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Hauts Grades

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RAPMM : réception du Chevalier d'Orient et d'Occident

12 Septembre 2012 , Rédigé par RAPMM17 Publié dans #Rites et rituels

TRES PUISSANT

Très Respectable Ancien, veuillez vous rendre au parvis afin de vous assurer de la présence du néophyte.

 

TRES RESPECTABLE ANCIEN SECOND

Va à la porte du Temple et frappe par : 0  00  00 (Prince de Jérusalem). Entrouvre la porte.

 

TRES PUISSANT

Que le plus jeune de nos Respectables Anciens aille voir qui frappe ainsi !

 

LE PLUS JEUNE

Va à la porte du Temple. Qui frappe ainsi.

 

TRES RESPECTABLE ANCIEN SECOND

C’est un vaillant Frère, Prince de Jérusalem, qui désire être admis auprès de vous.

 

TRES PUISSANT

Qu’on ouvre ces glorieuse portes !

 

TRES RESPECTABLE ANCIEN SECOND

Ouvre les deux portes du Conseil.

 

TRES RESPECTABLE ANCIEN PREMIER

Se lève et vient vers le candidat, la main tendue, paume vers le haut.

Viens, Cher Prince ... Nous allons te dévoiler des mystères qui valent d’être contemplés par tout homme pur et courageux. Il le dirige au milieu du Conseil, et regagne sa place.

 

TRES PUISSANT

Prince   ...   , as-tu toujours eu présentes à l’esprit les obligations que tu as contractées précédemment ? As-tu toujours, dans toute la mesure de tes possibilités humaines, vécu conformément à tes serments ? Réponds-moi sincèrement.

 

NEOPHYTE

Répond suivant ce qu’il pense.

 

TRES PUISSANT

N’as-tu jamais blessé un de tes Frères ?

 

NEOPHYTE

Répond.

 

TRES PUISSANT

Estimes-tu avoir toujours fait tout ton devoir ?

NEOPHYTE

Répond.

 

TRES PUISSANT

Nous te remercions pour ta sincérité. Respectables Anciens, deux d’entre vous veulent-ils répondre des qualités morales et de la franchise du néophyte ?

 

DEUX ANCIENS

Se lèvent et viennent entourer le néophyte.

 

UN ANCIEN

Très Puissant, il a fait de ses obligations maçonniques un objet permanent d’études et il a conformé toutes ses actions à son idéal.

 

L’AUTRE ANCIEN

Très Puissant, il a fait son devoir de Maçon et d’homme. Sa vie, je m’en porte garant, continuera à prouver sa pureté et son courage.

 

TRES PUISSANT

Prince, je désire ardemment que tu puisses surmonter sans crainte les épreuves et accéder ainsi à l’honneur d’être reçu Chevalier d’Orient et d’Occident. Vient à ce Saint des Saints, afin que nous célébrions dés maintenant ton désir de poursuivre toute ta vie tes efforts en vue de l’amélioration du monde dans lequel tu vis, et de toi même.

 

DEUX ANCIENS

L’amènent vers l’Orient, vers les bassins et le crâne, et placent ses mains dans le bassin d’eau pure.

 

TRES PUISSANT

Descend de l’Orient et vient laver les mains du néophyte.

 

DEUX ANCIENS

Essuient les mains, et le place devant le second bassin.

 

TRES PUISSANT

Lui met autour du cou un sautoir blanc et lui donne des gants blancs. Puis il trempe sa main dans le second bassin plein de parfum, met le parfum sur la tête, les yeux, la bouche, le coeur, l’oreille droite, la main droite et le pied droit. Après il lui passe au cou une chaîne en or. Et dit : Par ces gestes, te voilà déjà honoré comme un membre de ce Grand Conseil. - Souviens-toi dans toutes les épreuves qui t’attendent ici et ailleurs de te conduire suivant les préceptes qui te sont enseignés. - Souviens-toi aussi de la purification que tu viens de subir. N’utilise jamais que pour le bien de tes Frères ces organes devenus saints mais en lesquels réside tant de puissance, bonne ou mauvaise à ton choix.

Monte maintenant à l’Orient avec moi, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite.

Il est ainsi fait. Pause. Puis ...

 

UN ANCIEN

Qui est digne d’ouvrir le Livre écrit en dedans et en dehors et d’en rompre les 7 sceaux ?

 

TRES PUISSANT

Respectables Anciens ! Tous se lèvent. Pause.

 

TRES PUISSANT

Respectables Anciens du Nord et du Sud ! Détournent leur regard et mettent la tête sur l’épaule loin de l’Orient.

 

TRES PUISSANT

Respectables de l’Orient !

Se cachent le front et le regard.

 

TRES PUISSANT

Personne dans le ciel ni sur la terre ni sous la terre ne peut donc ouvrir le Livre ni le regarder ?

 

UN ANCIEN

Se lève et approche du néophyte. Respectables Anciens, Très Puissant, ne soyez point affligés, car ici se trouve la victime dont le courage et la pureté nous illumineront.

 

TRES PUISSANT

Acceptes-tu, vaillant Prince ?

 

NEOPHYTE

Oui, Très Puissant.

 

TRES PUISSANT

Sais-tu que tous les Respectables Anciens, qui sont revêtus de blanc sont ceux qui ont osé laver leur aube en les blanchissant dans leur propre sang ? Admettrais-tu de payer un tel prix ?

 

NEOPHYTE

Oui.

 

TRES PUISSANT

Qu’il en soit donc ainsi !

 

TRES RESPECTABLE ANCIEN PREMIER et TRES RESPECTABLE ANCIEN SECOND

Se lèvent et viennent entourer le néophyte. Ils lui lèvent la manche et dénudent le bras.

Ils mettent un garrot. Il prennent un linge et une lancette et approchent pour lui faire une saignée.

 

TRES RESPECTABLE ANCIEN PREMIER

Ce Prince veut rester pur et accepte de donner son sang pour acquérir la connaissance de nos mystères.

 

TRES RESPECTABLE ANCIEN SECOND

Il est courageux et impassible devant l’épreuve.

 

TRES PUISSANT

Cela suffit, Très Respectables Anciens.

 

TRES RESPECTABLE ANCIEN PREMIER et TRES RESPECTABLE ANCIEN SECOND

Lâchent le garrot, déposent la lancette, remettent la manche et regagnent leur place.

 

TRES PUISSANT

Prince, tu es digne de prendre le Livre et d’en ouvrir les Sceaux car tu as accepté de te sacrifier et tu as racheté par le sang les hommes purs de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation.

 

NEOPHYTE

Ouvre le premier sceau.

 

TRES PUISSANT

Lui présente un arc et une flèche que le Premier Vieillard lui remet.

Marche partout et poursuis les conquêtes. Exécute tes obligations avec autant de promptitude que la flèche s’envole de l’arc. Obéis à ton devoir comme s’il était plus puissant que le plus puissant des rois.

 

NEOPHYTE

Ouvre le 2ème sceau.

 

TRES PUISSANT

Lui présente une épée à double tranchant que le 2ème Vieillard lui remet. Va par le monde. Détruis la paix chez les lâches et les impurs ! - Qu’ils s’égorgent les uns les autres, afin qu’ils ne puissent jamais arriver à pénétrer dans ce Grand Conseil.

 

NEOPHYTE

Ouvre le 3ème sceau.

 

TRES PUISSANT

Lui présente une balance que le 3ème Vieillard lui remet. Fais durement la justice parmi les impurs et les lâches !

 

NEOPHYTE

Ouvre le 4ème sceau.

 

TRES PUISSANT

Lui présente le crâne que le 4ème Vieillard lui remet. Va ! Dis aux lâches et aux impurs que la mort est proche et qu’elle sera la récompense de leurs crimes.

NEOPHYTE

Ouvre le 5ème sceau.

 

TRES PUISSANT

Lui présente un linge blanc taché de sang que le 5ème Vieillard lui remet.

 

5ème VIEILLARD

Jusque à quand tarderas-tu à tirer vengeance de notre sang sur les lâches et les impurs ?

 

TRES PUISSANT

Le temps est venu, Respectable Ancien, de venger tant de nos Frères que les lâches et les impurs ont tués par leur perfidie et leurs mensonges. Va, mon Frère.

 

NEOPHYTE

Ouvre le 6ème sceau.

 

TRES PUISSANT

Lui présente un soleil obscurci et une lune voilée que le 6ème Vieillard lui remet. Telle doit-être notre puissance, de pouvoir à notre gré obscurcir la lumière et ensanglanter la lune.

 

NEOPHYTE

Ouvre le 7ème sceau.

 

TRES PUISSANT

Lui présente un encensoir d’or que le 7ème Vieillard lui remet. Répands sur tes Frères ce divin parfum, car la terre est devenue pure et belle.

 

TRES PUISSANT

Mon Frère, ainsi par des soubresauts tumultueux, se fait la paix dans le monde des Hommes.

Ne crois toutefois pas que tu devras t’engager dans une lutte contre d’autres que toi-même, car c’est au fond de ta conscience qu’il t’appartient surtout d’apporter une paix pure et lumineuse. Chevalier d’Orient ! marche vers les ténèbres et deviens Chevalier d’Occident.

 

TRES RESPECTABLE ANCIEN PREMIER

S’approche de l’Orient et se trouve derrière le Chevalier. Il lui met la main sur l’épaule et le fait se retourner. Ils avancent devant le candélabre en or. Lui fait voir les lettres B.D.S.P.H.

Que la Beauté, la Divinité, la Sagesse, la Puissance, l’Honneur, la Gloire et la Force t’accompagnent partout !

Ils continuent d’avancer et arrivent à la hauteur des étoiles.

Que la Fraternité, l’Idéal, l’Humilité, la Discrétion, la Fidélité, la Réflexion et la Tempérance soient toujours tes guides.

Ils continuent d’avancer vers la porte du Temple, qui est ouverte.

Le Parrain du nouveau Chevalier se trouve dans les parvis immobile et invisible. Devant la porte se trouve un candélabre noir, qui empêche de sortir.

Regarde ces feux noirs qui, tels un dragon à 7 têtes, te menacent et t’empêchent d’avancer, ont pour noms la Haine, la Débauche, la Vanité, le Parjure, le Mensonge, la Lâcheté, la Calomnie.

Ils symbolisent tes défauts, qui te barrent la route vers la lumière pure que tu dois faire briller en toi.

Surmonte donc tes défauts et fais-toi la voie libre vers les profondeurs de l’Occident.  

Le nouveau Chevalier essayera de le déplacer sans l’abîmer, alors ...

Arrête !

Ce n’est pas en traitant tes vices avec autant de ménagement et de lâche complaisance que tu parviendras à plus de lumière ! Il renverse violemment le candélabre par terre.

Va, Chevalier d’Orient et d’Occident. N’oublie jamais ce que tu as vécu aujourd’hui et tu trouveras toujours devant toi une porte ouverte et que personne ne peut fermer.

Le nouveau Chevalier s’avance vers son parrain.

Accolade fraternelle et ils sortent tous les deux.

 

TRES RESPECTABLE ANCIEN SECOND

Ferme la porte.

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REAA : le 17ème grade

12 Septembre 2012 , Rédigé par CL.Ba Publié dans #Rites et rituels

Que nous dit le Teissier? (je rappelle aux BAF que c'est un livre de référence pour le REAA, et même le rite français, « Le manuel général de maçonnerie », paru en 1883, réédité en tirage limité en 1993).

Le 17ème degré est intitulé « chevalier d'orient et d'occident ». La loge s'appelle « Grand conseil », les tentures doivent être rouges, parsemées d'étoiles d'or. A l'orient, un trône élevé de 7 degrés, dont le haut est décoré d'un arc-en-ciel, aux deux côtés duquel sont : un soleil vers le midi, une lune vers le nord.

Des deux côtés de la loge, sur deux lignes, il y a 11 trônes de chaque côté, élevés chacun sur 3 marches.

A l'occident, 2 trônes identiques à ceux des colonnes, pour les 2 surveillants, nommés V\M\, avec une petite table à leur côté droit. Le nombre compétent est de 24, qui doivent remplir ces sièges, le 25ème étant pour le récipiendaire. Il va de soi qu'on peut ajouter des chaises aux colonnes, mais derrière.

La loge est éclairée de 7 lumières, et on allume devant le trône, à l'orient, 7 lampes suspendues.

Le président se nomme « Très puissant ». Toue les F\ ont une longue robe blanche ceints d'une ceinture rouge, portant une couronne d'or sur la tête, et sont appelés «respectables vieillards » ; les autres F\ derrière les trônes, sont nommés « respectables chevaliers ».

Le signe consiste à lever la main droite sur la tête, pouce et petit doigt fermés, les autres étendus. Faire semblant de regarder derrière soi en disant : ABADDON. On répond en regardant du côté opposé : JABULUM.

Pour l'attouchement, on se prend les mains, se les croisant l'une sur l'autre.

La marche : sept pas en équerre sur les côtés de l'heptagone, qui est le signe du grade. En son centre est figuré l'agneau de Dieu, couché sur le livre des 7 sceaux, portant 7 lettres : B pour beauté, D pour divinité, H pour honneur, P pour puissance, G pour gloire, F pour force, S pour sagesse (ancienne version du rituel, qui a changé, nous le verrons ; à l'origine, j'y reviendrai dans la 3ème partie).

La batterie se fait en 7 coups, 6+1. Le mot de passe est MULUBAJ. Le mot sacré est NODABBA, nom de l'ange exterminateur.

Le cordon, bleu, se porte de droite à gauche. Le bijou pend au cordon. Par dessus le cordon se porte aussi un sautoir noir.

ABBADON signifie ruine, destruction, extermination. C'est le lieu de perdition dans l'Ancien testament, où circulent les morts.

On retrouve le grec Appolion, destruction, dans l'Apocalypse (IX-II).

JABULUM, ou Zabulon, Zebulon, Zebuloum, est un personnage biblique, peut-être le fils de Jacob.

Au 13ème, c'est le nom du F. Trésorier, du Grand Trésorier au 14ème, et est qualifié de confident de Salomon.

Que nous dit maintenant la légende rituellique énoncée lors de la communication du grade ?

Des siècles plus tard, après la nouvelle destruction du temple de Jérusalem (celui de Zorobabel évoqué au 15ème grade, « chevalier d'orient ou de l'épée » dont je vous ai parlé l'an passé), ses défenseurs entrèrent en clandestinité et s'unirent avec leurs homologues de l'ouest et prirent le nom de « chevalier d'orient et d'occident ». Ils résolurent alors d'accomplir symboliquement ce qu'ils n'avaient pas eu à faire réellement et décidèrent de n'admettre dans leur cérémonie que ceux qui feraient preuve de zèle, de discrétion et de fraternité.

Ainsi la maçonnerie s'universalise. Elle s'affirme comme un ordre initiatique, symbolique, rituellique, humaniste et fraternel.

