l’image que nous voulons donner de nous-mêmes.
C’est donc dans une carrière que deux des trois meurtriers ont trouvé refuge. Ils sont là apparemment cachés mais le récit historico mythique nous fait comprendre qu’ils peuvent être facilement débusqués. Car se cacher au fond d’une caverne comme le fit le premier meurtrier nous conduit aussi au mythe de Caïn qui ayant tué Abel pense trouver la paix de sa conscience au fond
de la terre mais comme l’écrit Victor Hugo « l’oeil était dans la tombe et regardait Caïn ».
Mais ici le meurtrier dans sa caverne dort paisiblement. Il se cache non pas de sa conscience mais de la justice des hommes. Mais se cacher dans une carrière c’est autre chose. Peut être que ces deux meurtriers ne se sont cachés là que pour donner le change, qu’ils sont revenus sur un lieu de travail comme pour être vus à un moment ou à un autre ?
Il y aurait là, le faire semblant, se cacher avec le désir secret et inconscient d’être pris. N’y aurait-il là chez ces deux meurtriers d’Hiram, comme un sentiment ténu et inconscient de culpabilité qui fait qu’au fond de la nature humaine la plus noire se trouverait une petite lumière susceptible de conduire l’être à sa propre rédemption en attendant qu’une oeuvre de justice s’accomplisse. Cela ne signifierait-il pas sur un plan philosophique et moral que nous ne devons pas désespérer de l’homme ?

Ainsi donc, derrière le masque de nos apparences, peuvent se cacher quelques travers qui peuvent en conscience être facilement débusqués afin de les éliminer alors que d’autres seraient bien plus profondément enfouis. Mais il y faut, nous fait comprendre le récit, une expédition, un travail avec ses frères, c’est à dire un travail en loge de perfection qui consiste à développer des actes de pénétration en soi par soi. C’est ce qui fait au 9e et 10e degré du poignard bi-métallique à lame d’argent et manche d’or, le symbole fondamental.
En effet, le poignard est une arme de pénétration. Cette arme au 9e degré est le symbole de l’intuition fulgurante, incontrôlée qui pénètre au plus profond de nous-mêmes jusqu’à réveiller dans les douleurs les forces primitives qui dorment en nous, jusqu’à les frapper dans le noir de l’inconscient en les amenant mortes à la lumière de la conscience et cela indépendamment d’un acte
de conscience réflexive et contrôlée.
Cette arme est au 10e degré, fort de l’expérience acquise au 9e degré ou l’erreur d’avoir frappé les forces primitives fut reconnue et pardonnée, cette arme symbolise donc au 10e degré l’acte réflexif, mesuré, contrôlé qui amène ces forces primitives dans la pleine lumière de la conscience pour y être analysées, jugés et frappées. La pénétration est devenue au 10e degré un acte de l’esprit par lequel on accède à la compréhension et à la connaissance libératrice.
Cela signifie que l’on reconnaît cette réalité psychologique en nous, qu’on l’accepte, qu’on la ramène au niveau conscient, dans la pleine lumière, voire mêmes sous le regard de ses frères surmontant ainsi le complexe de culpabilité.
Souvenons-nous du complexe de Trophonius que nous avons abordé au 9e degré. Après le complexe d’Oedipe, c’est peut être l’un des plus important et peut être des moins connus. Et pourtant il nous habite.

4 – Le récit historico mythique met en oeuvre une justice qui nous apparaît bien barbare.
Nous sommes ici symboliquement ramenés en un temps mythique où la tradition voulait que les puissances vaincues fussent cruellement punies.
Cela signifie qu’il nous faut violemment lutter contre ces forces en nous. Symboliquement ce mythe est un mythe de Libération de Soi par accès à la Connaissance de Soi. Mais il est vrai que cette libération de soi peut être douloureuse et nous faire souffrir. Mais si au 9e degré cette libération de soi semble accomplie dans la solitude de l’être et par l’être lui-même, au 10e degré cette libération de soi s’accomplit avec les autres. Deux frères dans le récit accompagnent Jhaoben et c’est à trois qu’ils arrêtent les deux meurtriers et douze autres membres les accompagnent. C’est donc par soi et en communion avec les autres que l’on peut le mieux accéder à la connaissance de soi et surmonter le complexe de culpabilité de ne pas avoir fait ce que l’on devait faire en son temps et d’être ainsi libéré de ce qui entravait jusqu’alors notre progression sur le chemin de l’initiation, sur le chemin du perfectionnement de soi, quittant ainsi la classe des maîtres pour la classe des élus et la récompense qui nous attend symboliquement au 11e degré.

5 – Arrivés à ce point de notre commentaire nous pourrions méditer sur le terme d’Elu d’autant qu’il ne s’agit ni au 9e degré ni au 10e degré d’une véritable Election mais d’un tirage au sort.
Elu vient du latin eligere qui veut dire choisir, qui vient lui-même de elegere qui veut dire lire.
En fait, le choix des frères devant accomplir cette tâche, est soumis à une lecture du hasard comme s’il y avait une prédestination à l’accomplissement de ce devoir. Il n’y a pas acte de candidature, il n’y a pas élection, il n’y a pas vote, il n’y a pas plébiscite. Il n’y ni boule blanche ni boule noire. Il y tirage au sort. Ce groupe de frères au 9e et 10e degrés et nous verrons aussi au 11e degré, est élu par la force des choses, par la force du destin en quelque sorte.
Cela signifie que tous ces maîtres qui sont 90 et plus, que Salomon avait réunis et qui participent au tirage au sort, tous ces maîtres sont en droit aptes à remplir cette tâche et leur désignation ne s’opère pas par cooptation. Ils sont de ce fait tous à égalité en regard de la tâche à accomplir et devant le hasard qui a la responsabilité de la désignation qui n’est pas formellement
un choix.
On est élu des neuf ou des quinze, parce que le hasard nous désigne, pour que, par cette tâche nous nous accomplissions et si c’est par tirage au sort c’est pour que nous sentions moins l’effet d’une élection qui pourrait flatter notre ego, que l’effet d’une volonté qui s’impose à nous, d’une volonté qui n’est pas incarnée, d’une volonté qui quelque part peut être, préfigure celle
supposée du Nom Ineffable d’un grade à venir en loge de perfection. En d’autres termes c’est promouvoir l’humilité comme une valeur fondamentale de la classe des élus.

6 - La présence de Jhaoben, au 6e degré et au 9e degré personnifie à mon sens le lien symbolique que nous devons gérer entre les nombres 9 et 6.
Symboliquement l’ajout aux neuf frères composant le groupe des élus des neuf de six nouveaux frères tirés au sort pour former le groupes des élus des quinze nous fait penser à la germination par le bas (le nombre 9) à la germination par le haut (le nombre 6) puisque la somme des chiffres composant 15 est égal à 6.
Une nouvelle épreuve va donc s’ajouter à la première, un passage va s’opérer en Jhaoben parce que va germer en lui, avec l’aide des autres, le grain de l’esprit après que celui de la matérialité la plus brute se soit exprimée au 9e grade. C’est cette réalisation que nous devons opérer en nous, assurer ce passage de l’équerre au compas, de la matière à l’esprit. L’initiation au grade des élus des quinze n’est-elle pas une nouvelle possibilité offerte de germination par le haut ?
Voici rapidement approché le contenu symbolique du récit historico mythique du 10e degré que nous avons ici et là relié à celui du 9e, car ces deux grades sont intimement interdépendants.

Voyons brièvement les aspects du rituel GLOTON qui est celui de notre atelier de perfection.
« Pour les réceptions, il ne peut y avoir plus de quinze élus dans le chapitre ; le surplus se tient au dehors. Le candidat est conduit dans la loge après avoir été interrogé sur le grade précédent. Ben Gabel vient annoncer qu’il a découvert les traces des deux fugitifs. Il est procédé au tirage au sort pour désigner sis élus qui de joindront aux neuf déjà désignés de façon à constituer un groupe de quinze élus le maître des cérémonies représentant Zerbal, accompagné du candidat et des autres membres du groupe, quittent le chapitre. Après un simulacre de combat au cours duquel les deux meurtriers sont arrêtés, le groupe des quinze revient. Les membres du groupe sont reçus au sein d’un ordre nouveau appelé Elus des Quinze ».

Décoration du temple
Le Temple est tendu de noir semé de larmes rouges et blanches, 15 lumières l'éclairent, 5 à l'Est devant le Président. 5 devant chaque Surv
.
L'assemblée se nomme Chapitre. - Le Président se nomme Très Illustre Maître, le 1er Surv
, Inspecteur ; le 2e Surv
, Introducteur.
Il ne peut y avoir plus de 15 Elus lors des réceptions, le surplus se tient en dehors.
Le Chap
se tient dans le salon d'audience de Salomon.
Mémento
Signe. – Demande. - Se porter le poignard sous le menton et le descendre le long du ventre
comme pour se l'ouvrir.
Réponse. - On fait le signe d'app
ayant le poing fermé le pouce levé.
Attouchement. – S’entrelacer réciproquement les doigts de la main droite.
Mots sacrés. - ZERBAL. - Réponse: BENAIAH.
Mot de passe. - ELIHAM.
Heure. - Pour ouvrir : cinq heures du matin ; pour fermer : six heures du soir.
Marche. - Quinze pas triangulaires.
Batterie. - Cinq coups égaux.
Insignes. - Tablier blanc doublé et bordé de noir ; au milieu, la ville de Jérusalem avec trois
portes surmontées de trois tètes sur des piques ; cordon noir (de gauche à droite, au bas trois têtes
brodées ; bijou : un poignard.

Lire la suite

Maître élu apocryphe dit "de Pérignan"

11 Juillet 2012 , Rédigé par Fonds Latomia Publié dans #hauts grades

Ouverture de la loge

D . Connaissez-vous d’autres mystères, que ceux des lettres J. et N. ?

R. Je connais la lettre G.

D. Que signifie cette lettre ?

R. La lettre initiale du nom de l’inconnu.

D. A quelle heure s’ouvre la loge du 2e grade d’élu ?

R. A l’entrée de la nuit.

D. Quelle heure est-il ?

R. Le jour est fini.

Le vénérable grand maître frappe 27 coups en trois différents termes,

fait le signe du 2e grade d’élu, qui est de porter la main demi fermée

sur la bouche et de feindre de s’arracher la langue. Tous les Vénérables

Maîtres répondent à ce signe à lui en étendant les deux bras, comme des

gens surpris, après quoi le Très Respectable Maître dit : Respectables

Maîtres, 1er et 2e Surveillants, avertissez les Vénérables Maîtres, que

la loge du 2e grade d’élu est ouverte. Le Très Vénérable Maître dit aux

Frères de demander aux Vénérables Maîtres, s’ils n’ont rien à proposer.

Pour lors, le Maître de Cérémonies, après avoir dit la parole, dit qu’il

y a dans la chambre de réflexion un Vénérable Maître élu qui désire être

admis au 2e grade. Le Très Respectable lui demande s’il est

véritablement élu et, sur sa réponse, il lui dit de l’introduire. Le

Maître de Cérémonies introduit le récipiendaire dans la loge et le place

entre les deux Surveillants.

Le Très Respectable lui demande alors ce qu’il demande, à quoi il répond

qu’il désire d’être admis au 2e grade de Maître élu. Le Très Respectable

dit au 1er Surveillant de le faire voyager. Celui-ci le prend par la

main et lui fait faire sept tours de cette manière : 2 en montant et en

descendant du côté du midi, deux autres de même du coté du septentrion,

2 autres de même du coté de l’occident et le 7e et dernier en passant le

milieu de la loge pour se mettre à deux genoux au pied du trône du Très

Respectable Maître, où il prête son obligation.

Serment d’obligation

Je promets et m’engage de garder et observer les mystères du 2e grade de

Maître élu, qui va m’être confié, tant envers les profanes, qu’envers

les Maîtres élus du 1er grade, et ce sous les mêmes obligations que j’ai

déjà contractées en entrant dans cet ordre respectable. Et, en tant de

plus, d’avoir la langue arrachée comme un parjure, si je contreviens au

moindre de mes engagements. Ainsi Dieu me soit en aide.

Après le serment

L’obligation ainsi prêtée, le Très Respectable Maître lui donne le

signe, le mot et les attouchements et le Vénérable Maître Orateur lui

fait le discours, qui suit.

– Vous êtes enfin parvenu à ce second grade, que vous avez tant paru désirer et que vos travaux et votre assiduité vous ont fait maître. Nous vous l’avons conféré d’autant plus volontiers, que cette faveur a dû sans doute redoubler votre zèle et ranimer vos efforts afin de vous rendre digne d’entrer dans la

connaissance des sublimes mystères qui nous reste encore à vous

dévoiler. – Vous venez d’apprendre, qu’il fut le sort des deux

Compagnons, malheureux complices de la mort de notre respectable Maître

Hyram, et comment après avoir longtemps vécu, et porté partout le

remords du crime, qui les suivait jours après jours. Dieu permit enfin

qu’ils périssent dans le pays de Capulle, où ils s’étaient réfugiés,

juste effet de la vengeance divine qui ne laisse jamais ce crime impuni

et qui poursuit le criminel jusqu’à ce qu’il lui ait fait subir la peine

qu’il a méritée.

Toute l’allégorie, que renferme ce nouveau grade que l’on vient de vous

conférer est bien aisée et encore d’autant qu’elle est poursuite de

celle, que nous vous avons expliqué dans le premier. Vous la trouverez

d’ailleurs toute tracée dans le tableau qui est ici exposé à vos yeux et

dont le principal et le plus frappant objet est la tête du malheureux

Abyram, plantée au haut d’une pique pour être exposée aux regards de

tous les compagnons continuant la construction du temple, que Salomon

avait ordonnée et qui servait à inspirer le cœur et l’épouvante à

quiconque aurait pu former un projet aussi noir et aussi abominable que

celle d’Abyram et qu’il n’avait que trop bien exécuté. – Tous les

mystères qui se célèbrent dans ce second grade, ont tous un rapport

aussi moral, que ceux, que vous connaissez déjà. – Le signe par lequel

nous appelons est tiré de l’obligation que vous venez de contracter. Il

marque non seulement comment grande doit être votre discrétion, mais

elle se termine à vous faire voir que la peine due aux indiscrets est

d’être totalement privés de la langue, qui a été le malheureux

instrument de votre indiscrétion. La réponse que nous faisons à cette

figure en étendant les bras et les levant au ciel vous désigne l’état

d’un homme surpris, interdit, stupéfait d’un événement frappant, que le

ciel vient d’opérer et le mot sacré que nous proposons en le faisant,

marque notre résignation à sa volonté souveraine et à la juste

satisfaction que vous devez, que le crime qui a été commis contre lui,

reçoive la punition qui lui est due.

