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Hauts Grades

Articles avec #rites et rituels tag

Rite Français : rituel de consécration d'une Loge souveraine selon les anciens usages

3 Décembre 2010 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Rites et rituels

Lorsque tout est prêt et que l'heure fixée par l'ordre du jour est arrivée, les Fondateurs et les FF. Visiteurs (il est souhaitable d’en compter au moins sept, pour le bon déroulement de la cérémonie) prennent place en Loge, sans cortège. Les Frères se tiennent debout ; ils ne sont pas à l’ordre et ne porte pas leurs décors.

Seule la veilleuse est allumée sur le plateau du Vénérable.

Les deux Surveillants et le Vénérable désignés pour tenir les plateaux au début de la cérémonie, sont revêtus de leurs décors et se tiennent debout derrière leurs plateaux respectifs.

Le Vénérable, couvert, l’épée au côté, frappe un coup de maillet qui est répété par les Surveillants.

Le Vénérable (coup de maillet)

suivi par le premier et le second Surveillants

Le Vénérable

Frère Premier Surveillant, je demande le silence pour l’ouverture de la Loge d’Apprenti. 

Le premier Surveillant

Mes Frères le Vénérable vous invite au silence pour l’ouverture de la Loge d’Apprenti.

Le second Surveillant

Mes Frères le Vénérable vous invite au silence pour l’ouverture de la Loge d’Apprenti.

Le Vénérable

Mes Frères habillez-vous.

Le Vénérable

Mes Frères, aidez moi à délimiter symboliquement l’espace sacré de nos futurs travaux.

Prenez la corde à nœuds placée devant vous et faites la passer derrière vous.

A partir de cet instant vous faites partie intégrante de la Loge.

ouverture de la Loge selon le rituel en usage 

Le Vénérable

Mes Frères, nous sommes assemblés pour consacrer la Respectable Loge qui prendra le nom de XXX et conduira ses travaux à l’Orient de XXX. Frère Secrétaire, voulez‑vous bien nous faire la lecture des Lettres Patentes de Constitution et Consécration.

Le Secrétaire se lève, se met à l'ordre et donne lecture de ces Lettres Patentes :

À la Gloire du Grand Architecte de l’Univers

Lettres Patentes de Constitution et Consécration

d’une Loge Libre, Régulière et Souveraine de saint Jean

Ex Tenebris Lux

Aux Très Illustres Maçons Francs et Acceptés,

À tous les Sublimes Frères répandus sur les deux Hémisphères,

Nous, hommes d’honneur et de probité, nés libres et reconnus d’âge mûr et de bonne réputation, régulièrement reçus au grade de Maître Maçon, par une Loge Juste et Parfaite :

Suit la liste des membres Fondateurs qui se lèvent à l’appel de leur nom et restent debout.

Faisons connaître qu’en vertu de notre Régularité dans l’Art Royal et selon la volonté de tous les Frères ici assemblés,

Avons Constitué une Loge Libre et Souveraine de saint Jean,

à l’Orient de XXX,

Consacrée sous le Titre distinctif de : XXX

le Xe Jour du Xe Mois de l’An du Monde 6xxx, en un lieu Très Saint, Très Eclairé et Très Secret, abris du Mystère et de l’Amour Fraternel, les Frères Fondateurs sus-nommés ont formé Loge, ont régulièrement ouvert les travaux A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers, et sont convenus de constituer à perpétuité  une Respectable Loge, consacrée sous le nom de XXX.

La Loge se réunira aux dates prévues dans le Règlement intérieur et ouvrira ses travaux pour pratiquer les trois grades symboliques, selon le Rite Français.

Les Frères assemblés ont, à l’unanimité, désigné pour être installé dans la Chaire du Roi Salomon le Vénérable Frère XXX, muni de la confiance de ses Frères, des titres authentiques et des pleins pouvoirs, pour conférer en cette ville les grades d’Apprenti, Compagnon et Maître Maçon.

Ils demandent très expressément à tous les Maçons répandus sur la surface de la terre, et à toutes les Loges régulièrement formées au sein de la Maçonnerie universelle, de reconnaître la Respectable Loge XXX, Loge Libre et Souveraine de saint Jean, à l’Orient de xxx, comme régulière et constituée selon les principes de la Très Respectable et Très Ancienne Confrérie des Maçons Francs et Acceptés.

Ils déclarent que nul ne pourra être admis dans leur Respectable Loge, s’il n’est Maçon régulier ou candidat dûment préparé.

Le Vénérable

Mes Frères Fondateurs, persistez-vous dans votre désir que soit consacrée dans cet Orient une nouvelle Loge, et promettez-vous d’y travailler dans la concorde et l’amour fraternel, animés du seul soucis de la prospérité de l’Ordre, du bien de vos Frères, et de la Gloire du GADL’U ?

Les Fondateurs, qui sont déjà debout, manifestent leur approbation en étendant la main droite. Le Vénérable poursuit :

Le Vénérable

Mes Frères, nous allons invoquer la protection divine sur cette nouvelle Loge qui va être consacrée. Mon F. Maître des Cérémonies, faîtes apporter les trois réchauds où nous ferons brûler des parfums en hommage au GADL’U et en signe de la pureté du zèle qui anime les Fondateurs de cette Respectable Loge ; et que nos esprits à tous s’élèvent vers les régions d’En Haut.

Prenez séance, mes Frères.

Mon F. Maître des Cérémonies, prenez avec vous trois Experts et remplissez votre office.

Le Maître des Cérémonies sort, accompagnés des trois Frères qu’il aura préalablement désigné, allume sur les parvis l’encens qu’il place sur trois coupelles, en prenant soin que les Experts qui en portent une chacun, ne puissent se brûler.

Quand tout le monde est prêt, le Maître des Cérémonies frappe à la porte de la Loge (00‑0).

Le Vénérable

Frère premier Surveillant, faites donner l’entrée.

Le premier Surveillant

Frère second Surveillant, faites donner l’entrée.

Le second Surveillant

 Frère Couvreur, faites donner l’entrée.

Le Maître d’Harmonie accompagne cette entrée et le dépôt des coupelles d’encens, d’une musique appropriée. Le Couvreur ouvre la porte à deux battants. Le Maître des Cérémonies entre sans mot dire, suivi des trois Experts porteurs des coupelles d’encens. Le Couvreur ferme ensuite discrètement la porte et prend place.

Le Maître des Cérémonies avance avec solennité et fait poser les coupelles successivement sur les chandeliers Soleil, Lune, Maître de la Loge. Chacun regagne ensuite sa place.

Le Vénérable

Que les Frères Fondateurs forment leur première Chaîne d’union.

Les Fondateurs forment la Chaîne d’union au centre de la Loge. Le Vénérable se découvre.

Le Vénérable

Debout, mes Frères Visiteurs, à l’ordre, glaive en main.

Tandis que la fumée de l’encens s’élève, le Vénérable prononce une nouvelle invocation :

Le Vénérable

GADL’U, source de toute lumière et de tout bien, daigne regarder avec faveur les Frères assemblés devant Toi pour fonder dans cet Orient à perpétuité une Loge de saint Jean.

Veuille, nous t’en supplions, purifier leur cœur de toute inimitié et de tout désir contraire ou étranger au but de notre institution, et y entretenir jusqu’à leur mort le zèle dont ils sont animés au service de ce but. Cela afin qu’ils soient dignes de ce que Tu viennes Toi-même présider invisiblement leurs travaux, chaque fois qu’ils les auront ouverts en Ton Nom.

Daigne toujours protéger à l’avenir cette Loge consacrée à Ta Gloire, afin qu’elle prospère dans la fidélité à Ta sainte Loi et aux règles de notre Ordre, et qu’elle conduise vers Toi tous ceux qui viendront frapper à sa porte avec des désirs humbles et purs.

Daigne enfin continuer de protéger notre Ordre tout entier, qui renouvelle en ce moment à travers le cœur de tous les Frères présents le vœu de travailler sans cesse à la propagation de Ta divine lumière et au grand œuvre de la fraternité universelle.

Mes Frères, par leur volonté de s’unir pour former Loge, par leur volonté de se référer à la tradition initiatique du Rite Français, par leur volonté de se réunir au Nom du GADL’U, les Frères Fondateurs disposent désormais d’une Respectable Loge Libre et Souveraine de saint Jean, consacrée en ce jour sous le signe distinctif de XXX.

Frères fondateurs, veuillez accueillir dans votre Chaîne d’union tous les Frères ici présents puis reformer cette Chaîne qui s’élargira au fil du temps, à travers tous ceux que vous initierez à nos mystères et tous ceux qui viendront se joindre à vos travaux pour y apporter dévouement, paix et union fraternelle.

Le Maître de la nouvelle Loge consacrée, Vénérable Fondateur

Mes Frères, n'oublions jamais que l'Amour fraternel est la « base, la pierre angulaire, le ciment et la gloire de notre vieille confrérie ».

Que nos cœurs se rapprochent en même temps que nos mains, que l'Amour fraternel unisse tous les maillons de cette chaîne formée librement par nous.

Comprenons la grandeur et la beauté de ce rite ancestral, pénétrons nous de son sens profond. Cette chaîne nous unit à tous nos Frères heureux ou malheureux répandus sur la surface de la terre.

En elle sont toujours présents ceux qui la formaient hier. Qu'elle soit l'emblème de la tradition que nous avons régulièrement reçue, que nous maintenons sans faillir et que nous transmettrons dans sa plénitude aux générations à venir.

Elevons notre esprit vers le Grand Architecte de l'Univers qui est Dieu, et jurons de travailler sans relâche, en bons et fidèles Francs Maçons, au grand oeuvre de la Fraternité universelle.

Un moment de silence.

Le Vénérable et tous les Frères sans rompre la chaîne :

Nous le jurons !

On observe un instant de silence.

Le Maître de la nouvelle Loge consacrée, Vénérable Fondateur

Mes Frères, rompons la chaîne.

Tous les Frères secouent trois fois les mains et rompent la chaîne.

Chacun reprend sa place dans la Loge, excepté le Maître de la Loge nouvellement consacrée, qui préside désormais les travaux et prend donc place dans la Chaire du roi Salomon, et celui qui a officié comme Vénérable, lequel prend place immédiatement à sa droite.

Le Vénérable Fondateur peut procéder à l’investiture des Officiers (voir le rituel d’Installation), remercier les Frères visiteurs en les faisant applaudir par une triple batterie et un triple vivat, proposer aux FF. Visiteurs de prendre la parole, demander au F. Orateur de célébrer ce jour par un Morceau de son Architecture, faire une allocution pour remercier les FF. Visiteurs et définir l’axe des prochains travaux.

Quand l’ordre du jour est épuisé, il passe à la clôture des travaux.

