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Hauts Grades

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Les invocations Coens : théurgie, culte des anges ou magie ?

23 Octobre 2012 , Rédigé par X Publié dans #Rites et rituels

L’appartenance à un ordre Coen permet de gratifier chaque frère de nouvelles forces conférées au travers d’ordinations graduelles. Ces nouvelles forces permettent à chaque Elu Coen, à partir du grade de Maître Elu (ou Grand Maître Elu Coen), de pratiquer les cérémonials d’invocation qui sont le but et l’essence même de l’Ordre Coen. Car l’appartenance à un ordre Coen est engagement à la pratique du culte qui en est le cœur, culte qu’Adam reçut de l’Eternel, culte cosmique qui est le culte de réconciliation personnelle et universelle et donc de re-sacralisation de la création.

Forces conférées par les ordinations car, comme il me plaît souvent à le rappeler autour de moi, les ordinations Coens ne peuvent être considérées comme des réceptions à des grades. Car le système Coen n’est pas un système de grades mais un système de grâces à l’intérieur duquel chaque Elu reçoit, directement ainsi que médiatement par l’entremise des esprits angéliques appelés à cet effet, les grâces du Très Haut. Grâces qui lui permettront, s’il sait en préserver les bienfaisants effets par une pratique régulière de la prière et une ascèse de vie, d’opérer les actes et cérémonials du culte pour lequel il a été élu.

Alors se pose la question de la forme de ce culte et en particulier des invocations.

Ce culte est dit théurgique car il fait appel à l’intercession des esprits angéliques. Mais il est légitime de se poser la question : théurgie, culte des anges ou simple magie ?

La réponse pourrait varier suivant un point de vue ou un autre, suivant un objectif ou un autre, suivant l’intention même de l’opérant ou plus simplement suivant la compréhension que chacun pourra avoir de ces vocables.

Mais pour nous, qui sommes attachés à l’Eglise du Christ autant qu’à la l’étude approfondie des rituels Coens dans l’Esprit, la lumière de la foi et des saintes Ecritures, la réponse s’impose d’elle-même.

Pour nombre de nos contemporains plus ou moins au fait des travaux Coens, les opérations invocatoires s’apparentent à des pratiques occultes relevant, dans le meilleur des cas, d’une certaine magie blanche que l’on aura alors du mal à qualifier de chrétienne. Cette opinion nous paraît fort compréhensible si nous nous situons dans le contexte spirituel et culturel de notre époque qui ignore jusqu’à la signification traditionnelle des vocables que ses contemporains manient parfois avec une certaine imprudence et méconnaissance.

Car occultes, ces opérations le sont évidemment dans le sens où elles font appel aux esprits angéliques et au Nom même de Celui qui est innommable et dont la face ne peut nous être dévoilée. Ces opérations font donc appel à ce qui est invisible aux yeux et à l’entendement de ceux qui ne font pas l’effort de soumettre leur esprit à l’Esprit et leur volonté à la Parole car n’est-il pas dit dans l’Ecriture : « Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent. » (Matthieu 7.6)  

Dans ce sens, les pratiques opératoires Coens font appel à ce qui reste alors caché aux yeux de la multitude et peuvent donc être qualifiées d’occultes, au sens du Moyen-Age mais certainement pas de pratiques occultistes au sens de notre siècle.

Le qualificatif ainsi expliqué et commenté ouvre le débat à la notion de « magie opératoire ». Et là encore, il est utile de bien comprendre de quoi il s’agit. La magie dont nous parlons ici ne relève pas de la magie naturelle, nécromancie ou géomancie, mais d’une magie céleste et surcéleste. Suivant Paracelse[1] , « son efficience découle de la puissance divine » puis « elle est l’effet de la puissance divine » et enfin «en elle [la magie] s’accomplit la volonté de Dieu par le moyen de la foi [soulignement du rédacteur]». Ainsi, l’opérateur ou plutôt le Mage est-il le medium entre le ciel et la terre ; par lui passe l’influence divine et par lui s’exerce donc la volonté divine.

Quel lien alors avec les travaux des Elus Coens ?

Pour répondre à cette question, nous devons nous pencher sur la nature et le sens des invocations.

Ces invocations sont souvent le véhicule de la doctrine martinésienne ou de certains de ces points fondamentaux : la chute, la prise de conscience de la dégradation de notre être, la souffrance qui lui succède, le repentir et la pénitence, la restauration de l’état d’homme-dieu par l’effet de la miséricorde divine qui est l’œuvre du divin Réparateur, les signes de réconciliation qui s’en suivent, le recours dans l’épreuve terrestre à l’assistance des esprits angéliques et les facultés et puissances ainsi recouvrées.

Ces invocations visent à acquérir, par des manifestations de divers ordres, visibles ou invisibles, les marques de la réconciliation divine et à rétablir, par l’esprit bon compagnon - ou d’autres classes d’esprits angéliques - la communication de l’opérant avec la pensée et la volonté de son Créateur. Et cette opération ne peut se faire que selon la volonté divine que nul ne peut seulement penser forcer, ainsi que dans la foi qui en est l’indispensable préalable, car la volonté de Dieu ne s’accomplit par l’homme que par le moyen de la foi.

En cela réside toute la soit-disant « magie » des opérations des Elus Coens qui voient dans leurs opérations s’exprimer la volonté de réconciliation divine. Et si nous considérons cette sorte de « magie », nous devons témoigner que celle-ci s’exprime aussi sur les baptisés, dans l’Eglise du Christ, par l’infusion du Saint Esprit comme elle s’est exprimée après la Pentecôte par les actes des apôtres, vrais hommes-dieux ayant réintégré par l’Esprit toutes leurs puissances et vertus originelles.

Reste à nous prononcer sur la dernière question. Culte des anges ou simple théurgie ?

Rappelons que le culte des anges est condamné par l’Eglise et en premier lieu par Dieu lui même et à plusieurs reprises dans les saintes Ecritures. Tout d’abord implicitement dans les commandements donnés à Moïse en Ex. 20, 2-5 :

« Je suis le Seigneur votre Dieu, qui vous ai tiré de l’Egypte, de la maison de servitude. Vous n’aurez point des dieux étrangers à moi. Vous ne ferez point d’image taillée, ni aucune figure de tout ce qui est en haut dans le ciel, et en bas sur la terre, ni de tout ce qui est dans les eaux ou sous la terre. Vous ne les adorerez point et vous ne leur rendrez point le souverain culte. Car je suis le Seigneur votre Dieu, le Dieu et fort et jaloux… »

puis l’apôtre Paul en Col. 2, 18-19 :

« Que nul ne vous ravisse le prix de votre course, en affectant de paraître humble par un culte superstitieux des anges, (…) et ne demeurant pas attaché à celui qui est la tête et le chef, duquel (…) »

en enfin Saint Jean dans Ap. 22, 8-9 :

« C’est moi, Jean, qui ai entendu et qui ai vu toutes ces choses. Et après les avoir entendues et les avoir vues, je me jetai aux pieds de l’ange qui me les montrait, pour l’adorer. Mais il me dit : Gardez-vous bien de le faire ; car je suis serviteur de Dieu comme vous, et comme vos frères les prophères, et comme ceux qui garderont les paroles de la prophétie de ce livre. Adorez Dieu. »

Ce culte est condamné car les anges ne sont pas Dieu ni des dieux ; ils sont les serviteur du seul vrai Dieu. Et le commandement de Dieu est clair. On ne peut vouer un culte qu'à un seul Dieu. Vouer un culte aux anges, serait soit une forme de polythéisme, soit de paganisme, soit renier Jésus-Christ et le placer au-dessous des anges. Or ile est dit dans Hébreux 1, 4-5 :

« Etant aussi élevé au-dessus des anges que le nom qu’il a reçu est plus excellent que le leur. Car qui est l’ange à qui Dieu ait jamais dit : Vous êtes mon fils, je vous ai engendré aujourd’hui ? Et ailleurs : Je serai son Père, et il sera mon Fils. »

De plus, d’après certains Pères de l’Eglise et suivant certains courants gnostiques, les anges sont considérés comme inférieurs à l’Adam originel, c’est à dire avant la chute. C’est ce que dit Martinès dans son Traité de la Réintégration :

« Après ces deux opérations, le Créateur dit à la créature : "Commande à l'univers créé, et tous ses habitants spirituels t'obéiront." Adam exécuta encore la parole de l'Eternel ; et ce fut par cette troisième opération qu'il apprit à connaître la création universelle. » (Traité, 9)

Ils sont aussi dits inférieurs aux hommes saints, les vieuillards de l’Apocalypse, qui siègent autour du trône du Seigneur, et voient devant eux les sept archanges qui bénissent et contemplent ledit trône.

Les anges sont donc dits inférieurs aux Vieillards et aux Saints, c’est à dire à l'homme ayant été réintégré dans ses pouvoirs et vertus originels. Leur rendre un culte serait donc aussi un renversement des valeurs.

Tout au contraire, les anges sont au service de l'homme en tant que messagers de Dieu vers l'homme et intermédiaires de la protection et de l’illumination divine. Mais la relation est bijective en cela que les anges sont aussi les messagers de l'homme vers Dieu ou plutôt les barreaux de l'échelle qui permettra à l'homme d'accéder en vision au Royaume de Dieu. Nous prenons comme preuve de cela l'Apocalypse dans laquelle St. Jean accède à la révélation par l'ange qui le conduit et le guide :

« La révélation de Jésus-Christ, qu’il a reçue de Dieu, pour découvrir à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu’il a manifestées par le moyen de son ange à Jean son serviteur (…). »Ap 1, 1.

Même si l'homme est actuellement dégradé il conserve en lui une propriété et un principe supérieurs à ceux des anges. Opérer un tel culte serait contraire à l'oeuvre que l'homme doit accomplir. En effet, l'homme doit maintenant accomplir sa réconciliation et sa réintégration avec l'aide des anges afin de relever, avec les anges, la création et ses anges déchus , mission qui lui avait été originellement confiée par le Créateur. Il devait opérer cette mission en bornant l’action des esprits déchus en-deça de la sphère surcéleste afin que la création universelle ne soit pas affectée par leurs opérations. Ainsi est-il dit dans le traité :

« Par ces trois sortes d'opérations nous devons voir clairement, non seulement quelles étaient les bornes de la puissance, vertu et force que le Créateur avait, données à sa créature, mais encore celles qu'il avait prescrites aux premiers esprits pervers. » (Traité 10)

Alors quid des travaux Coens?

Car c'est bien aux différentes classes d'esprits et donc d'anges que le Coen adresse ses demandes et ses commandements. Mais c'est à l'Eternel et à lui seul qu'il adresse ses invocation et prières même si à l'occasion de celles-ci il s'adresse aussi aux esprits angéliques en les nommant et appelant (en les convoquant pourrait on dire). Et c'est ce type d'opération qui représente le plus grand danger pour l'homme car en ouvrant la porte des cieux en convoquant les anges, l'opérant pourrait s'exposer à l'action trompeuse des esprits malins. En effet ceux-ci pourront essayer de mystifier l'opérant en prenant pour l'occasion l'apparence d'esprits angéliques.

L'opérant s'adresse aux anges d'abord sous forme d'appel à leur l'assistance et à leur intercession auprès du Père par une instante prière qui n'est pas invocation. C'est tout d'abord une demande pressante mais jamais une prière d'adoration ou même une action de grâce. Mais nous pourrions demander, pourquoi s’adresser aux anges alors que tout chrétien a le pouvoir de s'adresser directement au Père par le Fils ? Ceci est certain mais nous ne pouvons ignorer la somme des secours que la divine Providence met à notre service. Ainsi en fut il de même pour le Christ que les anges du Père vinrent assister et secourir après la tentation au désert (Mat. 4, 11) et lors de sa prière et de son agonie à Getsémanie (Luc 22, 43).

Les anges ne sont pas ceux qui viennent opérer la réconciliation que seul le Père peut donner, mais ceux qui dans notre monde de matière peuvent les signaler par des marques sensibles ou sensitives. Cette manifestation des grâces octroyées par le Père via le Fils sont ainsi rendues visibles ou sensibles. Mais les invocations n'excluent dans le principe aucun autre mode de manifestation de la réconciliation, les songes en particulier.

Signalons qu'il serait erroné de penser, comme semble le prétendre Martinès, que les anges sont le seul moyen par lequel l'homme déchu peut recevoir les grâces divines, sentir s'exprimer la volonté divine ou encore pénétrer la pensée divine. Non ce serait ignorer l'Esprit Saint, et ce serait ignorer l'action du Fils et la contemplation de ses œuvres qui nous font connaître le Père. En cela aussi le martinésisme doit être rectifié et christianisé. D'ailleurs ses rituels le sont quand ils font expressément appel aux lumières de l'Esprit.
Donc pas de culte mais demande d'assistance et même commandement. Car l'opérant ayant reçu les ordinations nécessaires considère dans ses invocations avoir recouvré, par la pénitence et son séjour dans les cercles d'expiation ses puissances originelles et donc sa puissance de commandement sur tous les être créés et incréés.

En cela consistent les invocations qui autorisent l'opérant à travailler dans des travaux théurgiques et donc avec les anges pour continuer l'œuvre qui lui avait été confiée par son Créateur.

Dans ce sens, et dans ce sens uniquement, pouvons nous être autorisés à œuvrer dans nos opérations spirituelles-temporelles en coopération avec les anges sachant que ceci reste un mode d’opération dégradé si nous considérons qu'originellement les opérations spirituelles-divines devaient être réalisées par Adam, homme-dieu de la terre, en coopération avec le Père.

Source : http://reconciliationuniverselle.over-blog.com

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De L’Ordre des Elus-Coëns et de la doctrine de leurs initiations (extrait)(2)

23 Octobre 2012 , Rédigé par X Publié dans #Rites et rituels

Extrait du Catéchisme de I'Apprenti Symbolique.

La maçonnerie est le tableau de l'Univers, l'Archive des Conventions de Dieu avec l'homme et le Canal de notre puissance. Je fus reçu Maçon dans le néant au sein de Dieu, le grand architecte m'a reçu. Il m'a tiré du néant par un cérémonial, trois caractères et une Parole. Il me plaça dans un lieu de délices, me développa tout et me fit chef sur les deux ............................................ ; il m'ordonna de l'aimer par dessus toutes choses et mon prochain comme moi-même. il me défendit de m'égaler à lui: Je ne restais dans ce lieu qu'autant de temps qu'il fallait pour connaître ma puissance et d'en jouir. Je fus désobéissant pour mon malheur; mon crime étant de vouloir m'égaler à mon créateur. Pour ma Punition il me chassa du lieu des délices et me livra aux caprices de ceux qu'il m'avait donné pour su jeter, je ne repentais et Dieu me rendit au partie de mes connaissance et permit de me soutenir dans ma faiblesse.

J'entends par caractères et Cérémonial certains actions et figures que le G.A. a prescrit et donné pour marquer de son assistance.

J'entends par hiéroglyphes le signe naturel d'un Elu de quelquefois conventi­onnel vers dans son tout et dans son détail.

Le G.A. avait donné le Plan de cet édifice et celui qui procède de l'un et de l'autre en a détaillé les matériaux et le maçon de pratique avec celui qui est les ont placée, il est divisée en souterrain représentant la partie terrestre et matérielle.

- rez de chaussée : spirituelle,

- partie supérieure : Céleste.

Celle-ci servait à y renfermer l'Arche et la Grande Parole Sacramentelle. Salomon et ceux qui étaient constitués pour la conduite temporelle du peuple travaillaient dans le souterrain. Salomon connaissait le règne animal et minéral depuis l'hysope jusqu'au cèdre. Les Prêtres travaillaient au rez de chaussée à la partie spirituelle. ils avaient droit aussi sur la partie matérielle, car celui qui peut le plus peut le moins.

Le spirituel est divisé en 7 parties connues sont les 7. noms des Planètes. Les Prêtres opéraient sur 21 cercles différemment. ils invoquaient l'un se concili­aient l'autre et ordonnaient aux autres.

Les Prêtres d'aujourd'hui sont puissants car ils sont les sacrifices réels comme ceux de l'A.J. la prière et exorcisme.

L'homme est un ange attaché à la Matière pour faire ses preuves.