Ce grade au surplus n’est qu’un grade préparatoire qui vous amène à la

sublimité de celui vous connaîtrez un jour les profonds mystères, si

votre zèle ne se devient pas si votre service ne s’est contredit et, si

vous ne dérogez jamais aux qualités éminentes qui doivent les activer,

en qui en est revêtu. –

2ème S :Je dois vous avertir, Vénérable Maître, de la part de cette

Respectable Loge, qui m’honore de son pouvoir à cet égard, que la

moindre indiscrétion, la plus petite tiédeur et la seule ombre de

relâchement privent à jamais de ce grade ceux que nous en trouvons

atteints. Nous espérons, que vous ne nous fournirez jamais des justes

motifs pour vous en priver et que raffermis de plus en plus dans vos

devoirs et vos obligations, vous nous procurerez le plaisir et la joie

de pouvoir partager avec vous les avantages et les prérogatives, dont

jouit le Sublime et Parfait élu.

Catéchisme

D. Connaissez-vous d’autres mystères, que ceux des lettres J. et N. ?

R. Je connais la lettre G.

D. Que signifie cette lettre ?

R. C’est la lettre initiale du nom de l’inconnu qui apprit à Salomon où

était la retraite d’Abyram.

D. Que signifient les 3 grandes lumières, qui sont en entrant ?

R. Les trois compagnons, qui assassinèrent notre Respectable Maître Hyram.

D. Comment se nomment les trois scélérats ?

R. L’un se nommait Kunkel, l’autre Gravelot, et l’autre Abyram Akirop.

D. Comment étaient placés ces 3 malheureux, lorsqu’ils tuèrent Hyram ?

R. Kunkel était placé à la porte de l’occident et ce fut celui qui le

frappa d’un coup de règle, Gravelot était placé à la porte du midi et

lui donna un grand coup d’équerre. Abyram était à la porte de l’orient

et lui donna un grand coup de maillet, qui le fit tomber mort.

D. Quel fut le sort de Kunkel et de Gravelot ?

R. Salomon apprit qu’ils étaient réfugiés dans le pays de Capulle où ils

périrent misérablement.

D. Comment l’inconnu put-il savoir qu’Abyram s’était réfugié dans une

caverne ?

R. Comme cet inconnu travaillait auprès du buisson, où était située

cette caverne, il en vit rester un homme tout effarouché et la curiosité

l’ayant porté à savoir qui c’était, il aperçut Abyram, qui se voyant

découvert, se jeta à ses pieds, lui confia son secret et le pria de ne

pouvoir le trahir et de l’assister.

D. Pourquoi l’inconnu informa-t-il Salomon de sa retraite ?

R. Pour satisfaire à l’édit, que Salomon avait fait publier à ce sujet

et jouir de la récompense, que ce roi avait promis à celui, qui

découvrait l’assassin du Vénérable Maître Hyram.

D. L’inconnu indiqua-t-il à Salomon la retraite d’Abyram aussitôt qu’il

l’eut découverte ?

R. Ce ne fut que 7 jours après pendant lesquels l’inconnu fournit à

Abyram de quoi subsister à ses besoins.

D. Pourquoi l’inconnu n’informa-t-il Salomon de cette découverte, que

sept jours après ?

R. Parce que ce ne fut que le 7e jour qu’il apprit la nouvelle de l’édit

de Salomon.

D. Quel est votre nom comme Maître élu du 2e grade ?

R. Pérignan.

D. Quel est votre mot ?

R. Mohabon .

D. Que veut dire ce mot ?

R. Dieu soit loué, rendons lui grâces, le parricide est puni.

D. Quel est votre mot de passe ?

R. Abyram Akirop.

D. Que fit Salomon de la tête d’Abyram après que Joabert la lui eut remise ?

R. Il le fit mettre au bout d’une pique, qu’il fit planter au dessus de

la porte du septentrion, afin qu’elle fut exposée aux yeux des

Apprentifs et des Compagnons et qu’elle y restât comme une marque de la

punition du crime d’Abyram et comme une preuve que rien n’échappait à sa

sagesse.

D. Combien de temps cette tête resta-t-elle exposée ?

R. Pendant tout le temps de la construction du temple.

D. Que signifient les 27 coups, que vous frappez à la loge ?

R. Ils désignent mon âge en qualité de Maître du vénérable Grade, qui

est de 27 ans.

D. Quel est votre signe en cette qualité ?

R. C’est de porter ma main à demi fermée sur la bouche et feindre de

vouloir m’arracher la langue.

D. Quelle est la réponse à ce signe ?

R. C’est de lever et étendre les bras, comme un homme surpris, en disant

: Loué soit Dieu, le parricide est puni.

D. D’où sont tirés le signe et la réponse qu’on y fait ?

R. L’un de mon obligation par laquelle je consent d’avoir la langue

arrachée, si je révèle le moindre des secrets, qui me sont confiés et

l’autre de la surprise, où fut Abyram, quand il se vit découvert par

l’inconnu.

D. Que signifient les 7 tours qu’on vous a fait faire avant de prononcer

votre obligation ?

R. Ils se rapportent aux 7 jours, que l’inconnu laissa passer avant

d’instruire Salomon de la retraite d’Abyram.

D. Quel est votre attouchement ?

R. C’est de se représenter réciproquement le dessus de la main droite et

la baiser.

D. Que signifie-t-il ?

R. Le baiser, qu’Abyram fit sur la main de l’inconnu en recevant la

promesse qu’il lui fit de ne point trahir son secret.

Lire la suite

Elu de l'Inconnu (extrait)

11 Juillet 2012 , Rédigé par Fonds Latomia Publié dans #hauts grades

Catéchisme

D. Connaissez-vous d'autres mystères dans le grade d'Elu que les lettres N. M. ?

R. Oui, je connais la lettre P, qui est la première de l'inconnu qui décela l'assassin ou l'endroit de sa retraite.

D. Que signifient les trois lettres K, G, A ?

R. Kunvel, Gravelot et Abyram, noms des trois as­sassins de notre Maître.

D. Comment étaient-ils placés dans le Temple pour cette action ?

R. Kunvel était à la porte de l'occident, Gravelot à celle du midi et Abiram à celle du norD.

D. Que devinrent les deux premiers ?

R. Ils se sauvèrent, mais ils ne purent s'échapper aux recherches de Salomon.

D. Comment l'inconnu sut-il qu'Abiram était caché dans une caverne ?

R. L'inconnu travaillait auprès d'un buisson où elle était située, il y vit entrer un homme effarouché, la curiosité le porta à savoir qui c'était; Abiram, croyant être reconnu, se jeta à ses pieds, lui con­fia son secret, le priant de ne pas le révéler et de l'assister dans la fin qui le dévorait.

D. Pourquoi l'inconnu le décela-t-il à Salomon ?

R. Pour satisfaire à l'édit qu'il avait fait publier.

D. Combien de temps fut-il à découvrir sa retraite ?
R. Sept jours, parce qu'il n'apprit l'édit qu'en allant à

Jérusalem chercher des vivres pour Abyram et

pour lui.

D. Comment nommez-vous l'inconnu ?

R. Pérignan, qui était le nom du grade appelé l'in­connu

D. Quel est le mot sacré ?

R. Moabon, qui signifie Dieu soit loué 1

D. Donnez-moi le signe !

R. C'est de lever les yeux au ciel, ensuite de vouloir s'arracher la langue, à quoi on répond en levant les mains en haut comme quelqu'un, surpris d'un crime, demande miséricorde, en disant : « Dieu soit loué de ne laisser aucune mauvaise action impunie »

D. Donnez l'attouchement !

R. C'est de présenter la main, l'autre la baiser

D. Pourquoi cet attouchement ?

R. Parce qu'Abiram, s'étant jeté aux pieds de Pérignan, lui prit la main et la baisa pour l'engager davantage à se taire par cette marque d'humilité.

D. Donnez-moi le mot de passage

R. Abyram.

D. Pourquoi un nom si infâme ?

R. C'est pour l'avoir sans cesse devant nos yeux afin de ne point l'imiter.

D. Que devint la tête de ce malheureux ?

R. Salomon la fit exposer au bout d'une pique, tra­versée d'un poignard, à la porte du septentrion pendant le reste de la construction du Temple, pour ef­frayer les ouvriers Apprentis et Compagnons.

D. Que signifient les sept pas en forme de saut que l'on vous fait faire avant de prêter votre Obliga­tion ?

R. Les sept jours que fut Pérignan à déclarer la re­traite d'Abiram.


Histoire de la Vengeance


Vous devez vous rappeler, mes Frères, l'énorme parricide commis envers notre Maître et de quelle façon il succomba sous les coups de trois scélérats. Salomon, voulant absolument connaître les auteurs de ce crime, fit publier un édit dans tous ses Etats, par lequel il promettait de grandes récompenses à quiconque lui en donnerait des nouvelles et [promet­tait] que le coupable obtiendrait sa grâce s'il venait lui-même s'accuser et nommer ses complices. Il se passa cependant quelque temps sans que l'on apprit rien à ce sujet, malgré les recherches que faisait Sto­kin, qui avait découvert le corps d'Hiram. Un jour que Salomon s'entretenait de cette perte avec ses favoris, on vint lui annoncer qu'un inconnu deman­dait à lui parler en particulier dans son cabinet où il fut le joindre. Et, après lui avoir parlé, il fit appeler tous les favoris et leur dit, avec émotion, qu'on ve­nait de lui apprendre le lieu de la retraite du meur­trier d'Hiram et que l'on s'offrait de conduire ceux qui voudraient arrêter le scélérat. Mors, tous les fa­voris de Salon-ion crièrent Vengeance et s'offrirent pour l'aller arrêter. Salomon leur fit sentir qu'il n'était pas besoin de tant de monde pour arrêter un seul homme. En craignant d'exciter leur jalousie, il les fit tirer au sort; neuf d'entre eux étant choisis, ils suivi­rent l'inconnu avec ordre de se saisir du scélérat et de l'amener devant Salomon, afin d'avoir révélation de ses complices. Ce fut à l'entrée de la nuit que les neuf Maîtres parvinrent, sous la conduite de l'incon­nu, qui les mena, par des chemins détournés, à l'en­trée de la caverne au pied d'un buisson et leur dit que c'était là le lieu où était caché le meurtrier d'Hi­ram. Un des neuf Maîtres, animé par un excès de zèle et par l'envie de punir le coupable, et sans se ressouvenir des ordres de Salomon, entra dans la caverne précipitamment et, ayant aperçu, à la som­bre lueur d'une lampe, un poignard qui était à terre, il s'en saisit et, se lançant sur Abyram, il lui en dé­chargea un coup sur la tête (ici, le Maître donne un petit coup de poignard sur la tête du récipiendaire), qui le fit tomber mort en prononçant N.M., qui si­gnifie vengeance. Ensuite, ce Maître, non content d'avoir puni cet assassin, lui coupa la tête et fut se désaltérer à une fontaine, qui était à l'entrée de la caverne, tenant la tête d'une main et le poignard de l'autre. Il vint joindre ses compagnons, qui le suivi­rent au palais de Salomon, à qui il présenta la tête d'Abyram pour lui prouver que si la vengeance n'avait pas été exécutée selon ses ordres, du moins le traître n'avait pas échappé à sa poursuite. Or, cet inconnu qui alla déclarer à Salomon la retraite du meurtrier, qui se nommait Pérignan {il} était un ouvrier qui travaillait dans les bois et dans les champs. Un jour qu'il travaillait près de la caverne, qui était entourée de buissons, qui servaient d'autant mieux à cacher la retraite du scélérat qu'elle était très caché; ce Péri­gnan aperçut un homme effrayé, comme une figure que les remords semblaient rendre effroyable, qui rentrait dans cette caverne. La curiosité le porta à le suivre mais Abiram, croyant d'être poursuivi et découvert, saisi de peur, se jeta aux pieds de l'incon­nu, lui avoua son crime, lui demanda le secret sur le lieu de sa retraite et le pria de lui donner quelque chose pour apaiser sa faim. Il accompagnait toutes ses paroles d'un air si suppliant et si humble, en bai­sant les mains de l'inconnu, qu'il se laissa toucher et lui donna de quoi vivre pendant quelques jours. Mais, allant à Jérusalem, le septième jour de la re­traite d'Abiram, pour chercher des vivres pour lui et pour cet assassin, il entendit publier un édit de Salo­mon, qui ordonnait à tous ceux qui auraient quelque connaissance de ce qui aurait rapport à l'assassin d'Hiram d'en donner avis sous peine de punition exemplaire. L'inconnu, se croyant, en conscience, plus obligé d'obéir à son prince que de garder le secret à un scélérat, fut aussitôt demander à parler à Salomon, pour lui déclarer son secret e lui apprenant le lieu de la retraite d'Abiram. Salomon y envoya, comme il a été dit ci-dessus, neuf Maîtres zélés. Mais ses ordres ne furent pas exécutés comme il l'avait ordonné par le zèle de l'un d'entre eux nom­mé Stokin, qui tua Abiram, qui fit couper la tête et la porta à Salomon, qui lui fit grâce à cause de son zèle 2. Salomon fit embaumer la tête d'Abiram, la fit planter sur un piquet à la porte du nord avec un poignard qui la traversait, pour faire voir l'instrument qui avait puni le crime. Elle y resta tout le temps de la construction du Temple pour effrayer les ouvriers, Apprentis et Compagnons et leur ôter le désir de commettre aucun crime. Ensuite, elle fut transportée sur la porte de la ville, du côté nord, où elle resta jusqu'à ce qu'elle fut détruite par le temps.