Les 3 derniers grades – 15, 16, 17 – nous apprennent que les civilisations sont mortelles, comme tous les humains.

Le second temple avait, comme le 1er, été élevé sur le fondement de l'ancienne loi qu'animait une volonté d'autorité et de justice. Lui aussi s'effondrera. Sa chute, et la dispersion de ses adeptes, précédèrent l'avènement d'un nouveau temple, temple mystique celui-là.

Il sera fondé sur une nouvelle loi : l'autorité et la justice y seront tempérés et sanctifiés par l'Amour (fin de citation).

Je vous rappelle enfin que la promesse de la formule de l'obligation se fait, je cite : « Sur le glaive, symbole de la mission de vigilance et de travail constructif des chevaliers d'orient et d'occident ».

Je répète ce que j'avais déclaré pour le 15ème, un grade se comprend peu à peu, par imprégnation, il faut donc le pratiquer. Il n'est pas aisé à découvrir sans pratique, et c'est un art difficile que de spéculer. C'est bien évidemment une interprétation personnelle que je vous propose, et j'espère qu'en retour, vous m'apporterez vos lumières.

Trois aspects peuvent nous guider dans l'interprétation du grade, interprétation étant même un terme vaniteux, disons la réflexion sur le grade, car je pense manquer encore de lumière pour présenter le grade, comme il est écrit dans la planche de convocation.

Commençons par le point de vue historique. Je répète encore ce que j'avais noté lors de ma dernière planche : les anciens qui ont construit la synthèse écossaise ont été surtout - et plus - inspirés par le souci d'unifier des valeurs maçonniques éparses que par celui de réaliser une progression initiatique rationnelle.

La FM n'est pas un intégrisme, avec des catéchismes figés. Des thèmes du grade sont sous jacents, vous avais-je dit, dans les grades précédents, et anticipent sur les grades suivants.

Vous savez tous que les grades chevaleresques ont été inspirés par la diffusion du discours du chevalier de Ramsay, ceci dès 1738, qui répandit la légende des origines de la Maçonnerie à la première croisade, et l'alliance des croisés et des religieux de l'Ordre de St Jean de Jérusalem, avec la création des premières loges en conséquence, qui furent ensuite importées en Ecosse.

Il est vraisemblable que le chapitre de Clermont, apparu en 1754, utilisa pour la 1ère fois le titre de chevalier d'orient et d'occident, quand il créa en 1758, le conseil des empereurs d'orient et d'occident, créateur du rite de perfection en 25 degrés, qu'on dit ancêtre du R\E\A\A\

Je vous rappelle les luttes philosophiques, au début de la maçonnerie andersonnienne entre stuartistes, catholiques et réformés, et les influences premières.

Selon les rituels anciens, l'agneau divin figure dans le symbolisme du grade, ainsi que deux épées en croix. Les assistants sont au nombre symbolique de 24, en souvenir des 24 vieillards de l'Apocalypse. L'allusion à l'Apocalypse indiquait que le récipiendaire devait étudier les mystères religieux, en préalable à la révélation, qui était celle du Christianisme. Par la suite, les rédacteurs de rituels ont tenté d'associer les enseignements de la tradition opérative, avec l'équerre et le compas, à la philosophie chrétienne, en ajoutant dans la loge deux boucliers, sur l'un la croix du Christ, sur l'autre l'équerre, le compas et les étoiles.

Puis le rituel du Grand Collège Des Rites supprime toute allusion au christianisme, en évoquant simplement le temple de Zorobabel. Le blanc devient la couleur du 17ème, et les 7 mots sont remplacés par 7 qualités : la fraternité, l'union, la soumission, la discrétion, la fidélité, la prudence, la tempérance.

Je disais tout à l'heure que des thèmes étaient récurrents, parfois redondants d'un grade à l'autre. Et qu'on a parfois bouché des trous. Le rite n'est qu'un outil.

Gardons-nous d'idéaliser l'imaginaire maçonnique. Mais rappelons nous aussi que les mythes racontent de vraies fausses histoires sur le plan psychologique.

Les grades chevaleresques du chapitre sont liés. Ils sont liés par des temps symboliques. Aux 15e et 16e, c'est l'exil, la reconstruction du temple. Il y a un devenir. Et un passage, notifié par le pont du 15e, l'arche. Par les qualités et vertus, en particulier le courage à reconnaître et combattre ses véritables ennemis : « ténèbres et passions » au 15e, et la responsabilité au 16e, il y a la liberté, libre passage du 15e, faculté de discernement au 16e, apprentissage de la liberté. Au 17e, on exerce cette liberté dans le présent, on « actualise » : ils résolurent de, comme nous décidons de... en notre présent, une fois la connaissance de soi développée. Shakespeare écrivait : l'homme ne naît pas grand, il le devient. On pourrait en dire de même pour la noblesse d'esprit, l'esprit chevaleresque qui peut nous animer. Le grade n'est guère plus pratiqué de nos jours. On le confère avec une certaine solennité car il précède l'initiation au grade de chevalier Rose-Croix. Mais je vous avais parlé de la vision ézéchielienne du temple intérieur, qu'on retrouve au 15e : où construisez-vous votre temple ? Dans mon cœur.

Le temple intérieur d'Ezéchiel est sous-jacent. On l'explicite dans la communication au 17e. De la Jérusalem de pierre on passe à la Jérusalem céleste symbolique, qui n'est autre qu'Utopia, la République universelle où les humains vivent dans l'amour et la fraternité. L'arc-en-ciel au dessus du trône du président est aussi une arche, un pont, vers le grade final du Chapitre. Voilà pour le deuxième aspect.

Je vous ai évoqué la batterie du grade qui se faisait, au début, par 6+1. De nos jours, l'applaudissement se fait par les 7 coups régulièrement espacés.

Je sais bien qu'on peut faire dire n'importe quoi à la numérologie, mais ce peut être un 3e angle d'attaque en se référant uniquement aux correspondances, les F de la loge connaissent ma passion pour les nombres.

Il y a, au 17e, à l'origine, des références à l'Apocalypse, d' apokaluptikos, qui révèle.

Et que le 7 est bien présent, à l'origine, au 17e : les 7 lettres, le livre des 7 sceaux, les 7 étoiles qui symbolisent les 7 qualités du maçon, les 7 lettres des 7 chandeliers représentant les 7 vices, et la batterie par 7 coups.

Le septénaire est bien connu numérologiquement, et maçonniquement. Ce n'est pas le sujet du travail.

Retenons simplement le livre des 7 sceaux qui figure sur le tablier du grade, en principe.

Sur les 7 cachets, on y trouve :

· un arc, une flèche, une couronne d'or signifiant que la décision prise est exécutée avec la même promptitude et exactitude que la flèche tirée,

· une épée à deux tranchants qui signifie que les maçons seront toujours armés pour la défense du droit, déjà évoqué au 15e,

· une balance pour la justice,

· un crâne qui figure un frère qui donna des motifs pour l'exclure,

· une étoffe tâchée de sang qui veut dire que nous n'hésiterons pas à verser notre sang pour la défense de la maçonnerie,

· le pouvoir d'obscurcir le soleil et de tacher de sang la lune signifiant pour les chevaliers le pouvoir d'interdire les loges irrégulières,

· et enfin 7 trompettes et parfums, signifiant que la maçonnerie s'étend sur toute la terre, les seconds représentant la bonne odeur des vertus qu'on trouve dans l'Apocalypse.

Rien, je pense, dans ces images, n'est opposable à notre conception libérale de la maçonnerie.

Enfin, le 6+1 pour la batterie ancienne est intéressant à rappeler car le septénaire le plus répandu dans les diverses traditions se construit sur le modèle sénaire plus l'unité – 6+1 – qui représente ( je ne m'étendrai pas sur le sujet, rassurez-vous) le passage, le changement d'état, un univers en mouvement.

Je vous rappelle les mots prononcés lors de la communication du 17e : percevoir une nouvelle aurore – le fondement de l'ancienne loi – l'avènement d'un nouveau temple – une nouvelle loi.

Point n'est besoin d'être juif pour chercher des symboles dans la Bible. Point n'est besoin d'être chrétien pour étudier la symbolique de Jean, ou de vivre dans l'amour de nos frères humains.

Très Sage, j'ai dit

 

Source : http://esmp.free.fr/Bbilio-Numerique/

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REAA 17ème grade : Chevalier d'Orient et d'Occident

12 Septembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #Rites et rituels

Quand les ethnologues constatent que les peuples ont toujours suivi dans les migrations la tendance d'Est en Ouest on est tenté de leur opposer les Croisades, et les tentatives de l'Ordre Teutonique. Mais assurément ces exemples confirment l'échec de toute tentative d'Ouest en Est. Est-ce le fait de la marche du Soleil et donc de la rotation de la terre? Sans doute y a-t-il là quelque force encore mal définie mais déterminante dont nous sommes les acteurs et les témoins, sans être en mesure de l'affronter.

On dit que les Croisés eurent la volonté d'ouvrir la route des épices fermée par l'invasion musulmane. On dit que le tombeau de Jésus devint un enjeu. On dit que la papauté avait besoin de discipliner la chevalerie désœuvrée. On dit également que le souci de défendre la richesse de la spiritualité occidentale contre la barbarie arabe inspira à des milliers de Francs, et de catholiques l'ambition de s'installer au Moyen Orient.

Tout cela est de l'ordre de la mystification historique. C'est-à-dire que tout cela est justifiable, mais ne constitue ni une certitude démontrée, ni même une réalité utilisable sur le terrain de l'analyse objective.

Dans quelle mesure le monothéisme Arabe justifiait l'assaut des tenants du monothéisme chrétien, et les Arabes n'étaient-ils pas des Sémites comme les Juifs ? Dans quelle mesure peut-on prétendre que la civilisation occidentale était plus riche de potentialités que la civilisation musulmane ? Dans quelle mesure la Chevalerie Européenne n'était pas colonisatrice et partante tout à fait déterminée à conquérir d'autres domaines que ceux que lui offrait l'occident ? Enfin, le souci de domination territoriale ne l'a-t-il pas emporté sur la sauvegarde des lieux saints ?

Je ne crois pas plus d'ailleurs qu'il puisse être démontré que la route des épices fut coupée par les Musulmans et rétablie par les Croisés.

Les échanges sans doute furent ce qu'ils pouvaient être en fonction des moyens du temps et des situations de fait.

Il n'empêche que légende, il y a, et légende dont le retentissement sur les esprits marque encore notre temps. La constitution d'un courant de conquête de la France et de l'occident vers le Moyen Orient, ainsi que la reconquête Espagnole fut sans doute une sorte de moyen de défense des occidentaux contre une invasion venue du Sud. L'affrontement du Nord et du Sud autour de la Méditerranée ne peut être c'est vrai passé sous silence, puisqu'il est toujours d'actualité.

Les Chevaliers d'Orient sont-ils ceux qui furent créés sur les champs de bataille de Palestine par les croisés déjà armés en Occident? Etaient-ils ceux que l'on a distingués de leurs homologues restés en Europe alors qu'eux revenaient des pays du Moyen Orient ?

Ce que l'histoire assure, c'est que l'Ordre du Temple fondé par les chevaliers de Champagne, et qui servirent de sauvegarde aux croisés et de négociateurs, voire de garants financiers constitua une organisation remarquable en son temps.

La lutte entre le pouvoir royal et le pouvoir sacerdotal se noua à propos des Ordres chevaleresques comme elle se manifesta dans la querelle des investitures et dans les conflits de juridiction qui ne cessèrent de nourrir l'histoire de l'Europe.

Pas plus que des Croisades, nous ne pouvons faire abstraction d'un passé mythique dont la geste occupa plus de cinq cents années nos ancêtres. N'oublions pas qu'il n'y a pas plus de siècles qui nous séparent de la condamnation de Molay par Philippe le Bel, qu'il n'y en a qui séparent cette condamnation de la bataille de Poitiers où les Francs se heurtèrent aux musulmans dans la plaine de Poitevine.

Ceci explique sans doute cela. Au demeurant, faut-il souligner que la légende se perpétue aux U.S.A. avec les groupements maçonniques dit de Molay ? Comme si la légende était devenue un fait politiquement déterminant !

Il est aussi évident que la Chevalerie figura une conception de l'Ordre dont on peut avec raison trouver la correspondance dans les tentatives toujours renouvelées de constituer une légion de serviteurs éclairés et responsables autour du pouvoir établi.

Grouper des équipes de serviteurs dévoués, voilà la tâche de tout ambitieux, voilà le devoir de tout chef responsable, voilà l'entreprise de toute communauté déterminée à assumer la responsabilité de l'Ordre public. Est-ce que les francs-maçons répondent vraiment à cette vocation ou sont-ils destinés à une autre hauteur de la relation spirituelle et morale entre membres de la communauté humaine ? C'est une question que chacun de nous doit se poser.

La chevalerie fut une grande idée. Elle demeure vivante parce qu'elle touche au plus profond de l'âme humaine. Elle concilie la nécessité et l'équité, la maîtrise et la générosité, la détermination et la responsabilité.

La pratique l'exige ! Cette discipline du dressage dont les films nous ont rappelés les rites n'est pas du tout imaginaire. Le cavalier doit d'abord se dresser.

La position l'inspire ! Le cavalier voit les choses de haut. Il n'est pas attaché à la terre comme le piéton, et peut se rire des obstacles mineurs. Remarquons d'ailleurs que le symbolisme terrestre ne figure pas au 17ème Grade, mais bien celui de l'eau et du sang. L'eau nécessaire à la bête et à l'homme, le sang symbole du combat comme de la vie.

Enfin, la vision la situe ! Celui qui peut prendre du recul, observer plusieurs pratiques, juger des diverses réponses aux exigences de la vie communautaire, et qui peut le faire sans avoir à lutter pied à pied, celui là prend conscience de la relativité des formes et des mœurs.

Il y a dans le fait même de dominer la bête et de dominer le paysage, comme de réduire les distances, une conjugaison de vertu qui confère noblesse et rigueur tempérée. La formation du cavalier est une des voies initiatiques les plus universellement reconnues.

Que valent les intentions modératrices de la religion dans cette génération d'une noblesse responsable ? On peut se le demander, car un équilibre finit toujours par s'établir en fonction des moyens dont disposent les diverses parties composant la communauté.

La praxis, comme disent les techniciens de la vie sociale est le fondement de toute théorie, et les justifications d'une pratique, sur quelque idéologie qu'elles s'appuient, constituent en réalité les moyens de perpétuer une situation en dépit des évolutions de fait.

La codification de la Chevalerie, par l'Église, et la formulation d'une mystique chevaleresque furent assurément des moyens de perpétuer le système, beaucoup plus que des propositions originales.

Il est bon de songer à cette image de l'homme maître de lui maître de la bête, et régulateur des rapports sociaux. Même si cette image n'est qu'une illusion rétrospective.