La Colonne signifie la peuplade de Seth. La pomme de grenade le nombre immense d'Esprits qui font sorte de cette souche. Les Lys signifient la végétation de cette souche. Les dimensions 18. 12. 3. et 5. signifient le nombre des Patriarches, des Pontifes et des Juges avec les apparitions du maître.

La colonne J rappelait celle de pierre qu'Enoch avait faite et représente les Evènements avant le déluge.

Les pierres élevées par Enoch représentent les enfers du Seth.

Elle porte le nombre 3 parce que le grade d'apprenti doit nous rappeler les principes constitutifs des premiers éléments.

Le rapport est que 1.). L’Univers est divisé en 3 le monde céleste spirituel et terrestre 2). Le spirituel est divisé en 3 le spirituel fixe, le fixe et le spirituel en général. 3) la matière se divise en trois et la connaissance de ces trois subdivisions de la matière donne le nombre 9.

Sur cette colonne était appuyé le T Elle portait un des mots ineffables
aux noms desquels était élevé cet édifice et ce même mot était celui de la puissance d'Adam. Le pavé mosaïque représente par ses trois couleurs les 3 éléments matériels; le noir la terre, le rouge le feu, et le vert l'eau. La pierre brute représente qu'il y avait eu temps ou tout était en inaction.

Le soleil, la lune etc. signifient le firmament sous lequel les maçons doivent travailler.

La profondeur et la hauteur des Loges c'est-à-dire les opérations des Maçons s'étendent sur les quatre parties du monde.

La boite dans laquelle on dit que le secret doit être renfermé, en forme d'Arche et des clefs d'ivoires c'est la bouche car le secret consiste dans la parole.

Catéchisme du Compagnon Symbolique

Je me suis fait recevoir à cause de la lettre G. qui signifie Géométrie non pas la simple qui n'a pour objet que l'étendue et le mouvement des corps mais celle qui s'étend sur tous les Etres. L'Etoile flamboyante représente le grand Architecte de l'Univers.

J'ai voulu pénétrer les secrets de la divinité comme Cain, Core, Salomon, les ouvriers de la tour de Babel, et c'est ce qui m'était défendu. je n'étais point destiné à prononcer les paroles de la Maîtrise spirituelle. J'ai voulu pénétrer dans le sanctuaire par la porte d'Occident, j'étais destiné aux arts mécaniques à la partie matérielle de l'Occident. Mon travail était de connaître les sympathies et les antipathies des trois règnes. Je ne peux attaquer la partie spirituelle sans être vingt de l'ordre des vingt. il m'a été accordé une 4me opération pour le 4me cercle qui a été le prix de G.A. de l' Univers. J'ai voulu aller plus loin, je suis devenu pervers et le nombre de la perversité. est 5.

J'ai travaillé sur la pierre cubique c.à.d. je me suis servi du Pentacle, j'y ai aiguisé ma langue qui est le vrai outil des maçons en proférant les mots de puissance qui y sont dessus pour faire mes opérations.

Ceux qui ont travaillé à Booz (force) ont voulu être forts contre Dieu. L’Ecriture les nomme Géants. Elle rappelle la colonne d'Enoch qui représente la postérité de Cain qui s'était retiré au midi. La partie du midi en sens spirituelle nous représente sa malédiction, le parfait et la partie Diabolique: Libera nos Domine a demonis méridiane. La hiéroglyphe Boaz veut dire terre perverse.

Je marche en zigzag pour prouver que mes pas n'étaient pas en droiture et que je me suis égaré. Le zigzag est l'hiéroglyphe du feu.

La craie, le charbon et la terrine, tous les vrais maçons s'en servent pour toutes leurs écritures et caractères.

Le Temple est situé dans la vallée de Josaphat auprès d'une haute montagne où l'on a jamais entendu coq chanter, Lion rugir ni femme parler, etc.

 

Catéchisme du Maître Symbolique

L'acacia m'est connu car celui qui est annoncé par le chap. d'Isaïe m'est connu, s'est souvenu de lui que je suis maître. Le G.A. m'a reçu maître. Il m'a reçu à l'Orient qui veut dire spirituellement Dieu; partout ou nous recherchons Dieu est l'Orient.

Dieu est le centre car c'est à lui qu'on doit tout rapporter.

Le globe dans le style spirituel et un parfait triangle dont les points font le midi, l'occident, le septentrion.

Je fus reçu maître sur le tombeau de notre maître qui est la terre. Je fus reçu en recevant une convention; par une Cérémonie et une parole sacramentelle, cette parole fut perdu et retrouvé et m'a été donné par................................................................................. qui préside à cette Loge.

J'entrais à reculons dans la Loge parce que Noé entrant dans l'Arche ignorait son sort.

J'ai passé de l'Equerre au compas: Noé sortant de la Coën de la nature qui est signifié par l'Equerre passa par les descendants à la Lais écrite désignée par le bombas la loi naturelle fut succédée par des loi sévères. genes .17 . chap .

Les 9 tours que j'ai fait en Loge signifient les Patriarches, la branche sur le tombeau signifie la branche d'olive que la Colombe apporta. La parole fut changée parce que le G.A. communiqua à Noé un nouveau mot de puissance. Mon élection et celle d'Adam qui finit à Abraham. J'ai appris dans le 7ème cercle outre la connaissance des sympathies la communication qu'ils ont avec le céleste et le spirituel.

Il y a deux maîtrises, la spirituelle et la temporelle désigné par les deux glaives, le Pontife et le Roi.

Le nom de la Colonne de la maîtrise placée dans la partie orientale de temple de Salomon - Je ne peux la dire qu'en Cérémonie.

Midi et minuit. Les travaux maçonniques commençant par un quartier de la journée et ne doivent durer qu'une heure.

Mon âge est 7.7.7. parce que la dissension survenus dans le temple m'a empêché d'acquérir le nombre de perfection que je désire.

Un chevalier maçon est un homme libre égal aux Rois ami des Païens et des pauvres s'ils sont vertueux.  

Catéchisme du Maître particulier

On connaît que je suis maître par ma marche et les circonstances de ma réception à la maîtrise et par mon travail aux cercles d'expiations. J'ai passé d'un triangle aux cercles.

Le maître travaille à la subdivision de la matière terrestre temporelle.

Cette subdivision enseigne la connaissance des trois principes spiritueux qui compose le corps général terrestre, le Céleste et celles des Corps particuliers permanent sur la surface de la terre.

J'ai été admis à la maîtrise comme un scélérat tristement vêtu, la corde au col.

Un être compagnon qui est parmi nous m'a assisté dans ma réception.

Il y a le cercle d'expiation qui font allusion aux 6 puissantes pensées que le G.A. employa pour la Construction de son temple universel.

Dans ces circonférences j'ai observé quatre branches mystérieuses, une de Palme, de Cèdre, d'Olivier, de Saule.

J'ai vu une boule de terre une creux d'airain avec une Urne enflammé. Les figures des caractères et des lumières innombrables.

La Palme signifiait la Puissance du Dieu vivant, le Cèdre la Puissance du Dieu de vie; l'Olivier celle de l'Esprit, la Saule, la mort, ou la prévarication, la boule de terre l'origine de ma forme corporelle, l'Eau et l'Urne enflammé les 2 principaux éléments qui la soutiennent dans tout son individu, les figures et les caractères la vertu supérieure des différents corps supérieur au mien, le nombre infini de l'univers celui des Agents spirituels.

Le Maître et les deux surveillants représentent le premier la Pensée du Créateur le ler surveillant son action et le 2d son opération.

Les maîtres d'un pas tremblant parce que ci-bas tout est terreur et tenebris. Les trois colonnes désignent trois différentes branches de l'Acacia. L'Aca­cia franc désigne l'Etre spirituel, l'Acacia entre ses disciples, et les sauva­ges les profanes erreur.

Le maître doit finir la recherche des sciences prohibée par la loi Divine se préserver de l'ignorance et ne jamais abuser de sa puissance spirituelle et matérielle.

Le nombre du Maître particulier et le Novaire il désigne 1) la sujettion du maître particulier au travail de la matière comme être imparfait dans l'onde. 2) l'incertitude de ses opérations spirituelles temporelles. 3) la réintégration de ses principes et de son individu corporel.

Les 3 chandelier à 3 branches signifient les 3 différentes Classes d'Esprit qui désignent et actionnent le temple général terrestre figuré par les 3 grades ou classes du Porche.

Catéchisme Maître Coën

On me reconnaît par le régularité de mon entrée au cercle de la réconciliation par mes opérations et par les puissances de ma parole. Ils travaillent au combat perpétuel des ennemis de la loi divine et de ceux des hommes ordinaires de la terre.

L'Attribut est le globe terrestre et l'Equerre. Le globe terrestre représente la douleur sensible qu'endura toute la nature par les coups que furent portées sur la personne chère de l'Elu chéri du Créateur, le poignard désigne la justice et l'Equerre la sublime perfection de sa vertu et Parole puissantes avec laquelle il a réconcilié la terre avec l'homme et le tout avec le G.A. de l'Univers.

La décoration du M.C. est  La bande noir par 5 réceptacles ou globes et une tête de mort surmontée de 3 poignards.

la bande désigne l'affreuse demeure de l'homme de matière dans laquelle le Maître Parfait Elu a opéré la réconciliation des profanes mortels. Les 5 récepta­cles les 4 opérations que l'Elu divin a opéré dans les quatre régions et la 5me celle qu'il a opéré en faveur de ses disciples. Le globe figure la satisfaction que ressentirent les trois différents matières de la terre.

La tête etc. désigne la pensée l'action et l'opération des ennemis des Elus choisis par la puissance divine ainsi qu'il est figuré par les trois nations qui ont porté leurs coups sur le maître parfait. le sont l' Hébreux, le Gallien et je sais le 3me. La première vers l'orient, l'autre vers le midi et la troisième vers le septentrion.

Les deux colonnes brisées marquent la gradation de la puissance des deux êtres corporisé et figurés par les deux colonnes du temple, dont celle vers le septentrion figure le corps masculin et celle du midi la femme.

Les chapiteaux détachés font allusion au détachement que l'esprit bon conduc­teur a fait de l'homme a cause de sa préconisation et en le laissant opérer seul dans l'erreur.

Le chandelier à 9 bouches figure les 9 Agents spirituels qui opèrent et éclai­rent dans les 3 régions matérielles temporelles.

J'ai l'âge 3. 5. 6. 7. 4. 8 ans.

La première allusion désigne les différentes opérations supérieures divines que la Maître parfait Elu a opéré envers le créateur en faveur de la nature universelle la seconde le nombre ou temps qu'il a mis à remplir tous ses devoirs d'Homme Dieu et divin parmi les hommes. Le nombre essentiels sont 7. 8..

Le quaternaire fait allusion à l'origine et à la Puissance de l'Elu, le 7. aux facultés qu'il a reçu des son émancipation et l'Octonaire à la double Puissan­ce que l'Etre chéri du très haut eut en lui lorsqu'il vint opérer la réconciliati­on des hommes. Tout M.E. peut se procurer ces facultés, propriétés et même vertus se sait se rendre parfait car il en a la puissance.

On ouvre à neuf heure pour faire allusion à la 9ème heure des trois derniers jours ou le réconciliateur finit ses opérations spirituelles temporelles, en faveur des hommes de la terre.

Il rendit ensuite 4 paroles que j'ignore encore, elles sont figurées par Hely, Lama, Laba, taris.

Je suis reçu dans un temple régulièrement assemblé par la pensée l'action et l'opération spirituelle divine, mon corps renversé dans 3 circonférences fournit un rectangle parfait appuyé sur un double triangle équilatéral et secondé par 4 cercles de correspondance d'opération pour ma réception.

Le temple représente le lieu consacré aux opérations du M.E. ainsi que le maître parfait le désigne lui même à ses disciples par les opérations faites sur le temple général terrestre. Les 3 cercles désignent les 3 sous du maître parfait, l'Admiration l'Entendement et la     contemplation. les 2 triangles lié ensemble désigne l'origine de mon corps intimement lié avec le corps général terrestre; Le réceptacle la terre sur laquelle toutes choses était opérées en faveur de l'homme ainsi que toutes choses spirituelles divine se sont opérées sur le corps du maître parfait avant sa mort.

Les cercles de correspondance désignent les habitants des 4 régions célestes qui ont assisté à toutes les opération temporelles et spirituelles que le maître parfait a fait pour rappeler l'homme à son premier principe.

Les 6 marques authentiques que j'ai reçu sur mon corps me caractérisent M.E. sur la tête sur les deux mains sur les 2 pieds et sur le coeur.

La tête désigne et c'est là que son tribut a satisfait à la justice du Créateur. La main gauche celui que les habitants du midi payent à la justice divine, la main droite celui que les habitants du septentrion ont payé pour leur affliction spirituelle, celle des pieds désigne le Sceau que le Créateur fit mettre sur la matière lors de son état d'indifférence pour la rendre susceptible d'impression celle de la partie du Coen la puissance des différents agents spirituels que le créateur avait marqué de son sceau invisible pour coopérer à la formation des essences spiritueuses de la première matière dont tous les corps matériels et terrestres sont émanés. C'est de là que les premiers sages ont professé l'offrande du Coën et de l'âme au Créateur.

Les trois coups de poignard, celui sur la gorge désigne la renonciation que l'homme fait de toutes espèces de sciences autre matière contraire à la loi divine et l'ordre permanent de la partie d'Orient; celui du Coën la partie du midi; il explique le même sujet que le premier. Le 3me sur le bas du ventre du côté droit la partie septentrionale; il a la même rapport; le quatrième sur la terre désigne ces 4 renonciations par le Plomb, l'Or, le fer et Cuivre 1) la Condensation et la gravité; 2) la sublimité des essences spiritueuse de la même matière; 3) La solidité de la vertu; 4) le symbole de la corruption et la malédiction du Créateur après la prévarication de l'homme.

Les M.E. voyagent en circonférences formées par 9 ou 27 pas et le glaive à la main pour combattre leurs ennemis.

Il faut fuir 1) toute société clandestine qui enseigne des instructions apocryp­hes et contraires à la loi divine; 2) toute profanation des choses spirituelles; 3) soumission au régime de vivre de l'Ordre.

L'Equerre et le Compas intimement liés signifient l'intime liaison de l'âme avec l'esprit.

Le nom du M.E. est Hyely en hébreu, Hely en langue vulgaire et signifie réceptacles de la Divinité ou dédicace de ses profines acuores.

Le nom du M.E. temporel est Réaux en hébreu roux en langue vulgaire et signifie homme Dieu de la terre, élevés au dessus tous ceux spirituels tempo­rels ou réceptacle spirituel temporel sur lequel la glaive et la justice du Créateur s'opèrent.

Dans ma réception mon corps était placé au centre de 6 circonférences forment un carré long et 4  parfaits je n'ai rien vu que l'Esprit humain puisse comprendre, car j'étais privé de l'usage des sens corporels et spiritu­els.

J'ai vu ensuite une vaste lumière, un bruit effroyable et 3 grandes Colonnes sur ces 3 Colonnes il y avait 3 hiéroglyphes séparément mises en formes de triangle qui représentaient les 3 différentes essences Spiritueuse qui compo­sent les corps général terrestre céleste et particulier.

Les nombres dont on doit se servir sont 3, 2, 5, 6, 7.

Le nom de l'apprenti .C. est W.J.S.A.

II y a 7. sortes de figures ou signes.

Le signe particulier est la main droite appuyé en Equerre sur la partie du Coën et la main gauche en Equerre de champ sur lunaire.(?)

Les 7. signes font allusion à S.V.J.M.M.R.S.L.L.

Le temple est appuyé sur trois puissantes colonnes, Une vers l'Orient, l'autre vers le septentrion et la troisième vers le midi.

On voyage de l'Est à l'Ouest et de Nord au Sud.

La batterie est 3 coups lents qui font allusion aux 3 principes qui composent le temple corporel de l'Apprenti, le souffre, le sel, le Mercure.

Le souffre est appliqué à la partie aqueuse (?).

Le sel à la partie pelliculaire et membraneuse.

Le Mercure à la partie fluide.

La partie solide désigne le corps général terrestre.

Fluide : la partie solaire

Pelliculaire :  la partie septentrionale

L'Univers est composé de cinq sortes de temples.

