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Hauts Grades

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Planche : le rituel d'ouverture au 1er degré

24 Novembre 2010 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Planches

Vénérable maître et vous tous mes frères en vos degrés et qualités, ma planche s’intitule : le rituel d’ouverture au premier degré.
 
Dans le dictionnaire il est dit q’un rite est un ensemble de règles fixant le déroulement d’un cérémonial quelconque, c’est une action accomplie conformément à des règles. Un rituel est un texte qui codifie les règles à appliquer lors d’une cérémonie.
 
Le rituel est lu en loge à chaque fois que les frères se réunissent. Il sert en quelque sorte d’ouverture des travaux, de passage entre un état et un autre, une alchimie. La transmutation de l’homme ordinaire en initié, la transition du profane au sacré, préparer les frères à agir dans un espace-temps sacré, les préparer à un voyage dans la tradition et à l’intérieur d’eux-mêmes.
La loge se ferme au profane. Le rituel peut commencer. Le franc maçon traverse une frontière pour passer dans un autre monde, pour l’instant plongé dans les ténèbres. Seul l’endroit où siège le vénérable maître est éclairé. « Prenez place mes frères, nous allons procéder à l’ouverture de la loge » dit-il. Le silence qui règne est le signe de la concentration de chacun face au sacré qui va se mettre en place.
 
Le coup de maillet a retenti, le franc maçon se prépare à parcourir le chemin de la connaissance. Il s’agit de prendre une place physique, mais surtout une place intérieure en  harmonie avec l’univers et la magie des symboles du rituel d’ouverture.
Le rituel va permettre de créer une ambiance et de procéder  à des travaux.
Par l’ouverture de la loge nous allons recevoir des connaissances. Lorsque le vénérable maître annonce qu’il va procéder à l’ouverture de la loge, il nous invite à nous y intégrer mais aussi à nous ouvrir, à ouvrir une brèche en nous et à participer, ouvrir son esprit et son cœur et laisser la lumière y entrer.
 
Il y a un instant encore nous étions dans la vie ordinaire, dans un monde dit profane. Cet appel va ouvrir un espace différent, un espace sacré entre frères, entre hommes égaux face au cheminement que nous entreprenons pour aller vers le sommet.
Le vénérable maître sollicite l’aide des deux surveillants. C’est à eux qu’incombe une partie des devoirs de ce travail d’ouverture.
 
Ainsi, le second surveillant doit s’assurer que la loge est couverte, que l’espace est clos. Il demande au frère couvreur de le faire. Les ordres ne sont pas transmis directement mais du vénérable maître au frère couvreur en passant par le frère second surveillant. Le retour se fait de la même façon, du frère couvreur au  vénérable maître en passant par le second surveillant.
 
Dans l’obscurité, des relais sont nécessaires.
La loge est dûment couverte, le frère couvreur l’affirme. Avant de répondre au second surveillant il a agit. Il regarde à l’intérieur de lui-même, il a écarté le profane. Il peut maintenant affirmer : la loge est dûment couverte. Le premier devoir est accompli. Les frères sont protégés des agitations du dehors. Cette protection est indispensable.
Aucun profane ne pourra désormais franchir le seuil. La loge est couverte, le frère couvreur en est le gardien. Cela n’est pas suffisant. Il faut maintenant reconnaître les qualités maçonniques des hommes présents. Cette charge est dévolue aux surveillants. Ils doivent s’assurer que tous les assistants sont apprentis francs maçons, à leur place et à leur office, et rendre compte au vénérable maître.
Brusquement, nous apprenons qu’il y a un ordre dans la loge. Si un homme est second, c’est qu’il y en a un  premier. S’il est surveillant, c’est qu’il existe une nécessité à surveiller. Une loge est donc une organisation complexe. C’est au frère second surveillant que s’adresse pour commencer le vénérable maître. Probablement parce qu’il est plus accessible que le premier. Un apprenti peut-il comprendre, sentir cela ? Je dirai que à chaque niveau Sa compréhension.
 
