Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Hauts Grades

Articles avec #histoire de la fm tag

La GLTF sur wikipédia

8 Juillet 2013 , Rédigé par Wikipédia Publié dans #histoire de la FM

La consécration du 19 janvier 2013

La Grande Loge Traditionnelle de France a été consacrée par trois Loges régulières, toutes créées en France :

  • « La R.L. LACYDON LODGE » à l’Orient de Marseille.
  • « La R.L. FELIBRIGE » à l’Orient d’Arles.
  • « La R.L. ARMOR » à l’Orient de Lorient.

Moment solennel et indispensable à son existence maçonnique, plus de 500 Frères représentant les 41 Loges pétitionnaires, ont rempli entièrement la Salle du conclave du Palais des Papes en Avignon. Le Grand Maître désigné de la G.L.T.F. a pris ses fonctions au cours d'une cérémonie forte et pleine de solennité, respectant bien sûr les anciens usages et coutumes établis suivant la tradition maçonnique. Un moment que tous les Frères présents n'oublieront jamais. Dans son allocution aux accents maçonniques bienveillants et chaleureux, le Grand Maître de la G.L.T.F. a défini les principaux objectifs de cette nouvelle Obédience pour les années à venir :

  • donner à tous les frères en quête de perfectionnement moral et d’élévation spirituelle, le cadre de travail digne de la hauteur de ce qu’ils sont venus chercher en loge.
  • travailler dans la paix et l’harmonie selon les critères de la Franc-maçonnerie régulière et traditionnelle
  • mettre en application, en toutes occasions les préceptes d’exemplarité, de fraternité et de solidarité.
  • développer l’obédience par un choix rigoureux des profanes et un engagement fort des parrains.

Principes constitutifs

La G.L.N.F. a traversé la crise la plus grave de l'histoire de la Franc Maçonnerie. Grave sur tous les aspects, mais surtout dans la durée. Devant cette situation inextricable et déshonorante pour leurs cœurs de maçons, de nombreux Frères, lassés des querelles permanentes au sein de leur Obédience, ont manifesté depuis plus d'une année, le désir de tourner la page et de construire un avenir plus serein. Ces Frères, calmes, responsables et déterminés, écartant toute tentation d'aventure les éloignant des principes fondamentaux régissant la Franc Maçonnerie traditionnelle, ces Frères ont décidé unanimement de créer une nouvelle Obédience, portant le nom de Grande Loge Traditionnelle de France. La G.L.T.F., à l'image de ce qu'était la G.L.N.F. avant qu'elle ne soit pervertie par les agissements des derniers Grands Maîtres, prône les grands principes intangibles de la Régularité Maçonnique, auxquels elle adhère pleinement. Fondamentalement respectueuse de la tradition maçonnique, la G.L.T.F. travaille donc suivant les principes intangibles de la régularité maçonnique :

  • Croyance en Dieu, Grand Architecte de l’Univers
  • Respect des Landmarks
  • Respect des Anciens Devoirs
  • Respect des us et coutumes de l’Ordre
  • Respect de la Règle en 12 points
  • Respect des Obligations des Francs-maçons

Les membres de la G.L.T.F. s’assemblent, hors du monde profane, dans des loges où est toujours exposé un Volume de la Loi Sacrée, afin d’y travailler avec zèle et assiduité et conformément aux principes et règles prescrits par la présente constitution et les règlements promulgués par la Grande Loge, les Grandes Loges Provinciales et les loges. La G.L.T.F. impose à ses membres le respect des opinions d’autrui. Elle leur interdit, dans le cadre maçonnique, toute discussion politique, confessionnelle ou sociétale, de nature à perturber l’union fraternelle et la parfaite harmonie de pensée qui doivent régner en loge. Seuls seront admis dans ces loges, des hommes, majeurs et de bonne réputation, dignes en tous points du titre de frère. Ils devront, au sein des loges, cultiver le respect de la patrie, du chef de l’état, des lois de l’état. Ils doivent considérer le travail comme un devoir essentiel, gage de progrès pour l’être humain. Ils s’engagent à respecter, autant en matière de parole que d’écrit, une stricte discipline et la plus grande discrétion vis-à-vis du monde profane. Ils s’engagent enfin à pratiquer la bienfaisance et à aider et à protéger leurs frères, en toutes circonstances et à leur porter secours chaque fois qu’il en sera nécessaire. La G.L.T.F. est organisée, pour son administration, en Provinces dont le nombre correspond à celui de nos provinces administratives : 21. Chaque province recouvre une Grande Loge Provinciale, dépourvue de personnalité morale. La Grande Loge provinciale exerce sa juridiction sur les loges situées dans sa compétence territoriale. Sur le modèle de l’organisation nationale, les Grandes Loges Provinciales sont dirigées par les Grands Maîtres Provinciaux assistés par un collège d’officiers provinciaux actifs et les structures provinciales de gouvernance : Collège des sages et Collège des Vénérables Maitres.

La Loge au centre de l'organisation maçonnique de la GLTF

Le creuset de la vraie Maçonnerie, c’est la Loge. Là où naissent, vivent et grandissent les Maçons. Ce sont ces loges et leurs Vénérables Maîtres que nous entendons replacer au centre du dispositif. Les loges disposent d’une large autonomie en matière de gestion, d’organisation et de finances. Depuis trop longtemps, on dit que les Vénérables Maîtres  sont les véritables chefs de l’Ordre. En créant la GLTF, le but a été de placer les Vénérables Maitres au cœur du dispositif au travers des Collèges des Vénérables Maitres aussi bien au niveau national que provincial. Chaque loge est dotée d’un Règlement intérieur qui s’impose à tous ses membres dans le respect des us et coutumes de la Franc-maçonnerie traditionnelle et des statuts et Règlement général de la G.L.T.F. Comme au niveau national et provincial, la loge est dotée d’un Collège des Sages présidé par le Vénérable Maître en exercice, composé de tous les anciens Vénérables Maîtres de la loge, ainsi que de tous les Vénérables Maîtres, anciens ou en exercice, membres de la loge.

