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Hauts Grades

Articles avec #rites et rituels tag

REP : réception d'un Ecuyer Novice

9 Septembre 2012 , Rédigé par REP EN Publié dans #Rites et rituels

Le Commandeur

Révérends et Bien-aimés Frères, j'ai assemblé le Chapitre pour recevoir et constituer Ecuyer-Novice de notre Saint Ordre le Frère N................Il se présente à nous muni des titres nécessaires pour son admission au Noviciat de l'Ordre, et je vais faire procéder à l'examen capitulaire desdits titres. Frère Procureur, veuillez remettre au Frère Chancelier du Chapitre les Actes et Pièces qui sont entre vos mains aux fins de vérification. Le Chancelier examine les Titres et, ayant donné son acquiescement,

Le Commandeur

Les preuves d'Ordre étant acquises, persistez-vous dans le consentement que vous avez donné pour l'admission au Noviciat du Saint-Ordre du Frère N..........? Les Frères donnent des signes d'approbation.

Le Commandeur

Frère Procureur, veuillez aller chercher le Candidat. Le Procureur va chercher l'impétrant et revient frapper à la porte du Chapitre en Novice, soit deux coups avec le poing et sept coups avec le doigt  OO ooooooo.

Le Commandeur

L'entrée de l'Ordre est permise à tout homme éprouvé qui vient dans la Foi, l'Espérance et la Charité, accompagné d'un véritable Frère. Frère Maître de Cérémonies, veuillez bien voir qui heurte au seuil du Chapitre.

Le Maître de Cérémonies

C'est le Révérend Frère Procureur qui demande l'admission au  Noviciat d'un Frère déjà ............................(énoncer la qualité initiatique du Candidat).

Le Commandeur

Frère Maître de Cérémonies, veuillez bien leur donner l'entrée du Chapitre. Le Commandeur frappe un coup du pommeau de son Epée sur l'Autel et se lève; Les Frères se lèvent également; Il quitte l'Autel et va à la rencontre du Procureur. Ces deux Dignitaires se donnent mutuellement le signe de Reconnaissance:  a) de la main droite, les deux doigts joints, aller d'une épaule à l'autre, gauche ou droite, selon la qualité d'Interrogateur ou d'Interrogé, b) l'attouchement par les deux mains croisées, en échangeant les quatre Mots du grade: Hugo, Geoffroy, Paga, Saint-Omer, c) ils s'embrassent.Le Commandeur retourne à sa place et dit, debout:

Le Commandeur Frères, veuillez reprendre place.

Le Procureur

Révérend Frère Commandeur, voici un Frère qui désire ardemment être admis au Noviciat du Saint-Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte.

Le Commandeur

Mon Frère, l'enquête menée sur vous vous avait déjà mérité nos suffrages. le témoignage que le Révérend Frère Procureur vient de rendre en votre faveur ne nous permet plus de douter que vous ne soyez digne d'être admis parmi nous. Nous sommes donc prêts à récompenser votre zèle et votre persévérance si vous déclarez vous-même, en présence de ce respectable Chapitre, que vous persistez librement et sincèrement, sans arrière-pensée aucune, en toute loyauté, à vouloir appartenir à notre Saint Ordre en qualité de Novice. L'Aspirant répond affirmati-vement.

Le Commandeur

 Mon Frère, avant de vous faire prononcer votre engagement dans le Noviciat, il est équitable et loyal de vous en donner lecture. Vous, N.............. vous promettez à Dieu le Tout-Puissant d'observer tout le temps de votre vie les saints commandements de Dieu, de remplir exactement les devoirs et les charges que vous imposent ou vous imposeront les Constitutions du Saint Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte du Très Saint Sépulcre de Notre-Seigneur Jésus-Christ de garder obéissance et fidélité à votre Parrain et à tous vos Supérieurs hiérarchiques, de pratiquer envers tous vos Frères les sentiments de charité et d'amour dont Notre Seigneur Jésus-Christ a donné l'exemple. Et vous promettez de même de satisfaire comme il convient pour les transgressions contre la Règle et la forme de vie de l'Ordre, lorsque vous en serez requis, selon la Règle et les Usages de la Chevalerie. L'Impétrant répète, texte en main gauche, la droite levée face à l'Autel, le serment ci-dessous.

L'Impétrant

Moi, N......................je promets à Dieu le Tout-Puissant d'observer tout le temps de ma vie les Saints Commandements du Seigneur, de remplir exactement les devoirs et les charges que m'imposent ou m'imposeront les Constitutions du Saint Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte du Très Saint Sépulcre de Notre-Seigneur Jésus-Christ, de garder obéissance et fidélité à mon Parrain et à tous mes Supérieurs Hiérarchiques, de pratiquer envers tous mes Frères les sentiments de charité et d'amour dont Notre Seigneur Jésus-Christ a donné l'exemple. Et je promets de même de satisfaire comme il convient pour les transgressions contre la Règle et la forme de vie de l'Ordre, lorsque j'en serai requis, selon ladite règle et les usages de la Chevalerie. Ce faisant, que Dieu me soit en aide....

Le Commandeur

Et moi, si vous observez fidèlement ces choses, je demande au Dieu Tout-Puissant de vous accorder la Vie Eternelle. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit....

L'Impétrant et tous les Frères

Amen. Le Commandeur frappe un coup du pommeau de son Epée et se lève. Les Frères se lèvent, tenant leur épée pointe haute, tête couverte, et demeurant ainsi durant la vestiture du Novice

Le Commandeur

Mon Frère, veuillez vous agenouiller. L'impétrant s'agenouille.

Le Commandeur

 Mon Frère, quittez maintenant ces vêtements et ces ornements profanes, pour recevoir ceux que vos Vertus et votre Persévérance vous ont mérité, et dont je vais vous revêtir...Pendant que le candidat retire ses Emblèmes extérieurs à l'Ordre, le Commandeur descend de l'Autel et s'approche de l'Impétrant

Le Commandeur

 Que le passé soit donc effacé, et que tout soit renouvelé. Il lui passe le baudrier de moire rouge en écharpe, de l'épaule gauche à la hanche droite, en disant : Je vous confère l'Echarpe rouge des Ecuyers-Novices de l'Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte, à laquelle vous adjoindrez la médaille de Saint-André, emblème de cet Ordre antique auquel nous appartenons nous-mêmes depuis si longtemps et qui fut le berceau du nôtre. Que cette écharpe et cette médaille demeurent pour vous les symboles de la pureté, de la charité, du sacrifice, de la loyauté et de la fidélité à nos Principes. Qu'elles résument à vos yeux les qualités requises pour votre nouveau grade : Religion, Bienfaisance, Humanité, Vertu. Il lui met les deux mains sur les épaules et dit :

Le Commandeur

Soyez donc un digne Ecuyer-Novice dans le Saint Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte du Très Saint Sépulcre de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Que la prudence et un véritable attachement aux Vertus qui vous ont été si expressément recommandées, dirigent toutes vos actions. Et que vous n'oubliiez jamais la Promesse d'Ordre que vous avez prêtée il y a quelques instants...Il prend alors son Glaive en main droite et dit Au nom de l'Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte du Très Saint Sépulcre de Notre-Seigneur Jésus-Christ, par les Pouvoirs que j'ai moi-même reçus, je vous reçois, vous, N......, Ecuyer et Novice dans le Saint Ordre...Le Commandeur touche alors le front du Candidat avec le pommeau de son Glaive et dit Seigneur, daigne accorder à ton serviteur le secours céleste de Ton bras...

Le Senior

Afin qu'il Te recherche de tout son coeur, et qu'il mérite d'obtenir ce qu'il sollicite ainsi dignement...

L'Impétrant et tous les Frères

Amen. Le Commandeur lui donne alors l'accolade. Le Commandeur retourne à sa place à l'Autel Mon Frère, relevez-vous, je vais maintenant vous donner connaissance des Signes, Batterie, Attouchements et Mots de Passe de votre nouvelle qualité, ainsi que connaissance du symbolisme traditionnel de notre Ordre Vénérable. Le Signe : se rapporte au Cordon Rouge que les Novices portaient autrefois autour du col. Le Frère interrogé porte les deux doigts allongés de la main droite sur son épaule gauche près du col, et il les descend ensuite en biais jusqu'au milieu de la poitrine. Celui qui interroge y répond en faisant de même avec les deux mêmes doigts de la main gauche, de l'épaule droite au centre de la poitrine. La Batterie : se compose de neuf coups ; les deux premiers sont espacés et sont frappés avec le poing, les sept autres sont plus précipités et sont marqués avec le doigt. Soit : O O  ooooooo L'Attouchement : le Frère interrogé prend avec la main droite la main droite de l'Interrogateur en lui disant à l'oreille : HUGO. L'Interrogateur répond en lui prenant la main gauche avec la sienne gauche, et en répondant : GEOFFROY. L'Interrogé réplique par : PAGA. L'interrogateur termine par : SAINT-OMER. Les Armes de l'Ordre : représentent depuis l'année 1119 deux Chevaliers sur un même cheval, dans un écusson écartelé de la Croix de l'Ordre. Le Pélican avec la devise Esurientes Nutrit, est un emblème très ancien, conservé dans l'Ordre pour rappeler qu'il fut toujours voué à la Bienfaisance et à la Charité envers tous les Hommes, de quelque Nation ou Religion qu'ils soient. Le Signe d'Obédience : se donne en s'inclinant devant le Commandeur ou le Dignitaire, et en touchant avec la main droite le pommeau de son Epée, qu'il présente. Allez donc maintenant remettre au Frère Elémosynaire le premier don charitable que le Chapître recevra de vous pour et au nom des pauvres que Dieu aime ! Vous irez ensuite rendre le Signe d'Obédience à moi-même, puis au Frère Senior. Le nouvel Ecuyer-Novice fait comme ci-dessus. Il revient ensuite pour entendre l'Instruction du Grade, lue par le Senior.

Le Commandeur

Mon cher Frère, l'Instruction que vous venez d'entendre mérite de votre part les plus sérieuses réflexions. Vous êtes, en effet, appelé à devenir ultérieurement Chevalier. Mais ce titre et ses qualités ne se donnent pas à la légère. Avant de les recevoir, vous devez fournir la preuve que vous avez la ferme volonté de travailler avec nous, de toutes vos forces, et de conduire les Hommes vers cette unité de vue et d'action sans laquelle ils ne pourront jamais réaliser leur ardent désir de paix et de bonheur. Il ne suffit pas en effet, pour la réaliser, de se reconnaître pour fils d'un même Père Céleste, mais il faut encore, à l'exemple du Christ, savoir aimer, et surtout savoir souffrir, lorsqu'il s'agit du Bien Universel et de l'Humanité tout entière. On vous a enseigné que l'Ordre était foncièrement chrétien. Nous n'ajouterons plus qu'un seul conseil. Cette Unité supérieure à laquelle nous vous convions de travailler avec nous, ne réside pas dans un acquiescement facile et rapide à de vaines formules de Cérémoniaire ! L'Homme-cherchant ne pourra la trouver que dans la pratique constante de la loi de Justice, de Vérité et d'Amour que nous avons reçue du Christ, et qui est la source du Bonheur de l'Humanité. Soyez juste, apprenez à aimer, apprenez à souffrir. Et enfin, ayez confiance en Celui qui dirige les destinées des Mondes, et vous serez alors assuré d'obtenir la Victoire. Le Procureur ramène alors le Novice à la place qu'il occupera désormais dans le Chapitre

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Le rite écossais primitif

9 Septembre 2012 , Rédigé par F.: O.: D.: Publié dans #Rites et rituels

Toute société, animale ou humaine, naturelle ou volontaire, doit se hiérarchiser pour survivre et progresser. Il est donc logique que la Franc-Maçonnerie - considérée sous l'angle de sa représentation sociale ou, si l'on préfère, de son corpus institutionnel - ait développé une, puis des hiérarchies, articulées autour de systèmes de degrés ou grades plus ou moins complexes.

Ces degrés ou grades n'ont pourtant qu'un rapport lointain et ténu avec ceux du monde profane.

En effet, et cela semble parfois oublié, les grades maçonniques correspondent - ou devraient correspondre - moins à des pouvoirs allant en s'élargissant au fur et à mesure qu'est gravie l'échelle hierarchique qu'à une succession de portes, qui s'entrouvrent au cours du parcours initiatique.

Les grades maçonniques correspondent - ou devraient correspondre - moins à des prérogatives qu'à des devoirs. Et si des droits particuliers sont légitimement attachés à chaque grade, ces mêmes droits n'ont de valeur que pour autant qu'ils permettent l'exercice des charges correspondantes.

Les grades maçonniques peuvent donc se définir comme symboliques et obligataires.

Ajoutons qu'ils sont nécessairement transmissibles - faute de quoi la structure maçonnique elle-même ne pourrait perdurer - et règlementés - faute de quoi ils perdraient toute signification : on dirait aujourd'hui toute lisibilité ou visibilité.

Cette nécessaire règlementation des grades maçonniques a subi des évolutions plus ou moins heureuses, évolutions liées tant à la sociabilité du moment ou de l'époque qu'à l'enracinement géographique des Rites et des Obédiences.

(...) Il y a plusieurs siècle, les systèmes dits des "hauts grades" en Europe continentale - ou des "grades collatéraux" (side degrees) dans les îles britanniques - n'existaient pas. Et même les premiers grades différaient de ceux que nous connaissons aujourd'hui.

Au XIII° siècle, le seul grade connu de la maçonnerie opérative était celui de Compagnon, en anglais Fellow Craft, et il fallut attendre plus d'un siècle pour voir apparaître en Écosse celui d'Apprenti, en anglais Entered Apprentice. Les Compagnons n'étaient cependant pas nécessairement du même "rang", pourrait-on dire, et l'on pouvait distinguer les Compagnons installés à leur compte de ceux qui gardaient le statut de salariés. C'est dans la première catégorie que l'on choisira le Maître de Loge, mais ici le Maître n'est point un grade : il désigne une fonction de direction qui deviendra plus tard celle du Vénéralat.

À noter qu'au sein de la Loge, les deux classes de Compagnons ne faisaient l'objet d'aucune distinction sociale. Il convient donc de se garder de toute confusion entre grade et fonction, du moins jusqu'à la fin du XVII° siècle. Le Maître de Loge était un Compagnon choisi parmi ses pairs installés à leur compte. Ces derniers prendront progressivement l'appellation maçonnique de "Compagnons Confirmés" ou de "Compagnons Finis".

Se dessinera alors un système articulé autour de deux grades dont le deuxième est à son tour subdivisé en deux, et d'une fonction :


- Apprenti
- Compagnon et Compagnon Confirmé
- Maître de Loge.

Au début du XVIII° siècle, le Maître de Loge n'est toujours pas un grade au sens propre du terme, et la Grande Loge des Moderns confirma en 1717 la seule existence des grades d'Apprenti et de Compagnon. Il est cependant vrai qu'un manuscrit du Trinity College de Dublin semblerait indiquer comme date de naissance du troisième grade l'année 1711. C'est du moins ce que rappelle Jean Ferré dans son "Dictionnaire symbolique et pratique de la Franc-Maçonnerie" (...).

Si l'apparition de la Maîtrise comme troisième degré hiérarchique ne parait pas pouvoir être datée avec précision, il est généralement admis qu'elle se situerait entre 1718 (peut-être 1711) et 1729. En 1726, la célèbre Loge Dumbarton Kilwining, décrit son installation en mentionnant la qualité des Frères présents, à savoir : le Grand-Maître (Maître de Loge), sept Maîtres, six Compagnons et trois Apprentis. Mais la présence de ces sept Maîtres ne constitue cependant pas la preuve définitive de l'existence du troisième grade à cette date car, comme le souligne opportunément Christian Guigue "il reste très probable que les sept Maîtres évoqués soient en fait sept dirigeants de loges venus en visiteurs". (in "La Formation Maçonnique", page 179).

Les premières "Constitutions" dites d'Anderson (1723) ne font pas mention du grade de Maître en tant que tel mais, remarque Jean-François Blondeau "d'un système en de degrés comprenant un grade d'Apprenti Entré et un de Compagnon ou Maître", les deux derniers termes correspondant à un seul et même grade. (in "Encyclopédie de la Franc-Maçonnerie", page 534).

Ce n'est qu'avec la deuxième édition des mêmes "Constitutions", publiées en 1738, que la maîtrise sera enfin formellement intégrée dans le système hiérarchique maçonnique.

Vers 1745 apparaît un quatrième grade, le plus souvent connu comme celui de "Maître Parfait" ou selon les Rites, comme celui de "Maître Secret". La Maçonnerie spéculative a pris le pas sur la Maçonnerie opérative et, dès lors, des systèmes de plus en plus complexes vont se développer en particulier sur le continent européen, tant au sein de ce qu'il est convenu de désigner par "l'Écossisme" qu'au sein de Rites plus "périphériques".

