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Hauts Grades

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Le rituel du 18ème grade d’essence alchimique ou chrétienne ?

1 Octobre 2012 , Rédigé par André M. Publié dans #Rites et rituels

Très Sage,

Mes Très Chers Frères Chevaliers Rose-Croix,

Rappelons qu’à son commencement, le signe et le contre signe du grade montre distinctement la voie du Ciel et de la Terre. Il définit ainsi magistralement les objectifs à atteindre qui sont de relier tout ce qui est en bas avec tout ce qui est haut sans obligation dogmatique quant à la définition de ce parcours puisque la qualification de ce dernier appartient à celui qui fait réellement le signe. D’autre part, le parcours ne peut être vécu seul puisqu’il faut être deux pour réaliser l’entier du signe et du contre-signe. En somme, nous voyons apparaître le GADLU dans une dimension représentative puisque c’est le chevalier qui l’interpelle dans ce remarquable dialogue à deux.

Le GADLU est bien en haut mais il est aussi en moi puisque je l’appelle par l’autre qui me montre la réalité de moi-même sur cette terre. En résumé nous sommes irrémédiablement seul face au mystère de Dieu mais conjointement ensemble, en l’occurrence à deux, dans la vie ici bas. Le rituel du signe et du contre signe montre l’émergence de l’altérité, force indispensable dans toute réalisation humaine mais aussi de sa nécessaire organisation. Dans cette dimension nous retrouvons à la fois la définition même du christianisme qui établit un Dieu relationnel qui aime le contact avec sa création et son amour pour tout ce qu’il crée mais sans la chute, je veux dire sans la culpabilité vis à vis des actions terrestres et sans recherche obsessionnelle à travers les évangiles du pourquoi et comment de la reconquête vers la Lumière. Aujourd’hui nous sommes en tant que Chevaliers Rose-Croix, les dispensateurs des lumières de l’Amour et de la Vérité afin que puisse se poursuivre l’aventure humaine dans une dimension sociale respectueuse de toutes les diversités et sans trahir la complexité propre à l’organisation naissante de notre civilisation moderne. La tyrannie et l’égoïsme doivent être combattues chaque jour sous peine d’engendrer le monstre qui sommeille en nous et qui est toujours prêt à se substituer à l’Amour et à la Vérité. C’est de ce combat permanent et terrible que pourra jaillir avec bonheur la force qui contient les fruits de la substance maçonnique chevaleresque qui permettra à chaque chevalier de réaliser sa mission sur terre.

Dans le premier appartement du rituel alchimique, que nous pratiquons par ailleurs dans le Chapitre La Prudence sans abattre les colonnes du Temple, le chemin est balisé par la Foi, l’Espérance et la Charité. Dans les mondes infernaux il n’y a que la lumière tenue de l’Espérance qui peut nourrir la conscience puisque celles de la Foi et de la Charité se sont éteintes. Dans ce drame terrible où la perte des valeurs inutiles amène l’impétrant nu et exsangue vers la lucidité nécessaire pour la conquête de la Vérité, le signe et le contre signe reste cet espoir tenu mais certain contre l’immuabilité de la mort symbolique. La couleur noire du premier appartement est la représentation symbolique du caveau vide du Christ. Métaphoriquement parlant, nous pouvons dire que lorsque la lumière est absente et que les ténèbres parlent nous pouvons abandonner en toute conscience, et sans l’aide d’artifice égotique ce qui nuit à la clarté de la lumière. Nous sommes en ce moment-là comme Jésus déterminé à l’abandon de l’ego parce que la résurrection, c'est-à-dire la vie épurée de toutes les scorie inutiles unie à sa partie la plus noble qui pourrait être la surconscience ou l’esprit du GADLU est la suite logique d’une descente dans les mondes inférieures. La renaissance vers la lumière, vers les mondes supérieurs passera logiquement par la porte de la Raison et de l’Intelligence puisque le chevalier illuminé (dans le sens de rayonnant de lumière) sera l’espérance d’un monde nouveau revivifié par la Foi et la Charité. Redevenu trinitaire, je veux dire qu’ayant retrouvé l’esprit du GADLU, sa volonté d’agir s’inspirera naturellement des valeurs issues de la Foi, de La Charité et de l’Espérance.

Mon Frère Chevalier Donne- moi le signe : Emmanuel ; Le contre-signe : Pax Vobis. Inspiré d’en haut mais vivant en bas nous sommes comme Hermès trismégiste face à sa table d’Emeraude les porteurs de l’harmonie dans une construction perpétuellement inachevée qui doit s’adapter sous peine de se corrompre. Ainsi vont les Chevaliers Rose-Croix sur les chemins de la vie en se rappelant, comme le disait si bien Jean Mourgues , je cite « il n’y a jamais de dernier mot , l’espèce continue et la nécessité de s’adapter à chaque circonstance nouvelle, c’est la vie »

Le mot sacré I.N.R.I. qui est la parole perdue et retrouvée, représente l’entrée dans la Loi nouvelle, passant de la loi juive à la mission évangélique. Le rituel de Rose-Croix d’origine chrétienne disait : Jesus Nazaremus Rex Judeorum et dans sa version alchimique Igne Natura Renovatur Integra mais tout les deux font référence au Maçon errant qui cherche en vain la parole perdue dans les profondes ténèbres pendant le temps de trois jours. A ce propos il me semble que la formulation alchimique est mieux adaptée à l’initiation du chevalier qui voyage dans le royaume des morts. En effet, la plupart des Traditions disent qu’il doit descendre dans les régions infernales et obscures du monde inférieur afin d’abandonner toutes les passions inutiles. La dimension initiatique de la démarche est conforme aux antiques coutumes qui par ailleurs disent que c’est aussi après un temps de 3 jours qu’il pourra retrouver la parole perdue, en l’occurrence la Rédemption dans le cas du rituel d’inspiration chrétienne et les chemins de la Science et de la Vérité pour celui d’inspiration alchimique. Notons ici l’extrême différentiation entre les deux rituels en effet, celui d’inspiration chrétienne est statique puisqu’il informe sur la rédemption et le mystère de la résurrection tout en interpellant le chevalier dans sa relation avec Dieu tandis que le rituel alchimique est dynamique puisqu’il suggère au chevalier un chemin dont l’origine et la finalité font partie du mystère de la création et de la vie dont il doit définir lui-même la direction. L’association du mystère des origines et de l’aventure métaphysique du chevalier détermine en quelque sorte la fonction symbolique des trois colonnes que sont la Foi, l’Espérance et la Charité. Dans le rituel chrétien, elles sont constituées « au nom de la très sainte et très indivisible Trinité » ce qui n’est pas du tout le cas dans la version alchimique. Rappelons que les trois colonnes surmontées des mots Foi, Charité et Espérance permettent d’entreprendre le voyage de 3 jours (alchimiquement le travail des 3 ordres, c'est-à-dire l’obtention du souffre alchimique ou médecine du premier ordre jusqu’à l’obtention de la médecine du 3ème ordre ou pierre mystique). Cette distanciation du dogme trinitaire dans la version alchimique est importante sur le plan maçonnique et parfaitement en cohérence avec l’esprit du R.E.A.A. En effet, celui-ci prônant qu’il n’y a aucune limite à la recherche de la Connaissance, quelques chevaliers s’arrêteront en chemin mais ce qui est essentiel c’est que tous les autres continuerons à voyager, travailler et espérer. Il s’ensuit que si les voyages sont réalisés selon les arcanes alchimiques, la maçonnerie ne puisera jamais son énergie dans les dogmes formateurs de toutes les tyrannies, mais s’abreuvera à la source de la Vérité, qui jaillissante de la montagne sacrée étanchera la soif de connaissance et revigorera l’ardeur au combat du Chevaliers RC. En contrepartie pour celui qui ne veut plus voyager selon la proposition alchimique, les trois mots Foi, Espérance et Charité ne seront compris que dans le sens social et au niveau externe. Il ne possédera alors qu’une partie des clés de sa responsabilité dans ses rapports avec lui-même et les autres.

A ce stade de la réflexion nous voyons bien que le symbolisme chrétien dans le rituel du 18ème grade est si évident qu’il est faux d’affirmer qu’il est purement maçonnique. En fait, ce grade rappelle l’essence chrétienne, évangélique et pour tout les maçons qui cherchent vraiment à comprendre l’écossisme, il ne fait guère de doute qu’il s’agit d’un symbolisme hermétique, alchimique, maçonnique allié au plus profond ésotérisme du christianisme.

Le rituel du 18ème grade du Chapitre La Prudence est un exemple probant de cette ésotérisme chrétien profondément alchimique et rénové par rapport au rituel chrétien. Prenons le cas de la Rose sur la croix, le rituel dit, je cite « La croix qui forme le bijou est aussi un enseignement. La ligne verticale est le symbole de la vie, la ligne horizontale qui la traverse est le symbole de la mort, c'est-à-dire qu’on arrive à la vie immortelle qu’après avoir franchi les barrières de la mort. La Rose est le symbole du Secret, donc la Rose et la Croix signifient le Secret et l’immortalité. »

Nous devons être reconnaissant aux concepteurs de ce rituel d’avoir évacué la symbolique du Christ souffrant en croix qui n’inspire en fait qu’une image morbide d’un homme crucifié par ses semblables. La croix en elle-même est un bijou c'est-à-dire qu’elle est précieuse par son enseignement ésotérique. La vie et la mort indissolublement liés au point de rencontre des deux lignes sont recouvertes par la rose symbolisant le secret. Les valeurs initiatiques sont donc respectées puisqu’il faut mourir pour renaître transformé, plus lucide dans le mystère de la création. Ne sommes-nous pas mes TCF Chevalier interpellé par le premier verset du prologue de Jean qui dit : « Au commencement était le verbe et le verbe était auprès de Dieu et le verbe était Dieu » Nous ressentons bien que cette transformation par les vertus de l’initiation ne puisse être conçue comme un effet sans cause, ni comme l’effet d’une cause connaissable. Le secret dans l’évolution est la clé de tout, c’est donc le mystère qui nous habite et non la création en elle-même. Le sens du premier verset du prologue de Jean est finalement la pierre angulaire de toute démarche initiatique. Quant il est dit que le verbe était auprès de Dieu et il était Dieu, ne signifie-t-il pas que le monde est organisé mais qu’il est mystérieusement organisé car il est l’effet d’une cause inconnaissable.

Il y a donc deux mystères : l’aspect mystérieux de l’organisation et la cause inconnaissable de la création.

Sur la Croix alchimique du 18ème grade se rencontre la plus pure essence de l’ésotérisme chrétien. Nous sommes mes TCF Chevalier RC ici dans la dimension métaphysique de l’initiation symbolique du Chevalier Rose-croix. Mais rappelons-nous aussi avec pertinence que nous ne sommes pas dans le domaine du religieux et de la croyance.

La couleur rouge du second appartement et du cordon, c’est la couleur du soleil ou de la lumière à son foyer. C’est aussi le symbole de l’amour, dit le rituel du 18ème grade du Chapitre La Prudence. Par cette coloration rouge nous sommes dans une dimension alchimique associée à l’ésotérisme christique. Aucune vie n’existerait sans le soleil qui est notre grand dispensateur d’énergie. Il est aussi métaphoriquement parlant le géniteur de toute vie puisqu’il ensemence toutes les réactions qui entretiennent la complexité de la vie organique. Pour que ce remarquable édifice de vie biologique puisse perdurer, il est absolument nécessaire de développer l’altruisme. Où se trouve la conscience d’être ensemble dans l’amour de sa famille, si ce n’est dans la lumière à son foyer solaire. Ce retour à la source de l’essence même de la survie des espèces et en l’occurrence du genre humain ne pourra pas se faire sans l’amour du prochain. « Aimez-vous les uns les autres » a dit Jésus. Cette belle et consolante parole est le sésame qui ouvre toutes les portes qui mènent à l’amour vrai, à l’union du cœur et de l’esprit mais aussi à la survie de l’espèce puisque sans stratégie altruiste l’homme ne pourra jamais dominer la complexité de sa création. Mais elle représente avant tout symboliquement le baiser mystique, je veux dire cette humilité de la raison devant la grandeur du mariage du cœur et de l’âme dans le foyer de la lumière solaire. Ainsi armé d’une conscience nouvelle, le Chevalier RC devient universel et rejoint l’élite chevaleresque qui combat partout où règne l’injustice.

Comment gérer la complexité de la multi culturalité de la vie sociale, les inévitables aléas de l’organisation de l’évolution Darwinienne, les incroyables dominances politiques dévastatrices, sans amour, sans compassion, sans rédemption sur la finalité de toute chose et sans adogmatisme de la raison. La dimension héroïque du Chevalier Rose-croix est peut-être la réponse. En tout cas elle est proposée à la fin de la tenue chapitrale lorsque le chevalier le plus humble parmi les plus humbles, éclairé parce qu’il sait que toute science vient d’en haut part chez les hommes combattre l’orgueil, l’égoïsme et l’ambition pour faire régner à leur place le dévouement, la charité et la vérité.

Enfin, n’oublions jamais que le symbolisme de l’Aigle rappelle la puissance de l’homme divin héritée de celle du Père ou du Fils dans le symbolisme chrétien et que l’Aigle de Jean, c’est ce qui donne les pouvoirs ou la clairvoyance, la lucidité ou l’ésotérisme.