Le code chevaleresque implique le serment, la loyauté, le courage, I'humilité, la reconnaissance de l'autre, la reconnaissance par les autres, la détermination désintéressée, le sacrifice de la vie et somme toute, la foi en la valeur suprême de l'homme.

Mais ce qui est remarquable, c'est que le serment, comme la loyauté, le courage, comme l'humilité ne se définissent que par rapport à soi. Le serment, c'est la libre disposition de soi en fonction d'un engagement reconnu et accepté.

La loyauté, c'est la fidélité à l'égard de soi, dans la constante préoccupation de ne pas renier la souveraineté intime, qui nous a fait disposer de nous même.

L'humilité s'impose à qui se sait dans la dépendance des nécessités quotidiennes, que la bête rappelle, mais que les éléments nous obligent à considérer.

Enfin, le courage qui n'est que l'acceptation de soi face aux vicissitudes de la vie, répond à l'indispensable fidélité, au serment, à l'engagement, et à la condition humaine.

Ce que le Chevalier ajoute à ces vertus, c'est la vocation sociale. Il est déterminé à la sauvegarde des faibles et à la défaite des méchants.

Peu importe d'ailleurs si ces faibles l'ignorent ou le craignent, et si les méchants ne sont que des chevaliers comme eux, mais avides d'autres protections à assurer.

Ce qui domine, chez le chevalier, c'est le désintéressement. Et comme tous ceux qui se vouent à la défense d'autrui, et abandonnent à d'autres le soin de pourvoir à leurs propres besoins, il est inéluctable que le chevalier finisse par faire peser sur ceux qu'il défend le poids de charges de plus en plus considérables.

Tout système se dégrade. Aussi, est-il intéressant de constater combien Cervantès est pénétrant, en donnant à Don Quichotte cette auréole de la pauvreté. Comme il combat les moulins à vent, vain combat contre des chimères, le Quichotte est également sans fortune, témoignage de sa folie.

Car les Chevaliers entendaient bien s'assurer en réalité les biens de ce monde, acceptant à ce prix les éventuels sacrifices.

C'est pourquoi il faut ajouter à toutes les conditions de la noblesse, I'exigence de pureté.

Les chevaliers d'Orient et d'Occident sont reçus après « ablution de l'eau » et « effusion de sang. »

Ces deux aspects de la purification qui certainement sont d'expérience courante. Plonger dans l'eau, laver son corps, soumettre ses membres las à la fraîcheur d'un bain voilà qui n'a pas dû échapper à ceux qui vivant sous un climat tempéré ont eu l'occasion de jouir des bienfaits d'une source, d'un étang, ou d'une rivière.

On voit mal les esquimaux prôner les bienfaits d'une purification rituelle à partir de l'eau. Non qu'il y ait là une impossibilité abstraite, mais parce que toute pratique rituelle, quelle que soit la signification qui en est donnée est d'abord une pratique vécue.

Le sang versé apaise les esprits et les cœurs. Tous ceux qui eurent conscience de leur état après une blessure durent reconnaître l'effet d'une perte de sang. Il est vraisemblable d'ailleurs que la nourriture abondante requérait les mêmes soins qu'au temps de la saignée systématique. Quant à la disette ou même à la frugalité occasionnelle, elle était ressentie sans doute comme nécessité, non comme condition du salut.

Le plus difficile à admettre c'est la forme pratique de la purification. Les chrétiens l'ont codifiée dans le baptême. Il y en a de différents sans doute selon les sectes, mais tous se rapportent à la purification par l'eau.

Le chevalier au 17° n'est purifié que tout symboliquement, c'est-à-dire que de la même façon qu'il était dépouillé de ses métaux, au grade d'apprenti, on lui demande de renoncer maintenant à toute pensée envieuse, à toute intention cupide, à tout intérêt matériel.

La purification, c'est en somme le moyen de la disponibilité. Ce terme, que l'on trouve rarement dans les rituels, si même on l'y trouve, traduit pour l'homme du 20ème siècle le sentiment de liberté qui est toujours ambigu dans le langage moderne. Le chevalier est libre, c'est-à-dire disponible, parce qu'il est purifié, c'est-à-dire débarrassé de toutes préoccupations matérielles et partisanes. Il combat pour la Justice et pour la Vérité. C'est-à-dire pour l'Ordre et pour la Paix.

Il y a quelque chose d'apparence excessive dans les déclarations rituelles au 17ème grade. « Je suis prêt à verser mon sang pour la Franc Maçonnerie », voilà ce que l'on fait dire au nouveau chevalier.

Ces phrases, qui ne signifient rien dans leur sens littéral sont cependant de portée symbolique. Si l'on n'est pas prêt à verser son sang, sans doute n'est-on jamais digne du beau nom de chevalier.

La question est: faut-il verser son sang pour une cause ? Du moins, il peut apparaître que la question se pose ainsi. Mais en fait, I'on verse son sang malgré soi. Ce ne sont jamais les maçons connaissant bien l'Art qui entreprennent les combats sanguinaires. Ils en sont seulement les victimes.

Je voudrais que l'on mesure bien la gravité de cette condition de l'esprit: elle est toujours subordonnée à la souffrance et au sang versé. En cela, il est ridicule de prononcer des phrases dérisoires. Et toute phrase est dérisoire à laquelle on ne croit plus.

Aller dire à un frère quelconque : es-tu prêt à mourir pour l'Ordre ? C’est provoquer le sourire.

Or, en réalité, nous vivons et mourons tous pour assurer à l'homme sa liberté. Sans doute ne suivons nous pas tous les mêmes voies. Mais le pire, dans les guerres, c'est que le sang coule toujours pour ceux qui croient avoir la justice avec eux.

Le fanatique n'est pas quelqu'un d'insincère ou quelqu'un de méchant au sens de cruel. Il est au contraire convaincu de sa mission et de sa vérité. On n'a pas entamé la lutte contre le fanatisme tant que l'on n'a pas mesuré ce qu'il y a de tragique dans le sentiment de la Vérité.

Il y a quelque chose de cette conviction chez beaucoup de maçons. Ce qui les distingue de tout espèce de fanatisme, c'est que leur conviction est de douter que quelque idée que ce soit mérite que l'on meure, que l'on cherche la mort pour la soutenir. Les maçons peuvent payer de leur sang la liberté de conscience, sans pour cela souhaiter ou rechercher la persécution. Les martyrs sont des objets tragiques dont les habiles font leur sauvegarde publique.

Que tous les hommes libres qui ont été sacrifiés sur l'autel de la liberté reçoivent le témoignage de notre respect. N'ayons pas la prétention de prendre leur place. Il nous faudrait être digne de persécution pour avoir quelque risque à courir.

Y a-t-il quelque chance que nous soyons dignes des aspirations auxquelles prétendent les francs-maçons ? Les vertus sont des pratiques quotidiennes et rien n'est plus difficile à soutenir que la constance, quand on est homme.

Les devoirs du Chevalier d'Orient et d'Occident sont définis selon les structures héritées de la tradition: les 3, les 5, les 7 sont des chiffres symboliques dont l'application au discours facilite l'analyse. Il n'y faut voir rien de mystérieux, mais seulement des figurations structurées.

Pourquoi sept devoirs pour le chevalier ? A cause des sept péchés, ou des sept vertus (les trois théologiques et les quatre cardinales ?).

En réalité, on peut lire sur certains rituels: Travailler et méditer. Espérer et croire. Veiller sur la Franc-Maçonnerie. Aider les nécessiteux. Enseigner la Vérité maçonnique. Aimer l'humanité, mépriser la mort.

Y a-t-il sept devoirs ou plus ? En réalité, c'est là une énumération puérile, et sans intérêt si ce n'est critique.

J'admets parfaitement le travail et la méditation comme moyen de perfection. J'admets l'espérance comme secours, et la croyance comme pis aller. Quand j'entends demander à un homme de veiller sur l'Ordre, je commence à m'interroger. Cela signifie et ne peut signifier qu'une chose: veiller à vivre selon les principes auxquels il adhère en son âme et conscience.

Cela ne peut vouloir engager en un combat douteux, la défense exigeant l'attaque, et la guerre exigeant des soldats obéissants et aveugles. Le franc-maçon ne peut s'engager qu'à témoigner en sa personne des vertus d'un maçon.

Et cet engagement est affaire de soi à soi, de soi à l'estime de ses frères, de soi au principe de sa foi.

Mais quant à enseigner la Vérité Maçonnique, comme s'il y avait d'autres vérités, c'est se placer dans une situation irrémédiablement fausse. S’il y a Une vérité, il faut la connaître avant de l'enseigner. S’il y a plusieurs vérités, le maçon ne peut en privilégier aucune, en raison même de sa position d'éclaireur et de défenseur de l'Ordre humain.

Il faut songer à l'ambiguïté des termes et se demander si prises à la lettre, les formules comme celles là n'ont pas des relents douteux de volonté de puissance, de fanatisme ou tout simplement de sottise.

Il est sans doute bon d'aimer l'humanité et salutaire de mépriser la mort, mais chacun fait ce qu'il peut sur cette voie sans toujours être fier du résultat. Faut-il établir un palmarès ? Les fanatiques y ont leur place.

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REAA17 : initiation (2)

11 Septembre 2012 , Rédigé par REAA17 Publié dans #Rites et rituels

T.P. Debout, Respectables Frères.

Secr.  Qui sont ceux-ci vêtus d’habits blancs, qui sont-ils et d’ou sont-ils venus?

T.P. Monseigneur, tu Ie sais. Il m’a dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande affliction. Ils ont lavé leurs habits et les ont blanchis dans le sang de  l’agneau, Ils le servent jour et nuit dans son sanctuaire et celui qui est sur le trône s'abritera près d'eux. Ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif et jamais plus le soleil ne les frappera ni aucune brûlure, car l'agneau qui est au milieu du trône les fera paître et les conduira près des eaux des sources de vie, et Dieu effacera toute larme de leurs yeux.

Un coup de gong .

T.P. Mes Frères, reprenez vos places. Brisez le septième Sceau, mon Frère.

Le récipiendaire laisse le 7e symbole sur la table.

Le Très Puissant remet au récipiendaire un encensoir d'or dans lequel l’encens ne brûle pas. Le récip. en verse le contenu sur le brasier, enflammant ainsi l’encens.

T.P.  Que cet encens qui brûle s'élève en l'Unité lumineuse !

Orat.  Quand il ouvrit le septième Sceau il y eut un silence dans le ciel.

Et je vis Ies sept anges qui se tiennent devant Dieu et il leur fut donné sept trompettes. Et un autre ange vint et il se tint sur l'autel avec un encensoir d’or, on lui donna beaucoup de parfums pour les offrir avec les prières de tous les saints sur l'autel d'or qui est devant Ie trône.

Et l’ange prit l'encensoir, le remplit du feu de l'autel et le jeta sur la terre. Et il y eut des tonnerres, des voix, des éclairs et une secousse.

La 1ère trompette sonne

Le premier ange sonna de la trompette, et il y eut de la grêle et du feu mêlés de sang qui furent jetés sur la terre, et Ie tiers de la terre fut brûlé, et le tiers des arbres fut brûlé, et toute herbe verte fut brûlée.

La 2ème trompette sonne

Le deuxième ange sonna de la trompette, et une sorte de grande montagne de feu ardent fut jetée dans la mer, et Ie tiers de la mer devint du sang, le tiers des créatures qui vivaient dans la mer moururent, le tiers des navires fut détruit.

La  3e trompette sonne

Le troisième ange sonna de la trompette, et  une grande étoile ardente comme une torche tomba du ciel. Elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux. Le nom de cette étoile est Absinthe, et Ie tiers des eaux fut changé en absinthe et beaucoup d’hommes moururent par les eaux parce qu’elles étaient devenues amères.

La 4e trompette sonne

Le quatrième ange sonna de la trompette, et le tiers du soleil fut frappé, et le tiers de la lune et le tiers des étoiles, afin que le tiers en fut obscurci et que le jour perdit un tiers de sa clarté et la nuit de même.

Et je vis et j’entendis un aigle volant au zénith disant d’une voix forte : malheur aux habitants de la terre ! A cause des autres sons de la trompette des trois anges qui vont en sonner.

La 5e trompette sonne

Le cinquième ange sonna de la trompette, et je vis une étoile qui était tombée du ciel sur la terre. La clé du puits de l’abîme lui fut donnée et elle ouvrit le puits de l’abîme et une fumée monta du puits comme la fumée d’une grande fournaise, et le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits. De cette fumée sortirent des sauterelles qui se répandirent sur la terre et il leur fut donné un pouvoir pareil au pouvoir qu’ont Ies scorpions de la terre.

Il leur fut dit de ne pas nuire à l’herbe de la terre ni à aucune verdure ni à aucun arbre mais seulement aux hommes qui n'ont pas Ie Sceau de Dieu sur leur front. L’aspect de ces sauterelles était pareil à des chevaux prêts pour la guerre, avec sur leurs têtes des sortes de couronnes pareilles à de l'or, et leurs faces comme des faces d'hommes.

Elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes et des dents comme des lions.

Elles avaient des thorax comme des cuirasses de fer et Ie bruit de leurs ailes était comme un bruit de chars à plusieurs chevaux qui courent à la guerre.

Elles avaient des queues pareilles aux scorpions avec des dards, et dans leurs queues était leur pouvoir de nuire aux hommes pendant cinq mois. EIIes avaient sur elles comme roi, l’ange de I'abîme. Son nom hébreu est Avadon, et en grec Apollyon.

Orat. Le premier malheur s’en est allé.

La 6e trompette sonne

2d. Anc. Le sixième ange sonna de la trompette et j’entendis une voix sortir des quatre cornes de l'autel d’or qui est devant Dieu. Elle disait au sixième ange qui avait la trompette : « Délie les quatre anges enchaînés sur le grand fleuve Euphrate. »

Et les quatre anges qui étaient prêts pour l’année, le mois, le jour et l'heure ont été déliés pour tuer le tiers des hommes.

Le tiers des hommes ont été tués par trois plaies, par le feu, la fumée et le soufre sorti de leurs bouches. Les autres hommes, qui n’ont pas été tués par ces plaies, ne se sont pas convertis des œuvres de leurs mains pour ne plus se prosterner devant les démons, les idoles d'or, d'argent, de bronze, de pierre et de bois qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher.

1r. Anc.  Et je vis un autre ange vigoureux descendre du ciel, vêtu d’une nuée, l’arc-en-ciel sur sa tête, sa face comme le soleil et ses pieds comme des colonnes de feu.

Il avait à la main un livret ouvert. Il posa Ie pied droit sur la mer et le gauche sur la terre et il a cria à grande voix comme rugit un lion.

Quand il eut crié, Ies sept tonnerres firent parler leurs voix.