Des "Hauts grades" viennent compléter une hiérarchie déjà passée de deux à trois puis à quatre degrés. Ce développement n'est pas homogène, tant s'en faut. Chaque Rite, Obédience ou Grande Loge revendique le droit souverain d'établir ou de corriger l'ordonnancement de sa propre hiérarchie. Seule semble échapper à cette effervescence la Maçonnerie jacobite introduite en France dès 1688 à Saint-Germain-en-Laye par les Loges militaires des régiments écossais et irlandais ayant suivi le Roi Jacques II Stuart en exil, Maçonnerie demeurée peu ou prou fidèle à ce qui sera désigné par Early Grand Scottish Rite ou Rite Écossais Primitif.

En 1778, une tentative de remise en ordre intervient avec l'adoption du "Code Maçonnique des Loges Réunies et Rectifiées" dit "Code de Lyon". Ce Code, qui régira depuis lors le Rite Écossais Rectifié, ne reconnaît que quatre grades symboliques : ceux d'Apprenti, de Compagnon, et de Maître pour les loges bleues et celui et de Maître Écossais pour les loges vertes. Mais à ces quatre grades symboliques s'ajoutent les degrés chevaleresques de l'Ordre Intérieur qui utilise l'ancien Ordre du Temple comme "moyen de transcendance", pour reprendre l'expression de Hugues d'Aumont (in "Templiers et Chevalerie spirituelle des Hauts Grades maçonniques" page 16): Ecuyer-Novice et Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte. On est donc ici en présence d'un système à six degrés auxquels s'ajoutent encore les deux degrés d'une classe secrète, dite de "Profession" : Profès et Grand-Profès.

Le Code de Lyon décrit avec précision les intervalles devant être respectées pour les passages de grade : "cinq mois d'assistance régulière aux travaux du grade d'Apprenti à celui de Compagnon; sept mois de présence régulière de celui-ci au grade de Maître; une année de présence régulière du grade de Maître à celui de Maître Écossais". En deux ans on pouvait donc atteindre le quatrième grade, étant entendu que le même Code précise que ces intervalles peuvent être abrégés sur dispense particulière. En réalité, ainsi que le note Christian Guigue, "on était souvent Maître-Maçon dès le jour de sa réception" (in "Rite Écossais Rectifié - Manuel pour le Travail en Loge de Compagnon" page 153).

En 1786, Frédéric II est supposé avoir édicté à son tour de "Grandes Constitutions" qui serviront de "charte historique" au Rite Écossais Ancien et Accepté lequel comprend (...) 33 degrés se répartissant comme suit : du 1er au 3ème pour les loges bleues, du 4° au 18° pour les Loges de Perfection, du 19° au 30° pour le Chapitre, le 31° pour le Tribunal, le 32° pour le Consistoire et le 33° pour le Conseil Suprême.

Cette hiérarchie en trente-trois grades ne tardera pas à servir de référence mondiale et la plupart des Rites tenteront de fixer des équivalences entre leurs propres systèmes et celui du Rite Écossais Ancien et Accepté. Exercice parfois périlleux et discutable, car tendant à être oublieux des spécificités propres à chaque parcours initiatique.

Toujours est-il que l'usage veut que le 4° du R.E.R. corresponde au 18° du R.E.A.A., l'Écuyer Novice au 30° et le CBCS au 33°. On notera que la correspondance entre les derniers grades de CBCS et 33° semble d'autant plus artificielle que le premier est un grade à caractère chevaleresque alors que le second est un grade administratif.

Les intervalles pour les passages du grade d'Apprenti à celui de Compagnon et de Compagnon à Maître sont identiques à celles du R.E.R. soit respectivement cinq et sept mois mais l'Art 343 des "Les Règlements Généraux de la Maçonnerie Écossaise" adoptés en 1880 confirment en outre que ces intervalles peuvent s'exprimer également en nombre de Tenues. La Maîtrise est ainsi accessible à l'Apprenti qui aura participé à quinze Tenues. Nous sommes fort loin des pratiques contemporaines, est-il besoin de le souligner. (voir "Règlements Généraux de la Maçonnerie Écossaise pour la France et ses Dépendances" Éd. Lacour, 1993).

(...) Quant au Rite Écossais Primitif. Il semblerait qu'il connut des destinées diverses selon son enracinement géographique. En Écosse, il apparaît que le Early Grand Scottish Rite ne résista pas au mouvement général qui marqua la Maçonnerie des XVIII° et XIX° Siècles. Un témoignage intéressant nous est donné par A.E. Waite dans son Journal, à la date du 8 février 1903. En effet, Waite raconte les conditions dans lesquelles il fut reçu au 44ème degré du Early Grand Scottish Rite qui aurait compris 47 degrés au total (cité par R.A. Gilbert: "Ars Quatuor Coronatorum", volume 99 Pour l'année 1986).

En France, tout porte à croire que le Rite Écossais Primitif, peut-être parce que peu pratiqué, demeura plus proche de ses origines et qu'il parvint à maintenir assez longtemps une hiérarchie de grades rappelant celle du XVII° siècle. Mais c'est avec notre ancien Grand-Maître Robert Ambelain et les recherches qu'il effectua, que la situation allait se clarifier pour aboutir à la mise en ordre que nous connaissons aujourd'hui.

(...) Schématiquement, et sans rentrer dans le détail, on peut distinguer deux temps ou deux périodes dont 1991 sera l'année charnière.

Dans un premier temps, et après quelques variations probablement consécutives à l'avancée de ses recherches, Robert Ambelain arrête la hiérarchie des grades du Rite Écossais Primitif à son cinquième grade, celui de Maître Écossais et/ou Chevalier de Saint-André. L'échelle hierarchique du R. E. P. comprend alors les grades de :

I. Apprenti
II. Compagnon
III. Maître (ou "Compagnon Confirmé")
IV. Maître Installé (ou encore Maître de Saint Jean ou Maître de Loge)
V. Maître Écossais et/ou Chevalier de Saint-André du Chardon

Ce schéma ressort assez clairement de deux documents ou courriers par lesquels notre ancien Grand-Maître explique que Le Rite Écossais Primitif arrête sa hiérarchie au 18ème degré de l'Écossisme et du Rite de Perfection et donc à son grade de Chevalier de St-André (...) et que le quatrième grade est celui de Maître Installé (...). Pour les Frères qui désireraient poursuivre leur avancée hiérarchique au delà du grade de Chevalier de Saint-André, Robert Ambelain offre la possibilité de les acquérir au sein d'un autre Rite dont il détient une patente : le Rite de Cerneau, similaire au Rite Écossais Ancien et Accepté et comportant donc 33 degrés.

Quelques mois plus tard, notre Grand-Maître décide d'enrichir la hiérarchie du R.°. E.°. P.°. en lui adjoignant les grades d'Ecuyer Novice du Temple et de Chevalier du Temple, semblables à ceux du Rite Écossais Rectifié. Dès lors il n'est plus nécessaire de faire appel à ce que l'on pourrait appeler la "filière Cerneau", le Rite Écossais Primitif se trouvant doté d'un système complet en sept degrés. (...)

À première vue, la hiérarchie des grades du Rite Écossais Primitif ne semble pas présenter de particularités notables, si ce n'est le rappel d'anciennes dénominations antérieures aux XVIII° siècle et une certaine similitude avec celle du R. E. R.

Pourtant, deux grades méritent d'être quelque peu explicités, sans divulguer le moindre secret bien sûr, ceux de Maître Installé et de Chevalier de Saint-André.

Dans le système propre au Rite Écossais Primitif, le degré de Maître Installé est non seulement une "qualité" comme dans d'autres Rites mais bien un grade au sens strict du terme. Grade particulier car, bien que placé en quatrième position il ne peut être conféré que si l'on possède le cinquième degré, celui de Chevalier de Saint-André. Les raisons de ce particularisme - que l'on retrouve pour partie au Rite Écossais Rectifié - sont données par Robert Ambelain dans son introduction au "Rituel des Maîtres de Loge".

Autre particularités du grade, celui-ci est conféré au sein d'une "Loge de Maîtres Installés" ou, à défaut, dans tout Temple mis à la disposition des trois Installateurs. Il n'y a aucun lien direct avec "l'allumage des feux" d'une nouvelle Loge et le grade qui est donné ad vitam. Il permet à son titulaire de disposer de l'outil nécessaire pour créer une Loge, puis la diriger, mais l'Installation elle-même constitue une cérémonie per se.

Pas plus que pour les autres grades, aucune intervalle minimale n'est fixée pour le passage au quatrième degré. De même, aucun délai n'est fixé entre l'Installation et la prise en charge d'une Loge. Est éligible au grade, écrit Robert Ambelain, "un Compagnon Confirmé, ancienne dénomination de Maître Maçon, susceptible de diriger une Loge et d'y transmettre les trois degrés de l'initiation maçonnique : Apprenti, Compagnon et Compagnon Confirmé". (R. Ambelain :"Rituel des Maîtres de Loge" page 5).

Il ne semble pas que, dans l'esprit de Robert Ambelain, la réception au degré de Maître Installé ou de Maître de Loge ou encore de Maître de Saint-Jean constituât une étape obligatoire pour accéder aux plus Hauts Grades du Rite et, dès lors, rien n'empêche fondamentalement un Chevalier de Saint-André de passer aux degrés d'Ecuyer-Novice puis de Chevalier du Temple sans être pour autant titulaire du quatrième grade.

En revanche, un Chevalier du Temple qui serait appelé à diriger une Loge devrait obtenir préalablement le grade de Maître Installé. On pourrait donc qualifier ce dernier de grade "fonctionnel".

Le grade de Chevalier de Saint-André mérite également une mention spéciale car il résulte d'un "syncrétisme" original entre degré purement maçonnique et filiation chevaleresque traditionnelle. Le sujet est extrêmement vaste et il m'est naturellement impossible de le développer ici sous tous ses aspects.

Quelques extraits d'une fort intéressante note de Robert Ambelain intitulée Les Maîtres Écossais peuvent donner quelques indications essentielles. Il faut savoir que le degré de Maître Écossais de Saint-André est demeuré longtemps secret.

"Le 24 juin 1314, explique Robert Ambelain, Robert Bruce, Roi d'Écosse, constitua l'Ordre de Saint-André du Chardon. (...) En 1593, Jacques VI d'Écosse constitue la Rose-Croix Royale avec trente-deux chevaliers de Saint-André du Chardon. Il est alors Grand-Maître des Maçons opératifs d'Écosse. Tombé dans l'oubli, faute de recrutement valable, ou raréfié dans le secret, l'Ordre de Saint-André du Chardon est rouvert en 1687, avant son exil en France, par le Roi Jacques II. Et là on voit apparaître au grand jour cet ordre maçonnique (...) qui a pour nom "Ordre des Maîtres Écossais de Saint-André", nom qu'il ne quittera plus. Le Rituel, à double sens, évoque (...) le retour en Grande-Bretagne, après l'exil en France, avec la restauration des Stuarts." (Robert Ambelain : "Les Maîtres Écossais" ).

D'autres sources donnent l'an 810 comme date de fondation de l'Ordre de Saint-André du Chardon (...) (Pierre Girard-Augry : "Rituels secrets de la Franc-Maçonnerie templière et chevaleresque" page 27). (...). En tout état de cause, le cinquième grade du Rite Écossais Primitif est d'une exceptionnelle richesse et ne saurait être comparé aux grades - peut-être similaires dans l'apparence - d'autres Rites qui se parent de titres à connotation chevaleresque dans une perspective exclusivement symbolique et sans lien avec l'Ordre de chevalerie, subsistant ou éteint, dont il empruntent la dénomination (Chevaliers de la Toison d'Or, Chevaliers de Malte, etc).

(...) Un dernier mot sur la question de la validité des grades et titres maçonniques.

Assez curieusement, c'est un aspect du sujet qui est très rarement sinon jamais traité dans les Constitutions, Règlements et autres textes maçonniques. Ou alors de manière indirecte.

(...) Une précaution liminaire s'impose : la validité d'un grade ou d'un titre maçonnique ne saurait être jugée avec des critères juridiques purement profanes. Cela n'aurait pas de sens et conduirait inévitablement à considérer nombre de grades maçonniques comme illicites ou usurpés : exemple des dénomination chevaleresques évoquées plus haut.

La validité d'un grade maçonnique ne peut se déterminer qu'à travers la "culture" maçonnique elle-même : ses règles et son esprit. Ainsi, on pourra sans doute affirmer qu'un grade maçonnique sera réputé règulièrement reçu - et donc incontestablement valide - si trois conditions minimales sont réunies :

a) Régularité de l'Initiation maçonnique de l'Impétrant (on ne saurait donner d'autre grade à un Profane que celui d'Apprenti) et de ses élévations successives;

b) Pouvoir de celui ou de ceux qui confèrent le grade : ce pouvoir doit s'analyser par référence au grade détenu par ceux-ci et, le cas échéant par référence à la fonction règlementaire qu'ils assument au moment où le grade est conféré;

c) Stricte observance des Rituels de Réception tels qu'approuvés et en vigueur dans le cadre du Rite au sein duquel le grade est conféré.

Dans certains cas extrèmes ou d'urgence (...) les critères de validité - en particulier les critères de forme - pourront être assouplis pour tenir compte du contexte particulier.

Enfin, il ne faut pas confondre validité et reconnaissance du grade : la validité repose sur des critères objectifs alors que la reconnaissance ne relève que de celui de l'opportunité, critère subjectif s'il en est, ou d'accords inter-obédienciels, révisables à tout moment.

(Extraits d'un Travail présenté par le Fr.: F.: O.: D.: à La R.: L.: "La L.: E.:" à l'Or.: de Toulon)

Source : www.ledifice.net

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REP : Chevalier de St André du Chardon d'Ecosse

9 Septembre 2012 , Rédigé par Rite Ecossais Primitif Publié dans #Rites et rituels

Le Cérémoniaire de l'Ordre, rédigé en langue anglaise, entre dans le style des liturgies anglicanes, c'est-à-dire très proche du Miles Christi, composé au XIIème siècle pour la catholicité. L'Ordre lui-même est associé aux cérémonies du Couronnement des souverains de Grande-Bretagne, et les Chevaliers de Saint-André y participent en leur manteau d'Ordre.

Le présent rituel n'en constitue pas moins un simple résumé, rédigé pour certains milieux maçonniques au XIXème siècle, et qui n'a jamais cessé de s'y perpétuer en son essentiel. Il est plus court que le grand rituel précédent.

Toutefois, cette filiation bâtarde, pour valide qu'elle soit maçonniquement, ne relie pas licitement à l'Ordre Royal de Saint-André du Chardon en Grande-Bretagne.

Le Commandeur, assisté si possible de deux Chevaliers, aura devant lui une table recouverte d'une nappe rouge. Sur cette nappe on aura disposé l'Evangile de Jean, ouvert au chapitre 1er, encadré de quatre flambeaux garnis de cires neuves, deux à droite et deux à gauche. Devant le Commandeur sera l'épée de celui-ci, hors du fourreau, une paire d'éperons dorés, et le sautoir rouge du futur chevalier.

Un siège sera placé devant la table, et entre celle-ci et le siège sera un coussin en étoffe rouge. Le Commandeur est ganté de blanc, et a revêtu le sautoir rouge de l'Ordre, pourtant en pointe la médaille de Saint-André sur sa croix.

Le Commandeur

Mon Frère, je vais avoir l'honneur de vous conférer l'Ordre de Saint-André du Chardon d'Ecosse, tels que je l'ai reçu de mon parrain et tel qu'il l'avait reçu lui-même du sien, et cela depuis sa réouverture en 1689 à Saint-Germain-en-Laye, ville royale, par notre Frère, Jacques II Stuart, roi d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande, à qui le Dieu Tout-Puissant Grand Architecte de l'Univers, daigne accorder l'éternel repos. Mais auparavant je vous invite, comme j'invite nos Frères ici-présents, à vous associer à moi pour sanctifier cette salle, afin qu'elle devienne, par la double vertu de la parole et du geste et l'assistance du Dieu Tout-Puissant, le Temple particulier où va se célébrer cette transmission traditionnelle. C'est pourquoi, sous cette forme qu'ont jadis adoptée nos Frères du temps passé, permettons aux divins symboles de se manifester. Le commandeur, muni du boute-feu, allume selon l'usage les quatre flambeaux en suivant le cheminement d'une crois de Saint-André. Puis il enchaîne

Que cette unique clarté, émanant de ces luminaires pourtant différents, nous manifeste la puissance mystérieuse de Celui qui soutient notre Ordre et son Temple particulier, à la gloire du Dieu Tout-Puissant et de Sa Parole, éternelle et incréée. Car "au Commencement fut la Parole, la Parole était auprès de Dieu, la Parole était Dieu. Toutes choses ont été faites par Elle, et rien de ce qui a été fait l'a été sans Elle. En Elle était la Vie, et cette Vie était pour les hommes la Lumière. Cette Lumière a lui dans les ténèbres, mais les ténèbres ne l'ont pas conservée. Le Commandeur fait silence quelques instants, puis il reprend la lecture du rituel. Mes Frères, recueillons-nous afin que nos esprits et nos coeurs soient en union, par delà la mort, avec ceux de nos Frères du temps passé. On fait silence quelques instants. Puis le Commandeur reprend, s'adressant au Récipiendaire :

Le Commandeur

N......, que demandez-vous ?