Très Sage , j’ai dit

Source : http://www.fideliteprudence.ch/am_reaa_forum_01.htm

 

 

   

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Emmanuel

30 Septembre 2012 , Rédigé par Rituel de KT Publié dans #Rites et rituels

"Le Grand Mot est Emmanuel"

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Les huit facultés des Chevaliers Rose-Croix

30 Septembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #Rites et rituels

La première de ces facultés est de se rendre libre de toutes concupiscences et de n’avoir que des désirs modérés. Cela conduit à se détacher de ses dépendances . Vous ne pouvez pas ignorer, vous Chevaliers Rose-Croix, que les personnes qui sont dépendantes de la renommée et de l’argent finissent par ne rechercher qu’à assouvir leurs besoins incessants et de ce fait, elles souffrent. Par contre, celles qui ont peu de désirs n’éprouvent pas de souffrance et accumulent plus d’avantages et de qualités. Celles qui ont des besoins simples et qui ne sont pas envieuses du sort d’autrui ne se laissent pas submerger par trop de plaisirs sensuels. Ainsi elles ne connaissent pas le tourment de la frustration, elles vivent paisiblement et parviennent assurément à la paix de l’esprit.

La deuxième de ces facultés est d’être conscient que l’on puisse être comblé avec ce que l’on a. Si vous souhaitez être délivrés de la souffrance, vous devriez, vous Chevaliers Rose-Croix, prendre conscience de l’importance de la satisfaction sur la pacification de l’esprit et de la joie de vivre. Une personne qui éprouverait une joie de vivre certaine, ne serait pas affligée de devoir dormir à même le sol, mais celle qui en serait dépourvue, même une vie de château ne lui conviendrait pas. Bien qu’elle puisse être riche, finalement cette dernière est en réalité pauvre, ce qui n’est pas le cas de la précédente. Les personnes ne connaissant pas la joie que procure la satisfaction de ce que l’on a, sont constamment mécontentes et sont la proie facile de dépendances. Vous qui connaissez cette joie de vivre, vous devriez éprouvez de la compassion pour elles. Telle est le fait d’être comblé avec ce que l’on a.

La troisième de ces facultés est de préférer la quiétude et la discrétion en gardant une certaine distance à l’encontre de l’agitation du monde. Chevaliers Rose-Croix! Ceux qui s’écarteront des agitations du monde connaîtront la paix et la joie. Sachez qu’une personne discrète est respectée à la fois par les Rois et les êtres célestes. Vous devriez vous libérer de ce que vous pouvez représenter à vos propres yeux et à ceux du monde, ainsi vous trancherez les racines de la souffrance. Les personnes qui prennent plaisir dans la mondanité finiront par plier sous le poids excessif des sollicitations, comme un arbre, même grand, peut dépérir si trop d’oiseaux viennent s’y percher. Une personne ferrée par les plaisirs que lui procure une vie de mondanité finira par être immergée dans une multitude de déconvenues et ne saura pas se défaire des souffrances induites, comme un vieux cheval enlisé dans la vase ne peut en sortir par ses propres moyens — ils finiront tous deux par périr. Tel est le fait de préférer la quiétude et la discrétion en gardant une certaine distance à l’encontre de l’agitation du monde.

La quatrième de ces facultés est de s’appliquer à accomplir convenablement ce qui doit l’être sans feindre le dévouement et la constance. Si vous vous appliquez à la pratique de la Voie, vous ne rencontrerez pas de complications pour parvenir à cette compréhension éclairée de soi. C’est pour cette raison que vous devez, vous Chevaliers Rose-Croix, vous appliquer avec grande constance à l’image d’un simple filet d’eau qui coule toujours au même endroit et qui finit par éroder même un roc. Le frottement par intermittence de deux morceaux de bois n’a jamais produit de feu et de même, une pratique en dilettante ne vous conduira jamais à la compréhension éclairée. Le souhait de vouloir du feu n’a jamais produit de feu. Telle est la raison de s’appliquer à accomplir ce qui doit l’être.

La cinquième de ces facultés est de préserver l’esprit du Dharma authentique tout en permettant à juste titre qu’il se réactualise. Les personnes qui sont à la recherche du Maître pouvant les mener sur la Voie véritable, comme vous Chevaliers Rose-Croix, doivent préserver l’esprit authentique de l’imitation du Christ pour ne pas sombrer dans l’illusion. Faites toujours en sorte qu’il en soit ainsi, afin que vous puissiez sauvegarder ses vertus. Le fait de préserver avec conviction l’esprit du Christ vous protégera de dépendances. Vous serez protégés comme ces guerriers pourvus d’invincibles armures. Telle est la raison de préserver l’esprit authentique de l’imitation du Christ.

La sixième de ces facultés est de résider dans l’imitation du Christ avec un esprit tranquille par la pratique de la concentration. Chevaliers Rose-Croix! Le contrôle de votre esprit vous permettra d’entrer dans une grande concentration et de comprendre le sens de la vie et de la mort. Par ailleurs, dans votre pratique, appliquez-vous à toutes formes de concentration. Ainsi, vous vous rendrez compte en faisant l’expérience que la concentration procure la paix de l’esprit. Comme une digue empêche l’écoulement de l’eau, d’une façon analogue la concentration empêche toute fuite de sagesse. Telle est la raison de pratiquer la concentration.

La septième de ces facultés est de pratiquer la grande sagesse qui se produit par l’expérience de la pratique de la Voie de celui qui a entendu et fait sien l’enseignement dispensé. Sachez, Chevaliers Rose-Croix, que celui qui connaît la sagesse n’est plus attaché à la convoitise. Par l’observation et l’étude de soi vous éviterez le manque de sagesse et cela vous mènera à cette compréhension éclairée. Si vous omettez d’agir ainsi, c’est que vous n’êtes pas des Chevaliers Rose-Croix. Un Frère ou une Soeur possédant la vraie sagesse est semblable à un robuste navire voguant sur les océans des âges, de la maladie et de la mort. Cette sagesse est comparable à une forte lumière qui éclaire les ténèbres de l’ignorance, une bonne médication et une hache affûtée pour couper les illusions. La sagesse qui proviendrait de ce qui a été entendu, du fait que l’on ait fait sien et que l’on ait pratiqué ce qui a été enseigné, produit d’innombrables qualités nous permettant d’avancer sur la Voie. S’il vient à une personne de posséder une lueur de sagesse, elle sera à même de voir la vérité telle qu’elle est. Telle est la raison de pratiquer la grande sagesse.

La huitième de ces facultés est de ne pas s’engager dans de vains bavardages et se lancer dans des controverses. Évitez les jugements pour les paroles utiles, celles qui accompagnent la recherche de la véritable nature des phénomènes. Chevaliers Rose-Croix! Si vous vous adonnez à des discussions futiles, votre esprit en sera troublé et bien que vous soyez des Chevaliers Rose-Croix, cela contrariera votre quête. C’est pour cette raison qu’il est primordial pour vous d’y mettre un terme. Seuls ceux qui agiront ainsi connaîtront les joies du degré de Sublime Prince Rose-Croix. Telle est la raison de ne pas s’engager dans de vains bavardages.

Source : http://chevaliersrc.unblog.fr/category/textes/

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Em-ma-nu-el

29 Septembre 2012 , Rédigé par RER CBCS Publié dans #Rites et rituels

Le mot du grade est EM-MA-NU-EL. Il se prononce en quatre syllabes. Celui qui est interrogé prononce la première ; l'interrogateur la seconde et ainsi de suite. Lorsque le mot est complété, les deux Chevaliers s'embrassent sur les deux joues. Celui qui a interrogé donne le mot entier, l'autre répond : AMEN.

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Grand Ordre Egyptien : réception au 18ème degré

26 Septembre 2012 , Rédigé par GOE Publié dans #Rites et rituels

PREMIERE PARTIE TENEBRE

 

Lorsque le Temple est prêt ...

TRES SAGE

J' invite le Chevalier Grand Expert à faire débuter la cérémonie de réception.

CHEVALIER GRAND EXPERT

Se rend dans les Parvis auprès des Chevaliers d' Orient et de l'Épée,

il fait entrer le Chevalier de garde sans cérémonie.

Puis les amène à la porte du Temple et les fait frapper en Chevalier d'Orient et de l'Épée.

PREMIER GRAND GARDIEN

Très Sage, on frappe à la porte du Temple en Chevalier d'Orient et de l'Épée.

TRES SAGE

Chevalier Second Grand Gardien, voyez qui frappe ainsi.

SECOND GRAND GARDIEN

Va entrouvrir la porte du Temple regarde et regagne sa place. Très Sage, ce sont des Chevaliers d' Orient et de l'Épée qui se sont égarés dans les ténèbres et qui demandent un guide pour les remettre dans leur chemin.

TRES SAGE

Ont-ils été examinés et reconnus?

SECOND GRAND GARDIEN

Le Chevalier Grand Expert les accompagne, ils les a reconnus, examinés et jugés dignes d'être présentés, laissant à votre sagesse le soin de pénétrer leurs intentions.

TRES SAGE

Que l'entrée de notre Temple en ruine leur soit donnée.

SECOND GRAND GARDIEN

Va ouvrir la porte à deux battants, et la referme après l'entrée des Chevaliers.

CHEVALIER GRAND EXPERT

Fait entrer les Chevalier par le pas d'Orient et de l' Épée. Il les place à

l'Occident entre les Vallées.

TRES SAGE

Que désirez vous voir et entendre?

Que souhaitez vous apprendre et connaître?

Vous nous trouvez dans l'affliction, dans l'accablement et dans le désespoir. De profondes ténèbres enveloppent la terre, elles y ont semé le désordre et le deuil. La force règne partout en souveraine maîtresse. La parole autrefois puissante, ne peut plus convaincre les Hommes. Ceux-ci sont devenus rebelles à la raison, à la justice et à la vérité; ils n'écoutent plus que la voix de leurs passions et leurs appétits. Dans ce fatal cataclysme de l' esprit, nos travaux ont été troublés, la lumière qui nous éclairait s' est éteinte, la Parole est perdue.

Que pouvez-vous attendre de nous?

CHEVALIER GRAND EXPERT

Ne nous est - il   pas enseigné que l' Homme ne peut rien sans le recours des autres?

Nous vous demandons un guide pour nous conduire.

TRES SAGE

Où voulez-vous allez?

CHEVALIER GRAND EXPERT

Nous fuyons des contrées misérables où l'erreur a détruit la vérité, où toutes les notions du juste sont éteintes, où l'Homme dépérit sous le souffle de l'égoïsme et de l'ambition. Nous cherchons une Patrie favorisée pour accomplir notre destinée Terrestre, le mal ne peut régner partout.

TRES SAGE

Tant de zèle vous attire notre confiance, prenez votre chemin. Chevalier Grand Expert veuillez les accompagner dans leurs voyages.

CHEVALIER GRAND EXPERT

Part avec les Récipiendaires. Ils font le tour du Temple.

Parvenus à la colonnette (Sagesse) il fait prononcer le mot FOI inscrit sur la colonne.

Au deuxième tour, il les fait arrêter devant la colonnette (Force) et leur fait prononcer le mot

CHARITÉ.

Au troisième tour, il les fait arrêter devant la colonnette (Beauté) et leur fait prononcer le mot ESPÉRANCE.

Ensuite, il les reconduit à l'Ouest.

PREMIER GRAND GARDIEN

Très Sage les voyages sont terminés.

TRES SAGE

Mes Frères qu'avez-vous appris dans ces voyages?

CHEVALIER GRAND EXPERT

Nous avons vu trois colonnes sur lesquelles brillaient les mots:

FOI, CHARITÉ, ESPÉRANCE. Nous savons que ces trois mots désignent les trois vertus théologales. Trois vertus pour nous guider. Apprenez-nous s'il y a d'autres interprétations?

TRES SAGE

Mes Frères ces inscriptions portent les principes qui nous meuvent.

Que l'Espérance nous guide et nous soutienne, que la Foi nous anime, que la Charité nous unisse. Sous l'inspiration de la Foi, de la Charité, de l'Espérance consentez-vous à faire avec nous de nouveaux voyages?

RECIPIENDAIRES

Oui

TRES SAGE

Dans ce cas, approchez-vous et venez prendre avec nous l'engagement de ne jamais vous écarter de cette loi nouvelle. Debout et à l'Ordre, Très Respectables Chevaliers.

CHEVALIER DE CEREMONIES

Accompagne les Récipiendaires jusqu' à l'Autel.

SEPT CHEVALIERS

Désignés d'avance,

l'épée dans la main droite forment la voûte d'acier au dessus de la tête des Récipiendaires.

TRES SAGE

Remet à l'un des récipiendaires le serment écrit et ...

Mes Frères, voici le serment que vous devez prononcer, l'un de vous le lira à haute voix.

UN RECIPIENDAIRE

Je jure sur le glaive, symbole du courage, et en présence de tous les Chevaliers qui m'entourent, de garder en mon coeur tous les secrets qui pourront m' être confiés par les Chevaliers Rose+Croix.

Je promets d'habituer, mon esprit à instruire mes Frères, et mon bras à les défendre.

Je prends tous les Chevaliers à témoin de ma sincérité.

TOUS LES RECIPIENDAIRES

Je le jure.

TRES SAGE

Acte est pris du serment.

CHEVALIER GRAND EXPERT

Reconduit les Récipiendaires entre les Vallées.

TRES SAGE

Frappe du pommeau de son épée: 0 0 0 0 0 0 - 0

Tout est consommé ...