Et quand Ies sept tonnerres eurent parlé, j’allais écrire et j’entendis une voix du ciel me dire :  « Scelle ce dont parlent les sept tonnerres, ne l’écris pas.

Va, prends le livret et dévore-le, il sera amer à ton ventre, mais dans ta bouche il sera doux comme du miel. » Je pris Ie livret de la main de l’ange et je le dévorai. Il était dans ma bouche comme un doux miel et quand je l’eus avalé il était mes entrailles furent remplies d’amertume.

T.P. Et on me dit : Tu dois prophétiser encore sur beaucoup de peuples, de nations, de langues et de rois. On me donna un roseau, une sorte de bâton, en disant : Lève-toi,  mesure le sanctuaire et l’autel. Alors tomba sur la terre de la grêle et du feu mêlé de sang : le tiers de la terre, des arbres et toute l'herbe verte furent consumés.

Le Maître des Cérémonies entraîne le récipiendaire comme pour sortir du Temple.

Arrivé entre les colonnes, le Très Puissant dit :

T.P.        

Arrêtez, mon Frère ! Retournez-vous !

Le parvis hors du sanctuaire, laisse-le en dehors, ne le mesure pas, car il a été livré aux nations et elles fouleront la ville sainte quarante- deux mois.

Et je donnerai à mes deux témoins de prophétiser, vêtus de sacs, mille deux cent soixante jours. Ce sont eux Ies deux oliviers et Ies deux lampes qui se tiennent devant Ie Seigneur de la terre. Quand ils auront fini leur témoignage, la bête qui monte de l’abîme leur fera la guerre, les vaincra et les tuera.

Après trois jours et demi un esprit de vie de Dieu est entré en eux et ils se sont tenus sur leurs pieds et une grande crainte est tombée sur ceux qui les contemplaient. A l'heure même ç’a été une grande secousse. Le dixième de la ville est tombé et sept mille personnes ont été tuées dans cette secousse. Les autres ont été effrayés et ont donné gloire au Dieu du ciel.

Orat. Mon Frère, le deuxième malheur s’en est allé.

Vous trouvant entre les colonnes, votre destin est à moitié accompli et vous faites nombre avec les neuf Chevaliers qui firent leurs vœux entre les mains du Patriarche de Jérusalem.

T.P. Réjouissez-vous, mon Frère, car vous détenez le Roseau Mystique.

La 7e trompette sonne

Notre destin s'accomplit. Les nations se sont mises en colère, et ta colère est venue et l'instant de juger les morts et de donner salaire à tes esclaves les prophètes, aux saints, à ceux qui craignent ton nom, petits et grands, et de détruire ceux qui détruisent la terre.

Orat. Le troisième malheur vous est bien annoncé, mon Frère, mais vous qui avez donné votre sang, vous qui êtes marqué du TAU, vous qui détenez le Roseau Mystique, votre place est réservée dans le Temple spirituel où seront recueillis pour l'éternité ceux qui comme vous se sont fait les défenseurs de la Vérité.

T.P. Frère Maître des Cérémonies, conduisez tous les Princes de Jérusalem devant l'autel pour l'investiture.

Exécution.

Le M.des Cér. reprend le roseau.

Mes Respectables Frères, debout !

Le Très Puissant descend de sa stalle et se place derrière l'Autel, tenant l'épée.

Mes Frères, genou droit en terre.

A la Gloire du Grand Architecte de l'Univers,

au nom du Suprême Conseil pour ……

et en vertu des pouvoirs qui m'ont été conférés par le

Souverain Grand Commandeur,

Vous Frère x. .. . .

Je vous crée, vous consacre et vous reçois,

Chevalier d'Orient et d'Occident, 17e degré du

Rite Ecossais Ancien et Accepté.

Chevaliers, relevez-vous.

Même processus pour chaque récipiendaire, à partir de   Vous Frère X 

Le Très Puissant retourne à sa stalle.

Respectables Frères, reprenez place.

Mes Frères, je vous fais remettre ce tablier.

Il est jaune, doublé et bordé de rouge.

Sa forme triangulaire symbolise la divinité dans ses trois premières émanations. Je vous fais remettre les cordons du grade.

L'un est un ruban blanc, l'autre un sautoir noir. Ces deux couleurs symbolisent les deux principes indissolubles du Bien et du Mal.

J'attire votre attention sur le bijou du grade qui est attaché au bas du sautoir. Il est d'or et d'argent, et sa forme heptagonale est votre univers de réflexion :

B-D-S-P-H-G-F

Ce sont les initiales de: Beauté, Divinité, Sagesse, Puissance, Honneur, Gloire, Force. L'or et l'argent symbolisent le soleil et la lune, Osiris et Isis.

L'or est le métal que les anciens attribuaient au soleil avec pouvoir générateur, tandis que l'argent, attribué à la lune, symbolise le pouvoir de capacité.

Cette dualité symbolique se retrouve dans les deux colonnes B  et J, Boaz et Jakin, soit, Energie et Stabilité, forces actives et passives de la nature qui participent à son équilibre.

L'Agneau immolé, couché sur le livre aux Sept Sceaux, c'est vous, mes Frères, qui en donnant votre vie pour la Franc-Maçonnerie, devenez maître de votre destinée que vous parviendrez à sublimer.

Vénérables Frères, comme marque de votre rang actuel en Maçonnerie, je vous donne cette couronne. Souvenez-vous que, de même que les autres insignes du Rite, elle n'est honorable que pour autant que vous la portiez avec honneur. Portez-la dignement en Francs-Maçons.

T.P. Mes Frères, voici les arcanes du grade.

La mise à l’ordre : debout, les bras le long du corps.

Le signe : le signe de demande, qui est aussi le signe du grade : tourner la tête vers son épaule droite comme pour regarder derrière soi en disant "Avadon".

Réponse : tourner la tête vers son épaule gauche, comme pour regarder derrière soi en disant "Yahboulon".

Signe d'entrée : se mettre la main droite au front.

Attouchements :
- 1er attouchement: mettre la main gauche, doigts allongés, dans la main droite de l'autre Frère. Celui-ci la couvre avec sa main gauche, chacun regardant son épaule droite.
- 2d attouchement : toucher de la main gauche l'épaule gauche de l'autre Frère, tandis que celui-ci répond en touchant votre épaule droite de sa main droite.

Marche : sept pas en équerre sur le côté de l'heptagone, tel que pratiqué au cours de l'initiation.

Batterie : six plus un coups ======= (6 + 1)

Mot de passe : Yahboulon.

Mot Sacré : Avadon.

Frère Maître des Cérémonies, veuillez reconduire les nouveaux élus dans les Vallées.

Frère Orateur, veuillez transmettre la légende du grade.

Orat. On suppose que ce grade a été institué en l'an mille cent dix-huit, qui est la date de fondation de l'Ordre des Templiers. On dit aussi qu'à cette époque, les croisés d'Occident s'unirent aux initiés d'Orient, vrais disciples de Jean de Patmos, sous la conduite de Garimont, Patriarche de Jérusalem.

Le but de cette association fut de veiller à la défense et à la protection des pèlerins qui visitaient la Terre Sainte. Pèlerins, croisés d'Occident, initiés d'Orient, tous sont à la recherche de la Vérité insaisissable.

Le rituel de ce grade est basé sur la vision que Jean eut dans l'île de Patmos. Cette apocalypse est un texte hermétique que la tradition nous a transmis. Elle nous conduit vers les événements qui seront commémorés au 18e degré.

Sa forme fantasmagorique est un langage codé autant que poétique, et le voile qui le recouvre ne leurre que le profane.

T.P. Je vous remercie, Frère Orateur.

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REAA 17 : initiation (1)

11 Septembre 2012 , Rédigé par REAA17 Publié dans #Rites et rituels

T.P. Frère Maître des Cérémonies, veuillez vous rendre au parvis du Temple pour quérir les récipiendaires que nous attendons.

Le Frère Maître des Cérémonies sort du Temple, puis frappe en Prince de Jérusalem à la porte par 5 x 5 coups.

T.P. Frère Capitaine des Gardes, voyez qui frappe ainsi et pourquoi.

C.d.G. entrouvrant la porte du temple dit:

Qui cherche à entrer ici et pourquoi ?

M.d.C. Ce sont des voyageurs fatigués, qui, après avoir traversé le désert, errent dans les ténèbres à la recherche de la Lumière .

C.d.G. Que veulent-ils ?

M.d.C. Connaître les mystères des 24 Anciens.

C.d.G. D'où viennent-ils ?

M.d.C. Des Ecoles de Philosophie, des sectes des Pharisiens et des Cabalistes.

C.d.G.  A quel titre espèrent-ils être admis ici ?

M.d.C. Ils sont Princes de Jérusalem. Ils sont d'humbles et patients chercheurs de la Vérité.

C.d.G.   Répondez-vous d'eux ?

M.d.C. Oui.

C.d.G. Qu'ils attendent avec patience et humilité.

Je vais transmettre leur requête.Le Capitaine des Gardes referme la porte du temple.

C.d.G.  Très Puissant, ce sont des voyageurs fatigués, qui, après avoir traversé le désert, errent dans les ténèbres à la recherche de la Lumière.

Ils viennent des Ecoles de Philosophie, des sectes des Pharisiens et des Cabalistes et désirent connaître nos mystères. Ils sont Princes de Jérusalem.

Ils sont d’humbles et patients chercheurs de la Vérité. Le Frère Maître des Cérémonies répond d’eux.

T.P. Frère Orateur, quelles sont vos conclusions ?

Orat.  Très Puissant, l'estime et la confiance dans lesquelles nous tenons notre Frère Capitaine des Gardes et l'assurance que nous avons de sa manière de questionner nous permettent d'accéder à la demande de ces Frères, si le Grand Conseil des Anciens marque son accord.

T.P. Respectables Anciens, vous avez entendu le rapport du Frère Orateur. Vous satisfait-il ? Devons-nous admettre ces Frères ? Si oui, levez la main. Les Respectables Anciens lèvent la main.

T.P. Frère Capitaine des Gardes, faites entrer ces Princes de Jérusalem.

Le Frère Maître des Cérémonies conduit les récipiendaires devant le tableau de Loge.

T.P. Mes Frères, le Grand Conseil des Respectables Anciens a accepté votre requête. Mais seul l'homme innocent et pur peut être admis à nos mystères.

En signe de cette innocence et de cette pureté, lavez-vous les mains dans une eau pure. Le Frère Maître des cérémonies conduit les récipiendaires devant la cuve d'eau pure à l'angle nord-ouest. Ils s'y lavent les mains.  

T.P. Frère Maître des Cérémonies, veuillez conduire les récipiendaires  à l'Orient.

Après exécution, le Très Puissant descend de sa stalle et asperge la tête des récipiendaires, en disant : A l'exemple de nos Anciens Maîtres égyptiens, je répands cette eau pure sur votre tête et vous consacre au service de la Vérité .

Le Très Puissant retourne à sa stalle. Frère Maître des cérémonies, veuillez conduire les Princes de Jérusalem dans les Vallées, à l'exception de celui que je vous ai désigné. Vous le revêtirez de la haire et de la ceinture de cuir rouge.

Le Maître des Cérémonies conduit les récipiendaires dans les Vallées, puis revêt le récipiendaire principal de la haire et de la ceinture de cuir rouge.

Frère Maître des Cérémonies, veuillez conduire le Prince de Jérusalem devant le tableau de la Loge. Le Maître des Cérémonies conduit le récipiendaire principal devant le tableau de la Loge par le sud.

1r. Anc. Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de cette prophétie et gardent ce qui est écrit, car l’instant est proche.

 T.P. Frère Maître des Cérémonies, veuillez conduire notre Frère devant l’Autel.

Moi, Jean, votre frère, votre compagnon d'affliction, de règne et de résistance en Jésus, j'ai été dans l'île de Patmos à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus, J'ai été en esprit au jour seigneurial et j'ai entendu derrière moi une grande voix comme de trompette qui disait : Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept Eglises, Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie, Laodicée. Je me retournai pour voir cette voix qui me parlait et, retourné, j'ai vu sept lampes d'or et au milieu des lampes une sorte de fils d'homme, revêtu jusqu'aux pieds, ceint à hauteur de poitrine d’une ceinture d'or, sa tête et ses cheveux blancs comme une laine blanche comme neige, ses yeux comme une flamme de feu, ses pieds pareils à du bronze-de-Liban comme en fournaise ardente, sa voix comme la voix des grosses eaux, avec sept étoiles dans sa main droite et une épée aiguë à deux tranchants sortant de sa bouche, et son visage comme brille le soleil dans sa force. Ecris donc ce que tu as vu, ce qui est et ce qui va être après, le mystère des sept étoiles que tu a vues dans ma droite et les sept lampes d’or. Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises et les sept lampes sont les sept Eglises.

1r. Anc. Qui a des oreilles qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises.

T.P. Va, mon Frère !

Le Maître des Cérémonies conduit le récipiendaire autour du tableau de la Loge en lui faisant faire chaque fois un pas en équerre sur un des sept côtés de l'heptagone. Il s'arrête à chaque sommet en commençant par l'Orient (B), puis par le Midi. Pendant cette évolution, le texte qui suit est lu.

1r. Anc. « Ecris à l’ange de l'Eglise d’Ephèse :

(B)   Je sais tes œuvres, ton travail et ta résistance, et que tu ne peux supporter  les mauvais. Le vainqueur je lui donnerai à manger de l’arbre de vie.
Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises : »

Orat. «“Ecris à l’ange de l'Eglise de Smyrne :

(O) Je sais ton affliction et ta pauvreté, mais tu es riche. Ne crains pas ce que tu vas subir. Sois fidèle jusqu’a la mort et je te donnerai la couronne de vie.
Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

Secr. « Ecris à l'ange de l'Eglise de Pergame :

(S) Je sais où tu habites ; Tu tiens à mon nom.
Le vainqueur, je lui donnerai de la manne cachée et je lui donnerai un caillou blanc avec,  écrit sur le caillou, un nom nouveau que personne ne sait sauf celui qui le reçoit.
Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

Orat. « Ecris à l'ange de l'Eglise de Thyatire :

(P)  Je sais tes oeuvres, ton amour, ta foi, ton service, ta résistance et tes dernières oeuvres plus nombreuses que les premières.
Et le vainqueur, celui qui garde mes oeuvres jusqu’à la fin, je lui donnerai pouvoir sur les nations. Il les fera paître avec une trique de fer comme on brise des vases de poterie. Et je lui donnerai l'étoile du matin.

Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

Secr. " Ecris à l’ange de l'Eglise de Sardes :

(H)  Je sais tes œuvres et que tu vis mais tu es mort. Réveille-toi, raffermis ce reste qui allait mourir, car je n'ai pas trouvé tes oeuvres remplies.