Le Récipiendaire

Je demande à être reçu dans le saint Ordre de Saint-André du Chardon d'Ecosse en qualité de Chevalier.

Le Commandeur

Le lundi 24ème de juin de l'an 1314, à Bannockburn, Robert Bruce roi d'Ecosse battait Edouard II roi d'Angleterre, gendre de Philippe IV le Bel. En ce jour de victoire il institua l'Ordre de Saint-André du Chardon d'Ecosse, en l'honneur du saint patron de l'Ecosse, en y insérant les Templiers écossais qui avaient participé à la bataille et qui n'avaient plus de nom depuis la destruction de leur Ordre. Tombé dans le silence, le secret ou l'oubli, cet Ordre fut réveillé par Jacques VI d'Ecosse, fils de la reine Marie Stuart et de son époux et cousin Henri Stuart de Lennox, seigneur de Darnley. De nouveau tombé dans l'oubli, le secret et le silence, il fut réveillé une troisième fois à Saint-Germain-en-Laye par son petit-fils Jacques VII d'Ecosse, roi d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande sous le nom de Jacques II, alors en exil en France. C'est de cette troisième filiation que nous tenons la nôtre, sur la foi de nos archives. C'est pourquoi, avant de vous recevoir, je vous demande, N....., si vous promettez, selon le Code des Rose-Croix jacobites qui vous sera remis, fidélité au Dieu Tout-Puissant, Grand Architecte de l'Univers, à votre Patrie, et à la Spiritualité du coeur et de l'âme. Si oui, la main droite levée, le genou droit en terre, répétez après moi cette promesse.

Moi N......, Maître de Loge selon les anciens usages, sans restriction mentale d'aucune sorte, je promets fidélité au Dieu Tout-Puissant, à ma Patrie, à la Spiritualité du coeur et de l'âme, m'engageant à me conduire toujours en noble homme et à demeurer fidèle au saint Ordre qui m'accueille en ce jour, prenant toujours le parti de l'esprit. Ainsi donc que le Dieu Tout-Puissant me soit en aide. Amen.

Tous les présents

Amen.

Le Commandeur met l'Epée en main droite du Récipiendaire et dit

N......, sois et demeure fidèle, hardi, bon et robuste chevalier de l'Ordre de Saint-André, afin que le Dieu Tout-Puissant daigne te colloquer avec ses élus. Prends donc ce glaive et uses-en pour la défense de Son Saint Nom, pour la confusion des ennemis de l'esprit, pour la défense du faible ou du malheureux, mais n'offense personne que tu n'y sois autorisé par cette loi. Amen.

Tous les présents

Amen.

Le Commandeur lui reprend l'épée et présente au Récipiendaire les Eperons d'or, qu'il dépose en ses deux mains tendues.

Prends ces éperons, symboles de la célérité en l'accomplissement de tes devoirs de chevalerie, et que leur présence t'épargne toute négligence et out oubli en ce domaine. Souviens-toi qu'en les temps anciens, symboles sacralisés par un rite préalable, les éperons d'or de la chevalerie coûtaient le poing droit à celui qui s'en emparait frauduleusement. A ce titre ils seront, plus encore que l'épée, le rappel de tes devoirs. Amen

Tous les présents

Amen.

Le Commandeur reprend les éperons et dit

Le Signe de notre Ordre est celui de la Croix sur laquelle Saint-André conquit la vie éternelle, toutefois souviens-toi que ce symbole possède des résonnances ésotériques bien au-delà du sens ordinaire. Je vais te communiquer notre attouchement d'identification, et pour cela mon Frère, relève-toi. Le Récipiendaire se relève, face au Commandeur. Celui-ci croise ses bras en mettant la main droite sur l'épaule droite du Récipiendaire, et la main gauche sur l'épaule gauche du dit. Il lui donne alors l'accolade à trois reprises.

Le Commandeur

Frère, agenouille-toi. Le Commandeur prend l'épée en main droite et en frappe à trois reprises l'épaule gauche du Récipiendaire en prononçant les paroles suivantes Au nom du Dieu Tout-Puissant, Grand Architecte de l'Univers, par Saint-André patron de l'Ecosse, je te fais et constitue Chevalier de Saint-André. Le Commandeur pose l'épée et passe au col du Récipiendaire le sautoir de l'Ordre en disant Reçois les couleurs de l'Ordre, et porte-les jusqu'à la vie éternelle. Amen.

Tous les présents

Amen.

Le Commandeur

Mes Frères, un usage universel veut que toutes les cérémonies de la Chevalerie soient closes par le Psaume 132 : Ecce quam bonum. Ce Psaume fut toujours prononcé par nos Frères les Templiers d'Ecosse dont nous tenons notre filiation par l'Ordre de Saint-André. Unissez-vous donc à moi pendant sa lecture : C'est une bonne et agréable chose lorsque les Frères sont tous unis. Comme le parfum de suave odeur qui, répandu sur la barbe d'Aaron descend sur les deux côtés de celle-ci, et jusqu'au bord de son vêtement, tout comme la rosée descendant sur le mont Harmon ou sur la montagne de Sion. Car c'est là que le Seigneur a ordonné que soient la bénédiction et la vie jusque dans l'éternité. Amen.

Le Commandeur

Frères, que la Paix, que la Joie, que l'Amour fraternel soient en nos coeurs et sur nos lèvres, maintenant et jusqu'au jour de notre mort.

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Memphis Misraïm GODF : réception du 15ème degré

7 Septembre 2012 , Rédigé par MM GODF 15 Publié dans #Rites et rituels

            GRAND MAÎTRE

Chevaliers mes Frères, l' Ordre de nos Travaux appelle la réception des Frères Grands Écossais suivants... ... ... ... ...  

Vénérable Maître de Cérémonies  et Instructeur faites votre devoir. Les deux Vénérables sortent...

Chevaliers, voici l' instruction lue actuellement aux néophytes.

            CHEVALIER D' ÉLOQUENCE

Mes Frères, Grands Écossais, la légende du XV° degré situe le début de l' action à Babylone, à la fin de la captivité. Près de 80 ans se sont écoulé depuis la destruction du Temple et l' exil des juifs à Babylone. Depuis qu' Evil-Merodac, fils de Nabuchodonosor, avait fait sortir de prison le roi de Judée Coniah et lui avait rendu la dignité royale, le sort des exilés s' était radicalement transformé.

Une classe nouvelle avait surgi et prenait une place éminente; une société de marchands, de mercantis et d' entrepreneurs pour qui Babylone était la terre promise. Indépendamment de ceux-ci, qui vivaient dans un luxe insolent, le petit peuple, les petits propriétaires, les métayers et les fermiers qui cultivaient les rives fertiles du Chébar et y faisaient mûrir de riches moissons, comparaient cette contrée luxuriante aux petits champs rocheux et inféconds de la Judée auxquels il fallait consacrer tant de peines pour les débarrasser de leurs pierres.

Les artisans, orfèvres, tisserands, fondeurs trouvaient un large marché. Les prêtres qui avaient pu établir des synagogues vivaient dans l' aisance, et n' avaient nulle envie de retourner à Jérusalem. Et pourtant à l' appel du second Isaïe, la nostalgie du pays des ancêtres se répandait; tout un clan se formait, rêvant du retour vers la terre, promise autrefois par Moïse. Parmi les plus ardents partisans se distinguait Zorobabel, petit file du Roi Coniah.

La légende veut qu' il ait servi dans l' armée de Cyrus, roi des perses et qu' un jour il lui ait sauvé la vie. Telle était la situation des Juifs de Babylone lorsque Cyrus, avec la complicité des prêtres de Mardouk s' empara de cette ville sans combat. Au cours du rituel que l' un de vous va vivre, comme néophyte principal, il représentera tout d' abord Zorobabel et le grand Roi Cyrus, ensuite le Chef des Initiés de Jérusalem.

            VÉNÉRABLE DE CÉRÉMONIES

Conduit les néophytes à la porte du Temple où il frappe en Grand Écossais.

            CAPITAINE DES GARDES

Qui frappe ainsi?

            VÉNÉRABLE DE CÉRÉMONIE

C' est le Vénérable de Cérémonies, accompagnant des Maçons qui ont appris à lire sur la pierre Cubique. Insatisfait, ils sollicitent de participer à nos mystères.

            CAPITAINE DES GARDES

Grand Maître, le Vénérable de Cérémonies accompagné des Frères Grands Écossais, demande l' entrée du Conseil.

            GRAND MAÎTRE

Donnez l' entrée du Temple.

            VÉNÉRABLE DE CÉRÉMONIES

Fait entrer les " Maçons très libres " qui vont s' asseoir sur les sièges réservés.

Le " Maçon très libre" Principal est conduit devant l' Autel.

            GRAND MAÎTRE

Mes Frères, Maçons Écossais, au cours de vos initiations, vous avez vécu la mort d' Hiram assassiné par le vice, la tyrannie et l' ignorance de l' Homme. Vous avez pu acquérir  les qualités et les aptitudes indispensables à la reconstruction du Temple. On vous a proclamés Grands Architectes, c' est à dire ouvriers travaillant à la science exacte.

Et bientôt s' est présenté à votre esprit le Gand Problème source de l' angoisse des Hommes. Vous avez vainement cherché le mot sur la pierre brute. Maçon Royal Arche, vous avez trouvé sur la pierre cubique les lettres qui le composent.

Vous avez sondé l' espace et le temps, vous avez interrogé le monde des phénomènes, vous avez cherché l' origine de la vie; vous n' avez trouvé qu' une nuit sans bornes. Et votre regard et votre pensée s' évadent de plus en plus dans l' immensité à la recherche de la moindre certitude qui vous permettrait de vous accrocher et de conclure.

Cependant les lettres que vous avez lues sur la pierre cubique, composent le nom du grand Architecte de l' Univers.

Vénérable Frère, en tant que Grand Élu et Parfait Maçon, avez-vous su lire le nom?

            "MAÇON TRÈS LIBRE"

Mes Frères et moi n' avons pu le faire.

            GRAND MAÎTRE

Que vous a-t-on appris?

            " MAÇON TRÈS LIBRE"

On m' a dit: " Dieu est ".

            GRAND MAÎTRE

Que vous a-t-on dit de plus?

            " MAÇON TRÈS LIBRE"

Entre Dieu et votre conscience ne permettez à personne de s' interposer.

            GRAND MAÎTRE

On a ajouté: " vous le nommerez Dieu, Créateur, Providence, Nature, Loi, Force, Énergie, Vie suivant les tendances de votre esprit.

Soyez avant tout sincère; défendez votre liberté contre autrui et contre vous-même, ne portez jamais atteinte à la liberté d' autrui.

            VÉNÉRABLE ORATEUR

Tel est en effet le dernier mot de la sagesse humaine. Aussi la Maçonnerie a terminé là le cycle des petits mystères.

Ne révélant rien que vous même, vous aurez une valeur en proportion de votre travail personnel. Vous ne saurez rien, vous ne vous élèverez en rien que dans la mesure de votre propre méditation, de la rectitude de votre jugement, de votre volonté de trouver la vérité. Personne n' a rien à vous révéler touchant ces questions qui de tous temps furent l' objet de la dispute des hommes.

            GRAND MAÎTRE

Vénérable de Cérémonies, conduisez le " Maçon Très Libre" auprès du Vénérable Premier Surveillant! Il est ainsi fait.

Vénérable Premier Surveillant, nous avons livré à cet Homme toute notre pensée. Nous l' avons appelé à l' étude et au travail; nous avons garanti sa liberté; que peut-il encore attendre de nous?

            VÉNÉRABLE PREMIER SURVEILLANT

Vénérable Frère nous vous avons tout donné, vous avez la raison et la liberté, que voulez-vous de plus?

            " MAÇON TRÈS LIBRE"

Si ma raison est impuissante, à quoi me sert ma liberté?

            VÉNÉRABLE PREMIER SURVEILLANT

Écoutez ce qu' il advint quand les Élus, estimant leur travail achevé, se demandaient à quoi pouvait leur servir leur liberté.

            VÉNÉRABLE SECOND SURVEILLANT

Le Temple entièrement terminé avait reçu le dépôt sacré du Delta. Le monument dépassait en splendeur toutes les constructions connues et les Grands Élus se montraient fiers de sa beauté merveilleuse.

Salomon lui même fut envahi par l' orgueil. Lui qui avait si longtemps personnifié la sagesse abandonna les voies de la justice et de la vérité; il se livra à la débauche et éleva des autels aux Dieux étrangers.

La voûte sainte qui abritait le Delta fut abandonnée; la maison du seigneur fut souillée. Le peuple tout entier se corrompit...

            VÉNÉRABLE PREMIER SURVEILLANT

Alors survint Nabuchodonosor qui s' empara de Jérusalem. La cité sainte fut saccagée, le Temple détruit, les trésors pillés. Presque tous les habitants qui avaient échappés au massacre furent emmenés captifs à Babylone.

Voilà ce qu' il advint quand les Grands Élus pensèrent que tout travail était devenu inutile, quand ils ne surent plus que faire de leur liberté.

            VÉNÉRABLE ORATEUR

Quelques initiés aux anciens mystères étaient demeurés dans les ruines de Jérusalem. Faibles, impuissants, ils erraient dans les décombres de la cité, pleurant à la fois leurs morts et leurs captifs. Mais ils gardaient l' espoir, la certitude de leur destin. D' entre eux allait surgir le prophète, le second Isaïe, qui se rendrait à Babylone pour réveillez le peuple Juif et le rappeler à sa mission.

Le Roi Cyrus qui venait de s' emparer de Babylone eut un songe; il fit venir Zorobabel.

            VÉNÉRABLE PREMIER SURVEILLANT

Vénérable de Cérémonies, veuillez conduire le " Maçon Très Libre" principal devant Cyrus, ou il sera Zorobabel.

            GRAND MAÎTRE

Zorobabel, j' ai fait un rêve qu' aucun des mages n' a pu m' expliquer. J' ai vu Nabuchodonosor et Balthazar chargés de chaînes. Planant au-dessus d' eux un aigle prononçait le nom ineffable; un lion qui semblait endormi se réveillait en rugissant. Peux-tu Zorobabel, m' en donner la signification?

            " MAÇON TRÈS LIBRE " ZOROBABEL

O Grand Roi, le Très Haut t' ordonne de libérer le peuple d' Israël, le Lion de Judas.

            GRAND MAÎTRE

Je te donnerai la liberté et celle de ton peuple; je te restituerai le trésor de Judée, je te permettrai de reconstruire le Temple de ton Dieu si tu me livres le Delta caché par les initiés de ton pays et si tu me dis le nom qui s' y trouve inscrit.

            " MAÇON TRÈS LIBRE " ZOROBABEL

Si je ne puis retrouver la liberté qu' au prix de mes serments violés, je mourrai dans la servitude. Moi aussi, je suis gardien du feu.

 

            GRAND MAÎTRE

Qui te sauvera de mon juste courroux ?

            " MAÇON TRÈS LIBRE " ZOROBABEL

Ton serment, O soldat de Mithra, et ton honneur de Roi.

            GRAND MAÎTRE

Zorobabel tu as répondu selon mon coeur ! Te sachant un des Maîtres de la Lumière, j' ai voulu éprouver ta fidélité. Et voici ce que je décrète: " Le Seigneur Dieu du Ciel m' a donné tous les royaumes de la terre et m' a chargé de lui édifier une maison en Judée".

Mais je ne restaure pas le royaume de David. Je suis votre monarque et vous devez rester sous mon autorité. Mon propre gouverneur , Chechbazzar, sera prince de Juda, et tu gouverneras sous ses ordres. Tous les juifs qui le voudront, pourront t' accompagner.

Va Zorobabel, va consulter les tiens et revient me dire comment tu réaliseras tes espoirs.

            VÉNÉRABLE DE CÉRÉMONIES

Conduit le " Maçon Très Libre " autour du Temple. Pendant le voyage les voix se font entendre. A la fin de la 4 éme voix le " Maçon Très Libre" est ramené devant l' Autel.