Très Excellent Premier Grand Gardien, quel motif nous rassemble?

PREMIER GRAND GARDIEN

Consoler les affligés, montrer le chemin aux voyageurs égarés et chercher la Parole perdue.

TRES SAGE

Comment parviendrons nous à la retrouver?

PREMIER GRAND GARDIEN

Trois colonnes nous guiderons.

TRES SAGE

Où sont-elles?

PREMIER GRAND GARDIEN

Je l'ignore, mais nous les retrouverons, car on les reconnaît même dans l' obscurité la plus profonde.

TRES SAGE

N'a-t-il pas été dit: Cherchez et vous trouverez?

Voyageons donc et ne perdons pas de vue les sentiments qui nous guident!

Le Très Sage se met en marche, suivi de tous les Chevaliers qui siègent à l'est.

Au premier tour, le Très Sage dit en voyant la colonnette (Sagesse):

FOI

La lumière éclairant l'inscription est alors éteinte.

Hélas! la Foi s'est éteinte!

Au deuxième tour, le Très Sage dit en voyant la colonnette (Force): CHARITÉ.

La lumière éclairant l'inscription est alors éteinte.

Hélas! la Charité s'est éteinte!

Au troisième tour, le Très Sage dit en voyant la colonnette (Beauté): ESPÉRANCE.

Mais l'Espérance nous éclaire toujours!

Avec elle nous rallumerons la FOI et la CHARITÉ

A la fin de ce troisième tour,

le Très Sage et les Chevaliers qui l'accompagnent sortent du Temple

et attendent dans les Parvis en grand silence.

La porte du Temple est ouverte.

PREMIER GRAND GARDIEN

Aussitôt se porte à la tête de sa Vallée, tous les Chevaliers le suivent, fait trois fois le tour du Temple en prononçant à chaque fois ...

ESPÉRANCE !

... et va rejoindre le Très Sage.

SECOND GRAND GARDIEN

Aussitôt se porte à la tête de sa Vallée, tous les Chevaliers le suivent, fait trois fois le tour du Temple en prononçant à chaque fois ...

ESPÉRANCE !

... et va rejoindre le Très Sage.

CHEVALIER GRAND EXPERT

Reste avec les Chevaliers d' Orient et de l'Épée, éclairé par l'Espérance.

Lorsque tous les Chevaliers Rose+Croix sont sortis il leur couvre la tête d'un voile noir.

Puis les conduit dans les Parvis. Tous les Chevaliers Rose+Croix entrent dans le Temple, en grand silence, et aident pour la préparation du Temple en rouge. La porte du Temple est fermée.

 

RÉCEPTION TEMPLE ROUGE

 

Tous les Chevaliers et Officiers du Chapitre sont à leur place.

TRES SAGE

Bientôt les Chevaliers d' Orient et de l'épée vont nous être présentés; ils achèvent leurs voyages et méditent sur la FOI, sur la CHARITÉ et sur l'ESPÉRANCE dont nous leur avons montré la lumière; à l'aide de cette lumière nouvelle, ils triompheront des obstacles et des écueils dont leur chemin est semé!

CHEVALIER GRAND EXPERT

Frappe à la porte du Temple.

TRES SAGE

Voyez qui frappe ainsi.

SECOND GRAND EXPERT

C'est le Chevalier Grand expert, conduisant des Chevaliers d' Orient et de l' Épée qui ont cherché la Parole et qui croient l' avoir retrouvée.

TRES SAGE

Que les portes leur soient ouvertes!

SECOND GRAND EXPERT

Va ouvrir les portes du Temple. Il les referme après l'entrée des Chevaliers.

CHEVALIER GRAND EXPERT

Fait entrer les Récipiendaires d'un pas lent et mesuré.

Chacun d'eux a la tête couverte d'un voile noir.

Il les retient à l'Ouest, au signe de Chevalier d' Orient et de l'Épée.

(Main droite sur l' épaule gauche).

TRES SAGE

Mes Frères d' où venez-vous?

CHEVALIER GRAND EXPERT

Nous avons parcouru l'Orient et l'Occident, le Septentrion et le Midi, à la recherche de la Parole perdue. Malgré les ténèbres qui nous enveloppaient et les entraves que l'erreur et l' ignorance ont semé sur nos pas, nous croyons l' avoir trouvée ...                                         

TRES SAGE

Par quels moyens?

CHEVALIER GRAND EXPERT

En parcourant les trois régions du monde dans lesquelles ont été déposés les trésors de la connaissance.

TRES SAGE

Quelles sont ces régions?

CHEVALIER GRAND EXPERT

L'Antique Égypte, l'Inde secrète et la Palestine Mystique.

TRES SAGE

Qui vous a le mieux guidé?

CHEVALIER GRAND EXPERT

La connaissance des Vertus de Foi et d' Espérance et la pratique constante de la Charité.

TRES SAGE

Qu'ont-elles produit en vous?

CHEVALIER GRAND EXPERT

Notre régénération.

TRES SAGE

Et qu'avez-vous eu à combattre?

CHEVALIER GRAND EXPERT

L'Ignorance.

TRES SAGE

Dans cette constante recherche dont vous nous apportez le résultat, avez-vous rencontré quelque vérité relative à nos mystères ou à l'objet de nos recherches?

CHEVALIER GRAND EXPERT

Conscient d'une vérité que nous croyons avoir découverte, nous l'avons gravé sur le métal le plus pur en caractères ineffaçables. Nous en avons obtenu la révélation lors d'un séjour près des pyramides d'Égypte: une voix nous dicta alors ces quatre lettres, une voix extérieure et qui pourtant nous parut intérieure ... Nous avons déposé la plaque sur laquelle est désormais fixée cette pensée, dans ce coffret, et nous vous l'apportons, afin que vous nous en assuriez la signification.

TRES SAGE

Pouvez-vous nous dire le sens de cette pensée incluse en quatre lettres?

CHEVALIER GRAND EXPERT

Nous croyons avoir compris qu' elle fait allusion à une régénération intégrale de la Nature par le Feu. Voici ce coffret.

Il porte le coffret au Très Sage.

TRES SAGE

Il en fait sauter le cachet de cire rouge,

dénoue le ruban en croix et l'ouvre.

Chevaliers, c'est la Parole!

Chevalier Grand Expert, ôtez les voiles qui couvrent les récipiendaires.

Mes Frères, rassemblez les quatre lettres de la phrase que vous avez prononcé tout à l'heure.

CHEVALIER GRAND EXPERT

Par le Feu, la Nature se Régénère Intégralement ...

TRES SAGE

Sans le savoir, vous avez trouvé la Parole Perdue!

Réjouissons nous, Chevaliers,

Il détache les quatre lettres.

I.N.R.I.

Si la Parole Perdue fut ainsi qu'on vous l'a enseigné dans le grade de Maître Maçon, l'effet de la Nature rendue muette par l'automne, la Parole Retrouvée symbolise le Printemps; c' est l' ère nouvelle à laquelle, les Chevaliers Rose+Croix, parfaitement libres en coeur et en esprit travaillent avec la Foi la plus pure, dans l' Espérance constante de sa réalisation intégrale et par la pratique de la Charité et de l' Amour fraternel le plus désintéressé.

Dans le symbolisme particulier des religions profanes, les quatre lettres font allusion à celles, qui en un temps précis et en un certain lieu, stigmatisèrent un acte que l'univers entier réprouvera toujours. Pour nous, elles symbolisent cette grande vérité:

IGNÉ NATURA RENOVATUR INTÉGRA.

Les nombreux sens qui peuvent être donnés à ces quatre lettres, s'ils suffisent au profane, ne sauraient désormais nous contenter. A ceux à qui l'on doit communiquer les mystères sublimes, à ceux là, nous donnons la clé traditionnelle: toute la Nature est renouvelée par le Feu, ou: La nature est renouvelée intégralement par le Feu.

Et ce Feu est l'élément principe, c'est ce Feu vivifiant qui embrase toute la Nature spirituelle de l'être humain. C'est cet élément sans lequel tous les autres resteraient froids et inertes, car il communique à l'air sa pureté, à l'eau sa fluidité, à la terre son inépuisable fécondité.

Que dit le Verbe? " De même que l'Or est purifié dans la fournaise, ainsi les Juste sera purifié en passant par le Feu", ce principe de vie qui anime tous le êtres.

C'est au rayonnement de ce Feu Saint qui se manifeste dans le cosmos par le Verbe et dans l'Homme par la Parole, que l'homme a reconquis tous les droits de sa primitive origine.

Considérez donc dans ce monogramme un symbole dont le sens doit vous guider désormais sur le sentier de la Sagesse.

Nous ne vous demanderons pas de prêter un serment. En est-il besoin de la part de celui que l'Espérance éclaire et que la Foi et la Charité animent?

Chevalier Grand Expert, conduisez les Chevaliers à l'Orient.

CHEVALIER GRAND EXPERT

Conduit les Récipiendaires à l'Orient, au bas des marches, en ligne.

SEPT CHEVALIERS

Viennent se placer derrière eux, debout, l'épée dans la main droite,

et forment la voûte d'acier au-dessus de leurs têtes.

TRES SAGE

Debout et à l'Ordre, Très Respectables Chevaliers.

S'adressant aux Récipiendaires, l'épée en main droite ...

A la Gloire du Grand Architecte de l'Univers, au Nom et sous les Auspices du Suprême Conseil de notre Rite, en vertu des pouvoirs qui m'ont été conférés, ...

... Je vous crée et constitue Chevaliers Rose+Croix, dix-huitième degré du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm, et membres actifs du Souverain Chapitre, sous le titre distinctif de ... en la Vallée de ... .

Il descend de l'Orient et se place devant le premier Récipiendaire ...

Genou droit en terre mon Frère!

Puis appuyant légèrement l'épée sur l'épaule gauche du Récipiendaire ...

Que l'Esprit vous éclaire!

L'appuyant sur l' épaule droite ...

Que le feu du courage enflamme votre coeur!

Enfin l'appuyant sur la tête ..

Que la Foi, l'Espérance et la Charité vous fassent bénir des Hommes.

Debout Chevaliers Rose+Croix!

Il passe ensuite devant le deuxième Récipiendaire ... ainsi de suite ... puis remonte à l'Orient.

Prenez place, Très Respectables Chevaliers.

Venez Très Respectables Nouveaux Chevaliers, recevoir     l'accolade fraternelle que je vous donne au nom de tous les membres de ce Souverain Chapitre.

Il en est ainsi fait.

Puis les décore du Sautoir et du Tablier, aidé par le

 Chevalier de Cérémonies.

Tous étant décorés ...

La couleur rouge de ce sautoir est la couleur du soleil ou de la lumière de son foyer. C' est aussi le symbole de l' Amour.

Maintenant, Chevaliers, allez entre les Grands gardiens recevoir du Chevalier Grand Expert l'instruction de votre grade.

CHEVALIER DE CEREMONIES

Conduit les Chevaliers entre les Vallées, et regagne sa place.

CHEVALIER GRAND EXPERT

Se place devant les nouveaux Chevaliers.

Le Signe d' Ordre, dit du Bon Pasteur - Tenir les bras croisés devant la poitrine, les doigts joints et la main étendue, les paumes vers le haut.

Le Signe - Lever la main droite et montrer le ciel avec l'index, les autres doigts fermés pour montrer qu'il y a une puissance supérieure et que l' esprit domine la matière.

Le Contre Signe - Descendre la main et montrer la terre avec l'index, pour rappeler que l'Homme est né de la terre et que, après le dégagement de l' esprit, son corps retournera à la terre.

Attouchement - Étant au signe du Bon Pasteur, se placer   l' un en face de l' autre; se saluer en s' inclinant, ensuite se poser réciproquement les deux mains sur la poitrine en les croisant alternativement. Dans cette position se donner le mot de passe et le baiser fraternel.

Mot de passe: EMMANUEL - auquel on répond: PAIX PROFONDE

 Mot Sacré: I.N.R.I. . En le prononçant lettre par lettre.

Batterie: sept coups   0  0  0  0  0  0  -  0

Age: Trente trois ans.

Acclamation: Hoschée! (Trois fois) - d' Hoscheah, Salvator, Sauveur.

Très Sage L'instruction du grade est terminée.

TRES SAGE

Debout et à l'Ordre, Très Respectables Chevaliers!

Je vous invite à reconnaître dès cet instant, comme membres actifs de notre Souverain Chapitre, en la Vallée de ... Les Chevaliers, ... , ..., ... . A les considérer comme tels et à les traiter avec les égards dus à ce grade.

A moi Chevaliers, par le signe; le contre signe, la batterie et l'acclamation.

Il en est ainsi fait.

Chevaliers de Cérémonies, conduisez les nouveaux Très Respectables Chevaliers en tête de la Vallée du Midi. Prenons place, Chevaliers.

Le Très Sage fait ensuite procéder aux travaux qui sont à l' ordre du jour

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Du grade de Maître au Chevalier Rose-croix

26 Septembre 2012 , Rédigé par Irène Mainguy Publié dans #Rites et rituels

Le grade de Maître n’étant pas considéré comme un haut grade, puisqu’il relève des loges bleues et non de la juridiction des Suprêmes Conseils, nous pouvons légitimement nous interroger sur l’utilité d’en parler.

En fait, il s’agit de savoir si l’on doit considérer que le grade de Maître est le premier des hauts grades. La réponse permettra de tirer telles ou telles conséquences.