Lire la suite

Parfait Maçon élu (extrait)

11 Juillet 2012 , Rédigé par M de Berage Publié dans #hauts grades

ORNEMENTS NECESSAIRES.
LA Loge qui représente le Cabinet de Salomon, doit être proprement décorée. La tapisserie peut être de plusieurs couleurs. L'orient doit être assez large pour contenir deux fauteuils dessous. Sur la même ligne au pied du trône à la droite, on placera un petit autel couvert d'un tapis qui portera trois bougies de cire jaune placées en équerre, et le Livre de la Sagesse. La Loge doit être éclairée par neuf bougies jaunes suspendues dans un lustre, ou placées indistinctement dans des flambeaux à terre, mais il faut qu'il y en ait une séparée des autres au moins d'un pied. Si on veut l'éclairer davantage, on peut représenter le Buisson ardent avec des feuilles et des branches d'arbres qu'on éclairera par des lampions. La Loge doit être craïonnée sur le carreau de la salle, comme elle est représentée ci-après. Tout autour seront des sièges sur lesquels s'asseoient les Frères. Cette Loge étant le conseil des neuf, on ne peut absolument la tenir qu'on ne soit neuf, dont les deux premiers sont Salomon et Hiram Roi de Tyr, qui tous deux occupent le Trône, mais Salomon préside à la droite. Ces deux Rois doivent avoir la couronne en tête. Celle de Salomon est enrichie de pierreries; il n'y en aura point à celle du Roi deTyr; il portera seulement un sceptre bleu doré â filets et surmonté d'un triangle lumineux, emblème de la Sagesse et de la perfection. Le Roi de Tyr tiendra en main un grand poignard. Le reste de l'habillement sera semblable à celui des Frères, excepté que Salomon aura des glands garnis d'une frange, et le tablier bordé d'une dentelle d'argent. Tous les Frères seront vêtus de noir et porteront un petit plastron sur le côté gauche, sur lequel sera brodée une tête de mort avec un os et un poignard en sautoir en argent, le tout entouré de la devise « vaincre ou mourir ». Ils auront un grand cordon noir-moiré large de quatre doigts pendant de droite à gauche, portant sur le devant cette devise, « vaincre ou mourir », brodée en argent. Au bas du cordon il doit y avoir une rosette de ruban blanc au bout de laquelle pend un petit poignard dans son fourreau. Le tablier doit être de peau blanche doublée de noir; sur la bavette sera brodée une tête de mort avec un os et une épée en sautoir, soumise à une équerra brodée en or. Sur la poche du tablier sera une grosse larme, au bas et sur les côtés huit autres larmes plus petite; au bout de la poche une branche d acacia. Les glands seront doublés de taffetas noir et bordés de même.
TITRES
Le Maître se nomme très-Sage, le Roi de Tyr très-Puissant, et les Frères très-Respectables. lí n'y a point de Surveillant; mais le-très-Sage, aussitôt qu'il est monté au trône, nomme un Frère, qu'on appelle l'Intime du Conseil.
COMMENCEMENT DU TRAVAIL
Le très-Sage, la couronne en tête, étant assis, dit au Roi de Tyr, qui se présente au pied du trône : « Très-puissant Roi de Tyr, que venez vous faire ici » ? Le Roi de Tyr répond : «Très Sage, je viens vous demander vengeance de la mort de l'Architecte du Temple, laquelle jusqu'à ce jour est restée impunie». Le très-Sage dit : «Prenez place , mon Frère, et soyez témoin des recherches que je vais ordonner de faire du meurtrier». Le Roi de Tyr monte au trône et se place. Salomon nomme un Frère, qui, à l'instant, vient mettre un genou en terre au pied du trône. Salomon prend son sceptre, et le lui pose sur la tête, en lui disant : » Frère, je vous constitue l'Ancien du Conseil., pour veiller à la sûreté de la loge; commencez vos fonctions par vous assurer des qualités des Frères ici présents ». Le Frère se lève, salue les deux Rois, puis va prendre le signe, l’attouchement et la parole de chaque Frère; de retour au pied du trône, il dit en s'inclinant très-profondément : » Très-Sage, le Conseil n'a que des sujets fidèles ».
Salomon se lève, et dit: » Mes Frères , que le grand Architecte nous éclaire, que l'équité nous dirige, et que la vérité prononce. Frère ancien, écartez tous les Profanes , et souvenez-vous que sous ce nom nous comprenons les Maçons qui ne sont pas honorés du nom de Maître élu.
Le Frère ancien va visiter tous les environs, place un Frère en sentinelle en-dedans de la porte, l'épée à la main, et revient au pied du trône, où s’étant incliné, il dit : » Tout est couvert : les gardes environnent les portes du Palais , et nul Profane ne peut pénétrer nos mystères ». Salomon fait signe au Frère ancien d'aller aux extrémités des ouvrages. Sitôt qu'il y est arrivé, le très-Sage dit : « Quelle heure est-il ? La pointe, ou le commencement du jour « ? Salomon frappe sept coups égaux et deux précipités, en disant N. N. M. qui signifie « vengeance ». Les Frères répètent de même N. N. M. et frappent neuf coups dans leurs mains. Après quoi Salomon dit : « Mes très-respectables Frères, la Loge est ouverte ». II fait le signe de demande, et les Frères celui de réponse ; puis il continue : » Vous savez avec quelle douleur j'ai appris la perte du grand homme que j'avais commis à la. direction de nos ouvrages; en vain j'ai tout mis en œuvre pour découvrir les malheureux qui ont commis ce crime détestable, tout doit nous porter à sa vengeance, le Roi de Tyr vient ici la réclamer; je lui laisse le soin de vous inspirer de justes sentiments qui vous animent pour venger la mort funeste d'un homme qui était si digne de ma confiance ».
Le Roi de Tyr descend du trône, vient sur le tableau, tire son épée, et montre avec la pointe le fils d'Hiram, qui y est représenté , et dit : » Voilà , mes Frères, le gage sacré que vous a laissé ce grand homme. Il doit s’attendre que si sa mémoire vous est chère, les cris de cet enfant, ses larmes et ses prières vous toucheront. II vous demande vengeance, de la mort de son père, qui était votre compagnon et votre ami. Unissons donc nos efforts pour découvrir l'assassin. Qu'il éprouve ce qu'il mérite». Alors tous les Frères mettent la main sur leur poignard, le tirent, et s'écrient N. N. M. Le Roi de Tyr remonte au trône, et comme Salomon se lève pour recueillir les voix, l'on entend un grand bruit à la porte, qui se termina par neuf coups que frappe le Récipiendaire , averti.par un coup qu'a donné en dedans le Frère sentinelle : Salomon parut s'en indigner, et dit avec colère: » Frère Intime, voyez qui occasionne ce bruit, et comment mes ordres sont exécutés».
Le Frère sort, et rentrant tout-à-coup d'un air surpris dit : « Très-Sage, le Conseil est trahi ». Tous les Frères mettent l'épée à la main, et disent N. N. M. Salomon en impose en disant, le sceptre levé : » Que notre indignation cède un instant à la nécessité d'entendre le Frère Intime en son rapport. Dites-nous, Frère Intime, qui a causé cette rumeur, et qui a eu l'audace de troubler notre auguste Conseil ? » Le Frère ancien au signe de réponse dit : « Je viens de voir avec surprise qu'un Frère s'est glissé clandestinement dans l'extérieur de cet appartement. II est à craindre qu'il n'ait entendu les secrets du Conseil. Je dirai même en tremblant qu'il est à présumer qu'il est souillé de quelque grand crime : ses mains sont teintes de sang, et le glaive tranchant qu'il tient dépose contre lui, et tout excite mes soupçons ».
Salomon lève son poignard, et dit, « qu'il soit sacrifié aux mânes d'Hiram ». Le Roi de Tyr se lève, et dit : » Mon Frère, écoutez votre sagesse ordinaire, et ne précipitons rien. Si j'en crois mes soupçons et mon coeur, cet homme est le meurtrier que nous cherchons, ou du moins pourra-t-il nous en donner quelques nouvelles. Mon avis serait qu'il fût désarmé et introduit, le col, le corps et les mains liés, les yeux couverts d'un bandeau , afin que dans cet état il répondît aux interrogations que votre sagesse vous inspirera ». Salomon levant son sceptre dit : » Mes très-respectables Frères, vous avez entendu les motifs de confiance du très puissant Roi de Tyr , les précautions que sa sagesse et sa prudence lui suggèrent ; êtes-vous d'avis qu'on suive son sentiment »?
Tous les Frères qui veulent consentir étendent la main à la manière accoutumée; ensuite Salomon dit: « Frère ancien, vous avez entendu ce que le Conseil vient de décider. Allez trouver le téméraire, inspirez-lui de la confiance et de la terreur; amenez-le au pied de notre trône dans l'état dit ». Le Frère Intime sort pour aller chercher le Candidat.
PREPARATION DU RECIPIENDAIRE.
Le Frère Ancien en arrivant se saisit de son épée, la lui ôte, et l'envoie à la Loge par un Frère qu'il a eu soin d'emmener avec lui. Ce Frère en le présentant au très Sage , lui dit : « Il est désarmé ». Le Frère Ancien le mène au bout de la Loge, il lui passe un cordon ou ruban rouge pardessus le col, avec lequel on lui attache les mains, et dans lequel on lui enferme le corps. Après on lui fait ôter tout-à-fait ses souliers, on lui met un bandeau fort épais sur les yeux, et des gants ensanglantés dans les mains, ayant son chapeau ôté et son tablier mis en Maçon. Quand il est en état, le Frère Ancien lui dit : « Sondez votre cœur, mon Frère , on vous soupçonne d'un grand crime digne d'un châtiment capable d'épouvanter le coeur le plus féroce. Vous pouvez cependant espérer de l'indulgence, si la sincérité guide vos paroles. Si vous êtes innocent, suivez moi avec confiance ». Ensuite le Frère Ancien met son poignard sur le cœur du Récipiendaire, le mène à la porte de la Loge, il en doit avoir la clef, il ouvre , il introduit le Candidat, et le met à l'occident. Lorsqu'il y est, et que tous les Frères sont assis, Salomon dit au Récipiendaire : « Que cherches-tu? » Le Frère Ancien lui dicte ses réponses : « La récompense qu'il m’est dûe ».
D. Crois-tu que les Maçons autorisent le crime et le meurtre ? Tremble plutôt du juste châtiment qui t'est réservé! Qui es-tu ?
R. Le meilleur des Maçons , le plus zélé de tous les Frères, ou du moins le plus digne de ce titre.
D. Vil assassin ! Qu'oses - tu dire quand tu te présentes dans ce lieu sacré, les mains teintes d'un sang sans doute innocent ? Tout dépose contre toi, tout annonce le meurtre.
R. Je me soumets à tout, si je suis coupable. Le Roi deTyr dit : « Hiram Abif soit vengé ».
Tous les Frères disent N. N. M. Mes Frères, soyez contents, le meurtrier d'Hiram est découvert,
D. L'imposture est trop grossière, il est déjà coupable, puisqu'il cherche à nous tromper ; que réponds-tu ?
R. Que c'est à tort qu'on me soupçonne du meurtre d'un Maître dont je respecte la mémoire; je ne viens qu'à dessein de vous en donner des nouvelles, par les découvertes que j'ai faites.
D. Quelles sont donc ces nouvelles?
R. Une caverne, un buisson ardent, une fontaine jaillissante, un chien pour guide, m'ont indiqué le lieu de sa retraite.
D. Quels en sont les garants ?
R. Mes mains trempées dans le sang de trois animaux, le lion, le tigre et l'ours, qu'il avoit apprivoisés pour garder l'entrée de sa caverne et que j'ai détruits pour y parvenir.
D. Que viens-tu demander ?
R. Me jeter aux pieds du Roi pour prendre ses ordres, et s'il veut que je lui livre Abiram mort ou vif.
D. Quelle preuve donnes-tu de ta foi ?
R. Les promesses les plus sacrées seront le garant de mon innocence, et les supplices les plus rigoureux auxquels je consens d'être exposé, si je suis reconnu criminel.
« Frère Intime, puisque ce Frère commence à calmer nos soupçons, faites-le avancer par neuf pas, trois d'Apprenti, trois de Compagnon et trois de Maître, jusqu'au trône, pour y venir prêter son obligation entre nos mains ».
Le Frère Intime fait avancer le Récipiendaire, ainsi qu'il est ordonné, jusqu'au trône , où étant arrivé, il met le genou droit á terre, la main droite nue sur le livre de la Sagesse, lequel tenant de la gauche le compas qui embrasse un maillet, Salomon lui pose son poignard sur le front, et le Frère Intime lui met une épée nue sur le dos; puis le très-Sage en frappant un coup de son sceptre sur l'autel, pour que tous les Frères se lèvent, il lui dit : « Prenez garde à ce que vous allez faire. Le moment est critique. Si vous cherchez à nous tromper, notre indulgence augmentera la rigueur des supplices qui la suivront. Si vous êtes sincère, prononcez avec nous :
OBLIGATION.
« Je promets foi d'honnête homme, et devant cette auguste assemblée, au pied de la plus haute puissance de la Maçonnerie, de ne jamais révéler à aucun homme qui n’ait pas fait ce que j'ai fait , les secrets qui font parvenir et donnent le titre sublime de Maître Elu. Je promets d'en remplir scrupuleusement les obligations au péril de mon sang, en telle rencontre que ce puisse être, de sacrifier aux mânes d'Hiram les parjures qui pourraient révéler quelqu'un de nos secrets aux Profanes. Je tiendrai mes engagements ; ou que la mort la plus affreuse soit l'expiation de mon parjure ; après que mes yeux auront été privés de la lumière par le fer rouge, que mon corps devienne la proie des vautours, que ma mémoire soit en exécration aux enfants de la veuve par toute la terre. Ainsi soit-il ».
Salomon dit N. N. M. ce que tous les Frères répètent ensemble. Ensuite il dit : « Mes respectables Frères, vous avez entendu, jugez-vous à propos que ce Frère achève maintenant la vengeance » ? Tous les Frères marquent leur acquiescement par le signe de réponse. Alors Salomon relève le Récipiendaire , et dit : « Frère Intime, faites retourner le Frère à l'extrémité de la Loge, comme il est venu au Trône en arrière, pour lui apprendre qu'on n'a rien sans peine, et qu'il ne doit jamais s'offenser des mortifications ordonnées par le jugement de la Loge, l'humilité étant le véritable chemin de la perfection maçonne ». Ensuite le très-Sage adresse la parole au Roi de Tyr en lui disant : « Très-puissant Monarque, êtes-vous satisfait » ?
R. Je le serai lorsque l'Inconnu aura rempli ses obligations, en poursuivant Abiram mort ou vif.
Salomon dit : « Frère Intime, déliez les mains à l'Inconnu, armez-le de son glaive, et le mettez en état d'aller effectuer ses promesses ». Après qu'il est délié, que le Frère Intime lui a remis son chapeau et son épée, Salomon lui dit : « Consomme ton ouvrage à la faveur des ténèbres, et te rends digne du choix que nous avons bien voulu faire de toi pour faire expirer sous tes coups le meurtrier d'Hiram; mais tâche de nous le livrer vivant ». Le Frère Intime prenant le Récipiendaire par les mains le fait voyager par sept tours lents et deux précipités; au neuvième on ouvre la porte de la Loge doucement, et on le conduit, s'il se peut, sans qu'il s'en aperçoive, à la chambre obscure, qui doit être ainsi disposée.
CHAMBRE OBSCURE.
Cette Chambre doit être tendue de noir. Au fond d'un côté doit être une espèce d'antre ou caverne couverte de branches d'arbre. L'entrée ni le fond n'en doivent pas être éclairés. Dans la caverne doit être un phantôme assis dans les branches; la tête doit être garnie de cheveux, et seulement posée sur le reste du corps. On la met dans une attitude convenable dans la Chambre tendue de noir; il doit y avoir une table et un tabouret devant; en face doit être un tableau en transparent, représentant un bras tenant un poignard, et ce.mot écrit, « vengeance ». Sur la table doit être un gobelet; à terre doivent être un grand poignard et une lampe qui puisse se prendre à la main, et qui fasse une faible lumière. A l'autre côté doit être une fontaine avec de l'eau, et quelque chose dessous pour la recevoir, parce qu'il faut la laisser couler.
Lorsque tout est ainsi disposé, et que le Frère Intime a conduit le Récipiendaire dans cet appartement, il le place sur le tabouret devant la table, sa tête appuyée sur un de ses poignets ; en cet état, il lui dit : « Ne bougez pas, mon Frère, de cette situation, que vous n'entendiez frapper trois coups, qui vous serviront de signal pour vous découvrir les yeux. Suivez exactement ce que je vous prescris, sans cela vous ne pourriez jamais être admis dans l'auguste Loge de Maître Elu ».
Le Frère Intime après ce discours sort, ferme la porte avec force, on abandonne le Récipiendaire quelques instants à ses réflexions; puis on frappe trois coups , et on lui donne le temps d'examiner ce qui est autour de lui. Ensuite le Frère Intime rentre avec un air très-sérieux, et lui dit : « Courage , mon Frère, voyez-vous cette fontaine ? Prenez ce gobelet, puisez de l'eau et buvez; car il vous reste bien de l'ouvrage à faire ».
Quand le Récipiendaire a bu : « Prenez, lui dit le Frère Intime, cette lampe ; armez- vous de ce poignard, entrez au fond de cette caverne, et frappez tout ce que vous trouverez qui vous résistera. Défendez-vous, vengez votre Maître, rendez-vous digne d'être élu ».
Le Récipiendaire entre le poignard levé, la lampe de la main gauche. Le Frère Intime le suit en en lui montrant le fantôme ou la tête, il lui crie : « Frappez, vengez Hiram; voilà son assassin». Le Récipiendaire frappe de son poignard, ensuite le Frère Intime lui dit : « Quittez cette lampe, prenez cette tête par les cheveux, levez votre poignard, et suivez-moi ».