            VÉNÉRABLE SECRÉTAIRE - PREMIÈRE VOIX

Zorobabel, moi Chaltiel, ton père, je te dis en vérité qu' un prince de la lignée de David peut régner à Jérusalem mais qu' il ne peut obéir à un étranger. Renonce à ton projet, O mon fils.

            VÉNÉRABLE SECOND SURVEILLANT - DEUXIÈME VOIX

Moi Guiddel qui ai su arrondir mon domaine et dont les champs fertiles se perdent à l' horizon, je ferai à ceux qui partiront un beau cadeau: deux mules, un cheval et une barre d' argent. Mais je ne m' en irai certainement pas d' ici; je m' y trouve très bien!

            VÉNÉRABLE PREMIER SURVEILLANT - TROISIÈME VOIX

Moi Nebo dont les vaisseaux sillonnent toutes les mers, je donnerai beaucoup d' argent; mais je puis vous accompagner et abandonner tous ceux qui dépendent de moi!

            VÉNÉRABLE D' ÉLOQUENCE - QUATRIÈME VOIX

Je te parle au nom des artisans. A qui pourrions-nous vendre nos marchandises? Aux lépreux Ammonites qui rôdent à travers les rues de Jérusalem? Qu' est-ce que ces mendiants pourraient bien faire de nos tissus délicats, de nos sandales brodées, de nos fins bijoux ? C' est de la folie de partir !

            GAND MAÎTRE

Zorobabel, est-tu prêt?

            " MAÇON TRÈS LIBRE " - ZOROBABEL

Hélas, O grand Roi je suis découragé.

            GRAND MAÎTRE

Ce n' est point de richesse que tu dois t' enquérir. Cherche des Hommes.

            VÉNÉRABLE DE CÉRÉMONIE

Conduit le " Maçon Très Libre" principal auprès des autres " Maçons Très Libres " et dit:

Y a-t-il parmi vous des hommes au courage trempé, forts de leur idéal, capables de tous les sacrifices pour accompagner Zorobabel? Il s' adresse à chacun des néophytes successivement en leur disant:

Toi. Chacun Répond:

Oui Puis il ramène devant l' Autel le " Maçon Très Libre" principal.

            " MAÇON TRÈS LIBRE " - ZOROBABEL

Puissant Roi, je suis prêt !

            GRAND MAÎTRE

Tu partiras pour frayer le chemin à ton peuple. Je te ferais remettre le cordon des nobles de Médie et de Pers et l' anneau, signe de ton autorité. Je te donnerai tout ce qui te sera nécessaire; si tu parviens à Jérusalem, tu y recevras des instructions secrètes. Va mon fils !

            VÉNÉRABLE DE CÉRÉMONIE

Conduit les néophytes hors du Temple dans la chambre de préparation pour la seconde instruction.

            CHEVALIER D' ÉLOQUENCE

Les suit à une certaine distance pour lire la seconde instruction.

            GRAND MAÎTRE

Chevaliers, nous allons nous rendre dans le second Temple, veuillez suivre les Vénérables Surveillants de vos Vallées.

Quitte son plateau et conduit les Chevaliers dans le second Temple. Chacun prend place.

Chevaliers, voici l' instruction donnée actuellement aux néophytes.

            CAPITAINE DES GARDES

Ainsi ces Hommes décidés, conduits par Zorobabel partirent vers Jérusalem. Ils longèrent l' Euphrate jusqu' au bord du désert. Avant de s'y engager, ils devaient, à Gandara, franchir une rivière par le seul pont existant. Alors qu' ils s' y préparaient, ils furent attaqués par des hordes de pillards. Ils livrèrent combat, mais hélas, beaucoup des leurs périrent. Leurs vivres, leur trésor, la plupart de leurs armes leur furent enlevés.

Qu' allaient-ils faire? Retourner à Babylone et renoncer, ou affronter le désert dans des conditions les plus précaires? Tandis qu' ils délibéraient, sans hésiter Zorobabel franchit seul le pont... et bientôt les plus fermes le suivirent. Leur marche dans le désert fut effroyable: la faim, la soif, les accablèrent, mais ils marchaient, soutenus par leur foi en l' avenir... ils réussirent.

A Jérusalem les attendaient les initiés.

Le Vénérable de Cérémonies ramène les néophytes dans le second temple d' un pas décidé et rapide. La porte du Temple est ouverte. Au moment où la troupe se présente le Capitaine des gardes dit:

            CAPITAINE DES GARDES

Grand Maître, ceux que nous espérons arrivent: Zorobabel les conduit !

            GRAND MAÎTRE

Chevaliers, mes Frères debout et à l' Ordre !

            VÉNÉRABLE DE CÉRÉMONIE

Conduit Zorobabel devant l' Autel, les autres " Maçons Très Libre " prennent place.

            GRAND MAÎTRE

Joie, Chevaliers, saluons leur entrée par la batterie d' allégresse. A moi par le signe et  la Batterie. Il est ainsi fait.

Les Vallées au repos.

Vénérables Frères sous la conduite de Zorobabel, vous avez vaincu tous les obstacles dressés sur votre route et franchi le pont. Par là, vous vous êtes montrés dignes de siéger en notre Conseil. Laisser moi vous en féliciter de tout mon coeur.

Chevalier d' Éloquence, quelles étaient les instructions secrètes de Cyrus ?

            CHEVALIER D' ÉLOQUENCE

O Zorobabel, écoute ce que te demande Cyrus: vos sages ont conçu un Dieu Unique qu' ils ont débarrassé de la mythologie grossière dont sont parés d' autres Dieux. Mais ils lui ont cependant attribué la colère, la jalousie, et parfois l' injustice et la cruauté qui ne sont que des passions humaines.

Les sages de mon pays ont tenté d' approfondir la notion de Dieu; leurs conceptions me paraissent meilleures, mais je n' accorde pas à mon opinion une autorité telle que je crois en droit de l' imposer aux autres.

Ceux de vos initiés qui ont vécu à Babylone y ont trouvé plus de liberté qu' ils n' en accordaient chez eux à ceux qui ne pensaient pas comme eux. Mêlés aux Mages Chaldéens, aux prêtres d' Egypte, aux Iraniens, ils ont pu confronter leur savoir.

Sache Zorobabel, que si la sagesse des initiés Juifs égale celle des Perses, il est cependant un point par lequel les Perses sont supérieurs:  ils adorent en Dieu, le Père commun de toutes les nations, le feu éternel qui anime le monde…

N' oublie jamais, que la tradition est une ! O Zorobabel, j' espère que le temple que tu bâtiras sera un Temple de Liberté, de Tolérance et de Fraternité !

Ainsi parle Cyrus.

            GRAND MAÎTRE

Que cet enseignement vous soit précieux. Ayez une conviction sincère, mais veillez à ne jamais être intolérant, même si vous devez être victime de l' intolérance d' autrui.

" Maçons Très Libres ", avant de vous admettre dans notre Conseil, vous aurez à prononcer le serment des Chevaliers d' Orient et de l' Épée.

Chevaliers, debout et à l' Ordre !

Chevalier d' Éloquence, veuillez nous lire la formule du serment.

            CHEVALIER D' ÉLOQUENCE

Sur mon honneur de Franc-Maçon, je déclare solliciter mon initiation aux mystères des Chevaliers de l' Épée, par le désir de me perfectionner. Je m' engage à acquérir en toutes choses des convictions personnelles et de disposer, à chaque instant, de mon " libre arbitre ". Je promets, maintenant que la chevalerie m' est donné, d' augmenter mes connaissances, sur tous les plans, spirituel, moral et intellectuel. De respecter toutes les opinions et de combattre toutes les intolérances, principe fondamental du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm. Que jamais l' épée ne fasse oublier la truelle et que jamais la truelle ne fasse oublier l' épée.

Que le Grand Architecte de l' Univers soit mon témoin et m' aide à tenir mon serment solennel. Ainsi je le jure.

            GRAND MAÎTRE

Vénérables frères, que chacun à l' appel de son nom s' approche de l' Autel et répète la dernière phrase de son serment.

            VÉNÉRABLE DE CÉRÉMONIE

Conduit chaque Vénérables frères à l' appel de son nom à l' Autel et lui donne le texte de la dernière phrase de son serment. Main droite dégantée, sur la Bible.

            GRAND MAÎTRE

Descend de son Plateau et va au centre de l' atelier. Les Vénérables Frères sont rangés en carré long.

Mes frères, " Maçons Très Libres " genou droit en terre. Unissez-vous !

Les Vénérables Frères se joignent par la main posée sur l' épaule. Le grand maître lève l' épée et dit:

A la gloire du Grand Architecte de l' univers, au nom et sous les auspices du Suprême conseil de l' ordre international du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm, en vertu des pouvoirs que je détiens du Souverain Chapitre, je vous crée, je vous consacre, et vous reçois dans le Conseil de Chevaliers de l' Orient et de l' Épée, 15 éme degré de notre pyramide.

- Levez-vous chevaliers...

Recevez ce cordon. Que sa couleur vous rappelle votre devoir envers vous-mêmes...

Prenez ce glaive, il rappelle les combats livrés par Zorobabel; il vous servira pour les futurs combats...

Et voici la truelle; n' oubliez jamais que construire est notre but...

Il regagne son Plateau...

Vénérable Frère Premier Surveillant, quelle est la promesse que se font entre eux les Chevaliers d' Orient et de l' Épée?

            VÉNÉRABLE PREMIER SURVEILLANT

Nous promettons à chacun de nos Frères Chevaliers de l' aider dans sa recherche, de respecter l' indépendance de ses convictions et le droit qu' il a d' y conformer sa conduite, d' empêcher toute atteinte à cette indépendance dans sa vie.

            GRAND MAÎTRE

Que chaque Chevalier étende la main dégantée vers l' Autel et dise avec moi: je le jure.

Il est ainsi fait.

Les Vallées au repos

Vénérable de Cérémonies, veuillez vous rendre auprès du Vénérable Premier Surveillant avec nos nouveaux Chevaliers pour la communication de nos arcanes.

            VÉNÉRABLE DE CÉRÉMONIES

Conduit les Chevaliers et ils entourent le Plateau du Vénérable Premier Surveillant.

            VÉNÉRABLE PREMIER SURVEILLANT

Se lève...

Veuillez vous mettre à l' Ordre. : -  Main gauche sur l' épaule droite.

Faites le signe.: - Main droite serpentant de l' épaule gauche à la hanche droite.

Exécutez la Batterie.: - •••••…•• cinq et deux.

Donnez le mot de passe. : • Mot de passe : IAABOROU - HAMAIM.

Grande Parole : SCHALAL - SCHALOM - ABI.

Mot Sacré : RAPHODON

Âge : 10 semaines d' années ( soixante dix ans )

Grand Maître l' instruction est terminée.

            VÉNÉRABLE DE CÉRÉMONIES

Conduit les nouveaux Chevaliers entre les colonnes.

            GAND MAÎTRE

Chevaliers debout et à l' Ordre ! Veuillez désormais reconnaître Chevaliers d' Orient et de l' Épée les Vénérables Frères entre les colonnes.

- Tirons en leur honneur une Batterie d' allégresse, suivi du traditionnel "Vivat".

Il est ainsi fait.

Les Vallées au repos ! Que chacun prenne place !

La parole est au Chevalier d' Éloquence.

            CHEVALIER D' ÉLOQUENCE DISCOURS DE 1938

Nouveaux Chevalier, mes Vénérables Frères, je serais bref, de crainte d' altérer les leçons qui se dégagent de la cérémonie que vous venez de vivre. Laissez moi vous dire mon admiration pour nos anciens qui ont su créer ce 15 éme degré, le premier degré des grades Chevaleresques, passage à un plan supérieur de conscience où l' homme est invité à faire un pas décisif vers la pure lumière Maçonnique. Par une intuition géniale, nos prédécesseurs ont placé l' action de ce rituel dans cet extraordinaire sixième siècle avant Jésus Christ, siècle qui a vu l' humanité faire une sorte de mutation dont on reste confondu.  

Le monde alors connu est dans le chaos: en Chine, aux Indes, au Moyen Orient, en Grèce. La violence est maîtresse... et  les effroyables tyrans de Ninive et de Babylone semblent incarner les forces du mal. Au nom de divinités sanguinaires, ce ne sont que rapines, massacres, déportations, cruautés. Songez au traitement infligé par Nabuchodonosor au roi Juif Coniah: ce dernier, enchaîné, doit assister à la décapitation de ses fils; puis on lui crève les yeux afin qu 'il garde ce spectacle comme dernière vision du monde.

C' est le Roi de Médie, Astyage qui pour unir son courtisan Harpagos, l' invite à un banquet et lui fait partager un rôti, pour lui dévoiler quelques instants après que ce rôti n' est autre qu' un morceau de la cuisse du fils d' Harpagos que le Roi a fait égorger le matin!

Et c' est alors qu' apparaît Cyrus qui pratiquera les vertus de tolérance et proclamera l' identité de tous les Dieux. Le Roi de Perse fait preuve d' une si parfaite magnanimité à l' égard des peuples vaincus que, comme le dira Hérodote: " il leur inspire un tel désir de lui plaire, qu' ils ne demandaient qu' à être gouvernés selon sa volonté ".

Que se passe-t-il donc qui provoque un tel renversement des valeurs? Cyrus est tout imprégné de la religion qu' avait réorganisé Zoroastre, un siècle auparavant, cette religion qui lui avait inculqué un très grand idéal spirituel, l' amour de la vérité et de la justice.

Mais il est bien évident que quelque chose d' autre permettait cette prise de conscience nouvelle, une sorte d' imprégnation particulière, dont les interprètes allaient donner au monde des messages dont nous vivons encore:

C' est en Chine - Confucius, Lao-Tseu et Mo-Ti; aux Indes - Bouddha, Samkhia et les rédacteurs des Upanishads; en Grèce - Thalès de Millet, Solon et Pythagore.

Ainsi donc le rituel du 15 éme degré nous rappelle cette période où l' humanité fit un bond prodigieux. Par là , il nous invite à faire sur nous-mêmes un effort nouveau, et pour cela, nous n' avons qu' à suivre Zorobabel.

Ce dernier, de souche royale, vit à Babylone, dans l' aisance; comme beaucoup des siens, il est prêt à tout abandonner pour adopter la religion des vainqueurs; mais il va rencontrer Isaïe qui lui fera comprendre la valeur de la tradition et la grandeur de la mission des Juifs. Lui, à qui toutes les facilités sont données, comblé de richesse et d' honneurs il va consacrer sa vie à son nouvel idéal. Il saura lutter, convaincre pour enfin reconduire sont peuple vers la terre promise.

Et ses luttes, ses désespoirs, ses doutes sont l' image de ce qui se passe en nous si nous voulons aller plus loin sur le chemin de la connaissance. Ce n' est que lorsque nous aurons su arriver à une connaissance suffisante de nous-mêmes pour élaguer les acquits non harmonisés avec notre vrai moi, qu 'il nous sera permis de franchir la rivière, en un mot accéder à un degré supérieur de l' initiation.

Alors se présente le gué ou le pont emblème de maturation spirituelle. Ce pont franchi, nous atteindrons le désert, nous passerons sur le plan informel et intemporel; nous pourrons manier à la fois l' épée et la truelle. Et ici, comme le dit si bien le rituel, " ne relevant que de vous mêmes, vous aurez la valeur en proportion de votre travail personnel. Vous ne saurez rien, vous ne vous élèverez en rien que dans la mesure de votre propre méditation, de la rectitude de votre jugement, de votre volonté de trouver votre vérité ".

Aussi Chevaliers, je vous félicite au nom de ce Conseil d' être arrivés jusqu'à nous. Je vous souhaite de trouver dans la réception de ce jour force et enthousiasme pour suivre la voie qui vous appelle.

Au nom de tous les Chevaliers présents, je vous réitère la promesse qu' ils vous ont faite de vous aider dans votre démarche.  

Soyez forts, soyez libres, soyez tolérants, mais rappelez-vous que nous vous avons confié une épée pour défendre les trésors de notre Rite et une truelle pour construire le Temple de cette Force, de cette Liberté et de cette Tolérance.

J' ai dit Grand Maître.

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Maçonnerie adonhiramite Chevalier de l‘Orient 1787

7 Septembre 2012 , Rédigé par Maçonnerie adonhiramite Publié dans #Rites et rituels

R É C E P T ION

Quand le Récipiendaire est en état convenable, le Maître des Cérémonie le conduit à la porte de la tour, auprès des Gardes , comme on a dit ci-dessus. Les gardes l'interrogent. Il doit répéter ce que le Maître des Cérémonie lui dit.