Bien vite, on s'aperçoit que dans les anciennes divulgations des trois grades bleus, notamment dans La Maçonnerie disséquée de Samuel Prichard de 1730, on rencontre de nombreux éléments explicatifs des grades de perfection ; et dans le Manuscrit Graham de 1726 des éléments du Chapitre Rose-croix.

Ceci semble démontrer que ces grades sont le complément et le prolongement naturels du grade de Maître et que tout est transmis en germe dès la maçonnerie bleue, on dirait que dès l’origine, le grade de Maître a été conçu pour être la source des Hauts grades.

Si on étudie les nombreux rituels des grades pratiqués après la maîtrise dans le système de perfection, une hypothèse s'impose : elle amène à envisager que les grades de compagnon et de maître auraient pu être vidés très tôt de l'essentiel de leur contenu initiatique pour justifier l'apparition d'une échelle de hauts grades. Ainsi, un certain nombre d'éléments épars peuvent laisser penser que le grade de Maître Parfait pourrait correspondre initialement (avant 1750) à la version complète du grade de Maître. On constate, par exemple, qu'un Manuscrit de la Bibliothèque Municipale de Bordeaux, MS 2098, appelé Ancien Maître propose un croquis du tableau de loge qui correspond en tous points au thème de la quadrature du cercle du Maître Parfait, semblant confirmer cette
possibilité.

Dès l'origine, le grade de Maître semble donc être considéré comme le premier des " hauts " grades, achevant un cursus qui va de l'apprentissage au compagnonnage du métier. En effet, le récit de la mort d'Hiram reste incomplet (Que sont devenus ses meurtriers ? Comment l'enterrer selon la dignité de sa fonction ? Par qui remplacer l'architecte disparu ? Quand et comment le temple pourra-t-il être achevé ?, etc.). Ces nombreuses interrogations restées en suspens suscitent dès les années 1745 le développement d'échelles de grades qui vont avoir pour fonction de répondre à ces questions. C'est ainsi que sont apparus, dans les années qui suivent, une multitude de systèmes de hauts grades.

Ces hauts grades émergent progressivement à partir de 1730, année même de l’apparition du grade de Maître, autour d’une hiérarchie souple. Ils se fixent dans une série de 25 grades autour de 1760 et, après un détour complexe aux Etats-Unis, ils reviennent en France réorganisés en 33 grades, huit nouveaux grades ayant été ajoutés aux vingt-cinq du Rite de perfection.

Après avoir approfondi une maçonnerie reposant sur des symboles constructifs, le compagnon en étant élevé à la maîtrise aborde un autre domaine qui repose sur un récit mythique à caractère méta-historique. Au grade de Maître, l’initié franchit un seuil et se trouve au coeur d’une dramaturgie à épisodes dont la suite n’est accessible qu’en accédant au cycle des grades de perfection, dont les éléments philosophiques et symboliques s’emboîtent les uns dans les autres, tels des poupées gigognes, en apportant une succession d’ éclairages complémentaires sur le grade de Maître.


Il devient alors légitime de se demander :

A- t’- on de nouvelles révélations du 4e au 18e ? Abordons-nous vraiment un autre domaine initiatique, avec des éléments nouveaux ou bien confortons-nous la construction de base, reposant sur le ternaire apprenti – compagnon – Maître. En fait, nous pouvons constater que les clefs données à partir du grade de Maître Secret sont des moyens , des enseignements supplémentaires fournis pour approfondir davantage les éléments initialement reçus, plus particulièrement aux grades de compagnon et Maître.

Le Maître Maçon continue à cheminer. Il cherche à acquérir les éléments qui manquent à la plénitude de sa maîtrise. C'est pourquoi ces grades, en quelque sorte démultipliés, sont indispensables pour devenir Maître, «autrement », et accéder à une autre dimension d'intériorité et d'affinement de la conscience.

Les grades, dits de perfection, de Maître Secret à Grand Élu, du 4e au 14e, développent le thème de la mort d’Hiram. Après l’avoir pleuré, il faut lui faire des funérailles, puis comme personne n’est irremplaçable, il faut songer à lui trouver un successeur qui poursuivra les travaux interrompus, mais c’est impossible tant que l’on n’a pas retrouvé et condamné ses trois assassins. Enfin on arrive au grade de Grand Maître Architecte où le Maître Maçon devenu concepteur, peut achever la construction du temple. C’est à partir de cette étape que commence à s’esquisser la question essentielle : et s’il s’agissait non plus de construire un temple de pierre qui peut s’écrouler comme un château de cartes sous les pressions redoutables de nouveaux prédateurs, mais bien plutôt d’ériger un temple spirituel, de bâtir pour chaque Maître Maçon son temple intérieur ?

Il s’agit bien d’un cheminement initiatique qui appelle à une marche en avant, un mouvement, une action qui rejette tout statisme. Le cheminement est balisé dans la succession des grades maçonniques qui marquent des étapes, des seuils à franchir, où des clefs sont données… mais ces clefs ne peuvent servir que si l’on se donne la peine d’en ouvrir les accès et d’en franchir le seuil.

Le Rite Écossais Ancien et Accepté dont l’origine historique continue à garder bien des zones de mystères, comme cela a été précédemment exposé, dont la plupart sont loin d’être toutes élucidées, nous fait découvrir et approfondir un monde peuplé de personnages mythiques ou historiques, de légendes bibliques souvent revues et corrigées à la sauce écossaise de France, de mises en scènes théâtrales, avec des mots hébreux déformés au point qu’un bon hébraïsant en perd son latin, etc..

Néanmoins, ce monde étrange et quelque peu déroutant dans lequel pénètrent les maçons dès le 1er degré, est porteur d’une cohérence subtile qui ouvre une voie et balise une quête jalonnée d’ énigmes et de scènes ou séquences à plusieurs niveaux de lecture, où apparaissent par exemple un Maître Élu des Neuf ou un Chevalier de Royale Arche. Il suggère, propose ou peut prodiguer un enseignement philosophique entendu au sens large, lequel interpelle chacun et chacune de nous sur la nécessité de tirer vengeance ou de rendre justice, d’exercer sa curiosité à bon escient, de dépasser ses limites en allant parfois jusqu’à transgresser la règle établie, de lutter pour s’affranchir de toute forme d’esclavage qui entrave la liberté et de tout système tyrannique d’oppression. Cette philosophie charitablement injonctive exhorte tout maçon à considérer son F. humain comme semblable à lui-même par la mise en pratique des principales vertus. Porteur d’un message d’amour, le Chevalier Rose-croix doit trouver les moyens de rayonner à l’extérieur, les valeurs prônées en loge et véhiculées par l’ensemble de ces rituels.

Il ne s’agit plus ici d’un univers uniquement mythique dans lequel les maçons s’enfermeraient grâce à de belles histoires pour échapper à la réalité de leur destinée, mais de s’appuyer sur des scénarios à caractère théâtral qui permettent de réfléchir et de se positionner sur des questions philosophiques et éthiques essentielles auxquelles chacun est confronté dans la vie.


Chaque grade de perfection et grade capitulaire développe un aspect particulier de la recherche de la Vérité, posant de nombreuses questions philosophiques, spirituelles voire métaphysiques complexes. Ces étapes du voyage initiatique enrichissent et développent ce qui était contenu en germe dans les trois premiers degrés et donnent les moyens à tout Maître Maçon d’acquérir les éléments qui manquent à la plénitude de sa maîtrise.

La Maçonnerie peut être définie comme un conservatoire, étant héritière de nombreuses traditions perdues, comme le pythagorisme, la chevalerie, le mouvement de la Rose-croix, des courants hermétiques et de bien d’autres.

Ainsi, dès le XVIIIe siècle, la Franc-Maçonnerie apparaît comme un facteur de synthèse de tous ces courants de pensées en voie de disparition. Il est difficile de percevoir leur lecture pluridimensionnelle si l’on n’approfondit pas ses sources d’inspiration. Celles-ci sont multiples et sont d’abord puisées dans l’Ancien et le Nouveau Testament, largement revus et réécrits. De même on retrouve des
éléments épars des sagesses disparues ainsi que des mythes familiers, comme le mythe d’Osiris, des éléments de fables et contes de l’Antiquité. Ainsi le grade de Chevalier de Royale Arche tire son inspiration du Myriobiblion qui rassemble plus de deux cent soixante dix textes résumant des pages importantes de la prose grecque sous la plume de Photius1 ( Deux fois patriarche de Constantinople et
considéré comme l’un des principaux acteurs de la « renaissance byzantine).

Il s’agit d’un grand réservoir de choses connues, sur lequel on a construit tout un système à tiroirs ou degrés qui, en dépit de ses éléments disparates, multiples et variés, propose néanmoins une construction cohérente et porteuse de sens, dont nous pouvons tirer une application pratique.

Dans le déroulement des degrés du 4e au 18e,comme dans les grades suivants, on est confronté à un enchaînement apparemment arbitraire du temps et de l’espace, mais en fait, cet enchaînement demande à chacun d’accéder à une autre dimension qui l’oblige à laisser de côté ses repères spatio-temporels habituels. Par exemple, à chaque grade, on reçoit des âges qui sont emblématiques amenant à jouer au yo-yo entre un âge très avancé et un âge juvénile. On peut avoir 27 ans juste après en avoir eu 81 ou 63, toutefois là encore, il existe une cohérence dans cette arithmétique déroutante, car elle est le plus souvent basée sur les multiples du nombre 3. On peut considérer que chacun des degrés initiatiques, indépendamment de leur ordre, correspond à un plan d’existence, à un état et une qualité d’être différents.

Du Maître Secret au Chevalier Rose-croix, il est donné à chaque Maître Maçon la possibilité d’approfondir le contenu initiatique des loges bleues par une exploration des valeurs initialement proposées. Dès le grade d’apprenti il est fait appel au sens du devoir et à l’importance de l’engagement contracté, alors que l’on semble accueillir cela comme une révélation au grade de Maître Secret.

De même il est dit à l’apprenti, et a fortiori au Maître, que tout Maçon est un homme vertueux ami du riche et du pauvre, alors qu’au 14e degré on semble découvrir l’importance des Vertus et de l’Amour de la Vertu. Celle-ci est renforcée dans l’action du Chevalier Rose-croix qui repose sur la pratique des vertus théologales.

Enfin, le moteur de cette quête initiatique semble reposer tout simplement sur une question initiale, qui après bien des années de réflexion, prend une résonance de plus en plus profonde.

Revenons à ce qui nous est demandé dès le degré d’apprenti :


D – Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir maçon ?

R – Parce que j’étais dans les ténèbres et que j’ai désiré voir la
Lumière.

De quelle nature est cette lumière ?

Visible et perceptible dès le cabinet de réflexion, elle est tour à tour perdue, puis regagnée chaque fois avec plus d’éclat, de force et d’intensité. De la chambre noire au temple noir, de la lumière voilée à la lumière resplendissante, au cours de laquelle la Parole, la manifestation du Verbe, est perdue, substituée, recherchée, retrouvée sous une autre forme, voire identifiée et personnalisée selon le prologue de Jean dans le Nouveau Testament... De la mort physique du récipiendaire au grade d’apprenti, à la mort animique du Maître, le Chevalier Rose-croix passe par la troisième mort, celle de l’esprit qui lui permet par la mort de vaincre toutes les morts en renaissant dans la pérennité de l’esprit.

La Lumière qui est en chacun se dévoile progressivement par paliers d’ouverture de la conscience. Le maître agit sur lui avant d’agir sur le monde et de répandre au dehors les valeurs intérieures cherchées dans le temple.

Cela est toujours réel pour le vrai cherchant bien qu’aujourd’hui il y ait un réel danger que cette recherche de valeurs ne soit plus assez forte, au point que des pseudo-valeurs extérieures finissent par rentrer dans nos temples et être cautionnées, pouvant aller jusqu’à se substituer aux valeurs initiatiques.

Maître de lui avant toute chose, le Maître Maçon a une vocation de constructeur. On ne lui demande plus de construire des cathédrales ou des temples, mais de faire oeuvre de bâtisseur d’abord en se construisant lui-même, après quoi, en rassemblant ce qui est épars, dans la recherche du Beau, du Bien, du Vrai et de la Vérité, c’est alors qu’il pourra commencer à transmettre des repères et des valeurs à un monde et à une société qui en ont perdus beaucoup.

Dans le parcours idéal de celui qui gravit l’échelle de la perfection de Maître Secret jusqu’au Chapitre, on observe que le Maître Maçon fait preuve d’une double aptitude. Ses deux aspects sont particulièrement marqués au 15e dans le degré de « Chevalier d’Orient ou de l’Épée » où il est décrit tenant la truelle d’une main, affirmant ainsi son aptitude de bâtisseur et son art de concilier les oppositions nécessaires et fécondes, et l’épée de l’autre main. Cette représentation allégorique veut donner une représentation forte de la volonté de construire, tout en demeurant vigilant sur la défensive pour sauvegarder la réalisation en cours.

Les trois premiers grades capitulaires s’affirment comme grades chevaleresques, ils sont fondés sur le thème du retour de Babylone à Jérusalem ou plutôt sur le symbole central de Jérusalem avec la reconstruction du Temple visible. On a laissé les trois mages venus en pèlerinage à Jérusalem retourner à Babylone. Jérusalem fait figure une fois de plus de terre promise vers laquelle il faut retourner . Les Princes de Jérusalem vont étendre réciproquement leur sphère d’action entre Babylone et Jérusalem. Pour la première fois il y a deux
présidents qui dirigent la loge chacun dans sa sphère de pouvoir, Darius sur Babylone, Zorobabel sur Jérusalem. Au 17e grade de manière très anachronique vient s’intercaler l’Apocalypse.

