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Hauts Grades

Articles avec #rites et rituels tag

La maçonnerie Adonhiramite

8 Mai 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #Rites et rituels

Elle existe dans l'ouvrage du baron de Tschoudy, ayant pour titre Recueil précieux de la Maçonnerie adonhiramite (1 vol. in-12, en 2 parties ; la première est de 144 p., la deuxième est de 166 p. Paris, 1787).

 

Elle comprend treize grades ; l’auteur s'est plu à enrichir de notes curieuses et d'observations savantes les trois premiers degrés ; cette préférence justifie l'opinion commune aux maçons instruits, que la véritable Maçonnerie ne s'étend pas au-delà du régime symbolique.

 

 1. Apprenti,

2. Compagnon,

3. Maître,

4. Ancien maître,

5. Élu des Neuf,

6. Élu de Pérignan,

7. Élu des Quinze,

8. Petit-architecte,

9. Grand-architecte,

10. Maître écossais,

11. Chevalier d'Orient,

12. Rose-Croix,

13. Noachite ou chev. prussien.

 

 Le baron de Tschoudy n'a travaillé, en maçonnerie, que pour propager le système jésuitique, aussi a-t-il dédié ce rite aux maçons Instruits (lisez aux Jésuites).

Tschoudy ne fut pas le seul qui imagina des systèmes mystérieux et des grades, sous des formes maçonniques, nous allons citer quelques autres auteurs principaux, pour l'instruction des frères nouvellement admis dans l'institution.

source : www.ledifice.net

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Ordre de l’Etoile Flamboyante (1766)

8 Mai 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #Rites et rituels

Le baron de Tschoudy, écrivain spirituel et caustique, est l'auteur de l’Etoile flamboyante. Il naquit à Metz en 1730 et mourut à Paris en 1769. Nous avons vu qu'il avait composé quelques grades et des rituels pour le Conseil des Chevaliers d'Orient, dont on fut étonné de le voir membre.

En 1766, il institua, en dehors de ce conseil éphémère, l’Ordre de l'Etoile flamboyante, composé de grades chevaleresques, remontant aux croisades, d'après le système templier des jésuites.

Cette production renouvela avec esprit, sous des formes neuves, la doctrine de Ramsay. Partisan adroit de l'école jésuitique, l'auteur attribue la fondation de la Franc-maçonnerie à Pierre l'Hermite (45), ce fameux provocateur des croisades, et il en détermine le modèle, le caractère et l'origine sur les institutions religieuses et chevaleresques, dont les croisades inondèrent la chrétienté.

Croisades. « Le véritable motif des croisades contre l'Orient, dit Laurens, est encore inconnu. La conquête de la terre sainte est le but apparent que l'histoire ne caractérise pas assez. L'esprit des conquêtes n'est pas l'esprit de l'Évangile. La politique, qui ne juge que par les résultats, ne voit, dans cette conception gigantesque, que le complément de toutes les folies et la source d'une infinité de maux que le temps seul a pu faire oublier.

En effet, le délire des croisades, loin de propager les bienfaits du christianisme, ne servit qu'à en dépraver la doctrine, à produire la dissolution des mœurs, en introduisant, dans l'Occident, les vices de l'Orient, en agitant violemment les esprits, et en les « disposant, au milieu d'une guerre entreprise au nom de la divinité (Dieu le veut !), à la fureur des guerres religieuses, qui donnèrent l'impulsion à tous les excès qui, pendant longtemps, ont déchiré le sein du christianisme, et singulièrement retardé les progrès de la raison. (Essai sur la Franc-maç., par Laurens, 2e édit., p. 87 ; Paris, 1806).

Et ce serait là notre origine ! — Ce qui serait plus qu'étrange et contraire à toutes les probabilités, serait de voir une société éclairée, philosophique, essentiellement tolérante, prendre naissance au sein d'une armée immense, au milieu d’un tas d'hommes et de femmes perdus de crimes, parmi lesquels, dit le président Hénault, le vrai christianisme était aussi rare que la vertu » (Hist. chronol. de France).

Le but secret des croisades (secret papal) était de substituer, à Constantinople, l'Eglise d'Occident (romaine) à l'Eglise d'Orient (grecque), et non, comme quelques-uns l’ont cru, de rebâtir le temple de Jérusalem. Des chrétiens relever un temple juif ! Quelle idée !

L’ordre jésuitique étant sur le point de crouler en Allemagne, les jésuites publièrent, entre autres ouvrages de leurs partisans, l’Etoile flamboyante, où Tschoudy ne manque pas d'annoncer l’Ordre des Chevaliers bienfaisants de la Cité sainte, dernier refuge des jésuites.

 « L’Etoile flamboyante ou pythagoricienne est le pentagone étoilé des sept sages de la Grèce, que les jésuites, dit Bonneville, qui en voit partout, ont souillé de leur lettre G (initiale de général). »

Le baron de Tschoudy, frère plein de zèle, d'esprit et de franchise, a, dans son Etoile flamboyante, loué la Maçonnerie en homme qui l'aime avec passion ; mais il en critique les abus avec chaleur.