Ne sommes-nous pas là aussi pour apprendre et pour comprendre ? L’harmonie de la loge n’est pas due au hasard mais procède donc d’un ordre. Le rituel précise qu’il y a un premier devoir. Cela sous entend qu’il y en a d’autres. Nous sommes tous d’accord pour reconnaître l’importance du devoir même si le profane avance généralement en premier lieu ses droits.
La participation au rituel, nous montre quelle attitude prendre. Celui qui ne remplie pas ses devoirs n’a pas sa place ni dans le monde ni dans le temple.
 
Le vénérable maître pose ses questions aux surveillants qui ont une place précise, géographique mais aussi psychologique dans la composition de la loge.
Par l’ouverture d’un testament nous recevons l’héritage de nos parents, de notre famille. Ici, symboliquement par l’ouverture de la loge nous allons recevoir l’héritage des connaissances accumulées par notre famille de chercheurs spirituels. Ceux-ci tentent de nous transmettre la clé de la connaissance, du monde inconnu auquel nous appartenons sans savoir comment le rejoindre. Le vénérable maître nous invite à ouvrir notre temple intérieur. L’ouverture de la loge c’est aussi une invitation à s’y intégrer.
La déambulation des surveillants vise à reconnaître les hommes dans leur qualité d’apprentis maçons par la mise à l’ordre. Chacun est à sa place et à son office, c'est-à-dire là où il faut et prêt à faire ce qu’il faut. Ainsi, le deuxième devoir est accompli.
Chaque objet, chaque décor, a une place définie. Ce n’est pas un effet du hasard mais l’indication d’un ordre. Chacun est sa place, le surveillant, le secrétaire, le trésorier et cela n’est pas un honneur, mais une charge, avec des devoirs à accomplir.
L’apprenti, qui débute sa recherche, a aussi des devoirs, notamment de silence, de présence régulière, et de maniement du ciseau. La pierre qu’il taille est encore grossière et long est le chemin vers la pierre polie. Le déroulement du rituel nous montre l’action qui conduit à la connaissance.     
 
Il en est de même à l’orient dit le vénérable Maintenant nous en sommes sûrs, tous les assistants sont apprentis francs maçons. Le profane vit dans son monde alors que l’apprenti perçoit déjà la présence d’une nouvelle vie organisée derrière le monde rationnel. S’il existe deux mondes, il existe deux manières de les appréhender. Réussir ces deux mondes est peut être possible à force de travail, de recherche de vérité pour les mettre en harmonie. Le passage du rituel du second au premier surveillant et enfin au vénérable maître semble long à l’apprenti car ils disent sensiblement la même chose mais celui-ci au fur et à mesure qu’il pratique concrètement le rituel s’aperçoit qu’il faut du temps pour instaurer, pour sentir les vibrations de la loge et de chaque maçon présent.
 
Puisque la loge est dûment couverte, entrons dans les voies qui nous sont tracées. Il doit donc exister des traces à suivre. Quand on demande à être initié, c’est aussi parce qu’on a conscience que la vie ordinaire ne répond pas à notre attente. Est-ce cette trace là qu’il faut suivre, sachant que ce n’est pas la plus facile. Je crois que c’est la voie du perfectionnement de la paix et de l’harmonie, même si elle est difficile et ardue.
 
C’est peut être ici que je vais trouver le chemin qui me correspond le plus.
Qu’avons-nous demandé lors de notre première entrée dans le temple ? Qu’avons-nous demandé alors que profane nous nous sommes tournés vers la franc-maçonnerie ? 
Etre accepté, travailler dans un temple n’étant pas un but, qu’en espérions-nous ? On espère recevoir une connaissance, une solution, une réponse. La franc-maçonnerie nous réclame de donner, de servir, de respecter. Les frères nous réclament notre présence, notre savoir. Donc nous demandons aussi.
 