Source : http://legende-hiram.blogspot.fr/2010/08/blog-post.html

Lire la suite

Misraïm : réception Maître Elu des 9

11 Juillet 2012 , Rédigé par Rituel de Misraïm Publié dans #hauts grades

Le Très Sage Maître : Très Respectables Frères ( et Sœurs ), Maîtres de la Vengeance, veuillez vous rendre en la Chambre des Préparations et conduisez le Récipiendaire jusqu’au seuil de ce Temple. Et vous tous, mes ( Sœurs et mes ) Frères, soyez attentifs et considérez que le déroulement de la Cérémonie de Réception au grade de Maître Elu des Neuf est plus efficient que les Maçons profanes ne le soupçonnent généralement. Ainsi donc, Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, silence et respect aux mystères.

Les deux Frères ( Sœurs ) Maîtres de la Vengeance se rendent armés

dans la Chambre des Préparations. Ils guident ensuite le Récipiendaire

jusqu’au seuil du Temple, en le tenant chacun par un  bras.

L’Impétrant  porte le décor de son grade, ou de préférence,

le décor de Maître retourné du côté « deuil ».

Parvenus devant le seuil, les deux Maîtres de la Vengeance le font frapper

soit en Intendant des Bâtiments, par cinq coups égaux O-O-O-O-O,

soit en Maître, par neuf coups O-O—O  O-O—O  O-O—O.   

 Le Très Sage Maître : Très Respectable Maître Intime, veuillez vous informer de la cause de ce bruit. Que font les Gardes Extérieurs ?

Le Maître Intime sort sur les parvis,et rentre aussitôt,

refermant précipitamment la porte du Temple.

Le Maître Intime : Très Respectable ( Sœur ) Frère Maître du Seuil, glaive en main droite et poignard en main gauche, frappez à mort qui oserait pénétrer en ce Temple ! Très Sage Maître, le Conseil est trahi…

Le Très Sage Maître :  Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, tous debout, poignard en main !

Vengeance !… Vengeance !…

Tous les Frères : Se lèvent et font le Signe…Vengeance !… Vengeance !…

Le Très Sage Maître : Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, que votre indignation cède un instant à la nécessité d’entendre le Très Respectable Maître Intime en son rapport. Veuillez vous asseoir. Très Respectable Maître Intime, veuillez nous faire savoir le motif de cette rumeur, et qui a eu l’audace de troubler les Travaux de ce Conseil.

Le Maître Intime : Très Sage Maître, je viens de constater avec surprise, qu’un (qu’une Sœur ) Frère Maçon, mais profane en nos mystères, s’est introduit clandestinement dans les parvis de cette Chambre du Conseil. Et, il est à craindre qu’il ait entendu les paroles par lesquelles s’ouvrent nos Mystères habituels. Et, chose plus angoissante encore, je dirai même en tremblant qu’il est à présumer qu’il soit souillé de quelque grand crime, car ses mains sont teintées de sang, le glaive qu’il tient en sa main droite dépose contre lui, et tout excite mes soupçons.

Le Très Sage Maître : Saisit son poignard Puisqu’il en est ainsi, qu’il soit sacrifié aux mânes du Très Respectable Maître d’œuvre.

Le Très Puissant Maître : Se lève…Très Sage Maître, mon Frère ( ma Sœur ), je vous supplie d’écouter votre sagesse habituelle, et de ne rien précipiter. Si j’en crois mes soupçons et mon cœur, cet homme, s’il est le meurtrier que nous recherchons, sera châtié, et s’il innocent du crime, du moins pourra-t-il peut-être nous donner quelques indices sur son auteur exécré ? Je souhaiterai qu’il soit d’abord désarmé, puis introduit dans le Conseil dûment garrotté, afin que dans cet état il répondit aux interrogatoires que votre sagesse vous inspirera. Il se rassied alors…

Le Très Sage Maître : Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, vous avez entendu le Très Puissant Maître vous exposer ses motifs de surseoir à l’exécution du suspect, et les précautions que sa prudence lui suggère. Etes-vous d’avis de suivre ses conseils ?

Tous les Frères ( et Sœurs ) : Se levant à l’Ordre…  Vengeance !…Vengeance !…

Le Très Sage Maître :  Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, veuillez demeurer assis. Très Respectable Maître Intime, vous connaissez maintenant la décision que viennent de prendre les Maîtres Elus des Neuf constituant ce Conseil. Transportez-vous donc dans les Parvis, inspirez au téméraire qui ose troubler nos Travaux la terreur de son imprudence, amenez-le au pied de cet Orient, dans l’état qui vous a été conseillé par le Très Puissant Maître. Le Maître Intime salue l’Orient en s’inclinant, et sort pour aller quérir l’Impétrant.

Parvenu dans les Parvis, il enlève au Récipiendaire son épée, et la fait porter par le Maître du Seuil au Frère (à la Sœur ) le plus proche, lequel la porte lui-même au Très Sage Maître en disant :

Le Frère ( ou la Sœur ) : Très Sage Maître, celui que nous soupçonnions est désarmé. Il dépose l’épée sur l’Autel. Pendant ce temps, dans les Parvis, le Maître Intime passe autour du col du Récipiendaire un grand ruban rouge, lui en lie les mains, et lui en enserre tout le corps. Puis, il lui retourne son Tablier ( si ce n’est déjà fait ), lui fait mettre une paire de gants ensanglantés, le fait coiffer à rebours et lui dit :

Le Maître Intime : Mon Frère ( ma Sœur ), sondez votre cœur ! Car on vous accuse d’un grand crime, crime digne d’un châtiment capable d’épouvanter le criminel le plus endurci ! Cependant, vous pouvez espérer l’indulgence du Conseil devant lequel vous allez comparaître, si la sincérité guide vos pas. Si donc vous êtes innocent, suivez-moi avec confiance. Le Maître Intime met alors la pointe de son Poignard sur le cœur de l’Impétrant, et le mène jusqu’à la porte; il l’ouvre et l’introduit dans le Temple, le plaçant debout, entre les Colonnes d'occident .                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        

Le Très Sage Maître : Toi qui te présente ici sans avoir été appelé, que cherches-tu ?

Le Maître Intime : Répond pour le Récipiendaire : Je cherche la récompense qui m’est due…

Le Très Sage Maître : Crois-tu que les Francs-Maçons autorisent la trahison, et l’assassinat des Maîtres ? Tremble plutôt, scélérat en songeant au juste châtiment qui t’est réservé…Et d’abord, qui es-tu ?

Le Maître Intime : Le meilleur des Maçons, le plus zélé de tous les Frères ( et Sœurs ), ou du moins le plus digne de ce titre.

Le Très Sage Maître : Ou bien le plus vil des meurtriers ! Qu’oses-tu dire, en te présentant ainsi en ce lieu sacré, les mains teintées d’un sang très probablement fraternel et innocent ? Tout dépose contre toi et tout t’accuse d’un abominable forfait !

Le Maître Intime : Je me soumet à toute votre rigueur si je suis coupable, mais que l’on me permette de me justifier.

Le Très Sage Maître : Il suffit ! Assez de mensonges, que le Très Respectable Maître d’oeuvre soit enfin vengé. Tous les Frères ( et Sœurs ) : Vengeance !… Vengeance !…

Le Très Puissant Maître : Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, soyez donc satisfaits, puisqu’il semble bien que le meurtrier du Maître d’œuvre soit enfin découvert.

Le Très Sage Maître : L’imposture est en effet trop grossière pour que ce misérable cherche plus longtemps à nous tromper. Qu’as-tu à répondre scélérat ?

Le Maître Intime : Que  c’est à tort que l’on me soupçonne de l’assassinat d’un Maître dont je respecte la mémoire, et que je ne viens qu’avec dessein de vous donner des nouvelles par les découvertes que j’ai été amené à faire…

Le Très Sage Maître :  Qui nous garantira que tu ne mens point ?

Le Maître Intime : Le sang que vous voyez sur mes mains et qui vous inquiète est en réalité celui de trois animaux, le lion, le tigre et l’ours, que le meurtrier avait apprivoisés et dressés pour garder l’entrée de la Caverne dans laquelle il s’était réfugié, et que j’ai dû détruire par le glaive afin d’y parvenir.

Le Très Sage Maître : Que viens-tu donc solliciter de nous ?

Le Maître Intime : Je ne demande rien ; je viens simplement prendre les ordres du Très Sage Maître, afin de savoir s’il désire que je lui livre SETH, le meurtrier d’OSIRIS, mort ou vif.

Le Très Sage Maître :  Quelle preuve nous donnes-tu de ta bonne foi ?

Le Maître Intime : Les serments les plus sacrés seront les garants de mon innocence, et les supplices les plus horribles, les châtiments justifiés de ma félonie. Et je consens par avance à les subir si je suis reconnu criminel, comme je les souhaite si je trahis les premiers.

Le Très Sage Maître : Très Respectable Maître Intime, puisque nos soupçons à l’égard de ce (cette Sœur ) Frère semblent s’apaiser, faites-le avancer jusqu’à notre Trône par les huit pas de Maître, pour y prêter sa première obligation entre nos mains.

Le Maître Intime fait avancer l’Impétrant comme il est prescrit. Puis il le fait mettre un genou ( le droit ) à terre au pied de l’Orient, la main droite levée, la gauche armée du Poignard, la lame appuyée sur le cœur. Puis il passe derrière lui, et lui appuie la pointe de son épée au bas de la colonne vertébrale.

Le Très Sage Maître :  Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, tous debout à l’Ordre d’Elu !

 Et toi, audacieux, prends bien garde à tes paroles ! Le moment est critique, si tu cherches à nous tromper, l’indulgence actuelle va se changer en une légitime et meurtrière fureur, et la rigueur des supplices qui t’attendent n’en sera qu’augmentée…Mais si tu es sincère, alors répète avec nous le Serment que je vais d’abord te lire…

SERMENT

 Moi, ………… , sur mon honneur d’homme ( de femme ) libre, en présence de cette auguste assemblée, devant les Symboles du Suprême Architecte de tous les Mondes, je promets et je jure de ne jamais révéler à aucun homme relevant du monde profane, à aucun Maçon de grade inférieur, les secrets qui vont ou pourront m’être confiés, aussi bien que ceux que l’on pourrait être amené à deviner derrière les gestes, les paroles , les emblèmes, qui vont bientôt m’être communiqués et qui donnent le droit exclusif de porter le titre glorieux de Maître Elu des Neuf…

Je promets et je jure d’en remplir scrupuleusement les obligations, qu’elles qu’elles soient, au péril de ma vie et de mon sang, en telle rencontre que ce puisse être.

Je promets et je jure, pour venger la Vérité trahie, et la Vertu persécutée, d’immoler s’il le faut aux mânes d’Hiram notre Maître, les faux frères et les traîtres qui pourraient avoir percé ou révélé les secrets de ce grade illustre entre tous.

Je promets et je jure de tenir tous mes engagements, sinon, que la mort la plus affreuse soit l’expiation de mon parjure, après que mes yeux auront été privés de la lumière par le fer rouge, que ma gorge aura été tranchée par le Poignard, et que mon cœur et mes reins percés par le Glaive, pour que mon cadavre devienne la proie des vautours, et ma mémoire en exécration aux Enfants de la Veuve, par toute la terre…

Le Très Sage Maître : Toi qui parais sincère et pur, je te donne acte de ton Serment.