Hervé VIGIER

source : http://montaleau.over-blog.com/

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Pratique des différents Rites Maçonniques connus

24 Novembre 2010 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Rites et rituels

Intitulé     Rite Nb Rituels Réponses au sondage Pourcentage

Rite Ecossais Ancien et Accepté REAA 79 394 70,74

Rite Français RF 18 76 13,64

Rite Ecossais Rectifié RER 54 27 4,85

Rite de Memphis Misraïm RMM 3 25 4,49

Rite Emulation RE 29 15 2,69

Rite Français Groussier RFG - 4 0,72

Rite Opératif de Salomon ROS 3 4 0,72

Rite Français Moderne RFM - 3 0,54

Rite Français Moderne Rétabli RFMR 13 3 0,54

Rite de la Stricte Observance Templière RSOT 7 2 -

Rite d'Ambelain RA - 1 -

Rite Moderne Belge RMB - 1 -

Rite d'York RY 8 1 -

Rituel 1820 R 1820 3 - -

Rituels Divers R Div 7 - -

Rituel "Luguet" R Luguet 3 - -

Rite Ancien et Accepté RAA 3 - -

Rite Anglais Ancien Accepté RAAA 3 - -

Rite Anglais de Bristol RAB 3 - -

Rite Anglais d'Oxfordshire RAO 4 - -

Rite Croix Rouge de Constantin RCRC 1 - -

Rituels du Duc de Chartes 1784 RDC 1784 3 - -

Rite Ecossais 1800 RE 1800 35 - -

Rite Emulation Hauts Grades RE HG 23 - -

Rite Ecossais Philosophique RE PH 3 - -

Rite Ecossais Primitif RE PR 15 - -

Rite Ecossais Primitif H.G. RE PR HG 6 - -

Rite Ecossais Ancien et Accepté H. G. REAA HG 93 - -

Rite Ecossais Ancien et Accepté "Molay" REAA M 19 - -

Rite Elu Coën REC 33 - -

Rite Ecossais Rectifié H.G. RER HG 18 - -

Rite Ecossais Théurgique RET 3 - -

Rite Ecossais Théurgique Hauts Grades RET HG 10 - -

Rite Français 1783 RF 1783 4 - -

Rite Français 1783 Hauts Grades RF 1783 5 - -

Rite Français 1818 RF 1818 3 - -

Rite Français 1818 Hauts Grades RF 1818 4 - -

Rite Français Cérémonies RF C 4 - -
Rite Français Hauts Grades RF HG 32 - -

Rite Forestier / Carbonari RFC 5 - -

Rite de la Grande Loge de l'Etat d'Israël RGLEI 3 - -

Rite Grades Maçonniques Alliés RGMA 4 - -

Rite Irlandais RI - - -

Rituel des Loges de Lyon 1772 RLL 1772 1 - -

Rite de Misraïm RM 15 - -

Rite de Misraïm 1820 RM 1820 3 - -

Rite Martiniste Rma 5 - -

Rite Martiniste Hauts Grades Rma HG 4 - -

Rite Martinisme "Baylot" RMaB 26 - -

Rituels du Marquis de Gages 1763 RMG 1763 3 - -

Rite de Memphis Misraïm H.G. RMM HG 32 - -

Rituel de Maître Marin de Noé RMMN 1 - -

Rite de Memphis Misraïm Rétabli RMMR 25 - -

Rite Maîtres Royaux Choisis RMRC 1 - -

Rite de Misraïm Venise RMV 3 - -

Rite de Misraïm Venise 1788 RMV 1788 90 - -

Rituel Naasènees RN 1 - -

Rite Nautoniers de l'Arche Royale RNAR 1 - -

Rituel de l'Ordre des Fendeurs - 18éme ROF - - -

Rite Opératif de Salomon Hauts Grades ROS HG 1 - -

Rituel du Prince de Clermont RPC 3 - -

Rite Rose-Croix A.M.O.R.C. RRCAMOR 27 - -

Rite Scottish Craft Rituals RSCR 11 - -

Rite Standard d'Ecosse RSE 12 - -

Rite Standard d'Ecosse Hauts Grades RSE HG 4 - -

Rite de la Stricte Observance Templière HG RSOT HG 5 - -

Rite de Venise RV 3 - -

Rite York H.C. RY HC 9 - -

Rite d'York Hauts Grades RY HG 13 - -

Rite d'York Arche Royale Américaine RYARA 6 - -

Rite d'York Croix Rouge de Constantin RYCRC 3 - -

Rite York Maîtres Royaux Choisis RYMRC 8 - -

Rite d'York Nautoniers de l'Arche Royale RYNAR 1 - -

 

Source : http://www.ledifice.net

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Elus Coëns : discours de Réception du chevalier de Guibert

17 Novembre 2010 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Rites et rituels

Vous venez d'être initié, mon Très Cher Frère, dans un ordre qui, ayant pour but de ramener l'homme à sa glorieuse origine, l'y conduit comme par la main, en lui apprenant à se connaître, à considérer les rapports qui existent entre lui et la nature entière dont il devait être le centre s'il ne fût pas déchu de cette origine, et enfin à reconnaître l'Être suprême dont il est émané.

Ces trois objets essentiels viennent de vous être retracés pendant le cours de votre réception, sous des emblèmes et des hiéroglyphes dont le secret ne vous sera donné qu'en proportion du développement de votre intelligence, par laquelle vous acquerrez les moyens pour remplir votre destination.

Tel est le grand but que l'ordre des Élus Coëns se propose, et ce qu'il attend de vous. J'ose espérer, mon Très Cher Frère, que par une volonté ferme et active, vous coopérerez à ce qu'il s'effectue non seulement pour vous, mais encore pour tous vos frères.

Les liens qui vous unissent dès ce moment à nous ne vous laissent plus le choix entre abandonner ou suivre la carrière que vous commencez. Les engagements que vous venez de contracter et les liens du sang vous font la loi de vous y maintenir. Votre frère se présente à nous pour être instruit des choses dont l'homme a eu le malheur de perdre le souvenir. Grand par son émanation et faible par nature, l'homme n'a su se maintenir à sa place. Gémissons sur son sort, gémissons sur nous-mêmes, et prions le Grand Architecte de l'Univers qu'il nous donne les forces nécessaires pour faire notre travail afin d'être bientôt réunis à lui.

Voilà, en entrant dans l'ordre, le travail qui vous est plus particulièrement assigné. Emmener votre frère au sein de nos circonférences, ce sera doubler votre jouissance et les liens qui vous unissent à lui. Pour y parvenir, n'oubliez pas que par nous-mêmes nous ne pouvons rien, et que ce n'est que par le secours qui nous vient d'en haut que nous pouvons quelque chose. Demandons donc, et demandons dans l'esprit des paroles de notre divin maître : Tout ce que vous demanderez en mon nom vous sera accordé, nous dit-il. Après une pareille promesse, combien serions-nous coupables si nous n'en faisions le bon usage que nous devons. Il nous dit encore : Là où vous serez deux ou trois assemblés en mon nom, je serai au milieu de vous. Oh ! Mon Dieu, puisque telle est votre promesse, répandez votre sainte bénédiction sur nous tous, afin que nous n'ayons qu'un cœur et qu'une voix pour vous louer et vous bénir éternellement. 

 

"Surtout, mon Dieu, ayez pitié de votre créature qui s'humilie tous les jours devant vous pour vous demander que votre volonté soit faite et, en ce jour solennel où votre Église célèbre la résurrection de votre divin Fils, ressuscitez en nous le don de vous servir en esprit et en vérité". 

source : le blog des amis de Martinès de Pasqually

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Rituel de triangle au RER

6 Août 2009 Publié dans #Rites et rituels


Un de nos Frères recherche un rituel de Triangle au RER(si cela existe!).

Merci de votre réponse
Frat
Patrick
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Instructions du Compagnon

7 Septembre 2007 , Rédigé par RER GODF Publié dans #Rites et rituels

Vous  venez  aujourd'hui,  mon  cher  Frère,  de  faire  le  second  pas  dans  le  cheminement maçonnique ; celui-ci, quoique plus simple en apparence, n'en est pas moins important et il vous  impose  de  nouveaux  symboles  à  méditer  qui  ne  peuvent  encore  vous  être  clairement expliqués ; écoutez, en attendant, les explications de votre réception. Elles vous aideront et vous faciliteront le nouveau travail qui vous est imposé. Avant d'être présenté à la Loge, vous avez été livré à la réflexion et à la solitude pour vous apprendre que le Maçon doit peser mûrement toutes ses démarches et se rendre un compte exact de ses motifs avant d'agir.

Vous avez ensuite été introduit en Loge comme déjà un homme éprouvé et satisfait des secours que l'Ordre lui avait procurés. On vous a accordé l'entrée pour vous fortifier dans les bonnes dispositions et dans la confiance dont vous paraissez rempli. 

Placé entre les deux Surveillants, à l'Occident, vous y avez trouvé en eux les guides et amis fidèles qui vous avaient préservé des dangers de vos premières épreuves et qui étaient encore également disposés à vous diriger dans la route qui vous restait à faire. 

Vous avez été assujetti à cinq voyages autour du Temple, pour vous apprendre que, lorsqu'on s'est une fois engagé dans le chemin de la vertu, il faut le suivre sans se décourager par les obstacles que l'on peut y rencontrer encore : la persévérance les diminue et la force pour les vaincre augmente en proportion de la confiance. 

Vous avez fait les voyages avec les yeux découverts, ce qui vous désigne que lorsque le Maçon a une fois ouvert les siens à la Lumière par un effort de sa propre volonté et de sa confiance, elle ne l'abandonne pas tant qu'il conserve de l'attrait. Vous l'avez reçue dans votre premier grade, mais  vous  êtes  encore  trop  peu  affermi  dans  les  vertus  maçonniques.  Vos  connaissances étaient  trop  imparfaites  pour  pouvoir  être,  sans  danger,  votre  propre  guide.  Il  fallait  vous garantir de ceux de la présomption et des préjugés dont les illusions égarent l'âme des mortels et vous mettre en état de méditer avec fruit les nouvelles maximes que l'Ordre vous destinait dans ce grade. . ..

 

 

 

 

 

 

 

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rituels numérisés

18 Septembre 2006 , Rédigé par gibelain Publié dans #Rites et rituels

Mes BAF's

je vous remercie de tous vos envois de rituels. Mon encyclopédie avance. Pour quelle soit presque complète, il me manque encore quelques rituels numérisés.

Je recherche , des rituels en français de KT-KM, des "cryptiques degrés", et des allied masonic degrees.

Merci

Mon adresse :

pod1@wanadoo.fr

 

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Le rite Emulation

26 Avril 2005 , Rédigé par Alec Mellor Publié dans #Rites et rituels

Alec MELLOR

Au nombre des Rites (1) pratiqués à la Grande Loge Nationale Française, figure le Rite Émulation. Contrairement à une erreur fréquente, il n'est pas le Rite officiel de la Grande Loge Unie d'Angleterre, laquelle n'a d'ailleurs pas de Rite officiel, et il n'est pas davantage le seul Rite anglais. Parmi ceux pratiqués Outre‑Manche (Bristol, Logic, Taylor, West End, etc.), et qui sont d'une même famille, ne différant que par des variantes parfois infimes, le Rite Émulation est cependant le plus important. Le Rite pratiqué en France sous son nom en comporte également quelques‑unes par la force des choses (2).

Nous examinerons dans ce bref article

1)     L'histoire du Rite

2)     Sa conception propre de la Franc‑Maçonnerie

3)     L'Esprit dans lequel il est pratiqué.

 

I

HISTOIRE DU RITE

Lorsque la Franc‑Maçonnerie, d'opérative qu'elle était, se fit spéculative (3), au terme d'une longue évolution poursuivie de la fin du XVIe siècle au début du XVIIIe siècle, son Rituel s'était naturellement modelé sur cette évolution.  Ce qu'était notre Rituel primitif nous est connu, mais imparfaitement, par les 'Old Charges' et les 'Early masonic cathechisms' pour l'Angleterre et par une abondante floraison de divulgations antimaçonniques pour la France (4). Ce Rituel nous apparaît comme d'une extrême simplicité : ouverture et clôture rituelles, prière initiale et finale, obligation prêtée par le candidat, communication des secrets, agape. Là se bornait le Rituel d'origine, celui dont tous les Rites maçonniques devaient sortir, puis se ramifier et se différencier.  Au XVIIIe siècle, surtout après que notre grade de maître eût fait son apparition (5), associé à sa légende thématique dont l'origine demeure une énigme, le Rituel s'étoffe.  L'un après l'autre, les éléments de la Franc‑Maçonnerie moderne viennent s'agglutiner autour du noyau primitif.  Beaucoup de fioritures seront éphémères. D'autres adjonctions subsisteront et telles parties archaïques s'avéreront les plus solides.

Cette même époque fut marquée par la rivalité des 'Antients' et des 'Moderns', qui ne se termina qu'en 1813 par l'Art of Union d'où sortit la moderne Grande Loge Unie d'Angleterre.  La recherche historique a mis en évidence, de nos jours, que la "réconciliation" des Antients et des Moderns fut, en fait, la victoire des Antients, dont le principal grief contre les Moderns était d'avoir laissé tomber en désuétude des portions du Rituel particulièrement vénérables par leur ancienneté. Le Rite Emulation devait ainsi, si l'on ose dire, sortir de l'œuf.