Il appelle les hauts grades une occasion de frais pour les dupes, il en donne la.nomenclature et s'écrie: « D'où nous vient cette marchandise ? Et par quelle fatalité une aussi mauvaise drogue a-t-elle acquis un aussi prodigieux débit ? Tout ce qui est hors-d'œuvre, tout ce qui enveloppe un objet sous des accessoires superflus, plus propres à l'avilir qu'à le relever, est un vice qu'il faut détruire : c'est la honte de la raison, le tort de l'esprit et le poison du cœur. »

Le F. Boileau, maçon enthousiaste, s'exprime, sur certains grades de l'échelle écossaise et principalement sur les grades à poignard, avec une semblable énergie, dans ses savants mémoires. (V. les Annales maçonniques de Caillot, 1708 et 1709.)

 

source : www.ledifice.net

 

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Grand Chapitre Général de France(1782)

8 Mai 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #Rites et rituels

Ce chapitre des hauts grades ou Grand-Chapitre général de France, composé des débris de l’ancien Conseil des Empereurs d’Orient et d'Occident, souverains princes-maçons, et du Conseil des Chevaliers d’Orient, auxquels s'étaient joints des frères dits hauts gradés, se forma et se constitua, à Paris, en 1782, de sa propre autorité (comme tous les corps maçonniques appelés écossais), dans le but d'en constituer d'autres an France.

En 1785, il était, d'après des conférences sérieuses qui avaient eu lieu, sur le point d'opérer sa réunion au G.-O. Mais, dans une de ses assemblées, le docteur Gerbier se présente et soutient au Grand-Chapitre général que sa qualification était usurpée (il disait vrai), et qu'elle appartenait, par droit d'ancienneté, au chapitre qu'il présidait (il mentait).

Pour jouer ce rôle, Gerbier s'était entendu ; avec un marchand de décors maçonniques, demeurant place Dauphine, pour fabriquer, en latin, la patente de son chapitre ; en voici la traduction :

« De l'Orient du monde et de la Grande-Loge d'Edimbourg, où régnent la Foi, l’Espérance et la Charité, dans la paix, l’unanimité et l'égalité, le 21e jour du 1er mois d'Hiram 5721 et d'après, l'hiéroglyphe posthume du Sauveur, 1688.

Salut, salut, salut.

Nous, soussignés, disciples du Sauveur, à tous ceux qui ont ou qui pourront y avoir intérêt, savoir faisons : « Que nous avons créé, en faveur des Français, un grand-chapitre de la Rose-Croix, dent le siège suprême, au nom et sous la pleine puissance et autorité de notre frère duc d'Anton, pair de France, d'une imputation digne de ce rang, ou de quelqu'un des frères chevaliers, accomplis en tout point, qui devra être muni par le Chapitre ou par la Loge dudit de lettres authentiques, résidera à perpétuité à Paris, pour y jouir du privilège de propagation et constitution dans l'intérieur de la France seulement. A ces conditions, nous, par  ces présentes, munies de notre sceau et de notre signature, que ledit chapitre suive librement son génie naturel ; en conséquence, qu'il soit béni, honoré et que foi lui soit ajoutée.

Donné à l'Orient de l'Univers, la 23e année de notre règne. Signé : « Bardoux, Barlay, Ardidenowitz, Rittary, Chulquet, Keysovet, Fortoret, Bainet, Huiwin, Dreyts, major Bakrmann, signor Cuttin, Hindrelaet, H.-S Bonut, Burnet, secrétaire.

Le parchemin porte les taches du vin répandu, par maladresse, en apposant ces fausses signatures dans le cabaret, près du grand Châtelet, où avaient dîné les deux faussaires.

Pour donner de l'authenticité à une pièce dont on devait entendre parler pour la première fois, il fallait prouver que le Grand-Chapitre de la Rose-Croix avait, opéré et constitué ; en conséquence, Gerbier exhibe le bref de Rose-Croix, dont voici la teneur ;

Au nom du G. Arch. de l'univ., suprême rémunérateur de la vertu, source pure de toutes perfections, vérité et justice, et sous les auspices du G.-M., le frère duc d’Antin ;

A tous les maçons-libres répandus sur la surface de la terre et sur la plaine liquide des mers, salut, et savoir faisons, que Nous, G.-M. et officiers de la loge de Saint-Jean, fondée et établie à l'Orient de Paris, sous le titre auguste de la Parfaite-Union, avons initié dans nos travaux et mystères de l'Art-Royal et reçu au grade de docteur et prince de Rose-Croix, le 21 avril 1721, notre très cher frère de Quadt, lieutenant-général des armées du roi, et, après avoir reconnu en lui les qualités requises, l'avons, aujourd'hui , élu troisième vénérable de la respectable loge, en foi de quoi nous lui avons fait expédier le présent certificat, au bas duquel il a signé ne varietur, que nous avons fait contresigner de notre secrétaire, pour l'autoriser à jouir évidemment partout, et à perpétuité, de tous les honneurs qui lui sont dus en sa dite qualité, dans tous les chapitres et dans toutes les loges régulières, et reconnues pour telles ; offrant le réciproque à tous nos frères répandus sur la surface de la terre et sur la plaine liquide des mers : car tel est notre pouvoir.

Donné de Nous, maître et officiers de la loge Saint-Jean, fondée et établie à l'Orient de Paris, sons le titre auguste de la Parfaite-Union.

A l'Orient de Paris, sous le sceau mystérieux de nos armes, l’an de la lumière 5721, le 23e jour du 4e mois, et, selon le style ordinaire, le 23 juin 1721.

Signés Caruccinoli, vén.; le chev. de Beaupré, 1er surv.; Haudet, 2e surv., le marq. de l'Aigle, ex-vén.; le marq. de Crécy, de Saint-Lazart, Bognet, P. le Lorrain, Le Rat, orat. ; baron de Suiset.—Scellé et délivré le dit jour 23 juin 1721, signé: Martois.