Et pour te mettre à l’épreuve, nous te confions maintenant le soin d’exécuter la vengeance…Très Respectable Maître Intime, faites retourner le Candidat à l’extrémité du Palais, veillez à ce que sa marche s’effectue à reculons ; signalez-lui que ce rite a une signification profondément ésotérique, et qu’il ne sera réellement devenu un des nôtres, que lorsqu’il aura perçu le secret de cette marche. Enfin, dites-lui que le caractère humiliant de ce départ doit lui rappeler que rien ne s’obtient sans peine, et qu’il ne doit jamais s’offenser des mortifications imposées par nos usages, l’Humilité et l’Obéissance étant le véritable chemin de la Perfection Maçonnique. Il en est ainsi fait. Lorsque l’Impétrant se trouve à nouveau entre les Colonnes d’Occident, le Maître Intime l’y arrête…Très Respectable Maître Intime, veuillez délivrer les mains de l’Inconnu, armez-le de nouveau de son Glaive, et mettez-le en état d’aller remplir ses promesses. Le châtiment de la Trahison et du Crime doit toujours avoir pour voiles les ombres épaisses de la Nuit ! Et toi, inconnu audacieux, consomme ton ouvrage à la faveur des ténèbres, rends-toi digne du choix que nous avons bien voulu faire de toi pour le châtiment du meurtrier. Toutefois, prends bien garde de nous le livrer vivant ! Le Maître Intime délie l’Impétrant, lui rend son Glaive, et lui fait faire, toujours à reculons, trois voyages autour du Temple, en passant de l’Occident au Midi, du Midi à l’Orient , de l’Orient au Septentrion. Au dernier tour, le Maître du Seuil ouvre doucement la porte, et le Maître Intime conduit l’Impétrant à la Caverne. On referme la porte et on fait le silence. Le Maître Intime voile soigneusement les yeux du Récipiendaire. Les Maîtres de la Vengeance voilent ou éteignent les luminaires inutiles ; seules les lumières d’Ordre doivent demeurer allumées. Le Maître Intime a conduit le Candidat à la Chambre Obscure,  en dessous du sycomore. Au seuil, il le pousse en avant et le fait s’arrêter.

Le Maître Intime : Mon ( ma Sœur ) Frère, demeurez immobile, jusqu’à ce que vous ayez entendu frapper trois coups. A ce signal, vous pourrez vous découvrir les yeux.

Le Maître Intime sort et referme la porte bruyamment. Il laisse passer un certain moment, puis frappe trois coups, lentement : O – O – O .

L’Impétrant retire son bandeau. On lui laisse le temps de se familiariser avec ce qu’il découvre. Puis le Maître Intime entre de nouveau, lentement et en silence.

Le Maître Intime : Soyez courageux, ( ma Sœur ) mon Frère. Mais souvenez-vous que derrière l’emblématique déroulement de nos Rituels, se dissimule votre véritable acceptation morale, et que vos actions se gravent, amplifiées en un autre monde…Vous voyez cette source d’eau vive qui jaillit du rocher ? Prenez cette coupe, et buvez longuement. Que ce soit pour vous un second baptême, perpétuant et amplifiant celui qui avait auparavant fait de vous un jeune Apprenti…Vous êtes dans la Caverne où un homme provoqua de graves troubles dans son pays, lorsqu’il commit une infidélité au sujet des choses désavouées par interdit…Que pour vous, mon ( ma Sœur ) Frère, il n’y ait plus d’interdits, plus de tabous dogmatiques, que vous soyez délivré à jamais.

Court silence…L’Impétrant boit. Maintenant, mon ( ma Sœur ) Frère, prenez cette lampe, et armez-vous de ce Poignard. Il le lui donne. Pénétrez en cette Caverne, et frappez tout ce que vous trouverez et qui vous résistera ! Défendez-vous, et vengez notre Maître d’œuvre, afin de vous rendre digne d’être compris parmi les Elus de la Franc-Maçonnerie…

L’Impétrant pénètre dans la Caverne, la lampe en main gauche, le Poignard levé dans la droite. A ce moment, le transparent vole, laissant voir le mannequin.

Le Maître Intime : Demeuré sur le seuil…Voici le meurtrier. Frappe ! Tue ! Venge notre Maître à tous, car voilà son assassin… Ensuite, tranche cette tête…Il en est ainsi fait…Dépose maintenant cette lampe. O mon ( ma Sœur ) Frère ! Prends la tête par les cheveux, lève ton Poignard, et suis moi…Le Maître Intime conduit l’Impétrant jusqu’au seuil du Temple. Le Maître du Seuil a par avance ouvert la porte à deux battants. L’Impétrant, par avance instruit par le Maître Intime, pénètre lentement dans la Chambre du Conseil, par une suite ininterrompue de pas d’Apprenti, chaque série de trois étant séparée de la suivante

par un court repos.

Le Très Sage Maître :  Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, debout et à l’Ordre ! Il lève son Poignard. Vengeance !…Vengeance !…

Tous les Frères ( et Sœurs ) : Vengeance !…Vengeance !…

Le Maître Intime fait alors avancer l’Impétrant jusqu’à l’Autel, par trois derniers pas précipités et lui fait poser la tête et le Poignard dessus, puis s’agenouiller.

Le Très Sage Maître :  Malheureux ! Quelles impulsions t’ont fait commettre ce second crime ? A quels conseils pervers as-tu cédé ? Ne t’avais-je pas dit de nous livrer vivant le meurtrier ?

Le Maître Intime :  Grâce pour lui, Très Sage Maître, car c’est à une juste indignation qu’il a cédé…

Le Très Sage Maître : Que grâce lui soit donc accordée comme vous le demandez pour lui, Très Respectable Maître Intime ! Et vous tous, Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, aidez-moi à récompenser, malgré tout, le zèle, le dévouement, et la fermeté de ce Frère ( cette Sœur ). Lève-toi, et apprend que tout ce que tu viens d’accomplir est une image des obligations que tu contractes aujourd’hui. Derrière la simplicité et même la pauvreté des symboles et des accessoires rituels, il y a en effet ton acceptation totale, qui se grave en d’autres plans de conscience, et donne une efficience mystérieuse à cette acceptation. Tu vas donc remplacer un des neuf Maîtres Elus pour leur confier la poursuite des assassins. Quoique tous fussent animés d’une ardeur égale, cependant il est à croire que nul n’aurait pu découvrir la retraite des meurtriers si un inconnu ne l’eut indiqué. Le Roi envoya aussitôt les neuf zélés Maîtres, et l’un d’eux étant entré précipitamment dans la Caverne, n’eut pas plus tôt vu ABIBALA, qu’il lui porta au cœur un coup de Poignard qui l’étendit mort à ses pieds. Puis il lui trancha la tête, et la rapporta pour la déposer aux pieds du Roi. Et maintenant, mon ( ma Sœur ) Frère, veuillez monter à l’Orient pour y recevoir récompense de ton zèle et de ton courage. Mais avant de ceindre ce Tablier, acceptez-vous de sceller de votre sang, le Serment que vous venez de prononcer ?

L’Impétrant :   J’accepte…

Le Très Sage Maître :  Très Respectable Maître Intime, remplissez votre office….Il en est ainsi fait…Puis l’Impétrant monte à l’Orient.

Le Très Sage Maître : Ceint l’Impétrant du Tablier des Maîtres Elus des Neuf. Mon ( ma Sœur ) Frère, ce Tablier marque le deuil que tous les Elus de la Franc-Maçonnerie portent en souvenir de la mort d’Hiram et il te fait connaître le chagrin qu’en doit avoir un bon Maçon. Et maintenant, quittes ces gants ensanglantés, et reçois ceux des Maîtres Elus des Neuf. Ceux-ci t’apprendrons que seule, l’innocence a du chagrin sans remords. Mon ( ma Sœur ) Frère, veuillez vous recueillir, et fermez les yeux…Le Très Sage Maître, prend son Poignard en main droite, à la façon d’une épée.           A la Gloire du Suprême Architecte de tous les Mondes !

Au nom et sous les auspices de la Franc-Maçonnerie Universelle, En vertu des pouvoirs qui nous ont été conférés, nous, Très Sage Maître de cet Auguste Conseil de Maîtres Elus des Neuf, JE VOUS CREE , ( Il touche l’épaule gauche de la pointe de son Poignard ) JE VOUS RECOIS , ( Il touche l’épaule droite ) ET JE VOUS CONSTITUE    ( Il touche le sommet de la tête ) MAÎTRE ELU DES NEUF, ET MEMBRE REGULIER DE CET AUGUSTE CONSEIL, ASSEMBLE EN LA VALLEE DE………., SOUS LE VOCABLE «  ………… » ET LA JURIDICTION DU SUPRÊME CONSEIL DU RITE DE MISRAÏM. Recevez en outre ce Cordon, insigne de votre nouveau grade, et ce Poignard Maçonnique, mais souvenez-vous toutefois que cette arme ne vous est confiée uniquement que pour châtier la trahison, défendre vos ( Sœurs et ) Frères en péril, et punir le crime. Très Respectable Maître de la Vengeance, veuillez conduire solennellement notre nouveau ( nouvelle Sœur ) Frère entre les Colonnes d’Occident, en le précédant, et vous, Très Respectable Maître Intime, veuillez suivre notre ( Sœur ) Frère, et enseignez lui les secrets de notre grade, soit la Marche, le Signe d’Ordre, les Signes de Reconnaissance , les Mots de Passe et les Mots Sacrés, la Batterie.

Le Maître Intime : Mon ( ma Sœur ) Frère Elu des Neuf, voici tout d’abord : la Marche :

Entrer à l’Ordre d’Elu des Neuf, par les huit pas de Maître ; Si l’espace est mesuré, il est recommandé de faire des pas courts. On salue ensuite l’Orient en s’inclinant une seule fois.

le Signe d’Ordre : Fermer le poing droit, en érigeant le pouce. Porter ensuite le poing à la hanche droite, comme si on s’apprêtait à dégainer l’arme. les Signes de Reconnaissances : Signe de demande : faire le simulacre de frapper au front le Tuileur avec un Poignard. Signe de Réponse : passer la main droite sur le front, comme pour essuyer le sang qui coulerait de la blessure. Signe d’Appel : faire le simulacre de plonger un Poignard dans le cœur du Tuileur, en disant : Vengeance !…Signe d’écho : porter la main droite au cœur, en disant : Vengeance !..        les Mots de Passe : SETH, abominé de tous…les Mots Sacrés : Vengeance !…  Vengeance !…          la Batterie : Neuf coups de pommeau d’un Poignard, par huit et un : O – O – O – O – O – O – O – O ------ O. Sachez aussi que votre âge est de huit ans et une année, ou neuf semaines d’année. Le Maître Intime salue l’Orient en s’inclinant.

Le Très Sage Maître : Très Respectable ( Sœur ) Frère Premier Maître de la Vengeance, veuillez conduire notre nouveau ( nouvelle Sœur ) Frère devant le Très Puissant Maître, et devant le Maître Intime, afin qu’il se fasse reconnaître d’eux selon les pas, gestes et paroles habituelles. Il en est ainsi fait…

Le Très Sage Maître : Très Respectables ( Sœurs  ) Frères, Maître des Coutumes et Maître du Calame, veuillez dialoguer l’instruction de notre grade .

Le Maître des Coutumes : Etes-vous Maître Elu des Neuf ?

Le Maître du Calame : Oui, Très Respectable Maître des Coutumes, je le suis.

Le Maître des Coutumes : Où avez-vous été reçu?

Le Maître du Calame : Dans le Temple de la Fraternité et de la Vertu.

Le Maître des Coutumes : Quel motif vous a incité à solliciter ce nouveau grade?

Le Maître du Calame : Le désir d’apprendre à châtier les traîtres, en vengeant la mort de notre Maître à tous.

Le Maître des Coutumes : Des trois mauvais Compagnons, quel fut celui dont les coups achevèrent le Respectable Maître?

Le Maître du Calame : Ce fut ABIBALA, dont le nom signifie « meurtrier de notre Père ».

Le Maître des Coutumes : Par où êtes-vous parvenu au lieu de la vengeance?

Le Maître du Calame : Par des chemins obscurs, inconnus, et à la faveur des ténèbres de la nuit.

Le Maître des Coutumes : Pourquoi en a-t-il été ainsi?

Le Maître du Calame : Parce que lorsqu’il s’agit de châtier un traître, celui-ci ne doit point mourir au grand jour.

Le Maître des Coutumes : Qui vous a conduit vers le lieu de son refuge?

Le Maître du Calame : Un inconnu.

Le Maître des Coutumes : Que voulez-vous dire par ces mots ?

Le Maître du Calame : Que le châtiment du parjure et du faux Frère doit s’effectuer de façon discrète, sans que les exécutants se connaissent les uns les autres.

Le Maître des Coutumes : Où était situé le lieu de la vengeance?

Le Maître du Calame : A l’ombre d’un sycomore, en une sombre Caverne.

Le Maître des Coutumes : Qu’avez-vous trouvé en cette Caverne obscure?

Le Maître du Calame : Le traître ABIBALA, une source d’eau vive, une lumière, et un Poignard.

Le Maître des Coutumes : Quel usage fîtes-vous de tout cela?

Le Maître du Calame : La lumière m’a éclairé, la source m’a désaltéré, le Poignard m’a libéré.

Le Maître des Coutumes : Pourquoi y avait-il un Poignard?

Le Maître du Calame : Cette arme était réservée par le destin à venger la mort du Maître d’oeuvre, par le coup que j’en portais à ABIBALA, lequel tomba mort à mes pieds.

Le Maître des Coutumes : En tombant, le traître ne prononça-t-il aucune parole?

Le Maître du Calame : Il répéta deux mots, que notre Respectable Maître d’œuvre prononça en succombant sous ses coups.

Le Maître des Coutumes : Quelles étaient ces paroles?

Le Maître du Calame : Je ne puis les proférer.

Le Maître des Coutumes : Dites-moi seulement le premier mot, je dirai le second?

Le Maître du Calame : Vengeance !….

Le Maître des Coutumes : Vengeance !…  Que fîtes-vous alors du corps d’ABIBALA?

Le Maître du Calame : Je lui tranchais la tête, et la portais au Roi pour lui apprendre que le premier épisode de la Vengeance était accompli.