Par crainte des divulgations, mais aussi pour des motifs plus profonds, et dont l'explication appartient aux sociologues, le Rituel primitif s'était longtemps transmis par la seule transmission orale.  Lorsque la Maçonnerie se fit spéculative, l'antique interdiction d'écrire subsista, assortie de ses terribles peines symboliques.  Ainsi s'explique que de nos jours encore, le candidat doit s'obliger à ne jamais "écrire, buriner, sculpter, marquer, etc" les secrets, et cela bien que le Rituel soit aujourd'hui, non seulement écrit, mais ‑ sauf précautions cryptographiques et omissions voulues ‑ imprimé.

Nos anciens Frères s'étaient trouvés, en 1813, devant une difficulté grave comment concilier 1e respect de l'interdiction d'écrire et la nécessité de protéger le Rituel contre d'inévitables altérations de ville à ville, voire de loge à loge, si ce dernier était abandonné à tous les aléas d'une transmission purement orale ?  La Grande Loge avait recommandé qu'il y eût une parfaite unité (perfect unity) du Travail maçonnique, mais n'était‑ce pas préconiser l'alliance de l'eau et du feu ?

La difficulté fut résolue grâce à une institution nouvelle : les loges d'instruction.  La loge d'instruction était une sorte de loge fictive, destinée à faire répéter les cérémonies tout comme lors des "répétitions" des pièces de théâtre.  Elles ont survécu jusqu'à nous. Qu'est‑ce, au demeurant, qu'une initiation, sinon un véritable drame sacré ?  Le protagoniste n'en est d'ailleurs pas le Vénérable mais l'initié.  C'est dire le non‑sens qu'il y a à la lire.  Qui a compris cela comprendra tout l'esprit du Rite Émulation.  L'année 1823 vit naître l'Émulation Lodge of Improvement, à laquelle se consacra jusqu'à sa mort un maçon d'élite, Peter Gilkes (1765‑1833). Une lignée de grands ritualistes devait lui succéder jusqu'à notre époque.  Depuis 1823, il n'est pas un vendredi où l'Emulation Lodqe of Improvement ne se soit réunie à 18 heures, précises, dans le but de répéter les cérémonies des trois grades symboliques.  Le Rituel d'origine fut ainsi conservé dans sa pureté de manière stricte et, pourrait‑on dire, ombrageuse, par pure transmission orale, et est demeuré, à une virgule près, celui de 1813, immuable et inaltéré.  Si l'on considère que Peter Gilkes lui‑même avait été initié à la British Lodge n° 8 en 1786, nous tenons le chaînon qui relie le rite Émulation à celui pratiqué à une époque beaucoup plus ancienne, et l'on peut dès lors voir en lui le plus "pur" de tous les Rites maçonniques.

Un réseau de loges d'instruction devait, depuis lors, se répandre sur le globe.

L'archaïque malédiction contre qui oserait écrire le Rituel ne pouvait cependant survivre dans les sociétés modernes.  Dès le XVIIIe siècle, un parjure nommé Prichard divulgua les rituels des trois grades dans sa Masonry dissected (1730).  Il a rendu aux historiens le service de les renseigner sur ce qu'étaient nos cérémonies de son temps, mais il fut aussi durant des décennies la providence des Vénérables desservis par une mauvaise mémoire ou paresseux, qui le lurent en cachette.  Quelques éditions du Rituel virent ensuite le jour sans être des "divulgations" antimaçonniques, mais à titre privé.  La Grande Loge ferma les yeux, même lorsque fut ainsi imprimé à l'usage des chapitres le Rituel du Royal Arch, mais jamais elle n'autorisa l'existence d'un Rituel officiel. En 1969, 1'Emulation Lodqe of Improvement finit par céder et publia une version du Rituel Emulation, mais autorisée (authorized version) par elle seule, non par la Grande Loge.

La francisation du Rite a son histoire, inséparable de celle de la G.L.N.F.  D'abord pratiqué par les seules loges anglophones de notre Obédience, il fut adopté en 1927 par la R.L. Confiance n° 25 et, depuis lors, il est celui de plus du tiers des loges de l'Obédience.  Une première traduction française des rituels s'étant avérée défectueuse, ces derniers furent révisés sous la Grande Maîtrise du T.R.G.M. Ernest Van Hecke.

L'obédience eut enfin, à son tour, ses loges d'instruction.

 

II

SA CONCEPTION PROPRE DE LA FRANC‑MACONNERIE

Minoritaire dans notre pays, le Rite Émulation étonne le Frère visiteur qui assiste à une de ses Tenues pour la première fois.  Il n'y retrouve pas, en effet, des rites qu'il tenait pour essentiels, notamment la purification par les Éléments.

S'il lisait les plus vieux rituels français, il ne les y trouverait pas davantage.  Ces derniers proviennent d'un phénomène capital, survenu dans la seconde partie du XVIIIe siècle : l'adjonction de l'Hermétisme.  Il naquit en Europe centrale du réveil des curiosités alchimiques, puis passa en France.  Oswald Wirth a admirablement expliqué son évolution et la symbiose extraordinaire qui s'ensuivit.  Plaqué sur le Rituel d'origine, lequel était tiré du seul art de construire, il devait, par le canal de la Stricte Observance, être à l'origine de tout l'Écossisme.  Le R.E.R., puis le R.E.A.A. en sortirent successivement.  La traditionaliste et archaïsante Angleterre, elle, demeura rétive.  Sans doute eut‑elle ses alchimistes, dont Elias Ashmole, mais aussi bien d'autres.  Le phénomène d'absorption qui avait vu jour sur 1e Continent ne passa pas cependant la Manche, ou alla se perdre dans quelques Side Dégrées.  Le Rituel de base demeura jalousement fidèle à "l'opératisme" des origines, et lorsqu'en plein XXe siècle il reviendra en France, traversant la Manche en sens inverse, nos Loges de Rite Émulation ne feront que 1e retrouver (6).

Son passage par l'Angleterre et la mentalité anglaise lui a insufflé cette force qui fait de lui la colonne dorique du Temple, comme son allergie aux fantaisies imaginatives.  L'hypothèse guénonienne d'une "Tradition" primordiale, ignorée de l'histoire scientifique, lui demeure inconnue ou incompréhensible.  Son réalisme ne saurait lui faire place.  Il s'est dégagé de même de la vieille conception mythique de l'histoire de l'Ordre, grâce aux travaux poursuivis depuis 1884 par l'illustre loge Quator Coronati n° 2076, et de ce que l'on a appelé la Légende dorée maçonnique.  Il ne se donne ni pour le continuateur de légendaires loges de Saint‑Jean ni pour celui des Templiers, ni moins encore de la Gnose.

Le solide bon sens britannique continue ainsi à soutenir le Rite Émulation à la manière dont le tuteur soutient l'arbre, et cela non seulement en France mais à la surface du globe.  S'ensuit‑il cependant que sa conception propre de la Franc‑Maçonnerie soit une sorte de "rationalisation" ?  Conduit‑elle à en faire une discipline trouvant sa place en épistémologie parmi les autres ? et à se trouver rangée, fût‑ce dans une niche d'honneur, parmi les classifications scientifiques (7) ?

Le croire serait lui retirer son âme. Certes, un concept nouveau a fait de nos jours son apparition, directement issu du long effort des Quator Coronati, concept auquel nous avons proposé de donner un nom : celui de maçonnologie.  Alain le Bihan l'a heureusement défini "l'intégration du fait maçonnique dans les sciences de l'homme".  Le contenu interne du message maçonnique ne tient pas cependant dans cette définition.  Le profane, si érudit soit‑il, consacrerait‑il sa vie, voire sa thèse, à l'étude de l'Ordre, ne l'étudiera jamais qu'à la manière des civilisations disparues, tel un assyriologue ou autre spécialiste.  L'objet de notre quête se trouve au plus profond du for interne.

Après avoir dit ce que, dans la conception Émulation, la nôtre, la Franc‑Maçonnerie n'est pas, essayons de tirer au clair ce qu'elle est.

L'erreur fondamentale est de la présenter comme une école de pensée, cliché commode mais faux.  Pareille conception n'a pas pour elle la tradition du XVIIIe siècle, où les "travaux" au sens moderne n'existaient pas.  (Le livre d'Amiable, qualifié à bon droit par Jean Baylot d'"incroyablement romancé" a trop contribué à accréditer l'idée, erronée, que les loges de l'époque, et plus particulièrement Les Neuf Soeurs, auraient été le véhicule des Lumières).  Si la Maçonnerie était telle, les aspirants à la connaissance seraient, à coup sûr, fondés à lui préférer l'enseignement profane, de l'école du soir au Collège de France, suivant leurs aptitudes.

Un "irrégulier" au talent d'envergure, Albert Lantoine, a repris, pour parler des "planches" et de leur ridicule trop fréquent les étrivières de Juvénal. Nous préférons passer la truelle ...

L'Art Royal se place sur une autre longueur d'ondes et le Rite Émulation ne fait que rejoindre nos plus anciens prédécesseurs lorsqu'il place le dialogue suivant dans la bouche du Vénérable et d'un candidat au Passage

‑ Qu'est‑ce que la Franc‑Maçonnerie ?  (What is Freemasonry ?)

‑ Un système particulier de morale, enseigné sous le voile de l'allégorie au moyen de symboles.  (A peculiar system of morality, veiled in allegory and illustrated by symbols).

La définition, véritable et authentique, de l'Ordre, de ses buts et de sa signification spirituelle, nous a été léguée en ces deux phrases par nos ancêtres et les déviations de la Voie substituée importent peu, qu'elles soient pseudo‑mystiques ou pseudo‑rationnelles.  Le mot important, le mot‑clef, est ici l'adjectif particulier.  L'Ordre n'est pas une école de pensée mais une école de morale, une ascèse.  Ce qu'elle offre à ce constructeur symbolique qu'est l'initie est une technique propre en vue de sa moralisation, tirée de ce que les Constitutions d'Anderson appellent la Géométrie, terme qui, chez lui, est synonyme de l'Art de construire.  Un sujet pourrait être titulaire des plus hauts diplômes universitaires mais ne pas être initiable, sa pierre brute ne se transformera jamais en pierre cubique et demeurera une roche poreuse.

En quoi ce système particulier, cette ascèse consistera‑t‑elle ?  Essentiellement en une transposition de l'opératif dans le spéculatif.  Tout est centré autour de cette transposition.  Les rites d'ouverture, de suspension et de reprise des travaux, de clôture ont deux sens : l'un opératif, l'autre ésotérique.  Il en va de même de la deuxième et de la troisième Grandes Lumières, dès lors qu'elles reposent complémentaires et parlantes, sur la première la "plus importante des trois".  Le même double sens sera affirmé ‑ et avec quelle force ! ‑ dans l'explication des Outils, celle du tablier et celle de la planche tracée.  L'ésotérisme sera porté à son plus haut degré à propos de tel point mystérieux au milieu d'un cercle appelé le Centre.  Pourquoi ? Les initiés le savent.

Le but suprême de cette ascèse se définit, en termes figurés, l'édification du Temple de Salomon, entendons par là celui qui est au plus profond de chaque initié, lequel ne travaillera pas, dès lors, à la seule construction d'une oeuvre humaine, contingente et périssable, mais A.L.G.D.G.A.D.L.U.

Et c'est là, sous le voile du pauvre langage humain, le Secret maçonnique.

 

III

ESPRIT DANS LEQUEL IL EST PRATIQUE

Il existe sur le Rite Émulation beaucoup d'idées "reçues", pour reprendre le mot ironique de Flaubert.  Il ne conviendrait pas à la mentalité française.  Son obligation du "par cœur" serait propre à en dégoûter les intelligences.  Sa prédominance excessive du Rituel sur les planches développerait le psittacisme au détriment de la réflexion.