Par mandement de la logede la Parfaite-Union, signé : Muisieux, secret, gén. »

L'audace effrontée qui enfanta ces productions ne peut être dépassée que par l'ignorance profonde de leurs auteurs et l'étrange aveuglement de ceux qu'elles étaient destinées à tromper.

D'abord le style de ces pièces n'a jamais appartenu à aucune chancellerie, dite maçonnique, d'aucun pays.

Puis la date de 1721, qui serait antérieure de quatre années à l'introduction de la Franc-maçonnerie à Paris, et, par conséquent, de dix-sept années à la nomination du duc d'Antin comme G.-M., aurait dû nécessairement éclairer tout maçon un peu instruit.

Ensuite, la mise en avant d'une loge imaginaire, la Parfaite-Union, qui aurait également existé quatre années avant la Maçonnerie parisienne, sans que celle-ci s'en doutât.

Enfin, depuis 1695 jusqu'en 1736, époque de la transformation des corporations ouvrières d'Ecosse en loges franc-maçonniques, il y avait eu, dans ce royaume, suspension complète de réunions et absence totale de corps maçonniques constituants.

Malgré toutes ces preuves accablantes qui constatent deux faux matériels évidents, ces pièces, dont la première présente quinze fausses signatures et la deuxième douze, imposèrent à plusieurs membres influents, qui crurent ou feignirent de croire Gerbier sur parole et déterminèrent le concordat du 24 mars 1785, qui unit le faux chapitre de Rose-Croix au Grand-Chapitre général de France, pour ne former avec lui qu'un même corps.

Ce Grand-Chapitre opéra ensuite sa réunion au G. O. le 17 février 1786, et, s'appuyant sur la patente de 1721, qu'il ne possédait que depuis dix mois, il fit stipuler, dans le concordat, le dépôt de ce titre dans les archives du G.-O. Ce corps, qui avait, sans doute quelque intérêt à fermer les yeux sur ces manœuvres, qu'il était censé ignorer, lui conféra la qualification de Chapitre métropolitain, lequel, enhardi dans une voie qui s'élargissait pour lui, osa faire remonter ses travaux à l'impossible, 21 mars 1721.

On pense bien que la loge l’Ardente-Amitié, de Rouen, sur laquelle a été souché le Chapitre d'Hérédom et que le Chapitre du Choix, à Paris, deux fruits de l'arbre du mont Hérédom, cultivé par la G.-L. royale d'Edimbourg, réclamèrent, mais vainement, contre ces monstruosités ; la G.-L. royale fut même consultée, en septembre, sur l'authenticité du parchemin de Gerbier ; il ne lui fut pas difficile d'après ce que nette venons d'établir, de prouver la fausseté de ce titre : déclarant n'avoir, jusqu'à présent, délivré pour la France, de pouvoirs constituants (V. p. 92, pour leur légitimité) qu'aux frères Mathéus et Chabouillé. Sa déclaration est datée du 11 décembre 1786, jour de la célébration de la fête de saint André et de sa maçonnerie, 5786.

 

Cette pièce est arrivée à Paris longtemps après la réunion du Grand-Chapitre général au G.-O. de France. Déjà le frère Murdoch, grand-secrétaire de la G.-L. royale, avait transmis, le 14 octobre, au frère Mathéus, des documents analogues. (V. p. 93. ). D'ailleurs, ces documents seraient-ils parvenus avant la réunion, qu'ils ne l'auraient pas empêchée : le but secret du G.-O. était de s'agréger le Grand-Chapitre général de France, dont la régularité originelle lui importait peu ; elle était sans doute aussi équivoque que celle de la G.-L. royale d'Edimbourg, mais il voulait s'en servir comme d'une massue, pour anéantir l’écossisme en France, ou, du moins, mettre un terme aux envahissements intolérables et à l'ambition dominatrice des établissements de toutes sortes, prétendus écossais ; car, nous le répétons, depuis la réforme de Ramsay, qui, étant Écossais, donna à son rite le nom de son pays, tout ce qui fut ensuite inventé partout prit le nom d'Écossais.

Le G.-O., qui avait eu ses motifs pour agir ainsi (44), refusa, avec raison, toute discussion avec la G.-L. royale ou ses juridiciés, avant qu'elle ait justifié de son autorité et de son existence légale. Il se retrancha aussi, et avec fondement, sur ce que cette G.-L. n'avait pas le droit de donner de pareilles attestations dans les pays de la domination française, encore moins d'y constituer des chapitres qui entravaient ses opérations, au mépris du concordat fait entre la G.-L. de France et celles d'Angleterre et d'Ecosse, en 1767, etc.

Il n'y avait rien à répliquer ; la G.-L. royale se tut ; les choses en restèrent là.

source : www.ledifice.net

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Souverain-Conseil des Chevaliers d’Orient (1762)

8 Mai 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #Rites et rituels

1762. Des frères mécontents se séparent du Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident, et rejettent sa doctrine. Dans le but de rivaliser avec lui, ils établissent, à Paris, un nouveau conseil des hauts grades. Il est fondé, le 22 juillet, par Pirlet, tailleur d'habits, sous le titre de Souverain-Conseil des Chevaliers d'Orient. Le rituel fut rédigé par le baron de Tschoudy, auteur de l’Étoile flamboyante ; on le vit, avec étonnement, figurer parmi les membres de cette coterie, qui délivre, de sa propre autorité, des constitutions et des chartes ; mais elle propage une doctrine plus saine que celle du Conseil des Empereurs ; car elle fait remonter l'initiation maçonnique aux Egyptiens. Son rite n'était composé que de quinze grades, puisqu'il s'arrêtait au chevalier d’Orient (ou de l'Èpée). (V. la nomenclature du Conseil des Empereurs.)