Le Maître des Coutumes : Quelle est la signification de cette légende?

Le Maître du Calame : Le crime et la trahison ne doivent jamais demeurer impunis ; châtier leurs auteurs est un acte de vertu, dès que la décision est prise par un pouvoir légitime ; la conscience d’un Maçon est un juge inflexible, et le Suprême Architecte de tous les Mondes est notre seul juge.

Le Maître des Coutumes : Quelle heure était-il lorsque vous êtes arrivé devant la balance de MAAT?

Le Maître du Calame : Le jour allait paraître, et l’Astre qui m’éclairait était l’Etoile du Matin.

Le Maître des Coutumes : Combien y avait-il de Maîtres Elus pour accomplir la Vengeance?

Le Maître du Calame : Huit plus un, soit neuf en tout.

Le Maître des Coutumes : Que vous reste-t-il à faire?

Le Maître du Calame : Il me reste à châtier les deux complices d’ABIBALA.

Le Maître des Coutumes : A  quelle heure avez-vous pénétré dans la Caverne?

Le Maître du Calame : A l’entrée de la nuit.

Le Maître des Coutumes : Que signifie le Cordon Noir que vous portez désormais?

Le Maître du Calame : Le deuil de notre Maître d’œuvre.

Le Maître des Coutumes : Est-ce tout?

Le Maître du Calame : Dans l’Héraldique traditionnelle la couleur noire signifie sacrifice, désintéressement, oubli de soi-même, science cachée.  

Le Maître des Coutumes : Que signifient les neuf rosettes écarlates qui ornent ce Cordon?

Le Maître du Calame : Elles rappellent les Neuf Maîtres désignés pour exercer la justice à l’égard des  meurtriers.

Le Maître des Coutumes : Pourquoi sont-elles rouges?

Le Maître du Calame : Pour symboliser la sainte et juste colère qui anime les vengeurs de notre Respectable Maître d’œuvre.

Le Maître des Coutumes : Pourquoi le Poignard est-il l’arme des vengeurs du Maître d’œuvre et non pas l’Epée?

Le Maître du Calame : L’Epée évoquerait la notion d’un combat probatoire, sorte de Jugement de Dieu, ce qui serai immoral à l’égard d’un vil meurtrier et d’un traître. Au contraire, le Poignard, arme d’exécution, évoque la nécessité absolue de supprimer la Trahison et le Meurtre.

Le Maître des Coutumes : Que signifie la présence de cet enfant sur le Tapis du Conseil?

Le Maître du Calame : Il s’agit du Fils de la Veuve, à l’égard duquel sont désormais liés tous nos devoirs Maçonniques.

Le Maître des Coutumes : Quel est ce fils, et de quelle veuve parlez-vous donc?

Le Maître du Calame : Du fils d’OSIRIS et d’ISIS.

Le Maître des Coutumes : Pourquoi ce Tapis est-il noir, et pourquoi l’enfant est-il emmailloté de blanc, alors que son visage est rouge?

Le Maître du Calame : Ce sont là les trois couleurs successives de l’œuvre Hermétique, et l’enfant symbolise alors la semence de l’Or, passant successivement par les trois étapes de celle-ci.

Le Maître des Coutumes : Quelles sont ces trois étapes?

Le Maître du Calame : Le noir signifie le Plomb, le blanc signifie l’Argent et le rouge signifie l’Or.

Le Maître des Coutumes : Voulez-vous dire que le Plomb vil peut parfois se changer en Or?

Le Maître du Calame : Le Plomb plébéien peut devenir l’Argent aristocratique, et même accéder, si l’œuvre est parfaite, au niveau de l’Or royal.

Le Maître des Coutumes : En est-il ainsi parmi les métaux et parmi les Hommes?

Le Maître du Calame : La Nature n’a qu’une voie, et elle s’applique à tous les êtres.

Le Maître des Coutumes : Pouvons-nous associer la mise à mort du traître et du meurtrier à celle du métal initial et impur au sein du creuset?

Le Maître du Calame : L’enseignement secret de ce grade irradie en toutes les directions de la pensée humaine, et s’applique à tous les problèmes que celle-ci peut se poser.

Le Maître des Coutumes : Voulez-vous dire que la mort est une chose souhaitable?

Le Maître du Calame : Sans la mort, il n’est pas d’évolution possible, car elle est la clé de toute transformation.

Le Maître des Coutumes : Pourquoi ce Crâne et ces Tibias sur votre Cordon noir?

Le Maître du Calame : Pour nous rappeler ce rôle essentiel de la Mort dans les modes de perpétuation de la Vie. Le Crâne symbolise le Principe Destructeur, et les Tibias, qui furent organes essentiels de déplacement, rappellent que la mort fait cheminer l’Esprit.

Le Maître des Coutumes : Que signifie le Poignard, entouré de neuf larmes rouges et sanglantes, qui orne votre Cordon noir?

Le Maître du Calame : Que le coup de Poignard que je portais à ABIBALA le fut au nom des neuf Maîtres Elus associés à la justice du Roi, et qu’ainsi ce furent neuf blessures qui se confondirent en une seule.

Le Maître des Coutumes : Que signifie la disposition particulière des neuf rosettes rouges?

Le Maître du Calame : La Foudre frappant l’Etoile Flamboyante renversée.

Le Maître des Coutumes : Que voulez-vous dire par là?

Le Maître du Calame : Ce que je vis lors de ma réception d’Apprenti dans le Temple assombri, le mauvais Frère renversé bras en croix, jambes écartées, tête en arrière, sur les degrés de l’Orient, et les épées des membres de la Loge pointées contre lui.

Le Maître des Coutumes : Pourquoi la Cordelière et les Lacs d’Amour du Tapis de ce Conseil sont-il d’Or? Et que signifient-ils ?

Le Maître du Calame : Le noir et l’or associés, sont les couleurs emblématiques de la Mort, comme le noir et l’argent le sont du Deuil des cœurs.

Le Maître des Coutumes : Est-ce tout ?

Le Maître du Calame : Que l’étroite fraternité des Maîtres Elus des Neuf demeure par delà la mort corporelle et que celle-ci ne saurait briser le lien mystérieux qui nous uni.

Le Maître des Coutumes : Que signifie ces neuf Nombres premiers disposés en une grille de neuf cases?

Le Maître du Calame : Que les neuf Maîtres Elus sont les véhicules des neuf Potentialités métaphysiques essentielles.

Le Maître des Coutumes : Que signifie le nombre cinq dans la case centrale?

Le Maître du Calame : L’Initié, l’Homme Parfait, au sein de la Chambre du Milieu.

Le Maître des Coutumes : Quelle est  la somme arithmétique obtenue en additionnant chaque rangée de nombres?

Le Maître du Calame : Cette somme est de quinze, nombre des luminaires éclairant le Conseil.

Le Maître des Coutumes : Que signifie cela?

Le Maître du Calame : Rien que je sache encore, mais le secret qui me sera dévoilé plus tard, si j’en suis digne.

Le Maître des Coutumes : Que signifie ce schéma, disposé sur les neuf premiers Nombres, et qui évoque par son tracé, le Compas, l’Equerre et la Règle?

Le Maître du Calame : Un enseignement relatif à des procédés d’action et qui ne peuvent être abordés dans le cadre des Travaux Maçonniques.

Le Maître des Coutumes : Pourquoi pénétrez-vous dans le Conseil par les huit pas de Maître?

Le Maître du Calame : Pour me permettre de pénétrer dans un monde qui se situe au-delà du tombeau de notre regretté Maître d’œuvre.

Le Maître des Coutumes : Pourquoi faites-vous le geste de vous défendre ou d’attaquer du Poignard rituel en effectuant ces pas mystérieux?

Le Maître du Calame : Pour signifier que ce monde m’est mal connu et que je dois m’y tenir sans cesse en défense.

Le Maître des Coutumes : Pourquoi portez-vous votre Cordon de gauche à droite?

Le Maître du Calame : Il se porte comme est disposée, sur l’écu de chevalerie, la « barre » héraldique, à l’inverse de la « bande ».

Le Maître des Coutumes : Que signifie la « barre » héraldique?

Le Maître du Calame : Un lourd bâton, symbole de châtiment et de correction. Et ceci est bien significatif du rôle des Maîtres Elus.

Le Maître des Coutumes : Que signifie la batterie du grade?

Le Maître du Calame : Elle se compose de huit coups réguliers, séparés d’un neuvième et dernier par un temps d’arrêt, signification du retour, de la répartition, de la négativité parvenue à son maximum, et qui va donc renaître avec une force et une vigueur nouvelle. La voie de l’Initiation, quant elle a atteint la limite extrême de l’effacement, s’élargit de nouveau, le renversement est proche. Il y a aussi le sens de « libre circulation », de liberté de passage, signifiée par les trois lettres : L\D\P\ . Après la lecture, le Très Sage Maître peut donner la parole  aux (Sœurs et) Frères ayant des questions à poser sur le symbolisme ésotérique du grade de Maître Elu, ainsi qu’aux ( Sœurs et ) Frères qui peuvent fournir

des enseignements quant aux problèmes posés. Puis on passe à la fermeture des Travaux.

Le Très Sage Maître : Félicitons-nous, Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, de l’introduction de ce nouveau maillon en notre Chaîne séculaire, et formons des vœux pour que l’esprit des élus de la Franc-Maçonnerie demeure la sentinelle vigilante de notre Ordre.

Après un court silence : Dans notre « Livre Sacré », sont transcrites ces paroles : « Sentinelle, que vois-tu dans la nuit ? Sentinelle, que vois-tu dans la nuit… »

Le Maître Intime : La Sentinelle répond : « l’aube est proche, mais la nuit revient très vite…Si donc vous désirez interroger, alors interrogez… »

Le Très Sage Maître :

Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, le temps est donc venu de clore nos Travaux.      Très Puissant Maître, vous avez la parole.

 

 

Lire la suite

RAPMM : initiation au 9ème degré (2)

11 Juillet 2012 , Rédigé par Rituel RAPMM Publié dans #hauts grades

Le Très Sage Maître, prend son Poignard en main droite, à la façon d’une épée. A la Gloire du Suprême Architecte de tous les Mondes Au nom et sous les auspices de la Franc-maçonnerie Universelle. En vertu des pouvoirs qui nous ont été conférés, nous, Très Sage Maître de cet Auguste Conseil de Maîtres Elus des Neuf, je vous crée...Il touche l'épaule gauche de la pointe du Poignard. je vous reçois...Il touche l'épaule droite. et je vous constitue Il lui touche le sommet de la tête Maître Elu des Neuf, et membre régulier de cet Auguste Conseil, assemblé en la Vallée du : "Souverain Sanctuaire des Marches d'Austrasie au Zénith de Burgondie’’. sous le vocable : A l’Orient de pour tout le Territoire de, et la juridiction du Souverain Sanctuaire, du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraim Recevez en outre ce Cordon, insigne de votre nouveau grade, et ce Poignard maçonnique, mais souvenez-vous toutefois que cette arme ne vous est confiée uniquement que pour châtier la trahison, défendre vos Frères en périls et punir le crime. Très Respectable Maître de la Vengeance, veuillez conduire solennellement notre nouveau Frère entre les Colonnes d'Occident en le précédent, et vous, Très Respectable Maître Intime, veuillez suivre nos Frères, et enseignez les secrets de notre grade, soit la Marche, le Signe d'Ordre, les Signes de Reconnaissance, les Mots de Passe et les Mots Sacrés, la Batterie.

LE MAITRE INTIME

Mon Frère Elu des Neuf, voici tout d'abord la marche

Entrer à l'Ordre d'Elu des Neuf, par :

·      les trois pas d'Apprenti,

·      les trois pas de Compagnon,

·      les trois pas de Maître.

Si l'espace est mesuré, on revient chaque fois en arrière.

On salue ensuite l'Orient en s’inclinant une seule fois

Le Signe d'Ordre.

Fermer le poing droit, en érigeant le pouce. Porter ensuite le poing à la hanche droite, comme si l'on s’apprêtait à dégainer l'arme.

Les signes de Reconnaissances.

Signe de demande : faire le simulacre de frapper au front le Tuileur avec un poignard.

Signe de réponse : passer la main droite sur le front, comme pour essuyer le sang qui coulerait de la blessure.

Signe d'appel : faire le simulacre de plonger un poignard dans le coeur du Tuileur, en disant : NEKAM en hébreu « Vengeance ».

Signe d'écho : porter la main droite au coeur, en disant: NEKAH en hébreu « Frappé »

Les Mots de Passe.

BEGOHAL KOL . En hébreu: « Abominé de tous ».

Les Mots Sacrés.

NEKAM ! NEKAH !            en hébreu: « Vengeance - Frappé »

La Batterie.

Neuf coups de pommeau d'un Poignard, par huit et un. · · · · · · · ·   ·

Sachez aussi que votre âge est de: huit. ans et une année, ou Neuf semaines d'année.

Le Maître Intime salue l'Orient en s’inclinant.

LE TRES SAGE MAITRE

Très Respectable Frère Premier Maître de la Vengeance, veuillez conduire notre nouveau Frère devant le Très Puissant Maître Roi de Tyr, devant le Très Respectable Maître  Intime, afin qu’il se fasse reconnaître d'eux selon les pas, gestes et paroles habituelles.

Il en est ainsi fait.

 

INSTRUCTION

 

LE TRES SAGE MAITRE

Très Respectables Frères, Maître des Coutumes et Maître du Calame, veuillez dialoguer l’instruction de notre Grade.

LE MAITRE DES COUTUMES (Orateur)

Etes-vous Maître Elu des Neuf ?

MAITRE DU CALAME (Secrétaire) oui.. T.R.F., Maître des Coutumes, je le suis.

D. - Où avez-vous été reçu ?

R.  - Dans le palais de Salomon.

D. - Quel motif vous a incité à solliciter ce nouveau grade ?

R.  - Le désir d'apprendre à châtier les traîtres, en vengeant la mort d'Hiram notre Maître à tous.

D. - Des trois mauvais Compagnons, quel fut celui dont les coups achevèrent le Respectable Maître ?

R.  Ce fut ABIBALA, dont le nom signifie « Meurtrier de notre Père »

D.  Par où êtes-vous parvenu au lieu de la vengeance ?

R.  Par des chemins obscurs, inconnus, et à la faveur des ténèbres de la nuit.

D. Pourquoi en a-t-il été ainsi ?

R. Parce que lorsqu’il s'agit de châtier un traître, celui-ci ne doit point mourir au grand jour.

D. Qui vous a conduit vers le lieu de son refuge ?

R. Un inconnu .

D. Que voulez-vous dire par ces mots ?

R. Que le châtiment du parjure et du faux  Frère doit s'effectuer de façon discrète, sans que les exécutants se connaissent les uns et les autres

D. Où était situé le lieu de la vengeance ?

R Au pied d'un buisson ardent, en une sombre caverne

D Qu’avez-vous trouvé en cette caverne obscure ?