Le Garde. D. "Que demandez vous"?

R. "Je demande s'il est possible de parler à vôtre Souverain".

Le Garde: D. "Qui êtes vous"?

R. "Le premier d'entre mes égaux, Maçon par rang , Captif par disgrâce".

D. "Quel est votre nom "?

R. "Zorobabel".

D. "Quel est votre âge"?

R. "70 ans".

D. "Quel est le sujet qui vous amène "?

R. "Les larmes & la misère de mes Frères".

Le Garde. " Attendez. Nous tâcherons de faire parvenir vos plaintes au souverain".

L'un des Gardes frappe sept coups à la porte de la tour en Chevalier de 1 Épée. Le

second Général frappe sept coups sur 1e maillet du premier ; ensuite le Souverain.

Le second Général." U n Garde frappe à la porte de la tour en chevalier de l'Epée".

Le premier Général . "Souverain Maître, un Garde frappe à la porte de la tour en

chevalier de l'Epée".

Le Souverain. "Premier Général , qu'on l'introduise. Gardez-moi avec des précautions extraordinaires. Dans le trouble où je suis , il n'est point de petits avis à négliger ".

Le second Général va à la porte de la tour, frappe, ouvre , ramène le Garde

à l'Occident , qui quitte la pique, croise les bras, s'incline, & dit: "Le premier d'entre

les Maçons ses égaux, âgé de 70 ans, demande a paraître devant vous ".

Le Souverain. "Qu'il soit introduit dans la tour du Palais , nous l'interrogerons ".

Le Garde fait une autre inclination, se retire, & fait entrer le Récipiendaire dans la tour & la referme. Alors le Souverain demande au Récipiendaire, au travers de la porte qui doit être fermée:

D. "Quel sujet vous amène ici"?

R. "Je viens implorer la justice & la bonté du Souverain".

D. "Sur quoi "?

R. "Demander grâce pour mes Frères qui sont en servitude depuis 7o ans".

D. "Quel est votre nom "?

R."Zorobabel , le premier entre mes égaux , Maçon par rang, Captif par disgrâce".

D. "Quelle grâce avez-vous à me demander"?

R. "Que sous la faveur du Grand Architecte de l'Univers, la justice du Roi nous accorde la liberté, & qu'il nous permette d'aller rebâtir le temple de notre Dieu".

Le Souverain. " Puisque d'aussi justes motifs le conduisent ici, que la liberté de paraître devant nous à face découverte lui soit accordée ". Aussitôt les Gardes vont ouvrir la porte de la tour , l'amènent à l'Occident , & le font prosterner.

Le Souverain. " Zorobabel, j'ai ressenti comme vous le poids de votre captivité. Je suis prêt à vous en délivrer, en vous accordant la liberté à l'instant si vous voulez me communiquer les secrets de la Maçonnerie , pour lesquels j'ai toujours eu la plus profonde vénération".

Le Récipiendaire. "Souverain Maître, lorsque Salomon nous en donna les premiers principes, il nous apprit que l'égalité devait être le premier mobile. Elle ne règne point ici. Votre rang vos titres, votre supériorité & votre cour, ne sont point compatibles avec le séjour ou l'on s'instruit des mystères de notre Ordre. D'ailleurs, nos marques extérieures vous sont inconnues. Mes engagements sont inviolables, & je ne puis vous révéler nos secrets. Si ma liberté est à ce prix , je préfère la captivité".

Le Souverain. "J'admire la discrétion & la vertu de Zorobabel ; il mérite la liberté pour sa fermeté dans ses engagements ".

Les Frères acquiescent tous, en baissant pointe de leur épée & la relevant.

Le Souverain. " Second Général, faites faire à Zorobabel les 7o épreuves, que je

réduis à trois; savoir, l'épreuve du corps celle de l'esprit & de l'âme, afin que par

là il puisse mériter la grâce qu'il demande, & que sa discrétion m'engage à la lui accorder".

Le second Général lui fait faire trois fois le tour de la Loge. Au premier on tire un pétard ; au second on lui demande s'il persiste à demander la liberté ; au troisième on lui fait mettre les deux mains au-dessus du front.

De retour , le second Général frappe sept coups , & le premier lui dit : " Que demandez-vous"?

Le second Général. " Le Candidat a subi les épreuves avec fermeté & constance".

Le Souverain. "Je vous accorde, Zorobabel, la grâce que vous me demandez; je consens que vous soyez mis en liberté ".

Le Souverain frappe sept coups, qui servent de signal aux Généraux pour ôter à Zorobabel ses fers ; ce qu'ils font à l'instant.

Puis le Souverain dit : "Allez en votre pays; je vous permets de rétablir le Temple détruit par mes ancêtres; que vos trésors vous soient remis avant le soleil couché. Soyez reconnu chef sur vos égaux. J'ordonnerai qu'on vous obéisse en tout lieu de votre passage; qu'il vous soit donné tout aide & secours comme à moi-même. Je n'exige de vous qu'un simple tribut de trois agneaux, cinq moutons & sept béliers, que j'enverrai recevoir sous le portique du. nouveau Temple. Si je le demande, c'est plutôt pour me souvenir de l'amitié que je vous promets, que par reconnaissance. Approchez, mon ami".

Les Généraux l'amène au pied du Trône.

"Je vous arme de cette épée, pour marque distinctive de supériorité sur vos égaux. Je suis persuadé que vous ne l'emploierez qu'à leur défense. En conséquence je vous crée Chevalier de l'Épée".

En disant ces derniers mots , il lui frappe de son épée sur les épaules, & l'embrasse. Ensuite il lui donne le tablier & le cordon vert qui passe de la gauche à la droite , & lui dit :

"Pour vous marquer mon estime, je vous décore d'un tablier & d'un cordon , que j'ai adopté , à l'imitation des Ouvriers de votre Temple. Quoique ces marques ne soient accompagnées d'aucuns mystères, cependant je ne les accorde qu'aux Princes de ma Cour, par honneur. Désormais vous jouirez parmi eux des mêmes honneurs. Présentement je vous remets entre les mains de Nabuzardin , qui vous donnera des guides pour vous conduire en sûreté auprès de vos Frères , au lieu où vous devez rebâtir le nouveau Temple. Ainsi je l'ordonne".

Le premier Général prend le Récipiendaire, le fait entrer dans la tour ; & l'y laisse, pendant que les Frères passent en silence dans le second Appartement. Sitôt qu'ils sont tous rangés, un Servant vient avertir le Maître des Cérémonies que tout est prêt. Il prend le Récipiendaire, 1e mène par derrière la tenture à l'endroit où est le pont, à l'entrée duquel il trouve des Gardes qui l'arrêtent, lui ôtent son tablier & son cordon vert, & le veulent empêcher de passer ; mais il les force, les met en fuite, & arrive à la porte du second Appartement.

Le Maître des Cérémonies frappe sept coups en Chevalier de l'Epée; & quand les Frères entendent frapper, ils prennent, de la ceinture du tablier, une truelle qui doit y être pendue , tiennent l'épée de la main droite & la truelle de la gauche.

Le second Général frappe sept coups, ensuite le premier; puis le second Général dit : "J'ai entendu frapper à la porte de la Loge en Chevalier de I'Epée".

Le premier Général. "Très Excellent Maître, on frappe à la porte de la Loge

en Chevalier de l'Épée".

Le Maître. "Très-Puissant Frère second Surveillant, voyez qui frappe".

Le second Surveillant va à la porte, frappe, ouvre & demande ce qu'on veut.

Le Récipiendaire. "Je redemande à voir mes Frères , afin de leur donner la nouvelle de ma délivrance de Babylone & des restes infortunés de la fraternité qui sont échappés de la captivité".

Le second SurVeillant revient faire sa déposition au premier, qui le dit au Maître. Le Maître dit : "La nouvelle que ce Captif rapporte pourrait être fondée. Les 70 années sont

expirées , le jour de la réédification du Temple et arrivé. Faites-lui demander son nom, son âge, & de quel pays il est pour éviter toute surprise".

Le second Surveillant frappe; on lui répond.

Il ouvre & dit : D. "Quel est votre nom"?

R. "Zorobabel".

D. "Où est votre pays" ?

R. "En-delà du fleuve Staburzanaï , à l'Occident de l'Assyrie".

D. "Quel est votre âge" ?

R. "70 ans".

Le second Surveillant ferme la porte & répète ce discours au premier Surveillant. Le premier Surveillant le redit au Maître.

Le Maître dit : "Zorobabel de nom , du pays en deçà le fleuve Staburzanaï, âgé de 70 ans ! Oui , mes Frères , la captivité cesse, & notre sommeil finit. Ce Captif est justement le prince de la Tribu souveraine qui doit relever notre Temple. Qu'il soit admis parmi nous, & soit reconnu pour guider & soutenir nos travaux ".

Le second Surveillant va frapper, ouvre reçoit le Captif, & le conduit à l'Occident. Le premier Surveillant dit : " Très-Excellent Maître, voici Zorobabel qui demande à d'être admis au sein de la fraternité ".

Le Maître répond : " Zorobabel faites-nous un récit exact de votre délivrance ".

Zorobabel dit : " Cyrus m'ayant permis de paraître au pied de son Trône, il fut touché des misères de la fraternité; il m'arma de ce glaive pour la défense & le secours de mes

Frères, , & m'honora du titre de Frère à sa compagnie. Ensuite il m'accorda la liberté, & confia mes jours à des sujets zélés, qui m'ont conduit & aidé à triompher de nos ennemis au passage du fleuve Staburzanaï, où cependant, malgré notre victoire, nous avons perdu les marques distinctives que nous avoir données le Roi notre Libérateur ".

Le Maître. " Mes Frères, la perte que vous avez faite nous annonce que la justice de notre fraternité ne peut supporter le triomphe de la pompe & de la grandeur. Cyrus, en vous décorant de ces honneurs, n'était pas guidé par l'esprit d'égalité qui nous accompagne invariablement. Vous voyez par cette perte, qu'il n'y a que les marques de ce Prince qui ont disparu , & que vous avez conservé celles de la véritable Maçonnerie ; mais avant que je vous en communique les secrets, qui ont été réservés depuis notre captivité dans les restes de notre fraternité, nous exigeons de vous des assurances comme la durée de votre disgrâce n'a pas affaibli en vous les sentiments & la parfaite connaissance des mystères de la Maçonnerie ".

R. "Interrogez-moi je suis prêt à répondre".

D. "Quel Grade avez-vous dans la Maçonnerie "?

R. "Celui d'Ecossais".

D. "Donnez-moi les signes "?

( Pour réponse on les donne. )

D: "Donnez l'attouchement".

(Pour réponde on le donne.

Le Maître. " Mes Frères chevaliers, je crois que Zorobabel est digne d'entrer dans

nos nouveaux mystères".

Les Frères acquiescent , en levant & haussant la pointe de leurs épées.

Le Maître. " Très-Puissant premier Surveillant , faites avancer le Récipiendaire

par trois pas de Maître en avant & que le dernier le mette au pied du Tribunal du Grand & Souverain Architecte, & qu'il vienne y prendre les engagement que nous

requérons".

On le fait mettre à la même manière que quand il prête les autres obligations.

0BLIGATI0N.

"Oui, je promets sous les mêmes obligations que j'ai contractées dans les différents Grades de la Maçonnerie , de ne jamais révéler le secret des Chevaliers de I`Epée ou Maçon libres à aucun Membre d'un Grade inférieur , ou Profane , sous la peine de rester dans la captivité la plus dure ; que mes fers ne puissent jamais être brisés , que mon corps soit exposé à la merci des bêtes féroces , & que la foudre me réduise en poudre, pour servir d'exemple à tous les indiscrets. Ainsi soit-il ".

Le Maître se lève , & dit, en remettant, ainsi que tous les Frères l'épée dans le fourreau. " Mes Frères , la destruction du Temple ayant assujetti les Maçons à des disgrâces si rigoureuses, nous avons craint , que leur captivité ou leur dissipation n'ait aidé à les corrompre dans la fidélité due à leurs engagements; c'est ce qui nous a contraints, attendant l'instant de la réédification, de nous tenir éloignés dans un lieu secret & particulier, où nous conservions fidèlement quelques débris de l'ancien monument; nous n'introduisons que ceux que nous connaissons pour vrais & légitimes Maçons , non-seulement par signes, parole & attouchement, mais encore par leurs actions & leurs mœurs ; nous leur communiquons alors nos nouveaux secrets avec plaisir ; mais nous exigeons qu'ils apportent avec eux, pour gage, quelque monument de l'ancien Temple. Ceux que Cyrus vous a donnés nous suffisent ".

"Très-Puissant Frère premier Surveillant, faites faire au Récipiendaire trois pas de Maître en arrière, pour lui apprendre que nous devons tenir pour certain que la parfaite résignation est la vertu des Maçons" .

Le Récipiendaire reste à l'Occident, & le Maître dit : "Mon Frère, le motif de nos travaux est la réédification du Temple du Grand architecte de l'Univers. Ce sublime ouvrage était réservé à Zorobabel. Les engagements que vous venez de prendre avec nous sous ce titre, exigent que vous nous aidiez à le rétablir dans tout son éclat et sa splendeur. L'épée que Cyrus vous a donnée doit vous servir à défendre vos Frères & à punir ceux qui pourraient profaner ce Temple auguste que nous élevons aux vertus & à la gloire de l'Etre Suprême. C'est à ces conditions que vous partageons nos secrets. Le signe de Chevalier, mon Frère, est de porter la main droite sur l'épaule gauche et de la descendre diagonalement jusqu'au côté droit en se coupant le corps. Le signe de réponse est de porter la main droite sur la hanche gauche, en se traversant le corps jusqu'à la hanche droite".

"L'attouchement est de porter la main droite à l'Epée pour la tirer comme pour combattre ensuite faire un mouvement en voltant le corps le pied droit derrière, & levant la main gauche, en faisant semblant de repousser son ennemi , de sorte que les deux Frères dans cette position, rencontrent les mains gauches l'une entrelacée dans l'autre, & s'embrassent. Les paroles sont Juda & Benjamin. Le mot de passage est Libertas".

"Allez donner à tous les Frères de cette Loge les signes, les attouchements & les mots ; ensuite vous viendrez me les rendre".

Il le fait par le Nord & revient par le Midi.

"Mon Frère , après cette délivrance , le Roi Cyrus vous a créé Chevalier Maçon, & moi je vous donne cette Truelle qui servira de symbole perpétuel de votre nouvelle dignité ; c'est-à-dire, que désormais vous ne travaillerez, plus que la truelle à la main & l'épée de l'autre, si jamais le Temple vient à se détruire; car c'est ainsi que nous avons établit celui-ci".

( En lui mettant l'Écharpe. )

"Cette Echarpe doit vous accompagner dans toutes les Loges , &. vous fera une marque de la vraie Chevalerie que vous avez acquise au fleuve Staburzanaï , par la victoire remportée sur ceux qui s'opposaient à votre passage".

( En lui donnant la Rosette verte.)

"Quoique nous n'admettions dans nos cérémonies aucune des marques dont Cyrus vous a décoré, nous voulons cependant bien en conserver quelque monument par une Rosette de la couleur qu'il avait choisie & nous la mettons sous la Rosette des autres Grades au bas du Cordon de Grand Architecte, auquel le Bijou est attaché".

( En lui donnant le Bijou.)

"Ce Bijou, par l'addition des épées en sautoir, nous annonce le trophée de notre Maçonnerie. Vous ne devez vous servir de la vôtre que pour elle, c'est-à-dire, pour l'équité".

( En lui donnant les Gants.)

"Nous allons procéder à votre proclamation. Mes Frères , Chevaliers Maçons, consentez-vous due Zorobabel règne désormais sur les travaux de la Maçonnerie . Ils font tous l'acquiescement en baissant & relevant la pointe de leurs épées. On le place à la chaise qui lui est destinée, en Lui disant : Passez , mon Frère , au Tribunal des Souverains de nos Loges. Vous servirez de pierre triangulaire à l'édifice; vous régnerez sur les Ouvriers, comme Salomon, Adonhiram & Moabon y ont régné en commandant sur eux". Si tôt qu'il est placé, les Frères remettent leurs épées, frappent dans leurs mains trois fois, & crient trois fois Zorobabel; ensuite on commence l'instruction.

INSTRUCTION.

D. Frère premier Surveillant, comment vous a- t-on fait parvenir à l' éminent Grade de Chevalier de l'Épée ?

R. J'y suis parvenu par l'humilité, la patience & les fréquentes sollicitations.

D. A qui vous adressâtes-vous ?

R. Au grand Roi.

D. Quel est votre nom ?

R. Zorobabel

D. Votre pays ?

R. La Judée. Je suis né de parents nobles de la Tribu de juda.

D, Quel art professez-vous ?