Nous demandons la connaissance, l’initiation.
La lumière vénérable, nous demandons la lumière dit le rituel. Un mot immense. Dans le dictionnaire on parle de rayonnement perçu par les yeux, de clarté, d’éclairage, mais aussi de ce qui éclaire l’esprit. L’apprenti se questionne. Quelle lumière est-il venu chercher, quel éclaircissement ? Il cherche l’élément qui fait comprendre la lumière de la raison, posséder des connaissances, un savoir, la lumière qui le sort des ténèbres. La lumière est aussi le soleil et ses couleurs étonnantes du levant ou du couchant que les vieux vénéraient parce qu’ils connaissaient les vertus et les bienfaits de sa chaleur. Pour les croyants, le Christ est la lumière du monde, Dieu est lumière. Que cette lumière nous éclaire. Le bandeau ôté, pour l’apprenti commence l’instruction initiatique. L’homme ordinaire se dirige vers la lumière. L’apprenti fait son chemin intérieur, il ne doit pas se laisser séduire par les fausses lumières. Sommes-nous en mesure de voir cette lueur innée en nous ? L’apprenti la perçoit à peine. La lumière du flambeau du vénérable à l’orient va, par l’intermédiaire du maître de cérémonie et des surveillants, éclairer la loge.
 
Frères surveillants et maître des cérémonies veuillez m’assister. Le maître des cérémonies respecte un ordre, il assiste le vénérable. Il frappe le sol de sa canne de pèlerin et va porter la lumière. Il entreprend un voyage, une marche qui guide les autres. Cette marche sera assistée plus tard par l’expert qui avec son épée l’aidera dans sa démarche initiatique.
Le vénérable maître invite les frères surveillants et maître de cérémonie à l’assister parce que aucun homme ne peut marcher seul sur le chemin de la vérité, de la lumière. Le rituel une fois de plus nous rappelle que pour avancer nous avons besoin d’être assistés, de nous unir aux autres frères.
 
Que la sagesse préside à la construction de notre édifice. Le vénérable en allumant le flambeau à trois branches illumine l’orient. Cette flamme permettra d’allumer d’autres flammes et de diffuser la lumière à toute la loge. A partir d’une petite flamme intérieure, nous pouvons nous embraser si nous savons chercher dans notre être. Le maître des cérémonies en allumant l’étoile du pilier Force et le flambeau du premier surveillant, illumine l’occident. Que la force soutienne notre édifice. Le maître des cérémonies continue son périple et allume l’étoile du pilier Beauté puis le flambeau du second surveillant. Le midi s’illumine. La pleine lumière règne dans le temple. La beauté orne l’édifice. Le rituel nous approche des trois piliers : La sagesse, la force et la beauté. Ces valeurs sont indispensables. Le vénérable qui possède la sagesse, la prudence, la réflexion, doit transmettre la flamme, la lumière pour aider ses frères. Il veillera au bon déroulement des travaux sacrés. La beauté orne le temple et permet au néophyte de s’engager sur le chemin, elle développe le goût de l’harmonie. La force est nécessaire pour lutter dans les ténèbres, pour passer de l’ombre à la lumière. Pour le franc-maçon elle est guidée par la beauté et la fraternité, sinon elle pourrait prendre des fausses voies. La force n’est pas violence. L’apprenti commence à comprendre pourquoi il se met à l’ordre avant de parler, il s’interroge sur sa vie intérieure, il en découvre des richesses. Ces lumières tout à coup lui ouvrent l’esprit, il commence à comprendre ce qu’il est venu chercher lors de sa première entrée dans le temple.
 
Le frère expert dispose les trois grandes lumières sur l’autel des serments puis trace le tableau d’apprenti sur le pavé mosaïque entre les trois piliers.
 
L’autel des serments est le lieu sacré, c’est la table qui reçoit les trois grandes lumières, les trois symboles majeurs que sont le volume de la loi sacrée, le compas et l’équerre. Le livre sacré qu’est la Bible représente-t-il la lumière religieuse ? Le reflet de la lumière intérieure sûrement. Le volume de la loi sacrée pourrait être la Thora en Israël, le Coran pour les musulmans. Ce qui est important est invisible, caché au fond de soi même.
 