En 1766, ce conseil publie une adresse aux franc-maçons français, dans laquelle il invite les loges et les chapitres à méconnaître la filiation qu'on prétendait exister entre les franc-maçons et les templiers, et proscrit tout grade qui aurait un rapport direct ou indirect avec ce système, qui était celui du Conseil des Empereurs ou du rit d'Hérédom, aujourd'hui rite écossais ancien et accepté.

L'auteur d'un avertissement qui précède le grade deG.-J.-G.-E., chevalier kadosh, ayant à parler de ces maçons, s'exprime ainsi, page 11 : «...Un souverain conseil des Chevaliers d'Orient, dont les marches ténébreuses et serpentantes n'ont été connues que longtemps après leurs explosions frauduleuses. Convenons cependant, à leur décharge, qu'ils sont les premiers qui ont lancé la foudre sur ce grade de G.-J. G.-E. (grand-inspecteur grand-élu), en 1766 ; mais leur existence insidieuse, leurs attentats contre la G.-L. de France, qu'ils sont parvenus à détruire en partie, ne leur laissaient pas assez de considération pour entraîner le respect à leurs décisions. Il y a plus : on leur a porté des plaintes, des dénonciations de réceptions de ce grade, depuis la proscription par eux prononcée, et l’on ne voit aucune trace qu'ils se soient mis en devoir de sévir contres les réfractaires à leurs décrets » (brochure in-12 de 84 pages ; Paris, 1781).

1769, 28 mai. Mort du baron de Tschoudy, âgé de 40 ans. Il légua aux archives du conseil plusieurs manuscrits et entre autres l'ouvrage intitulé l'Ecossais de Saint-André, à la condition de ne les point faire imprimer ; mais le conseil n'en tint aucun compte, il les publia, il les vendit et se déconsidéra.

1780. Le Conseil des Chevaliers d'Orient et celui des Empereurs sont, depuis quelques années, réduits, pour se maintenir réciproquement, à se recruter de gens de bas étage et à tous prix.

 1781. Ces deux corps, frappés de déconsidération, tombent tout-à-fait en décadence et disparaissent de la scène maçonnique, pour rentrer dans le néant d'où ils étaient sortis. (V. Conseil des Empereurs.)

 De leurs débris va surgir un autre chapitre des hauts grades, se constituant, de son autorité privée, Grand-Chapitre général de France.

source : www.ledifice.net

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Conseil des Empereurs d’Orient et d’Occident (1758)

8 Mai 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #Rites et rituels

  

En 1758, il se forma, à Paris, un chapitre de hauts grades, appelé Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident. Ses membres s'intitulaient souverains princes maçons, substituts généraux de l’Art-Royal, grands surveillants et officiers de la grande et souveraine loge de Saint-Jean de Jérusalem. Ils constituaient des loges, des chapitres et des collèges (42). Leurs degrés d'instruction se composaient de vingt-cinq grades, sous le titre d'Hérédom, divisés en sept classes, dont la doctrine avait pour base le système templier. Ce conseil se divisait en collèges, dans lesquels ces classes étaient conférées. Voici la liste des grades, avec les distances d'obtention.

Nomenclature du rite dit d’Hérédom ou de Perfection

 

Classes.                                                                                                            Distances.

 

              1. Apprenti                                                                                                   mois 3

1re   {       2. Compagnon                                                                                            5   } 15 mois

              3. Maître                                                                                                        7

 

              4. Maître secret                                                                                              3

                 5. Maître parfait                                                                                          3

2e     {       6. Secrétaire intime                                                                                     3   } 21

                  7. Intendant des Vatiments                                                                         5

                  8. Prévôt et juge.                                                                                         7

 

                  9. Maître élu des Neuf                                                                                3

3e     {      10. Maître élu des Quinze                                                                            3   }7

                11. Elu illustre, chef des douze tribus.                                                          1

 

                12. Grand-Maître architecte                                                                         1

4e     {      13. Chevalier Royale-Arche                                                                        3   }5

                14. Grand-élu, ancien maître parfait                                                            1

 

                15. Chevalier de l’Epée ou d'Orient                                                                1

                16. Prince de Jérusalem                                                                                   1

5e     {      17. Chevalier d'Orient et d'Occident                                                                3   } 9

                18. Chevalier Rose-Croix                                                                                 1

                19. Grand-pontife ou maître ad vitam.                                                                        3

 

                20. Grand-patriarche noachite                                                                          3

6e     {      21. G.-M. de la clef de la Maçonnerie                                                              3   } 9

                22. Prince du Liban, Ch. Royale-Arche.

 

                23. Chevalier du Soleil, prince adepte, chef du Grand-Consistoire                 5

7e     {     24. Illustre ch., grand-commandeur de l'Aigle blanc et noir, G.-élu K.-H     5   } 15

                25. Très ill. souv. prince de la Maçonnerie, grand-chev., sublime                     ¾

                       commandeur de Royal-Secret                                                                    5      81

 

Le nombre mystérieux de mois dans lequel il fallait être initié pour arriver successivement au dernier grade formait le nombre 81 : 8 et 1 font 9, comme 8 et 1 font 81, comme 9 fois 9 font 81, tous nombres parfaits.