Les rites pratiqués

Contrairement aux Grandes Loges internationales, le nombre de rites reconnus pratiqués en France est particulièrement important. Ceux-ci ont successivement été importés d’Angleterre, d’Écosse, des Etats Unis ou d’autres pays européens. Cette spécificité française de pratiques multi-rites dans les Obédiences est une particularité unique au monde où la plupart des Grandes Loges en pratiquent beaucoup moins. Les loges de la G.L.T.F. pratiquent les Rites suivants : le Rite Écossais Ancien Accepté, le Rite Écossais Rectifié, le Rite Français, le Rite Emulation, le Rite York. L’autorité de la G.L.T.F. est souveraine sur les loges symboliques « bleues » des 3 premiers grades. Elle garantit à ses membres l’accès aux Juridictions ordinales, les ateliers « supérieurs » de chaque Rite, soit dans le cadre de juridictions existantes, soit dans le cadre de juridictions nouvelles. Les Juridictions ordinales, de leur côté, sont souveraines et indépendantes. Elles n’ont aucun rôle dans la G.L.T.F. et n’interviennent en aucune manière dans ses décisions, ses actions ou ses nominations. D’autre part, après avoir atteint la Maîtrise et avoir officié au moins comme 2ème Expert au sein d’une Loge bleue, les frères Maitres peuvent accéder au Suprême Degré de la Sainte Arche Royale en intégrant un Chapitre de l'Arche Royale de la Grande Loge Traditionnelle de France. La G.L.T.F. compte à ce jour 5 Chapitres de l’Arche Royale.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Grande_Loge_Traditionnelle_de_France

Lire la suite

Où, après le DH, le REAA au GODF pratique la mixité...

29 Juin 2013 , Rédigé par Gérard Contremoulin Publié dans #histoire de la FM

Victoire posthume de Maria Deraismes, le Suprème Conseil du REAA du GODF s'ouvre aux Soeurs.

C'était attendu et le Suprème Conseil du REAA vient de prendre courageusement une décision historique. Il pourra désormais accueillir des Soeurs dans les hauts grades écossais au GODF !

Un peu d'histoire.

La Loge "Les Libres Penseurs" du Pecq se désaffiliera de la Grande Loge Symbolique Ecossaise (qui refuse la mixité) pour initier Maria Deraismes le 14 janvier 1882, 5 jour après avoir proclamé son autonomie. Cette Loge travaille au REAA. Le 4 avril 1893, elle dépose les statuts de la "Grande Loge Symbolique Ecossaise Mixte de France", qui deviendra "L'Ordre Maçonnique Mixte International : Le Droit Humain". Depuis, cette obédience travaille au REAA dans tous les degrés du Rite, c'est-à-dire en 33 degrés sans distinction de sexe.

1893-2013, 120 ans au cours desquels la Maçonnerie a accompagné la construction de la République, et lorsque celle-ci se détourne d'elle, sous Pétain, c'est que la République est mise en sommeil en dépit des 80 qui refusent les pleins pouvoirs au maréchal !

120 ans au cours desquels la réflexion sur la mixité en Franc-Maçonnerie a été l'objet de débats quasiment incessant où les meilleurs comme les pires arguments ont été échangés ! Et le GODF ne sera pas resté à l'écart...

Quelques rapides jalons :

Les premières Loges de la maçonnerie d'adoption apparaissent au XVIII° siècle mais ne perdureront pas au delà de la majeure partie du XIX°.

29 mai 1901 : création de la 1° loge féminine "Le Libre Examen" qui sera à l'origine de la Grande Loge Féminine de France, créée en 1952. Entre temps l'Union Maçonnique Féminine verra le jour et la 2° guerre mondiale retardera sa transformation en GLFF.

En 1973, une scission interviendra au DH sur la base d'une contestation du caractère pyramidal du fonctionnement et donnera naissance à la GLMU.

En 1982, le refus du rapport d'activité du Grand-Maître de la GLMU débouchera sur une nouvelle scission. Ainsi naîtra la GLMF, avec le soutien du GODF, qui lui octroie la patente du Rite Français et qui voit là la possibilité de permettre aux frères qui exigent la mixité au GODF d'attendre la décision favorable... Par ailleurs, la GLMF adoptera des textes et des modes de fonctionnement très proches de ceux de l'obédience de la rue Cadet.

Entre temps, la GLMF se développera en temps qu'obédience à part entière et conquièrera sa pleine souveraineté.

L'initiation des femmes au GODF, en quelques dates :

1869 : Frédéric Desmons dépose le 1° voeu visant à l'initiation des femmes au GODF, voeu qui sera repoussé.

Dans les années 1920, une première décision favorable sera prise mais ne sera pas suivie d'effet.

1973 : Possibilité donnée aux loges de recevoir les Soeurs en visite.

2008 : 5 loges du GODF initient irrégulièrement (contre l'avis du Convent) 6 femmes.

2008-2010 : Procédures devant la justice de la République visant à faire reconnaître le caractère "masculin" du GODF. Elles n'aboutiront pas.

2009 : La juridiction interne (CSJM) fait dans un jugement l'analyse selon laquelle rien dans les textes règlementaires du GODF ne s'oppose à l'initiation des femmes.