La première critique sera vite réfutée.  Nous avons vu que le Rite dérive d'un Rite plus ancien et qui fut le seul pratiqué en France, avant que les deux Rites écossais y fussent connus.  Par sa sobriété grave, il s'apparente, en outre, à l'esprit classique le plus français.

La nécessité de pratiquer le Rituel par cœur ‑ au moins dans le maximum du possible et sans fétichisme littéral ‑ ne se justifie plus aujourd'hui pour les mêmes raisons qu'autrefois.  Le vrai motif, c'est la profondeur du Rituel.  Nombreux sont les Frères sincères qui en ont fait l'expérience : plus on l'approfondit, plus on le découvre, et, dès lors, plus on s'initie.  Un mot peut découvrir brusquement des horizons insoupçonnés.  C'est là le salaire de l'ouvrier‑constructeur qui l'a mérité.  Celui qui, au contraire, lit en loge triche.  Il n'assimilera dès lors son Rituel que superficiellement.  Parfois même il restera profane, et cela quelles que soient les dorures dont il sera recouvert.

La prédominance du Rituel sur les planches doit être comprise.  Le Rite Émulation n'a jamais interdit les planches, mais professant à bon droit que le cœur de la Maçonnerie est dans son Rituel, il les réserve pour les Tenues où il n'y a ni initiation, ni passage, ni élévation à faire.  Faire prédominer les planches ne peut se faire qu'au dam du Rituel.  Un programme de conférences chargé interdit d'initier les candidats un par un ou conduit à bâcler.  La conclusion se tire d'elle‑même.

L'utilité des planches n'apparaît qu'à un niveau élevé.  Ce sera l'objet de loges spécialisées, dites loges de recherches, qui, pour mieux remplir leur tâche, s'abstiendront d'initier.  L'exemple des Quator Coronati a fait preuve de l'excellence de cette conception.

Soulignons enfin, en conclusion, le rôle de l'agape.  Ce n'est pas là un simple repas cordial, pris entre camarades pour finir la soirée.  Dans la conception Émulation, l'agape a un caractère rituel et est soudé à la Tenue.  De là son caractère obligatoire, car elle n'est pas autre chose que la continuation des travaux sous une autre forme.  Les ouvriers avant bien travaillé ont mérité de "casser la croûte ensemble" (8).  C'est un nouvel exemple de la transposition opérative, mais l'ambiance y change du tout au tout.  Celle d'une Tenue en loge doit demeurer grave, solennelle, ainsi qu'il convient dès lors que le V.S.L. est ouvert sur l'autel.  Si des désaccords ou des discussions existent entre Frères, c'est dans les coulisses, en comité ou ailleurs, qu'elles doivent se régler.  Jamais en loge ouverte.  Ainsi s'explique aussi la cessation en loge du tutoiement, comme tout un cérémonial que la vie profane ignore.  A l'agape, rien de tel.  Verre en main, sous la présidence d'un Vénérable généralement débonnaire, l'amitié fuse et la joie éclate.  Les tristesses ou les cruautés de la vie sont à l'extérieur, et le Tuileur monte la garde.

Et, en rafales salubres, les toast eux‑mêmes se font symbole, celui de l'amour fraternel.

 

 

(1)  Rappelons ici la différence de sens de ce mot, selon qu'il est écrit avec un R majuscule ou un r minuscule. On nomme Rite une branche particulière de la Franc‑Maçonnerie : Rite Emulation, Rite Ecossais, etc., comparable aux "liturgies" de l'Eglise, auxquelles le terme distinctif de "Rite" a été donné également (Rite romain, Rite byzantin, Rite maronite, etc.). On nomme rite tel acte cérémoniel. Ex. : le rite du dépouillement des métaux.

(2) I1 importe de distinguer l'essentiel de l'accessoire. En dehors de ce que 1e Rituel prescrit comme substantiel, de simples habitudes ont inévitablement tendance à s'intaller. Les vieux maçons ont trop tendance à les tenir pour sacro‑saintes pour la seule mais insuffisante raison qu'ils les ont "toujours vu pratiquer" dans leur loge. Par exemple, l'usage, au cours d'une installation, de saluer le nouveau Vénérable "en passant, mais sans tourner la tête". Saluer quelqu'un sans le regarder est absurde. La force d'une habitude n'en a pas moins prévalu, et le Rite Emulation n'a rien, touchant à ces vétilles, à envier aux autres.

(3) Contrairement à une erreur naïve, répandue jadis surtout en Allemagne, les Opératifs ne possédaient pas un Rituel au sens où nous l'entendons et leurs cérémonies de réception n'étaient pas des initiations. L'on n'y communiquait que des "secrets" de métier, tel le Mason's word et les signes, destinés à réserver l'embauche aux seuls ouvriers qualifiés. Une autre erreur à ne pas commettre est de confondre la Maçonnerie opérative médiévale avec le "Compagnonnage", organisation toute française et qui n'apparut qu'au XVIe siècle. Cf. notre livre Les mythes maçonniques (Payot, 1974), chap. II.

(4)  La réceotion mystérieuse (1737), Catéchisme des francs maçons (1744). L'Ordre des francs maçons trahis (1744). Le Sceau romzu (1745). La désolation des entrepreneurs modernes (1747). Le Maçon, démasqué (1751), etc.

(5) C'est‑à‑dire vers 1725. Si la cérémonie d'installation d'un Vénérable se fait toujours actuellement au grade de compagnon, c'est que cette cérémonie date d'une époque où ce grade était encore le grade suprême, antérieur à l'apparition du grade de maître. I1 n'est pas de preuve plus tangible de sa haute antiquité.

(6)  Ainsi s'explique aussi l'absence de l'Orateur au Rite Émulation, déjà connu en France à l'époque du Discours de Ramsay, mais que la maçonnerie anglaise devait continuer à ignorer et que, dès lors elle ne pouvait nous retransmettre.

(7) Pareille "rationalisation" a existé. Ce fut celle, au siècle dernier ‑mais non au XVIIIe siècle ‑, du Grand Orient de France. On peut y voir une erreur symétrique de l'erreur "mythique".

(8)  Aussi est‑ce, pensons‑nous, une erreur que d'organiser des "banquets blancs".  La Franc‑Maçonnerie régulière ignore les "Tenues blanches".  Or, qu'est‑ce qu'un banquet maçonnique, sinon, comme nous l'indiquons, qu'un déplacement de la Tenue?  Le Rituel 1e dit en toutes lettres en parlant du "passage du travail au repos" lors d'une suspension.  Or, l'agape, jadis, en était une.  Il en va tout autrement de la "soirée des dames" (ladies night), généralement annuelle, destinée à honorer les épouses.  Au gai XVIIIe siècle, certaines invitations portaient même "Wives and sweet hearts".  Depuis l'ère victorienne, elles sont tombées en désuétude en Angleterre et la G.L.N.F. ne les a pas fait revivre ...

 

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Le Rite Suédois

26 Avril 2005 , Rédigé par Pierre NOEL Publié dans #Rites et rituels

 L'histoire de la franc-maçonnerie suédoise est mal connue hors de la Scandinavie. Lorsqu'il écrivit son "History of Freemasonry" (1886), R.F.Gould ne put que constater l'absence de toute documentation originale et se vit contraint d'utiliser les "Acta Latomorum " du français Thory et l'"Histoire de la franc-maçonnerie" de l'allemand Findel :

 "The two best attempts at a history with which I am acquainted - Allgemeines Handbuch, s.v. Schweden; and Findel, Gesch. Der Freim., 4th edit., pp. 596-608- are merely reproductions, as regard early facts, of Thory's "Acta Latomorum" (Gould, 1886, vol. III, p.198).

Findel, soit, je n'ai pu contrôler, mais Thory ? Les "Acta latomorum" (1815) comportent 10 entrées consacrées à la Suède. Il n'y est question que de futilités: frappe de médailles, fondation d'orphelinat, fêtes et banquets. Eckleff n'est jamais cité, Charles de Sudermanie ne l'est qu'une fois (pour une fête d'anniversaire) ! Le deuxième volume contient l'Ordonnance du 9 mars 1805 du roi de Suède, Gustave IV, contre les réunions secrètes (pp. 89-90) et les statuts de l'ordre civil institué par Charles XIII en faveur des francs-maçons le 27 mai 1811 (pp. 61-67). L'"Histoire de la fondation du Grand Orient de France" du même auteur (1812) cite la Suède une seule fois, en une note succincte, page 2, qui relate la création de l'ordre de Charles XIII.

Le grand homme de l'histoire maçonnique anglaise avait-il lu Thory ? 

Que la Suède occupe une place très particulière et originale dans le concert maçonnique est pourtant l'évidence et l'historien anglais, dont on connaît l'aversion pour les innovations continentales, n'hésita pas à écrire :

"The Swedes appear to have fallen away from the simple teachings of the Craft as easily and early as the other nationalities of Europe, but with this difference, that instead of flitting from one Rite to another, constantly seeking variety, they have remained steadfast to their first heresy, and still work the same ceremonies that originally riveted their attention about 1760" (1886, vol. III, p.195).

Ce qui suit est basé sur l' "History of Freemasonry" de Gould, sur Feddersen (op.cit., 1982) et quelques autres documents accessibles, dont une publication officielle de la Grande Loge de Suède, "Facts on the Swedish Order of Freemasons. Grand Lodge of Sweden", (1997). Alain Bernheim me fit l'amitié de bien vouloir corriger mon manuscrit, relevant les erreurs et coquilles que j'avais innocemment recopiées.

La franc-maçonnerie fut introduite en Suède par le comte Axel Ericson Wrede-Sparre, un officier de cavalerie qui avait été initié "à Paris", d'après sa propre inscription faite le 11 avril 1753 lorsqu'il devint membre de St Jean Auxiliaire à Stockholm. Il fut fait compagnon le 16 novembre 1731 et maître le 6 mai 1733 . La première réunion à Stockholm de la loge Wrede-Sparre eut lieu au Palais Stenbockn chez le baron Johann Gabriel Sack (1697-1751) le 17 mars 1735. Le comte Charles Gustave Tessin (1695-1770) fut reçu apprenti et compagnon (ce fut la première initiation sur sol suédois), avant de recevoir la maîtrise le 25 avril suivant et la "maîtrise Ecossaise" en 1744 à Berlin.

L'initiative semble avoir fait long feu, un décret royal de Frédéric I, daté du 21 octobre 1738, ayant interdit les réunions maçonniques "sous peine de mort" (il sera annulé la même année).

 Le 13 janvier 1752, le comte Knut Carlsson Posse fonda la loge "Saint Jean Auxiliaire" (le Baptiste) qui utilisait les rituels de Wrede-Sparre et s'affirma "Mère-Loge de Suède", à ce titre autorisée à distribuer des lettres de constitution dans le pays. Elle utilisait un système en six grades : les trois grades de Saint-Jean, deux de Saint-André, un "Frère Confident de Saint-Jean" et un "Frère très Elu".

En 1753, le baron, plus tard comte, Charles-Frédéric Scheffer (1715-1786), qui avait été initié le 14 mai 1737 dans la loge Coustos-Villeroy à Paris, fut élu Grand Maître National . Il avait reçu du "comte de Darwentwater" (sic) un document daté du 25 novembre 1737 qui est conservé dans les archives de la Svenska Frimurare Orden à Stockholm. Son premier article paraphrase l'article 1 des Constitutions anglaises de 1723 mais, à l'inverse de celles-ci, met l'accent sur le caractère exclusivement chrétien des obligations du maçon :

" Expédition des Regles generales de la Maçonnerie pour La Loge constituee à Stockholm par notre Cher et digne Frere Mr. Le Baron de Scheffer &c. ayant été pour cet effet muni d'un pouvoir en forme du Tres Venerable Grand Maître du Royaume de France l'an 1737.