Ces grades capitulaires reposant sur les lois d’analogie entre l’individuel et l’universel proposent d’oeuvrer au rétablissement du règne de la justice selon l’Esprit de Vérité. Au 17e les symboles utilisés appartiennent à l’Apocalypse de Jean, témoignant de la victoire de la Lumière sur les ténèbres.

Cette loi d’analogie, permet de transposer tous les faits historiques des grades capitulaires, tels que la reconstruction du second Temple, en passant de l’Ancien Testament sous ses aspects de rigueur, au Nouveau Testament prônant son complément nécessaire, la miséricorde.

Dans ce déroulement continu des grades le Maçon revêt plusieurs habits, d’abord celui de tailleur de pierre qui a l’ambition de participer à la construction d’un temple, puis celui d’architecte concepteur de son oeuvre avant de revêtir l’armure et le charisme d’un chevalier et d’un noble, puisqu’il est appelé aussi Prince, tout en étant également pasteur et pèlerin. Dans le grade de Chevalier d’Orient et de l’Épée qui a pour attribut l’épée dans une main et la truelle dans l’autre la truelle du maçon côtoie l’épée du chevalier. Le Maçon sort de l’état d’artisan pour devenir Chevalier et aussi Prince, passant ainsi de la truelle à l’épée. Il synthétise en lui toutes les principales castes artisanales, guerrières et sacerdotales. C’est bien au 18e grade que s’opère ce passage du temple matériel au temple spirituel et que la réalisation individuelle intérieure s’intègre au plan universel. Mais le chevalier doit se préparer à toute forme de sacrifice. La voie est aride et la liberté de passer se conquiert par des luttes sanglantes. Il s’agit de s’affranchir de tous les jougs de l’esclavage. Les applications de cette libération s’appuient sur des références contemporaines qui hélas abondent. Les combats que nous avons chacun à mener dans notre sphère spécifique aujourd’hui sont nombreux.

C’est au grade de Chevalier d’Orient et d’Occident (synthèse des deux mondes en opposition et de toute forme de dualité) que s’opère le passage de la tradition judaïque développée par l’Ancien Testament à la tradition chrétienne néo-testamentaire. Celle-ci plus particulièrement se réfère à l’Apocalypse, avant d’entrer de plein pied dans le Nouveau Testament dont le Rose-croix a réutilisé
de nombreux symboles. Il se dégage une interprétation ouverte sur la Foi l’Espérance et la Charité ainsi que sur l’amour du prochain qui trouve sa consécration dans le partage en commun du pain et du vin dans une chaîne d’union substantielle et essentielle qui relie chacun à l’Universel.

Par le signe de reconnaissance, le Chevalier Rose-croix atteste sa position d’intermédiaire entre la terre et le ciel, ce qui correspond au Maître Maçon situé entre l’équerre et le compas au centre du cercle. Dès le grade de Maître, la notion de sacrifice est clairement exprimée par le personnage d’Hiram. Au chapitre Rose croix on retrouve la valeur initiatique du sacrifice par le don de soi. Si au grade de maître, le sacrifice génère la mort, à l’inverse au Chapitre, il génère la vie.

Au Chapitre, le Maître Maçon est gratifié de plusieurs qualificatifs qui peuvent paraître à première vue contradictoires. Le Chevalier Rose-croix est à la fois reconnu comme Prince, Chevalier, Pèlerin et Pasteur.

La qualité de Prince pourra être reconnue par la noblesse du comportement de chacun et celle de Chevalier par la détermination dans
l’action, au service de causes justes, au service des pauvres et des affligés que l’on désigne allégoriquement le plus souvent par les termes de défense de la veuve et de l’orphelin.

Certes si en ce XXIe siècle, pour être Chevalier Rose-croix, il n’est plus indispensable de savoir monter à cheval ou manier l’épée, il n’en demeure pas moins indispensable d’en incarner les vertus.

Chacun comprendra ici que les luttes et combats d’aujourd’hui, s’ils apparaissent moins sanglants et spectaculaires qu’autrefois, ils n’en demeurent pas moins générateurs de morts, d’aliénation et de misère à l’échelle de la planète.

De même, se pose la question de savoir comment être pasteur et pèlerin ? Peut-être, pouvons-nous considérer que tout Chevalier Rose-croix devient pasteur des plus jeunes maîtres maçons par la transmission, de même il peut être considéré que nous sommes de perpétuels pèlerins, voyageurs infatigables en quête d’une vérité qui nous dépasse.

En réalité, le Chapitre véhicule des valeurs traditionnelles restant d’actualité puisqu’il s’agit d’acquérir les vertus chevaleresques et de les mettre en pratique, comme il est rappelé dans une instruction de Chevalier d’Occident de la fin XVIIIe Les qualité que doivent acquérir tout chevalier sont comparées à sept étoiles2 :

D – Que signifient les sept étoiles?

R – Elles représentent les sept qualités qui doivent guider les maçons.

D – Quelles sont-elles ?

R – l’amitié, l’union, la soumission, la discrétion, la fidélité, la
prudence, la tempérance.

D – Pourquoi ces qualités doivent-elles guider tout bon maçon ?

R – L’amitié est un sentiment qu’on doit avoir pour tout ses frères, l’union est la pierre fondamentale de toute société, la soumission est nécessaire pour recevoir sans murmurer les arrêts de la loge, la discrétion est pour éviter toute supercherie des profanes et faux frères, la fidélité pour observer nos obligations sacrée, la prudence doit être le propre d’un maçon afin qu’il règle ses actions de façon que les profanes toujours curieux de nos plaisirs ne trouvent point à blâmer sa conduite. Enfin la tempérance doit être le partage de tous bon maçon, afin d’éviter de tomber dans des excès nuisibles au Corps et à l’Esprit.

Sur la valeur initiatique du 18e grade, on peut souscrire à la vision de René Guénon lorsqu’il dit : la qualité de Rose-croix représentait historiquement un niveau de qualification initiatique, un état spirituel intérieur, et ceci indépendamment de toute appartenance formelle à une structure quelconque.

En conclusion, on peut dire que le grade de Maître ne doit être considéré ni comme un achèvement, ni comme un point final, mais au contraire comme le commencement d’un nouveau cycle. La symbolique des grades d’apprenti et compagnon, basée principalement sur les outils et la construction est homogène. La progression d’apprenti à compagnon est évidente. Le travail intérieur prend une dimension extérieure en passant de la perpendiculaire au niveau. Mais, dès lors qu’apparaît le mythe d’Hiram où tout est annoncé, esquissé…une suite s’impose, et elle demande l’engagement d’une vie pour se réaliser… Pour ce faire il est demandé aux Maîtres Maçons d’avoir eu raison de leurs mauvais compagnons, et cela est davantage réalisable par l’approfondissement pratique des compléments de la maîtrise accessibles dans l’enseignement des degrés de perfection et des Chapitres.

Dès lors, ces hauts grades, bien souvent considérés comme étant l’apanage d’une élite, puisque dans la plupart des obédiences, 15 à 20% seulement des Maîtres Maçons y ont accès devraient bien au contraire devenir la solution pour continuer à approfondir le grade de Maître, et être destinés pratiquement à l’ensemble de ceux-ci s’ils ont un minimum d’années de maîtrise, d’assiduité et de travail. C’est à dire que cette proportion devrait s’inverser pour atteindre de 80 à 85 %, ce qui rehausserait le niveau de transmission des Maîtres en loges bleues et l’intérêt général des travaux.

En ce début du XXIe siècle on ne peut que souhaiter qu’une ouverture se fasse dans ce sens, ce qui amènerait à passer d’un élitisme restreint à une démocratisation des hauts grades pour en diffuser l’éthique et les valeurs au plus grand nombre possible.

 

1 Mainguy Irène, Symbolique des grades de perfection et des Ordres de Sagesse, Dervy 2003 p.331.

2 Bibliothèque Municipale de Lyon, manuscrit 5927.

par Irène Mainguy

 

Vice-présidente de la Société Française d’Études et de Recherches sur l’Écossisme (SFERE)

 

 Source : http://sog1.free.fr/ColloqueLyon.htm

 

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REAA ; réception au 18ème degré (2)

25 Septembre 2012 , Rédigé par REAA 18 Publié dans #Rites et rituels

DEUXIÈME PARTIE TEMPLE ROUGE

Le Très Sage Athirsata Chevalier Deuxième Grand Gardien, assurez-vous si nous sommes à l'abri de toute surprise. Il s'en assure.

Le premier Grand Gardien Très Sage, toutes les précautions sont prises, nul ne peut venir troubler nos travaux.

Le Très Sage Athirsata Chevaliers Premier et Deuxième Grands Gardiens, répondez-vous des Chevaliers de vos Vallées ? Les deux Grands Gardiens parcourent leur Vallée respective et reprennent leur place. Le deuxième Grand Gardien Aucun étranger ne s'est glissé dans ma Vallée.

Le premier Grand Gardien Très Sage, je réponds des Chevaliers de l'une et l'autre Vallée.

Le Très Sage Athirsata Prenez place, Chevaliers mes frères.

Bientôt les Chevaliers d'Orient et d'Occident vont nous être présentés. Ils achèvent leurs voyages et méditent sur la FOI, sur la CHARITÉ et sur l'ESPÉRANCE, dont nous leur avons fait voir la lumière. À l'aide de cette lumière nouvelle, ils triompheront des obstacles et des écueils dont leur chemin est semé ! Le Grand Expert prend en main le coffret préparé à l’extérieur, près de la porte. Après que le Très Sage a prononcé ces dernières paroles, le Grand Expert frappe à la porte du Temple en Chevalier d'Orient et d'Occident 7 coups par 4 + 2 + 1. 

Le deuxième Grand Gardien Chevalier Premier Grand Gardien, on frappe à la porte du Temple en Chevalier d'Orient et d'Occident. Le premier Grand Gardien Très Sage, on frappe en Chevalier d'Orient et d'Occident.

Le Très Sage Athirsata Chevalier Premier Grand Gardien, voyez qui frappe ainsi.

Le premier Grand Gardien Chevalier Deuxième Grand Gardien, voyez qui frappe ainsi !

Le deuxième Grand Gardien va ouvrir le guichet de la porte : Chevalier Grand Expert, que désirez-vous ?

Le Grand Expert lui répond à voix basse : Je conduis les Chevaliers d'Orient et d'Occident qui ont cherché la Parole et qui croient l'avoir trouvée. Le deuxième Grand Gardien referme le guichet de la porte et reprend sa place C'est le Chevalier Grand Expert, conduisant des Chevaliers d'Orient et d'Occident qui ont cherché la Parole et qui croient l'avoir retrouvée.

Le Très Sage Athirsata Quels moyens ont-ils employés pour arriver à un tel résultat ?

Le premier Grand Gardien Ils ont affermi leur cœur et libéré leur esprit des entraves qui en empêchaient l'essor.

Le Très Sage Athirsata

Debout, frères Chevaliers, épée dans la main gauche, pointe en bas, main droite sur le cœur ! Que les portes leur soient ouvertes !   Les récipiendaires entrent dans le Temple d'un pas lent et mesuré. Chacun d'eux a la tête recouverte d'un voile, le Grand Expert les retient à l'ouest, au signe de Chevalier d'Orient et d'Occident (la main droite sur le front). Quand les récipiendaires sont arrêtés :

Prenez place, frères Chevaliers Rose-Croix ! Les Chevaliers d'Orient et d'Occident restent debout.

Chevaliers d'Orient et d'Occident, d'où venez-vous ?

Le Grand Expert

Nous avons parcouru l'Orient et l'Occident, le Septentrion et le Midi, pour chercher la Parole Perdue. Malgré les ténèbres qui nous enveloppaient, malgré les entraves que l'erreur et l'ignorance semaient sur nos pas, nous croyons l'avoir retrouvée.

Le Très Sage Athirsata Comment et par quels moyens ?

Le Grand Expert

Un jour, notre course nous avait épuisés, nos genoux fléchissaient sous le poids de notre corps, notre vue n'apercevait aucun terme à la route où nous étions engagés, notre oreille ne percevait plus aucun son et la parole expirait sur nos lèvres; semblables au voyageur égaré dans les sables du désert, nous tombâmes accablés, découragés, haletants. C'était l'anéantissement, l'agonie et la mort. La mort qui se levait devant nous, menaçante et terrible !

Quelle fut la durée de cette défaillance ? Nous l'ignorons ; tout ce que je peux dire c'est que notre retour à la vie fut marqué par un événement extraordinaire. À peine recouvrions-nous nos sens, qu'une voix mystérieuse s'éleva au fond de nous et fit entendre ces mots :

« Depuis que le soleil s'est éclipsé, que les ténèbres se sont répandues sur la terre, que les outils ont été brisés et que l’Étoile Flamboyante a disparu, les ouvriers se sont dispersés et la Parole a été perdue. Dès lors, la misère a accablé la Maçonnerie. À la place des jours de gloire qui marquèrent et suivirent son avènement, elle n'a eu que des jours néfastes ; ses ouvriers attendent dans les larmes et le deuil qu'un des leurs retrouve la Parole qui, seule, doit faire renaître son antique splendeur.