2009-2011 : un groupe de Frères (réunis dans une structures nommée UGODFM) va saisir la justice de la République qui les déboutera après quelques plusieurs années de procédure.

2009 : Olivia Chaumont est reconnue comme la 1° Soeur du GODF.

2010 : 1° décision du Convent favorable à l'initiation des femmes, décision qui sera cassée par la juridiction interne malgré son avis de 2009.

2011 : 2° décision du Convent, favorable. A noter que le voeu est déposé par la Loge Frédéric Desmons-Laïcité... Ce voeu sera également cassé par la CSJM et l'on en reviendra à la situation antérieure, c'est-à-dire la position initialement exprimée par la CSJM. Les Loges qui souhaitaient initier des femmes vont donc considérer qu'elles ont le feu vert.

2012 : Le Grand Chapitre Général (grades au delà de la maîtrise du Rite Français) s'ouvre aux Soeurs.

2013 : Les effectifs du GODF dénombrent 1.200 Soeurs sur 51.000 membres.

2013 : Le Suprème Conseil (grades au delà de la maîtrise pour le Rite Ecossais Ancien, Accepté) s'ouvre aux Soeurs. Les Frères qui désirent recevoir des Soeurs devront créer de nouveaux ateliers de perfection. A ce jour, plusieurs sont créés ou en cours de création.

Cette situation, nouvelle pour le GODF contraste fortement avec la création de la Confédération Maçonnique de France, exclusivement masculine !

Enfin la mixité dans les ateliers de perfection du Suprème Conseil du REAA du GODF referme la boucle ouverte par l'initiation de Maria Deraismes à la Loge "Les Libres Penseurs" du Pecq qui venait de quitter la Grande Loge Symbolique Ecossaise parce qu'opposée à son initiation.

Source : http://www.souslavouteetoilee.org/

Lire la suite

La Confédération maçonnique de France

21 Juin 2013 , Rédigé par X Publié dans #histoire de la FM

Le Myosotis Lutèce soutenant l’initiative de la Confédération Maçonnique de France a souhaité reproduire un article du blog « Pierres Vigilantes » qui présente une analyse sur les tenants et aboutissants de la création de cette plate-forme.

Rappelons que celle-ci était au cœur de la Déclaration de Bâle des 5 Grandes Loges européennes comme le rappelle nos Frères.

Demain, la Franc-Maçonnerie française risque d’avoir un tout autre visage que la caricature que l’ex-GLNF a laissé dans les esprits ! Tant mieux pour l’image de la Franc-Maçonnerie de Tradition…

RENDEZ-VOUS AVEC L’HISTOIRE

L’instant historique de la signature du Traité Fondateur de la Confédération Maçonnique de France a largement été décrit pour qu’il soit besoin de le narrer de nouveau dans les détails. Par contre, il nous semble important de tenter d'analyser les conséquences tant sur la Franc-maçonnerie française qu'au niveau international de cet évènement.

Le samedi 15 juin 2013, Marc HENRY, le Grand-Maître de la Grande Loge de France (GLDF) accueillait dans le cadre de son Convent, Jean-François BUHERNE, le Grand Maître de la Grande Loge Indépendante de France (GLIF), Jean DUBAR, le Grand Maître de la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra (GLTSO) et Dominique MOREAU, le Député Grand Maître de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française (GLAMF) remplaçant Alain JUILLET le Grand Maître, absent pour raison de santé.

Tous les participants à cette émouvante cérémonie ont certainement éprouvé une très grande Joie mêlée de fierté ; Joie de porter haut le symbole du renouveau du paysage maçonnique français et fierté d’avoir pu dépasser les difficultés et embûches qui ont parsemé le long chemin vers cette Confédération.

Pourtant, il n’aura fallu qu’une seule année entre la Déclaration de Bâle du dimanche 10 juin 2012 et la signature du Traité fondant la Confédération Maçonnique de France ce samedi 15 juin 2013 !

Une seule année qui a vu la chute de la maison Stifani et le retrait de la reconnaissance de la GLNF par la Grande Loge Unie d’Angleterre le 12 septembre 2012, processus venant parachever le retrait généralisé de toutes les Grandes Loges régulières de par le monde.

Une seule année qui a vu un formidable élan de fraternité se concrétiser par la consécration de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique française à Tours le samedi 28 avril 2012 !

Que se propose de réaliser les quatre Grandes Loges régulières ? D’une part, affirmer leur communauté de valeur et la convergence de la démarche spirituelle de leurs adhérents, dans le respect des particularités de fonctionnement de chacune d’entre-elle. D’autre part, conforter l’idée que la concrétisation d’une Franc-Maçonnerie universelle, dépassant les ambitions et les postures individuelles, est possible.

Pour la première fois en France, des Frères dépassent leurs différences pour œuvrer dans un cadre commun à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers. Ce qui soude leur initiative et lui confère toute sa force, c’est tout simplement le respect des règles qui président au travail de toutes les Loges régulières tout autour de la terre. Ce sont d’ailleurs celles qui ont été inscrites dans l’Article 1 de la Confédération, à savoir :

*       Invocation du Grand Architecte de l'Univers

*       Présence en Loge des trois grandes Lumières: le Volume de la Loi Sacrée exposé et ouvert avec l'Equerre et le Compas

*       Souveraineté exclusive sur les grades symboliques

*       Indépendance vis-à-vis de toute structure maçonnique de Hauts-grades

*       Non- mixité dans les travaux rituels

*       Interdiction de discussions politiques ou religieuses

*       Caractère progressif et spirituel de la démarche maçonnique.