Un Franc-Maçon est Obligé par son Etat de se conformer à la Morale et s'il entend bien l'art, il ne sera jamais un Athé, ny un Libertin sans Religion. Dans les siecles passés les Francs-Maçons étoient obligés de professer la Religion Catholique, mais depuis quelque tems on n'examine pas sur cela leurs sentimens particuliers, pourvu toutefois qu'ils soient Chrétiens, fideles à leur promesse, et gens d'honneur et de probité, de quelque maniere; par ce moyen la Maçonnerie devient le centre et l'union d'une vraye amitié entre des personnes qui sans ce doux nœud seroient pour toujours Eloignés et separés les uns des autres quoi qu'ils puissent être distingués d'ailleurs". 

En 1756, les rituels français utilisés jusque-là furent revus par une commission présidée par le comte Posse, afin de leur donner "sérieux et hauteur". Le 3 septembre de la même année, la Mère-Loge "régularisa" Charles Frédéric Eckleff (1723-1786), un employé au ministère des Affaires Etrangères, lequel fonda le 30 novembre une loge de Saint-André, intitulée "L'Innocente", dont le premier vénérable fut le conseiller aulique von Haren. Lors de la fondation de la Grande Loge de Suède (probablement le 27 décembre 1761), Eckleff devint Assistant Grand Maître, le baron Scheffer assumant la Grande Maîtrise.

Eckleff, fort d'une patente étrangère dont on ignore tout, avait fondé, le 25 décembre 1759, le "Chapitre Illuminé de Stockholm". Devenu Ordens+Meister , il le présida jusqu'à ce que lui succède, le 14 mai 1774, le duc Charles de Sudermanie (1748-1818), "Eques a Sole vivificante" dans la Stricte Observance, plus tard roi de Suède (1809) sous le nom de Charles XIII, le même qui devint, le 30 novembre 1774, Grand Maître National, en remplacement de Scheffer. Il cumulait ainsi toutes les fonctions, ce qui lui permit de mener à bien l'œuvre de sa vie, l'organisation définitive du "Rite Suédois".

Mais Charles ne fit qu'achever le travail d'Eckleff qui avait jeté les bases du système dans les années 1760. L'origine des "Actes" d'Eckleff reste une énigme. Qu'il les ait obtenus lors de voyages à l'étranger, en France et en Allemagne, ou d'un tiers inconnu est possible. Il n'en reste pas moins qu'ils portent la marque de son imagination, sinon de son génie. Ils contiennent une procuration, les instructions, les règlements, les cérémonies et rituels des différents grades, le tout exprimé en un langage chiffré mais rédigé en français. La procuration n'est pas datée mais porte la déclaration finale "publié, dicté, felicité et registré (sic) Frederic Aescher, Secrétaire" .

Les grades pratiqués en 1766 étaient, d'après Gould 1, au nombre de neuf : les trois grades de St Jean ; l'apprenti-compagnon Ecossais ; le chevalier d'Orient et de Jérusalem ; le chevalier d'Occident ; le chevalier du Midi, maître du temple (qui voyait l'introduction de la légende templière) ; le vicaire de Salomon. En 1777 fut fondé le Grand Chapitre, le roi régnant, Gustave III, assumant le titre de vicaire de Salomon dont on ne sait s'il existait déjà avant cette date.

Le Rite Suédois est imprégné de préoccupations rosicruciennes, kabbalistiques et théosophiques, peut-être inspirées par les écrits de Swedenborg. D'après Eugen Lennhoff , le but de l'Ordre est la connaissance de Dieu par la reconnaissance de l'esprit divin présent dans chaque être humain et l'appréhension intime de la dimension trinitaire par la foi en Jésus-Christ. Les grades supérieurs, le IX° notamment, ne prennent leur sens que si l'on y voit une expérience mystique. Dans cette optique, le titre "Vicaire de Salomon", distinct de la fonction plus administrative de Grand Maître et attribué au seul vrai supérieur de l'Ordre, prenait une dimension véritablement "pontificale", au sens étymologique du mot, et faisait de son détenteur un "pape protestant", ou plutôt luthérien.

En 1780, l'échelle des grades fut remaniée pour atteindre sa forme définitive. Il n'est pas inintéressant de comparer la liste qu'en donne Gould  et celle, officielle, de l'actuelle Grande Loge de Suède (1997) :

Gould.

 1)     Loges de saint Jean

 

 

1° Apprenti

 

 

2° Compagnon

 

 

3° Maître

2)     Loges de saint André, grades Ecossais

 

 

4° Elu ou Apprenti-Compagnon Ecossais de saint André

 

 

5° Maître Ecossais de saint André

 

 

6° Frère Stuart ou chevalier d'Orient et de Jérusalem

 

 

3) Chapitres

 

 

 

 

 

7° Confident de Salomon (autrefois chevalier d'Occident)

 

 

8° Confident de saint Jean

 

 

9° Confident de saint André

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 4)     10° degré ( 3 grades honorifiques)

  

 

-Chevalier de la Croix Rouge

 

 

-Commandeur de la Croix Rouge (Grands Officiers)

 

 

-Vicaire de Salomon

 

Grande Loge de Suède.

 1) Grades de saint Jean

 

 

    : Apprenti

 

 

  II° : Compagnon

 

 

  III° : Maître

 2)     Grades Ecossais de saint André

 

 

IV-V°: Apprenti-Compagnon de saint André

 

 

 

 

 

 

 

 

VI°   : Maître de saint André

 3) Grades capitulaires

 

 

 

 

 

VII°  : Très Illustre Frère Chevalier d'Orient

 

 

 

 

 

VIII° : Très Illustre Frère Chevalier            d'Occident

 

 

IX°   :Frère éclairé de la loge de saint Jean

 

 

   : Frère Très éclairé de la loge de saint André

 4) Au sommet de l'échelle vient le

 

 

XI°   : Frère Très éclairé, Chevalier Commandeur de la Croix Rouge

 

 

 

L'origine des grades capitulaires est une autre énigme et la date exacte de l'introduction de la légende templière dans le système reste inconnue. Le séjour en Suède (1765) de Jean Christian Schubart (1734-1787) qui tenta sans succès d'introduire la Stricte Observance allemande, n'y fut peut-être pas étrangère. En tout cas, cette légende n'est pas d'origine suédoise , comme le prouve la lettre sibylline qu'écrivit, en 1784, le duc de Sudermanie au prince Charles de Hesse-Cassel :

"Quand à qui regards la constitution du Chapitre ils nous ont été donné par un Chapitre à Genève, et il est vrai qu'elle avoit tenu ses connoisssances d'un établi à Avignon ; mais seluis qui fu chargé de mettre notre Chapitre en travaille stoit un secrétaire de la Chancaellerie nomme Ekleff, liquel j'succedé" . 

Deux révisions successives, en 1780 et 1800, donnèrent au Rite sa forme définitive sous la direction de Charles de Sudermanie, devenu régent du royaume en 1792 après l'assassinat du roi Gustave III. Le 24 janvier 1798, Charles demanda la reconnaissance anglaise qui lui fut accordée, le 8 mai 1799, par le Prince de Galles (1762-1830), Grand Maître de la Grande Loge ("Moderns", 1790-1813), plus tard roi Georges IV d'Angleterre.

En I800 fut établie la "Constitution fondamentale" du Rite, très inspirée des Actes d'Eckleff. Divers éléments empruntés à la Stricte Observance et au Cléricat de Starcke furent ajoutés à l'œuvre initiale. Le travail achevé, Charles aurait brûlé tous les documents qui avaient servi à l'élaboration du Rite (j'emploie à dessein le conditionnel, cette histoire rappelant par trop l'autodafé" de "vieux documents" que relate Anderson dans la deuxième édition de ses Constitutions !). Devenu roi de Suède en 1809, après la destitution de son neveu Gustave IV, Charles XIII constitua, le 27 mai 1811, "l'Ordre (civil) de Charles XIII", limité à 27 chevaliers civils et 3 ecclésiastiques, détenteurs du X° grade.

"Le Roi complettera (sic) ce nombre d'après sa volonté, mais ne le surpassera jamais. Le prince héréditaire et les princes du sang royal que le Roi nommera Chevaliers, ne sont pas compris dans ce nombre" (art. III des statuts, in Thory, 1815, cf. supra).

 Ses membres portent, aujourd'hui encore, un costume de velours jaune dans le style du XVII° siècle, avec bottes à la mousquetaire et col de dentelle. L'article XVIII des mêmes statuts décrit le bijou des chevaliers, dont l'avers est ostensible dans les réunions civiles et l'envers dans les tenues maçonniques :

 Le signe de l'Ordre est une croix de couleur de rubis : les branches sortent, en forme de quatre triangles, d'une boule émaillée en blanc des deux côtés. D'un côté de la boule il y a deux CC croisés renfermant le nombre XIII ; de l'autre côté est la lettre B en noir, entourée d'un triangle d'or. cette croix, surmontée d'une couronne d'or, est portée par un ruban de couleur de feu qui traverse un anneau" (fig.4).

En 1811, Charles laissa à son fils adoptif, le maréchal français Jean Bernadotte (1764-1844), la Grande Maîtrise de l'Ordre, se réservant le titre de Vicaire de Salomon. A la mort de Charles XIII, en 1818, Bernadotte, devenu roi, sous le nom de Charles Jean XIV, et Vicaire de Salomon, confia la Grande Loge à son héritier Oscar, plus tard Oscar II.

Le Rite Suédois est d'abord templier, chrétien et mystique. Il doit l'essentiel de son inspiration à la maçonnerie française, adaptée au tempérament scandinave du temps, et l'influence anglaise ou écossaise n'y est qu'indirecte. Ceci n'empêche pas sa parfaite "régularité" et son corollaire, la reconnaissance britannique. Si l'atmosphère du Rite n'évoque guère l'éventuelle origine opérative de la franc-maçonnerie, elle s'accommode fort bien de la tripartition fonctionnelle que j'évoquais dans le n° 7 des Acta Macionica ("Initiation maçonnique et Ordres de société", 1997, pp. 179-204) : artisanale dans les grades bleus, chevaleresque dans les grades Ecossais, sacerdotale dans les grades capitulaires. Outre son caractère mystique, sa discrétion mérite d'être soulignée. Les rituels n'ont été que rarement divulgués et, aujourd'hui encore, les vénérables des différents corps, quoique nommés à vie, ne disposent que de rituels manuscrits qui leur sont confiés pour la durée de la tenue ! Le rituel de Lyon n'en acquiert que plus d'intérêt.

Willermoz et le Rite suédois.

Reste à envisager comment Willermoz obtint le rituel suédois et ce qu'il en fit

Le Convent de Wilhelmsbad (16 juillet - 1er septembre 1782).