Vous vous êtes dévoués à cette mission difficile et la Foi vous manque ! Prenez courage, apôtres de la vérité : le flambeau de l'Espérance vous éclaire. Encore quelques efforts et vous sortirez des ténèbres, entraînant avec vous vos frères qui attendent. »

Ainsi parla une voix et nous sentîmes comme un souffle qui nous pénétrait au moment ou elle murmura, en s'éloignant, une parole qui fut pour nous la révélation d'une lumière nouvelle.

Alors, nous nous levâmes en promettant de ne prononcer cette parole qu'après avoir été consacrés par vous. Puis, l'ayant burinée en caractères ineffaçables, nous la renfermâmes dans un coffret du métal le plus pur.

Depuis lors, notre âme reprit sa sérénité. La douce Espérance marchait avec nous et nous sommes accourus pour déposer en vos mains ce coffret qui doit renfermer l'objet de tous vos vœux. Le voici. Le Maître des Cérémonies prend le coffret des mains du Grand Expert et le porte au Très Sage.

Le Très Sage Athirsata

Debout et à l'ordre, Chevaliers ! Il rompt le cachet de cire, ouvre le coffret et le pose sur l'autel. Il en retire le feuillet et épelle le mot :

I.N.R.I.C'est la Parole !

Chevalier Grand Expert, ôtez les voiles qui couvrent les récipiendaires.

Mes frères, c'est la Parole, applaudissons !

À moi, Chevaliers, par le signe, qu’il fait. Le contresigne, qu’il fait. Et par la batterie : Tous les Chevaliers Rose+Croix se joignent à lui. 

Hoschée ! Hoschée ! Hoschée !

Prenez place, mes frères ! Il s'adresse aux récipiendaires :

Il y a lieu, maintenant de vous expliquer la signification du monogramme I.N.R.I.

Certains rituels et le monde profane l'interprètent de la façon suivante :

Iesus Nazarenus Rex Iudæorum.

Jésus de Nazareth, roi des Juifs.

Cette interprétation n'a été, à notre sens, acceptée par le christianisme que parce qu'elle complète l'image de martyr sous laquelle Jésus est présenté aux croyants. En effet, le titre de roi des Juifs ne lui a été donné par ses bourreaux que comme une raillerie ou une insulte.

L'Ordre Écossais, et, particulièrement, les Chevaliers Rose-Croix, lui donnent un autre sens :

Igne Natura Renovatur Integra.

La nature est renouvelée entièrement par le feu. et ce sens est initiatique.

En effet, n'est-ce pas le feu du soleil qui, au printemps, réveille et renouvelle la vie sur la terre.

L'Écriture ne nous dit-elle pas « De même que l'or est purifié dans la fournaise, ainsi le juste sera purifié en passant par le feu, ce principe de vie qui anime tous les êtres. »

La sublime charité, l'amour inconditionnel de toute vie, n'est-elle pas un feu qui embrase le cœur des initiés et qui les pousse à remédier aux injustices, à rétablir le respect de la loi naturelle là où l'on s'en est écarté, à faire régner l'ordre sur le chaos, à exalter les nobles sentiments, en un mot à rénover incessamment et la société et les hommes.

Le monogramme I.N.R.I. est donc pour nous un symbole qui, comme le Delta ou l'Étoile Flamboyante ou tout autre de nos symboles, est message de vérité universelle et éternelle.

Nous ne vous demanderons pas de prêter un serment. En est-il besoin de la part de celui que l'Espérance éclaire et que la Foi et la Charité animent.

Chevalier Grand Expert, conduisez les Chevaliers à l'Orient. Le Grand Expert les conduit et leur fait étendre la main droite sur les Règlements Généraux de l'Ordre. Sept Chevaliers se placent debout derrière eux, épée dans la main droite et forment la voûte d'acier au-dessus de leurs têtes. Le Porte Étendard se place près de l'autel et fait flotter l'Étendard du Chapitre sur leurs têtes.

ConsÉcration

Le Très Sage Athirsata

Debout et à l'ordre, Chevaliers mes frères ! Il s'adresse aux récipiendaires :

À la Gloire du Grand Architecte de l'Univers

Au nom et sous la Juridiction du Suprême Conseil pour la France des Souverains Grands Inspecteurs Généraux du 33eet dernier degré du Rite Écossais Ancien et Accepté en vertu des pouvoirs qui m'ont été conférés, Je vous crée et constitue Chevaliers Rose-Croix, dix-huitième degré du Rite Écossais Ancien et Accepté, membres actifs du Souverain Chapitre n°... sous le titre distinctif... à la Vallée de...Il pose légèrement le glaive sur la tête des récipiendaires. Que l'esprit vous éclaire ! Ensuite sur l'épaule gauche. Que le feu du courage enflamme votre cœur ! Enfin sur l'épaule droite. Que la Foi, l'Espérance et la Charité vous fassent bénir des hommes, vos frères ! Le Porte Étendard présente l'Étendard au Très Sage qui le fait flotter sur la tête des  récipiendaires.

Puissiez-vous, Chevaliers, sous l'ombrage de nos couleurs sacrées, devenir l'ornement et la gloire de notre Ordre !

Venez, Chevaliers mes frères, recevoir l'accolade fraternelle que je vous donne au nom de tous les Membres de ce Souverain Chapitre ! Il leur donne l'accolade fraternelle puis les fait monter à l'Orient, où il leur donne les mots, signes et attouchement :

Signe d'ordre, dit du Bon Pasteur : Tenir les bras croisés sur sa poitrine, main droite sur le cœur, doigts joints et mains étendues.

Signe : Lever la main droite et montrer le ciel avec l'index, les autres doigts fermés pour montrer qu'il y a une puissance supérieure à l'homme et que, pour arriver à le comprendre, l'esprit doit dominer la matière.

Contresigne : Descendre la main et montrer la terre avec l'index, pour rappeler que l'homme est né de la terre et que, après le dégagement de l'esprit, son corps retournera à la terre.

Attouchement : Étant au signe du Bon Pasteur, se placer l'un en face de l'autre; se saluer en s'inclinant, ensuite se poser réciproquement les deux mains sur la poitrine en les croisant les avant-bras. Dans cette position se donner le mot de passe et le baiser fraternel.

Mot de Passe : E... auquel on répond : P... V...

Mot sacré : en le prononçant lettre par lettre.

Batterie : Sept coups par six + un :

Âge : Trente-trois ans.

Acclamation : Hoschée (d'Hoscheah, Salvator, Sauveur). Le Très Sage les décore du cordon rituel :

Ce cordon est rouge. C'est la couleur du soleil ou de la lumière à son foyer. C'est aussi le symbole de l'amour.

Maintenant, Chevaliers, allez entre les Grands Gardiens leur faire redonner les principaux points de l'instruction de votre grade. Le Maître des Cérémonies conduit les néophytes aux Chevaliers Premier et Deuxième Grands Gardiens, auxquels ils donnent les mots, signes et attouchement qu'ils viennent de recevoir. Le Maître des Cérémonies les conduit ensuite entre les deux Vallées.

Le deuxième Grand Gardien Très Sage, les mots, signes et attouchement ont été exactement donnés.

Le premier Grand Gardien Très Sage, les mots, signes et attouchement ont été exactement donnés.

Le Très Sage Athirsata

Debout et à l'ordre, Chevaliers, mes Frères

Frères Chevaliers Premier et Deuxième Grands Gardiens, invitez les Chevaliers de vos Vallées, comme j'invite ceux qui sont à l'Orient, à reconnaître à l'avenir, comme Membres actifs du Souverain Chapitre n°... sous le titre distinctif... à la Vallée de... les Chevaliers..., à les considérer comme tels et à les traiter avec les égards dus à ce grade.

Le premier Grand Gardien

Chevaliers de ma Vallée, vous reconnaîtrez à l'avenir les Chevaliers... comme Membres actifs de ce Souverain Chapitre et vous vous réunirez à nous pour les saluer.

Le deuxième Grand Gardien

Chevaliers de ma Vallée, vous reconnaîtrez à l'avenir les Chevaliers... comme Membres actifs de ce Souverain Chapitre et vous vous réunirez à nous pour les saluer.

Le Très Sage Athirsata

À moi, Chevaliers, par le signe, qu’il fait.

Le contresigne, qu’il fait.

Et par la batterie Tous les Chevaliers se joignent à lui. 

Hoschée ! Hoschée ! Hoschée !

Chevalier, Maître des Cérémonies, conduisez les nouveaux Chevaliers en tête de la Vallée du Midi. Prenez place, mes frères ! Le Très Sage peut prononcer une allocution de bienvenue ou donner tout de suite la parole au Chevalier d'Éloquence. Lorsque le Chevalier d'Éloquence a dit, le Très Sage fait passer aux points suivants inscrits à l'ordre du jour.

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REAA : réception au 18ème degré (1)

25 Septembre 2012 , Rédigé par REAA18 Publié dans #Rites et rituels

PREMIÈRE PARTIE TEMPLE NOIR

Le Très Sage Athirsata

Chevaliers, nous allons procéder à l'initiation au grade de Chevalier Rose + Croix des Chevaliers d'Orient et d'Occident... qui ont été jugés dignes d'accéder à ce degré et capables d'en comprendre les enseignements.

Chevaliers, un Frère parmi vous a-t-il des oppositions à formuler à l'égard des postulants ?

 

Vu le silence des Vallées, Chevalier Grand Expert, rendez-vous auprès des candidats et conduisez-les ici. Le Grand Expert se rend auprès des Récipiendaires, les amène à la porte du Temple et fait frapper en Chevalier d'Orient et d'Occident (7 coups par 4 + 2 + 1). 

Le premier Grand Gardien

Très Sage, on frappe à la porte du Temple en Chevalier d'Orient et d'Occident.

Le Très Sage Athirsata

Chevalier Premier Grand Gardien, voyez qui frappe ainsi.

Le premier Grand Gardien

Chevalier Deuxième Grand Gardien, voyez qui frappe ainsi.

Le deuxième Grand Gardien se rend à la porte du Temple qu’il entrouvre, s'informe, puis referme la porte.

Premier Grand Gardien, ce sont des Chevaliers d'Orient et d'Occident qui se sont égarés dans les ténèbres et qui demandent un guide pour les remettre dans leur chemin. Il reprend sa place.

Le premier Grand Gardien Très Sage, ce sont des Chevaliers d'Orient et d'Occident qui se sont égarés dans les ténèbres et qui demandent un guide pour les remettre dans leur chemin.

Le Très Sage Athirsata

Chevalier Premier Grand Gardien, faites demander à ces Chevaliers leur nom et le titre de leur Loge de Perfection.

Le premier Grand Gardien

Chevalier Deuxième Grand Gardien, demandez à ces Chevaliers quels sont leur nom et le titre de leur Loge de Perfection. Le deuxième Grand Gardien se rend à la porte du Temple qu’il entrouvre, s'informe, puis referme la porte

Premier Grand Gardien, ces Chevaliers d'Orient et d'Occident se nomment... et appartiennent à la Loge de Perfection... à l'Orient de...

Le premier Grand Gardien Très Sage, ces Chevaliers d'Orient et d'Occident se nomment... et appartiennent à la Loge de Perfection... à l'Orient de...

Le Très Sage Athirsata

Chevaliers Premier et Deuxième Grands Gardiens, ont-ils été examinés et reconnus ?

Le premier Grand Gardien

Le Chevalier Grand Expert les accompagne. Il les a reconnus, examinés et jugés dignes d'être présentés, laissant à votre sagesse le soin de pénétrer leurs intentions et de les interroger à nouveau.

Le Très Sage Athirsata

Que l'entrée leur soit donnée ! Le Gardien de la Tour ouvre la porte à deux battants

Le Grand Expert entre avec les récipiendaires par les pas de Chevalier d'Orient et d'Occident. Il les maintient à l'Occident entre les Vallées

Chevalier Deuxième Grand Gardien, les Chevaliers d'Orient et d'Occident sont introduits.

Le deuxième Grand Gardien

Chevalier Premier Grand Gardien, les Chevaliers d'Orient et d'Occident sont introduits.

Le premier Grand Gardien

Très Sage, je vous présente les Chevaliers d'Orient et d'Occident...

Le Très Sage Athirsata

Mes frères, vous nous trouvez dans l'affliction, dans l'accablement et dans le désespoir.

De profondes ténèbres enveloppent la terre, elles y ont semé le désordre et le deuil.

La force règne partout en souveraine maîtresse. La Parole autrefois si puissante, ne peut plus convaincre les hommes. Ceux-ci sont devenus rebelles à la raison, à la justice et à la vérité ; ils n'écoutent plus que la voix de leurs passions et leurs appétits.

Dans ce fatal cataclysme de l'esprit, nos travaux ont été troublés, la lumière qui nous éclairait s'est éteinte, la Parole est perdue.

Que pouvez-vous attendre de nous ?

Le Grand Expert Ne nous a-t-il pas été enseigné que l'homme ne peut rien sans le secours des autres ? Nous vous demandons un guide pour nous conduire.

Le Très Sage Athirsata

Où voulez-vous aller ?

Le Grand Expert Nous fuyons des contrées misérables où l'erreur à détruit la vérité, où toutes les notions du juste sont éteintes, où l'homme dépérit sous le souffle de l'égoïsme et de l'ambition. Nous cherchons une Patrie favorisée pour accomplir notre destinée terrestre, le mal ne peut régner partout.