R. La Maçonnerie

D, Quels édifices bâtissez-vous ?

R. Des Temples & des Tabernacles.

D. Où les construisez-vous?

R . Faute de terrain nous les bâtissons dans nos cœurs.

D. Quel est le nom d'un Chevalier Maçon?

R. Celui d'un Macon très-libre.

D. Pourquoi très libre ?

R. Parce que les Maçons qui furent choisis par Salomon pour travailler au Temple, furent déclarés libres & exempts de tout impôt, pour eux & leurs descendants. Ils eurent aussi le privilège de porter des armes. Lors de la destruction du Temple pur Nabuchodonosor,ils furent mis en captivité avec le peuple juif, mais la bonté du Roi Cyrus leur donna la permission de bâtir un second Temple sous Zorobabel , & les remit en liberté. C'est depuis cette époque que nous portons le nom de Maçons libres.

D. L 'ancien Temple était-il beau ?

R. C'était la première merveille du monde en richesse & en grandeur ; car son parvis pouvait contenir deux cents mille personnes.

D. Quel fut le principal Architecte qui construisit ce grand édifice ?

R. Dieu fût le premier, Salomon le second, & Adonhiram le troisième.

D. Qui a posé la première pierre ?

R. Salomon

D. A quelle heure fut-elle posée ?

R. Avant le lever du Soleil.

D. Pourquoi ?

R. Pour faire connaître la vigilance que nous devons avoir pour le service de l'Architecte de l'Univers.

D. Quel ciment y employa--t on?

R. Un ciment mystique, composé de farine, de lait , d'huile & de vin.

D. Expliquez-moi le sens mystique?

R. Pour former le premier homme , l'Etre Suprême employa la douceur, la sagesse, la force & la bonté.

D. Où fut posée la première pierre ?

R. Au milieu de la chambre destinée au Sanctuaire.

D. Combien l'ancien Temple avoir-il de portes ?

R. Trois : une à l'Occident , une au Midi, et une au Nord.

D. Combien de temps subsista le Temple ?

R. 470 ans 6 mois 10 jours.

D, Sous quel Roi d'Israël fut-il détruit

R. Sous le règne de Sédécias , dernier de la race de David.

D. Que signifie la colonne Booz brisée?

R. La confusion & le mal qu'on commet lorsqu'on reçoit quelqu'un qui n'en est pas digne.

D. Pourquoi le nombre 8 est-il tant en vénération parmi les Maçons ?

R. Parce que ce nombre explique la triple essence de la Divinité , figurée par le triple triangle, par le carré de 9 & le nombre de 3.

D. Pourquoi les chaînes des Captifs sont-elles triangulaires ?

R. Les Assyriens ayant appris que le triangle était chez eux l'emblème du nom de l'Eternel, ils firent figurer les chaînes de cette façon, pour faire plus de peine aux Captifs.

D. Pourquoi était-il défendu aux Maçons de travailler sur des édifices profanes ?

R. Pour nous apprendre à ne point fréquenter les Loges Irrégulières.

D. Quel était te plan que Cyrus donna pour le nouveau Temple ?

R. 100 coudées de profondeur, 60 de largeur, & autant de hauteur.

D. Pourquoi Cyrus ordonna-t-il qu'on coupât les bois des forêts du Liban, & qu'on tirât les pierres des carrières de Tyr pour la construction du nouveau Temple ?

R. Parce qu'il fallait que le second Temple fût en tout semblable an premier.

D. Donnez-moi le nom du principal Architecte qui eut la direction du second Temple?

R. Bibot est son nom.

D. Pourquoi l'épée que les Ouvriers portent en travaillant?

R. C'est que pendant qu'ils travaillaient d'une main à porter les matériaux & reconstruire le Temple, comme ils étaient sujets aux incursions de leurs ennemis, ils tenaient leurs épées toutes prêtes à défendre leur ouvrage & leurs Frères.

D. Pourquoi les 70 lumières dans la Loge ?

R. En mémoire des 70 années de la captivité de Babylone.

D. Etes-vous Chevalier de l'Epée?

R. Regardez-moi.

(Il met l'épée à la main)

D. Donnez moi le signe ?

(Pour Réponse il le fait.)

D. Donnez-moi la parole & le mot de passage ?

R. Juda, Benjamin & Libertas.

D. Donnez l'attouchement au premier Surveillant ?

( Pour réponse il le donne.)

D. Ou avez-vous travaillé ?

R. A la réédification du second Temple.

D. Quelle heure est-il?

R. L'instant de la réédification.

Le Maître dit: " Mes Frères, puisque nous sommes assez heureux pour avoir rebâti le Temple du Seigneur dans sa splendeur, conservons-en la mémoire & les marques par notre silence: il est temps de nous reposer".

"Frères premier & second Surveillant, annoncez, tant du côté du Midi que de celui du Nord que je vais fermer la Loge des Chevaliers de l'Épée".

Les deux Surveillant annoncent, chacun de son côté, que le Maître va fermer la Loge; puis le Trés-Excellent frappe sept coups, les deux Surveillants en font de même; puis le Maître dit : "La Loge est fermée, il est permis à chacun de se retirer".

Les Surveillants répètent. On fait les applaudissements & les acclamations ordinaires.

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REAA 15 : initiation (2)

6 Septembre 2012 , Rédigé par REAA 15 Publié dans #Rites et rituels

C.d.G. Très Illustre Maître, on frappe à la porte du Temple.

T.I.M. Vénérable Frère Capitaine des Gardes, voyez qui frappe ainsi.

C.d.G.  entrouvre la porte (ou le rideau) Qui frappe ainsi ?

M.d.C. C'est le Vénérable Frère Maître des Cérémonies accompagnant Zorobabel et ses compagnons qui, rendus conscients de leurs devoirs, demandent l'entrée du Temple.

C.d.G. Très Illustre Maître, c'est le Vénérable Frère Maître des Cérémonies accompagnant Zorobabel et ses compagnons qui, rendus conscients de leurs devoirs, demandent I'entrée du Temple.

T.I.M. Qu'ils entrent mais s'arrêtent entre les Surveillants.

Le Maître des cérémonies place les néophytes entre les Surveillants

Zorobabel, la réédification du Temple saccagé est devenue notre principal objectif. Un si grand ouvrage devait vous être réservé. Les engagements que vous venez de prendre en garantissent I'exécution. Nous avons besoin d'un chef qui nous guide dans nos travaux et soit en même temps notre défenseur.

L'épée que vous avez réussi à conserver dans le combat fortifie notre espoir et nous assure de votre succès. Et maintenant recevez les attributs de votre nouvel état et apprenez à connaître les mystères qui s'y rapportent. Vénérable Frère Maître des Cérémonies, conduisez les tous devant l'autel.

Le Très Illustre Maître descend de sa stalle avec son épée.

T.I.M. Chevaliers, mes Frères, debout et à l'ordre.

Mes Frères, genou droit en terre.

A Babylone, Cyrus vous a fait Chevalier de l'Epée.

Ici, dans ce Temple, à la gloire du Grand Architecte de l’Univers, au nom et sous les auspices du Suprême Conseil pour la Belgique et en vertu des pouvoirs qui m'ont été conférés par le Souverain Grand Commandeur, je vous crée, je vous consacre et je vous reçois Chevaliers Maçons libres d'Orient ou de I’Epée.

Levez-vous, Chevaliers.

Le Très Illustre Maître pose successivement son épée sur la tête, l'épaule droite et l'épaule gauche du récipiendaire.

Le T.I.M. retourne à sa stalle

Les Vallées au repos.

T.I.M. Chevaliers, mes Frères, je vous rends votre épée.

Le Maître des Cérémonies remet l'épée à Zorobabel, qui la prend de la main droite.

T.I.M. Je vous fais remettre cette truelle, symbole de I’œuvre à accomplir,

Le Maître des Cérémonies remet la truelle à Zorobabel, qui la prend de la main gauche,

T.I.M. Vous travaillerez désormais le glaive d'une main et la truelle de l'autre.

Je vous fais remettre ce cordon. Il est vert d'eau et se porte de droite à gauche. Il est orné des lettres L :.D :.P :., ce qui signifie "LIBERTE DE PASSAGE ". Ces trois lettres proviennent de l'hébreu "LAQAKH DROR PASSAKH", ce qui se traduit par "Il reçut permission de passage" et se rapporte à votre passage du Pont de Gederah. Ces trois lettres vous rappellent notre délivrance et la reprise de nos travaux. Elles sont aussi la marque de la vraie Chevalerie, comme votre épée, dont vous ne vous servirez que pour défendre I'équité, en est le symbole. Le T.I.M. descend de sa stalle

T.I.M. Au nom de tous vos Vénérables Frères, je vous donne à présent l'accolade fraternelle.

Le Très Illustre Maître regagne sa stalle.

T.I.M. Mes Frères, je vais maintenant vous communiquer les arcanes du grade.

La mise à l'ordre : On porte la main droite sur l'épaule gauche.

Le signe : Etant à l’ordre, on descend la main droite de l'épaule gauche vers la hanche droite en serpentant, pour imiter les ondes d'un fleuve; ensuite, on fait le mouvement de tirer I'épée de son fourreau et de la présenter en avant, le bras tendu à la hauteur de l'épaule, comme pour combattre.

La batterie : elle se compose de sept coups par 5 + 2  =======

T.I.M. Vénérable Frère Maître des Cérémonies, reconduisez les néophytes à leur place.

T.I.M. Vénérable Frère Premier Surveillant, en quoi consiste I’attouchement ?

1er S. (sans exécution)

On se saisit mutuellement la main gauche le bras levé et tendu, comme pour repousser une attaque, tandis que de la droite on semble vouloir se frayer un passage; ensuite on se porte réciproquement la pointe de l'épée sur le cœur. Le premier dit “JUDA“, le second répond “BENJAMIN”.

T.I.M. Vénérable Frère 1er Surveillant, quelle est la marche ?

1er S.  (sans exécution)

On avance fièrement par cinq pas, I’épée haute.

T.I.M.  Quel est I’âge ?

1er S.  Septante ans.

T.I.M. Quel est le cri d'acclamation ?

1er S.  Gloire à Dieu et au Souverain.

T.I.M. Quel est le mot de passe ?

1er S. YA 'AVOROU HAMAÏM.

T.I.M.  Est-il important ?

1er S. Très important.

T.I.M. Que signifie-t-il ?

1er S.  “Ils passèrent les eaux “.

T.I.M. Quelle est la Grande Parole ?

1er S. SHE'AL SHALOM AVI

T.I.M. Quel est le mot sacré ?

1er S.  REPHIDIM.

T.I.M. Quelle est sa signification ?

1er S.  C'est le nom donné au dernier campement des Israélites après leur sortie d'Egypte.

T.I.M.  Je vous remercie, Vénérable Frère 1er Surveillant.

T.I.M. Mes Frères, le tableau qui décore à présent la Loge n'est plus celui de la désolation et du désordre. Aux ruines du Temple succède le tableau de sa résurrection et de celle de la Loi Sacrée, symbolisée par la Gloire Flamboyante et l'Arche d'Alliance. Les épées croisées, toujours présentes, nous rappellent que notre combat n'est pas terminé. A vous, mes Frères nouvellement initiés, d'approfondir le symbolisme qui se dégage du tableau de ce grade, car le rituel que vous venez de vivre s'adresse, au delà de son thème légendaire, à vous-mêmes, en vous conviant à poursuivre votre combat en vue de votre propre libération, avant de connaître la vraie lumière dans la paix et la sérénité.

T.I.M. Vénérable Frère Secrétaire, avez-vous de la correspondance ou des planches d'excuses à nous communiquer ?

Secrét.  .......

T.I.M.  Remerciements aux autorités maçonniques, aux visiteurs, à la C\O\D\.                       Vénérable Frère Maître des Cérémonies, veuillez faire circuler le tronc de solidarité.

 

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REAA 15 : initiation (1)

6 Septembre 2012 , Rédigé par REAA 15 Publié dans #Rites et rituels

T.I.M. Vénérable Frère Maître des Cérémonies, veuillez découvrir le tableau de désolation, puis amener ces Grands Elus devant la porte du Temple, en leur faisant passer le pont de Gederah. Les Frères qui ont représenté les gardiens extérieurs se placent à l'entrée du pont pour en empêcher le passage.

Le Maître des Cérémonies conduit les récipiendaires devant le pont.

Zorobabel porte l'épée, la bague et le ruban que lui a donné Cyrus. Arrivés devant le pont, le Maître des Cérémonies s'écarte.

Les Frères qui défendent l'accès du pont croisent leurs épées pour en interdire le passage. Zorobabel essaie de séparer les armes avec son épée, mais n'y parvient pas. Il remet alors la bague et le ruban de Cyrus à ceux qui empêchent le passage du pont, mais il conserve son épée.

A ce moment, les défenseurs du pont écartent leurs armes et laissent passer les récipiendaires, qui franchissent le pont. Ils sont conduits devant la porte du Temple (ou devant le voile).

Zorobabel frappe en Grand Elu, Parfait et Sublime Maçon (3+5+7+9)

Z.  3 + 5 + 7 + 9 (avec le pommeau de son épée)

C.d.G.  Vénérable Frère Second Surveillant, on frappe à la porte du Temple en Grand Elu, Parfait et Sublime Maçon.

1er S.  Très Illustre Maître, on frappe à la porte du Temple en Grand Elu, Parfait et Sublime Maçon.

T.I.M. Vénérable Frère Capitaine des Gardes, voyez qui frappe ainsi.

Le Capitaine des Gardes entrouvre la porte ( ou écarte le voile)

C.d.G. Qui frappe ainsi?

Z.  (à haute voix, de manière à être entendu dans le Temple) J'étais prisonnier à Babylone. Je demande à voir mes Frères qui ont échappé à la captivité, pour leur annoncer ma délivrance. Le Capitaine des Gardes referme la porte

T.I.M.  Mes Vénérables Frères, cette nouvelle me paraît fondée. Les septante années se sont écoulées. Vénérable Frère Capitaine des Gardes, demandez à ce visiteur son nom, son âge, la tribu à laquelle il appartient et le message qu'il apporte.

C.d.G.  Ouvrant la porte : Quel est votre nom ?

Z.  Zorobabel.

C.d.G. Quel âge avez-vous ?

Z.  Septante ans.

C.d.G. A quelle tribu appartenez-vous ?

Z. A la tribu de Juda.

C.d.G. Quel message apportez-vous ?

Z. celui de ma délivrance et de celle de mes compagnons, ainsi que la permission de reconstruire le Temple.

T.I.M. Oui, mes Vénérables Frères, la captivité est terminée. Notre longue nuit s'achève. Ce visiteur est le Prince que nous attendions et qui doit relever les ruines de notre Temple. Qu'il soit reconnu et admis parmi nous.

Le Maître des Cérémonies conduit les récipiendaires entre les Surveillants.

Le Capitaine des Gardes referme la porte ou le rideau.

Les Frères qui ont assuré la défense du Pont mettent celui-ci à l'écart, puis rentrent dans le Temple et rejoignent leurs places.

T.I.M. Vénérable Frère Maître des Cérémonies, faites asseoir les Grands Elus dans les vallées, excepté Zorobabel. Zorobabel, remettez-nous votre épée et faites-nous le récit de votre délivrance. Zorobabel remet son épée au Maître des Cérémonies

Z. Cyrus, m'ayant permis de paraître devant son Conseil, fut ému par nos souffrances. Nous étions couverts de chaînes faites de maillons triangulaires. Le vainqueur leur avait donné cette forme par dérision, connaissant notre vénération pour le Delta. Cyrus nous accorda la liberté et la permission de reconstruire le Temple. Il me donna une épée, une bague et un ruban, et me fit Chevalier de l’ Epée. Je suis alors parti avec mes compagnons et, selon les ordres de Cyrus, ses soldats nous escortèrent jusqu'à la sortie de Babylone.

Nous avons ensuite poursuivi notre route seuls et nous sommes arrivés au Pont de Gederah. Là, nous avons été assaillis par des ennemis et nous avons dû livrer bataille. Après avoir remporté la victoire, nous avons franchi le Pont, mais au cours du combat, j'ai perdu la bague et le ruban que m'avait donné Cyrus.

T. I. M. Mon Frère, cette bague et ce ruban étaient le symbole de la possession de biens matériels et marquaient votre attachement à la matière.

Le passage du Pont de Gederah représente votre libération du domaine de la matière et votre accession à celui de l'esprit. Il était donc indispensable que vous abandonniez ces richesses. Elles ne vous avaient été données que pour vous forcer à vous en défaire. Vous aurez à méditer longuement la signification de ce passage, qui est la clef de ce degré. Mon Frère, avant de poursuivre, je dois m'assurer que les arcanes du grade précédent vous sont restés en mémoire. Au 14e degré, quel titre vous a-t-on donné ?