La clef de l'énigme se trouve, me semble-t-il, dans les minutes du convent de Wilhelmsbad, du moins dans celles qui traitent des grades suédois. Willermoz s'y rendit, on le sait, avec l'intention arrêtée de faire adopter la réforme de Lyon. Au fait de tous les grades pratiqués en France ou peu s'en faut, il n'avait par contre qu'une connaissance imparfaite de la maçonnerie allemande. Quant aux degrés suédois, il n'en savait sans doute que ce que le prince Charles de Hesse-Cassel, qu'il n'avait jamais rencontré, avait bien voulu lui révéler dans une lettre du 22 septembre 1780 :

"Il n'y a que trois systèmes maçonniques, de parvenus à ma connaissance, dont l'un indiquant dans un de ses derniers degrés le matérialisme le plus décidé, ma fait résoudre à ne jamais abandonner la maçonnerie, arrive ce qui veut, uniquement pour pouvoir toujours être à même de prévenir l'introduction d'un système de cette nature que j'abhorre, et dont je regarde comme un de mes premiers devoirs de préserver ceux de mes Fr:. , qui voudront suivre ma voix, mes prières, et mes conseils. Des deux autres, l'un est celui d'où feu M. de Hund a puisé celui de la Stricte Observance qu'il nous a donné et pu donner seulement quant au cérémonial, soit légitimement soit illégitimement, et que j'espère de pouvoir bientôt approfondir davantage ; l'autre est celui que les Suédois professent sans le connaître en aucune manière. Leurs premiers degrés sont, ou doivent être vrais, et je les crois tels, et par les hiéroglyphes les plus exacts, au vrai but de la Maçonnerie, savoir à l'amour de N.S. J.-C. et à nous rapprocher de ce divin Maître. Un autre de leurs degrés doit être absolument faux, celui-ci visionnique, inext (sic) au Temple. Mais le digne Frère duquel j'ai reçu les premiers degrés vrais, dans lesquels il m'a instruit, m'a promis bientôt leur suite, que j'attends en son temps. Je sais que l'apôtre saint Jean, le bien-aimé de notre divin Sauveur, est l'instituteur de la Troisième Maçonnerie, sinon de toute la Maçonnerie, ayant rassemblé les mages qui connaissaient et cherchaient par le chemin de la nature le Seigneur qui devait venir". Le sujet vint sur le tapis dès les premières séances du convent. Lors de la 6° séance (23 juillet), Charles de Hesse, Eq. a Leone resurgente, s'expliqua sur "quelques ouvertures qu'il avoit reçues d'une branche de l'ordre des T.+ " et fit allusion à un Grand Maître "qui lui avoit été nommé". Il refusa que son discours soit repris dans le procès-verbal de la séance mais accepta de communiquer le nom dudit Grand Maître à un comité désigné par le duc Ferdinand de Brunswick-Lünebourg-Wolfenbüttel (1721-1792), Eques a Victoria, "Magnus Superior Ordinis" (Grand Supérieur de l'Ordre) de la Stricte Observance depuis le convent de Kohlo (juin 1772) et président du convent de Wilhelmsbad.

Prenant la balle au bond, "Rd. à (sic) Lillio convallium (Johan Joachim Christophe Bode, 1730-1793, Procureur Général de la VII° province et délégué de Weimar) crut devoir remarquer qu'il falloit user de la circonspection la plus délicate vis à vis d'un ordre aussi soigneux à envelopper ses Chefs des ombres du mystère". Il ajouta "qu'il peut ne pas être impossible que de pareils supérieurs d'O. sachant si soigneusement se cacher…étaient peut être une création du F. d'O. a Lapide nigro (Zinnendorf) appartenant jadis à notre Prov…L'on savait qu'il s'est séparé de nous, a reçu des Chevaliers pour lui-même, a adressé lui-même les mêmes prébendes d'O. qui lui étaient assignées en monnaie portugaise".

C'était assez pour que Willermoz intervint: il fit remarquer qu'il serait essentiel de se procurer des éclaircissements sur le système de Zinnendorf qui "embrasse une grande partie de l'Allemagne". Il déposa la motion suivante :

L'intention du convent Général étant de réûnir autant qu'il sera possible toutes les branches de l'O. Maçonnique en une seule & même association, il paroit important de connoitre les Systèmes particuliers de chacune, comme étant le premier moyen de se réunir. Celle qui suit le système connu nommé Zinnendorfien étant fort considérable & fort répandue paroit celle qui doit principalement fixer l'attention du Convent. Il propose donc qu'il soit fait les Enquêtes convenables pour connoitre autant qu'il se pourra ce système particulier, son origine, & la partie historique qui la concerne avec toutes les circonstances qui doivent interesser".

Dans la foulée, Brunswick pria le F. Bödecker de satisfaire aux vœux du convent, ce qu'il fit par la présentation du 26 juillet (9° séance), déjà citée. Elle ne satisfit point Willermoz !

"Après cette lecture le Rd. Ab Eremo (Willermoz) requit que sa motion du 23 juillet qui avoit occasionné le travail du Rd. à (sic) Lapide Cubico fut relûe pour qu'il soit avéré, que l'objet essentiel étoit de connoître le but du système de la Gde. (Loge) Nationale de Berlin - que le mémoire qui a été lû, ne traçoit que le Tableau historique & qu'il seroit essentiel d'avoir les cahiers des grades de ce système autant ceux des 3 grades inférieurs que ceux d'Ecossois & autres Supérieurs persuadé que tous les Maçons qui se réunissent en Convent communiqueront librement les cahiers de leurs différents grades".

Charles de Hesse répondit qu'il attendait d'un jour à l'autre les cahiers des hauts grades suédois en langue française. Les grades que Zinnendorf avait reçus d'Eckleff, via Baumann, étaient étaient les mêmes que les Suédois avaient donnés au Directoire de Brunswick. A Leone résurgente en fit l'énumération :

"Loge de St. Jean. Apprentif, Compagnon, Maître;

Loge de St. André. Appr. Comp. Maître;

Chev. D'Orient - historique du T.

Chev. D'Occident - continuation du T., nommé sous Officier ou officiant;

Grand Officier ou Confident de St. Jean;

Magister Templi."

Willermoz, qui avait, n'en doutons pas, écouté avec la plus grande attention l'exposé de Bödecker et les explications du prince de Hesse, demanda que le convent ait connaissance du grade de confident de St. Jean. Brunswick déclara avoir reçu ce grade, de même que les FF. a Thymalo (August Dietrich, comte von Marschall, Grand Maître des cérémonies) et ab Urna (Johann Friedrich von Schwartz, secrétaire du convent pour la langue allemande), mais qu'il ne pouvait s'expliquer plus avant en raison de ses engagements. Willermoz n'insista pas mais, pour faire montre de sa bonne foi, déclara qu'il déposait à l'intention des délégués toutes les pièces, rituels, Codes et Instructions révisées au convent des Gaules, à Lyon, en 1778.

Une conclusion s'impose. En juillet 1782, Willermoz ignorait tout du contenu des grades suédois. Avide de nouvelles connaissances comme il le fut sa vie durant, il n'eut de cesse qu'ils lui fussent communiqués. Le 31 juillet (12° séance), profitant d'une motion de Charles de Hesse "de commencer à s'occuper de la révision des grades Simboliques", il proposa que soient lus les " différens cahiers arrêtés au Convent National (de Lyon), ainsi que de ceux de Suède & de Berlin". Il eut enfin gain de cause le 3 août (14° séance) lorsque le duc de Brunswick, sur proposition d'a Flumine (Jean de Türckheim) nomma deux comités "dont l'un s'occuperoit de tout ce qui a rapport au Code & à la rédaction des loix comme, règle, matricule, code des réglemens des (loges) de l'O. intérieur ; & l'autre du Rituel des grades".

Les membres du comité des rituels étaient le prince Charles de Hesse (a Leone resurgente) ; le chevalier Savaron (a Solibus), visiteur général de la II° province (Auvergne) ; Willermoz (ab Eremo) grand chancelier de le II° province ; Sébastien Giraud (a Serpente), chancelier du Grand Prieuré d'Italie (VIII° province) ; Eubert Bödecker (a Lapido cubico), député de la Grande Loge Nationale d'Autriche (VIII° province) ; le baron Frédérick von Dürckheim (ab Ave), délégué du Grand Maître Provincial de Bourgogne (V° province) ; et enfin Christian de Heine (ab Arca), député de la préfecture d'Eidendorp-Schleswig (VII° province). Pour faciliter leur tâche, on leur confia les 4 grades inférieurs (français) rectifiés au convent national de Lyon ainsi que le noviciat et le rituel de chevalerie adoptés au même Convent et le nouveau projet de noviciat des FF. d'Auvergne, les rituels des 4 grades inférieurs de la VII° province (allemande) dont les trois premiers en deux langues, le rituel présenté par les Clercs de la VII° province à Kohlo et, last but not least, les grades suédois et ceux de la Grande Loge de Berlin. La commission ne tarda pas. Les rituels des trois premiers grades furent présentés lors des 17° (16 août), 22° ( 22 août), 23° (23 août) et 25° (25 août) séances. Je les ai commentés dans mon article de 1995 (voir les pages 102-104). Le 4° grade fut discuté lors de la 21° (21 août) et de la 28° séance (28 août).

Le 21 août, après une âpre discussion, "le Convent (arrêta) à la pluralité que le grade d'Ecossisme seroit simbolique & intermédiaire entre la Maçonnerie bleue & l'ordre intérieur". Selon Willermoz, les matériaux nécessaires à son élaboration étaient réunis. Charles de Hesse annonça "que ce seroit Hiram ressusité du Tombeau, & le Temple réédifié qui seroit l'objet principal du grade".

La 28° séance fut décisive. Willermoz y présenta un "Projet d'ebauche pour servir de baze, au Rituel du 4e Grade" .

"Le F. ab Eremo a présenté la première Esquisse du nouvel ecossisme, 4. Grade de notre Maçonnerie Rectifiée : sur la quelle on a fait plusieurs remarques. On a demandé l'abolition du gibet & de la corde au cou par les recipiendaires : ce qui a été convenüe à la pluralité. L' Em.G.M.Gén. (Brunswick) & le Ser.F. à (sic) Leone resurgente (Charles de Hesse) ont cependant protesté contre l'abolition de la Corde au cou. Le F. à (sic) Cruce cerulea (Hyacinthe Chappes de la Henrière, député de la Préfecture de Nancy) a demandé la conservation des deux tableaux de l'ecossisme du Convent des Gaules, surtout le Maître Hiram sortant du tombeau & l'autel avec le feu sacré : on a observé , que les nouveaux simboles présentés dans l'esquisse étoient connûs depuis longues années en France, & y avoient été abandonnés. Le F. à (sic) Lilio convallium (Bode) croit que nos maçons ne sont pas encore assés préparés à un Ecossisme aussi sublime & aussi religieux & a ajouté qu'il se souvenoit que le tableau de l'Ecoss(isme) il y a 20 ans avoit été partagé en trois parties: l'inférieur contenant quelques simboles & instrumens Maçonniques, au milieu le Chandelier à 7 branches: autel des parfums, table des pains de proposition: l'arche d'alliance & les colonnes du Temple brisés; à la 3ème partie Supérieure il y avoit le mont Sion et l'agneau celeste. Le F. ab Eremo a désiré qu'en adoptant le tapis conforme à celui indiqué par le F. à (sic) Lilio convallium, on y ajoutat le Maître Hiram Resuscité & le feu sacré. Le Ser.M.Prov. (Charles de Hesse) étant entré dans les idées du F. ab Eremo, on est convenu de faire la rédaction d'après ces principes."

Le convent fut clôturé le 1er septembre 1782. Jean de Türckheim lut le "Recès" en huit articles, lequel fut adopté à l'unanimité. Son quatrième article affirme que les grades bleus étaient "déterminés", le quatrième seul restant inachevé:

"Article IV. Notre attention principale s'eft portée fur les rituels des 3 premiers Grades, bafe commune de tous ceux qui s'appellent maçons…Nous avons établi un committé, pour rechercher avec le plus grand foin, quels pouvoient être les rituels les plus anciens, & les moins altérés, nous les avons comparés avec ceux, arrêtés au Convent des Gaules, qui contiennent des moralités fublimes, & en avons déterminé un pour les grades d'Apprentif, Compagnon, & Maitre, capables de réunir les Loges divifées jusqu'ici, & qui fe rapprochat le plus de la pureté primitive…Et comme dans presque tous les régimes il se trouve une classe écossoise dont les rituels contiennent le complément des simboles maçonniques, nous avons jugé utile d'en conserver un dans le nôtre, intermédiaire entre l'ordre simbolique et intérieur, avons approuvé les matériaux fournis par le comitté des rituels et chargé le Respectable Frère ab Eremo de sa rédaction". Le duc de Brunswick avait déjà annoncé ces décisions dans une lettre adressée à la Grande Loge Ecossaise mère, "Frédéric au Lion d'Or", de Berlin", le 10 août 1782:

"Entre le premier (l'Ordre maçonnique), & le second (l'Ordre de chevalerie) il y aura un grade Ecoffois, qui n'a pu être fini, mais le Plan a été convenu, & la redaction de ce Grade refte confiée, à un de nos Frères de Lyon, qui a eu grande part à la redaction des autres" .