L’équerre, l’emblème de la rectitude inspire la droiture dans les pensées et les actions des francs-maçons. C’est le symbole de la morale. Elle rappelle à l’apprenti qu’il est une pierre brute et que son objectif est de tailler puis de polir cette pierre, de sorte qu’elle puisse bien s’insérer parmi les autres pierres dans la construction de l’édifice.
 
Le compas est l’instrument de mesure, l’outil qui permet de tracer un cercle parfait sans perdre le centre. Il permet de tracer un rond comme la terre, comme la voûte céleste. L’apprenti est dans sa caverne, dans ses ténèbres, il recherche le centre, sa tâche est de le découvrir. Le frère expert déroule le tableau d’apprenti. Le vénérable lui demande de le tracer car autrefois les compagnons le traçaient à la craie. Sur le tableau figure le dessin de tous les symboles contenus dans le temple, un espèce de condensé sur une toile roulée.
Prenez place mes frères. Le vénérable donne un coup de maillet. Le rituel change de direction.
Nous sommes à couvert, orientés convenablement. Nous sommes prêts pour aller plus loin dans notre découverte de la spiritualité. L’action va pouvoir à nouveau s’engager. L’apprenti est jeune, il manque d’expérience dans le domaine ésotérique. Quel que soient ses actions et son savoir dans la vie profane, il doit être guidé par la loge.
« Frère second surveillant quel âge avez-vous ? »
« Trois ans vénérable maître ». Avec ses trois ans l’apprenti pénètre dans un autre monde, il entreprend un voyage dans le mystère sous le signe du chiffre trois. Quand il marche il fait trois pas, son âge est de trois ans, son élévation est de  trois degrés possibles, il est dirigé par trois maillets, le vénérable et les deux surveillants, il salue trois fois, la batterie est de trois coups, le décor comprend trois colonnettes, le flambeau a trois branches.
 
Où est votre place dans la loge ? Nous observons qu’il est besoin de quatre phrases différentes pour évoquer un point. Le rituel questionne, répond et explicite la réponse. A cette question, il sera successivement répondu au midi, à l’occident et à l’orient. Puis, le rituel fournit une explication à la question « pourquoi êtes-vous placés ainsi ? » L’apprenti prend toujours place au Nord. Il rejoindra le second surveillant au midi lorsqu’il deviendra compagnon, quand il pourra sortir de la pénombre du septentrion. A quelle heure les apprentis ont-ils coutume d’ouvrir leurs travaux ? Les apprentis sont dans le temple pour travailler à l’édification, à la construction de l’homme, à l’éveil de leur être. Les travaux commencent à midi, dit le rituel. A midi il est l’heure de prendre en main son destin. Pour l’homme mature c’est le midi de sa vie, il devient responsable, c’est l’heure de la paix, de l’amour de la fraternité. C’est à midi que le soleil est le plus haut, la clarté la plus pure, la lumière la plus intense. C’est l’heure la plus propice à la découverte de l’être. Au midi de sa vie, l’homme est en pleine maturité, il est temps de faire le point.
 
Puisque nous avons l’âge et qu’il est l’heure, nous pouvons ouvrir les travaux. En annonçant aux quatre points cardinaux qu’une ouverture des travaux va avoir lieu, on conçoit que le rituel nous invite à une ouverture de conscience. Il est l’heure de basculer dans un autre monde. Le moment est venu, nous avons l’âge. Le vénérable a invité tous les frères de toutes les colonnes à se joindre à lui. L’annonce est faite.
«Debout et à l’ordre mes frères » dit le vénérable.
Trois coups de maillet retentissent successivement à l’orient, l’occident et au midi.
Adopter cette attitude c’est être prêt à s’orienter, à se tourner vers l’intérieur, vers son être intérieur. Le rituel conduit le franc-maçon vers ce monde intérieur, ce monde extraordinaire.
 