Souviens-toi donc de ce que tu as reçu et  entendu, garde-le, convertis-toi.
Le vainqueur sera vêtu aussi de vêtements blancs, et jamais je n’effacerai son nom du livre de vie.

Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

2d. Anc. " Ecris à  l'Eglise de Philadelphie :

(G) Je sais tes oeuvres. Voici,j'ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut  fermer,  parce que tu as peu de force et que tu as gardé ma parole et n'as pas renié mon nom.
Le vainqueur, j'en ferai une colonne dans le sanctuaire et j'écrirai sur lui le nom de la nouvelle Jérusalem.

Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

1r. Anc. « Ecris à l’ange de l'Eglise de Laodicée :

(F)  Je sais tes œuvres et que tu n’es ni froid ni chaud. Si seulement tu étais froid ou chaud ! Parce qu’ainsi tu es tiède et ni froid ni chaud, je vais te vomir de ma bouche. Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, je n’ai besoin de rien, et que je ne sais pas que tu es malheureux et pitoyable, pauvre, aveugle et nu. Moi, ceux que j’aime, je Ies prouve coupables et je les forme. Aie donc du zèle, convertis-toi. Le vainqueur, je lui donnerai de s’asseoir avec moi  sur mon trône. Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. » Le Chancelier allume le brasier

Le récipiendaire est ainsi revenu devant le Très Puissant.

1r. Anc. Jean-Baptiste disait à ceux qu'il baptisait :

" Je vous ai baptisé d'eau.

Un autre viendra plus tard qui vous baptisera d'Esprit et de Feu.

Il tiendra en main une pelle à vanner pour séparer le grain de la paille. Il amassera le grain dans son grenier, mais brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint jamais".

T.P. Mon Frère, vous qui devenez un soldat de la Vérité, étendez la main sur ce brasier, symbolisant ainsi le baptême par le Feu.

Qu'il vous purifie, élève votre Esprit et renforce votre âme.

Le Maître des Cérémonies conduit le récipiendaire devant

le brasier placé au sud-est, puis le ramène devant l'Autel.

T.P. Moi, Jean, votre Frère, j’eus encore une autre vision. Aussitôt j’ai été en esprit et voici, un trône était dans le ciel et quelqu’un assis sur le trône avec autour du trône un arc-en-ciel pareil à une vision d’émeraude.

Et autour du trône vingt-quatre Anciens assis, vêtus de vêtements blancs avec sur leurs têtes des couronnes d'or.

Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Il y a devant Ie trône sept torches de feu ardent qui sont Ies sept Esprits de Dieu.

Et devant Ie trône il y avait comme une mer vitrifiée pareille à du cristal.

Et autour du trône, quatre animaux pleins d'yeux par-devant et par-derrière : le premier animal pareil à un lion, Ie deuxième pareil à un taurillon, Ie troisième avec une sorte de face d'homme et le quatrième pareil à un aigle qui vole.

Et j'ai vu dans la droite de celui qui est sur le trône un Iivre scellé de sept Sceaux. Et j'ai vu, au milieu du trône et des quatre animaux et au milieu des anciens, un agneau debout comme égorgé.

Mon Frère, êtes-vous prêts à souffrir pour la cause de la Franc-Maçonnerie ?

Récip. Oui, Maître !

T.P. Mes Respectables Frères, qui est digne d'ouvrir le Livre et d'en rompre les Sceaux ?

Tous se taisent en inclinant la tête. Vous voyez, mon Frère, aucun autre que vous ne peut ouvrir le Livre aux Sept Sceaux et connaître les mystères qui y sont cachés. Etes-vous prêt à verser votre sang pour le faire ?

Récip. Je le suis !

T.P. En ce cas, mon Frère, préparez-vous.

Le Maître des Cérémonies bande les yeux du récipiendaire principal, l'amène à la cuve et, lui découvrant le bras droit jusqu'au coude, il lui fait tremper la main droite dans l'eau. Le simulacre d'une saignée est alors exécuté.

T.P. Arrêtez !

Enlevez le bandeau.

Mon Frère, le courage dont vous venez de faire preuve vous rend digne de prendre le Livre et d'en ouvrir les Sceaux, car vous êtes devenu semblable à l'agneau qui a été immolé et qui est digne de recevoir Beauté, Divinité, Sagesse, Puissance, Honneur, Gloire et Force.

Frère Maître des Cérémonies, amenez tous les Princes de Jérusalem devant l'Autel.Exécution.

Avant de briser les Sept Sceaux, mes Frères, un témoignage de fidélité vous est encore demandé.

Y consentez-vous ?

Vous Frère x. . . . . Vous Frère y. . . . . Vous Frère z. . . .

Récip.  Oui, Maître.

T.P. En ce cas, écoutez la formule du serment que le Frère Orateur va vous lire.

Orat. A la Gloire du Grand Architecte de l'Univers , appelant à témoin tous les Frères présents,

- je fais la promesse la plus solennelle de ne jamais révéler les secrets de ce grade à personne au monde sans y être autorisé ;

- je réitère ma promesse d'allégeance au Suprême Conseil pour la Belgique ;

- je promets de rester fidèle aux anciennes coutumes de la Franc-Maçonnerie, ainsi qu'à mes serments antérieurs ;

- je promets de ne jamais cesser d'éclairer mon esprit par une recherche inlassable de la Vérité.

Tout cela je le promets et m'y engage par un vœu solennel fait de plein gré.

T.P.           

Debout, mes Respectables Frères.

Mes Frères, si vous êtes disposés à prendre cet engagement, je vous prie, à l'appel de votre nom, de poser la main droite sur les Trois Grandes Lumières de la Franc-Maçonnerie et de dire: "je le promets".

Vous, Frère x. . . . Vous Frère y. . . . Vous Frère z. . . ,

Mes Frères, je prends acte de votre engagement.

Les Vallées au repos .

Frère Maître des Cérémonies, reconduisez les Frères à leur place, à l'exception de celui que je vous ai désigné.

Ce dernier reste devant l'Autel.

Approchez-vous, mon Frère, je vais vous montrer ce qui doit arriver maintenant.

Brisez le premier Sceau, mon Frère !

Le récipiendaire brise le 1er Sceau et retire le 1er symbole du livre: cheval blanc + arc

T.P. Je vous remets cette couronne d’or.

Le Maître des Cérémonies conduit le récipiendaire devant le 1er sommet de l'heptagone (lettre B) où il dépose ces symboles. (cheval blanc et couronne d’or). Il les contemple pendant la lecture  du commentaire par le T.P..

Il en sera fait de même pour les autres symboles.

Et j’ai vu quand l’agneau a ouvert un des sept Sceaux.

Et j’ai entendu un des quatre animaux dire comme d'une voix de tonnerre : Viens !Et j'ai vu, et voici un cheval blanc et celui qui était dessus avait un arc.

On lui a donné une couronne et il est sorti vainqueur et pour vaincre.Un coup de gong

Le récipiendaire est ensuite conduit autour de l’heptagone par le sud, l'ouest et le nord, pour se retrouver devant la stalle du Très Puissant.

Musique en sourdine pendant le voyage autour de l'heptagone.

T.P.  Brisez le deuxième Sceau, mon Frère !

Le récipiendaire brise le 2e Sceau et retire le 2e symbole du livre: cheval rouge feu.

Je vous remets cette épée.

Le Maître des Cérémonies conduit le récipiendaire devant le 2e sommet de l'heptagone (lettre D) où il dépose ces symboles. (cheval rouge feu et épée).

T.P. Quand il a ouvert le deuxième Sceau, j'ai entendu le deuxième animal dire : Viens ! Un autre cheval est sorti, rouge. Celui qui était dessus, on lui a donné d’ôter la paix de la terre, que Ies gens s'entr’égorgent, et on lui a donné un grand sabre. Un coup de gong

La suite du voyage se déroule comme pour le premier.

Musique en sourdine pendant le voyage autour de l'heptagone.

Le récipiendaire est revenu devant le Très Puissant.

T.P. Brisez le troisième Sceau, mon Frère !

Le récipiendaire brise le 3e Sceau et retire le 3e symbole du livre: cheval noir.

T.P. Je vous remets cette balance. Le Maître des Cérémonies conduit le récipiendaire devant le 3e sommet de l'heptagone (lettre S) où il dépose ces symboles. (cheval noir et balance).

T.P. Quand il a ouvert le troisième Sceau, j'ai entendu le troisième animal dire : Viens ! Et j'ai vu, et voici un cheval noir et celui qui était dessus avait une balance à la main. et j'ai entendu comme une voix au milieu des quatre animaux crier : Un denier la mesure de blé ! un denier les trois mesures d'orge ! et l'huile et le vin, ne Ies gâche pas !

Un coup de gong .

La suite du voyage se déroule comme les précédents.

Musique en sourdine pendant le voyage autour de l'heptagone.

Le récipiendaire est revenu devant le Très Puissant.

T.P. Brisez le quatrième Sceau, mon Frère !

Le récipiendaire brise le 4e Sceau et retire le 4e symbole du livre: cheval blême.

T.P. Je vous remets ce crâne.

Le Maître des Cérémonies conduit le récipiendaire devant le 4e sommet de l 'heptagone (lettre P) où il dépose ces symboles. (cheval blême et crâne).

T.P. Quand il a ouvert le quatrième Sceau, j’ai entendu la voix du quatrième animal dire : Viens !

Et j'ai vu, et voici un cheval vert et celui qui était dessus s'appelait La Peste. Et l’Hadès Ie suivait. On leur a donné pouvoir sur le quart de la terre pour tuer par l'épée, par la famine, par la peste et par les bêtes de la terre.

Un coup de gong.

La suite du voyage se déroule comme les précédents.

Musique en sourdine pendant le voyage autour de l'heptagone.

Le récipiendaire est revenu devant le Très Puissant.

T.P. Brisez le cinquième Sceau, mon Frère. !

Le récipiendaire brise le 5e Sceau et retire le 5e symbole du livre: âmes de ceux qui furent persécutés et massacrés.

T.P.  Je vous remets cette robe blanche.

Le Maître des Cérémonies conduit le récipiendaire devant le 5e sommet de l'heptagone (lettre H) où il dépose ces symboles. (âmes de ceux qui furent persécutés et massacrés + robe blanche).(note : p.ex un chasuble du 18eretourné)

T.P.  Quand il a ouvert le cinquième Sceau, j’ai vu sous l'autel les âmes de ceux qui ont été égorgés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu'ils portaient. Ils ont crié à grande voix : Jusqu’à quand, maître saint et véritable, ne juges-tu pas et ne venges-tu pas notre sang sur les habitants de la terre ?

On leur a donné à chacun un habit blanc et on leur a dit de se reposer encore un peu tant que ne seront pas au complet leurs compagnons d'esclavage, leurs frères qui vont être tués comme eux.

Un coup de gong.

La suite du voyage se poursuit comme les précédents.

Musique en sourdine pendant le voyage autour de l'heptagone. Le Récipiendaire est revenu devant le Très Puissant.

Brisez le Sixième Sceau, mon Frère!

Au moment où le 6e Sceau est brisé, une musique de tonnerre et de tremblement de terre retentit avec fracas.

Le soleil se voile : baisser les lumières dans le Temple.

Le Récipiendaire retire le 6esymbole du livre : page blanche.

Le Maître des Cérémonies conduit le récipiendaire devant le 6e sommet de l'heptagone (lettre G) où il dépose ce symbole.

T.P. Et je vis quand il ouvrit le sixième Sceau, et il y eut une grande secousse, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang, les étoiles du ciel sont tombées sur la terre comme un figuier, secoué de grand vent, jette ses figues vertes, le ciel se retira comme un livre qu’on roule et toutes montagnes et îles furent bougées de leur place.

Les rois de la terre, les grands, les chefs, les riches, les puissants et tout homme libre ou esclave se cachèrent dans Ies cavernes et dans Ies rochers des montagnes.

Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : « Tombez sur nous, cachez-nous de la face de Celui qui est assis sur le trône, et de la colère de l'Agneau, car il est venu le grand jour de leur colère, et qui peut subsister ? »

Un coup de gong .

La suite du voyage se poursuit comme les précédents.

Musique en sourdine pendant le voyage autour de l'heptagone.

Le récipiendaire est revenu devant le Très Puissant.

A ce moment s'élèvent les quatre vents.

Le Très Puissant levant les bras dit :

Ne détruisez pas la terre, ni la mer, ni les arbres, avant que nous n'ayons marqué du Sceau en forme de Tau le front des serviteurs de Dieu.

Le Très Puissant descend de sa stalle, se dirige vers le récipiendaire, trace un tau sur le front de celui-ci et dit:

Ainsi tu feras partie des Elus.

Le Très Puissant retourne à sa stalle tandis que le Maître des Cérémonies enlève la haire et ceinture de cuir au récipiendaire et lui passe un surtout blanc. Le récipiendaire dépose la haire au 7èmesommet de l’heptagone (lettre F)  et retourne ensuite devant le TS.

Allumer l'encensoir.

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RAPMM 16 : rituel de communication

10 Septembre 2012 , Rédigé par RAPMM Publié dans #Rites et rituels

LE TRÈS PUISSANT -  Coup de maillet. Sublimes Maçons, le 16ième degré dont nous allons vous communiquer le sens est celui de ''Prince de Jérusalem'', ou ''Chef des Loges Régulières''.  

Ce degré complète le précédent.  

Respectable Ancien, Premier Grand Gardien, à quoi correspond la légende de ce degré ?  

LE RESPECTABLE ANCIEN, 1ier GRAND GARDIEN – Esdras, rappelle la contestation qui s'éleva avec les Samaritains à la suite de la réédi­fication du Temple. Ceux qui n'avaient pas vécu en exil avaient adopté un mode de vie profane et adoraient les dieux païens. Ils ne voulaient pas voir se rétablir une nouvelle autorité s'appuyant sur le Temple. Elle rappelle aussi la décision que prit Darius à ce sujet.  

­LE TRÈS PUISSANT - Respectable Ancien, 2ième Grand Gardien, comment le Rite a-t-il utilisé la matière de cette légende pour faire avancer ses adeptes dans la voie de la Lumière et de la Connaissance ?  

LE RESPECTABLE ANCIEN, 2ième GRAND GARDIEN - Les Princes de Jérusalem siègent en Grand Conseil qui est présidé par Zorobabel, Roi de Judée.  

Les récipiendaires figurent les 5 Chevaliers d'Orient et de l'Epée de retour de leur ambassade auprès de Darius qui confirma la légalité de la reconstruction du Temple ordonnée par son père Cyrus.  

Pour les récompenser de leur mission, Zorobabel nomma Princes de Jérusalem les cinq ambassadeurs.  

LE TRÈS PUISSANT - L'œuvre matérielle est ainsi presque achevée, le Temple s'est relevé de ses ruines. Les constructeurs vont pouvoir écouter Esdras revenu d'exil leur apprendre à nouveau comment rétablir le dialogue et l'Alliance avec Dieu.  