 Le "Maître Ecossais de Saint-André " de 1809.

La rédaction finale du 4° grade, confiée à Willermoz, ne fut achevée qu'en 1809. L'intervention de l'"Agent Inconnu", les drames de la révolution, l'âge enfin, empêchèrent le Lyonnais de mener sa tâche à bien avant cette date. Il s'en expliqua dans la lettre bien connue qu'il envoya au prince de Hesse le 10 septembre 1810.Le délai importe peu, seule compte la genèse de la version de 1809, faite d'apports successifs que l'analyse peut distinguer.

En 1774, Willermoz et ses amis avaient reçu du baron de Weiler, émissaire de von Hund, les rituels de la Stricte Observance. Conservés, entre autres, à Copenhague, La Haye et Lyon, ils furent publiés par J.F. Var en 1991. L'"Ecossais Vert", 4° degré du Rite, était encore rudimentaire. Le candidat, introduit la corde au cou, s'y voyait délivré du "joug de la maçonnerie symbolique" et revêtu de l'habit vert "couleur de l'esperance". L'enseignement du grade avait pour base la résurrection d'Hiram et la révélation de quatre animaux (lion, singe , épervier, renard):

 

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Rites et hauts grades

25 Avril 2005 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Rites et rituels

 Les Rites ou Systèmes maçonniques posent les règles des Rituels particuliers à chaque degré et à chaque type de cérémonie maçonnique. Les premiers Rites pratiqués par la Franc-maçonnerie moderne de 1723 sont issus d'une synthèse d'anciens catéchismes maçonniques et de cérémonies antérieures à 1717, avec des emprunts probables à la Maçonnerie opérative écossaise synthèse à laquelle la Grande Loge de Londres (dite « des Modernes ») a apporté plusieurs innovations, notamment le troisième degré associé au mythe d'Hiram. Par la suite, les Loges du Continent, qui pratiquaient le Rite de cette Grande Loge apporteront leurs propres modifications, ce qui explique les nombreux Rites et Systèmes maçonniques pratiqués aujourd'hui dans le monde. Certains se limitent volontairement aux trois premiers degrés exclusivement, comme le Rite Schroeder, par exemple; d'autres, au contraire, y ajoutent une série de degrés complémentaires appelés Hauts Grades dans certains cas.

Les Rites peuvent varier suivant les loges ou les obédiences, certaines Obédiences regroupant des Loges d'un même Rite, d'autres regroupant des Loges de Rites différents..

Le Rite de Schroeder

Frédéric-Louis Schroeder (1744-1816), directeur du Théâtre Municipal de Hambourg et Grand Maître de la Grande Loge de Hambourg, passa près de vingt ans à la mise en forme définitive du Rite qui porte son nom. Allergique à l'aspect chevaleresque qui caractérise la symbolique de la plupart des Hauts Grades, il réforma les cérémonies de son Obédience dans le sens d'une plus grande simplicité, en remettant en vigueur l'usage du Rite anglais ancien et en ne prenant en considération que les trois premiers grades. Le Système de Schroeder était le plus démocratique de tous les Rites pratiqués en Allemagne avant la deuxième Guerre mondiale, ce qui fit son succès. Actuellement, il est pratiqué par la Grande Loge des Anciens Maçons Libres et Acceptés d'Allemagne, par la Grande Loge d'Autriche et par quelques Loges de la Grande Loge Suisse Alpina, ces dernières y ayant toutefois apporté quelques modifications mineures.

Le Rite Suédois

Le Rite Suédois est un mélange du rite dYork, des hauts-grades du rite Français et un prolongement de la Stricte Observance.

La première loge régulière a été consacrée en 1735 à Stockholm par le comte Axel Wrede-Sparre. Dés 1756 on fonde la première loge de St André, desprit comparable au grade dEcossais Vert de la Stricte Observance.

En 1760, fondation de la Grande Loge de Suède.

Il comporte 11 grades divisés en loges de St Jean, loges de St André, chapitre intérieur et Sanhédrin.Le rite suédois est réservé aux chrétiens et est sous la protection directe des souverains du pays.

 

Le Rite standard dEcosse

 

Pratiqué en France uniquement à la GLNF, cest un rite basé sur loralité qui vient directement dEcosse, berceau de la Maçonnerie opérative.

Il exclut toute référence alchimique, kabbalistique et chevaleresque.

Il se rattache au rite pratiquée par la célèbre Kilwining Lodge n°0, la première de toutes les loges maçonniques.

Pas de Hauts-Grades pratiqués en France, uniquement les trois grades bleus.

Pour la petite histoire, les frères de ce rite portent leurs tabliers sous leurs vestes.

Il concerne environ 150000 maçons écossais.

 

Le Rite Emulation

 

Créé en 1813 par Peter Gilkes, le Rite Emulation revendique une filiation aux plus anciens rituels de la Franc-maçonnerie opérative. Il tient son nom de la Loge "Emulation of Improvement" (perfectionnement) qui s'est réunie pour la première fois en octobre 1823 au Freemason's Hall à Londres. C'est le Rite le plus pratiqué au sein de la Grande Loge Unie d'Angleterre. Introduit en France en 1925, il fut adopté par plusieurs Loges de la Grande Loge Nationale Française et en Suisse par quelques Loges de la Grande Loge Suisse Alpina. Une des particularités de ce Rite, qui ne pratique que les trois premiers grades, Apprenti, Compagnon et Maître, est l'oralité: les cérémonies doivent être pratiquées par cur; pratique qui provient de l'époque où, autant dans le Compagnonnage qu'en Franc-maçonnerie opérative, les Rituels étaient appris par cur car, dans l'esprit de sauvegarde du secret du métier, rien ne devait être écrit. Des degrés additionnels (qui ne sont pas considérés comme des Hauts Grades, mais comme de simples compléments au 2e et au 3e grade) viennent compléter les 3 degrés symboliques du Rite Emulation tout en étant administrés séparément du Rite. Ce sont les degrés de Royal Arch et de Mark Master.

Le degré de Royal Arch est considéré comme un complément au grade de Maître (et non comme un 4e grade) censé contenir la quintessence de la philosophie maçonnique. Il possède son propre Rituel et est administré par un Chapitre autonome.

Le degré de Mark Master ou Mark Mason, dit de la Maçonnerie de la Marque, est, quant à lui, une continuation de l'ancien grade opératif de Compagnon (à l'origine, le grade de Compagnon était le dernier degré initiatique, l'appellation de Maître étant réservée uniquement au Maître ou Vénérable qui présidait la Loge). Son enseignement met l'accent sur la fameuse "pierre angulaire" rejetée par les bâtisseurs, dont il est fait mention dans la Bible (Psaume 118:22, Matthieu 21:42, Marc 12:10, Luc 20:17) et, qui est devenue la pierre d'angle maîtresse de l'uvre. Sur cette pierre en forme de coin, qui n'est autre que la clé de voûte de l'édifice, le Mark Master inscrit sa "marque", signe géométrique que l'on retrouve sur les édifices monumentaux et religieux.


Le Rite Français

 

Le Rite Français détient les formes les plus proches de la première Franc-maçonnerie pratiquée en France vers 1725 sous l'influence de Maçons anglais. C'est la traduction en français des rituels de la Maçonnerie andersonienne de 1717, qui donnera naissance au Rite Français, appelé aussi plus tard, au 19e siècle, Rite Français Moderne.

Ce rite est né en 1783 avec la constitution au sein du Grand Orient de
France d'un Grand Chapitre Général de France, intégré à l'obédience en 1787.
Ses statuts et règlements généraux prévoyaient que le rite était composé de
5 ordres. C'est en 1801 que les rituels des différents ordres furent
publiés. La particularité de ce rite est son articulation autour de la symbolique
de la Rose+Croix. Il était qualifié de "Moderne" car il faisait appel au
symbolisme en usage à la Grande Loge d'Angleterre (dite des "Moderns").
Avec les événements de 1877, le rite tel qu'il était pratiqué au Grand
Orient de France a été modifié et une grande partie de sa symbolique
relative au compagnonnage a disparu. Le rite Français d'aujourd'hui dit
"Groussier" (tel qu'il est pratiqué par la plupart des loges du Grand Orient
de France) n'a plus grand chose à voir avec le rite de 1783 même si, depuis une dizaine d'années des Frères du Grand Orient ont rallumé les feux du Grand Chapitre Général de France. La pratique du rite dans sa forme originelle a donc été conservée au sein du Grand Orient deFrance par quelques Loges.

Loges Bleues :

1-Apprenti
2-Compagnon
3-Maître

Premier Ordre de Rose+Croix :

4-Maître Élu

Second Ordre de Rose+Croix :

5-Maître Écossais

Troisième Ordre de Rose+Croix :

6-Chevalier Rose+Croix

Quatrième Ordre Rose+Croix :
7-Souverain Prince Rose+Croix

Un cinquième ordre a été prévu par le "Régulateur" du Rite Français. Il
n'est pas toujours pratiqué dans les obédiences. Le Grand Orient de France
n'est pas la seule obédience Française à pratiquer le Rite Français Moderne.
Ce rite est également répandu à la Grande Loge Nationale Française.

.Le Rite Ecossais Ancien et Accepté

 

La doctrine connue sous le nom d'Ecossisme, qui servit de base à la constitution des premiers Hauts Grades de la Franc-maçonnerie ou grades chevaleresques, serait issue, entre autres, du célèbre "Discours" attribué au noble Ecossais André Michel de Ramsay, et prononcé pour la première fois le 26 décembre 1736.

Les premiers Hauts Grades apparaîtront alors en France sous l'appellation de Maîtres Ecossais, en 1743, suivis du grade de Chevalier d'Orient en 1749. Par la suite, des Chapitres et Conseils seront institués pour la pratique de ces grades. Puis viendront encore sajouter dautres degrés qui seront à l'origine des Hauts Grades du Rite Ecossais Ancien et Accepté. C'est, en effet, un Maçon nommé Etienne Morin, originaire de Cahors, qui répandra aux Antilles et en Amérique du Nord ce Rite dont les degrés seront alors portés à trente-trois. De là naquirent les Suprêmes Conseils des Grands Inspecteurs Généraux du 33e et dernier degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté (REAA) de Charleston en 1801 et de Paris en 1804, dont le fondateur fut le comte Alexandre de Grasse-Tilly, fils du célèbre amiral français de la Guerre d'Indépendance des Etats-Unis. Réparti aujourd'hui en plusieurs Suprêmes Conseils indépendants dans le Monde, le REAA regroupe ses trente-trois degrés en différentes catégories:

Loges Bleues
1er. Apprenti Maçon
2e. Compagnon Maçon
3e. Maître Maçon

Loges de perfection
4e. Maître Secret
5e. Maître Parfait
6e. Secrétaire intime
7e. Prévôt et Juge
8e. Intendant des Bâtiments
9e. Maître Élu des Neufs
10e. Illustre Élu des Quinze
11e. Sublime Chevalier Élu
12e. Grand Maître Architecte
13e. Chevalier Royal-Arche
14e. Grand Élu de la Voûte Sacrée ou Sublime Maçon

Chapitres
15e. Chevalier d'Orient ou de l'Épée
16e. Prince de Jérusalem
17e. Chevalier d'Orient et d'Occident
18e. Souverain Prince Rose-Croix

Aréopages
19e. Grand Pontife ou Sublime Écossais dit de la Jérusalem Céleste
20e. Vénérable Grand Maître de toutes les Loges Régulières ou Maître ad Vitam
21e. Noachite ou Chevalier Prussien
22e. Chevalier Royal Hache ou Prince du Liban
23e. Chef du Tabernacle
24e. Prince du Tabernacle
25e. Chevalier du Serpent d'Airain
26e. Écossais Trinitaire ou Prince de Mercy
27e. Grand Commandeur du Temple ou Souverain Commandeur du Temple de Jérusalem
28e. Chevalier du Soleil
29e. Grand Écossais de Saint-André d'Écosse
30e. Grand Élu Chevalier Kadosch ou Chevalier de l'Aigle Blanc ou Noir

Tribunaux
31e. Grand Inspecteur Commandeur

Consistoires
32e. Sublime Prince du Royal Secret
33e. Souverain Grand Inspecteur Général

Le Convent international de Lausanne qui réunissait en 1875 les Suprêmes Conseils de l'époque, dont ceux de France et d'Angleterre, a posé et adopté les Principes de base qui définissent l'esprit du REAA. On y trouve notamment cette citation: "Pour relever l'homme à ses propres yeux, pour le rendre digne de sa mission sur la terre, la Maçonnerie pose le principe que le Créateur suprême a donné à l'homme comme bien le plus précieux, la Liberté; la liberté, patrimoine de l'humanité tout entière, rayon d'en haut qu'aucun pouvoir n'a le droit d'éteindre ni d'amortir et qui est la source des sentiments d'honneur et de dignité." Ce Rite est pratiqué un peu partout dans le monde .