Le frère expert et le maître des cérémonies relèvent une équerre symbolique au dessus de l’autel des serments, constituée de la canne et de l’épée. La canne du pèlerin et l’épée de la noblesse et du courage,  forment l’équerre de la rectitude, de la droiture.
A la gloire du grand architecte de l’univers. Ce n’est pas une manière d’appeler Dieu. Je crois que Celui-ci s’il existait vraiment serait plus grand que le grand architecte. Le franc-maçon a la possibilité de rester libre de croire ou de ne pas croire en Dieu. Il s’agit de prendre conscience d’un ordre universel, une loi de la création. Je déclare ouverte cette respectable loge. A moi mes frères par le signe, la batterie et l’acclamation écossaise. Le vénérable ne s’adresse plus comme au début du rituel aux surveillants, à l’expert ou au maître des cérémonies, il s’adresse à toute la loge, au grand architecte de l’univers. C’est au nom de cet ordre que les actions vont désormais se dérouler. Le rituel nous dit maintenant qu’il faut changer de monde. Nous ne sommes plus dans le monde profane.
Nous avons laissé nos métaux à la porte du temple. Elevons nos cœurs en fraternité et que nos regards se tournent vers la lumière. Nous ne sommes plus dans un monde où l’apprenti mal guidé risque de s’épuiser, se perdre. Nous nous sommes débarrassés à l’entrée du temple de tout ce qui brille d’un éclat trompeur, tout ce à quoi nous sommes attachés dans le monde matériel. Nous pouvons aller vers la lumière.
 
Prenez place mes frères. Frère secrétaire veuillez donner lecture de la planche tracée de nos derniers travaux.
 
Le rituel a conduit tous les assistants sur le chemin de la connaissance. Certains l’ont peut être atteinte mais peut on jamais dire que nous sommes arrivés au bout du chemin ? Il est l’heure de prendre place et d’œuvrer.
 
Lors d’une réunion maçonnique le début et la fin des travaux commence par un rituel écrit. On peut donc penser qu’il existe un rituel d’ouverture puis un rituel de fermeture. En fait je crois tout est rituel pendant une tenue dans un temple et s’il existe un espace intermédiaire entre le début et la fin, ce n’est pas dûment consigné. Cette partie varie en fonction de l’ordre du jour, mais la forme rituelle demeure.
La pratique du rituel maçonnique nous indique les attitudes à prendre et les étapes à franchir pour nous initier.   
 
Vénérable maître, j’ai dit.
J\P\

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L'Echelle de Jacob : planche (source : www.proverbpage.com)

5 Août 2010 , Rédigé par Gibelain Publié dans #Planches

Brahma est le premier membre de la Trimurti ou trinité indoues (Brahma, Shiva, Vishnou). En hindouisme Brahma est le dieu ou démiurge créateur.  

En sanscrit pour dire le contraire d’un mot on utilise la lettre A. par exemple sat (vérité) est le contraire de  asat (non vérité, ou mensonge), himsa (violence) devient ahimsa (non violence) etc.…

De même le côté opposé de Brahma est A-Brahma ou Abraham qui signifie l’obscurité ou l’ignorance.

C’est Moïse qui a inventé les noms comme Abraham ou Jacob ou Noé …

Les personnages mythiques de la Bible ne sont que des symboles. Ils n’ont  jamais existé vraiment.  Comme le petit Prince, inventé par Antoine de Saint Exupéry. Ou Alice aux pays des merveilles, inventée par  Lewis Carroll. (Charles Lutwidge Dodgson).