Ce degré, dont nous vous conseillons d'approfondir le symbolisme, semble, plus que le 14ième, marquer l'achèvement de l'Œuvre au Blanc du processus Alchimique. Il eut, dès son origine, une grande importance dans la hiérarchie Maçonnique.  

En effet, aux termes des Constitutions de Bordeaux de 1762, les Princes de Jérusalem jouissaient de grands honneurs et privilèges dans les Loges dont ils avaient la surveillance et l’administration.  

Respectable Ancien, Grand Expert, voulez-vous donner aux futurs Princes de Jérusalem, l'instruction de ce degré ?  

LE RESPECTABLE ANCIEN, GRAND EXPERT - Le signe se fait en présentant l'épée haute, prête à combattre, la main gauche appuyée sur la hanche.  

La batterie est de 25 coups, par cinq fois cinq.

La marche consiste en un pas rapide effectué sur la pointe des pieds.  

Les travaux débutent au soleil levant et se terminent au milieu du jour.  

Le tablier est rouge, avec une doublure et une bordure jaune aurore.  

Sur le tablier, figurent les symboles du degré : Le Temple de Salomon, une équerre, un bouclier, un Delta et une main de Justice.  

Les Princes portent des gants rouges.  

Le cordon est couleur Aurore, avec un liseré d’Or.  

Sur le cordon sont peints : une balance, une main de Justice, un poignard, 5 Etoiles et 2 Couronnes, ainsi que les lettres D. et Z. (DARIUS et ZOROBABEL).  

Le Bijou est une médaille en or.                                                                                                 .

Sur l'une des faces, est gravée une main tenant une Balance ; sur l'autre, sont une épée à 2 tranchants, et 5 étoiles.  

Les Princes de Jérusalem doivent être justes, savants et miséricordieux.  

a) A la question : ''Etes-vous Prince de Jérusalem ? '' La réponse est : ''Le chemin de Babylone m'est connu''.  

b) A la question : ''Comment êtes-vous parvenu à ce degré ? '', la réponse est : ''Par mon ardeur et mon zèle''.  

Très Puissant, l'instruction des futurs Princes de Jérusalem est terminée.

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REAA 16 : communication du grade

10 Septembre 2012 , Rédigé par REAA 16 Publié dans #Rites et rituels

Grands Élus Parfaits et Sublimes Maçons, le seizième degré dont nous allons vous donner communication est celui de Prince de Jérusalem, autrefois dénommé "Chef des Loges Régulières". Ce grade complète le précédent. Les Princes de Jérusalem siègent en un Grand Conseil, présidé par Zorobabel, roi de Judée. Respectable Ancien Premier Grand Gardien, veuillez relater la légende de ce degré.  

Le Respectable Ancien, Premier Grand Gardien  

Le livre d'Esdras, dans l'Ancien Testament, relate les contestations qui se sont élevées entre les Hébreux et les Samaritains au sujet de la réédification du Temple. Ceux-ci, qui n'avaient pas vécu en exil à Babylone, adoraient des dieux païens. Ils refusaient de payer le tribut nécessaire aux sacrifices, ainsi qu'à la reconstruction de l'édifice, car ils ne voulaient pas voir se rétablir une nouvelle autorité s'appuyant sur le Temple. Aussi Zorobabel et le peuple hébreu de Jérusalem désespéraient de ne pouvoir terminer cette réédification. Ils envoyèrent une ambassade de cinq membres auprès du roi Darius, successeur de Cyrus, qui régnait à Babylone, afin de lui soumettre leurs justes plaintes. Ces messages après avoir triomphé de leurs ennemis qui voulaient s'opposer à leur passage arrivèrent enfin à Babylone. Ils obtinrent un édit de Darius enjoignant aux contestataires de se soumettre à Zorobabel, roi de Jérusalem. A leur retour, ils furent reçus en grande pompe et des feux de joie furent allumés en leur honneur. Pour les récompenser de leur mission, Zorobabel nomma les cinq ambassadeurs Princes de Jérusalem. Le Temple put alors être relevé de ses ruines et les hébreux écoutèrent Esdras revenu d'exil, qui leur apprit comment rétablir l'Alliance avec Dieu.  

Le Très Puissant  

Ce degré eut à son origine une grande importance dans la hiérarchie écossaise. En effet, aux termes des Grandes Constitutions de Bordeaux de 1762, les Princes de Jérusalem jouissaient de grands honneurs et privilèges. Ils avaient la surveillance et l'administration de toutes les loges des degrés inférieurs. Respectable Ancien, Second Grand Gardien, veuillez décrire les décors de ce Grand Conseil et donner les titres des Officiers et des Frères du seizième degré.  

Le Respectable Ancien, Second Grand Gardien  

Le Grand Conseil se tient dans un Temple séparé en deux parties par une Arche qui représente le chemin de Jérusalem à Babylone. L'Occident représente la cour de Darius, roi de Babylone. Ses tentures sont rouges. Il est éclairé par de nombreuses étoiles réparties indifféremment. Le Président nommé Très Équitable Prince représente Darius. Il porte une couronne et tient un sceptre en main. Il siège sur un trône et sous un dais, tous deux de couleur aurore. Devant lui, sur une table carrée sont disposés une épée nue, une balance, une main de justice et un rouleau de parchemin. L'Orient représente à Jérusalem la cour de Zorobabel, souverain roi de Judée. Ses tentures sont de couleur aurore. Il est éclairé par cent vingt cinq étoiles réparties par groupe de cinq. Le trône et le dais sont de couleur aurore. Devant le trône, sur une table triangulaire, sont placées une épée nue, une balance, un bouclier, un sceptre et un chandelier à cinq branches. Les deux Grands Gardiens, nommés Très Éclairés Princes sont le général de l'armée et le Grand Trésorier. Ils siègent à l'Occident, sous un petit dais, de part et d'autre de l'arche. Le Grand Garde des Sceaux, appelé Nehemie, siège à la droite de Zorobabel et le Ministre d'État appelé Esdras, siège à gauche de Zorobabel, tous deux sous un petit dais. Les autres Frères sont appelés Valeureux Princes. Le Grand Conseil est gardé par les deux plus jeunes Princes armés d'une lance. Les récipiendaires, qui doivent être au nombre de cinq, figurent les cinq Chevaliers d'Orient et de l'Épée de retour de leur ambassade à Babylone auprès de Darius.    

Le Très Puissant  
Respectable Ancien, Grand Expert, veuillez donner l'instruction du grade.  
Le Respectable Ancien, Grand Expert
Debout :
Signes : Il y a deux signes au seizième degré
1er signe dit de commandement : Tendre le bras droit à hauteur de l'épaule gauche.
2ème signe dit de bataille : En réponse, placer la main gauche sur la hanche gauche.
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REAA : 16ème GRADE - P DE JÉRUSALEM.

10 Septembre 2012 , Rédigé par x Publié dans #Rites et rituels

fascination exercée par Jérusalem est un des grands traits de la civilisation occidentale.

 

Est-ce en raison de sa position géographique, est-ce à cause de la qualité de l'air, du sol ou des forces magnétiques qui s'y croisent ? La réponse n'est peut-être après tout qu'une question de rayonnement mystique. Jérusalem est la patrie d'une certaine spiritualité ardente et subtile dont le rayonnement s'est étendu à l'Europe et au Nouveau Monde.

 

Jérusalem est un centre. Il y a d'autres centres de part le Monde et le seul aveuglement des occidentaux fait obstacle à une vision correcte de phénomène. Si l'on compte les fidèles, comme longtemps l'Église catholique s'est plu à le faire pour impressionner les sots, il doit y avoir plus de vertu dans les eaux du Gange que dans celles de Lourdes.

 

Et si l'on conçoit la relation entre le nombre et la vérité comme la preuve d'une supériorité quelconque, on peut dire assurément que les foules chinoises, et Indiennes témoignent.

 

En réalité l'allusion à Jérusalem est plutôt de caractère indicatif. Nous avons un passé et une tradition. Et les responsables de la vie culturelle, les « Princes de Jérusalem » ont pour mission de préserver cette tradition.

 

Les allusions à la géométrie, dans les grades précédents constituaient une référence à la Grèce, et le nom de Pythagore se présentait comme celui de Jérusalem en signe de reconnaissance.

 

Toutefois il faut constater que la mythologie grecque est totalement absente de la symbolique maçonnique. Et c'est là une des considérations qui méritent attention. Pourquoi donc cette mythologie n'a-t-elle pas été intégrée alors que les filiations juives et chrétiennes sont marquées si nettement ?

 

Sans doute y a-t-il eu une occultation dont les croisades sont l'origine vraisemblable. Sans compter une volonté délibérée sans doute de sous-estimer l'apport des byzantins en matière de spiritualité. La coupure du Monde Romain est une de ces querelles fratricides dont l'histoire porte les traces plus vives que de bien d'autres conflits.

 

On dit que les Princes de Jérusalem portaient le titre de Chef des Loges. Sans doute veut-on par là indiquer l'importance du grade. Mais la pratique en est désuète. Et la portée initiatique bien faible si on comprend bien la signification du mythe: s'appuyer sur la puissance pour réduire les oppositions et obtenir le tribut des étrangers.

 




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REP : rituel de Maître de Loge (4ème degré)

9 Septembre 2012 , Rédigé par REP Publié dans #Rites et rituels

 

Le présent rituel est établi d'après le manuscrit figurant dans les archives personnelles du T R F Georges Bogé de Lagrèze, qu'il nous confia en 1942, et qui accompagnait ceux de Maître Ecossais et Chevalier de Saint-André du Rite Ecossais Primitif, et de la liste des bénéficiaires de ces degrés en sa propre filiation, documents que nous avons conservés. Il est très proche de celui du manuscrit Calvet, figurant au Musée d'Avignon de ce nom. Nous n'avons fait que corriger un des noms d'ordre du rituel, en employant Zorobabel pour Iorobabel, probablement simple lapsus calami.

AVERTISSEMENT

Comme le qualificatif de prince, donné en ce rituel aux membres de la Loge d'Installation, pourrait être la source de fines plaisanteries chez certains, nous croyons utile d'en révéler d'abord la signification ésotérique. L'hébreu rosen signifie prince, le même hébreu korôz signifie héraut, et rosah korôz a fourni le vocable rose croix. Ainsi ce dernier doit être un prince héraut (héraut : qui promulgue). D'autre part, prince vient du latin princeps, signifiant le supérieur, la source, le principe dominant.

Tout ceci justifie que le Rite Ecossais Rectifié fondé à Lyon au Convent des Gaules de 1778 par J.B. Willermoz, ait promulgué que tout Vénérable de Loge devait être Maître Ecossais de Saint-André (18ème degré ou Chevalier Rose Croix dans le Rite de Perfection), et que la Loge Symbolique devait être dirigée discrètement par la Chambre Ecossaise de Saint-André composée de ses Maîtres Ecossais de Saint-André, c'est-à-dire Chevaliers Rose Croix. Tout ceci dérivait de l'usage identique au Rite Ecossais Primitif, imposant à un Maître de Loge d'être d'abord Maître Ecossais et Chevalier de Saint-André, d'où cette cérémonie d'installation complétant l'initiation aux grades ci-dessus. Ces précautions rituéliques se justifiaient par le caractère définitif de l'installation du Vénérable de la Loge, qui se trouvait être nommé ad vitam selon l'usage, sauf renonciation de sa part au bout d'un certain temps.

Rappelons l'usage du Rite Ecossais Rectifié, copié sur son modèle initial le Rite Ecossais Primitif, qui voulait que le résultat du scrutin désignant les candidats au Vénéralat soit communiqué obligatoirement à la Chambre Ecossaise, laquelle choisissait définitivement le futur Maître de Loge, qui n'était pas nécessairement celui ayant recueilli le plus de voix au scrutin en la Loge Symbolique.

Après la cérémonie d'Ouverture de la Loge, le Maître désireux de faire recevoir un Maître de Loge, c'est-à-dire un Compagnon Confirmé, ancienne dénomination du Maître-Maçon, susceptible de diriger une Loge et d'y transmettre les trois degrés de l'initiation maçonnique : Apprenti, Compagnon et Compagnon Confirmé, ce Maître Installé doit en faire la proposition au Président après la communication des in formations diverses. La Loge en délibère, et si tout a déjà été réglé dans les Tenues précédentes, le Récipiendaire est déjà présent dans un Cabinet séparé, décoré en Compagnon Confirmé .Le Président demande alors à l'Expert d'aller chercher le Candidat, mais de l'interroger auparavant sur les deux degrés d'Apprenti et de Compagnon, afin de pouvoir témoigner devant la Loge de sa capacité à être reçu comme Maître Installé. Le Frère Expert déclare exécuter l'ordre, il salue et se rend dans le Cabinet d'attente pour y remplir son office auprès du Candidat, après l'avoir salué maçonniquement en entrant. Le Frère Expert interroge minutieusement le Candidat sur le déroulement des rituels des grades bleus : Apprenti, Compagnon et Compagnon Confirmé. S'étant assuré de la parfaite connaissance de ceux-ci de la part de l'Impétrant, il l'amène à la porte de la Loge, et frappe un coup du pied sur le sol.

Le Frère Second Surveillant répond par un autre coup de pied sur le sol, et annonce au Premier Surveillant l'arrivée du Frère Expert et du Candidat.

1er Surveillant transmet l'annonce au Président

Prince qui présidez, le Frère Expert et le Candidat sont dans les Parvis, en attente de votre décision.

Le Président donne l'ordre de les introduire

Vénérable Frère 1er Surveillant, ayez la bonté de vous assurer qu'il s'agit bien du Frère Expert et du Candidat ; si, comme tout porte à le croire, ce sont eux, introduisez l'un et l'autre.

1er Surveillant donne l'ordre au Frère 2ème Surveillant de donner l'entrée du Temple.

2ème Surveillant ouvre le porte et introduit le Frère expert et le Candidat, qu'il place comme d'usage entre les deux Surveillants.

Le Président frappe un coup, lequel est répété par les deux Surveillants Puis il demande Frère Expert, que vient faire ici ce Maçon qui n'est que Compagnon Confirmé (ou Maître de Loge non Installé) ?

Le Frère Expert

Ce Frère vient recevoir la récompense de ses travaux et de ses études.

Le Président

Est-il en état de la recevoir ?

Le Frère Expert

Je me suis assuré qu'il possède toutes les connaissances nécessaires en ces domaines, il est Compagnon Confirmé.