Le simple signifie le corps de l'homme.

le parfait : le corps universel

le symbolique : le corps général terrestre

le juste : le corps inférieur matériel

L' Aparyphe, le conventionel que les hommes efforcent d'établir dans l'erreur.

L'Attribut de l'Apprenti .C. est une Perpendiculaire; il sert le maître depuis Lundy jusqu'au Samedi; son travail commence à midi plein et finit à minuit. Ma réception m'a coûté ma bonne volonté et une pièce d'or évaluée au dessus des statuts généraux et particulier de l'Ordre. On place dans la Loge le soleil pour apprendre à connaître parfaitement la faculté la fer élémentaire et la lune pour propriété dans l'acte de conception et de végétation. On monte 7. marches.

Catéchisme du Grand Architecte

J'ai vu le buisson ardent au bas de la haute montagne qui est situé au centre de la haute montagne qui est situé au centre de l'Orient outre les 4 attributs. Je les nomme, ga, mo, ba, ri, on, ac, Du, ru, ri, ne, ac, a.

Je suis parvenu aux attributs par des voyages par terre et par mer; J'ai rencontré 4 hommes, l'un d'or et d'azur, l'autre de noir et d'argent, le 3me de rouge et de l'or; le 4me d'or et vert qui partaient un étendard blanc croisé de rouge. Ils disaient qu'ils allaient au mont Capital déposé leur étendard ils portaient aussi 4 branches. dont je ne sais pas la signification.

Le nom du mont Capital est: ma. j. ne. si.

Je fus reçu au bas de la montagne parce que ne pouvant soutenir l'éclat du grand soleil je devais m'arrêter à un pas. Je fus reçu entre trois Equerres mon corps renversé la face contre terre, au centre de 4 attributs dans le grand cercle de circonférences.

Un grand chevalier d'Orient habillé de 171 couleurs m'a reçu. Les couleurs désignent la force, son pouvoir et sa toute puissance. La force parce qu'il a supporté l'ardeur de la grande lumière, son pouvoir parce qu'il a reposé 6 Jours dans la sanctuaire, sa puissance parce qu'il a été pourvu de 7 sous et qu'il a pu enfin finir en six jours ce que les autres peuples ensemble ne pouvaient faire dans 7 ans et plus.

Mon âge est un terme juste plus que parfait et non limité. On m'appelle juste dans tous mes noms. On se met en ordre: l'Equerre gauche horizontalement sur le front et le droite élevée.

 

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De L’Ordre des Elus-Coëns et de la doctrine de leurs initiations (extrait)(1)

23 Octobre 2012 , Rédigé par X Publié dans #Rites et rituels

Il a été introduit à Paris vers 1775.

Les Elus-Coëns ont toujours affiché de grandes prétentions: ils n'ont admis qu'un petit nombre d'hommes choisis, encore les ont-ils reçus avec beaucoup de circonspections. Il était un moyen de faire valoir l'institution et de conser­ver les secrets des formules d'initiations. Mais ils eussent atteint ce but bien plus sûrement, s'ils n'eussent rien écrit sur leurs mystères. L'expérience a prouvé que tout ce qui est confié au papier est divulgué tôt ou tard, et devient le partage de personnes qui n'ont aucun motif pour garder le silence.

C'est ce qui est arrivé à l'égard des rites des Elus-Coëns. Après la mort de M.de Saint-Martin, on a trouvé les cahiers des grades ainsi que les instructi­ons et règlements manuscrits. La famille a disposé de sa succession maçonni­que en faveur d'un de ces amis, qui n'a fait aucune difficulté de les commu­niquer à quelques frères qui en ont tiré des copies. M. Savalette de Langes, qui appartenait à la secte, les avait ainsi; on sait que ses manuscrits ont été vendus avec sa bibliothèque. il est résulté de tout cela que, malgré les initiés eux-mêmes, les mystères des Elus-Coëns. ont été divulgués comme toutes les autres.

Ainsi nous pouvons facilement donner des détails authentiques sur ce rite; nous avons la certitude qu'ils ne seront pas démentis par les Ff. Coëns; nous en connaissons encore quelques-uns à Paris et dans l'étranger.

La création de l'homme, sa désobéissance, sa punition, les peines du corps, de l'âme et de l'esprit qu'il épreuve, forment l'ensemble de la doctrine d'initiati­on dans le rite des Elus-Coëns.

Sa régénération et sa réintégration dans sa primitive innocence ainsi que dans les droits qu'il a perdu par le péché original, sont le but qu'on se propose. D'après ce mystère, l'homme qui se présente pour être reçu, n'est, aux yeux de la secte, qu'un composé de boue et de limon. Les chefs de cette société théocratique lui donnent la vie, à condition qu'il s'abstiendra de goûter les fruits de l'arbre vivifiant. Il est séduit; il oublie sa promesse; il est puni et précipité dans les flammes. Mais bientôt il renaît à une vie nouvelle: il est réintégré dans sa dignité primitive, si des travaux utiles, si une vie sainte et exemplaire l'en rendent dignes.

Voilà ce qu'on apprend aux initiés de la première classe dans trois degrés qu'on appelle, apprentissage, compagnonnage et maîtrise, dont, ainsi qu'on en pourra juger, la genèse a fourni le programme.

L'homme ayant recouvrit ses droits primitifs, et s'étant rapproché de son créateur par une vie spéculative, est animé du souffle divin. Il devient propre a connaître les secrets les plus cachés de la nature; la haute chimie, la cabale, la divination les sciences ontologiques (métaphysiques) ne sont pour lui que des connaissances communes, dans lesquelles il peut être instruit facilement.

Ces êtres privilégiés forment la seconde classe dans l'ordre des Elus-Coëns. Ces classes se subdivisent en plusieurs autres (1) dans lesquelles on enseigne aux initiés, en raison de leurs goûts ou de leur génie, la cabale et les sciences occultes dans toutes leurs parties.

(1) Voici la nomenclature des degrés d'avancement dans cet Ordre:

 

Première classe: Apprenti - Compagnon - Maître - Grand-Elu.

Deuxième classe: Apprenti-Coën - Compagnon-Coën - Maître-Coën - Grands architectes - Chevalier commandeurs.

Suivant ce plan on voit que l'Ordre des Elus-Coëns a dû réunir, non seule­ment toutes les personnes qui avait des goûts pour les connaissances surnatu­relles, mais encore toutes celles qui se faisaient remarquer par des opinions singulières en matière de théologie mystique, tels que les sectateurs de Martinès Paschalis de Swedenborg, etc. Tout le monde sait, en effet que Saint Martin, le baron d'Holbach, Duchanteau et beaucoup d'autres, étaient membres de cet Ordre; il est probable que c'est de cette école que sont sortis beaucoup d'ouvrages philosophiques, plus ingénieux que solides.

Les Elus-Coëns se sont constamment fait remarquer non seulement par les connaissances variées des membres de leur association, mais encore par leur mœurs thérapeutiques, on comptait autrefois parmi eux, en France et dans l'étranger, beaucoup de savants modestes dont les leçons tendaient a inspirer l'amour du prince, de la patrie, de la justice et de l'humanité.

Après avoir donné ces notions succinctes de l'ensemble de la doctrine des Elus-Coëns, nous offrirons aux lecteurs quelques détails sur leurs initiations, qui ne seront pas déplacés dans un ouvrage dont le but est de donner en quelque sorte, le tableau des mystères des sectes maçonniques.

Celui qui veut être reçu est obligé de se présenter lui-même pour solliciter son admission. Des personnes sont envoyées pour l'examiner, connaître son nom, sa patrie, ses opinions religieuses. Si toutes les conditions exigées des candidats se trouvent réunies dans celui-ci, on le fait mettre à genoux et prêter serment, 1° de discrétion, 2° de fuir la débauche et les jeux publics, 3° de ne point fréquenter les femmes publiques, de ne point commettre d'adultère, et enfin d'être fidèlement attaché aux statuts de l'Ordre.

Ces préliminaires remplis, on l'invite à se retirer. Sa réception n'a lieu que plusieurs jours après.

1erpoint de la Réception d'un Elu-Coën

Quatre chambres sont indispensables pour ces initiations, 1° le parvis; 2° une pièce qu'on appelle le porche, 3° une autre qu'on appelle le temple ou le tribunal; 4° et enfin une chambre dite de retraite. C'est celle dans laquelle le candidat est livré à ses réflexions.

Chaque Loge de Coëns doit être pourvue des instruments suivants; savoir: une machine propre à imiter le tonnerre; trois autres propres à former des éclairs; une terrine avec des charbons allumés; un vase plein d'eau; un vase contenant de la terre pétrée; trois draps, l'un rouge, l'autre noir, et le dernier blanc; un crayon noir; un escalier à vis; se divisant en trois paliers de 3, 5 et 7mar­ches, sur la dernière des quelles doit se trouver une trappe et des trous placés triangulairement pour donner passage à des flammes; une branche de palmier, une de cèdre, une d'olive et une de saule; trois baguettes, une de houx, une de frêne et la troisième de coudrier; un encensoir, des parfums, et trente bougies dans des flambeaux qui doivent être distribués autour des cercles ou circonférences tracés au milieu du temple: ces cercles représentés figurativement le centre de l'univers.

Les officiers nécessaires à l'ensemble des cérémonies des réceptions sont: un Tout-Puissant Maître, un Très-Respectable Maître, une Très-vénérable Maître, deux Surveillants, un Vicaire qui est le chef des tuileurs, un Maître conducteur en chef qui dirige les Maîtres des cérémonies.

Le T.P.Maître préside dans le temple avec deux Surveillants.

Le T.P.Maître préside dans le porche aussi avec deux semblables officiers. Le T.P.Re Maître a la direction des parvis.

Nous avons réuni tous ces détails ici pour ne point interrompre l'historique de l'initiation de l'Elu-Coëns.(1)

(1) Nous passons sous silence toutes les formalités exigées pour l'ouverture des loges de Coëns, et enseignées dans un rituel fort détaillé. Ceux qui pourront se procurer cette pièce assez rare, y trouveront les cérémonies d'entrée dans le temple, les prières qu'on adresse à l'Eternelle les cérémonies d'introduction des Ff. des hauts grades, les exhortations aux surveillants, la cérémonie des poignards, la manière de distribuer les mots courants, d'ouvrir les portes du temple et du porche, celle de les fermer, ils y verront comment les mots sont rendus aux réaux et aux grands officiers, les prières de fermetu­re ou action de grâce; comment on allume et éteint les bougies, les batteries, etc. Ces détails sont étrangers à notre plan, en ce qu'ils tendraient à dévoiler les secrets matériels  de cet Ordre ce qui n'est pas dans notre intention.

Le néophyte qui a reçu l'avis du jour de son admission, se rend au parvis et est immédiatement renfermé dans la chambre de retraite.

Pendant ce temps, les branches de palmiers, de saule, d'olivier, le vase de feu qui est le symbole du feu élémentaire et ceux qui contiennent l'eau et la terre pétrée sont disposés circulairement autour des circonférences. Ceux qui doivent lancer la foudre et les éclairs occupent leurs places; le conducteur en chef prend la sienne, ainsi que le vicaire. Tout étant en ordre, le V. Maître traverse le parvis et se rend dans la chambre de retraite. Le candidat y est interrogé sur le but qu'il se propose en cherchant de pénétrer les secrets de l'Ordre. on lui demande s'il est décidé à entrer dans une société, 'qui ne tend qu'à la vertu et qui est ennemi des vanités de ce monde périssable'. Sur sa réponse affirmative, le V. Maître dit aux tuileurs qui l'accompagnent:

« Disposez cet homme à retracer aux yeux des frères qui sont dans le tribunal le spectacle de ce qui s'est passé au commencement des temps, au centre de l'Univers.

A ces mots, les tuileurs le dépouillent de tous métaux, et le déshabillent de façon, qu'il ne lui reste que sa chemise et un caleçon de flanelle blanche, ensuite il le couchent sur les trois tapis, noir, rouge et blanc; d'abord le blanc, ensuite le rouge, et le noir le dernier Ils l'enveloppent soigneusement dans ces draps de le porte de suite au Tribunal, ou il le couche sur le dos au centre des circonférences, ayant la tête à l'occident, les pieds à l'orient, les deux genoux en l'air et les poings sur les yeux. Ils lui mettent sous la tête une pièce triangulaire. Le candidat étant dans cette position, on place le vase de feu à côté de sa tête, celui qui contient la terre pétrée vers la partie du cœur; enfin on met le vase plein d'eau du côté opposé. » (1)

(1) Manuscrit de M.Savalette de Langes. Tous les passages de cet article marqués par des guillemets sont pris dans ce manuscrit.

Le plus grand silence règne pendant quelques minutes, alors quatre grands coups de tonnerre se font entendre: à ce signal, les Respectable et Vénérable Maîtres circulent six fois autour des circonférences l'un partant de l'orient par le septentrion. Ils s'arrêtent devant le T.P.Maître qui leur donne la bénédiction d'Israël si leur avancement dans l'Ordre leur permet de la recevoir, ou seulement leur impose les mains, suivant la circonstance. Pendant ces tours, les éclairs brillent, le tonnerre gronde, et les circonférences sont encensées. Après ces cérémonies et quelques instants de repos, de nouveaux coups de tonnerre se font entendre, de nouveaux éclairs embrasent le Temple; c'est Tout-Puissant qui va paraître: accompagné de ses acolytes sacrés, il va opérer le miracle de la création.

Le T.R.M. armé de sa baguette de houx, touche les genoux du candidat, qui les allonge aussitôt. Le V.M. touche avec sa baguette de frêne le cœur du candidat, ensuite côté droit, il lui fait étendre successivement les deux bras.

Tous ceux enlèvent tour à tour le drap noir et le drap rouge qui font partie de ceux qui enveloppent le candidat de sorte qu'il se trouve seulement couvert du drap blanc, les bras étendus et les jambes écartés. Le V.M. se place au pied du néophyte et le R.M. se place à sa tête, où il prononce à haute voix la prière suivante:

« Grand Architecte de l'Univers, toi qui as bien voulu faire l'homme à ton image et à ta ressemblance, pour lui assujettir le grand monde, dont il sera la victime si tu ne le combles de tes grâces, ne permets pas que l'ouvrage de tes mains périsse, fais, au contraire, que ces ennemis rougissent de honte de l'inutilité de leurs efforts pour remporter des victoires sur lui; Cependant que ta sainte volonté soit faite ». Le V.M. répond Amen.

Cette prière terminée, le néophyte est entièrement découvert, le tonnerre se fait entendre, le lieu de l'assemblée présente l'image du chaos: peu à peu le calme se rétablit, et le candidat est conduit aux pieds du T.P.Maître qui le bénit et lui donne l'ordination en prononçant des paroles mystérieuses. Cette cérémonie consiste à appuyer successivement sur son front, la partie du cœur, le côté droit et la tête, le pouce, l'index et le médium de la main droite; ce qui offre l'image d'un triangle, les autres doigts étant repliés dans la main.

Le V.M. conduit ensuite le néophyte au centre des circonférences, la lui donne les signes de reconnaissance et lui dit: Ces quatre branches qui s'offrent à tes yeux te seront d'une grande utilité si tu observes les commandements de celui qui t'a donné l'être, mais tu seras en proie à tous les malheurs et sujet à la mort si tu les transgresses. Tu peux jouir de tout ce que tu vois; mais garde-toi de toucher à ces quatre branches. (Il lui montre avec sa baguette la branche de palmier.) 'Voilà le symbole de la sagesse universelle du Dieu vivifiant (il lui montre la branche de cèdre.) Voilà l'emblème de la puissance universelle du Dieu vivant, il lui montre la branche d'olivier Voilà l'emblème de la puissance universelle du Dieu de vie; (il lui montre la branche de saule) Voilà enfin le symbole de la mort éternelle.