Un maçon qui avait rempli son temps, cueillait enfin, disait-on, la Rose-Mystique (le secret templier.)

En 1759, ce conseil a constitué, à Bordeaux, un conseil des princes de Royal-Secret, qui constitua aussi plusieurs ateliers et délivra des chartes. Ainsi, les provinces, où le tourbillon des folies devrait être moins dangereux pour les bons esprits, ne reculaient pas devant les innovations dangereuses : on a déjà vu que Lyon, Arras, Marseille, Toulouse, Bordeaux, avaient pris l'initiative sur Paris.

 

Le 27 août 1761, le Conseil des Empereurs délivre une patente de grand-inspecteur député au juif Stephen Morin, que des affaires de commerce appelaient à Saint-Domingue. Le but du conseil était de propager au-delà des mers sa maçonnerie dite d'Hérédom ou de perfection. Il ne se doutait guère que d'audacieux jongleurs, s'emparant de ce rite pour l'exploiter à leur profit, le modifieraient à Charlestown (États-Unis) et l'introduiraient, 43 ans après, à Paris, lieu de sa création en le surchargeant de huit degrés qu'ils attribueraient au grand Frédéric qui avait en horreur les hauts grades.

 Ce tacte, singulièrement remarquable pour l'époque, fit dire qu'en fait de vanité, chrétiens et Israélites s'en tendaient admirablement. Nous le reproduisons ici, parce que étant la cause principale du mal fait à la Maçonnerie, il est nécessaire qu'il soit sous les yeux du lecteur (43).

Ce conseil continue de constituer à Paris et dans la France, des ateliers, concurremment avec la G.-L. de France et la G.-L. Lacorne, qui le soutient. Que pensent de cette anarchie ceux qui s'opposent à l'unité de pouvoir ?

En 1762, le 21 septembre, des commissaires du Conseil des Empereurs et du Conseil des Princes de Royal-Secret, à Bordeaux, y arrêtent, dit-on, les règlements de leur maçonnerie d'Hérédom ou de perfection en trente-cinq articles et déterminent, dans les hauts grades, la doctrine du Conseil des Empereurs. Comment ce corps n'avait-il pas alors ses statuts ?

Cette date, attribuée aux règlements du rite de perfection, appelés les grandes constitutions de 1762, n'est confirmée par aucun document. Il n'est resté à Bordeaux aucune trace, aucun souvenir du Consistoire prétendu qui les aurait arrêtés. On sait que la fraude préside volontiers à la naissance de ces fausses maçonneries ; et, malgré cela, ces constitutions plus qu'équivoques, servent encore de règle aux loges du rite dit ancien et accepté. Il y a plus, le Suprême-Conseil du 33e degré les invoque dans ses décrets, les considérant comme la charte primitive de l'organisation du rite ancien, sur lequel il s'est attribué une puissance dogmatique.

1762. Cette année, des frères mécontents (comme il y en aura toujours) se séparent de ce conseil, et, pour rivaliser avec lui, ils instituent, de leur autorité, ainsi qu'il est d'usage, à ce qu'il paraît, dans l'écossisme, un nouveau conseil appelé des Chevaliers d'Orient.

1780. Vers cette époque, le Conseil des Empereurs et sa fraction des Chevaliers d’Orient sont réduits, peur se fortifier réciproquement, à se recruter de gens de bas étage, dont, avec de l’argent, ils faisaient des princes-maçons.

La réunion d'un nombre déterminé de princes de Royal-Secret (25e et dernier degré, correspondant au 32e du rite dit ancien et accepté) formait le Conseil suprême des Princes-Maçons, et les dignitaires de ce conseil prenaient le titre de grands-inspecteurs généraux.

Le 22 janvier, le Conseil des Empereurs fait connaître, par une circulaire, qu'il prend, (toujours de son autorité), le titre de sublime Mère-Loge écossaise du Grand-Globe français, souveraine Grande-Loge de France. Il n'ignorait cependant pas que ce titre appartenait déjà à une puissance maçonnique, dont nous avons parlé.

Dans cette circulaire, le conseil propose aux maçons, par souscription, un ouvrage intitulé : Précis historique de la Franche-Maçonnerie française. Si le manuscrit a existé, l'ouvrage na jamais paru.

1781. Enfin, ce conseil, qui a voulu rivaliser avec la G.-L. de France, le G.-O. lui-même et toutes les sublimes puissances des hauts grades, est néanmoins tombé dans une déconsidération complète. Ce corps, d'abord recommandable, est graduellement descendu assez bas pour oser proposer, par souscription, dans une circulaire, les grades maçonniques de ses archives, à raison de six francs par livraison. Ainsi, pour ranimer l'intérêt, ce sublime conseil publie les grades de ses archives contre la volonté des donateurs : vains efforts, inutile et coupable imprudence, l'opinion publique, c'est-à-dire l'opinion de tous les franc-maçons, hommes de sens, l'abandonne, et ces superbes maçons disparaissent pour toujours de la scène maçonnique. De leurs débriset de ceux des Chevaliers d'Orient surgira un autre chapitre des hauts grades, qui, aussi de son autorité, se constituera Grand-Chapitre général de Frange.