L’affirmation de ces valeurs par les Grandes Loges régulières signataires permet de rassembler dans une même dynamique des Francs-Maçons portés par la fidélité à la Tradition. Elle permet également de situer la démarche française dans un double mouvement qui la transcende : la convergence d’une Franc-Maçonnerie européenne et la modernisation d’une Franc-Maçonnerie ouverte sur le monde.

Il est du ressort des Frères des obédiences signataires de faire vivre concrètement la Confédération et cela passe par l’objectivation des articles 4 et 5. Rappelons-en la teneur :

*       Article 4 : Chaque Grande Loge reconnaît et respecte les pratiques, us et coutumes des autres Grandes Loges de la Confédération, notamment les valeurs morales et spirituelles ainsi que les rituels initiatiques qui sont les leurs et dont elle déclare avoir parfaite connaissance.

*       Article 5 : La Confédération s'engage à n'effectuer aucune intervention de nature à porter atteinte à l'indépendance et au fonctionnement de chaque Grande Loge signataire.

Grâce à cet acte fondateur, les Francs-Maçons réguliers français qui se reconnaissent dans une démarche fidèle à la Tradition s’ouvrent non seulement sur une nouvelle identité mais s’autorisent également à promouvoir l’échange dans le respect des différences de leur approche de l’Art Royal. Inenvisageable, il y a à peine un an encore !

Par ailleurs, la fondation de la Confédération Maçonnique de France est porteuse, nous l’avons dit, d’un mouvement de fond qui la dépasse. Grâce aux effets conjugués d’une part de la crise de la GLNF (eh, oui ! il faut savoir le reconnaître) et à son apoptose inéluctable et, d’autre part, de la réaction des Grandes Loges européennes (Allemagne, Autriche, Belgique, Luxembourg et Suisse) provoquant une réaction hexagonale dans le cadre de la création d’« une nouvelle plate-forme institutionnelle pour la Franc-Maçonnerie régulière en France », l’Europe maçonnique a pris date avec l’histoire.

Aurons-nous, dans les semaines et les mois à venir, des initiatives complémentaires à celle de la France, et des convergences entre Grandes Loges qui se côtoyaient jusqu’à présent avec une neutralité plus ou moins bienveillante vont-elles voir le jour ? Allons-nous vers une véritable Europe maçonnique, porteuse de valeurs communes et d’une richesse de rites inégalée dans le monde ? Pourrons-nous vivre prochainement cette utopie basée sur une « Fraternité sans frontières » dans l’enceinte d’un Temple où sera célébré non pas la division et les particularismes mais la communion (au sens de mise en commun, de renforcement) de l’Atlantique à l’Oural ? La Confédération s’est offert cette possibilité puisqu’avec l’Article 6 elle vise à promouvoir un dialogue avec l’ensemble des « Obédiences Maçonniques étrangères. »

Il reste à connaître le point de vue de l’Angleterre qui, sur l’ensemble du processus issu de la Déclaration de Bâle, de Berlin puis de Bruxelles (12 septembre 2012), n’a pas réellement pris position vis-à-vis de la dynamique continentale. Arc-boutée sur sa qualité de Mother Lodge, la GLUA a certes plus tenté de louvoyer que de prendre parti dans l’affaire du retrait de la reconnaissance de l’ex-GLNF. Mais, elle ne verrait sans doute pas d’un mauvais œil l’unification des Grandes Loges pourvu que l’Europe maçonnique conforte sa prééminence et lui octroie les honneurs dus à son rang… sauf que, l’Europe pourrait bien dicter, de fait, sa loi aux Grandes Loges qui seraient restées sur la rive en attendant la décrue du torrent GLNF !

D’autre part, pour peu que la Confédération Maçonnique s’en donne les moyens, elle peut aisément convaincre la Franc-Maçonnerie américaine de soutenir son projet. Nous voyons au moins deux raisons à cela : le principe d’universalisme (malgré l’histoire de ses origines et des penseurs qui ont présidé à sa constitution) et l’adaptation des valeurs traditionnelles maçonniques à l'évolution de la société sont plus ancrés (voire consubstantiels) dans les mentalités des Frères du Nouveau Monde. En promouvant une Franc-Maçonnerie d’ouverture et non d’exclusion ou d’ostracisme vis-à-vis de soi-disant minorités, la Confédération et par-delà, l’Europe maçonnique, serait motrice et co-animatrice d’une véritable modernisation de la Fraternité.

On le pressent, de grandes avancées semblent réalisables dans le monde maçonnique depuis le moment où les Grands Maîtres des Grandes Loges concernées ont décidé de signer le Traité Fondateur de la CMF.

Il n’en reste pas moins que c’est aux Frères et aux Loges de travailler sur ce projet, de pratiquer les inter-visites dans le cadre définie pour chaque Grande Loge, d’apprendre à mieux se connaître, à se parler sans arrière-pensées, à être tout autant promoteurs que contradicteurs… c’est sur le terrain que la Confédération prendra toute sa dimension.

Source : http://www.myosotislutece.org/article-la-confederation-ma-onnique-de-france-118624520.html

Lire la suite

Confédération maçonnique française

17 Juin 2013 , Rédigé par François KOCH Publié dans #histoire de la FM

FLASH. Réunis en Convent au Salon de l’Aveyron (quartier Bercy à Paris), quelques 650 députés de la Grande Loge de France (GLDF) ont voté en faveur d’une Confédération maçonnique française regroupant la GLDF, la GLAMF, la GLTSO et la la GLIF, soient un peu plus de 50 000 frères dans environ 1600 loges (soit l’équivalent du GODF en nombre de frères).

Premier scrutin : le principe de la création d’une Confédération à 4 obédiences a été adopté avec 89% de votes favorables.

Second scrutin : les modalités d‘inter-visites ont été approuvées par 91% des suffrages.