Ensuite il lui fait jeter les yeux sur la terre pétrée, sur l'eau et le feu. « Vois, homme, ce que tu es, je t'ai tiré de là: si tu ne veux pas rentrer dans les abîmes de la terre d'Egypte, observe fidèlement les défenses qu'on t'as faites, et n'oublie jamais les engagements que tu contracteras avec l'Ordre ». Le candidat est abandonné seul au milieu des circonférences; là on le laisse quelque temps livré à lui-même. Pendant qu'il réfléchit sur la nouveauté du spectacle qui a frappé ses yeux, un Elu-Coëns, qui représente un mauvais génie, traverses les cercles, s'approche de lui, et cherche à lui démontrer le ridicule des défenses qu'on lui a faites. Il l'engage à s'approcher des bran­ches, à les examiner, à tracer des caractères autour; suivant ce tentateur, il résultera de cette désobéissance des connaissances précieuses, desquelles doivent dériver un pouvoir supérieur à la puissance de celui qui l'a créé. 'Attache-toi surtout, lui dit il, à connaître parfaitement ce que renferme l'arbre vivifiant, puisqu'il est tout science et toute puissance. Tu soumettras tout à ton empire et tu commanderas à tous les animaux, tant visibles qu'invi­sibles , etc.' Le malheureux néophyte se laisse tenter et persuader par ce séducteur, il est accablé de reproches et chassé du Temple.

Rentré dans le parvis, il tombe dans les mains de trois tuileurs que représen­tent les mauvais génies; ils lui attachent les bras avec de fort liens, le char­gent d'un énorme fardeau et lui font faire neuf fois le tour de la pièce et le couvrent d'eau et de boue: les éclairs brillent la foudre éclate     

Ici se termine le premier point de l'initiation.

IIe Pointde la réception d'un Elu-Coëns.

Pendant que le néophyte est livré aux tourments que lui font souffrir les mauvais génies, on change la décoration du Temple ou du Tribunal; on élève l'escalier à vis au milieu des circonférences mystérieuses, et l'on prépare tout pour le complètement de ces laborieux mystères.

Après un certain temps, le premier tuileur vient rendre compte au T.P.Maître du ressentir et de l'humiliation du candidat, et implorer son pardon. 'Allez, répond le Tout P.Maître, que l'homme me soit présenté devant moi. On court chercher le néophyte; on l'arrache avec peine des mains des mau­vais génies qui s'efforcent de le retenir: 'Laissez cet homme en paix', leur dit le premier tuileur (qui représente un mauvais génie), 'retirez-vous et que désormais aucun de vous l'environne'. Le T.P.M. lui a fait grâce. 'Retirez-vous, chacun dans votre région; obéissez à celui qui vous commande au nom du Maître'.

Le candidat chargé de chaînes, est conduit aux pieds du V.M., il implore sa grâce. Te voilà dont rentré dans la terre d'Egypte! (lui dit-il) Comment as ‑tu pu oublier les défenses qu'on t'as faites?       Infortune! ton crime t'a rendu l'esclave de la mort qui exercera son empire sur toi et la postérité!' Lève toi, homme, la faute t'es remise. C'est à toi maintenant à travailler pour gagner la vie éternelle, etc.

Le T.R.M. le délivre de ses liens et le conduisant à l'entrée de l'escalier à vis, il le lui montre en lui indiquant qu'il est divisé en trois paliers auxquels on arrive par trois, cinq et sept marches, symboles des trois peines qu'il souffri­ra dans la réintégration de sa personne avec son principe: ces peines sont celles des corps, de l'âme et de l'esprit.

Le néophyte monte, en reculant, l'escalier mystérieux. Arrivé au premier palier, il prête le premier tiers de son obligation, qui consiste à promettre de garder le secret sur les mystères des Elus-Coëns, etc.

Arrivé au second palier il prête le second tiers de son obligation; il s'engage à être fidèle à la religion catholique, apostolique et romaine; à aider ses frères de ses conseils et de sa bourse, etc.

Enfin il est conduit au dernier palier où il prête le dernier tiers de son serment, qui consiste à se soumettre à ne jamais fréquenter les assemblées de ces sociétés qui prennent le type de Maçon sans le connaître, etc. Cette épreuve est la dernière de celles qui est condamné à subir, elle complète son initiation comme apprenti. On lui donne les mots de reconnais­sance, sept signes imitatifs des figures des sept planètes; enfin on le proclame comme membre de l'Ordre.

Nous avons dit que les peines imposées à cet homme nouveau, en raison de sa désobéissance, étaient celles du corps, de l'âme et de l'esprit. Dans le grade d'apprenti, il a subi celles du corps, restent les deux autres qui forment l'objet de la doctrine de l'initiation aux grades de compagnon et maître.

Nous n'entrerons pas dans les détails de ceux-ci: les épreuves de l'initié sont du même genre, et comme dans le premier grade, l'escalier en forme de vis y joue le principal rôle. Nous pouvons même le dire et les Elus-Coëns en conviendront, ces derniers actes de la réception sont bien inférieurs au premier, dans lequel les inventeurs semble avoir épuisé toutes leurs ressour­ces.

Au reste, ces adeptes forment une classe bien distincte de celle des Francs-Maçons, dont ils ont cependant emprunté quelques usages. Les Elus-Coëns apprécient eux-mêmes, sans doute, à leur juste valeur, leurs formules d'ad­mission ; et nous pensons que toutes les allégories des réceptions pourraient s'expliquer ainsi: Pour entendre et propager des vérités nouvelles, il faut des hommes nouveaux. Tel a sans doute été le but des inventeurs des mystères de cet Ordre, et ce symbole nous semble énoncé très clairement dans tous les actes différents de ces singulières initiations.

Progression des Grades.

Apprenti Symbolique.  

Compagnon Symbolique ou maître particulier du Porche.  

Maître particulier ou premier degré de l'ordre.  

Grand maître ou grand Elu sous la grande bande noire.

Apprenti Coën ou fort marqué ou apprenti Ecossais

Compagnon C. ou double fort marqué ou compagnon Ecossais

 Maître C. ou triple fort marqué ou Maître Ecossais

Grand Architecte  

Chevalier d'Orient  

Grand Commandeur d'Orient Réaux +

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Consitoire

19 Octobre 2012 , Rédigé par GCG GODF Publié dans #Rites et rituels

OUVERTURE DES TRAVAUX

Tous les FF.°. sont habillés dans le parvis intérieur, le Grand Maître des Cérémonies ayant allumé préalablement toutes les bougies. La salle une fois préparée  sur l'invitation du Grand Maître des Cérémonies les frères se rassemblent en silence dans les parvis. Le T S et VM  pénètre seul, puis les frères conduit par le Grand Maître des Cérémonies se présentent au passage, l'un après l'autre et entrent main gauche sur le cœur. Arrivés devant le Président (qui se tient au pied de son Trône) saluent en s’inclinant et prennent leurs places respectives. Le Consistoire n'est éclairé que par la lumière des bougies.

Le TS et VM. Prenez place mes frères Fidèles Gardiens.

Illustre Grand Orateur, le Consistoire est-il au secret ?

Le Grand Orateur : Les Allées sont désertes, nul bruit n'y résonne, les portes sont closes. Nous pouvons nous livrer à notre oeuvre.

Le TS et VM. Illustre Grand Inspecteur, quel âge avez-vous ?

Le Grand Inspecteur : Je ne compte plus.

Le TS et VM : Quel est votre emploi ?

Le Grand Inspecteur : Combattre pour l’établissement de la Vérité

Le TS et VM : Quelle heure est-il ?

Le Grand Inspecteur :  Nous sommes en parfaite sûreté. Il est minuit pour le monde profane mais le soleil luit au cœur du Consistoire.

Le TS et VM : Puisque nous ne craignons pas d'être interrompus, donnez avis que nous allons reprendre nos travaux et que le Consistoire va s'ouvrir.

Nous pouvons nous occuper avec assurance de notre œuvre.

Le TS et VM  : rappe un coup du pommeau de son épée, que répète le Grand Inspecteur.

Le TS et VM : Que toute pensée profane s'éloigne de ce lieu ! Avec une bougie de transfert il prend la flamme au feu éternel puis: Il allume la première bougie et dit : Que la Sagesse, nous éclaire et nous guide!

Seconde bougie: Que la Vérité, écarte de nous toute obscurité !

Troisième bougie: Que la Charité nous donne la paix intérieure !

Quatrième bougie: Que la Force, suivant la Loi, nous accorde ce qui est juste !

Il éteint alors la flamme d'appoint et dit: Que l’éclat de l’Harmonie, nous illumine, car c'est en elle, depuis l'origine jusqu'à la fin des temps, que résident le savoir, la volonté et la perfection de toutes choses ! Suivant la Lois dès cet instant, que l'œuvre se poursuive car c'est avec fidélité et suivant les traditions que nous voulons accomplir notre Devoir ! Que le haut s'unisse au bas! Que le bas s'unisse au haut ! Afin que règnent la Paix, l'Harmonie et la Lumière ! Prenez place mes FF, les travaux du Consistoire ont repris. Grand Chancelier, veuillez nous communiquer le compte rendu de notre dernière assemblée.

Le Grand Secr. TS et VM et vous tous mes frères Fidèles Gardiens. Ceci fait

Le TS et VM. Mes frères Fidèles Gardiens, avez-vous des observations à produire ? Frère Grand Orateur, quelles sont vos conclusions ?

Le Grand Orateur. Favorable à l'adoption.

Le TS et VM. Mes frères Fidèles Gardiens, veuillez donner la caution du Consistoire. (ceci fait) Le compte rendu est adopté.  

RECEPTION

Il faut installer dans les parvis une table et trois sièges.

Le Candidat, est mis en méditation dans une salle durant l’ouverture.

Le moment venu le Grand Maître des Cérémonies conduit le récipiendaire dans les parvis intérieurs du Consistoire et arrive devant la petite table ou se trouve assis le TS et PM, son Parrain et le Grand Orateur. Le récipiendaire reste debout. Après quelques instants de silence puis le TS et VM lui pose les questions suivantes:

Le TS et VM. Mon frère, vous avez parcouru un long chemin pour venir jusqu’à la porte du Consistoire, et vous avez dû sonder les replis de votre conscience.

Que vous ont apporté les initiations que vous avez vécues jusqu'à ce jour ?

Le Candidat : ……………………

Le TS et VM.  Qu'espérez-vous de votre admission qui vous sera peut être accordée

Le Candidat: ……………………

Le TS et VM : Mon frère Grand Orateur, vous qui êtes le fidèle gardien , ce frère vous semble-t-il prêt à prendre part à nos travaux ?

Le Grand Orateur : Ce frère, malgré ses qualités indéniables, sa fidélité à l'Ordre et sa volonté de chercher la Vérité, ne me semble pas encore prêt pour nous rejoindre. Il me semble préférable qu'il continue à méditer pendant un long temps et qu'il poursuive son travail dans son assemblée !

Le TS et VM : Mon frère Grand Orateur, je connais votre rigueur et votre souci de n'admettre aux travaux de ce Consistoire que des frères. ayant atteint un degré de conscience très élevé, mais vous me semblez sévère concernant notre Frère que nous connaissons depuis longtemps, demandons donc l'avis de son parrain.

Le Parrain : TS et VM, je me porte garant de l'intégrité et de la fidélité de notre Frère  et je suis convaincu que son désir de servir notre Consistoire est sans aucune retenue et qu'il est animé du désir de se perfectionner sans cesse, je sollicite donc, humblement votre accord pour qu'il puisse participer à nos travaux.

Le PPM : frappe avec le pommeau de son épée et dit :

Qu'il en soit ainsi !

Le TS et VM, le Parrain et le Grand Orateur retournent dans la salle du Consistoire. Le Grand Maître des Cérémonies accompagne le candidat une fois les trois officiers en place. Ils entrent et s’arrêtent .

Le Grand Inspecteur : TS et VM, un maçon trouble la méditation du Consistoire.

Le Grand Expert. Qui se manifeste ?

Le G.Maît. des Cérémonies : C'est un Très illustre Prince, Chevalier du Royal Secret de son état, nommé secrètement, qui est sincèrement attaché à l'Ordre.

Il voit avec tristesse les souffrances de l'humanité depuis la mort de son maître et humblement, il sollicite la faveur d'être admis au Consistoire.

Le Grand Inspecteur : Répète la réponse au TS et VM. C'est un Très illustre Prince du Royal Secret de son état, nommé secrètement, qui est sincèrement attaché à l'Ordre. il voit avec tristesse les souffrances de l'humanité depuis la mort de son maître et humblement, il sollicite la faveur d'être admis dans le Consistoire.

Le TS et VM. Puisqu'il possède les qualités nécessaires et que son Parrain s'est porté garant, le Grand Orateur permet son avancée en ce Consistoire. Le Grand Maître des Cérémonies le tient et le guide par l’épaule gauche : devant le TS et VM, il s'incline devant le Delta.

Le TS et VM : Inclinez vous devant la source de cette lumière, qui inspire les travaux de notre Ordre depuis le début. Combien sont étonnants les rayons de lumière qui éclairent à l'Orient.

Gloire soit rendue à son nom, maintenant et à jamais ! Respectable Chevalier, pénétré de l'obligation qui, de toutes les autres, est la plus sérieuse et la plus importante à laquelle l'homme puisse se soumettre vous sentez la persuasion des terribles peines que l’Ordre inflige à tous ceux qui la violerait.  Le Candidat, les mains sur la bible, prononce l'obligation suivante:

Obligation :

Moi, engage solennellement ma parole d'honneur et sacrée, je jure et promets sincèrement sur ce glaive, en présence du Grand Architecte De L’Univers que je ne révèlerai jamais les secrets et mystères de la sublime distinction que je suis prêt à recevoir.

En outre, je jure de suivre strictement les statuts, constitutions et règlements de ce grade, d’en garder un secret absolu, et d’en remplir tous les devoirs, diligemment, fidèlement et sans partialité, faveur ni affection.

Que j'inculquerai nos devoirs envers notre prochain, autant qu'il sera en mon pouvoir, par mes paroles et mes actions. Je suis intimement persuadé que la Vertu peut seule nous rendre respectable et heureux.

Si je venais à manquer à ces devoirs, je prends conscience que je devrais en assumer les toutes les conséquences que l’Ordre m'imposera. Après l'obligation le PPM lui met l'épée dans la main droite en disant :

Le PPM : Respectable Chevalier, tendez le bras droit devant vous, nous plaçons dans vos mains une arme, dont nous enseignons de ne jamais faire usage. Mais seulement de vous en servir contre les ennemis de l'Ordre. Elle symbolise également les pouvoirs qui vous sont transmis, voyez la difficultés et le poids que ces devoirs représentent pour celui qui doit commander. Le Candidat doit tenir son épée bras tendu, pointe en l'air un temps suffisant pour qu'il en sente tout le poids    

Vous pouvez baisser votre bras.

Relevez-vous ! Grand Maître des Cérémonies venez prendre à l'autel le Feu de l’Ordre afin que notre nouveau SUBLIME GARDIEN puisse s’en pénétrer. Le Grand Maître des oeuvres  prend le feu sur l'autel, il tient la bougie à hauteur de ses yeux et dit:

Le Candidat : Ainsi que le Feu éternel règne dans le tout. C'est par ce feu que je participe à la chaîne des initiés.

Une harmonie pure et élevée m'unit aux frères de l'Ordre. Puis en disant:

PAR CE FEU, JE REGENERE MON ESPRIT, JE RAVIVE LA FLAMME DE MON ARDEUR, AFIN QU'ELLE DEVIENNE INEXTINGUIBLE.

Le Grand Juge : Lui pose la main droite sur la tête et dit lentement :

Souvenez-vous : « Transmettre l’esprit des symboles est le premier des devoirs, transmettre l’esprit de notre art de vivre et de construire est la science des sciences, l’Art Royal. Consacrez lui tous vos efforts. » Ceci fait, le Grand Maître des Oeuvres lui rend son épée puis rapporte le feu  et regagne sa place.

Le TS et VM lui dit:  Je vous lie pour l’éternité à l'Ordre, et je vous reçois   SUBLIME ET FIDELE GARDIEN.

Qu'elle vous rappelle toujours les obligations solennelles que vous avez contractées envers l'Ordre.

Parvenu à la dernière classe du Cinquième Ordre considérez qu’il ne s’agit pas d’un nouveau grade que nous vous avons communiqué mais proposé une alliance avec un Devoir éternel.

En nous rejoignant vous devenez un esprit immortel partie de l’esprit de ce feu que nous avons manifesté à vos yeux et qui vous habite maintenant. Jurez de ne jamais abandonner cette voie.

Le Candidat : Je le jure.