 

L’histoire allégorique commence de cette façon : dans l’ancien testament, livre de la Genèse chapitre 28, on lit :

 

« Jacob quitta Beer-Sheva, et s'en alla vers Haran. Il arriva en ce lieu et y resta pour la nuit car le soleil s'était couché. Prenant une des pierres de l'endroit, il la mit sous sa tête et s'allongea pour dormir. Et il rêva qu'il y avait une échelle reposant sur la terre dont l'autre extrémité atteignait le ciel ; et il aperçut les anges de Dieu qui la montaient et la descendaient! Et il vit Dieu qui se trouvait en haut et qui lui disait : « Je suis Dieu, le Dieu d’Abraham et le Dieu d’Isaac ton père ; la terre sur laquelle tu reposes, je la donnerai à toi et à tes descendants ; et tes descendants seront comme la poussière de la terre, et ils s’établiront vers l’ouest et vers l’est, vers le nord et vers le sud ; et par toi et tes descendants, toutes les familles sur la terre seront bénies. Vois, je suis avec toi et te protègerai où que tu ailles, et je te ramènerai à cette terre ; car je ne te laisserai pas tant que je n'aurai pas accompli tout ce dont je viens de te parler. » Jacob se réveilla alors de son sommeil et dit : « Sûrement Dieu est présent ici et je ne le sais pas. » Il était effrayé et dit : « Il n’y a rien que la maison de Dieu et ceci est la porte du ciel. »  »

Il est clair que ce récit ne doit pas être pris littéralement. Dans la tête de l’inventeur de cette fable (c’est-à-dire Moïse) le monde était dual. Ici le monde terrestre dont les habitants sont des humains et ailleurs, le monde divin dont les habitants sont des anges. Apparemment  pour lui, chaque monde était régit par des lois spécifiques. Mais de nos jours, pour nous, « les humains modernes », il n’y a qu’un seul monde et des lois universelles uniques. Tous le monde est soumis à ces lois, même les dieux anthropomorphes. Le lien entre les habitants de ce monde n’est pas des anges qui montent et descendent sur une échelle, mais des réseaux d’internet.   

L’échelle de Jacob souvent connue sous l’appellation « songe de Jacob » est donc un symbole de la dualité. C’est le lien physique entre  la terre et le ciel, entre la matière et l’esprit. Comme    la prière est le lien verbal entre la terre et le ciel, tout comme la méditation est le lien mental entre la terre et le ciel. Ainsi que l’âme  est le lien spirituel entre la matière et l’esprit.

Le symbolisme de l’échelle existait depuis l’antiquité. Quelques fois on l’appelle l’escalier, ou des étapes ou des barreaux ; quelque fois une succession des portails ou des salles. Les Francs-Maçons l’appellent simplement des degrés. Quelque soit son nom, elle signifie le passage de l’obscurité vers la lumière ; du matérialisme vers le spiritualisme ; de l’ignorance vers la sagesse.

 

A mesure qu’un homme grandit, l’échelle diminue et quant il réalise l’unité, l’échelle disparaît. A mesure qu’un homme grandit, il devient indépendant des prières ou même de la méditation. Son âme individuelle se fonde dans l’âme collective.

 

Jacob voit une échelle dont la base repose sur la terre et le sommet touche le ciel. Au sommet de cette échelle se trouve un Dieu fictif qui lui fait des promesses peu crédibles. C’est la première rencontre de Jacob avec Dieu. Jacob, petit fils de A-Brahma, invite l’homme à cherché Dieu à l’extérieur de lui-même, ce qu’on ne devrait pas faire. L’homme doit devenir indépendant et essayer de se réaliser avec ses propres efforts et ses propres moyens. Son salut ne doit pas dépendre des poubelles théologiques, qui pendant des millénaires étaient, sont et seront la cause des misères planétaire.  


Là, Dieu lui promet de lui donner en héritage la terre sur laquelle il est couché et une postérité aussi nombreuse que la poussière de la terre. Ce qu’il n’a pas fait.

À son réveil Jacob a peur et il pense naïvement que le lieu où il se trouve c’est la maison de Dieu. Il ne réalise pas qu’il est lui-même la maison de Dieu, car Dieu veut habiter dans le cœur des hommes. « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? » Apocalypse 21,3. 1Co 3:16

La notion d’échelle est très confortable pour les opportunistes qui se nomment des prophètes ou des prêtres, et qui jouent le rôle de médiateur entre l’homme (la terre) et Dieu (le ciel), pour garder bien en main les moutons et les manipuler et vivre sans souci de leurs dons.