Ainsi s'éteignit ce rite d'Hérédom, inconnu en Ecosse et qui cessa d'être pratiqué en France par suite de la puissance qui, de son autorité, s'en était donné la direction.

 Mais en 1803, il y fut rapporté par un certain frère Haquet, ancien notaire à Saint-Domingue, qui le pratiqua, de son autorité, à la loge des Sept-Écossais, à Paris, et osa le porter au G.-O. ; il connaissait le terrain et savait que, tout occupés du présent, les membres de ce corps devaient avoir oublié le passé. Le G.-O., qui était possesseur légal de ce rite par l'entremise du Grand-Chapitre général et de la G.-L. de France, dont il est le successeur incontestable, crut devoir accepter ce cadeau, qui n'en était pas un, et, pour récompenser le frère Haquet, il le nomma président du Grand-Consistoire des Rites.

Source : www.ledifice.net

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Souverain-Conseil, sublime mère-loge des excellents du grand-globe français.(1752)

8 Mai 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #Rites et rituels

Une puissance des hauts grades se forma vers l’année 1752, sous le titre fastueux de Souverain-Conseil, sublime Mère-Loge écossaise du Grand-Globe français ; ensuite, elle s'est appelée Souverain-Conseil, sublime Mère-Loge des Excellents du Grand-Globe français (40). Il nous manque la nomenclature de ses grades.

Ce corps a publié plusieurs décrets fulminants contre des grades nouveaux introduits furtivement dans l'échelle maçonnique dite écossaise.

Le Souverain-Conseil s'exprime ainsi dans un décret du 9 mars 1780, dont le texte est curieux à conserver : « Ayant pris en considération la dénonciation faite de plusieurs grades dangereux, factices et illusoires, qui se sont introduits dans la Maçonnerie, soit par l'ambition, l'ignorance ou la cupidité, et ayant reconnu que le Petit-Elu, l'Elu des Neuf ou de Pérignan, l'Elu des Quinze, le Maître illustre, le Chevalier de l'Ancre ou de l'Espérance, ne sont que les échelons d'une morale répréhensible qui conduit au grade affreux de Grand-Inspecteur général, ou Chevalier Kadosh, ou Chevalier élu, ou Chevalier de l'Aigle noir, surmonté de commanderies illusoires et parasites, tant dans celui de souverain commandeur du Temple que dans celui d'écossais de Saint-André d'Ecosse, imaginé et apporté à Paris par le feu baron de Tschoudy, qui se reproduit aujourd'hui dans les directoires écossais de Dresde, adoptés à Lyon, Strasbourg et Bordeaux, n'est qu'une modification du grand-inspecteur chevalier kadosch, etc., le but et les récompenses étant les mêmes, au cordon et à la vengeance près, que celui-ci blâme avec justice ; que le grade écossais de Saint-André d'Ecosse, non moins dangereux par ses émigrations projetées, par ses sophismes présentés avec art, tendrait à la subversion de la vraie Maçonnerie ; que le soi-disant grade de Rose-Croix et adhérents présente des absurdités qui pourraient être autrement qualifiées ; que celui de chevalier d'Orient, surmonté des commandeurs d’Orient, production niaise et bâtarde, ne présente qu'un faux développement de la lettre maçonnique, sans pouvoir s'adapter à son esprit, etc., etc.,

arrête que lesdits grades seront supprimés et proscrits de toutes les loges, où la vraie lumière est en recommandation, etc. »

« Par un autre décret du 27 novembre, même année, ce Souverain-Conseil supprime les titres d'écossais, d’anglais, d'irlandais, d'écossais saxons, d’africains de Berlin, de maçons réformés de Brunswick, etc., et rétablit l'ancien titre d'excellent, parce que, dit le décret : En conservant plus longtemps une dénomination étrangère, source d'une infinité d'abus préjudiciables au bon ordre, à la paix, à l'union, qui doivent régner dans toutes les loges de France, ce serait s'exposer aux justes reproches des sages et des légitimes maçons. » (Extrait d'un imprimé en placard, format atlantique, signé : Labady, par mandement du Souverain-Conseil, sublime Mère-Loge, etc...)

Ce Souverain-Conseil a prétendu avoir les droits de la G.-L. de France, dans laquelle il s'est peut-être confondu ou qu'il aura reçue dans son sein, en perdant son titre. En effet, on lit, dans l'avertissement qui précède le grade de grand-inspecteur ; grand-élu ou chevalier kadosch, imprimé à Paris en 1781, on lit, disons-nous, cette note, p. 18 : En 1766, le Souverain-Conseil, sublime Mère-Loge des Excellents, fit imprimer le discours dé son orateur, afin que tous tes maîtres de loges, à qui il fut adressé, pussent voter au jour indiqué sur l'union proposée, avec pleine et entière connaissance de cause. En 1772, l'union du Souverain-Conseil et de la G.-L. fut arrêtée en assemblée. —Cette G.-L. était, sans aucun doute, la fraction dissidente et remuante, qui alors accueillit la proposition faite le 2 octobre 1766, par le frère Gouillard (41) à la G.-L. qui le rejeta ; car une note du même avertissement, p. 9, dit à ce sujet : « Beaucoup de maçons ignorent qu'en octobre 1766, le Souverain-Conseil, sublime Mère-Loge, dite des Excellents, proposa de s’unir avec la très respectable G.-L. ; que la suspension de ses travaux empêcha l’exécution de cette proposition qui fut définitivement arrêtée en 1772 (avec les F. bannis) ; raison pour laquelle l’acceptation par écrit de S. A. Sérén. à la suprême Grande-Maîtrise du 5 avril 1772, fut conçue au nom du Souverain-Conseil, sublime Mère-Loge, dite des Excellents du Grand-Globe français, et de la très respectable G.-L. de France. » Ainsi se trouve expliqué ce point historique.