 

Le Rite Ecossais Rectifié

 

L'origine de ce Rite, créé par Jean-Baptiste Willermoz, remonte au Système de la Stricte Observance, fondé en 1756 par le baron de Hund, initié à Paris. Ce Rite invoquait bien sûr, comme la plupart des Systèmes de Hauts Grades de l'époque, la filiation templière.

A la mort du baron de Hund en 1776, le Rite de la Stricte Observance, constitué en Directoires Ecossais, allait évoluer et préciser ses objectifs lors des Convents de Lyon, 1778, et de Wilhelmsbad, 1782, sous la présidence de son nouveau Grand Maître, le duc Ferdinand de Brunswick. Depuis lors, le Rite a pris le nom de Rite Ecossais Rectifié et se compose des Loges de Saint-André, d'une part, correspondant au grade de Maître Ecossais, et de l'Ordre intérieur, d'autre part, comprenant les Ecuyers Novices et les Chevaliers bienfaisants de la Cité Sainte (CBCS). Un Grand Prieuré, organisé en Commanderies et Préfectures, dirige l'ensemble.

Loges Bleues :
1-Apprenti
2-Compagnon
3-Maître Maçon


Loges Vertes dites "de St André":

4-Maître Écossais de Saint André

Ordre Intérieur :
5-Écuyer Novice
6-Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte

Profession (classe secrète) :
7-Profès
8-Grand Profès

Ce rite est pratiqué en France par le Grand Prieuré des Gaules, la Grande
Loge Traditionnelle et Symbolique - Opéra, la Grande Loge Nationale
Française, le Grand Orient de France et la Grande Loge de France.

 

Le Rite de Memphis-Misraïm

 

Le Rite de Memphis-Misraïm résulte de la fusion opérée en 1881 par GARIBALDI qui en fut le premier Grand-Maître général, des deux rites de Misraïm et de Memphis. Le Rite de Misraïm avait été constitué en 1788 à Venise; il tenait sa filiation de CAGLIOSTRO, qui lui avait confié les grades inférieurs de la Grande Loge d'Angleterre et les hauts grades de ma Maçonnerie templière allemande. Le Rite de Memphis fut constitué à Montauban en 1815 par des maçons ayant participé à la mission d'Egypte avec Bonaparte. Furent associés à ces deux obédiences, des grades initiatiques venant des anciennes Obédiences ésotériques du XVIIIème siècle: Rite PRIMITIF, Rite des PHILADELPHES,etc.
Ce rite est surtout le lieu de rassemblement des Maçons que lient un attrait pour l'Esotérisme, l'Occultisme, le Symbolisme, etc. C'est en somme un carrefour de rencontre.

Le rite de MEMPHIS-MISRAIM continue en outre la tradition d'attachement aux principes de tolérance et de liberté de pensée qui en firent, au XIXème siècle, sous la Terreur Blanche, le refuge et la pépinière des Carbonari.
Ce Rite perpétue ses traditions de fidélité aux principes démocratiques et aux sciences initiatiques. Déiste, sans aucune intransigeance, il fait sienne la définition de la "religion maçonnique", précisée par les Constitutions d'Anderson de 1723, et consistant dans "la morale générale des honnêtes gens". Ses Loges symboliques travaillent soit au Rite Templier (Misraïm) soit au Rite Egyptien (Memphis), mais sur les autels, elles joignent la Règle au traditionnel enlacement du Compas et de l'Equerre.

Le violet est la couleur maçonnique de ses rituels, le bleu étant celui du Rite Français et le bleu bordé de rouge celui du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Le violet constituait un rappel de la couleur de la violette de Parme, duché où résidait le petit roi de Rome, alors âgé de quatre ans.
Le Rite de Memphis-Misraïm a associé le violet de ces origines au bleu turquoise attribué à la grande Isis dans l'ancienne Egypte, unissant ainsi un double symbolisme ésotérique.


Les grades d'instruction du rite Memphis-Misraïm sont:

Loges bleues :
1-Apprenti
2-Compagnon
3-Maître-Maçon

Ateliers de Perfection :
4-Maître Secret
5-Maître Parfait
6-Secrétaire Intime ou Maître par Curiosité
7-Prévôt et Juge
8-Indépendant des Bâtiments ou Maître en Israël
9-Maître Élu des Neuf
10-Illustre Élu des Quinze
11-Sublime Chevalier Élu ou Élu des Douze
12-Grand Maître Architecte
13-Royal Arche
14-Grand Élu, Élu Parfait ou Grand Écossais de la Voûte Sacrée,

Chapitres :
15-Chevalier d'Orient ou de l'Épée, ou Chevalier Maçon Libre
16-Prince de Jérusalem
17-Chevalier d'Orient et d'Occident
18-Souverain Prince ou Chevalier Rose-croix ( d'Hérédom )

Aréopages :
19-Grand Pontife ou Sublime Écossais de la Jérusalem céleste
20-Chevalier du Temple ou Vénérable Grand Maître de toutes les Loges
21-Noachite ou Chevalier Prussien
22-Chevalier de Royal Arche ou Prince du Liban
23-Chef du Tabernacle
24-Prince de Tabernacle
25-Chevalier de Serpent d'Airain
26-Écossais Trinitaire ou Prince de Merci
27-Grand Commandeur du Temple, dit Souverain Commandeur du Temple de
Jérusalem
28-Chevalier du Soleil ou Prince Adepte
29-Grand Écossais de Saint André d'Écosse dit Patriarche des Croisades
30-Grand Élu Chevalier Kadosch, dit Chevalier de l'Aigle Blanc et Noir

Degrés Administratifs Ecossais :
31-Grand Inspecteur Inquisiteur Commandeur
32-Sublime Prince du Royal Secret
33-Souverain Grand Inspecteur Général

Degrés Ésotériques :

66-Patriarche Grand Consécrateur
90-Patriarche Sublime Maître du Grand Oeuvre

Degrés Administratifs :
95-Grand Conservateur
96-Grand et Puissant Souverain de l'Ordre
97-Député Grand Maître International
98-Grand Maître International
99-Grand Hiérophante

Ce rite est pratiqué au Grand Orient de France, à la Grande Loge
Symbolique de France ainsi qu'à la Grande Loge Féminine de Memphis Misraïm.


Le Rite dYork

Les États-Unis détiennent une place un peu particulière sur l'échiquier de la Franc-Maçonnerie mondiale; d'abord parce que leurs effectifs sont très nombreux (aux alentours de 4 millions), ensuite parce qu'ils pratiquent une maçonnerie uniquement axée sur le rituel. En loge bleue, ils pratiquent le "Ancient Work", le rite standard des loges bleues américaines. Les hauts grades souchés sur le Rite Américain sont appelés Rite d'York. Il est fréquent que les membres du Rite d'York appartiennent également au hauts grades du Rite Écossais Ancien et Accepté. Ainsi aux USA, un Maçon aura le droit d'être Chevalier du Temple au Rite d'York et Sublime Prince du Royal Secret (32°) au REAA. Il existe d'ailleurs des équivalences (ou passerelles) entre ces différents rites et degrés. Le Rite York comporte 15 degrés dans son ensemble qui sont:

Loges Bleues :

1. Apprenti
2. Compagnon
3. Maître maçon

Chapitres :

4. Maître Maçon de Marque
5. Passé Maître
6. Très Excellent Maître
7. Maçon de l'Arche Royale

Conseils :

8. Maître Royal
9. Maître Select
10.Très Excellent Maître

Commanderies :

11. Chevalier de la Croix-Rouge
12. Chevalier de Malte
13. Chevalier de l'ordre du Temple

Grand Champs :
14. Chevalier de la Croix-Rouge de Constantin

Collège Royal de York

15. Chevalier de York

Les Side Degrees


Order of the Allied Masonic degrees

Tout grade contrôlé par le Grand Conseil ne peut être conféré quà des Maçons de la Sainte Arche Royale, Princes de lOrdre du Moniteur Secret, admis depuis au moins douze mois Les grades de lOrdre sont ceux de :

Maçon de St Lawrence le Martyr
Chevalier de Constantinople
Grand Tuileur de Salomon
Croix-Rouge de Babylone
Saint Ordre des Grands Prêtres


Order of Eri

sergent darmes

écuyer

chevalier
Ce magnifique degré est basé sur l'histoire de l'Irlande et l'ésotérisme chrétien irlandais.
Le rituel évoque l'invasion de l'Irlande par les danois,la bataille de Clontarf, l'origine des ordres chevaleresques dans ce pays, les anciens noms de l'Irlande(17 noms!), les débuts de la Franc-Maçonnerie, St Patrick et les rois Brian Boru et Malachi.

 

La Sociétas Rosicruciana in Anglia

La Societas Rosicruciana In Anglia est une organisation chrétienne fondée en 1865 et indépendante de toute structure maçonnique. Tous ces membres sont néanmoins Maîtres Maçons actifs dans leurs loges symboliques. Les degrés conférés par cet organisation ne sont pas considérés comme des degrés « supérieurs » mais plutôt comme un complément à la Maîtrise. Elle utilise le symbolisme et les Traditions d'une société beaucoup plus ancienne connue sous le nom de Fraternité de la Rose+Croix, se réclamant de son fondateur légendaire : Christian Rosenkreutz. La SRIA a essaimé en Écosse, aux États Unis, en France ainsi que dans d'autres pays d'Europe.

La SRIA est organisée en 9 degrés, chacun possédant un rituel spécifique. La finalité étant d'apporter à ses membres une ouverture d'esprit supplémentaire sur la Vraie Nature des choses et une compréhension du Monde dans lequel ils évoluent. Les membres de la SRIA se regroupent en Collèges. L'admission à la SRIA est limitée aux Maîtres Maçons qui sont membres d'une obédience régulière, qui sont de foi Chrétienne et qui croient en la Sainte Trinité. Les degrés sont répartis en 3 Ordres :

Premier Ordre
 

I° - Zelator
  II° - Theoricus
  III° - Practicus
  IV° - Philosophus
  V° - Adeptus Minor

 

 

 

 

 

Deuxième Ordre
VI° - Adeptus Major
  VII° - Adeptus Exemptus

Troisième Ordre
VIII° - Magister
  IX° - Magus

 
Royal Order of Scotland

LOrdre Royal dÉcosse est composé de deux degrés qui sont :

Hérédom de Kilwinning
Chevalier Rose+Croix.

 

Le mot Hérédom dérive du mot hébreu Harodim, signifiant "les règles" et du nom de Kilwinning qui se rapporte au rétablissement de l'ordre par le Roi Robert Bruce à Kilwinning, où il a présidé en tant que premier Grand Maître de lOrdre.

Le degré de Hérédom de Kilwinning est en particulier intéressant puisquil traite de lenseignement et du symbolisme des trois premiers degrés de la Maçonnerie de Saint Jean (Loges Bleues).

La Tradition veut que le degré de Chevalier Rose+Croix ait été institué par Robert Bruce sur le champ de bataille de Bannockburn le jour de la Saint Jean dété 1314 au moment des combats pour lindépendance de lÉcosse.

 

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