Le Très Sage Athirsata

Tant de zèle vous attire notre confiance. Chevalier Grand Expert accompagnez les candidats dans leurs voyages.

Le Grand Expert Fait le tour du Temple accompagné par les récipiendaires.. Parvenus devant de la colonne placée au nord de l’Orient, l'Expert fait prononcer aux récipiendaires le mot FOI inscrit sur la colonne. Au deuxième tour, il les fait arrêter devant la colonne de l'ouest et leur fait prononcer CHARITÉ. Au troisième tour, il les fait arrêter devant la colonne du midi et leur fait prononcer ESPÉRANCE. Ensuite, il les reconduit à l'ouest

Premier Grand Gardien, les voyages sont terminés.

Le premier Grand Gardien

Très Sage, les récipiendaires ont accompli leurs voyages.

Le Très Sage Athirsata

Mes frères, qu'avez-vous vu et qu'avez-vous appris au cours de vos voyages.

Le Grand Expert Nous avons vu trois colonnes sur lesquelles brillaient ces mots FOI, CHARITÉ, ESPÉRANCE.

Le Très Sage Athirsata

Quelles idées ou quels sentiments vous ont suggérés ces trois mots ?

Le Grand Expert Nous savons qu'ils désignent les trois vertus théologales, mais nous soupçonnons qu'ils sont susceptibles, sur le plan initiatique, d'une interprétation plus large.

Le Très Sage Athirsata

En effet, l'initiation procède d'un esprit libéré de tout formalisme culturel étroit, comme de toute dogmatique. Aussi, donnons-nous à ces trois mots une signification qui, sans s'opposer à celle que leur applique la doctrine chrétienne, la dépasse singulièrement.

Pour nous, l'espérance est ce sentiment inné et ancré au cœur des hommes et qui a permis à l'humanité de surmonter ses misères, ses souffrances, ses échecs et ses reculs. Aux diverses époques, ce sentiment a suscité chez les hommes individuellement ou collectivement, des idées grâce auxquelles ils ont assigné à leurs efforts des objectifs situés plus haut que leur condition physique. La succession, dans le temps, de ces objectifs, jamais atteints mais toujours renouvelés, a conditionné la lente et laborieuse marche de l'humanité vers son perfectionnement spirituel.

N'est-il pas admirable cet immense et incessant essor des hommes ? N'est-il pas édifiant que l'humanité, rongée de fièvre et accablée de maux sans nombre, ait constamment fixé ses regards et tendu ses bras vers quelque bien supérieur à elle et qu'elle ait avancé, pas à pas, au prix des plus pénibles sacrifices, vers une ère de lumière marquée par le triomphe de l'esprit ?

La Foi n'est pas seulement pour nous, comme pour les fidèles d'un culte, une croyance dans des dogmes ou dans une révélation. Elle est un état de tension qui se manifeste à l'intérieur d'un homme, comme elle peut se manifester dans un groupe humain, et qui porte à vouer, sans défaillance, toutes les énergies, surtout les plus hautes, les énergies morales, à la poursuite des buts conçus par l'Espérance.

La Charité est, sans doute, dans son sens le plus commun, ce sentiment qui nous fait nous pencher sur les misères et les malheurs de nos semblables pour essayer de les en délivrer ou consoler. Pour nous, elle va bien au-delà. Elle procède de la conception de l'unité du cosmos qui est celle de l'initiation et elle nous porte à nous identifier à tout ce en quoi palpite la vie, à nous intégrer, par l'amour, à l'œuvre éternelle en voie d'accomplissement et à faire nôtre, par le cœur, la grande cause de la rédemption universelle.

Que l'Espérance nous guide et nous soutienne, que la Foi nous anime, que la Charité nous unisse.

Sous l'inspiration de la Foi, de la Charité, de l'Espérance, consentez-vous à faire avec nous de nouveaux voyages ?

Les récipiendaires

Oui !

Le Très Sage Athirsata

Dans ce cas, nous allons vous lier à nous par un serment. Chevalier Expert, faites avancer les récipiendaires.

Debout et à l'ordre, Chevaliers, mes frères. Les récipiendaires, accompagnés du Maître des Cérémonies s'approchent de l'autel. Derrière eux, sept Chevaliers, debout, l'épée dans la main droite forment la voûte d'acier au-dessus de leurs têtes. Le Très Sage remet à l'un des récipiendaires le serment écrit sur un feuillet préparé.

Mes frères, voici le serment que vous devez prononcer.

L'un de vous le lira à haute voix.

Un des récipiendaires

« Je jure sur ce glaive, symbole du courage, et en présence de tous les Chevaliers qui m'entourent de garder en mon cœur tous les secrets qui pourront m'être confiés par les Chevaliers Rose-Croix.

Je promets d'habituer mon esprit à instruire mes frères et mon bras à les défendre.

Je prends l'obligation de ne me séparer jamais de cet Ordre et de ne jamais former de Chapitre irrégulier.

Et pour ratifier ces promesses, je prends tous les Chevaliers présents à témoin de ma sincérité. »

Tous les récipiendaires

Je le jure !

Le Très Sage Athirsata

Acte est pris de votre serment ! Le Grand Expert reconduit les récipiendaires à l'ouest entre les Vallées        

Le Très Sage Athirsata

Chevalier Premier Grand Gardien, quel motif nous rassemble ?

Le premier Grand Gardien

Consoler les affligés, montrer le chemin aux voyageurs égarés et rechercher la Parole perdue.

Le Très Sage Athirsata

Comment parviendrons-nous à la retrouver ?

Le premier Grand Gardien

Trois colonnes nous guideront.

Le Très Sage Athirsata

Où sont-elles ?

Le premier Grand Gardien

Je l'ignore, mais nous les retrouverons, car on les reconnaît même dans l'obscurité la plus profonde.

Le Très Sage Athirsata

Voyageons donc, mes frères. N'a-t-il pas été dit cherchez, vous trouverez » ? Il fait trois fois le tour du Temple, suivi du Porte Étendard, du Chevalier d’Éloquence, du Maître des Dépêches et des frères qui siègent à l'est. Au premier tour, parvenus devant la FOI allumée, il prononce

FOI ! On éteint la FOI.

Hélas, la Foi s'est éteinte ! Au deuxième tour, devant la CHARITÉ allumée, il prononce

CHARITÉ !On éteint la CHARITÉ.

Hélas ! la Charité s'est éteinte ! Au troisième tour, devant l'ESPÉRANCE allumée, il prononce

ESPÉRANCE ! On laisse l'ESPÉRANCE allumée.

Mais l'Espérance nous éclaire toujours ! Avec elle nous rallumerons la Foi et la Charité. À la fin de ce troisième tour, le Très Sage et les Chevaliers qui l'accompagnent sortent du Temple pour se rendre dans le Temple rouge. Le premier Grand Gardien se porte à la tête de la Vallée du midi (près du Trésorier) et fait, suivi des Chevaliers de cette Vallée, lui aussi, trois fois le tour du Temple. Au premier tour, voyant l'Espérance allumé, il prononce

ESPÉRANCE ! Au deuxième tour, devant l'Espérance allumée, il répète

ESPÉRANCE ! Au troisième tour, devant l'Espérance allumée, il répète une dernière fois

ESPÉRANCE !puis il sort du Temple et rejoint le Très Sage.

Le deuxième Grand Gardien se porte à la tête de la Vallée du septentrion (près de l’Élémosinaire) et fait à son tour, suivi des Chevaliers de cette Vallée, trois fois le tour du Temple. A chaque tour, devant l'Espérance allumée sur la colonne du midi, il prononce

ESPÉRANCE ! puis il sort rejoindre le Très Sage et le Premier Grand Gardien. Le Grand Expert éteint toutes les lumières sauf l’ESPÉRANCE, couvre d'un voile noir la tête des Chevaliers d'Orient et d'Occident et les laisse seuls, éclairés par la seule Espérance. Il ne viendra les rechercher qu’un long moment plus tard.

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Le « Rite français moderne » apparaît en 1783 avec la constitution au sein du Grand Orient de France d'un Grand chapitre général de France.

24 Septembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #Rites et rituels

Rites français

« Rites » au pluriel, car il existe un Rite français traditionnel et un Rite français simplifié.

Le Rite Français, également appelé parfois Rite Moderne, n'est pas un Rite d'Oralité, au contraire des Rites Emulation, Standard d'Ecosse ou York par exemple. C'est peut-être le plus parfait des exemples des modifications qui peuvent être introduites au cours des âges dans un Rite maçonnique. C'est là en effet que l'on peut observer l'influence des diverses tendances relatives à la stricte pratique du symbolisme ou non, et celles relatives à la croyance à un Principe ou non.

En 1717 se forme la Grande loge de Londres. La franc-maçonnerie qui s'implante en France vers 1725 en est issue. Le Rite français est pratiqué par le Grand Orient de France et s'est constitué le 24 décembre 1772.

Le « Rite français moderne » apparaît en 1783 avec la constitution au sein du Grand Orient de France d'un Grand chapitre général de France.

La particularité de ce Rite est son articulation autour de la symbolique de la Rose-Croix. I

l était qualifié de moderne car il faisait appel au symbolisme en usage à la Grande loge d'Angleterre, dit des modernes.

Il s'agit d'un essai rationnel de simplification, d'une réduction raisonnée des grades

supérieurs.

En effet le système du Rite français est un système à 7 degrés :

* 3 grades dits « bleus » (apprenti, compagnon, maître)

* 4 ordres :

Tous les grades dits de vengeance sont résumés dans celui d'Elu Secret. L'Ordre écossais est placé à la suite. Le troisième Ordre Supérieur est le Chevalier d'Orient de l'Epée. Cependant, toute allusion aux Templiers est supprimée. Au sommet, le quatrième Ordre qui est le Souverain Prince de Rose-Croix. Une bonne méthode en matière de transmission initiatique…

Cette fois, il n'y a plus d'équivoque et il s'agit d'une profession de foi chrétienne et le serment est prêté sur l'Evangile. Il faut penser que ce dernier rituel a été pratiqué par la quasi totalité des chapitres français dans les années qui précédaient la révolution. Il trouvera un dangereux rival venu d'Amérique, le Suprême Conseil du REAA, lors du réveil de la Maçonnerie en France. Ce système a été modifié par la suite et une grande partie de sa symbolique relative au compagnonnage a disparu. De sorte que le rite pratiqué actuellement par la plupart des loges du Grand Orient de France (le rite dit de Groussier) n'a plus grand-chose à voir avec le rite de 1783. Cependant depuis quelques années, certains frères de cette obédience ont rallumé les feux de ce Rite ; sa pratique dans sa forme originelle a donc été conservée par quelques loges au sein de cette obédience.

Ainsi l'apparition d'autres systèmes maçonniques, dit presque toujours écossais , la volonté du Grand Orient de France d'organiser et de contrôler la franc-maçonnerie française provoque la fixation d'un Rite qualifié de « français » entre 1785 et 1786. En 1786 le Grand Orient propose un texte de référence pour les trois grades bleus qui est désigné sous le nom de « Rite français ». La révolution française passée, le Rite français et le Rite écossais ancien et accepté divergent plus sur la forme que sur l'esprit. Cependant la référence au Grand architecte de l'univers et un certain nombre d'autres concepts de nature spiritualiste disparaissent en 1879 comme « trop ouvertement religieux ». En 1886 les nouveaux rituels se réfèrent grandement au positivisme. En 1938 enfin, sur l'initiative d'Arthur Groussier, un nouveau modèle du Rite français est adopté : cette version est une tentative de retour aux sources symboliques du système français.

Actuellement ce Rite est pratiqué par différentes obédiences maçonniques, et depuis 1978 par de toujours plus nombreuses loges de la Grande Loge nationale française (ce Rite a été introduit dans cette obédience par des Frères - Roger Girard en tête - venant de la LNF - Loge Nationale Française, où ils travaillaient avec René Guilly - en 1978).

La volonté de pratiquer ces rituels sans aucun « ajout » ultérieur, sans modification ni influences externes a fait la spécificité de ce Rite.

Comme disait Roger Girard, "la spécificité du Rite français, c'est justement de ne pas en avoir". On peut ainsi penser que ce Rite est sans doute le plus conforme à celui qui était pratiqué en France dans la 2ème moitié du XVIIIe siècle.

Par ailleurs, c'est le Rite majoritaire, et historique, du Grand Orient de France sous diverses dénominations complémentaires : "1784", "1801", "moderne", "Amiable", "Groussier"... Il faut cependant faire un différenciation entre ces diverses appellations.

Cependant au sein du Grand Orient de France, des maçons vont regretter que les frères attirés par le symbolisme et le respect des pratiques rituelles quittent le Rite français pour l'Ecossisme. Certains pensent en effet que l'on peut concilier option symbolique et rigueur le rituel au sein du Rite français. Ses membres auraient pu utiliser le modèle imprimé du régulateur (1801) ; ils préfèrent essayer de reconstituer à partir de ce dernier un rituel proche de celui qui était pratiqué dans la franc-maçonnerie française à son origine. Ainsi va naître le Rite français rétabli puisqu'il s'inscrit dans la tradition de la Grande Loge anglaise.