R Le traître Abibala, une source d'eau vive, une lumière, et un poignard.

D Quel usage avez-vous fait de tous cela ?

R La lumière m'a éclairé, la source m'a désaltéré, le poignard m'a libéré

D Pourquoi y avait-il un poignard ?

R Cette arme était réservée par le destin à venger la mort d'Hiram, par le coup que j’en portai à Abibala, lequel tomba mort à mes pieds

D En tombant, le traître ne prononça-t-il aucune parole ?

R Il répéta deux mots que notre Respectable Maître Hiram prononça en succombant. sous ses coups

D Quelles étaient ces paroles ?

R Je ne puis les proférer

D Dites moi seulement le premier mot, je dirai le second

R NEKAM

D NEKAH  Que fîtes-vous alors du corps d'Abibala ?

R Je lui tranchais la tête, et la portais à Salomon pour apprendre que le premier épisode de la vengeance était accompli

D Quelle est la signification de cette légende ?

R Le crime et la trahison ne doivent jamais demeurer impunis ; châtier leurs auteurs est un acte de vertu, dés que la décision en est prise par un pouvoir légitime ; la conscience d’un Maçon est un juge inflexible, et le Suprême Architecte de tous les Mondes est notre seul juge.

D Quelle heure était-il lorsque vous êtes arrivé devant Salomon ?

R Le jour allait apparaître et l'Astre qui m’éclairait était l'Etoile du Matin.

D Combien y avait-il de Maîtres Elus pour accomplir la vengeance ?

R Huit plus un, soit neuf en tout.

D Que vous reste-t-il à faire ?

R Il me reste à châtier les deux complices d'Abibala

D A quelle heure avez-vous pénétré dans la caverne ?

R A l'entrée de la nuit

D Que signifie le Cordon Noir que vous portez désormais ?

R Le deuil de notre Maître Hiram

D Est-ce tout ?

R Dans l'Héraldique traditionnelle la couleur noire signifie sacrifice, désintéressement, oubli de soi-même, science cachée.

D Que signifient les neuf rosettes écarlates qui ornent ce cordon ?

R Elles rappellent les neuf Maîtres désignés pour exercer la justice à l’égard des meurtriers d'ordre du Roi Salomon.

D - Pourquoi sont-elles rouges ?

R - Pour symboliser la sainte et Juste colère qui anime les vengeurs de notre Respectable Maître Hiram

D - Pourquoi le Poignard est-il l'arme des vengeurs d'Hiram et non pas l'Epée ?

R - L'épée évoquerait la notion d'un combat probatoire, sorte de Jugement de Dieu, ce qui serait immoral à l’égard d'un vil meurtrier et d'un traître. Au contraire, le Poignard, arme d'exécution, évoque la nécessité absolue de supprimer la Trahison et le Meurtre.

D - Que signifie la présence de cet enfant sur le Tapis du Conseil ?

R - il s'agit du Fils de la Veuve, à l'égard duquel sont désormais liés tous nos devoirs maçonniques *

D - Quel est ce fils, et de quelle Veuve parlez-vous donc ?

R - Du fils d'Hiram et de Balkis, la reine de Saba.

D - Pourquoi ce Tapis est-il noir, et pourquoi l’enfant y est-il emmailloté de blanc, alors que son visage est rouge ?

R - Ce sont là les trois couleurs successives de l'Oeuvre Hermétique, et l'enfant symbolise alors la semence de l'Or. passant successivement par les trois étapes de celle-ci

D - Quelles sont ces trois étapes ?

R - Le noir signifie le Plomb; le blanc signifie l'Argent, et le rouge signifie 1’Or

D - Voulez-vous dire que le Plomb vil peut parfois se changer en Or ?

R - Le Plomb plébéien peut devenir l'Argent aristocratique, et même accéder, si l’'Oeuvre est parfaite, au niveau de l'Or royal

D - En est-il ainsi parmi les Métaux et parmi les Hommes ?

R - La nature n'a qu’une voie, et elle s'applique à tous les êtres.

D - Pouvons-nous associer la mise à mort du traître et du meurtrier à celle du métal initial et impur au sein du creuset ?

R - l’enseignement secret de ce grade irradie en toutes les directions de la pensée humaine, et s'applique à tous les problèmes que celle-ci peut se poser.

D - Voulez-vous dire que la mort est une chose souhaitable ?

R - Sans la mort il n'est pas d'évolution possible, car elle est la clé de toute transformation.

D - Pourquoi ce Crâne et ces Tibias sur votre Cordon noir ?

R - Pour nous rappeler ce rôle essentiel de la Mort dans les modes de perpétuation de la Vie. Le Crâne symbolise le Principe Destructeur, et les Tibias, qui furent organes essentiels de déplacement, rappellent que la mort fait cheminer l'Esprit

D - Que signifie le Poignard entouré de neufs larmes rouges et sanglantes qui orne votre 'Cordon noir ?

R - Que le coup de poignard que je portai à Abibala le fut au nom des neuf Maîtres Elus associés à la justice du Roi Salomon, et qu’ainsi. ce furent neuf blessures qui se confondirent en une seule.

D - Que signifie la disposition particulière des neuf rosettes rouges ?

R - La Foudre frappant l'Etoile flamboyante renversée.

D - Que voulez-vous dire par là ?

R - Ce que je vis lors de ma réception d'Apprenti dans le Temple assombri, le Mauvais Frère renversé bras en croix, jambes écartées, tète en arrière, sur les degrés de l'Orient et les épées des membres de la Loge pointées contre lui.

D - Pourquoi la Cordelière et les lacs d'amour du Tapis de ce Conseil sont-ils d'Or ? Et que signifient-ils ?

R - Le noir et l'or, associés, sont les couleurs emblématiques de la Mort, comme le noir et l'argent le sont du Deuil des coeurs

D - Est-ce tout ?

R - Que l'étroite fraternité des Maîtres Elus des Neuf demeure par delà la mort corporelle et que celle-ci ne saurait briser le lien mystérieux qui nous unit

D - Que signifient ces neuf Nombres premiers disposés en une grille de neuf cases ?

R - Que les neuf Maîtres Elus sont les véhicules des neuf potentialités métaphysiques essentielles

D - Que signifie le nombre cinq dans la case centrale ?

R - L'Initié, l’Homme parfait, au sein de la Chambre du Milieu

D - Quelle est la somme arithmétique obtenue en additionnant chaque rangée de nombres ?

R - Cette somme est de quinze, nombre des luminaires éclairant ce Conseil

D - Que signifie cela ?

R - Rien que je sache encore, mais secret qui me sera dévoilé plus tard, si j'en suis digne

D - Que signifie ce schéma, disposé sur les neuf premiers Nombres, et qui évoque par son tracé, le Compas, L'Equerre  et La Règle ?

R - Un enseignement relatif à des procédés d'action et qui ne peuvent être abordés dans le cadre des Travaux Maçonniques

D - Pourquoi pénétrez-vous dans le Conseil par trois pas d'Apprenti, trois pas de Compagnon, et trois pas de Maître ?

R - Pour me permettre de pénétrer dans un monde qui se situe au delà du tombeau de notre Maître Hiram

D - Pourquoi faites-vous le geste de vous défendre ou d'attaquer du Poignard rituel en effectuant ces pas mystérieux ?

R - Pour signifier que ce monde m'est mal connu et nue je dois m'y tenir sans cesse en défense

D - Pourquoi portez-vous votre Cordon de gauche à droite ?

R - Il Se porte comme est. disposée, sur 1’écu de chevalerie, la barre héraldique, à l'inverse de la « bande »

D - Que signifie la « barre » héraldique ?

R - Un lourd bâton, symbole de châtiment et de correction.  Et. ceci est bien significatif du rôle des Maître Elus.

D - Que signifie la batterie du grade ?

MAITRE DU CALAME

Elle se compose de huit coups réguliers, séparés d'un neuvième et dernier par un temps d’arrêt. significatifs du retour, de la répartition, de la négativité parvenue à son maximum,, et qui va donc renaître avec une force et une vigueur nouvelles. La voie de l'initiation quand elle a atteint la limite extrême de l’effacement, s’élargit de nouveau, le renversement est proche. Il y a aussi le sens de « libre circulation »,  de liberté de passage, signifiée par les trois Lettres L. D. P. Après cette lecture, le Très Sage Maître peut donner la parole aux Frères ayant des questions à poser sur le symbolisme ésotérique du grade de Maître Elu, ainsi qu’aux Frères qui peuvent fournir des enseignements quant aux problèmes posés. Puis, on passe à la Fermeture

LE TRES SAGE MAITRE

Félicitons-nous, Très Respectables Frères, de l’introduction de ce nouveau maillon en notre Chaîne séculaire, et formons des voeux pour que l'esprit des Elus de la Franc-maçonnerie demeure la sentinelle vigilante de notre Ordre Silence un court instant.

Dans notre « Livre Sacré », sont transcrites ces paroles d'Isaïe, fils d'Amos au vingt et unième chapitre, versets II et I2 : « On me crie de Séïr Sentinelle, que vois-tu dans la nuit ? Sentinelle que vois-tu dans la nuit ? La Sentinelle répondit l'aube est proche, mais la nuit revient très vite ... Si donc vous désirez interroger, alors interrogez... »

Très Respectables Frères, le temps est donc venu de clore nos Travaux.

Très Puissant Maître et Roi de Tyr, vous avez la parole

Lire la suite

RAPMM : initiation au 9ème degré (1)

11 Juillet 2012 , Rédigé par Rituel RAPMM Publié dans #hauts grades

LE TRES SAGE MAITRE

Très Respectables Frères Maîtres de la Vengeance, veuillez vous rendre en la Chambre des Préparations et conduisez le Récipiendaire jusqu'au seuil de ce Temple.  Et vous tous, mes soyez attentifs, et considérez que le déroulement de la Cérémonie de Réception au grade de Maître - Elu des Neuf, est plus efficient que les Maçons profanes ne le soupçonnent généralement Ainsi donc, Très Respectables Frères silence et respect aux Mystères. Les deux Frères Maître de la Vengeance Se rendent armés dans la Chambre des préparations. Ils guident ensuite le Récipiendaire jusqu'au seui1 du Temple, en le tenant chacun par un bras. L'Impétrant porte le décor de son grade, ou de préférence, le décor de Maître retourné du côté « deuil ». Parvenus devant le seuil, les deux Maîtres de la Vengeance le font frapper soit en Intendant. Des Bâtiments par cinq coups égaux  · · · · ·; soit en Maître, par neuf coups  · ·  ·   · ·  ·   · ·  ·

LE TRES SAGE MAITRE

Très Respectables Maître Intime, veuillez vous informer de la cause de ce bruit.  Que font les Gardes Extérieurs ?

Le Maître Intime

Sort dans les Parvis, et rentre aussitôt, refermant précipitamment la porte du Temple

LE MAITRE INTIME

Très Respectable Frère, Glaive en main droite et poignard en main gauche, frappez à mort qui oserait pénétrer en ce Temple ! Très Sage Maître le Conseil est trahi ...

LE TRES SAGE MAITRE

Très Respectables Frères tous debout, poignard en main

Nekam ! Nekah ! Tous les Frères Se lèvent, font le Signe. Nekam  Nekah

LE TRES SAGE MAITRE

Très Respectables Frères, que votre indignation cède un instant à la nécessité d'entendre le Très Respectable Maître Intime en son rapport. Veuillez vous asseoir. Très Respectable Maître Intime, veuillez nous faire savoir le motif de cette rumeur, et qui a eu l'audace de troubler les Travaux de ce Conseil

LE MAITRE INTIME

Très Sage Maître, je viens de constater avec surprise qu’un Frère, Maçon mais profane en nos mystères, s'est introduit clandestinement dans les parvis de cette Chambre du Conseil. t il est à craindre qu’il ait entendu les paroles par lesquelles s'ouvrent nos mystères habituels. et, chose plus angoissante encore, je dirai même en tremblant qu'il est à présumer qu’il soit souillé de quelque grand crime, car ses mains sont teintées de sang, le glaive qu'il tient en sa main droite dépose contre lui, et tout excite mes soupçons.

LE TRES SAGE MAITRE

Saisit. son poignard. Puisqu’il en est ainsi qu’il soit Sacrifié aux mânes du Très Respectable Maître Hiram...

LE TRES PUISSANT MAITRE

Se lève, Illustre Roi Salomon, mon Frère, je vous supplie d'écouter votre sagesse habituelle, et de ne rien précipiter.  Si j'en crois mes soupçons et mon coeur, cet homme, s'il est le meurtrier que nous recherchons, sera châtié, et s'il est innocent du crime, du moins pourra-t-il peut-être nous donner quelques indices sur son auteur exécré. Je souhaiterais qu’il soit d'abord désarmé, puis introduit dans le Conseil dûment garrotté, afin que dans cet état., il répondit, aux interrogatoires que votre sagesse vous inspirera. Le Très Puissant Maître se rassied

LE TRES SAGE MAITRE

Très Respectables Frères, vous avez entendu le Très Puissant Maître et Roi de Tyr vous exposer ses motifs de surseoir à l'exécution du suspect, et les précautions que sa prudence lui suggère. Etes-vous d'avis de suivre ses conseils ?

TOUS LES PRERES

Se levant à l'Ordre. Nekam !   Nekah !

LE TRES SAGE MAITRE

Très Respectables Frères, veuillez demeurer assis.

Très Respectable maître Intime, vous connaissez maintenant la décision que viennent de prendre les Maîtres Elus des Neuf constituant ce conseil. Transportez-vous donc dans les Parvis, inspirez au téméraire qui ose troubler nos Travaux la terreur de son imprudence, amenez-le au pied de cet Orient, dans l'état qui vous a été conseillé par le Roi de Tyr.