Le passé Grand Maître Alain-Noël Dubart m’indique que les frères des quatre obédiences pourront donc visiter les trois autres selon les modalités définies par chacune.

Par ailleurs, toujours selon Alain-Noël Dubart, le Convent de la GLDF n’aurait pas pris position sur les inter-visites avec les frères des obédiences extérieures à la Confédération (GODF, FFDH, GLMF, GLMU). Et cela me semble bien surprenant, car c’était LA question à trancher. Est-ce un recul ? Le Grand Maître Marc Henry s’était jusqu’à présent exprimé en indiquant qu’il était hors de question de renoncer aux inter-visites avec le GODF ou la FFDH. En février, il déclarait : « « La Confédération peut vivre en laissant chacune de ses composantes libres de pratiquer les inter-visites avec qui bon lui semble. Chaque obédience peut avoir des règles internes différentes. Sans qu’une obédience n’impose un régime d’interdiction à une autre. » » Étonnant donc que le Convent n’ai pas évoqué cette question essentielle…

Source : http://blogs.lexpress.fr/lumiere-franc-macon/

Lire la suite

Si les ricains n'étaient pas là...

15 Mai 2013 , Rédigé par T.D Publié dans #histoire de la FM

Une bonne nouvelle pour la GLNF ! 

« Bien-aimé frère,

J'ai la grande joie de vous faire part de la lettre que nous venons de

recevoir de la Grande loge de Washington D.C. qui nous annonce le plein

rétablissement de ses relations fraternelles avec la Grande Loge Nationale

Française. Cette décision, capitale pour notre obédience, a été prise à l'occasion de

la communication semestrielle de cette Grande Loge qui figure parmi les

plus importantes d'Amérique du Nord.

Réjouissons-nous de voir ainsi se poursuivre une dynamique, laquelle, aux

dires du Grand Maître de la Grande loge de Washington, Teko Foly, vient

couronner les efforts de rétablissement de l'harmonie et de la paix à la

GLNF. Les encouragements que contient cette lettre pour maintenir notre action

nous vont droit au cœur et nous incitent à persévérer tous ensemble dans

la voie que nous poursuivons avec bonheur depuis quelques mois.

Recevez, mes bien-aimé frères, l'assurance de ma fraternelle affection. »

Jean-Pierre Servel

Lire la suite

Grande Loge Mixte Nationale : création d'une Loge mixte au RER

6 Avril 2013 , Rédigé par GLMN Publié dans #histoire de la FM

La Naissance d’une nouvelle loge est toujours un événement important pour une obédience et pour la Franc-Maçonnerie, cela annonce la transmission d’une connaissance initiatique et la pérennité d’une culture. Le Samedi 13 Avril 2013à 14h30 verra à Nantes l’allumage des feux de la RespectableLoge « Adhuc Stat » n°8 au Rite Ecossais Rectifié « mixte » sous les auspices de laGrande Loge Mixte Nationale.

Cette journée fera date car « Adhuc stat » n°8 sera la première Respectable Loge mixte au RER de l’ouest de la France. Nous souhaitons vivre dans l’harmonie du Rite Ecossais Rectifié 1782 défini par Jean-Baptiste Willermoz au convent de Wilhelmsbad et transmis à la Respectable Loge « La Triple Union » à l’Orient de Marseille en 1802. Certain Frères, peuvent voir avec la mixité dans la pratique du rite une entorse à ce dernier, mais Jean-Baptiste Willermoz avait consenti à recevoir sa Sœur, Madame de Provensal, ce qui nous invite à faire de même dans la sérénité et l’amour de notre prochain ainsi que pour la bienfaisance, si chère au RER. Nous saurons accueillir des sœurs et des frères de différents rites et obédiences dans l'esprit de la franc-maçonnerie universelle. Afin que chacun puissent avoir une « culture » commune du rite, les tenues seront dans un premier temps axées sur des instructions  et des  discours  concernant les particularités du régime ainsi que des travaux réalisés individuellement ou collectivement. L’accueil de cherchant sera un élément de réflexion et non une course effrénée, l’accent sera mis sur la transmission des valeurs et principes de l’Ordre du RER. Nous sommes encore peu nombreux, si des Sœurs et/ou des Frères, pratiquant le RER ou non, souhaitent nous rejoindre ce sera avec plaisir que nous les recevrons, la liste des membres pétitionnaires et fondateurs est encore ouverte et le sera jusque fin Mars. Nous vous invitons tous à participer à cet événement ,Fraternelles accolades à toutes et tous O :.K :.

Vous pouvez nous contactez www.glmn.fr ou par mail sur adhucstat44@gmail.com

Lire la suite

Manifeste de Mannheim (1995)

8 Mars 2013 , Rédigé par Manifeste de Mannheim Publié dans #histoire de la FM

"Tous les hommes sont nés libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité".
Déclaration des Droits de l'Homme - Nations Unies 1948.

