Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Hauts Grades

Articles avec #poemes tag

Pour tous ceux qui vont quitter la GLNF

22 Avril 2012 Publié dans #Poèmes

- 1 -
Faut-il nous quitter sans espoir
Sans espoir de retour
Faut-il nous quitter sans espoir
De nous revoir un jour ?

Refrain
Ce n'est qu'un au revoir, mes frères,
Ce n'est qu'un au revoir
Oui nous nous reverrons, mes frères,
Ce n'est qu'un au revoir.

- 2 -
Formons de nos mains qui s'enlacent
Au déclin de ce jour
Formons de nos mains qui s'enlacent
Une chaîne d'amour.

- 3 - (Non chanté ici)
Unis par cette douce chaîne
Tous, en ce même lieu,
Unis par cette douce chaîne
Ne faisons point d'adieu.

- 4 -
Car Dieu qui nous voit tous ensemble
Et qui va nous bénir
Car Dieu qui nous voit tous ensemble
Saura nous réunir.

Lire la suite

Le testament de l'initié (Kipling)

21 Avril 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Poèmes

"Je ne suis qu'un homme parmi les hommes. Mais j'ai répondu sous le bandeau et gravi les trois marches. J'ai vu l'étoile flamboyante, j'ai fait le signe. Je suis devenu un maillon de la chaîne ! La chaîne est longue. Elle remonte jusqu'au siècle d'Hiram, et peut-être plus loin encore. On trouve notre signe sur les pierres dans les déserts de sable sous le ciel pur de l'Orient, dans ces plaines où s'élevaient des temples colossaux, poèmes purs de la puissance et de la gloire...

Je ne vis qu'un instant , mais je rejoins l'Eternel. A ma place, debout et à l'ordre, j'ai travaillé de mon mieux. Dans toutes les heures de la vie, mon coeur est resté fidèle. Je ne crains rien, pas même ce sommeil que l'on appelle la mort. J'aurai travaillé en dégrossissant la pierre, accompli ma tâche en bon ouvrier par l'équerre et le compas.

Quand je partirai mes frères, formez la chaîne. Rien ne sera perdu de ce qui fut donné. Je resterai toujours parmi vous car je vous laisserai le meilleur de moi-même, oh fils de la Lumière, mes frères ! "

Lire la suite

Les yeux noirs

3 Janvier 2011 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Poèmes

Очи черные, очи жгучие !
Очи страстные и прекрасные !
Как люблю я вас! Как боюсь я вас !
Знать, увидел вас я в недобрый час !
Ох, недаром вы глубины темней !
Вижу траур в вас по душе моей,
Вижу пламя в вас я победное:
Сожжено на нем сердце бедное.
Но не грустен я, не печален я,
Утешительна мне судьба моя:
Все, что лучшего в жизни бог дал нам,
В жертву отдал я огневым глазам !
Des yeux noirs, des yeux pleins de passion !
Des yeux ravageurs et sublimes !
Comme je vous aime, comme j'ai peur de vous !
Je sais, je vous ai vus, pas au bon moment !
Oh, non sans raison vous êtes plus sombres que les ténébres !
Je vois de la peine en vous pour mon âme,
Je vois une flamme victorieuse en vous
Dans laquelle brûle mon pauvre cœur.
Mais non je ne suis pas triste, il n'y a pas de chagrin
Mon destin me réconforte.
Le meilleur que dieu nous a donné dans la vie,
Je l'ai sacrifié pour ces yeux de feu !
Lire la suite

L'amour (A Akhmatova)

24 Décembre 2010 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Poèmes

C’est parfois un serpent magicien,
Lové près de ton cœur.
C’est parfois un pigeon qui roucoule,
Sur la fenêtre blanche.

C’est parfois sous le givre qui brille
La vision d’une fleur.
Mais il mène, en secret, à coup sûr,
Loin de la joie tranquille.

Il sait pleurer si doucement
Dans la prière du violon,
Il fait peur quand on le devine
Sur une lèvre encore inconnue.

 

Anna Akhmatova

 

 

 

Lire la suite

Oubli (C Mendès)

22 Décembre 2010 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Poèmes

Allez, vieilles amours, chimères,
Caresses qui m'avez meurtri,
Tourments heureux, douceurs amères,
Abandonnez ce coeur flétri !

Sous l'azur sombre, à tire-d'ailes,
Dans l'espoir d'un gîte meilleur,
Fuyez, plaintives hirondelles,
Le nid désormais sans chaleur !

Tout s'éteint, grâce aux jours moroses,
Dans un tiède et terne unisson.
Où sont les épines des roses ?
Où sont les roses du buisson ?

Après l'angoisse et la folie,
Comme la nuit après le soir,
L'oubli m'est venu. Car j'oublie !
Et c'est mon dernier désespoir.

Et mon âme aux vagues pensées
N'a pas même su retenir
De toutes ses douleurs passées
La douleur de s'en souvenir.

Catulle Mendès

Source : http://poesie.webnet.fr

Lire la suite

Je ne regrette rien (S Essénine)

22 Décembre 2010 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Poèmes

Je ne regrette rien, ni appels, ni larmes,

Tout passera comme la blancheur des pommiers.

Saisi par l'automne d'or déclinant,

Ma jeunesse, comme tu es à jamais loin.

 

Tu ne battras plus comme autrefois,

Mon cœur pris, frissonnant aux premiers froids,

Et au pays des cierges des blancs bouleaux

Je n'irai plus me promener pieds nus.