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Rite de la Vieille-Bru, ou des écossais fidèles (1748)

8 Mai 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #Rites et rituels

En 1748, une année après la création du chapitre jacobite d'Arras, par Charles-Edouard Stuart, le rite de la Vieille-Bru ou des Écossais fidèles fut établi à Toulouse, en témoignage de reconnaissance envers les maçons de cet Orient, qui, dit la Chronique, avaient favorablement accueilli sir Samuel Lockard, aide-de-camp du Prétendant (39), pendant son passage en cette ville.

Ce rite, composé de neuf degrés, était divisé en trois chapitres, qui prenaient le nom de consistoire.

Le premier chapitre comprend :

Apprenti,

Compagnon,

Maître,

Maître secret.

Le deuxième comprend quatre degrés, désignés sous le titre d'Elus. Son système est templier.

 Le troisième chapitre était formé des initiés aux secrets de la Maçonnerie scientifique. Ce régime était administré par un conseil, dont les membres avaient nom Ménatzchims, ou chefs suprêmes du rite.

Le G.-O. ne lui reconnaissant pas un but moral ou scientifique assez précis, refusa, en 1804, d'admettre ce rite, que le titre ne favorisait pas. On a aussi prétendu que la charte du roi d'Angleterre était loin d'offrir les caractères de l'authenticité. Il continua, dit-оn, a être pratiqué dans le midi de la France jusqu'en 1812, qui fut, sans doute, son année fatale, car le 8 février le directoire des rites rejeta de nouveau la demande en reconnaissance de ce régime formée par la loge Napoléomagne, à Toulouse, et ce refus est basé sur les mêmes motifs.

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Chapitre Primordial de Rose-Croix Jacobite d’Arras (1747)

8 Mai 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #Rites et rituels

Charles-Edouard Stuart, dit le Prétendant, passant à Arras et voulant reconnaître la bienfaisance des maçons et leurs soins pour sa personne, leur délivre une bulle d'institution de chapitre primordial, sous le titre d'Ecosse jacobite, et en donne l'administration à plusieurs notables de la ville, entre autres aux avocats de Lagneau et de Robespierre (le père du conventionnel). Voici la teneur de cette bulle :

« Nous Charles-Edouard Stuart, roi d'Angleterre, de France, d'Ecosse et d'Irlande, et, en cette qualité, substitut G.-M. du chapitre de H., connu sous le titre de chevalier de l'Aigle et du Pélican, et, depuis nos malheurs et nos infortunes, sous celui de Rose-Croix ; voulant témoigner aux maçons artésiens combien nous sommes reconnaissant envers eux des preuves de bienfaisance qu'ils nous ont prodiguées, avec les officiers de la garnison de la ville d'Arras, et de leur attachement à notre personne, pendant le séjour de six mois que nous avons fait en cette ville.

 Nous avons, en leur faveur, créé et érigé, créons et érigeons, par la présente bulle, en ladite ville d'Arras, un S. chapitre primordial de Rose-Croix, sous le titre distinctif d'Ecosse jacobite, qui sera régi et gouverné par les chevaliers Lagneau et de Robespierre, tous deux avocats ; Hazard et ses deux fils, tous trois médecins; J.-B. Lucet, notre tapissier, et Jérôme Cellier, notre horloger, auxquels nous permettons et donnons pouvoir de faire, tant par eux que par leurs successeurs, non-seulement des chevaliers Rose-Croix, mais même de pouvoir créer un chapitre dans toutes les villes où ils croiront devoir le faire, lorsqu'ils en seront requis, sans cependant par eux, ni par leurs successeurs, pouvoir créer deux chapitres dans une même ville, quelque peuplée qu'elle puisse être.

Et pour que foi soit ajoutée à notre présente bulle, nous l'avons signée de notre main et à icelle fait apposer le sceau secret de nos commandements, et fait contresigner par le secrétaire de notre cabinet, le jeudi 15e jour du 2e mois, l'an de l'incarnation 1747.

  

Signé : Charles-Edouard Stuart.

De par le roi, signé : lord de Berkley, secrétaire. »

Ce chapitre en érigea quelques-uns, mais en petit nombre. En 1780, il institua, à Paris, un chapitre de Rose-Croix, sous le titre de chapitre d'Arras, de la vallée de Paris. Ce chapitre s'est réuni au G.-O. le 27 décembre 1801. Il avait été déclaré premier suffragant du chapitre dEcosse jacobite, avec le droit de constituer. source :

 

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Mère-loge écossaise de Marseille (1750)

8 Mai 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #Rites et rituels

Nous donnons la nomenclature suivante, qui existe dans plusieurs collections, et, dans quelques-unes sous le titre de :

Rite écossais, dit philosophique de la Mère-Loge écossaise.

Nous ferons observer que le titre de Mère Loge est, selon nous, très déplacé en maçonnerie, où toutes les loges sont sœurs. Nous approuvons le titre de Grandes-Loges, donné à des corps représentatifs, chargés d'administrer l'Ordre maçonnique, mais auxquels il est interdit de pratiquer les grades.