Conscients du fait que les innombrables francs-maçons de cette planète multiculturelle sont membres de différentes obédiences maçonniques,
Considérant qu'un franc-maçon ne peut pas divulguer la doctrine ou les règles de son obédience à un membre d'une autre obédience,
Convaincus que tous les francs-maçons - malgré les différences entre les obédiences autonomes - ont toujours été des frères et le seront toujours,

Assurés que tous les francs-maçons ont le droit de chercher l'obédience maçonnique qui leur convient le plus,

Convaincus de l'idée que la concurrence pacifique entre les doctrines maçonniques ne peut être obtenue que par un droit illimité de visiter les obédiences autres que la sienne,
Moralement convaincus que la règle biblique de l'hospitalité dans la vie de tous les jours doit s'appliquer davantage encore dans les relations maçonniques,
Certains que les principes universels de fraternité des Nations-Unies mentionnés ci-dessus doivent s'appliquer aux francs-maçons,
Etant tous les jours témoins de la tolérance croissante avec laquelle les églises chrétiennes ouvrent leurs temples à d'autres croyances chrétiennes,
Vivant avec l'expérience qu'en Europe les droits constitutionnels du citoyen individuel ont de plus en plus d'influence sur le droit civil concernant les associations et les clubs;
Persuadés que nous sommes aussi les porte-parole des francs-maçons féminins, qui ne sont pas admises à nos tenues,
Nous, les soussignés, déclarons que toutes les limites imposées aux francs-maçons pour leur interdire la visite de loges d'autres obédiences sont incompatibles avec :

Les lois bibliques,
en particulier avec les instructions de Jahweh (3.Moïse 19,33f), avec la doctrine de Moïse (5.Moïse 24,17f), avec les verdicts des Juges (Juges 19,20-23) et avec les exhortations de Job (Job 31-32);

La dignité humaine,
en particulier avec les réalisations socio-historiques de l'humanisme, avec les valeurs et les normes chrétiennes et celles du siècle des Lumières, et avec leur traduction dans la Constitution de l'Allemagne en son Art.1.
Le droit du citoyen à l'autodétermination informelle ayant été confirmé par un verdict de la Cour Constitutionnelle d'Allemagne en date du 15 Décembre 1983, renvoyant au principe par lequel les droits constitutionnels ont une influence sur le droit civil (ce qui, à son tour renvoie à la vie de la communauté des francs-maçons);

Les droits de l'Homme,
et en particulier avec la Déclaration des Droits de l'Homme des Nations Unis de 1948,
Art. 1 (Tous les hommes sont égaux en dignité et se rencontrent dans un esprit de fraternité),
Art. 18 (sur la liberté de conscience et la liberté de religion),
Art. 19 (sur le droit de collecter et de distribuer de l'information)
Art. 20 (sur le droit d'association et de réunion paisible),
Art. 27 (sur le droit de participation à la vie culturelle de la communauté),
Art. 30 (sur l'interdiction des lois par lesquels les droits mentionnés sont limités).
Nous, les soussignés, nous soumettons dès à présent à ces règles et estimons qu'elles ont priorité sur tout autre règlement administratif ou législatif établi par des organisations humaines et leurs représentants.
.
Mannheim, le 25 Novembre 1995

Source : http://www.almauniverselle.fr/

Lire la suite

Première tenue « confédérale » à la Grande Loge de France.

3 Mars 2013 , Rédigé par Jean-Laurent Turbet Publié dans #histoire de la FM

La première Tenue commune entre les quatre Grandes Loges engagées dans le recomposition du paysage maçonnique français à la suite de la Déclaration de Bâle et dans l’édification, pour ce faire, d’une Confédération des Obédiences maçonniques traditionnelles et régulières, s’est déroulée ce mercredi 27 février 2013 dans le Grand Temple de la Grande Loge de France.

Ce processus qui a été annoncé lors de la déclaration du 31 janvier 2013 poursuit sereinement son cours.

Les quatre Grands Maîtres, Jean-François Buherne pour la Grande Loge Indépendante de France (GLIF), Alain Juillet pour la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française (GL-AMF), Jean Dubar pour la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra (la GLTSO) et Marc Henry pour la Grande Loge de France, ainsi que des délégations composées de frères de ces obédiences, ont assisté, dans la perspective de permettre une meilleure connaissance des Rites et des rituels entre Frères appartenant à des traditions maçonniques différentes, à une Tenue remarquablement menée par la loge « Les Compagnons Ecossais » N°766 de la Grande Loge de France.

Il s’agissait évidemment lors de cette tenue de présenter le Rite Ecossais Ancien et Accepté qui est le Rite de la Grande Loge de France. D’autres tenues communes seront également organisées par la suite dans les autres obédiences afin de présenter à tous les autres rites pratiqués par les trois autres obédiences.

Reprenant la thématique de la planche originale présentée par un Frère Maître de l’Atelier « Les Compagnons Ecossais» à propos de la dualité et du pavé mosaïque, le Très Respectable Grand Maître Marc Henry a fait le constat que plutôt que le système dépassé dans lequel chacun ne voyait que sa seule vérité, nous pouvions espérer être à l’aube d’une nouvelle organisation, permettant à chacun de s’enrichir de la différence de l’autre, comme le suggère l’Écossisme qui valorise les oppositions nécessaires et fécondes, en même temps que le respect d’autrui.

A l’issue de la Tenue, les participants ont fait part de leur émotion et de leur profonde satisfaction d’avoir participé à cette première manifestation concrète, lors d’une tenue rituelle, de l’élan fraternel qui vise à rassembler, tout en respectant les particularismes de chaque obédience et de chaque rite, plus de 50 000 francs-maçons réguliers de notre pays autour à la fois de valeurs et de principes fondamentaux communs.

Les échos venus de l’étranger, tant d’Europe que des Etats-Unis au lendemain de la Conférence des Grands Maîtres Américains de Kansas City permettent – au-delà de la désinformation à laquelle certains n’arrivent pas à renoncer – d’envisager très positivement l’avenir de cette construction commune, pour davantage de fraternité au travers d’un authentique universalisme initiatique.