Le Président s'adressant au Candidat

Mon très cher Frère, le Conseil des Maîtres de Loge est extrêmement satisfait du zèle que vous avez déployé en vos travaux. Il va vous donner les preuves de la distinction qu'il sait faire du mérite, en vous élevant aujourd'hui à la dignité de Maître de Loge. Frères 1er et 2d Surveillants, veuillez faire avancer Zorobabel au pied du trône. Les deux Surveillants exécutent l'ordre. Dès que le Récipiendaire est parvenu au pied du Trône, le Président en descend, et le prenant par la main droite, il lui dit : Prince Zorobabel, montez sur ce Trône qui vous est destiné. Dès que le Récipiendaire est assis sur le trône de Cyrus, le Frère Expert jette les parfums préparés sur les braises du réchaud, et le dépose à ses pieds de façon que la fumée monte directement vers lui. Pendant ce temps, le Président et les deux Surveillants forment un faisceau de leurs épées au-dessus de sa tête. Le Président lui remet ensuite l'épée qui lui est destinée et lui fait prêter l'Obligation ci-après, mais auparavant, il aura invité tous les Frères présents à venir derrière l'Impétrant, l'épée haute. Les Maîtres présents s'avancent l'épée haute et font la voûte d'acier.

Cyrus debout devant le Trône tend son épée au récipiendaire et dit

Prince, veuillez vous lever et prononcer l'Obligation d'Ordre après moi, la main droite levée ainsi qu'en tout serment.

OBLIGATION

Moi, N..... (se nommer), en présence du Dieu Tout-Puissant Grand Architecte de l'Univers, je promets et m'engage à faire observer très exactement et scrupuleusement le bon ordre dans l'Art Royal de la Franche Maçonnerie, d'y faire suivre exactement les Statuts, Rites et Usages du Rite Ecossais Primitif, promettant moi-même de m'y conformer et de ne rien modifier ni innover. Je promets de plus de ne jamais tenir le siège du vénérable Maître de Loge dans aucune loge clandestine, irrégulière ou bâtarde, de ne jamais révéler qu'à un Vénérable Maître de Loge, régulièrement constitué ainsi que je vais l'être, les secrets qui vont m'être confiés et qui ne sont pas tous nécessairement transcrits dans le rituel manuscrit. Et si j'enfreins la moindre de ces promesses, je souhaite que les peines attachées à toutes mes obligations précédentes puissent m'accabler. Ainsi donc, que le Dieu Tout-Puissant Grand Architecte de l'Univers me soit en aide.

Cyrus se tourne vers les assistants et dit

Mes Frères, veuillez reprendre vos places. Prince, veuillez descendre du Trône. Ceci fait, il met sa main droite sur la tête du Récipiendaire et prononce les formules d'investiture 

INVESTITURE

Au nom du Dieu Tout-Puissant Grand Architecte de l'Univers, en vertu des pouvoirs que j'ai reçus, je vous constitue Maître de Loge. il lui passe autour du cou le Sautoir où est le Bijou et dit Et je change votre nom de Zorobabel en celui de Cyrus, roi de Babylone, qui libéra Israël et fit jeter les fondements de la réédification du Temple de Jérusalem. C'est pourquoi, nous Te supplions, Dieu Tout-Puissant, Architecte Suprême de l'Univers et Ordonnateur de la Lumière, de bénir la présente transmission en accordant à noter Frère N.... (le nommer) qu'il puisse continuer à dédier sa vie à Ton service et être ainsi un véritable Maître de Loge parmi nous. Ainsi donc Seigneur, daigne continuer à le gratifier de Ta divine Sagesse, afin qu'il puisse demeurer capable, chaque jour davantage, d'éclairer en l'esprit de tous nos Frères et au moyen de la Franche Maçonnerie les mystères de la divine connaissance qui seule peut illuminer les âmes. Amen.

Tous les Frères

Amen

Cyrus communique alors au nouveau Maître de Loge l'attouchement et le Mot de reconnaissance. Puis il monte s'asseoir à côté du nouveau Maître de Loge et dit

Vénérable Maître 1er Surveillant, veuillez dialoguer avec moi l'Instruction des Maîtres de Loge.

1er Surveillant Je suis à vos ordres, Vénérable.  Alors commence la lecture de l'Instruction.

INSTRUCTION DU GRADE DE MAITRE INSTALLÉ

D -  Etes-vous Maître de Loge ?

R -   Oui, je le suis, ayant été reçu selon les rites séculaires.

D -  Comment nommez-vous ces rites ?

R -   Zorobabel était mon nom comme Récipiendaire, mais depuis ma réception je porte celui de Cyrus.

D -  Pourquoi, mon Frère ?

R -   Parce que ce fut Cyrus qui donna ordre à Zorobabel d'aller à Jérusalem y rebâtir le Temple jadis construit par Salomon.

D -  Comment avez-vous été reçu ?

R -   Un Maître de Loge Installé m'a reçu sur le trône de Cyrus entre le Fer, le Feu et les Parfums, afin de me purifier.

D -  Pourquoi par le Feu et les Parfums ?

R -   Pour démontrer que j'étais purifié de la tête aux pieds par le Feu et par l'Air comme en mon initiation d'Apprenti.

D -  Pourquoi par le Fer ?

R -   Pour me rappeler que les Compagnons de Zorobabel travaillèrent à la réédification du Saint Temple la Truelle d'une main et la Glaive dans l'autre, et que cette réédification est aussi un combat.

D -  Pourquoi vous a-t-on fait asseoir sur un trône ?

R -   Pour me rappeler que l'autorité que l'on m'a confiée ne se partage pas, et que je dois absolument faire respecter sans faiblesse les Rites et les Usages propres à notre ordre.

D -  Pourquoi portez-vous un Soleil dans le bijou de votre Sautoir ?

R -   Comme le soleil éclaire le monde, ainsi je dois éclairer les Frères de ma Loge de sages et prudents conseils, et moi-même je dois sans cesse me tourner vers sa lumière, image de celle du Dieu Tout-Puissant, et le prier de m'éclairer en cette voie.

D -  Que signifie Zorobabel ?

R -   En hébreu ce nom signifie "étranger à Babylone".

D -  Que signifie Cyrus ?

R -   "Soleil", symbole ancien de ce grade.

D -  Que signifie Darius, autre nom de Cyrus ?

R -   Il signifie "Cherchant".

D -  Que signifie Babylone ?

R -   "Lieu de confusion".

D -  Que signifie Jérusalem ?

R -   "Paix parfaite"

D -  Pourquoi en ce grade vous qualifie-t-on de prince ?

R -   En fonction de l'hébreu rosen, même sens.

D -  Pourquoi ce choix ?

R -   Allusion à l'hébreu rosen korôz.

D -  Que signifient ces mots ?

R -   Prince héraut.

D -  Pourquoi héraut ?

R -   Comme un héraut proclame la volonté de son souverain, le rosen korôz fait de même pour le sien.

D -  Que sont devenus ces deux mots dans le langage profane ?

R -   On en a dérivé le terme de rose-croix, qui en se vulgarisant est devenu synonyme d'initié.

D -  Pourquoi le Profane fait-il trois voyages au rituel d'Apprenti ?

R -   Pour qui a le sens de l'ésotérisme, c'est le rappel des trois étapes de l'être : hylée, psyché, pneuma.

D -  Pourquoi le Compagnon fait-il cinq voyages, coupés d'interrogatoires à l'Orient, en postulant pour la Maîtrise ?

R -   Pour rappeler que selon la Gnose symbolisée par notre lettre "G" au sein de l'Etoile Flamboyante, l'âme en sa montée vers le Plérôme doit répondre à certains critères avant de poursuivre sa route.

D -  Pourquoi le Compagnon passant à la Maîtrise doit-il revivre la mort d'Hiram ?

R -   Pour s'identifier à lui, en devenir le porte-parole, le héraut.

D -  Qu'est-ce que Hiram, symboliquement ?

R -   Le constructeur d'un Temple idéal, extérieur au monde matériel.

D -  Pourquoi votre Equerre de Vénérable sera-t-elle complétée du théorème de Pythagore après votre réception ?

R -   Pour rappeler le symbolisme de ses principes, constitutifs des règles du Syllogisme.

D -  Qu'est-ce qu'un Syllogisme ?

R -   La clé d'un raisonnement conforme à la logique.

D -  Qu'est-ce que la raison ?

R -   C'est la faculté par laquelle le Maçon peut connaître et conclure en fonction de la véracité.

D -  Entendez-vous par raison le ralliement au matérialisme ?

R -   Non,  car cette faculté s'exerce en tous domaines, spiritualisme compris.

D -  Qu'entendez-vous par spiritualisme ?

R -   Une doctrine philosophique qui admet l'existence de l'esprit comme une réalité substantielle.

D -  Qu'est-ce qu'une substance ?

R -   Est substance tout ce qui est permanent et réalité.

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REP : réception d'Ecuyer Novice au grade de Chevalier

9 Septembre 2012 , Rédigé par Rite Ecossais Primitif Publié dans #Rites et rituels

La Cérémonie commence après l'ouverture du Chapitre de l'Intérieur, lorsque le Baiser de Paix et le Mot ont été échangés.

Le Commandeur

"Révérends et Bien-Aimés Frères, j'ai fait assembler ce Chapitre pour créer et armer Chevalier suivant les usages et cérémonies de l'Ordre, le Frère Novice N.........

Mais auparavant, je vais faire procéder à l'examen des preuves d'Ordre, sans lesquelles il ne pourrait être admis parmi nous. Très  Révérend Frère Procureur, veuillez remettre au Frère Chancelier de ce Chapitre les Pièces et Actes dont vous devez être muni pour justifier que le Frère Ecuyer-Novice N...... s'est conformé à tout ce qui est prescrit par nos Lois et Usages..."Le Parrain remet ces pièces, qui les remet au Chancelier, lequel les examine et conclut.

Le Chancelier

"Très Révérend-Frère Commandeur, je conclus à l'authenticité et à la valeur des preuves qui nous sont soumises..."

Le Commandeur

"Révérends Frères Chevaliers, les preuves d'Ordre en faveur du Novice N..; vous paraissent-elles suffisantes, et consentez-vous à sa réception? Si la réponse est affirmative, le Commandeur continue; "Révérends Chevaliers mes Frères, je vais donc en conséquence faire procéder à la réception dans l'ORDRE du Frère Ecuyer-Novice N.... Frère Maître des Cérémonies, veuillez donc aller en compagnie du Parrain de cet Ecuyer, vous assurer de ses dispositions et le préparer selon les usages de l'ORDRE. S'il vous satisfait en tout, vous viendrez alors à la porte du Chapitre, en vue de l'introduire, et auparavant vous nous en rendrez compte. Mais auparavant, puisse l'obscurité écarter tout regard curieux et indiscret... Frère Senior, faites votre office..."

Le Senior

eteint les neuf Luminaires de l'Autel et allume à leur place une Lanterne ancienne en disant "Ecce Tristem Templariorum interitum"

Le Senior

"Frère Procureur, daignez aller faire signer au Récipiendaire l'engagement préliminaire et la promesse de discrétion. Faites-lui comprendre l'importance du lien qu'il va contracter"Le Maître de Cérémonies et le Procureur, assistés du Parrain, éxécutent les instructions reçues.

Le Maître de Cérémonies s'adresse à l'Ecuyer-Novice : "Mon Cher Frère, le Chapitre est assemblé pour vous recevoir dans l'ORDRE DES CHEVALIERS BIENFAISANTS DE LA CITE SAINTE. Les preuves que vous avez fournies ont été vérifiées, et le Chapitre vous a jugé digne d'être armé Chevalier. Il ne reste donc plus qu'à vous mettre en l'état de recevoir dignement cette grâce" Il lui fait baigner les mains et le visage en disant:

Le Maître de Cérémonies

"Comme les anciens Chevaliers se baignaient au cours de la veillée d'armes en signe de purification spirituelle et corporelle, vous devez également, mon Frère, baigner votre visage et vos mains en signe de votre purification intérieure, et de vos sincères dispositions à prononcer les Voeux d'Ordre par lesquels vous allez vous lier à jamais à l'Etat de Chevalerie" Le Procureur et le Parrain lui font alors revêtir l'Aube, la Cordelière et le Baudrier d'Ecuyer-Novice, si ce n'est déjà fait; Si ces accessoires (Aube et Cordelière) ne sont pas utilisés, on passe outre.

Le Maître de Cérémonies

"Cette Aube, rappel de la cotte d'armes des anciens Chevaliers de l'ORDRE, est le symbole de la pureté des moeurs et de la conduite qu'exige l'ORDRE respectable auquel vous désirez désormais vous lier, ainsi que de la sincérité, de la Profession que vous allez exprimer" Le Maître de Cérémonies, accompagné du Procureur et du Parrain ramènent alors l'Impétrant et l'arrêtent dans le vestivule du Chapitre. Le Maître de Cérémonies s'annonce alors et pénètre seul, afin de rendre compte au Commandeur de sa mission. S'arrêtant au pied de l'Autel, il dit:

Le Maître de Cérémonies

"Très Révérend Frère, j'ai trouvé le Frère Novice dans les dispositions requises, je l'ai préparé selon les usages de l'ORDRE. Il se trouve maintenant, avec ses deux Parrains, dans le Vestibule du Chapitre, où il attend vos ordres pour être introduit"

Le Commandeur

"L'entrée de notre Temple Intérieur est permise à tout homme libre, venant ici conduit par la Foi et la Charité dans le Silence et l'Espérance, représenté par un Chevalier répondant de lui. Demandez donc quel est son nom, son âge, son lieu de naissance, son domicile, sa qualité, sa religion, et d'où il vient."

Le Senior

"Mon Frère, quel est votre nom?"Le Procureurrépond au nom de l'Impétrant

"Mon nom est Isché"

Le Senior

"D'où venez vous?"

Le Procureur

"De Nazareth"

Le Senior

"Qui vous a conduit?"

Le Procureur

"L'Ange Raphaël"

Le Senior

"Où allez vous?"

Le Procureur

"A Jerusalem"

Le Commandeur

"Des Chevaliers consentent-ils à son admission dans l'Ordre Intérieur?

Puisqu'aucune objection ne s'y oppose, frère Senior, faites entrer l'Impétrant".

Le Senior

"Frère Procureur, faites entrer l'Impétrant". Le Procureur fait entrer l'Impétrant

Le Commandeur

"Mon Frère, la Bienfaisance est un lien pour les âmes sensibles,et la joie la plus pure que l'homme puisse goûter. Essuyer les larmes de l'infortune, en tarir s'il est possible la source, consoler l'affligé, procurer une subsistance honnête à des malheureux, soigner les malades délaissés, défendre les faibles, servir de père à l'orphelin ou à l'enfant né dans la misère, telles sont les obligations de l'Ordre de Chevalerie dans lequel vous avez désiré entrer, et qui est fondé tout entier sur l'exercice de notre Divine Religion. "Humanité", tel est le "cri d'armes" auquel ses membres se rallient. Il exigera de vous du zèle, des bonnes moeurs, l'obéissance, la discrétion, le sacrifice d'une partie de votre fortune ou de votre liberté, que vous serez amené à faire à la charité et à l'utilité publique. Est-ce là volonté ferme et libre de votre part de vous y engager?" L'Impétrant donne sa réponse.