Le TS et PM. Je vous revêts maintenant de votre sautoir auquel une seconde rosette violette s’ajoute : elle marque notre gouvernement au nom de l’Ordre . Prenez place parmi nous au siège de……. Votre arrivée parmi nous ne crée pas votre place, mais elle ne fait que compléter notre Consistoire vers le nombre parfait de neuf. Le nouvel arrivant prend le siège vacant et en assure les fonctions. Je vous félicite sincèrement que vous ayez eu le désir d'arriver au sommet du secret maçonnique.

En effet, c'est de ce point élevé, que vous pourrez, avec plus de compassion, porter vos efforts sur une humanité qui languit encore dans l'ignorance, courbée sous les préjugés et la superstition.

Depuis que, Souverain Prince Rose Croix, pasteur vigilant, vous avez accepté la haute mission d'éclairer les hommes, d'écarter tout ce qui divise les esprits, de professer tout ce qui peut unir les cœurs.

Vous voici devenu Fidèle Gardien, votre mission s'agrandit; c'est un sacerdoce plus élevé qui vous est confié; il vous place au rang des propagateurs de la vérité. Vous devez être un des rayons de ce flambeau, l'auguste et bienfaisant Ordre des Francs Maçons.

Vous devez aussi guider et éclairer les Loges, gardien de la LOI, de la DOXA, vous leur recommanderez surtout de n'ouvrir nos mystères qu'aux esprits libres et ornés, aux élus du cœur et de la pensée, et de na pas déchirer les voiles du mystère devant ceux qui ne peuvent voir, devant des intelligences qui ne savent point comprendre.

Nous n'avons d'autres mystères que dans la manière de contribuer à rendre les hommes heureux et vertueux.

Nos méditations doivent prendre un essor plus élevé. Nous ne développons que ce que l'antiquité a institué, car mon frère cherchez au fond des choses, fouillez dans les mystères d'Isis, d'Osiris, de Pythagore, mais que votre raison et votre conscience soient toujours vos ultimes juges.

CLOTURE DU CONSISTOIRE

Le TS et PM : Grand Inspecteur, quel âge avez-vous ?

Le Grand Inspecteur : Je ne compte plus.

Le TS et PM : Quel est votre emploi ?

Le Grand Inspecteur : De combattre pour l’établissement de la Vérité

Le TS et PM : Quelle heure est-il ?

Le Grand Inspecteur : Le Soleil du matin illumine le Consistoire.

Le TS et PM  : Puisque le Soleil s'est levé pour illuminer le monde, levons-nous mes frères pour répandre dans l'esprit de ceux qui sont dans les ténèbres, l'effulgence de la lumière maçonnique et pour être un exemple de vertu dans le monde.

Annoncez que je vais fermer le Consistoire et suspendre l’assemblée .Il frappe un coup avec le pommeau de son épée . Le TS et PM  éteint chaque bougie à l'inverse de l'allumage, puis dépose la flamme de la bougie de transfert au feu éternel et dit alors: Que la Lumière reste en nous et nous guide sur la voie droite! Qu'elle nous permette de ne pas nous perdre dans les ténèbres ! Qu'elle nous illumine et nous donne la paix. Suivant la Loi, je suspend les travaux ! Le Grand Maître des Cérémonies conduit les frères dans les parvis intérieurs. Les frères quittent la salle un à un et s'inclinent  lorsqu'ils passent devant le TS et PM et  ils échangent alors le baiser de Paix avec lui.

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Consécration au Conseil Philosophique du Cinquième Ordre Rite Français Moderne

19 Octobre 2012 , Rédigé par Grand Chapitre Général du Grand Orient de France Publié dans #Rites et rituels

Tous les IP entrent dans la salle obscure seulement éclairée par les bougeoirs que portent les 3 premiers officiers.

Une fois chacun en place.

Le TS et VM   Quelle heure est-il ?

Le G Insp : Le point du jour paraît.

Le TS et VM   Nos travaux reprennent force ! Illuminons le Conseil Philosophique de ALETHEIA sous le titre distinctif de la VRAI SAGESSE. Le G Insp       prend un bougeoir et allume quatre bougies les plus basses Que l’Amour de l’humanité préside à nos décisions. Le G Orat      prend un bougeoir et allume quatre autres bougies Que la Vérité anime nos travaux. Le TS et VM prend un bougeoir et allume la dernière bougie Que la Paix et l’unité rassemblent tous ceux qui désirent servir l’Ordre. Mes Frères Unissons nos mains dans le cercle fraternel .Tous les Frères unissent leurs mains sans croiser les bras.

Le TS et VM   Que la Foi nous soutienne

                        Que l’Espérance nous guide

                        Que la Charité rayonne de nos cœurs                     

Prenez place mes Frères.

L’ordre du jour de notre assemblée appelle la réception de notre Très Illustre Frère Nous allons y procéder. Très Illustre Grand Expert allez chercher notre Frère. La salle est seulement éclairée par le Chandelier à neuf branches et par les bougeoirs. Le Très Illustre Frère est introduit sans décor et sans gant et reste près de la porte. Le candidat salut en s’inclinant comme à l’accoutumé.

Le TS et VM   Le Conseil Philosophique est assemblé aujourd’hui pour vous recevoir en son sein. Cette réunion témoigne de votre persévérance, puisque vous parvenez au terme de votre démarche. Ayant parcouru ce chemin pour arriver jusqu’à nous, nous considérons aujourd’hui que votre esprit et votre cœur sont libres de toute attache particulière. Dans son assemblée, le Conseil Philosophique rassemble et coordonne sous son principe forces et moyens pour obtenir un bien plus général. Etes vous disposé à coopérer à ce but par tous les moyens qui sont en votre pouvoir ?

Le TIM : Oui, le suis.

Le TS et VM   Depuis votre entrée dans la Franc-Maçonnerie, on a exigé de vous le serment de garder inviolablement le silence sur ce qui concerne l’Ordre. Avant d’aller plus avant, sachez que vous êtes appelé à l’observer encore plus strictement sur tout ce qui concerne le Conseil Philosophique, notamment ses membres et ses modalités de réunion. Etes vous dans cette disposition ?

Le TIM : Oui, je le suis. Le Maître des Cérémonies  le conduit auprès du TIGM

Le TS et VM   Posez votre main droite sur le crâne et veuillez lire votre première obligation :

Obligation      

J’engage solennellement, devant cette assemblée, ma parole d’honneur, sacrée et sincère. Je jure et promets de suivre strictement les statuts et les délibérations de cette assemblée et de remplir avec impartialité tous les devoirs d’un Illustre Prince.

J’appose volontairement et sans contrainte ma signature sur le dit engagement.

Que la force et la volonté pour l’accomplir dans tous ses points, pour la gloire de l’Ordre, ne m’abandonnent pas.

Le TS et VM   Que le Grand Architecte de l’Univers protège notre entreprise et nous garde en équité et en droiture. Puis les autres membres sortent car nul n’a jamais assisté à la réception d’un Illustre Prince. Cela fait : Le T.I.M. se dispose pour le serment suivant les indications du G.M. la main droite sur la bible et la main gauche couverte par la main gauche du G.M.

Le TS et VM   Apprenez que la plus infime indiscrétion pourrait nous détruire et ensevelir notre entreprise. Persistez-vous dans votre demande qui vous liera à nous pour toujours ?

Le TIM : Oui …Après un long silence…

Le TS et VM   Je vais lire vos promesses, vous direz, je le promet et je le jure.                                    Promettez-vous et jurez-vous sur ce que vous avez de plus cher et de plus sacré de pratiquer les oeuvres de charité et de ne jamais dire à personne qui vous a reçu et en quel lieu ?

Le TIM  : Je le promet et je le jure.

Le TS et VM    Promettez-vous et jurez-vous d’être de bonne foi et en conséquence, de ne jamais recevoir en ce Conseil un Frère qui ne serait pas un ami intime?

Le TIMJe le promet et je le jure.

Le TS et VM   Promettez-vous et jurez-vous que toujours et avec toute la douceur d’esprit dont vous êtes capable, vous aiderez vos frères dans le besoin comme dans l’adversité ?

Le TIMJe le promet et je le jure.

Le TS et VM   Promettez-vous et jurez-vous de toujours régler vos paroles sur la vérité ?

Le TIM : Je le promet et je le jure.

Le TS et VM   Promettez-vous et jurez-vous de voyager à la gloire et pour le progrès de notre idéal et d’obéir en tout point à tout ce qui sera ordonné ou prescrit par le  TS et VM auquel vous jurez obéissance ?

Le TIMJe le promet et je le jure.

Le TS et VM : Promettez-vous et jurez-vous d’être patient dans l’adversité de ne jamais recevoir dans ce degré un homme qui ne serait pas totalement libre ?

Le TIM : Je le promet et je le jure.

Le TS et VM   Enfin, promettez-vous et jurez-vous de participer assidûment à nos travaux, et de garder inviolablement les ultimes secrets que je vais vous confier ?

Le TIM : Je le promet et je le jure.

Le TS et VM : Par les sept serments que vous venez de prêter et en vertu des pouvoirs qui m’ont été conférés et transmis, je vous reçois Illustre Prince des Maçons, Prince du Royal Secret, Sage et Vrai Maçon. Veuillez gravir symboliquement ces degrés mystérieux car aujourd’hui, vous ne pouvez plus reculer. Le GM donne ensuite l’accolade à l’IP

Le TS et VM   Apprenez que ces degrés que vous venez de gravir sont lourds de sens. Celui de l’histoire, celui de l’Ordre Maçonnique, jamais à l’abri des trahisons et des dévoiements depuis qu’un jour, Hiram, Maître des Maîtres, trouva une mort affreuse sur le chantier du Temple.          

Votre discrétion prouvée dans les degrés précédents vous a valu de recevoir l’entière lumière et il ne vous reste plus rien à désirer que l’effet de votre obéissance au Consistoire dirigé par le TS et VM, nos chefs et les grands élus de l’Ordre qui viennent aujourd’hui de vous octroyer cette faveur.           

Vous voici maintenant au rang de ceux qui sont Elus pour le Grand Œuvre. Les délicieux parfums de vos actes et de vos obligations vous transporteront vers le vrai bonheur auquel vous aspirez, ce que je souhaite bien sincèrement. Le GM se déplace, et va frapper un grand sur la porte du Conseil pour appeler les membres du conseil philosophique qui rentrent et prennent place A ce moment on allume la salle.

Le TS et VM   Saisissez à présent des deux mains, les deux poignards qui sont posés sur la table.         Et croisez les sur votre poitrine. L’un figure la protection que nous devons aux innocents, l’autre nous indique la juste punition des parjures. Le GM porte son glaive et le pose au croisement des deux poignard.

Le TS et VM   Devant vos Amis Intimes, que votre cœur soit juste et votre détermination Sans faille. Le GM pose son glaive, puis : Je vous rend votre sautoir auquel s’ajoute maintenant une rosette violette. Désormais les gants vous seront inutiles pour participer à nos travaux. Je vous invite à prendre place au siège qui vous a été préparé. Plus rien ne nous retenant au Conseil, je vais en suspendre les travaux. Il s’approche du chandelier et éteint successivement les 8 bougies

Le TS et VM   Que toute trace de ce qui vient de se passer disparaisse au regard de ceux qui n’appartiennent pas à notre Conseil. Travaillons en lieu sûr à rétablir secrètement le Temple idéal. Que le souvenir de cette cérémonie reste à jamais gravé dans nos mémoires. Il éteint ensuite la 9ème.

Le TS et VM   Allez de par le monde et que la lumière qui s’éteint maintenant, s’allume en chacun de nous. Répandez-la avec discernement et sagesse.

Que le Grand Architecte de l’Univers favorise notre dessein !

Que la Paix soit avec vous. Les IP se retirent en silence.

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Conseil Capitulaire du Cinquième Ordre Rite Français Moderne

18 Octobre 2012 , Rédigé par Grand Chapitre Général du Grand Orient de France Publié dans #Rites et rituels

Les membres du Conseil Capitulaire s’assemblent et se décorent dans la salle de réunion. Ils se disposent autour de la table. Ils restent debout pendant que le Gardien du seuil allume les neuf étoiles rouges avec la blanche qui reste par principe toujours allumée.

Le Président : Très Illustres Frères reprenons les travaux de l’Assemblée du Cinquième Ordre…. Il salue de part et d’autre les Frères assemblés en s’inclinant, lesquels répondent de la même manière.

Frère Chancelier, veuillez donner le compte rendu de notre dernière assemblée.

Le Frère Chancelier donne lecture du compte rendu des derniers travaux, lesquels sont adoptés en la forme habituelle, après une éventuelle discussion. (éventuellement) Très Illustre Frère Gardien du seuil, veuillez introduire les Frères visiteurs que vous installerez à mes côtés. Debout Très Illustres Frères. Ceci fait, après avoir souhaité la bienvenue aux Frères visiteurs, on passe à l’ordre du jour.

Le Président : l’ordre du jour appelle l’étude de la question présentée par le Très Illustre Frère……….Ou l’intégration du S.P.R.C……… au sein du Cinquième Ordre

Intégration d’un S.P.R.C. au Conseil Capitulaire du Cinquième Ordre

Pour être reçu au Cinquième Ordre, il faut répondre aux conditions définies dans le règlement particulier de cet Ordre. Le jour de la réception, il est demandé au Frère de rédiger un nouveau testament philosophique suivant le document qui lui sera préalablement remis.

Le Président : Lors de notre dernière assemblée vous avez accepté de recevoir au Cinquième ordre le SPRC…….. Si personne ne réclame la parole, il va y être procédé. Le silence régnant, Très Illustre Frère Gardien du seuil introduisez le Bien Aimé Frère………. afin qu’il reçoive de cette assemblée les marques de notre reconnaissance.

Vous me ferez parvenir son testament philosophique. Le Frère est introduit, il porte les décors du quatrième Ordre. Il est placé devant la table où se trouve les deux coupes.

Mon Bien Aimé Frère, le Conseil Chapitral du Cinquième Ordre Provence Fidélité, a accepté de vous admettre en son sein afin de participer à la mission qui va vous être exposée. 

Le Cinquième Ordre confère aux SS.PP.RR.CC. qui en sont porteur, la qualité pour aider leurs Frères et faire régner dans toutes les assemblées la paix et la concorde. pour favoriser personnellement la régularité dans les travaux aux différents degrés des Chapitres. pour être une composante individuelle dynamique et novatrice de réflexion au sein des hauts grades du Rite Français des Modernes.

Le Cinquième Ordre a la particularité d’être un Ordre ouvert aux SS.PP.RR.CC., au seul regard de leur zèle et de leur dévouement. Il ne constitue en aucune manière un passage obligé pour l’ensemble des SS.PP..RR.CC.

Si l’initiation traditionnelle de la Maçonnerie des hauts grades du Rite Français s’arrête au Quatrième Ordre, le Cinquième Ordre n’en constitue pas moins le sommet du Rite.

Non seulement il renferme tous ses enseignements mais il regroupe en son sein l’ensemble des courants de l’Ecossisme. Il en constitue une assemblée d’étude, de pratique et un conservatoire de la tradition maçonnique.

En qualité de membre de ce Conseil des Sages, il situe chacun de ses membres au niveau le plus fort dans l’exercice de la responsabilité, de la pratique des vertus et de la connaissance maçonnique.

Sachez que nos anciens règlements établis en 1784, précisent que le Cinquième Ordre comprend tous les grades physiques et métaphysiques de tous les systèmes et particulièrement ceux adoptés par les associations maçonniques en vigueur. Cette disposition place bien le Cinquième Ordre, dans l’esprit des rédacteurs de l’époque, comme le conservateur des rituels des hauts grades.

Le Cinquième Ordre est subdivisé en trois classes : Le Conseil Capitulaire, le Conseil Philosophique et le Consistoire.

En prêtant votre obligation, vous serez seul avec votre conscience, limité seulement par votre propre liberté.

Cependant, sachez si cela peut adoucir votre solitude que nous partageons le poids de cette charge.

Mon Frère, rompez le signe d’ordre que vous ne reprendrez plus dans cette assemblée. Veuillez ôter vos décors, puis vous découvrir et vous déganter. Etendez la main droite et portez la main gauche sur le cœur.

Très Illustres Maîtres debout.