Z. Celui de Grand Elu, Parfait et Sublime Maçon.

T.I.M. Vénérable Frère Premier Surveillant, interrogez ce Frère sur les arcanes du 14e degré.

Le Maître des Cérémonies conduit Zorobabel devant le Premier Surveillant.

1er S. Mon Frère, exécutez le signe du serment.

Z. (porter la main droite vers le flanc gauche, puis la retirer avec vivacité et horizontalement vers la droite)

1er S.  Mon Frère, exécutez le signe du feu.

Z.  ( porter la main droite ouverte, paume en dehors, vers la joue gauche, et se tenir le coude droit de la main gauche)

1er S. Exécutez le signe de l'admiration et du silence.

Z. ( lever les deux mains ouvertes vers le ciel, en inclinant la tête et en levant les yeux; poser ensuite l'index et le médius droits sur les lèvres )

1er S. Tirez la batterie.

Z.      ========================(3 – 5 – 7 - 9)

1er S. Quel âge avez-vous ?

Z. Quatre-vingt et un ans.

1er S. Donnez-moi les mots de passe.

Z.  SHIBOLETH ELKHANAN.

1er S. Donnez-moi les mots couverts.

Z. YABOULON MAKHOVIM ADONAÏ

1er S. Donnez-moi le mot sacré.

Z. YOD HE VAV HE

1er S. Très Illustre Maître, je réponds de ce Frère. Il est Grand Elu, Parfait et Sublime Maçon.

T.I.M.  Vénérable Frère Maître des Cérémonies, faites ranger tous les Grands Elus devant l'Autel.

Les récipiendaires sont rangés à trois pas en avant de l'autel.

T.I.M.  Mes Vénérables Frères, debout et à l'ordre.

Je crois que Zorobabel et ses compagnons sont dignes d'être admis parmi nous. Faites le signe, si vous y consentez.

Les Frères acquiescent en exécutant le signe: ils étendent le bras droit à hauteur de l'épaule, comme s'ils tiraient l'épée et la portaient en avant. Ils se remettent ensuite à l'ordre.

T.I.M. Vénérable Frère Orateur, veuillez donner lecture du serment.

Orateur “Devant mes Vénérables Frères ici assemblés, je renouvelle tous les engagements que j'ai pris au cours de mes Initiations antérieures.

Je promets de consacrer tous mes efforts à mon perfectionnement et, plus que jamais, à chercher la Vraie Lumière.

Je promets de ne jamais tolérer que soient violés les principes fondamentaux du Rite Ecossais Ancien et Accepté.

Ainsi m'aide le Grand Architecte de l'Univers !”

T.I.M.  Vénérable Frère Maître des Cérémonies, faites leur faire trois pas en avant, afin qu’ils prennent leur engagement.

Exécution

T.I.M. Mes Frères, si vous êtes disposés à prêter ce serment, que chacun de vous, à l'appel de son nom, pose la main droite sur les Trois Grandes Lumières de la Maçonnerie et dise: “Je le jure”.

Exécution

T.I.M.  Mes Frères, je prends acte de votre serment.

Les Vallées au repos. Mes VV\FF\, tournez-vous vers l'Occident.

Exécution

T.I.M.  Mes Frères, vous pouvez mesurer I’état de désolation dans lequel est tombé le Temple de Salomon: murs ruinés, autel brisé, ornements pillés ou dévastés; parmi les ouvriers règnent crainte et désarroi. Mais, grâce à vous, nos fers sont rompus, notre deuil prend fin, nos espérances renaissent. Nous allons pouvoir reprendre nos travaux. V. F. Maître des Cérémonies, que les néophytes entreprennent leurs premiers travaux. Conduisez-les dans la salle des plans.

Exécution La Salle des Plans est aménagée hors du Temple, au parvis ou éventuellement dans la partie du Temple qui a servi pour le Conseil de Cyrus. Sur la tables sont disposés un flambeau, des plans d'architecture représentant ceux du Temple de Jérusalem, une règle, une équerre et un compas.

Le Frère Maître des cérémonies allume le flambeau, puis il montre aux néophytes les plans et leur fait prendre des mesures et vérifier les angles.

Pendant ce temps, dans le Temple, le tableau de désolation est enlevé par le Maître des Cérémonies adjoint et remplacé par un autre tableau qui comporte un triangle, un tétragramme rayonnant, l'Arche d'Alliance, trois triangles équilatéraux placés l'un dans l'autre et deux épées croisées.

Une fois le tableau en place :

T.I.M.  Mes Vénérables Frères, les Grands Elus sont en ce moment dans la salle des plans et ils y étudient ceux du Temple de Jérusalem, son mur d'enceinte, deux salles communicantes, le HEKHAL, ou lieu saint, et le DEVIR ou Saint des Saints, qui est un cube parfait.

Le Maître des Cérémonies s'adresse aux néophytes :

M.d.C.  Mes Frères, voici un plan du Temple de Jérusalem sur lequel sont représentés les colonnes, le mur d'enceinte, deux salles communicantes: le HEKHAL, ou lieu saint et le DEVIR, ou Saint des Saints, qui est un cube parfait.

Prenez-en les mesures et vérifiez les angles.

Exécution

Le Maître des Cérémonies conduit ensuite les néophytes devant la porte du Temple (ou le rideau) et frappe cinq coups égaux : XXXXX

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Chevalier de l'Epée (Bibliothèque municipale de Lyon, Fonds Willermoz, Ms 5933) (3)

5 Septembre 2012 , Rédigé par JB Willermoz Publié dans #Rites et rituels

Demande : Comment vous a-t-on fait parvenir à ce haut et éminent grade ?

Réponse : J'y suis parvenu par l'humilité, la patience et de fréquentes sollicitations  

D. A  qui vous adressâtes-vous ?

R. Au grand Roi.  

D. Quel est votre nom ?

R. Zorobabel.  

D.  Votre pays ?

R. La Judée, où je suis issu de parents nobles de la tribu de Juda.  

D.  Quel art professez-vous ?

R. La Maçonnerie.  

D. Quel édifice bâtissez-vous ?

R. Des temples et des tabernacles.  

D. Où les construisez-vous ?

R. Faute de terrain, nous les élevons dans nos cœurs.  

D. Quel est le nom du Chevalier Maçon ?

R. Celui d'un Maçon Très Libre.  

D. Pourquoi Très Libres ?

R.  Parce que les Maçons qui furent choisis par Salomon pour travailler à son Temple furent déclarés libres et exempts de tout impôt pour eux et leurs descendants de mâle en mâle; ils eurent en outre le privilège de porter des armes et lors de la destruction du Temple par Nabuchodonosor, les Maçons furent menés en captivité avec le peuple juif, mais la bonté du roi les remit dans leur ancien droit pour bâtir un 2eTemple sous Zorobabel. C'est depuis cette époque qu'ils portent le nom de Très Libres.

D. Pourquoi Cyrus les remit-il en liberté?

R. Pour retourner en Judée, leur pays.  

D. L'ancien Temple était-il beau ?

R.  C'était la première merveille du monde en richesse et en grandeur, car son parvis pouvait contenir 200.000 personnes.  

D. Oui lui avait donné le modèle ?

R.  Le Grand Architecte de l'Univers.  

D. A qui le donna-t-il ?

R. Au roi David.  

D. Le fit-il exécuter ?

R.  Cet édifice était réservé à Salomon.  

D. De cruel caractère était Salomon ?

R. Le plus sage de son temps, ayant la connaissance de toutes les sciences et la dos de prophétie.  

D. Qui fut le principal architecte qui conduisit un si grand  édifice ?

R. Dieu fut le premier, Salomon le 2eet Adoniram le 3e.  

D. Qui était cet Adoniram ?

R. Tyrien de nation, son père s'appelait (Abda?) et sa mère était de la tribu de Nechtali.  

D.  Qui a posé la première pierre du Temple ?

R. Salomon.  

D.  De quoi était cette pierre ?

R. D'agate, d'un pied carré.  

D. A quelle heure fut-elle posée ?

R. avant le soleil levé.  

D. Pourquoi ?

R. Pour marquer la vigilance que nous devons avoir en toutes nos œuvres.  

D. Quel ciment y employa-t-on ?

R. Un ciment  mystique composé de lait, d'huile de vin et de farine.  

D. Quel est le sens mystique de ce ciment ?

R.  Pour composer le premier homme l'Etre suprême employa la douceur, la sagesse, la force et la bonté.  

D. Où fut posée cette pierre ?

R.  Au milieu de la chambre destinée au sanctuaire.  

D.  Combien l'ancien Temple avait-il de portes ?

R.  Trois: l’une à l'orient, une au midi et l’autre à l'occident.  

D. Qui fut cause de la destruction du Temple ?

R.  Les vices des Israélites  et l'impiété des rois qui le détruisirent et les asservirent sous le règne de Nabuchodonosor.  

D.  Combien de temps dura le siège ?

R.  Dix-huit mois.  

D.  Combien de temps dura le Temple ?

R.  470 ans, 6 mois et 10 jours.  

D.  Sous quel roi d'Israël fut-il détruit ?

R.  Sous le règne de Sédécias, dernier de la race de David.  

D.  Où mourut Sédécias ?

R.   A Babylone, en captivité.

D.   Que nous représente Jérusalem prise par 27 endroits différents ?

R.   Cela nous représente qu'une loge la mieux couverte peut être surprise, à moins qu'elle ne soit bien gardée par des Frères Terribles sur la vigilance desquels on puisse compter en toute sûreté.

D.  Que signifient la compassion et le bon traitement que les Assyriens firent au peuple de Judée ?

R.  L'excellence de l'Ordre des Frères Maçons qui est estimé des grands et petits e t qui est en vénération parmi ceux qui ont la connaissance de leurs mystères.  

D. Pourquoi les Assyriens ne firent-ils captifs que les grands de marque et laissèrent-ils le bas peuple errant dans les ruines de la triste Sion ?

R. Pour nous apprendre que l'Ordre des F (rancs) M(açons) est le partage de l' honnête homme et plus particulièrement de celui qui est zélé, mais qu'on doit éviter d'initier dans nos mystères le profane vulgaire qui se plait à vivre dans l' ignorance.  

D.  Que nous enseigne la résistance que les Maçons Libres firent lorsque les Assyriens vinrent attaquer le dehors du Temple ?

R. Les soins, la vigilance que tout bon Frère doit apporter pour couvrir la loge, et en défendre les approches aux profanes, même au péril de sa vie.  

D.  Pourquoi ceux-là cédèrent-ils aux Assyriens ?

R.  Les Maçons Libres étaient inférieurs en nombre; ils furent obligés de céder à la force, ce qui nous donne à connaître que si un Maçon n'est point circonspect sur ce qui concerne les secrets de l'Ordre, il peut vitre surpris par de faux Frères qui le mettraient dans le cas de céder à leurs faux raisonnements. De là il suit que tout zélé Maçon, dans quelque grade qu'il soit parvenu, doit se bien conduire afin de ne point être surpris par la vanité e t le mensonge.  

D.  Que représentent la destruction du Temple et le peuple captif ?

R.  La division et la discorde qui naissent dans une loge lorsqu'elle ne s'attache pas au travail avec régularité, laquelle tôt ou tard doit se diviser et se diviser par la dispersion de ses membres.  

D.  Que signifient la colonne Booz brisée, le chandelier à 7 branches enlevé ?

R.  Le mal énorme qu'un Frère commet lorsqu'il transgresse son serment et qu'il révèle quelqu'un de nos mystères; il brise  par là la colonne dont il est l’emblème et  (qu')il se rend indigne de voir la brillante lumière figurée par le chandelier à 7 branches.  

D.  Que signifie ce (faux?) sacrificateur qui répond de l'arche qu'on lui a donnée en garde sous peine de la vie ?

R.  Qu'un vrai Maçon répond des secrets qu' on lui confiés sous peine de mort suivant  son obligation.  

D.  Pourquoi le nombre de 81 est-il tant renommé et sacré parmi les Maçons ?

R.  Parce que ce nombre exprime la triple essence de la Divinité marquée par ce triple triangle et par le carré de neuf et le nombre de trois.  

D. Pourquoi les chaînes des Maçons étaient-elles triangulaires ?

R.  Les Assyriens ayant appris que le triangle était pour eux l'emblème du nom de l'Eternel, ils les firent construire de cette façon pour faire plus de peine aux captifs.  

D. Pourquoi les chaînes de Sédécias étaient-elles d'or ?

R.  Pour nous apprendre que les richesses sont le plus souvent le plus grand ennemi de l'homme.  

D.  Pour quoi était-il défendu aux Maçons Libres de travailler aux édifices profanes ?

R.  Pour nous apprendre à ne point travailler ni fréquenter de loges irrégulières, à être fidèles observateurs des lois maçonniques, sous peine de perdre le titre de Maçons Libres.  

D.  Quelle fut la principale cause qui fit souhaiter aux Hébreux de sortir de la captivité ?

R.  Le désir de rebâtir le Temple de Salomon pour y adorer l'Éternel; ce qui nous représente les désirs que tout bon Maçon doit avoir qu'il se forme souvent de juste(s) et parfaite(s) loge(s) en (?) la gloire du Grand Architecte de l'Univers où elle soit de plus en plus manifestée par de nouveaux temples dressés et élevés dans nos cœurs.

D.  Quelles étaient les dimensions que Cyrus donna pour la construction du nouveau Temple ?

R.  120 coudées de profondeur, 60 de hauteur et 60 de largeur.    

D.  D'où vient que Cyrus ordonna pour la construction du Temple qu'on tirât les bois des forêts du Liban et les pierres des carrières de Tyr ?

R.  Pour nous marquer que le premier Temple ayant été bâti avec ces matériaux, il fallait que le second fût bâti avec les mêmes et que rien ne doit varier; ce qui signifie que la nouvelle Maçonnerie est continue jusqu'à nous, qu'elle doit être toujours la même, qu'elle est aujourd'hui telle qu'elle était le jour de la fondation du Temple de Salomon.  

D.  Pourquoi Zorobabel était-il prosterné au pied du trône de Cyrus ?

R.  Pour marquer l'excellence et le sublime de l'0rdre considéré dans ses mystères et dans les différents grades qui le composent et qu'on ne peut obtenir que par l'humilité et la prière.  

D.  Pourquoi priait-on pour la conservation du roi de Babylone après la reconstruction du Temple ?

R.  Pour nous apprendre à nous intéresser avec cœur et ferveur pour ceux qui considèrent l'Ordre en général.  

D.  Expliquez-moi le nom des principaux architectes qui eurent la direction du nouveau Temple ?

R.  Bibot.  

D.  Que signifie le compas ?

R. Pour régler ses actions et veiller sur celles de nos Frères.  

D. Que représente la pâque que les Juifs célébrèrent avant leur départ ?

R. Nos repas qui doivent être aussi sain(t)s que c'était la pâque des Hébreux.  

D. Que représente la ville de Jérusalem ruinée et plongée dans la tristesse ?

R. L'état où se trouve une loge irrégulière où la cabale et l'inséras ont plus de part que le bien général de la société.  

D. Que signifient les 3 mois, 5 jours de marche et l'arrivée à 3 heures après midi ?

R.  L'intervalle qu'il faut laisser entre les grades.  

D.  Que signifient les 7 jours de repos avant que de commencer le nouveau Temple ?

R. Qu'une juste et parfaite loge ne doit rien entreprendre qu'avec connaissance de cause et que le nombre de Frères soit compétent.  

D. Que signifient les ouvriers payés par bandes, les uns à la colonne J, les autres à la colonne B et les autres à la lettre G ?

R.  Les différents grades de la Maçonnerie.  

D.  Que signifie l'épée que les ouvriers portent en travaillant ?

R.  Que tout bon Maçon doit s'armer du silence et du secret pour cacher nos mystères aux profanes. 

D.  Pourquoi y a-t-il 70 lumières dans votre loge ?

R.  In mémoire des 70 ans de la captivité de Babylone.

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Chevalier de l'Epée (Bibliothèque municipale de Lyon, Fonds Willermoz, Ms 5933) (2)

5 Septembre 2012 , Rédigé par JB Willermoz Publié dans #Rites et rituels

Récip.:             Cyrus, me permettant de paraître devant son trône, fut touché des misères de la fraternité. Il m'arma de ce glaive pour la défense et le secours de mes Frères, et m'honora du titre de Frère à sa compagnie ; ensuite, m'accordant la liberté, il confia mes jours à des sujets zélés qui m'ont aidé à triompher de nos ennemis au passage du fleuve Starbuzanaï, où cependant, malgré notre victoire, nous avons perdu les marques distinctives que nous avait données le roi, notre libérateur.  