LE MAITRE INTIME

salue l'Orient en s'inclinant et sort pour aller quérir l'impétrant. Parvenu dans les Parvis, il enlève au Récipiendaire son épée et la fait porter par le Maître du Seuil au Frère le Plus proche

UN FRERE

la porte lui-même au Très Sage Maître et dit Très sage Maître, celui que nous soupçonnions est désarmé. Il dépose l’épée sur l'autel.

LE MAITRE INTIME

Pendant ce temps, passe autour du col du Récipiendaire un grand ruban rouge. Il lui lie les mains, et lui en enserre tout, le corps. Puis il lui retourne son Tablier, lui fait mettre une paire de gants ensanglantés le fait coiffer rebours. Ceci fait

LE MAITRE INTIME

Mon Frère, sondez votre coeur ! Car on vous accuse d'un grand crime, crime digne d'un châtiment capable d'épouvanter le criminel le plus endurci ! Cependant, vous Pouvez espérer l'indulgence du Conseil devant lequel vous allez comparaître si la sincérité guide vos pas. Si donc vous êtes innocent, suivez-moi avec confiance.

LE MAITRE INTIME

met alors la pointe de son Poignard sur le coeur de l’impétrant. et le mène jusqu'à la porte. il l'ouvre et l'introduit dans le Temple, le plaçant debout, entre les Colonnes d'Occident.

LE TRES SAGE MAITRE

Toi qui te présente ici sans avoir été appelé, que cherches-tu ?

LE MAITRE INTIME

Répond pour le Récipiendaire. Je cherche la récompense qui m'est due

LE TRES SAGE MAITRE

Crois-tu donc que les Francs-maçons autorisent la trahison, et l'assassinat des Maîtres ? Tremble plutôt, scélérat en songeant au juste châtiment qui t'est réservé ...

Et d'abord, qui es-tu ?

LE MAITRE INTIME

Le meilleur des Maçons, le plus zélé de tous 'Les Frères, ou du moins le plus digne de ce titre.

LE TRES SAGE MAITRE

Ou bien le plus vil des meurtriers ! Qu'oses-tu dire. en te présentant ainsi en ce lieu sacré, les mains teintées d'un sang très probablement fraternel et innocent. Tout dépose contre toi et tout t'accuse d'un abominable forfait

LE MAITRE INTIME

Je me soumets à toute votre rigueur si je suis coupable, mais que l'on me permette de me justifier.

TRES SAGE MAITRE

Il suffit ! Assez, de mensonges, que le Très Respectable Maître Hiram soit enfin vengé.

TOUS LES FRERES

Nekam !       Nekah !

LE TRES PUISSANT MAITRE

Très Respectable Frères, soyez donc satisfaits, puisqu'il semble bien que le meurtrier du Maître Hiram soit enfin découvert.

LE TRES SAGE MAITRE

L'imposture est en effet trop grossière pour que ce misérable cherche plus longtemps à nous tromper. Qu'as-tu à répondre, scélérat ?

LE MAITRE INTIME

Que c'est à tort que l'on me soupçonne de l'assassinat d'un Maître dont je respecte la mémoire, et que je ne viens qu’avec dessein de vous donner des nouvelles par les découvertes que j’ai été amené à faire...

LE TRES SAGE MAITRE

Qui nous garantira que tu ne mens point ?

LE MAITRE INTIME

Le sang que vous voyez sur mes mains et qui vous inquiète est en réalité celui de trois animaux, le lion, le tigre, et l'ours, que le meurtrier avait apprivoisés et dressés pour garder l'entrée de la Caverne dans laquelle il s'était réfugié, et que j'ai dû détruire par le glaive afin d'y parvenir.

LE TRES SAGE MAITRE

Que viens-tu donc solliciter de nous ?

LE MAITRE INTIME Je ne demande rien; je viens simplement prendre les ordres du Roi Salomon, afin de savoir s'il désire que je lui livre Abibala, le meurtrier d'Hiram, mort ou vif.

LE TRES SAGE MAITRE

Quelle preuve nous donnes-tu de ta bonne foi ?

LE MAITRE INTIME

Les serments les plus sacrés seront les garants de mon innocence et les supplices les plus horribles, les châtiments justifiés de ma félonie.  Et je consens par avance à les subir si je suis reconnu criminel, comme je les souhaite si je trahis les premiers.

LE TRES SAGE MAITRE

Très respectable Maître intime, puisque nos soupçons à l'égard de ce frère semblent s'apaiser, faites-le avancer jusqu'à notre Trône par les trois pas d'Apprenti, les pas de Compagnon et les trois pas de Maître, pour y prêter sa première obligation entre nos mains.

LE MAITRE INTIME

Fait avancer l’impétrant comme il est prescrit. 

Puis il lui fait mettre un genou (le droit) en terre au pied de l'Orient, la main droite levée, la gauche armée du Poignard, la lame appuyée sur le coeur.

Puis il passe derrière lui, et lui appuie 1a pointe de son épée

au bas de la colonne vertébrale.

LE TRES SAGE MAITRE

Très respectables Frères, tous debout et à l'Ordre d'Elu ! Et toi, audacieux, prends bien garde à tes paroles ! Le moment est critique, si tu cherches à nous tromper, l'indulgence actuelle va se changer en une légitime et meurtrière fureur, et la rigueur des supplices qui t’attendent n'en sera qu’augmentée Mais si tu es sincère, alors répète avec nous le Serment que je vais d'abord te lire ...

SERMENT

Moi... ... ...sur mon honneur d'homme libre, en présence de cette auguste assemblée, devant les Symboles du Suprême Architecte de tous les Mondes, je promets et je jure de ne jamais révéler à aucun homme relevant du monde profane, à aucun maçon de grade inférieur, les secrets qui vont ou pourront m'être confiés, aussi bien que ceux que l'on pourrait être amené à deviner derrière les gestes, les paroles, les emblèmes, qui vont bientôt m'être communiqués et qui donnent le droit exclusif de porter le titre glorieux de Maître Elu des Neuf....... Je promets et je jure d'en remplir scrupuleusement les obligations, quelles quelle soient, au péril de ma vie et de mon sang, en telle rencontre que ce puisse être.... Je promets et je jure, pour venger la Vérité trahie, et la Vertu persécutée, d'immoler s'il le faut aux mânes d'Hiram notre Maître, les faux frères et les maîtres qui pourraient avoir percés ou révélés les secrets de ce grade illustre entre tous. Je promets et je jure de tenir tous mes engagements, sinon, que la mort la plus affreuse soit l'expiation de mon parjure, après que mes yeux auront été privés de la lumière par le fer rouge, que ma gorge aura été tranchée par le poignard, et mon coeur et mes reins percés par le glaive, pour que mon cadavre devienne la proie des vautours, et ma mémoire en exécration aux Enfants de la Veuve, par toute la terre ...

L'Impétrant répète mot pour mot ce Serment.

LE TRES SAGE MAITRF,

Toi qui parais sincère et pur, je te donne acte de ton serment.  Et pour te mettre à l'épreuve, nous te confions maintenant le soin d'exécuter la vengeance. Très Respectable Maître Intime faites retourner le Candidat à l'extrémité du Palais ; veillez ce que sa marche s’effectue à reculons; signalez-lui que ce rite a une signification profondément ésotérique, et qu’il ne sera réellement devenu un des nôtres, que lorsqu’il aura perçu le secret de cette marche.

Enfin, dites-lui que le caractère humiliant de ce départ doit lui rappeler que rien ne s’obtient sans peine, et qu’il ne doit jamais s’offenser des mortifications imposées par nos usages, l'Humilité et l'obéissance étant le véritable chemin de la Perfection Maçonnique.

Il en est ainsi fait.

Lorsque l'Impétrant se trouve de nouveau entre les Colonnes d'Occident,

 le Maître Intime l'y arrête

LE TRES SAGE

Très Respectable Maître Intime, veuillez délivrer les mains de L’Inconnu, armez-le de nouveau de son glaive, et mettez-le en état d'aller remplir ses Promesses.  Le châtiment de la Trahison et du Crime doit toujours avoir pour voiles les ombres épaisses de la Nuit !

Et toi, Inconnu audacieux, consomme ton ouvrage à la faveur des ténèbres, rends-toi digne du choix que nous avons bien voulu faire de toi pour le châtiment du meurtrier d'Hiram.  Toutefois, prends bien garde de nous le livrer vivant !...

LE MAITRE INTIME

Délie l'Impétrant, 1ui rend son glaive, et lui fait faire, toujours à reculons, trois voyages autour du Temple en passant de l'Occident au Midi,  du Midi à l'Orient, de l'Orient au Septentrion.

LE MAITRE DU SEUIL

Au dernier tour, ouvre doucement la porte

LE MAITRE INTIME

Sort et conduit. L’impétrant vers la Caverne. Les Maîtres de la Vengeance ferment la porte, voilent ou éteignent les luminaires inutiles. Seules, les lumières d'Ordre doivent demeurer allumés.

LE MAITRE INTIME

Parvenu au seuil de la caverne, voile soigneusement les yeux du récipiendaire

puis le pousse en avant et le fait s'arrêter.

LE MAITRE INTIME

Mon Frère, demeurez immobile, jusqu'à ce que vous ayez entendu frapper trois coups.  A ce signal, vous pourrez vous découvrir les yeux. Le Maître Intime sort et referme la porte bruyamment Il laisse passer un certain moment, puis frappe trois coups lentement

0       0       0 L'Impétrant retire son bandeau. On lui laisse le temps de se familiariser avec ce qu’il découvre. Puis le Maître Intime entre de nouveau, lentement et en silence.

LE MAITRE INTIME

Soyez courageux mon Frère. Mais souvenez-vous que derrière l’emblématique déroulement de nos Rituels, se dissimule votre véritable acceptation morale, et que vos actions se gravent, amplifiées en un autre monde ...Vous voyez cette source d'eau vive qui jaillit du rocher ?  prenez  cette coupe, et buvez-en longuement. Que ce soit pour vous un nouveau baptême, perpétuant et amplifiant celui qui avait auparavant fait de vous un jeune Apprenti ...Vous êtes dans la caverne de Ben-Aka, Akar, celui qui troubla Israël, lorsqu’il commit une infidélité au sujet des choses dévouées par interdit ...Que pour vous, mon frère, il n'y ait plus d'interdit, plus de tabous dogmatiques, que vous en soyez délivré à jamais. Court silence.

L'Impétrant boit. Maintenant, mon Frère, prenez cette lampe, et armez-vous de ce Poignard. Il le lui donne. Pénétrer en cette Caverne, et frappez tout ce que vous trouvez et qui vous résistera ! Défendez-vous, et vengez notre Maître Hiram, afin de vous rendre digne d'être compris parmi les Elus de la Franc-maçonnerie ...L'Impétrant pénètre dans la Caverne la Lampe en main gauche, le Poignard levé dans la droite. A ce moment le Transparent vole, laissant voir le mannequin.

LE MAITRE INTIME

demeuré sur le seuil. Voici le meurtrier d'Hiram.  Frappe ! Tue ! Venge notre Maître à tous, car voilà son assassin ... Ensuite, tranche cette tête ! Il en est ainsi fait. Dépose maintenant cette lampe, O mon Frère ! Prends la tête par les cheveux, lève ton Poignard, et suis-moi...

Le Maître Intime conduit. jusqu’au seuil du Temple. Le Maître du Seuil. A  par avance ouvert la porte à deux battants. L'Impétrant, par avance instruit par le Maître Intime, pénètre lentement dans la Chambre du Conseil, par suite ininterrompue de pas d'Apprenti, chaque série de Trois étant séparée de la suivante par un court repos

LE TRES SAGE MAITRE

Très respectables debout et à l'Ordre. Il lève son Poignard.

Nekam ! Nekah !

TOUS LES FRERES

Nekam ! Nekah !

LE MAITRE INTIME

Fait alors avancer l’impétrant jusqu'à l'Autel, par trois derniers pas précipités et le fait poser la tête et le Poignard dessus, puis agenouiller.

LE TRES SAGE MAITRE

Malheureux ! Quelles impulsions t'ont fait commettre ce second crime ? A quels conseils pervers as-tu cédé ? Ne t'avais-je pas dit de nous livrer vivant le meurtrier ?      

LE MAITRE INTIME

Grâce pour lui, Très Sage Maître, car c'est à une juste indignation qu'il a cédé...

LE TRES SAGE MAITRE

Que grâce lui soit donc accordée comme vous le demandez pour lui, Très Respectable Maître Intime ! Et vous tous, Très Respectables Frères, aidez moi à récompenser, malgré tout, le zèle, le dévouement, et la fermeté virile de ce Frère.  Levez-vous, et apprenez que tout ce que vous venez d'accomplir est une image des obligations que vous contractez aujourd'hui.

Derrière la simplicité et même la pauvreté des symboles et des accessoires rituels, il y a en effet votre acceptation totale, qui se grave en d'autres plans de conscience, et donne une efficience mystérieuse à cette acceptation.  Vous allez donc remplacer un des neuf Maîtres que le Roi Salomon avait élus pour leurs confier la poursuite des assassins d'Hiram.

Quoique tous fussent animés, d'une ardeur égale, cependant il est à croire que nul n'aurait pu découvrir la retraite des meurtriers si un Inconnu ne l'eut indiquée au Roi Salomon.

Le Roi y envoya aussitôt les neufs zélés Maîtres, et 1’un deux étant entré précipitamment dans la Caverne de Ben-Akar, n'eut pas plutôt vu Abibala, qu'il lui porta au coeur un coup de Poignard qui l'étendit mort à ses pieds. Puis il lui trancha la tète, et la rapporta à Jérusalem, pour l'y déposer aux pieds du Roi. Et maintenant, mon Frère, veuillez monter à l'Orient.  y  recevoir récompense de votre zèle et de votre courage. Il en est ainsi fait.

Le Très Sage Maître ceint à l’impétrant le tablier des Maîtres Elus des Neuf.

TRES SAGE MAITRE

Mon Frère, ce Tablier marque le deuil que tous les Elus de la Franc-maçonnerie portent en souvenir de la mort d'Hiram et il vous fait connaître le chagrin qu'en doit avoir un bon Maçon. Et. Maintenant, quittez ces Gants ensanglantés, et recevez ceux des Maîtres Elus des Neuf. Ceux-ci vous apprendront que seule, l’innocence a du chagrin sans remords.

Mon Frère, veuillez vous recueillir, et fermer les Yeux ...

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 > >>