Mon Bien Aimé Frère, veuillez lire votre obligation :

Le postulant : Moi………………. Régulièrement investi des pouvoirs et des obligations de la charge des SS.PP.RR.CC. je promets sur cette épée et devant cette assemblée de me dévouer à la garde, à la transmission des Ordres du Rite Français et des hauts grades écossais.

Je promets également et jure sans équivoque ni réserve de garder secret tout ce que je verrai, entendrai, ou ferai dans cette assemblée sous peine d’être exclu de cette chaîne d’union. Que le Grand Architecte de l’Univers me soit en aide.

Le Président : Un moment de silence…

Je prends acte de votre promesse. 

Les devoirs qui vous attendent sont doubles, vous devrez rayonner autour de vous en gardant un silence absolu sur votre appartenance, sur nos travaux et tout ce qui touche le cercle intérieur.

Le silence est une discipline morale d’autant plus méritoire qu’elle est difficile à maintenir et qui exige l’abandon de toute ostentation.

Le silence est la vertu par excellence. Le propre du sage est de se taire, tout en gardant : l’esprit, le cœur et les yeux ouverts

Regantez-vous mon Frère.

Avant de procéder à votre intégration, Méditez encore les images symboliques qui vont être évoquées.

Très Illustre Frère Gardien du seuil, veuillez accompagner notre Bien Aimé Frère, après lui avoir remis l’étoile du cherchant. Le F Gardien du seuil le conduit successivement dans les quatre directions cardinales en commençant par le nord-ouest, ensuite le sud ouest, puis le nord-est et enfin le sud-est. Il s’arrêtera devant chaque figuration. Chaque figuration est présentée par un Membre de l’Assemblée. A l’issue de chaque présentation, le candidat allumera l’étoile liée à chacune de ces dernières.                                   

Le premier : L’Aigle (étoile bleue)

Il est celui qui vole au plus haut et le seul qui plonge son regard dans le soleil. Au plus élevé de l’échelle invisible reliant ce qui est en haut et ce qui est en bas, le Maître d’œuvre a le devoir d’éprouver l’ensemble des matériaux de l’entreprise commune et d’exercer sa Vigilance.

Le deuxième : Le Phénix (étoile noire)    

Seuls demeurent ceux qui renaissent sans-cesse. Ceux qui s’arrêtent, et se fixent sont condamnés au vieillissement et à la mort.

C’est le principe de la recherche permanente qui en voyageant symboliquement, nous invite à cette transformation et nous rappelle à la Persévérance.

Le troisième : L’Etoile Flamboyante (étoile verte)

Elle est l’emblème du Génie qui élève aux grandes choses et aujourd’hui avec plus de raisons encore, elle est le symbole de cette lumière d’espérance aux rayons de laquelle nous pouvons connaître la Vérité et exercer la Justice.

Le quatrième : L’arbre fleuri (étoile rouge)

L’initiation est un art et une science conduisant chacun au cœur de son jardin intime où réside l’arbre mystérieux.

Cet arbre est le pilier essentiel du Temple de l’homme que nous bâtissons inlassablement et qui ne sera jamais achevé.

Aussi, le Maître d’œuvre est avant tout animé par l’esprit d’une entreprise commune et fraternelle.

A cet instant, la pierre cubique s’est changée en rose, elle symbolise particulièrement l’Amour de l’Humanité.

Le Président : Persévérance, Vigilance, Justice, Vérité, Amour de l’Humanité, sont depuis le début, les lumières successives de votre démarche. J’éclaire aujourd’hui La Sagesse pour découvrir et comprendre le trait unique qui relie chacun de nous au plan parfait. (étoile blanche)

Elle illumine de façon éclatante, les lois immuables de notre entreprise ainsi que la finalité de l’œuvre. Le Président prend l’épée, se dirige vers le récipiendaire et pose cette dernière sur la tête.

Le Président : A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers, par les pouvoirs que me délègue le Consistoire, ultime assemblée de l’Ordre au sein du Rite Français des Modernes, je vous reçois au Cinquième Ordre et membre de ce Conseil Capitulaire, pour exercer pleinement les devoirs que vous venez de contracter. Le F. Gardien du seuil lui tend le verre

Le Président : A présent, buvez de cette eau ; ce fût votre premier geste au sortir de la caverne du Premier Ordre. Ceci fait :

En construisant, rappelez-vous sans cesse de la fragilité des édifices humains.

Partageons cette coupe de vin en mémoire de votre réception au Quatrième Ordre .Ceci fait :

Dans la solitude, souvenez- vous de la force que renferme notre idéal, quand il est partagé. Je brûle symboliquement le testament que vous venez d’écrire et que nous n’avons pas lu. Le temps égare ou efface les écrits des hommes, mais ce qui a été confié au feu perdure indéfiniment.

Il sera à jamais le secret que nul ne pourra partager avec vous. Je vous demande d’en méditer le sens. Ceci fait :

En se consumant, ce testament vous rappelle le premier geste que vous avez accompli au moment d’entrer dans l’Ordre des Francs-Maçons et il vous indique qu’un jour, nous retournerons d’où nous sommes venus, quelle que soit notre situation. Le Président lui remet à présent le sautoir

En vous remettant ce sautoir, je vous libère de tous vos engagements ce qui n’efface pas leurs contenus. Votre conscience et votre sens moral sont vos seuls guides et vos seuls juges.

Allez maintenant recevoir le baiser de paix de chacun des membres du Conseil et que je vous donne à présent.

Prenez place Très Illustres Maîtres. Ceci fait, on procède à la suspension des travaux.

Le Président :  Avez-vous des propositions à faire pour le bien de l’Ordre ?

 Ceci fait : Le Frère Gardien du seuil éteint les 5 bougies de couleur dans l’ordre inverse ou elles ont été allumées.

Puis le Président dit en éteignant les 9 étoiles rouges en commençant par les plus basses et en remontant deux par deux : Très Illustres Frères séparons-nous, avec au cœur le sentiment que rien ne pourra entraver la marche de nos travaux ni la sérénité de nos décisions .Que partout on nous reconnaisse pour la qualité de nos actes et l’humilité de nos paroles. Je déclare suspendus les travaux du Conseil Capitulaire du Cinquième Ordre … (Il éteint la dernière bougie) Le Président salue les Frères qui lui rendent le salut.

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Le Rite Français

18 Octobre 2012 , Rédigé par Grand Masonic Orient of Ireland Publié dans #Rites et rituels

Le Rite français, également appelé parfois Rite moderne, est un rite maçonnique pratiqué sous différentes formes et par plusieurs obédiences françaises.

Histoire

Le Rite français est intimement lié à la naissance de la franc-maçonnerie en général et en France en particulier. Les exilés britanniques apportent le rite des Modernes qui sera traduit, progressivement, en français. Mais si cette forme hybride ne connaît encore le nom de Rite Français, c'est bien pour se distinguer des systèmes dits écossais que celui-ci se forme. Afin d'assurer une franc-maçonnerie à dimension nationale, le Grand Orient de France organise l'uniformisation des rites « modernes » hexagonaux dès 1782. En 1785, le modèle est fixé pour les trois premiers degrés en « loge bleue » qui connaissent une forte influence anglaise en distinction toujours des rites écossais. En 1801, un imprimeur peu scrupuleux diffuse le rite sous le titre : Le Régulateur du Maçon, qui contient d'ailleurs de nombreux rajouts et rectifications par rapport aux cahiers officiels du G.O.D.F, qui eux étaient délivrés contre argent sonnant et trébuchant, et uniquement aux Loges de l'obédience qui en faisaient la demande par écrit. Plusieurs réformes du rite vont être entreprises. En 1858 s'impose le Rite français dit « Murat», qui revient aux fondements des Constitutions d'Anderson sans pour autant transformer durablement le rite, car le texte n'est guère différent de celui du Régulateur. Après la rupture de 1877, le Grand Collège des Rites du Grand Orient de France décide d'une nouvelle réforme. Celle-ci aura lieu en 1879 où sont évincés du Rite français les formules à connotations religieuses dont, par exemple, la référence au Grand Architecte de l'Univers et les devoirs envers Dieu. La commission dirigée par Louis Amiable en 1866 conclura la forme adogmatique du rite en lui donnant une teinte positiviste. On parlera après cette date du Rite français dit « Amiable ». Ce dernier connaîtra quelques rectifications de moindre importance en 1907 pour rester ensuite tel quel jusqu'en 1938. 1938 voit l'initiative du Grand Maître Arthur Groussier du Grand Orient de France pour une nouvelle réforme du rite. Il s'agit d'une tentative d'un retour aux sources après la somme des rajouts et des suppressions qui rendirent le Rite français quelque peu illisible ,et surtout dénué de son âme. La version définitive du Rite français dit « Groussier » sera achevée en 1955 sous l'autorité de Paul Chevalier. Dans les années 1960-70, plusieurs maçons - dont René Guilly - en quête de la lettre originelle du rite opéreront une nouvelle tentative afin de réanimer le caractère initiatique et symbolique de celui-ci. La volonté de pratiquer ces rituels sans aucun « ajout » ultérieur, sans modification ni influences externes, a fait la spécificité de ce rite. Comme disait Roger Girard: « la spécificité du rite français, c'est justement de ne pas en avoir ». Il est ainsi indiscutable que ce rite est sans doute le plus conforme à celui qui était pratiqué en Angleterre dès le premier quart du xviiiesiècle et, en France, dans la 2e moitié du xviiie siècle. René Guilly sera à l'origine de la création d'un chapitre de Rite Français Traditionnel, chapitre toujours existant aujourd'hui au sein de la Loge nationale française. En 1974, naitra un autre chapitre à Paris, sous l'impulsion d'un membre de la Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra. Ce dernier conduira à la création du Souverain Collège du Rite Français Traditionnel, à vocation pluri-obédientielle. Les recherches d'autres maçons les conduisent au Brésil, où le Suprême Conseil du Rite Moderne pour le Brésil leur accordera une patente, afin d'établir le Grand Chapitre Français (GCF) en 1989. Au sein du GODF c'est avec la refondation du Grand Chapitre Général du Grand Orient de France, en 1999, détenteur des patentes des ordres de sagesse, qui débute le renouveau du Rite français en 3 grades et quatre ordres + 1, tels que codifiés dès 1784. Le Cinquième Ordre a été reconstruit officiellement le 24 Septembre 1999 par Jean-Pierre Duhal, président de la chambre d'Administration du Grand Chapitre Général du GODF, et Gérard Pourpour, Président de la Chambre du Rite.

Pratique du rite au  sein des obédiences

Le Rite Français est pratiqué au sein de nombreuses obédiences maçonniques, dont le Grand Orient de France, où il est majoritaire à 80 % dans les trois premiers grades (Apprenti-Compagnon-Maître). En 1973, le GODF a remis la patente du Rite Français à la Grande Loge féminine de France.L'obédience féminine a donc développé une version du rite français dans plusieurs styles. En 1999, le GODF a remis la patente des Ordres de Sagesse et en 2001 a été créé le Grand Chapitre Général Féminin de France. Précisons en outre que le rite Français (travaillant selon le Régulateur du Maçon de 1801) est également présent à la Grande Loge nationale française depuis 1979. Les Frères Maîtres « réguliers » au Rite Français peuvent intégrer les Ordres de Sagesse du Grand Chapitre français. On le trouve sous ses diverses dénominations et réformes au sein de ces obédiences dont le Rite Moderne Français rétabli ou Traditionnel, Groussier, etc. Hors de France, le Rite français est diffusé en Belgique, au Luxembourg, au Brésil, aux Pays-Bas, en Suisse, en Espagne, au Portugal, en Roumanie, en Bulgarie, en Italie et Irlande. Il existe de manière plus minoritaire dans d'autres pays, surtout ceux dans lesquels le Grand Orient de France a implanté des loges.

Le système du Rite français est un régime en trois grades et quatre Ordres:

En  loge bleue  : 1 Apprenti 2 Compagnon 3 Maître

Quatre ordres : Premier Ordre : Élu secret Deuxième Ordre : Grand Élu écossais Troisième Ordre : Chevalier d'Orient Quatrième Ordre : Souverain Prince Rose-croix, Parfait Maçon libre, Grand commandeur du Temple (au GODF) et Quatrième Ordre : Chevalier de l'Aigle, Parfait Maçon Libre sous le nom de Rose-Croix (au Grand Chapitre Français)

Il existe un cinquième Ordre, prévu dès l'origine du Rite. Ce cinquième Ordre est mentionné dans la première version du Régulateur de 1801. Il est pratiqué au Grand Chapitre Général du Grand Orient de France, au Grand Chapitre de France, au Grand Chapitre Français, au Grand Chapitre Général Féminin de France et au Sublime Conseil du Rite Moderne pour la France. Son rituel ultime (sur les 81 rituels qui sont soumis à l'étude des Maçons de cet Ordre) au Grand Chapitre Général du Grand Orient de France est celui de "Sublime Philosophe Inconnu", au Grand Chapitre Français celui de "Chevalier de l'Aigle Blanc" et au Sublime Conseil du Rite Moderne pour la France celui de "Chevalier de la Sagesse".

Spiritualité

Le Rite français, dans sa version pratiquée au Grand Orient de France, est souvent considéré comme le rite maçonnique le plus « laïc ». Le Rite Français est en fait le plus fidèle à celui de la Grande Loge de Londres, rite fondateur de la Franc-maçonnerie spéculative. Il perpétue notamment quelques fondamentaux, dont la position des colonnes J et B, la disposition des chandeliers autour du tapis de loge, les batteries en 2 coups brefs et un plus long, l'entame du pied droit, etc..., toutes choses que la Grande Loge des "Anciens", changea, par la suite.

Rite français rétabli

Le Rite français rétabli (ou Rite français traditionnel) est une variante de la famille des rites français. Il repose sur l'idée de restaurer un Rite français le plus proche possible des anciens rituels de la Grande loge des Modernes. Il s'inspire en particulier des premiers rituels « français » publiés par le GODF en 1786 et du Régulateur du Maçon de 1801.Il cherche donc à dégager le Rite français des évolutions qu'il a connues au cours des XIXe et XXe siècle, en particulier au sein du Grand Orient de France.Son caractère composite fait qu'il en existe de nombreuses versions suivant les obédiences voire les loges.

Grand Masonic Orient of Ireland

Source : http://www.gmoirl.com/fr/rituals.html

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Vème Ordre

16 Octobre 2012 , Rédigé par GCGF Publié dans #Rites et rituels

Le Cinquième Ordre est avant tout une étape, l’ultime étape de l’initiation maçonnique, celle qui conduit vers la Connaissance suprême par une étude approfondie des symboles qui fondent les plus hauts grades en vigueur dans tous les rites.

Cette quête de la connaissance ne permet pas de limiter le Cinquième Ordre au périmètre initiatique d’un grade : c’est pourquoi il est un Ordre dans lequel sont rassemblés, étudiés, pratiqués autant que faire se peut, les degrés les plus élevés et les plus illustres collationnés par ces rites.

Le Cinquième Ordre est réservé aux Frères qui ont retrouvé la parole perdue, et qui cherchent à découvrir au-delà du miroir leur miroir - quel monde peuple la république des ombres.

Le Cinquième Ordre n’étant pas un grade mais un niveau de capacité d’étude et de compréhension de tous les grades existants, il n’a pas d’appellation particulière.

Par voie de conséquence, ses membres ne portent pas de titre distinctif ce qui est la marque de la plus grande humilité. Néanmoins, et pour des raisons de convenance, ils sont reconnus sous la dénomination de « Très Illustres et Parfaits Maîtres ».

Tous réunis, ils représentent l’Assemblée Universelle du Cinquième Ordre.

En assemblée tenante, ils constituent également un laboratoire de la pensée où sont abordés librement, par une approche philosophique appropriée, les préoccupations de l’homme dans sa recherche du bonheur au sein d’une société qu’il souhaite meilleure et plus fraternelle.

Mais cette grande richesse de grades, cette grande diversité de rites (…tous les systèmes…),pose aussi un problème : celui d’en appréhender tout leur contenu. C’est-ce qui a amené les refondateurs du Grand Chapitre Général de France à faire évoluer le parcours à l’accession à ce Cinquième Ordre, en décidant que tout Frère nouvellement admis dans cet Ordre, doit préalablement s’investir au sein de la CHAMBRE des GRADES dans la recherche et la connaissance la plus large possible des 81 grades qui constituent le patrimoine du Rite, avant d’être admis par la suite à la CHAMBRE des RITES, pour y parfaire, in fine, ses connaissances maçonniques universelles, en participant à des séminaires d’étude et d’approfondissement des autres rites, en premier lieu les rites les plus couramment en usage dans la Franc-maçonnerie moderne.