Le Rite Français Moderne dit Rétabli a été remis au goût du jour dans les années 1950-1955 et fait référence en sa forme initiale au Grand Architecte de l'Univers. Il semble être le Rite Français d'origine ; il est dit Moderne dans la mesure il fait appel au symbolisme en usage à la Grande Loge d'Angleterre dite "des Moderns". Le Rite Français aujourd'hui le plus pratiqué en France est le Rite Français dit de Groussier (voir plus haut) qui a abandonné une grande partie de la symbolique relative au compagnonnage et n'a donc plus grand-chose à voir avec le Rite Français initial, c'est donc lui que l'on nomme le Rite français moderne simplifié.

Le Rite français actuel est concis, simple, utilise un minimum de symboles. Il est un «outil» au service des Frères et ne présente pas un caractère aussi marqué et aussi nettement défini que les Rites évoqués par ailleurs.

Certains continuent de voir dans ce Rite un Rite chrétien, mais dans la mesure où il fait bien la différence entre l'exotérisme et l'ésotérisme du message chrétien, il permet à des Frères non croyants d'être Chevaliers Rose Croix.

http://groupe.passeurs.over-blog.com/

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Rite Français : de la maçonnerie christique : Pâques et la Rose-Croix : christiques ?

24 Septembre 2012 , Rédigé par Jean van Win SPRC Publié dans #Rites et rituels

Dernièrement, un brave frère fort agnostique me disait ne supporter le grade de Rose-Croix que parce qu’il était « christique » et non chrétien. De son côté, un frère français, il y a quelques jours, estimait que le Rite Ecossais Rectifié (RER) était fort « christique ».

 

J’éprouve une certaine difficulté à bien saisir ce que ces frères veulent dire. « Christique » est un adjectif qui relève de la pure invention. C’est un néologisme, pire encore, un « maçonnisme » qui me semble tout à fait saugrenu. Il n’a aucune existence légale ou sémantique. Il n’apparaît ni dans le Larousse, ni dans le Robert, ni, bien entendu, en l’Académie Française qui sont, comme chacun sait, les trois mamelles du bien parler et du bien écrire. C’est un barbarisme pur et simple, mais assorti de connotations insidieuses et retorses. Néanmoins, son emploi se généralise et il trouve un certain accueil dans des dictionnaires grands ouverts aux « nouveautés ».

 

On effectue même aujourd’hui la distinction suivante : « christique : relatif au Christ, à Jésus-Christ lui-même, par rapport à chrétien qui prendrait alors le sens de « relatif au christianisme». Comme si christianus, soit chrétien, ne signifiait pas relatif au Christ, la religion chrétienne ayant été fondée et prêchée par le Christ. Mais cela permet de parler du Christ en l’isolant de sa religion, en lui donnant une dimension « universelle », ce que certains n’ont pas manqué de faire. C’est là un débat métaphysique qui n’a pas sa place ici.

Plus innocent est le stupide « rituélique », que l’on trouve parfois sous des plumes respectables, mais qui s’efforcent alors d’en justifier l’emploi sous des prétextes inventifs. « Rituélique » n’existe pas davantage que christique. C’est un autre maçonnisme parfaitement barbare, inconnu des dictionnaires précités comme de (presque tous) les prosateurs célèbres.

 

Le mot adéquat est « rituel », qui est un adjectif signifiant « qui a trait au rite ». Un chant rituel. Un livre rituel. Comme souvent, l’adjectif fut pris substantivement, selon cet usage francophone insupportable qui se doit d’amputer tout mot pluri syllabique. « Un rituel » est donc devenu abusivement substantif sans en avoir le statut, mais entériné comme tel par des dictionnaires peu regardants. Un rituel. Un ado. La télé. Mon prof. Un mag. Mon beauf. La docu. L’actu.

Un « rituel maçonnique» est donc un « livre rituel maçonnique», l’adjectif s’étant substitué au substantif qu’il qualifie. Rituélique est donc à proscrire sans l’ombre d’une pitié.

De même que, tant que nous y sommes, est à pourfendre la perpendiculaire ! En réalité, il s’agit du « fil d’aplomb » que l’Eternel fit descendre au milieu de son peuple ( Amos, VII, 7-9). Fil d’aplomb, et non « fil à plomb », selon une autre pittoresque déformation. En vertu de quel impératif physique, métaphysique ou ésotérique, en effet, le poids qui sert à tendre le dit fil devrait-il être en plomb ? Ce vil métal n’a rien à faire ici. Les poids supportés par des fils d’aplomb que nous admirons dans les musées du Compagnonnage sont tous en acier, en fer, en laiton. Pas en plomb, métal mou et déformable, inadéquat sur un chantier.

Le fil d’aplomb est donc le fil perpendiculaire servant à vérifier le parfait aplomb d’un mur vertical. Par abréviation, puisque le mot fil est décidément beaucoup trop long à prononcer, il devient le perpendiculaire. Et non pas la, vous avez raison. C’est du reste ainsi que le désignent les anciens rituels non encore « améliorés » par les instituteurs de la IIIe république.

Mais l’implacable logique de cette honorable caste, responsable de tant de ravages en maçonnerie, fit que, non contente d’introduire « la fée électricité » dans nos rituels, ainsi que le détestable « départ des compagnons » qui sévit en Belgique, elle imposa désormais le genre féminin à cet instrument, en raison probable de la présence d’un e muet terminal, marque usuelle du féminin. Voici donc notre perpendiculaire transsexuelle. Un des 10.000 glissements de sens dont est coupable la maçonnerie du XIXe siècle.

 

Je digresse solidement, une fois encore. Revenons donc à nos moutons « christiques ».

L’emploi de ce néologisme barbare n’est pas innocent. En qualifiant le grade de Rose-Croix de « christiques », nos violeurs de syntaxe savent ce qu’ils font : un péché contre l’esprit. Il ne leur sera donc pas pardonné. Un bon agnostique à coloration anticléricale ne peut adhérer à quoi que ce soit de chrétien. C’est contre sa conscience et sa dignité, car il voit se profiler dans l’ombre Rome et ses complots de centenaires parkinsoniens, voire même l’Inquisition qui brûla vives 6 .000 sorcières qui toutes, notons-le bien, étaient innocentes.

La chose est simple : est chrétien ce qui se rapporte au christianisme, c'est-à-dire à la foi en Christ, fils de Dieu, Réparateur de la Chute originelle et Rédempteur du genre humain par sa Résurrection promise à tous. En latin, ceci se dit christianus, et jamais christicus. Et l’Ascension se produit trois jours plus tard, après une descente aux Enfers sur laquelle on n’insiste jamais...

Y a-t-il plus parfait paradigme du processus initiatique universel que cet ensemble d’événements régénérateurs ?

 

Par extension, et l’on ne veut voir que ce seul aspect des choses dans nos contrées, est chrétien ce qui est surtout catholique, apostolique et romain, et, selon certaine vox populi, « d’un dogmatisme coercitif, borné, attardé, inquisitorial, réactionnaire, pédophile et milliardaire ».

On ignore bien des choses du monde protestant, orthodoxe, réformé, ainsi que des nombreuses églises d’Orient et d’Occident se réclamant du christianisme, toutes dénuées d’attaches avec Rome. On en admire d’autant plus la religion égyptienne, Zoroastre, Mazda, Bouddha, Mithra, Isis et Osiris, et quelques autres traditions religieuses, pourvu qu’elles soient non chrétiennes, ce qui révèle notre étonnante largeur de vues ! Et de préférence orientale, comme le souligne avec insistance Guénon…La maçonnerie de la fin du XIXe fut égyptolâtre et adoratrice d’Isis, alors que, simultanément, elle foulait aux pieds les infantiles superstitions catho.

 

Dans cette foulée, dont il subsiste hélas des relents contemporains, il convient d’éviter soigneusement la référence chrétienne. Nous vivons en Belgique avec « ces idées-là » depuis Théodore Verhaegen et consorts, sous Léopold 1er, excentricités qui ont valu à la maçonnerie belge le privilège glorieux d’être mise hors la loi maçonnique universelle à deux reprises : en 1854 puis en 1872. Et, pour une fois, c’est la France qui a suivi nos audaces sur ce terrain scabreux, et elle ne vaut donc guère mieux que nos propres esprits forts. Car oui, pour une fois, c’est chez nous Belgicains qu’on tousse et éternue, et chez nos amis méridionaux d’outre Quiévrain qu’ensuite on se mouche.

L’inconvénient en Maçonnerie, c’est que pour parvenir « très haut », ce qui est devenu un droit démocratique et une sorte d’obligation s’adressant à n’importe qui, il faut bien passer par le grade de Rose-Croix, dix-huitième de l’échelle du REAA ou IVe Ordre du Rite Français, qui est « infiniment chrétien » en ce que son thème unique se réfère, non pas allusivement, comme il est d’usage en franc-maçonnerie, mais clairement et explicitement, à la Passion de Jésus et à sa Résurrection. C’est à tout le moins ce que ce grade est demeuré à certain Rite Français ( mais il en existe aussi des interprétations radicalement néologistes) et, paraît-il, en Grande Bretagne.

 

Depuis son apparition en 1760, des ajouts multiples, à relents hermético alchimiques, dont certains d’un burlesque absolu, y ont été déversés par des scribes inspirés, afin de le rendre, semble-t-il, « plus universel », soit une fois encore moins chrétien. Parce que la thématique initiatique de la Mort et de la Résurrection est évidemment tout à fait insuffisante par elle-même. L’ « enrichissement » obtenu par des emprunts et des ajouts multiples et hétéroclites romantiques ne m’apparaît toutefois pas d’une une intense clarté, mais c’est là une opinion.

J’affirme calmement que le thème de ce très beau grade est de forme chrétienne : mort et résurrection, ténèbres et lumière, disparition dramatique des vertus théologales et leur retour lumineux parmi les hommes en recherche et en voyage… Je dis bien : de forme. De même qu’il me plaît de voir aussi, dans le grade de Maître Maçon, la thématique profondément bouddhiste du « Si tu rencontres le Bouddha, tue-le ».

Cette tradition chrétienne est toujours vivante dans sa forme originelle. Les candidats agnostiques au grade chrétien de Rose-Croix (ils sont légion) sont bien gênés et certains renâclent. La plupart franchissent l’obstacle avec condescendance, en le déclarant « christique », c'est-à-dire en relation directe avec l’homme Jésus, le prophète exalté « de gauche » qui a « tempêté contre les cléricaux juifs ». Il est des nôtres, quoi ! Cet espèce de SDF, préfiguration de Karl Marx, vitupérant les riches et exaltant les pauvres, n’aurait du reste jamais dit qu’une seule chose digne d’intérêt : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », slogan hélas démenti par toute l’histoire comportementale du monde vivant, et dont la source originale est en réalité en Lévitique XIX, 18. Une fois encore, le Premier Testament sert de carrière d’idées au Deuxième, et montre bien que ce dernier n’est pas aussi nouveau que cela, car il puise sans cesse dans les poches de son grand frère.

Le même barbarisme « christique » sert couramment pour (dis)qualifier le RER ou les versions antérieures à 1786 du RF. Ce rite écossais de France est réputé « christique », ce qui permet de le tolérer, parfois avec répugnance et incompréhension, dans le concert des rites que l’on pratique de nos jours. Mais tous les rites, à l’origine, étaient judéo-chrétiens.

 

Le grade de Rose-Croix et le RER sont restés chrétiens et se réfèrent l’un et l’autre à la religion chrétienne. Ni l’un ni l’autre n’exigent (plus) que ceux qui s’en approchent soient DEJA chrétiens avant de les rejoindre, tout au moins en est-il ainsi au RER. C’est Willermoz lui-même qui écrit cela ! Ni d’ailleurs qu’ils le deviennent après.

Quelle religion chrétienne ? C’est une autre affaire. En fait, non, c’est une affaire d’importance majeure. C’est l’affaire des candidats concernés, et d’eux seuls. Ils ont sous la main et à portée des yeux ce qui leur est nécessaire pour pouvoir un jour abandonner la lettre qui leur colle aux semelles, et privilégier l’esprit. Il leur faudra apprendre à voler plus haut de leurs propres ailes, afin de contempler le soleil en face.

Encore faut-il qu’ils le désirent, même confusément au départ. Mais ce désir-là est indispensable. Il n’y a pas à disserter sur ce qui ne relève que de la conscience individuelle. « Je ne juge pas », dit Jésus en dessinant sur le sable…Voir Jean et son récit de la Femme adultère ; quelle leçon de tolérance, même contre la règle, pour un maçon…

Mevlâna a fondé le Soufisme. Quelle autre leçon de tolérance pour un maçon. Il écrit :

« Viens, viens, qui que tu sois, viens aussi.

Que tu sois un infidèle, un idolâtre ou un païen, viens aussi.

Notre couvent n’est pas un lieu de désespoir,

même si cent fois tu as violé un serment.

Viens aussi ».

Dans toute fraternité, il y a d’abord l’accueil, et aussi l’absence de jugement qui, pour le maçon, donne le pas à la clémence sur la justice. A l’amour sur la justice. A la pitié et à la compréhension sur la justice.

Ce qui élève l’homme, lorsqu’il désire pareille élévation avec ferveur, est profondément maçonnique. Il doit pour cela souffrir, persévérer, mourir, ressusciter. Et l’homme, en ses quêtes éternelles et pourtant renouvelées à chaque génération, recrée, simule et vit ce processus depuis l’aube des temps. Peu importe qu’on le qualifie de christique ou non. La réalité est muette, car elle se situe bien au-delà des mots. Paix profonde à vous.

Source : http://montaleau.over-blog.com/

 

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