Le Commandeur

"Le Voile des symboles va donc tomber pour vous, et les ombres qui vous environnaient vont, elles aussi, disparaître à leur tour. Vous allez enfin connaître l'Ordre Respectable qui a ainsi perpétué son existence secrète, au sein d'Ordres moins secrets" Le Senior rallume alors les neuf Lumières de façon à tracer une croix grecque. En même temps, il dit :

Le Senior

"Ceci est fait en mémoire de Ceux qui ont existé, qui furent éteints et qui existent derechef!" Le Commandeur croise ses avant-bras sur sa poitrine, en croix de Saint-André. L'Impétrant lui répond de même. Les Chevaliers font le signe de l'Intérieur

Le Commandeur

"Mon Frère, agenouillez-vous donc, la  main droite sur votre coeur, la main gauche à plat sur la lame de ce Glaive. Chevaliers, mes Frères, debout, Glaives hauts! Les Chevaliers forment la Voûte d'acier au-dessus du Novice, pendant que celui-ci va prononcer l'obligation d'Ordre

Le Commandeur

"Frère Senior, veuillez mettre sous les yeux de l'Impétrant le texte d'Obligation d'Ordre qu'il va lire à voix haute en présence de ce Chapitre" Le Senior présente à l'Impétrant l'Obligation d'Ordre

L'Impétrant

"Moi, N...... je promets solennellement devant Dieu, Souverain Maître de l'Univers, prenant comme témoins mes Frères ici présents, de ne jamais révéler à qui que ce soit et sous tel prétexte que ce puisse être, ce que je lirai, entendrai, verrai au sein du Saint-Ordre qui m'accueille en ce jour. Je promets, en outre, respect et fidélité à mon Parrain, assistance à mes Frères, et zèle au Saint-Ordre tout entier, m'engageant ici-même et solennellement à ne jamais conférer l'adoubement chevaleresque qui m'est transmis en son sein à quiconque n'en serait pas digne par sa Foi, son Savoir et ses Vertus. Et si j'y manque sciemment, que Dieu me châtie, que les gens de bien me fuient et que mes Frères me méprisent comme un parjure"

Le Commandeur

"Mon Frère, relevez-vous. (court silence). Le dépôt de la Science Primitive de l'Homme, conservé dans les anciens Mystères, brillait de tout son éclat dans le Temple célèbre que le roi Salomon avait élevé, au sein de la Cité Sainte de Jérusalem à la Gloire de l'Eternel, qui daigna l'habiter; Vous voyez cette Image, tracée devant vous, avec celle de son Saint Sépulcre. Comme plus tard l'Homme-Dieu lui-même, le Temple de Salomon fut détruit au bout de trente-trois ans. Alors les Sage se retirèrent dans le désert et y préférèrent d'abord la Vérité aux hommes du Siècle. Bientôt pourtant, sentant le besoin d'une activité utile et pénible, ils rentrèrent dans le Monde et déchirèrent leur sein tranquille pour apaiser l'infortune. Le sanctuaire du Temple redevint l'Asile de l'Eternelle et Auguste Vérité, son parvis celui du Malheur; On y consolait la Veuve, et l'Orphelin y trouvait un Père, le voyageur un défenseur, le malade un appui généreux. Telle est l'origine secrète de l'Ordre du temple C'est de lui que nous tirons le nôtre, aux vertus duquel vous êtes appelé à succéder!  La Science cachée, abritée auparavant en des réduits écartés où elle mettait au dessus du besoin ceux qui la professaient, fut alors consacrée au bonheur de l'Humanité. mais ce nouveau Temple s'écroula et ce furent d'abord les Maçons qui propagèrent l'existence et le secret de cet Ordre célèbre, et qui le réédifièrent, adapté à une réforme sage aux besoins de la situation actuelle de l'Europe. Il a repris en ce siècle son nom primitif de Chevaliers du Temple et du Saint-Sépulcre de Jérusalem en Palestine... Il sera donc pour le reste de votre vie une école de Bienfaisance en tous aspects, un foyer de lumière, et l'asile de la plus douce amitié. Par le pouvoir qui m'a été conféré, je vais vous recevoir dans le Saint Ordre... Mon Frère, veuillez vous agenouiller"

L'Impétrants'agenouille devant le Commandeur Le Senior  présente au Commandeur l'Epée de l'Impétrant, à plat sur ses deux mains. il donne les répons lors de la bénédiction du Glaive.

Le Commandeur

D - "Notre aide est dans le nom du Seigneur..."

R - "Qui a fait le Ciel et la Terre..."

D - "Seigneur, exauces ma prière..."

R - "Et que mon cri monte jusquà Toi..."

D - "Prions, Seigneur Dieu, Eternel et Tout-uissant, nous t'en supplions, exauces nos prières, et daignes bénir, de la dextre de Ta Majesté, cette épée dont ton serviteur, N.......; ici présent, désire être ceint, afin qu'il  puisse être le défenseur des Eglises, des veuves, des orphelins, de tous ceux qui servent Dieu contre la fureur des païens et des incroyants; qu'il soit, par Toi, Seigneur, un objet de crainte pour tous ceux qui lui voudraient du mal. Par Jésus-Christ, Notre Seigneur, ainsi soit-il Prions Seigneur Saint, Père Tout-Puissant, Dieu éternel, daignes bénir cette épée par l'invocation de Ton Saint-Nom, par l'avènement de Jésus-Christ Ton Fils Notre-Seigneur, et par le don de l'Esprit-Saint Consolateur, afin que Ton Serviteur, N....... ici présent, qui la reçoit et la ceint aujourd'hui grâce à Ta Bonté, foule aux pieds ses ennemis et que, victorieux en toutes circonstances, il demeure toujours sain et sauf à jamais, ainsi soit-il Béni soit le Seigneur notre Dieu, qui instruit mes mains pour le combat et mon coeur pour la bataille! Car il est ma Miséricorde et mon Refuge, mon Soutien et mon Libérateur! Il est mon Protecteur et j'ai espéré en Lui, car il m'a assujetti mon peuple. Gloire soit donc au Père, au Fils et au Saint-Esprit... Comme il était au Commencement, maintenant et toujours, dans les siècles des siècles, ainsi soit-il...Seigneur, sauves ton serviteur...

R - "Qui espère en Toi, ô mon Dieu..."

D - "Sois pour lui une tour inébranlable..."

R - "A la face de l'ennemi..."

D - "Seigneur exauces ma Prière..."

R - "Et que mon cri monte jusquà Toi..."

"Prions, Seigneur Saint, Père Tout-Puissant, Dieu Eternel, qui seul ordonne toutes choses et les disposes avec sagesse, qui pour repousser la malice des mauvais et protéger la justice, a permis aux hommes, par une salutaire disposition de Ta Volonté, l'usage du Glaive ici-bàs, et qui a voulu qu'un Ordre Militaire soit institué pour la protection du Peuple, Toi qui, par le Bienheureux Jean-Baptiste, a fait dire aux soldats qui venaient à lui dans le désert de ne molester personne, mais de se contenter chacun de ce qui était dû, nous supplions Ta Clémence, Seigneur, afin que, de même qu'à David Ton Serviteur, tu as donné pouvoir de terrasser Goliath, à Judas Macchabée de Triompher de la férocité des Nations qui n'invoquaient pas Ton Saint Nom, ainsi daignes-tu Seigneur, en Ta divine Bonté, accorder ici à Ton serviteur qui vient se soumettre au joug de Ta Milice avec une piété céleste, les forces et la bravoure nécessaires pour la défense de la Foi et de la Justice!  Augmentes en lui la Foi, l'Espérance et la Charité! Donnes lui également la crainte et l'amour de Ton Nom, l'humilité, la persévérance, l'obéissance et une ferme patience! Disposes en lui toutes choses comme il faut afin qu'il ne blesse personne injustement avec ce Glaive ou avec un autre, et qu'il ne s'en serve que pour défendre la Justice et le Droit"Et comme il a quitté lui-même un état inférieur pour s'élever au nouvel honneur de la Milice, qu'il dépose aussi le Vieil Homme en ses manières d'agir, et qu'il revête l'Homme nouveau! Qu'il Te craigne et Te serve correctement! Qu'il évite la compagnie des perfides et qu'il accroisse sa charité envers le prochain! Qu'en toutes choses il obéisse exactement à celui qui l'a sous ses ordres, et qu'en, toutes circonstances il accomplisse justement son devoir.. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur, ainsi soit-il"

Le Commandeur remet l'Epée au nouveau Chevalier agenouillé, en disant:

"N....., reçois ce Glaive, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Sers-t-en pour ta défense et celle de la Sainte Eglise de Dieu, pour la confusion des ennemis de la Croix du Christ et de la Foi chrétienne, et autant que te le permettra la fragilité humaine, ne blesse jamais personne injustement avec cette arme, que Dieu daigne te confier lui-même, Celui-là qui étant Dieu, vit et règne avec le Père et l'Esprit-Saint, dans les siècles des siècles, ainsi soit-il"

Le Commandeur remet l'Epée au fourreau et en ceint le nouveau Chevalier en disant : "Ceins donc ton Glaive sur ton flanc, tout puissant! Mais souviens-toi cependant que les Saints ont vaincu les puissances, non par l'Epée mais par la Foi" Le nouveau Chevalier dégaine alors lui-même le Glaive, le brandit par trois fois devant lui, l'essuie sur son bras gauche, et le remet au fourreau

Le Commandeur donne l'accolade au nouveau Chevalier en disant: "Pax Vobis!  (La Paix soit avec vous) Frère, agenouillez-vous"

Le Chevaliers'agenouille

Le Commandeur dégaine alors son propre Glaive et lui frappe les épaules et le sommet de la tête du plat de la lame, dessinant ainsi un triangle, en disant en une seule fois : "Sois Chevalier pacifique, vaillant, fidèle et dévoué à Dieu"

Le Commandeur lui donne un léger soufflet sur la joue gauche et dit : "Sors du sommeil de la malice, veille dans la Foi du Christ, et sois loué pour ta bonne renommée" Le Senior et le Procureur mettent les éperons d'or au nouveau Chevalier

Le Commandeur

"Reçois les éperons d'or, symbole de la Chevalerie et signe de ta diligence dans l'accomplissement de tes devoirs! Placé par Dieu sur le chemin de toute Lumière, ne commets désormais aucune action indigne, afin de ne point être rejeté sur la Route des Ténèbres" Tu es le plus beau des Fils de l'HOMME! Ceins donc ton Glaive sur ta cuisse, tout-Puissant..."D - "Le Seigneur est avec vous..." R - "Et avec votre esprit..."

Le Commandeur passe l'écharpe ou baudrier de moire blanche de l'épaule droite à la hanche gauche de l'Impétrant en disant :

"Reçois cette écharpe blanche ornée comme autrefois le Manteau blanc, privilège exclusif de l'ORDRE DU TEMPLE, de la Croix Rouge, et porte-la jusquà la vie éternelle! Sa couleur est traditionnellement celle de la Pureté et de la Droiture, qualités dont s'honore qui est digne de l'état de Chevalerie. A cette écharpe doit être jointe la médaille de l'ORDRE DE SAINT-ANDRE, pour nous faire souvenir que cette sainte Maison fut, en Ecosse, le refuge secret des Chevaliers du Temple pendant les temps de leur proscription, puis, lorsque les temps furent redevenus meilleurs, la pépinière de cet Ordre Intérieur qui te reçoit en ce jour" Il lui passe autour du col le sautoir rouge auquel pend la Croix Pectorale, en disant : "Reçois ce collier rouge, couleur du sang que jadis nos dignes prédécesseurs n'hésitaient pas à repandre pour la défense de la Foi de nos Pères, la protection de tous nos Frères et le salut du genre humain! Aujourd'hui, puisse-t-il être pour toi l'emblème du dévouement à l'institution et de la fidélité à la Foi jurée... A ce collier tu joindras à jamais la Croix Pectorale ou Bijou d'Ordre, symbole de la dignité à laquelle tu accèdes en ce jour. Cette Croix Rouge fut accordée en 1147 par le Pape Eugène III aux successeurs de ces neuf Chevaliers qui avaient suivi Godefroy de Bouillon à la conquête de la Palestine, et qui furent les fondateurs de l'Ordre, hospitalier et militaire, des TEMPLIERS, d'abord appelés Chevaliers de la CITE SAINTE. Sur ton coeur, elle te rappellera que tu dois sans cesse être prêt au sacrifice, pour le bien de l'ORDRE, de ses Principes,et pour celui de tous tes semblables". Si l'Impétrant a déjà fait réaliser son Anneau  qui doit alors être déjà sur l'Autel,

Le Commandeur continue :

"Reçois l'anneau de Chevalerie, que tu porteras désormais au doigt mineur de ta main droite. L'Anneau d'or était déjà l'image de l'état de Chevalerie chez les anciens Romains, son origine se perd en la nuit des temps... Il porte à l'intérieur la Croix de l'Ordre, et à l'extérieur les symboles qui seront désormais ceux de ta vie morale; Puisse-t-il être encore un des maillons de la Chaîne Immense qui doit unir tous les membres de notre ORDRE VENERABLE, aussi bien que tous les hommes. Prions. Créateur et Conservateur du genre humain, Distributeur de tous les Dons Spirituels, Eternel Fondateur de notre salut, daignes, Seigneur, envoyer des Cieux Ton Esprit-Saint Consolateur, et sur cet Anneau répandre Ta sainte bénédiction, afin qu'il soit pour N...... une armure puissante contre toutes les forces déchaînées du Monde inférieur; par Jésus-Christ Notre-Seigneur, ainsi soit-il" Les Senior et Procureur déposent sur les épaules du Chevalier le Manteau blanc à Croix Rouge

Le Commandeur

"Prions. Dieu Eternel et Tout-Puissant, daignes répandre sur Ton Serviteur ici présent, qui vient de recevoir le vêtement de Lumière, la grâce de Ta Bénédiction, et fais que, soutenu par la puissance de Ta Droite, il soit armé de Tes Secours Célestes contre toutes les adversités, afin qu'en ce siècle ténébreux il ne soit point troublé par la tempête des combats qu'il aura à soutenir... Par le Christ Notre Seigneur, ainsi soit-il" Les Senior et Procureur font relever le Chevalier Le Commandeur pose la lame de son Glaive sur l'épaule gauche et dit: N..., je te crée et constitue Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte du Très-Saint Sépulcre de Notre-Seigneur Jésus-Christ, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, ainsi soit-il. Daignes, Seigneur, confirmer cette constitution..."

Le Senior

"En Ton Saint Temple de Jérusalem..."

Le Commandeur

"Seigneur, exauces ma prière..."

Le Senior

"Et que mon cri monte jusquà Toi".

 

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