Le Cinquième Ordre comprend au maximum 81 titulaires parmi lesquels sont élus les Grands Officiers d’Honneur, et les Grands Officiers Généraux qui composent le Bureau du Grand Directoire du Grand Chapitre Général de France.

Le Cinquième Ordre est dirigé par un Conseil des Sages (9membres) assistés par trois Grands Officiers d’Honneur. Il est présidé par le Grand Chancelier, Grand Conservateur du Rite.

Le Cinquième Ordre n’a pas de frontière territoriale ni obédientielle. Sa vocation universelle le conduit à recevoir les plus hauts dignitaires et les plus hauts responsables des juridictions de hauts grades activant d’autres rites que le Rite Moderne, pour travailler et réfléchir ensemble sur des sujets de leur choix et, peut-être, penser la Maçonnerie de demain, au moment où beaucoup de Frères se noient dans des océans d’ennui dans le cadre de leurs structures maçonniques habituelles devenues, dans bien des cas, des continents d’inertie.

Source : http://grandchapitregeneraldefrance.org/Vordre.html

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La prodigieuse survivance des Ordres de Sagesse français au Portugal et au Brésil

16 Octobre 2012 , Rédigé par Jean van Win, Ve Ordre, Gr 9 Publié dans #Rites et rituels

Le texte qui suit est un extrait de la présentation Power Point donnée le 12 juin 2011 par le Souverain Grand Inspecteur Général du Suprême Conseil du Rite Moderne pour le Brésil le T.I.F. José Maria Bonachi Batalla, lors du Convent de Barcelone.

En 1793, des loges travaillaient au Portugal, sous une influence très forte des loges de Paris.

Il y en avait à Porto et à Coimbra, dont faisaient partie des étudiants des provinces d’Outre Mer, dont le Brésil.

En 1797 se créa la première loge brésilienne. Une frégate française, à l’ancre dans la baie de Bahia, fonde la loge Les Chevaliers de la Lumière, à Salvador de Bahia.

En 1801, la première loge régulière du Brésil fut La Réunion, fondée à Rio de Janeiro. Puis la loge Ile de France, dans l’océan indien, sous l’égide du Grand Orient de l’île Maurice, qui pr om ouvait un idéal politico social.

En 1802 se crée le Grand Orient du Portugal, avec son premier Grand Maître[26]. En 1807, le 30 novembre, le général français Junot, membre de l’armée de Napoléon Bonaparte, envahit le Portugal, entre dans Lisbonne et supprime la Régence.

En 1815, fondation au Brésil de la loge Le C om merce et les Arts, sous l’égide du Grand Orient du Portugal. Elle travaille au Rite Moderne, selon la Constitution de 1806 de cette obédience.

En juin 1822, la loge Le C om merce et les Arts crée deux loges : l’Union et la Tranquillité, et l’Espérance de Niteroi. Elles travaillent au Rite Moderne.

Ces trois loges métropolitaines fondent alors le Grand Orient du Brésil (GOB) et continuent de travailler au Rite Moderne. Le GOB reçoit une lettre de Constitution du Grand Orient du Portugal.

Dès le 12 juillet 1822, le Grand Orient du Brésil, lors de sa cinquième session, se réfère à un système en 7 grades et

procède à l’élévation de plusieurs frères au 4e grade, soit le 1er Ordre d’Elu Secret des grades philosophiques du Rite Moderne.

Ce rite moderne était le rite officiel du Grand Orient de France, du Portugal et du Brésil.

Le 23 juillet 1822, le Grand Orient du Brésil, lors de sa septième session, donne à nouveau le grade d’Elu Secret, 1er Ordre du Rite Moderne, à plusieurs frères.

Lors de la même session est conféré le grade 7, Chevalier Rose Croix, IVe Ordre du Rite Moderne, au Grand Maître José Bonifacio de Andrade e Silva.

En 1822, l’indépendance du Brésil est intimement liée à la fondation du Grand Orient du Brésil.

Cette même année, le prince régent D. Pedro I est initié en la loge Le C om merce et les Arts, le 2 août 1822. Il adopte le n om de Guatimozim, le dernier empereur aztèque mort en 1522.

En septembre 1822, D. Pedro I proclame l’indépendance du Brésil. Il devient Grand Maître du Grand Orient du Brésil.

D. Pedro I, devient alors Rose Croix, grade 7, IVe Ordre des grades philosophiques du Rite Moderne. Ce rite est resté celui du GOB pour tous les travaux des autres corps maçonniques, des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

En résumé :

Transmission historique et légitime du Rite Moderne au Grand Orient du Brésil

Le Grand Orient du Brésil est né en 1822 au Rite Moderne. Il fut constitué par la loge « C om ercio e Artes », qui elle-même fut constituée par le Grand Orient Lusitanien, mieux connu de 1815 à 1822 c om me « Grand Orient du Portugal, du Brésil et Algarves », ce dernier ayant été constitué en 1804 par lettre patente du Grand Orient de France (appendix 1).

Le Grand Orient du Brésil fut reconnu entre 1822 et 1832 par le Grand Orient de France, la Grande Loge Unie d’Angleterre, et les Etats-Unis d’Amérique.

La patente que possédait alors de Grand Orient Lusitanien avait été transmise au Brésil à la loge « C om ercio e Artes » qui elle-même l’a ensuite transmise par scissiparité aux autres loges, futures fondatrices de l’obédience.

Hauts Grades : le procès-verbal de la séance du Grand Orient du Brésil du 12 juillet 1822 confirme explicitement l’adoption par l’obédience de la franc-maçonnerie en Sept Grades, ce qui figure déjà dans le procès-verbal du 15 mai 1822 de la loge « C om ercio e Artes », qui pratique les Hauts Grades dans son chapitre associé, selon la coutume générale de l’époque (Chapitre 3, article 1 et Chapitre 13, articles 1 et 2).

Les pouvoirs, concédés par lettre patente par le Grand Orient du Portugal, du Brésil et Algarves, appartenaient donc par filiation à l’obédience Grand Orient du Brésil, qui s’est créée par scissiparité de la précédente, ce qui impliquait le transfert de la totalité de ses devoirs et de ses droits légitimes, dont celui, traditionnel et imprescriptible, de les concéder à son tour.

Le Grand Orient du Brésil pratique aujourd’hui six rites officiels :

Le rite adonhiramite

Le rite brésilien

Le rite écossais ancien et accepté

Le rite moderne

Le rite Schröder

Le rite d’York

Le Rite Moderne se structure c om me suit :

jusqu’en 1999, 7 grades dont 3 symboliques et 4 philosophiques.

les grades 4 à 7 (Ordres I à IV) : l’Elu, l’Elu Ecossais, le Chevalier d’Orient et de l’Epée, le Chevalier Rose Croix, réunis en des chapitres régionaux.

Depuis 1999, ont été activés les grades 8 et 9 du Ve Ordre, soit :

Le 8e grade, Chevalier de l’Aigle Blanc et Noir, Inspecteur du Rite ;

Le 9e grade, Chevalier de la Sagesse, Grand Inspecteur du Rite.

Le 8e grade du Ve Ordre se pratique en un Grand Conseil Kadosch philosophique.

Le 9e grade du Ve Ordre se pratique au sein du Suprême Conseil du Rite Moderne, juridiction nationale dirigeant tous les grades philosophiques.

Correspondance des Grades et des degrés.

Grade 9 33e degré du REAA

Grade 8 30e degré du REAA

Grade 7 Rose Croix 18e degré du REAA

Grade 6 Chevalier d’Orient 15e degré du REAA

Grade 5 Elu Ecossais 14e degré du REAA

Grade 4 Elu Secret 9e degré du REAA

En 1972, le Grand Orient du Brésil a signé un traité d’alliance et d’amitié avec le Suprême Conseil du Rite Moderne pour le Brésil.

En 1992 a été célébré le 150e anniversaire de la fondation du Suprême Conseil du Rite Moderne pour le Brésil.  

 

En 1999, c’est de ses mains que le Grand Chapitre Français a reçu des patentes pour les Ordres I, II, III, IV du Rite français.Tout ceci remonte, in fine, au Grand Chapitre Général du Grand Orient de France, né à Paris en 1784, ce que personne au monde ne conteste.

Mais le Suprême Conseil du Rite Moderne du Brésil est resté le seul et unique chef d’ordre du Rite Moderne ayant eu une activité ininterr om pue dans la maçonnerie universelle de Rite Moderne à travers tout le XIXe et le XXe siècles, l’autorisant à se dénommer le Suprême Conseil du Rite Moderne ou Français. Source : http://montaleau.over-blog.com/

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Réception au Troisième Grade de la Mère Loge Ecossaise de Marseille (1751-1812)

5 Octobre 2012 , Rédigé par Rituel Mère Loge Ecossaise Publié dans #Rites et rituels

Le f. Introducteur arrive à la porte du Temple ou de la Chambre du milieu, frappe en Compagnon; le T. R. ordonne de suite au Vénérable second Surveillant d'aller à la porte et de voir qui frappe en Compagnon ; le second Surveillant s'étant acquitté de cette commission, vient dire au T. R. que le f. Introducteur présente un Compagnon qui demande à passer de l'Equerre au Compas. Le T. R. ordonne de lui demander s'il a fait son temps et si ses Maitres sont contents de lui, s'il n'a jamais varié dans ses principes, et s'il a toujours le même zèle pour la maçonnerie ; enfin s'il désire de voir le tombeau; à chacune de ces questions que le second Surveillant va lui faire, il doit en venir rendre compte au T. R.; quand il va faire la dernière question, si le Récipiendaire répond, Oui, le T. R. ajoute : Ne l'épargnez pas, faites le entrer dans ce lieu pour qu'il découvre le spectacle qui se présentera à ses yeux.

Le second Surveillant lui arrache son Tablier, tire avec précipitation son épée, lui en présente la pointe de la main gauche ; le Récipiendaire la prend de la main droite et la tient sur son cœur. Il est introduit de cette sorte, on lui fait faire, par ordre du T. R. neuf fois le tour de la chambre du milieu, de l'Orient à l'Occident par le midi. On réduit ces Neuf voyages à trois seulement.

Au premier voyage, le Récipiendaire parvenu à l'Orient salue le T. R. qui lui dit :

D. Etes-vous Maçon ?

R. Mes frères et Compagnons me reconnaissent pour tel.

D. Donnez-moi le mot sacré d'Apprenti ?

R. Je ne l'ai pas reçu de même, donnez moi la première lettre je vous donnerai la seconde.

Il le donne à la manière accoutumée. Au second voyage le Récipiendaire parvenu devant le T. R. le salue, le T.R. lui dit :

D. Donnez moi le mot sacré de Compagnon ?

R. Je ne l'ai pas reçu de même, donnez moi In première lettre je vous donnerai la seconde.

il le donne à la manière accoutumée.

Au troisième voyage, le Récipiendaire de nouveau parvenu devant le T. R. le salue, et celui-ci lui dit :

D. Donnez-moi le mot de passe d'App. et celui de Comp. .

R . Il les donne.

Après chaque demande que fait le T. R. au Récipiendaire, il ordonne de continuer le voyage par le Nord. Au dernier voyage parvenu à l'Occident, le Récipiendaire reste entre les deux Surveillants. Le T. R. dit au Vénérable 1er Surveillant :

D. Vénérable 1er Surveillant, qui me présentez vous 7

R. Un Compagnon qui demande à passer de l'Equerre au Compas.

D. A-t-il fait son temps ?

R. Il a travaillé et ses Maîtres sont contents de lui.

D. Est-il digne d'être reçu Maître ?

R. Il le mérite par son application et son zèle.

D. Répondez-vous de lui ?

R. J’en réponds.

D. A-t-il vu le Tombeau ?

R. Non, mais il désire le voir.

Le T. R., s'il le juge à propos fait quelques questions au Récipiendaire sur les grades d'App. et de Compagnon. Il faut observer que depuis le moment que le Récipiendaire est entré dans la Loge, jusqu'à ce moment ci, tous les Maîtres ont l’épée à la main, la pointe baissée sur le cercueil.

Le T. R. ordonne au Vénérable premier Surveillant de faire placer le Récipiendaire les pieds en Equerre, et de le faire passer de l'Equerre au Compas en lui faisant traverser le tombeau d'Hiram, par trois pas de Maître, ensuite de le faire approcher de l'autel, où étant arrivé, il met un genou à terre. Le T. R. vis à vis duquel il se trouve, tient son maillet levé, et le Récipiendaire la main droite sur la Bible.

Le T. R. lui dit : Promettez vous, sous les mêmes obligations que vous avez contracté précédemment de garder le secret des Maîtres envers les Apprentis et Comp. et envers les profanes ?

Oui, T. R., répond le Récipiendaire.

Promettez-vous d'être un zélé membre de notre Loge et de vous intéresser à son élévation ?

Oui, T.R., répond le Récipiendaire.

Promettez-vous de ne jamais faire valoir le motif de nos assemblées quoi qu'elles ne fassent pas partie de nos secrets ?

Oui, Très respectable.

Le T.R. fait relever le Récipiendaire et lui dit : Après ce que vous venez de promettre, vous devez sentir ce que peut mériter un parjure, qui serait assez malheureux que de violer son obligation, en révélant nos mystères aux profanes, on ne saurait lui réserver qu'un châtiment proportionné à son crime, il tomberait à mes pieds expirant sous mes coups, et comblerait ce tombeau de son propre cadavre. C'est à des réflexions justes et sages que je vous abandonne, après que vous aurez prêté une oreille attentive au récit que je vais vous faire.

 

Histoire

 

Après la mort de David, Salomon étant monté sur le Trône, et voulant travailler à l'élévation du Temple de Jérusalem, écrivit à Hyram roi de Tyr, qui adorait, comme lui, le Roi d'Israël, et lui envoya des Ambassadeurs pour faire alliance avec lui ; il lui demanda les bois propres pour la construction du Temple. Hyram répondit à Salomon, et lui promit tous les bois, pierres et matériaux nécessaires. Les bois furent coupés dans la forêt du Liban et les pierres furent taillées dans les carrières de Tyr. Salomon employait à cet ouvrage trente mille ouvriers, et les faisait relever tous les quatre mois, par trente mille autres. La nourriture de ces ouvriers et leur entretien étaient payés par Salomon, en bois et en huile. Hyram, roi de Tyr, jaloux de concourir par tous les moyens possibles à l'élévation de cet immortel édifice, envoya à Salomon un ouvrier fameux à travailler toutes sortes de métaux et très instruit dans l'architecture ; il s'appelait Hiram - Abif, il était le fils d'un Tyrien nommé U.s.I et sa mère, qui était alors veuve, était sortie de la tribu de Nephtali. Salomon le fit son grand architecte et lui communiqua ses projets et ses plans, le chargea de la conduite du grand Edifice qu'il élevait à Dieu, et le nomma de plus Inspecteur général de tous les ouvriers du Temple. Hiram les divisa en trois classes, celle des Apprentis, celle des Compagnons, et celle des Maîtres. Il donna à chaque classe un Signe, un attouchement et un mot, pour pouvoir reconnaître les ouvriers, et les payer selon leur mérite. Il nomma et désigna ensuite les endroits où ils devaient passer en revue et recevoir leur payement à la fin de la sixième journée. Les Apprenti s qui étaient au nombre de soixante dix mille étaient payés à la Colonne J. Les Compagnon s qui étaient au nombre de quatre vingt mille étaient payés à la Colonne B. Ces deux colonnes, comme vous le savez, étaient placées à l'entrée du Temple. La Colonne J au Nord, et la Colonne B au Midi.

Les Maîtres au nombre de trois mille six cent soixante, recevaient leur appointement dans la Chambre du milieu.

Tels étaient les arrangements que ce grand homme avait pris pour payer les ouvriers, mais comme il n'aurait pu subvenir à tout, Salomon lui donna deux adjoints qui portaient le nom de Surveillants, le premier était proposé pour payer les Compagnons, et le second les Apprentis.