Source : http://www.jlturbet.net/article-premiere-tenue-confederale-a-la-grande-loge-de-france-115791375.html

Lire la suite

Extrait de la Charte de la Maçonnerie Traditionnelle Libre

22 Février 2013 , Rédigé par LNF Publié dans #histoire de la FM

Les Maçons Traditionnels Libres constatent que le pluralisme des rites est désormais une réalité maçonnique qui doit être admise. Ils affirment qu’à travers ce pluralisme des rites une recherche initiatique méthodique et prudente doit permettre de retrouver l’essence traditionnelle de la Maçonnerie. Les rites ne s’excluent pas, ils se complètent. Ils doivent cependant conserver tous leur plus grande pureté ainsi que leurs traditions et usages propres. Un Maçon peut pratiquer plusieurs rites mais il faut dans ce cas qu’il s’abstienne soigneusement de les mêler par ignorance ou par un désir irréfléchi de bien faire.
Les Maçons Traditionnels Libres font choix à ce jour de trois rites :

  • Le Rite Français Traditionnel (Rite Moderne Français Rétabli, issu de la Grande Loge de 1717).
  • Le Rite Ecossais Rectifié (issu en 1778 et 1782 de la Stricte Observance).
  • Le Rite Anglais Style « Emulation » (issu en Angleterre de l’Union de 1813).

Ils estiment que la réunion de ces trois systèmes, égaux en intérêt et en valeur initiatique, a de fortes chances de rassembler la quasi totalité de la tradition maçonnique et que tous les autres systèmes sont composés des mêmes éléments, parfois avec moins de cohérence.
Chacun de ces trois rites comporte un ou plusieurs grades complémentaires qui sont conférés dans des organismes nettement distincts des Loges symboliques et de leur fédération.

Chaque rite doit être pratiqué dans le respect absolu des textes et définitions fondamentaux à savoir :

  • Pour le Rite Français Traditionnel (Rite Moderne Français Rétabli), les schémas directeurs reconstitués selon les textes français des XVIIe et XIXe siècles et les vieux documents anglais et écossais sur les rituels et les instructions par demandes et réponses, dont le plus ancien actuellement connu remonte à 1696.
  • Pour le Régime (ou Rite) Ecossais Rectifié, les textes définitifs rédigés à Lyon de 1785 à 1787 sous la direction de Jean-Baptiste Willermoz et selon les schémas adoptés au Convent de Wilhelmsbad (1782).
  • Pour le Style « Emulation », les textes actuellement en usage dans la Loge de Perfectionnement Emulation.


Enfin les Maçons Traditionnels Libres portent tout leur intérêt à la Maçonnerie opérative d’avant 1717 ainsi qu’aux systèmes opératifs qui auraient survécu jusqu’à nos jours et se réservent soit de les pratiquer soit d’y puiser les enseignements nécessaires à une meilleure compréhension de leurs rites.
Ils adoptent les armes accordées en 1472 à la Compagnie des Maçons de Londres et sa plus ancienne devise : « God is our Guide », « Dieu est notre guide », qui doit s’entendre dans tous les sens mais aussi et surtout au sens opératif, en se souvenant que l’Eternel sur le Sinaï guida Moïse en lui donnant tous les plans du Tabernacle, qui devait lui-même être le modèle du Temple élevé à Jérusalem sous les ordres du Roi Salomon, avec l’aide du Roi Hiram de Tyr et le précieux concours d’Hiram Abif.
Cette charte a été adoptée à l’unanimité en tenue de Loge Nationale le 26 Janvier 1969."

Source : http://logenationalefrancaise.fr/les-textesfondateurs/pre-requis/extrait-charte-maconnerie-traditionnelle-libre

Lire la suite

La LNF quitte la Confédération. Conséquences...

22 Février 2013 , Rédigé par Gérard Contremoulin Publié dans #histoire de la FM

J'ai le regret de t'informer que le Conseil National de la Loge Nationale Française a décidé de suspendre sa participation au chantier de la confédération."

Ainsi commence la lettre que Robert GUINOT, Président du Conseil National de la LNF, a adressé vers 18h00 ce 21 février, à Marc HENRY, Grand-Maître de la Grande Loge de France.

La LNF prend acte de la situation actuelle des négociations, met en avant ses priorités et observe les points de désaccords.

Parmi ceux-ci, la question des intervisites, maintes fois évoquées dans ces colonnes ! La LNF n'envisage pas une seule seconde de rompre avec ses pratiques de 45 années basées sur la création d'un "espace de débat à toutes les composantes de la Franc-maçonnerie". 

 

La goutte d'eau.

Mais le plus surprenant vient du début de cette lettre qui expose le facteur déclenchant de cette décision sur laquelle revient François Koch

Roger Dachez, président de l'Institut Maçonnique de France, historien reconnu de la Franc-Maçonnerie, a été interdit de parole par le Conseil Fédéral de la GLDF dans deux loges de cette obédience à la suite d'un article qu'il a signé, parmi tant d'autres, dans le numéro spécial "d'Historia-Le point", article sur les origines de la GLDF et dont certains hiérarques de la rue Puteaux y ont vu une trahison ! Le titre de l'article : "La Grande Loge de France existe sans discontinuer depuis 1738 : FAUX !" 

L'explication assez maladroite donnée par Marc Henry enfonce un peu plus le clou :

Le Conseil Fédéral s'est ému de l'article d'Historia, factuellement faux, et j'ai proposé aux deux loges ayant invité Dachez d'y associer un historien à nous."

Ce qui, on en conviendra, chez une obédience qui s'interdit toute considération politique, relève pour le moins d'une connotation ... mal maitrisée !

Ce qui provoque ce commentaire de Roger Dachez :

Il est hors de question que j'aille parler en loge sous le contrôle d'un commissaire politique. J'ai d'ailleurs écrit à Marc Henry que je ne suis pas un collaborateur de l'Encyclopédie soviétique. C'est une atteinte à ma réputation internationale d'historien de la franc-maçonnerie."