T. Exc.:            Mon Frère, la perte que vous avez faite nous annonce que la justice de notre fraternité ne peut supporter les triomphes de la pompe et de la grandeur. Cyrus en vous décorant de ces honneurs n'était pas guidé par l'esprit d'égalité qui nous accompagne invariablement. Vous voyez par cette perte qu'il n'y a que les marques de ce prince qui ont disparu et que vous avez conservé celles de la véritable Maçonnerie. Mais avant que je vous communique les secrets qui ont été réservés depuis votre captivité dans le reste de notre fraternité, nous exigeons de vous des assurances comme la durée de votre disgrâce n'a point affaibli en vous les sentiments et la parfaite connaissance des mystères de la Maçonnerie.  

Récip.:             Interrogez-moi, je suis prêt à répondre.  

T. Exc.:            Quel grade avez-vous dans la Maçonnerie ?  

Récip.:             Celui de Grand Architecte.  

T. Exc.:            Donnez-moi le signe.  

Récip.:             (Il le donne.)  

T. Exc.:            Donnez l'attouchement au Très Puissant Frère 1er Surv.  

Récip.:             (Il le donne.)  

T. Exc.:            Donnez-moi la parole.  

Récip.:             (Il la donne.) 

T. Exc.:            Mes Frères Chevaliers, je crois que Zorobabel mérite d'être admis à notre nouveau mystère. (Les Frères répondent en levant et baissant la pointe de l'épée.)  

T. Exc.:            Très Puissant Frère Second Surv., faites avancer le Frère par 3 pas de Maître en avant et que le dernier le mette au pied du tribunal du Grand Architecte ; qu'il vienne y prendre les engagements que nous requérons. (On le place comme aux précédents.)  

Obligation  

"Oui, je promets, sous les mêmes obligations que j'ai prêtées dans les différents grades de la Maçonnerie, de ne jamais révéler les secrets des Chevaliers de l'Épée ou Maçons Libres à aucun d'un grade inférieur ou profane sous les peines de rester dans la captivité la plus dure ; que mes fers ne puissent jamais se briser, que mon corps soit exposé à la merci des bêtes féroces, que mes sens soient privés de l'odorat et de (?), et que la foudre en tombant en éclat me réduise en poudre, pour servir d'exemple à tous les indiscrets. Ainsi soit-il." Le Maître le relève et dit, remettant son épée dans le fourreau, ce que les Frères imitent :  

T. Exc.:            Mon Frère, la destruction du Temple ayant assujetti les membres de la Maçonnerie à des disgrâces si rigoureuses que nous avons craint que leur captivité ou leur dissipation n'ait aidé à les corrompre dans la fidélité à leurs engagements, c'est ce qui nous contraint, en attendant l'instant de la réédification, de nous tenir éloignés dans un lieu secret et particulier où nous conservons fidèlement quelques débris de l'ancien monument. Nous n'introduisons que ceux que nous connaissons pour vrais et légitimes Maçons, non seulement par signe, attouchement et parole, mais encore par leurs actions et leurs mœurs. Nous leur communiquons alors nos nouveaux secrets avec plaisir, mais nous exigeons qu'ils apportent avec eux pour gages quelques monuments de l'ancien Temple; ceux que Cyrus vous a remis nous suffisent. (Pendant cette dernière partie on découvre le tableau.) Très Puissant Premier Surv., faites faire au récipiendaire 3 pas de Maître en arrière pour lui apprendre que nous devons tenir pour certain que la parfaite résignation est la vertu favorite des Maçons. (Par ces pas il va à l'occident et le Maître dit :)  

Mon Frère, le motif de nos travaux est la réédification du Temple du Grand Architecte de l'Univers ; ce sublime ouvrage était réservé à Zorobabel. Les engagements que vous venez de prendre avec nous sous ce titre en ont produit l'exécution. Son éclat et la grandeur dans laquelle il paraît à vos yeux vous prouvent qu'il n'en rien diminué. Il ne reste plus qu'à le conserver par l'épée que Cyrus vous a donnée pour sa défense; vous y contribuerez dorénavant. Venez donc participer à nos secrets. 

Mon Frère, c'est de porter la main droite sur l'épaule gauche et de la descendre diagonalement jusqu'au côté droit en se coupant le corps ; le second, qui en a la réponse, est de porter la main droite sur la hanche gauche en se traversant le ventre jusqu'à la hanche droite. L'attouchement est de porter la main droite à l'épée pour la tirer comme si on voulait combattre ; ensuite, faire un mouvement en voltant le corps, le pied droit derrière et levant la main gauche en faisant semblant de repousser son ennemi, de sorte que les deux Frères dans cette position rencontrent les mains gauches l'une entrelaçant dans l'autre, et à l'instant s'embrassent. La parole est Judas et Benjamin.

Le mot de passe est Libertas qui dérive des Maçons Libres. Répétez maintenant ces signes, attouchements et paroles avec tous les Frères Chevaliers de notre loge ; ensuite, vous viendrez me le rendre. (Il le fait et revient.) Mon Frère, par votre délivrance le roi Cyrus vous a créé Chevalier de l'Épée et moi je vous crée Chevalier Maçon. Voici une truelle qui sera le symbole perpétuel de votre dignité, c'est-à-dire que vous travaillerez désormais une truelle à la main et une épée de l'autre si jamais le Temple vient à se détruire, car c'est ainsi que nous avons rebâti celui-ci. (En lui mettant l'écharpe:) Cette écharpe doit vous accompagner dans toutes les loges et vous est une marque de la vraie chevalerie que vous avez acquise au fleuve de Starbuzanaï par la victoire remportée sur ceux qui s'opposaient à votre passage. (Il lui donne la rosette verte:) Comme nous n'admettons dans nos cérémonies aucune des marques dont Cyrus vous a décoré, nous voulons cependant bien en conserver quelque mémoire par une rosette de la couleur qu'il avait choisie et que nous mettons sous les rosettes des autres grades (mises au bas du cordon écossais auquel est attaché le bijou).

(On lui donne le bijou:) Ce bijou, par l'addition des épées en sautoir, vous annonce le trophée de notre Maçonnerie et qu'on n'en doit faire usage que pour elle, c'est-à-dire pour l'équité. (On lui donne les gants.) Nous allons procéder à votre proclamation. Mes chers Frères Chevaliers Maçons, consentez-vous que Zorobabel règne désormais sur les travaux de la Maçonnerie ? (Ils y consentent en baissant et relevant la pointe de leurs épées. En le plaçant à la chaise qui lui est destinée :)

Passez, mon Frère, au tribunal des souverains de notre ouvrage. Vous servirez de pierre angulaire à l'édifice et vous devez régner sur les ouvriers comme Salomon, Hiram et Moabon y ont régné et commandé sur eux.

Dès qu'il est en place, les Frères remettent leur épée, frappent dans leurs mains 3 fois et crient 3 fois Zorobabel.

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Chevalier de l'Epée (Bibliothèque municipale de Lyon, Fonds Willermoz, Ms 5933) (1)

5 Septembre 2012 , Rédigé par JB Willermoz Publié dans #Rites et rituels

Quand le récipiendaire est prêt, le Terrible le conduit à la porte de la tour, auprès des Gardes qui l'interrogent et auxquels il répond. (Le Terrible lui dicte ses réponses.)  

Garde :            Que demandez-vous ?  

Récipiendaire :Je demande s'il est possible de parler à votre Souverain.  

Garde :            Qui êtes-vous ?  

Récip.:             Le premier d'entre mes égaux, Maçon par rang et captif par disgrâce.  

Garde :            Quel est votre nom ?  

Récip.:             Zorobabel.  

Garde :            Quel est votre âge ?  

Récip.:             70 ans.  

Garde :            Quel est le sujet qui vous amène ici ?  

Récip.:             Les larmes et la misère de mes Frères.  

Garde :            Attendez, nous tâcherons de faire parvenir vos plaintes au Souverain. L'un des Gardes frappe 7 coups à la porte de la tour en Chevalier de l'Épée. Le 2eGénéral 2eSurveillant frappe 7 coups sur le maillet du Premier Général Premier Surveillant, celui-ci sur celui du 2eet le Souverain ensuite.  

2eGén.:           Un Garde frappe à la porte de la tour en Chevalier de l'Épée.  

1erGén.:          Souverain Maître, un Garde, etc.  

Souv.:             Général Premier Surveillant, qu'on l'introduise. Gardez avec toutes les précautions ordinaires ; dans le trouble où je suis il n'est point de petits avis à négliger. Le 2eSurveillant va à la porte, frappe, ouvre, amène le Garde à l'occident qui, croisant les bras, s'incline et dit :  

Garde :            Le premier d'entre les égaux des Maçons, âgé de 70 ans, demande à paraître devant vous.  

Souv.:             Qu'il soit introduit dans la tour de notre palais ; nous l'interrogerons. Le Garde fait une autre prosternation, s'en retourne, fait entrer le récipiendaire dans la tour, la referme et le Souverain lui demande:  

Souv.:             Quel sujet vous amène ici ?  

Récip.:             Implorer la justice et la bonté du Souverain.  

Souv.:             Sur quoi ?  

Récip.:             Demander grâce pour mes Frères qui sont en servitude depuis 70 ans.  

Souv.:             Quel est votre nom ?  

Récip.:             Zorobabel, le premier d'entre mes égaux, Maçon par rang et captif par disgrâce.  

Souv.:             Quelle est la grâce que vous demandez ?  

Récip.:             Que sous la faveur du Grand Architecte de l'Univers la justice du roi nous accorde la liberté et qu'il nous permette d'aller rebâtir le Temple de notre Souverain.  

Souv.:             Puisque d'aussi justes motifs vous conduisent ici, que la liberté de paraître devant nous à face découverte lui soit accordée. Aussitôt les Généraux vont ouvrir la porte de la tour et l'amènent à l'occident et le font prosterner.  

Souv.:             Zorobabel, j'ai ressenti comme vous le poids de votre captivité ; je suis prêt à vous en délivrer et de vous accorder la liberté sur l'instant si vous voulez me communiquer les secrets et les mystères de la Maçonnerie pour qui j'ai toujours eu la plus profonde vénération.  

Récip.:             Souverain Maître, lorsque Salomon nous en donna les premiers principes, il nous apprit que l'égalité devait être la 1èrecolonne ; elle ne règne point ici : votre rang, vos titres, votre supériorité et votre cour ne sont point compatibles avec le séjour où l'on s'instruit des mystères de mon Ordre. D'ailleurs vos marques extérieures me sont inconnues et les serments inviolables qui m'engagent et que je ne puis fausser m'empêchent de vous dévoiler de tels mystères ; si ma liberté est à ce prix, je préfère la captivité.  

Souv.:             J'admire la fermeté de Zorobabel ; il mérite la liberté par sa fermeté dans ses engagements. Les Frères y répondent tout de suite en baissant et relevant la pointe de leur épée.  

Souv.:             Général F. 2eSurv., faites faire à Zorobabel les 70 tours de l'occident, midi, orient et septentrion, que je réduis à 15, pour que cette route lui fasse trouver la grâce que sa discrétion mérite. De retour, le 2eSurv. frappe 7 coups et le Premier Surv. Dit :  

1erGén.:          Que demandez-vous ?  

2eGén.:           Le voyage mystérieux de Zorobabel est fini.  

1erGén.:          Souverain Maître, le voyage, etc.  

Souv.:             Je vous accorde, Zorobabel, la grâce que vous m'avez demandée; je consens que vous soyez mis en liberté. Le Souverain frappe 7 coups qui servent de signal aux Généraux pour ôter à Zorobabel ses fers, ce qu'ils font, et le Souverain dit :  

Souv.:             Allez dans votre pays ; je vous permets de rebâtir le Temple détruit par mes ancêtres ; que vos trésors vous soient remis entre les mains avant le soleil couché. Soyez reconnu chef sur vos égaux ; j'ordonnerai qu'on vous obéisse en tout lieu de votre passage. Qu'il vous soit donné toute aide et secours comme à moi-même ; je n'exige de vous qu'un simple tribut de trois agneaux, cinq moutons et sept béliers que j'enverrai recevoir sous le portique du nouveau Temple ; et si je le demande, c'est plutôt pour me ressouvenir de l'amitié que je vous jure que par reconnaissance. Approchez, cher ami. (Les Généraux le font approcher.) Je vous arme de cette épée pour marque distinctive sur vos égaux ; je suis persuadé que vous ne l'emploierez qu'à leur défense ; en conséquence, je vous crée Chevalier de l'Epée. (En disant ces derniers mots, il lui frappe de son épée sur l'épaule et l'embrasse ; et donnant le tablier et le cordon vert qui passe de l'épaule gauche à la droite:) Pour vous marquer mon estime, je vous décore d'un tablier et d'un cordon que j'ai adoptés à l'imitation des ouvriers de votre Temple, quoique ces marques ne soient accompagnées d'aucun mystère. Cependant je ne les accorde qu'aux Princes de ma cour par honneur ; désormais vous pouvez jouir comme eux des mêmes avantages. , je vous remets entre les mains de mon Premier Général qui vous donnera des guides pour vous conduire en sûreté auprès de vos Frères et au lieu où vous devez rebâtir le nouveau Temple. Le Premier Général le fait rentrer dans la tour et l'y laisse pendant que les Frères passent en silence dans le 2ndappartement.  

Dès qu'un Servant avertit le Terrible que tous sont entrés, celui-ci prend le récipiendaire, le mène par derrière la tenture à l'endroit où est le pont qui conduit au second appartement à l'entrée duquel il trouve des Gardes qui l'arrêtent, lui arrachent son cordon et son tablier vert, et veulent l'empêcher de passer ; mais il les force, les met en fuite et arrive à la porte du 2ndappartement.

Le Terrible frappe 7 coups en Chevalier de l'Épée. Les Frères dans ce second appartement ne sont plus de la cour de Cyrus. Dès qu'ils entendent frapper ils prennent à la ceinture du tablier une truelle qu'ils tiennent de la main gauche et leur épée de la droite. Le tracé de la loge est couvert d'un drap rouge. Le 2ndSurveillant frappe 7 coups le premier.  

2ndSurv.:         J'ai entendu frapper à la porte de la loge en Chevalier de l'Épée.  

1erSurv.:         Très Excellent Maître, on frappe, etc.  

T. Exc.:            Très Puissant Frères Second Surveillant, voyez qui frappe.  

2ndSurv.:         (Le 2ndfrappe et ouvre, disant :) Que demandez-vous?  

Récip.:             Je demande à revoir mes Frères, ces restes infortunés de la fraternité qui sont échappés de la captivité, afin de leur donner des nouvelles de ma délivrance de Babylone. (Le 2ndSurv. revient, frappe; le Premier lui répond et le 2nddit :)  

2ndSurv.:         C'est un Frère captif de Babylone qui dit avoir été délivré et qui demande  à être réuni au sein de la fraternité.  

1erSurv.:         Très Excellent Maître, c'est un Frère, etc.  

T. Exc.:            Mes Frères, la nouvelle de ce captif pourrait avoir son fondement. Les 70 années sont expirées, le jour de la réédification du Temple est arrivé: ne négligeons point un aussi précieux augure. Faites-lui demander son nom, de quel pays il est, son âge, pour éviter la surprise. (Le 2ndfrappe, on lui répond ; il ouvre et dit:)  

2ndSurv.:         Quel est votre nom ?  

Récip.:             Zorobabel.  

2ndSurv.:         Où est votre pays ?  

Récip.:             En deçà du fleuve Starbuzanaï, à l'occident de la Syrie.  

2ndSurv.:         Quel est votre âge ?  

Récip.:             70 ans. (Le Second Surv. referme la porte, frappe et dit au Premier Surv. :)  

2ndSurv.:         Ce captif qui vient de Babylone se nomme Zorobabel ; il est d'un lieu en deçà du fleuve Starbuzanaï, à l'occident de la Syrie, et il a 70 ans.  

1erSurv.:         Très Excellent Maître, ce captif, etc.  

T. Exc.:            Zorobabel, le nom du pays en deçà le fleuve Starbuzanaï, âgé de 70 ans; oui, mes Frères, la captivité cesse et notre sommeil finit. Ce captif fut justement le prince de la tribu souveraine qui doit relever notre Temple ; qu'il soit admis parmi nous et soit reconnu pour guider et soutenir nos travaux. (Le Second Surv. va frapper, ouvre, reçoit le captif et le conduit à l'occident.)  

1erSurv.:         Très Excellent Maître, voici Zorobabel qui désire être admis au sein de la fraternité.  

T. Exc.:            Zorobabel, faites-nous un récit succinct de votre délivrance.

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