Ce rite comporte dix-huit degrés :

1. Apprenti,

2. Compagnon,

3. Maître,

4. Maître parfait,

5. Grand-Écossais,

6. Chevalier de l'Aigle noir,

7. Commandeur de l'Aigle noir,

8. Rose-Croix,

9. Vrai-Maçon,

10. Chevalier des Argonautes,

11. — de la Toison d’Or,

12. Apprenti philosophe,

13. Chev. Adepte de l’Aigle et du Soleil.

14. Sublime philosophe,

15. Chevalier du Phénix,

16. Adepte de la Mère-Loge,

17. Chevalier de l’Iris,

18. Chevalier du Soleil.

 Nous croyons devoir attribuer ce rite à l'établissement fondé à Marseille avant 1750.

Un maçon voyageur, dont le nom et les titres sont restés inconnus, institua, dit-on, à Marseille, en ce temps-là, une Mère-Loge, sous le titre de Saint-Jean d'Ecosse. On a des preuves qu'elle florissait en 1751. Dès 1762, sa dénomination fut Mère-loge écossaise de France. Mais on ne doit pas la confondre avec la loge de Saint-Alexandre d'Ecosse et du Contrat social réunis, qui a pris, pendant l'existence même de la Mère-Loge écossaise de France, à Marseille, le titre pareil de Mère-Loge écossaise de France, et qui, dans sa nomenclature, composée de douze grades, en a emprunté huit à celle que nous venons de donner, sans que son complaisant historien, le frère Thory, ait pris la peine de justifier ces deux faits peu maçonniques.

La Mère-Loge écossaise de Marseille ou Mère-Loge écossaise de France constitua des loges dans le Levant, dans les colonies, dans la Provence, à Lyon et à Paris même. Son local à Marseille était un des plus beaux qui existassent en Europe.

Cette Mère-Loge écossaise de France qui, à l'instar de la Grande-Loge royale d’Edimbourg, ne relève que d'elle-même, s'étant elle-même constituée, c'est-à-dire ne l'ayant pas été primitivement, résista longtemps aux tentatives faites et réitérées pour sa réunion au G. -O., tenant à son indépendance et surtout à son titre qui, selon elle, l'autorisait à constituer des loges et chapitres.

En 1812, elle était présidée par le vénérable maître Rigordy, président du tribunal des douanes.

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Régime réformé ou rectifié de Dresde

8 Mai 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #Rites et rituels

Ce régime fut basé sur le système templier de Ramsay. Le rituel d'initiation est divisé en deux parties : l’ordre extérieur, comprenant les trois degrés symboliques, et l'ordre intérieur, composé de trois grades, formant un système religieux basé sur la chevalerie. Ces deux ordres se lient par un grade intermédiaire, le maître écossais de Saint-André, dans lequel on choisit les candidats pour les Chevaliers bienfaisants de la Cité sainte. En voici, la nomenclature :

 Ordre extérieur.

1. Apprenti,

2. Compagnon,

3. Maître.

Grade intermédiaire

4. Maître écossais de Saint-André.

 Ordre intérieur.

5. Chapitre équestre,

6. Novice,

7. Chevalier.

Ce régime produisit divers directoires dits écossais qui avaient une dénomination et un siège magistrat particuliers, exerçant, chacun dans son ressort, une suprématie prétendue maçonnique.

Bordeaux avait le Directoire d'Occitanie, 2e province.

Lyon ¾ d'Auvergne, 3e province.

Strasbourg — de Bourgogne, 5e province.

 Ces trois établissements distincts, unis par les mêmes principes, la même doctrine et les mêmes formes maçonniques, s'intitulaient langue française. Ils correspondaient avec Chambéry, qui avait le directoire dItalie ou de la Lombardie autrichienne. Plusieurs provinces françaises, entre autres l'Alsace, la Franche-Comté, le Dauphiné et la Provence, comptaient plusieurs loges constituées par ces directoires écossais.

C'est du fond de l'Allemagne qu'arriva en France cette nuée de grades symboliques ou prétendus tels, êtres fantastiques sortis des vapeurs du cerveau de Ramsay. La doctrine maçonnique de ce novateur intrigant, amalgamée dans les trois grades primitifs, les distinguait particulièrement des grades nouveaux, que, dans les directoires écossais, la manie des distinctions avait rehaussés du titre piquant de régime rectifié.

Par un acte solennel arrêté et signé, le 13 avril 1776, les trois directoires firent leur réunion au G.-O. de France, sous la réserve du droit de constituer, mais avec l'obligation de soumettre au visa et à la confirmation par le G.-O. des constitutions qui émaneraient de chacun d'eux.

Le 6 mars 1781, le directoire écossais de Septimanie, séant à Montpellier, demande et obtient du G.-O. la même faveur que les autres directoires.

Tel ne devait pas être le système du G.-O. ; il devait éclairer les maçons auxquels il était facile de démontrer, comme encore aujourd'hui, qu'au-delà de l'antique symbole hiéroglyphique de la maîtrise, il n'y a plus que superfluité, aberration et charlatanisme ; « Tout rite, dit l'auteur du Livre bleu, qui nécessite un 4e grade pour parvenir à la perfection, n'appartient plus à la véritable Maçonnerie, et c'est le cas du rite des directoires écossais inconnus en Ecosse.

Ils ont eu pour grand-maître le duc de Bouillon, G.-M. du G.-O. de Bouillon.

source : www.ledifice.net

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