 

Mais quelle mouche a piquée la rue Puteaux ?

Pourquoi choisir comme cible, qui plus est à un moment délicat du processus de RPMF, un franc-maçon de la classe et de l'élévation de Roger Dachez ? Très sincèrement cela rélève au mieux d'un manque évident de discernement. La conférence qu'il donnait hier soir rue Cadet aura montré aux nombreuses et aux nombreux participants d'abord l'étendue et la précision de ses connaissances et surtout sa capacité à en parler d'une manière singulièrement efficace. Sous ses mots, les réalités complexes deviennent des choses palpables, perceptibles, des petits êtres presque familiers... Et ce n'est pas si simple par exemple de faire comprendre d'abord ce qu'est l'esprit anglais du XVIII° siècle au moment de la rédaction des Constitutions d'Anderson, les deux rédactions (1728 et 1739) et leurs différences ; puis en quoi l'esprit anglais nécessite de notre part une attention particulière pour saisir le véritable sens donné à la religion dans une société presbytérienne, nous qui sommes issus d'une société "post catholique". Mais je reviendrai prochainement sur cette conférence.

Pourquoi avoir été aussi irrespectueux de l'esprit d'indépendance de Roger au point de proposer qu'il soit accompagné d'un "historien à nous" ? Plus qu'une indélicatesse, c'était une provocation ! Ce fut ressenti comme tel. 

 

De fortes tensions entre les futurs confédérés.

Certes, on sentait bien depuis quelques temps une certaine montée de pression autour des questions comme la conception du GADLU, l'initiation des femmes et particulièrement celle des "intervisites".

Sur ce dernier point, la position de Marc Henry était très différente de celle d'Alain Juillet qui, finalement, souhaitait continuer l'habitude d'ostracisme prise à la GLNF : interdiction de toute intervisite avec des "non réguliers". Mais il y était légitimement fondé puisque c'est l'exigence de la Déclaration de Bâle... 

Pour Marc Henry, les 5 Grandes Loges régulières européennes ont considéré et ont déclaré que la GLDF travaillait d'une manière régulière, puis sont venues lui proposer de prendre la tête d'un travail de refondation. Le Grand Maître de la GLDF a cru pouvoir considérer que, dans ces conditions, les Grandes Loges prendraient la GLDF comme elle était !

Position logique mais bien hasardeuse avec des partenaires comme la GL-AMF d'Alain Juillet, puis la GLIF, nouveaux nés de quelques semaines à quelques jours, et très influencées encore par la "mère" GLNF. Et surtout n'ayant JAMAIS vécu que dans l'ostracisme le plus total des interdictions d'intervisites  ! 

 

Quelles conséquences au départ de la LNF ?

Elle est surtout morale et stratégique.

Morale car la position de sérieux et d'une certaine sagesse de la LNF va, maintenant qu'elle quitte le processus, avoir tendance à accentuer les tensions autour de l'opposition ouverture-intransigeance.

Stratégique car les relations à 4 partenaires ne sont plus arbitrables de la même manière, et en tout état de cause, qu'à 5. Ce qui risque de favoriser les tendances centrifuges et de préparer d'autre(s) départ(s)...  

 

Et puis, il y a les regards extérieurs.

Ce sont eux qui vont proposer d'accorder ou non la "Régularité".

D'abord les 5 Grandes Loges européennes avec le leadership de la Grande Loge Régulière de Belgique. Elles vont devoir réexaminer les nouvelles conditions du processus et proposer un arbitrage sur les questions en suspens.

Ensuite la réunion des Grands Maîtres des Grandes Loges Régulières américaines, à Kansas City. Faisant un bilan de leurs relations, établies, suspendues ou annulées, avec les autres Grandes Loges Régulières dans le monde, elles dressent un état par pays. Il semblerait que pour la France, leur avis s'orienterait vers une rédaction du type : "la situation de la GLNF va en s'améliorant". Si cela se confirmait, le message envoyé serait clair : absence totale de prise en compte de la RPMF et attente que la situation se rétablisse sous la Grande Maitrise de Jean-Pierre Servel pour renouer leurs relations avec elle... Ce dernier étant d'ailleurs présent  avec Jean-Claude Tardivat, de même qu'Alain Juillet.

Et ainsi de suite jusqu'à ce que, après que toutes les Grandes Loges se seront prononcées sur la situation française, la Grande Loge Unie d'Angleterre puisse se prononcer, rappelant ainsi, mais est-ce vraiment contesté, que c'est elle qui décide !  

 

Alors quid de la GLDF ?

Les Grandes Maîtrise d'Alain Graesel et d'Alain-Noêl Dubard auront préparé un projet qui s'est développé en partie avant et en partie avec la crise de la GLNF. Ce projet, Marc Henry en aura hérité lors de son élection. Mais, chose curieuse, le pilotage en a été confié à Alain-Noel Dubard... Si l'on se rappelle que Marc Henry a été le candidat malheureux contre AN Dubard, on ne peut imaginer contexte moins favorable !

Dans ces conditions, ne serait-il pas injuste que Marc Henry payât le prix fort d'un échec de ce processus alors qu'il n'en avait pas réellement la maîtrise ?

Le débat est maintenant entre les mains des Frères de la GLDF. Et dans la diversité des arguments, peut-être est-il utile de rappeler que le GODF est aussi une tradition d'accueil et que les visiteuses et les visiteurs, d'où qu'ils viennent, sont les bienvenus...

 

 Source : http://www.souslavouteetoilee.org/

 

Commentaire : si vous voulez lire la lettre de Robert GUINOT à Marc Henry, allez sur le site ci-dessus

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>