 

En orient les anges sont considérés comme inférieurs de l’homme. Or sur l’échelle on ne voit que les anges monter ou descendre. Par conséquent c’est l’exemple à ne pas suivre.

 

Jacob, admettons qu’il ait réellement existé, dans l’état mental où il se trouvait (peur, fatigue, éventuellement alcool et surtout dans le désert qui favorise l’hallucination), avait confondu les rayons du soleil, réfléchis par la lune, avec une échelle. Ça arrive souvent dans le désert qu’on voit des mirages. Surtout à cette époque où la consommation d’alcool n’était pas prohibé ! Les Anges, ayant des ailes, n’ont pas besoin d’une échelle pour se déplacer !

 

La notion d’échelle mène à des erreurs, car la plupart des gens pensent qu’ils devraient s’élever vers le ciel. Pourtant l’homme se trouve déjà au ciel ; la seule chose qu’il doit faire c’est de comprendre cela. « On ne peut pas aller là où on se trouve déjà. Il n’y a nulle part où aller ». It ne faudrait surtout pas « quitter le ciel afin d’arriver au ciel, en passant par l’enfer ! »  Peut-être faut-il remplacer le mot échelle par le mot pont, plus adéquat. 

 

On trouve de nombreuses échelles dans les systèmes mystiques ; certaines sont même antérieures à Jakob ou son grand-père. Par exemple l’échelle brahmanique, qui symbolise les sept mondes ou sapta loka. L’échelle de Mithra de sept étapes qui symbolise les sept ciels ; au-dessus de l’échelle se situe le soleil, le symbole visible de la divinité.

L’échelle cabalistique, les échelles rosicrucienne, scandinave, Borsippa, etc.

 

Dans les religions exotériques, l’échelle est considérée comme un symbole de progression intellectuelle, ou même « spirituelle ».

Le nombre des étapes est variable dans les théologies différentes et chaque religion fait une interprétation arbitraire de ce chiffre, prétendu mystique. Le chiffre 7 est le plus représenté, probablement à cause de ses caractères universellement reconnus.  

 

Dans l’ancienne religion persane, le Mithraïsme, bien antérieur à Moïse, l’échelle de Mithra ou l’échelle de perfection avait  7 cercles, appelés portails. Ils étaient en fait les portails des cavernes sombres, représentation du monde. Le néophyte devait passer à travers ces cavernes et gravir les échelons, c’est-à-dire que symboliquement l’âme devrait s’approcher à la perfection. Au dessus de l’échelle était le soleil, la représentation symbolique de la Vérité.

En Inde les 7 étapes de l’échelle correspondent aux 7 chakras, situés dans le corps éthérique.

En astrologie, les  7 barreaux de l’échelle correspondent aux 7 planètes.  

 

Moïse avait adapté cette histoire et avait remplacé les noms d’origines étrangères par Jacob, sans mentionner ses sources. D’ailleurs il a oubliés les sept étapes.  Au-dessus de l’échelle, il remplace le soleil, par un dieu jaloux et cruel nommé Jéhovah. 1500 ans après lui, Jéhovah démissionne et les Chrétiens le remplacent par Jésus. C’est le paroxysme de l’idolâtrie.

 

Les Frans-Maçons adaptent le nom de l’échelle de Jacob de l’Ancien Testament, mais gardent quand même les 7 étapes des anciennes religions avec leurs interprétations.

Quoi qu’il en soit,  en Franc-maçonnerie, quelque soit son origine, « l’échelle de Jacob » représente la connexion entre le monde physique et le monde métaphysique.

Les deux barres verticales symbolisent le développement spirituel, les barreaux horizontaux le développement matériel. Les barres verticales et horizontales sont interdépendantes mutuellement. On ne peut pas s’imaginer une échelle avec les deux barres verticales mais sans les barreaux horizontaux et vice versa. Le développement humain est donc le résultat simultané du progrès matériel et spirituel.  

 

 J’ai dit V\ M\

   

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