Ils avaient aussi l'inspection sur les ouvriers qui étaient chargés de la police, comme aussi d'accommoder les différends qui naissaient parmi eux. Trois compagnon s mécontents des salaires qu'ils recevaient, imaginèrent de demander à Hiram, le Signe, le mot, l'attouchement de Maître et se proposèrent de l'avoir de gré ou de force, Ce grand homme était en usage à la fin de chaque semaine de faire une revue générale de tous les ouvrages. Les trois scélérats attendirent que les ouvriers fussent sortis. Ils furent se poster, un à la porte de l'Orient, l'autre à la porte du midi, et le troisième à la porte de l'Occident. Hiram ayant fait sa ronde et voulant se retirer, se présenta à la porte de l'Occident, le compagnon qui s'y trouvait lui demanda le Signe, le mot et l'attouchement de Maître ; Hiram s'y refusa mais lui promit de les lui donner lorsqu'il aurait mérité le grade ; le compagnon persistait toujours à les lui demander, et voyant qu'il ne pouvait les obtenir, lui donna un coup de règle qui l'étourdit.

Ici, le T. R. donne un coup de maillet sur le front du Récipiendaire.

Hiram revenu à lui tâcha de s'échapper par la porte du Midi, il y trouva le second de ces scélérats qui lui fit les mêmes demandes, il les refusa également, ce compagnon voyant qu'il ne pouvait rien obtenir par la douceur, employa de fortes menaces, elles ne produisirent pas plus d'effet ; transporté de colère des refus qu'il essuyait, il lui donna un coup de marteau sur la tête qui le blessa dangereusement.

Ici le T. R. donne un second coup de maillet sur la tête du Récipiendaire.

// s'enfuit par la porte de l'Orient où il eut bien de peine d'arriver ; il y trouva le troisième de ses assassins qui le menaça de le faire mourir, s'il lui refusait les Signe, le mot et l'attouchement de Maître. Hiram lui représenta qu'il ne pouvait pas les lui donner et que ce n'était pas de cette façon qu'il pouvait les recevoir, que son application au travail pourrait un jour lui mériter ce grade, et qu'alors il les lui donnerait volontiers. Ce misérable mécontent de cette réponse, insista à vouloir lui arracher les secrets de Maître par la force ; mais Hiram continue à les lui refuser avec la plus grande fermeté, ce scélérat le terrasse d'un coup de levier qu'il lui donne sur la tête.

A ces derniers mots le T. R. lui donne un coup de maillet sur la tête, comme s'il voulait l'assommer.

Les Surveillants qui sont derrière lui le placent dans le cercueil, le couvrent de suite d'un drap noir, et le visage d'un linge blanc où l'on a répandu quelques gouttes de sang.

Le T. R. ayant gardé pendant tout ce temps le silence, continue : C'est ainsi que le plus respectable de tous les Maçons aima mieux perdre la vie que de donner le Secret du Maître à des Compagnons indignes de le recevoir.

Comme il était encore jour, les scélérats qui venaient de l'assassiner, n'osaient le sortir du Temple, ils le cachèrent sous quelques pierres, et quand la nuit fut venue ils le transportèrent sur le mont Hebron où ils l'enterrèrent à peu de distance d'un acacia. Sept jours s'étant écoulés, et Salomon ne voyant point paraître Hiram, fit cesser les travaux du Temple et ordonna des recherches pour savoir ce qu'il était devenu ; mais n'en pouvant avoir des nouvelles, il rendit un Edit, par lequel il déclarait qu'aucun ouvrier ne serait payé qu'Hiram n'eut été retrouvé mort ou vif. Il ordonne à neuf Maîtres de s'emparer des portes du Temple pour s'informer de tous les Maîtres, Compagnons et Apprentis, s'ils n'auraient quel qu'indice sur l'absence d'Hiram.

Ces neuf Maîtres exécutèrent ce que Salomon leur avait prescrit en faisant des questions à quelques Compagnons; ils soupçonnèrent ceux de ce grade d'avoir assassiné Hiram pour en obtenir le mot de Maître ; mais ce qui les confirma davantage dans leurs soupçons ce fut, qu'ayant visité toutes les loges où les maçons demeuraient par nombre séparé, ils reconnurent que trois Compagnons avaient disparus. Salomon de concert avec les neuf Maîtres décida que si on découvrait le corps d'Hiram, le premier mot qu'ils prononceraient serait celui dont on se servirait dans la suite pour distinguer les Maîtres des Compagnons, et que le Signe et attouchement seraient en même temps changés. Les neuf Maîtres après avoir fouillé très exactement dans tous les recoins du Temple se divisèrent en trois branches.

Trois sortirent par la porte de l'Occident, trois par celle du midi et trois par celle de l'Orient, dans le dessein de ne pas revenir qu'ils n'eussent quelque nouvelle d'Hiram ; ils eurent l'attention en faisant leur perquisition de ne s'éloigner les uns des autres que de la portée de la voix. Après avoir cherché inutilement pendant huit jours, ils arrivèrent le neuvième sur le mont Hébron l'un d'eux harassé de fatigue se reposa, mais sentant que la terre s'éboulait sous ses pieds, il s'aperçut qu'elle avait été nouvellement remuée, ce qui le surprit d'autant plus que cet endroit et les environs étaient incultes graveteux et stériles ; il appela les autres Maîtres, et s'étant assurés que quelqu'un y pouvait être enterré, sans passer plus avant, ils résolurent d'en instruire Salomon, mais pour retrouver l'endroit à leur retour, ils coupèrent une branche de l'acacia qui était à une petite distance ; ils la plantèrent sur le terrain où ils se proposaient de faire une fouille. Ayant rendu compte à Salomon de cette découverte, ce Prince les engagea d'y retourner et d'y creuser dans l'endroit désigné.

Ici le T. R. quitte sa place, après avoir frappé trois coups de maillet sur l'autel et dit: Mes frères, entourez le cercueil.

Tous les frères placés, ils en font trois fois le tour ; le T. R. marchant le premier. Après le dernier tour, le T. R. s'arrête à l'Orient et tous les frères entourent de nouveau le cercueil. On fait la chaîne. Le T. R. fait passer en silence trois paroles :

La 1ère Le Maître est mort.

La 2° Trois Compagnons l'ont tué.

et La 3° Jéhovah . (ancien mot de Maître).

Après quoi le T. R. continue l'histoire, en disant :

Les neuf Maîtres retournèrent sur le Mont Hébron, ils commencent à fouiller la terre, et reconnurent que c'était effectivement le Corps d'Hiram qui y était caché, ils portèrent tous la main sur la poitrine, en témoignage de douleur et tenant la main gauche tendue en signe d'étonnement et d'horreur, comme si on voulait éloigner un objet odieux. Ensuite, un d'eux le prit par le premier doigt et prononça le mot Jakin , le second le prit par le second doigt, et prononça Booz ; le doigt lui resta à la main, un troisième le prit par le poignet et sentant qu'il se séparait du bras, prononça et dit Makbenak , qui signifie : la chair se sépare des os.

Ici le T. R. ayant relevé le Récipiendaire après lui avoir pris le premier doigt, ensuite le second, ensuite le poignet, il lui dit que c'est là le mot, le Signe et l'attouchement des Maîtres, et que ce signe doit se faire en mettant pied contre pied, genoux contre genoux, poitrine contre poitrine, joue contre joue, et en passant le bras gauche par dessus l'épaule prononçant le mot Makbenak . Enfin, étant convenu que ce mot serait dorénavant celui des Maîtres, ils achevèrent d'exhumer le corps d'Hiram, pour lui rendre les derniers devoirs. Ils le transportèrent dans le Temple de Salomon, où il lui fit dresser un tombeau sur lequel il fit poser un médaillon en Or, fait en triangle, où était gravé M. B. Tous les Maîtres assisteront à la cérémonie en tablier et en gants de peau blanche, pour marquer qu'aucun d'eux n'avait souillé leurs mains du sang de leur Chef.

Vous venez de voir dans cette histoire que notre R. M. Hiram a préféré la mort, plutôt que de trahir ses serments. Ainsi doivent être les maçons, ils doivent avoir sans cesse devant les yeux le courage héroïque de ce grand homme et imiter sa discrétion et ses vertus.

Le T. R. après avoir achevé le récit de l'histoire d'Hiram, donne le mot de passe au Récipiendaire, qui est Giblimm ; et lui dit d'aller donner le Signe, l'attouchement, le mot sacré et le mot de passe, aux Vénérables frères premier et second Surveillants, et généralement a tous les frères. Dès que le Récipiendaire a pris sa place, le T. R. aidé des Surveillants commence l'Instruction.

Instruction

D . Etes-vous Maître ?

R . Examinez moi, éprouvez moi, l'Acacia m'est connu.

D . Où avez-vous été reçu Maître ?

R . Dans la chambre du milieu.

D . Comment y êtes-vous parvenu ?

R . Par un escalier dérobé, fait en forme de vis, qui se monte par Trois, Cinq et Sept.

D . Que signifie ces nombres ?

R . Qu'il faut Trois ans pour faire un apprenti, Cinq pour un Compagnon et Sept pour un Maître ?

D . Comment avez-vous passé à la Maîtrise ?

R. En passant, de l'Equerre au Compas, et traversant le tronc de notre Respectable Maître Adon-Hiram.

D . Sans doute que vous avez été reçu Apprenti et Compagnon

R . J et B me sont connus, et j'ai à ma disposition la Clef de toutes les loges.

D . Qui s'est opposé à votre entrée dans la Chambre du milieu ?

R . Un Vénérable Surveillant.

D . Qu'a-t-il exigé de vous ?

R . Un Signe, un mot, un attouchement.

D . Donnez moi le Signe ?

R . Pour réponse : on le donne.

D . Donnez moi le mot ?

R . Vous savez mieux que moi T.R. que je ne puis le donner qu'en Loge.

D . Nous y sommes.

R. Donnez moi la première partie, je vous donnerai la seconde.

D. Qu'avez-vous vu en entrant dans la Chambre du milieu ?

R . Tristesse, gémissement et lumière.

D. Comment voyagent les Apprentis et les Compagnons ?

R . De l'Occident à l'Orient.

D . Pourquoi ?

R . Pour aller chercher la lumière.

D . Comment voyagent les Maîtres ?

R . De l'Orient à l'Occident.

D . Pourquoi ?

R . Pour aller répandre la lumière.

 

D . Si un de vos frères était perdu, où iriez vous le trouver ?

R. Entre l'Equerre et le Compas.

D . Pourquoi ?

R . Parce qu'un bon maçon ne saurait s'écarter du chemin de la vertu et de la probité.

D. Combien y-a-t'il de portes à votre Loge ?

R . Trois.

D - Comment sont-elles placées ?

R . Une à l'Orient, une au Midi, et l'autre à l'Occident.

D . Comment le savez vous ?

R . On me la dit en m'apprenant la façon dont fut massacré notre T. R. Maître, par trois Compagnons scélérats qui voulurent lui arracher la parole de Maître ou la vie.

D. Comment sait-on que c'était des Compagnons qui avaient commis ce crime ?

R. Par l'appel général qu'on fit des ouvriers auquel trois Compagnons ne se trouvèrent point.

D. La parole ayant été perdue, comment a-t-on pu la retrouver ?

R. Les Maîtres soupçonnant l'assassinat d'Hiram et craignant que la force des tourments ne lui eut arraché la parole de Maître, convinrent entre eux que le premier mot qui serait proféré, en le retrouvant, leur servirait à l'avenir pour se reconnaître, il en fut de même du Signe et de l'attouchement.

D. Combien envoya-t-on de Maîtres à la recherche d'Hiram ?

R. Neuf, désignés par les neuf lumières qui éclairent la Chambre du milieu.

D. Où trouva-t-on le corps de notre Respectable 'Maître ?

R. Dans un tas de décombres d'environ neuf pieds cubes, sur lequel on avait planté une branche d'acacia.

D. A quoi devait servir cette branche ?

R. Aux Maîtres qui furent envoyés à la recherche du corps d'Hiram, pour reconnaître l'endroit où ils soupçonnaient qu'il avait été enterré.

D. Combien avez-vous vu de grandes lumières ?

R. Trois.

D. Nommez les moi.

Le Soleil, la Lune et l'Etoile flamboyante.

D. Pourquoi trois lumières ?

R. Parce qu'une bonne Loge ne saurait être trop éclairée.

D. Où avez vous passé pour parvenir au Grade de Maître ?

R. Entre deux colonnes et un portique.

D. Quelle était la largeur et la hauteur de ce portique ?

R. D'une telle proportion qu'aucun profane ne pouvait passer.

D. Où avez vous reçu des gages en qualité de Maître ?

R. A la Chambre du milieu.

D. Avez-vous été payé ?

R. Je suis content.

D. Qu'avez vous vu de plus dans la Chambre du milieu ?

R. Une grande lumière plus éclatante que le soleil, au milieu de laquelle j'ai aperçu la lettre G.

D . Que signifie la lettre G. ?

R . Elle est l'initiale du mot Got, qui en anglais, signifie Dieu.

D . Que venez vous faire ici ?

R . Chercher ce qui était perdu, et qu'avec votre secours, j'espère recouvrer.

D . Qu'est-ce qui était perdu ?

R . La parole de Maître.

D . Comment fut-elle perdue?

R . Par trois grands coups et par la mort d'Hiram.

D. Où fut-elle retrouvée ?

R . Dans son Tombeau.

D. Quelle forme avait ce Tombeau ?

R . Trois pieds de largeur, Cinq de profondeur et Sept de longueur.

D. Quelles sont enfin les marques distinctives des Maîtres?

R . Un Signe, un attouchement, deux paroles, et les cinq points parfaits de la Maîtrise.

D . Quel est le mot de passe de Maître?

R . Four réponse on le donne.

D . Comment vous nommez vous?

R. Acacia est mon nom.

D. Lorsqu'un Maçon est en danger, que doit-il faire pour appeler

les frères à son secours?

R . Il doit faire le Signe de Secours et dire

D Que signifient ces mots ?

R. Que les maçons se regardent comme les descendants d'Hiram et se disent Enfants de la Veuve.

D . Quel âge avez-vous en qualité de Maître ?

R . Sept ans.

D. Que signifie cet âge ?

R . Le temps que Salomon employa à construire le Temple.

D. Où se tient le T. R. Maître ?

R. A l'Orient.

D. Pourquoi ?

R . A l'exemple du soleil qui commence et ouvre la carrière du jour du côté de l'Orient, de même le T. R. Maître s'y tient pour ouvrir et éclairer la Loge, et mettre les ouvriers en œuvre.

D. Où se tiennent les Vénérables Surveillants ?

R . A l'Occident.

D . Pourquoi ?

R . A l'exemple du soleil qui termine la carrière du jour vers cette partie du monde, de même les Vénérables Surveillants s'y tiennent pour payer et congédier les ouvriers, et fermer la Chambre du milieu.

D . Sur quoi travaillent les Maîtres ?

R . Sur la planche à tracer.

D . A quoi sert-elle ?

R . A tracer les plans qui doivent servir de règle aux Compagnons.

D . Quelles doivent être les qualités d'un Maître 7

R . Sagesse, force et beauté.

D . Comment peut il réunir ces qualités si rares ?

R. La sagesse, dans ses mœurs, la force, dans l'union avec ses frères ; et la beauté dans son caractère. Pour fermer les Travaux dans la Chambre du milieu .

 

D . Vble 1er Surv. quel âge avez-vous en qualité de Maître ?

R . Sept ans.

D. Où se tiennent les Vénérables Surveillants ?

R . A l'Occident.

D . Pourquoi ?

R. A l'exemple du soleil qui termine sa carrière à l'Occident, les Surv. s'y tiennent pour aider le T. R. à fermer les Travaux de la Chambre du milieu.

D . Quelle heure est-il ?

R . Il est minuit.

Il est donc temps de fermer les Travaux dans la Chambre du milieu.

Le T. R. frappe 3 fois 3 coups. Les V. Surv. les répètent. Tous les frères frappent ensuite ensemble 3 fois 3 coups dans leurs mains et disent trois fois......

Ensuite le T.R. dit aux V. Surv. :

Avertissez les frères que les travaux sont fermés dans la Chambre du milieu. Et chacun se retire.

Source : http://legende-hiram.blogspot.be/

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