 

Âme errante ! Toujours plus rarement

Tu attises la flamme de mes lèvres.

Ô ma fraîcheur perdue

Ô mes regards, mes élans, mes fièvres.

 

Chaque jour, plus sobre, moins désirant.

Ô ma vie, ne fut-elle qu'un rêve ?

Comme si, au printemps, à l'aube sonore,

Je galopais sur un coursier rose.

 

Nous sommes en ce monde tous mortels,

Vois couler le cuivre des érables...

Ah ! Que soit à jamais béni

Ce qui est venu fleurir et mourir.

 

              (La Confession d'un Voyou, 1921) Sergueï Essénine

Lire la suite

Au revoir ( S Essénine)

21 Décembre 2010 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Poèmes

Au revoir, ami, j’ai mal à l’âme.
C’est si dur de me heurter aux gens.
Cette vie n’est que souffrance et drame,
Cette vie ignore le bonheur.

Au revoir. Les chandelles sont mortes.
J’ai si peur de partir dans le noir.
Toute sa vie, frapper à une porte
Et rester, tout seul, ainsi, un soir.

Au revoir, quittons-nous en silence.
C’est bien mieux, ainsi, plus tendre aussi.
J’ai passé le temps des espérances
Orgueilleuses et des amours transis.

Je te quitte, adieu, ami fidèle,
Ami, que je porte dans mon coeur.
La séparation n’est pas cruelle
Qui promet une rencontre, ailleurs.

Evitons les mains, le mot suprême.
Sans chagrin, sans froncer les sourcils.
Quoi, mourir n’est pas un vrai problème.
Vivre — hélas — n’est pas nouveau, aussi…

Sergueï   Essénine

Source : http://schabrieres.wordpress.com

Lire la suite

Soir d'hiver

20 Décembre 2010 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Poèmes

Ciel de brume ; la tempête
Tourbillonne en flocons blancs,
Vient hurler comme une bête,
Ou gémit comme un enfant,
Et soufflant soudain pénètre
Dans le vieux chaume avec bruit,
Elle frappe à la fenêtre,
Voyageur pris par la nuit.

La chaumière est triste et sombre,
Chère vieille, qu'as-tu donc
A rester dans la pénombre,
Sans plus dire ta chanson ?
C'est la bise qui résonne
Et, hurlant, t'abasourdit ?
Ou la ronde monotone
Du fuseau qui t'assoupit ?

Mais buvons, compagne chère
D'une enfance de malheur !
Noyons tout chagrin ! qu'un verre
Mette de la joie au cœur !
Chante comme l'hirondelle,
Doucement vivait au loin ;
Chante-moi comme la belle
Puisait l'eau chaque matin.

Ciel de brume ; la tempête
Tourbillonne en flocons blancs,
Vient hurler comme une bête
Ou gémit comme un enfant.
Mais buvons, compagne chère
D'une enfance de malheur !
Noyons tout chagrin ! qu'un verre
Mette de la joie au cœur !

Alexandre Pouchkine

source : http:// stmaterne.blogspot.com

 

Lire la suite

L'âme (B Pasternak)

18 Décembre 2010 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Poèmes

Mon âme que meurtrissent
Tous ceux qui de près de moi
Sont morts dans les supplices,
Sois leur tombeau, reçois,

Embaume leurs dépouilles,
Que de ta lyre en pleurs
Comme un sanglot s’exhale
Un vers en leur faveur.

En cet âge égoïste
À ton risque et péril
Sois l’urne où sous la crypte
Reposent leurs débris.

Le poids de leurs souffrances
T’a fait courber le dos,
Ô toi qui sens la cendre
Des morgues, des caveaux.

Mon âme, vase frêle,
Où comme en un moulin
S’écrase et s’entremêle
Ce dont je fus témoin,

Fais du passé poussière
Ainsi que fut tassé
L’humus des cimetières
Par quarante ans passé

 

Boris Pasternak

 

source : http://ginette-villeneuve.forumactif.com/poetes-du-monde-f34/boris-pasternak-t4665.htm

Lire la suite

La plus belle dans les poèmes ( B Pasternak)

18 Décembre 2010 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Poèmes

Ta chair entière, ô ma beauté,
Ton âme entière au cœur me sont
Joie et, debout, toute tu m'es
Jet d'hymne, oraison de chansons.

Debout, tu m'es au long du monde
L'hymne où sombre tout malencombre !
Et notre monde est tombe où tombent
Et s'assonancent les cris du monde!

L'hymne n'est point tons qui retombent,
Mais vestiaire avec huit nombres,
L'hymne n'est point sons qui resombrent,
Mais seuil que huit nerveux encombrent.

Contre un talon les huit me tendent
Au lieu de mante leur épouvante
Du mal, du monde et leur pesante
Pesanteur d'âme, leur âme sombre.

Grâce à ta grâce qui m'enchante
En chants lassants mon âme aimante,
Comme talon je leur présente,
Ma tintante stance de chantre.

O ma beauté, ton. âme entière,
Ta chair entière, ô ma beauté,
Sont dans mon âme batelière
Souffles flottants, charmeurs, charmés.

Tu fus prière pour Polyclète,
Règle et mesure ,des temps païens,
Loi pure des temps de prophètes,
Science de mes jours anciens.

 

 Boris Pasternak

 

source : http://www.amicalien.com/membres/LeForum/f801-t2870366-s1-les-poemes-de-boris-pasternak-traduits-par-armand-robin.htm

 

 

Lire la suite
<< < 1 2 3 > >>