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spiritualite

La secte des Assassins : le dualisme islamique

29 Septembre 2014 , Rédigé par Le Temple de Paris Publié dans #spiritualité

Le dualisme est profondément ancré en Orient et ne se limite pas au christianisme. En fait, le terme manichéen, attribué par certains chroniqueurs français aux Cathares, est employé par les Byzantins pour décrire les conceptions dualistes de Mani, Perse du IIIe siècle, qui ont engendré le zoroastrisme, le bouddhisme et le mandéisme babylonien, ainsi que le christianisme. Plusieurs sources ont ainsi favorisé l'émergence du dualisme dans l'islam. Bien que le dualisme soit à la base incompatible avec l'islam, selon lequel Dieu est seul, unique et bon, l'unité politique du monde musulman est depuis longtemps en déclin, autorisant l'émergence de nouveaux courants religieux.

 

Le Moyen-Orient est divisé en dynasties locales et sujet à des pressions de la part du califat abbasside, de turcs seldjoukides et des Fatimides d'Égypte, sans parler des Byzantins, mais comprend également de nombreuses sectes. Parmi les chrétiens figurent les jacobites, les maronites, les coptes et les orthodoxes et, parmi les musulmans, on trouve les sunnites et de nombreux groupes hétérodoxes issus du chiisme qui comprennent les qarmates, les alawites, les druzes et les ismaéliens, qui sont non seulement des courants de croyance mais également des sociétés secrètes initiatrices avec des objectifs politiques à tendance apocalyptique.

Les ismaéliens ont perpétué certaines croyances pré-musulmanes, en particulier le dualisme, à travers lequel ils considèrent le mal non pas comme l'absence du bien mais comme un élément du monde et de son créateur, lequel pourrait être une émanation d'un dieu ultime et inconnaissable. À l'instar des gnostiques, ils pensent que l'homme possède des éclats de l'étincelle divine qui, en raison de la possession de la connaissance secrète, peuvent réunir l'homme avec le dieu inconnu. Les ismaéliens revendiquent cette connaissance.

 

Mais, après la conquête d'Édesse par Zengi en 1144 et l'abandon de Damas au profit de son fils Nur al-Din, la dynastie zengide impose l'islam sunnite à toute la population musulmane en Syrie, refoulant les sectes chiites dans des régions inaccessibles.

 

Les Assassins

 

Les ismaéliens se retirent dans la région montagneuse du littoral, le djebel Ansarieh, encerclés par les forteresses des Templiers et des Hospitaliers de Tortose, Chastel Blanc, Margat et Krak des Chevaliers, où le mouvement assume sa forme militante et meurtrière connue sous le nom d'Assassins. Des forteresses d'al-Ullayqa, Qadmus, Qalaat al-Kahf et surtout Masyaf, quartier général du chef des Assassins, Chaykh al-Jabal (Vieux de la montagne), ils appliquent une stratégie reposant sur les assassinats afin d'asseoir leur influence, surtout sur les sunnites, mais parfois aussi sur les chrétiens, susceptibles de menacer leur indépendance.

 

Marco Polo, qui a rencontré une branche des Assassins à Alamut, en Perse, donne un aperçu de leur connaissance divine. Les Assassins utilisent des drogues (dont du haschisch, d'où est tiré le mot "assassin") pour convaincre les novices destinées à devenir des fedayin (qui se sacrifient) qu'ils vont entrer dans un jardin rempli de joie où des fontaines coulent du lait, du miel et du vin et où les houris, ces vierges du paradis, sont facilement accessibles. On dit alors aux initiés revenus dans leur état normal qu'ils ont bien visité le paradis, dans lequel ils séjourneront éternellement s'ils obéissent aux ordres de l'imam des Assassins.

Selon les comptes-rendus de chroniqueurs européens, les chefs des Assassins dominent totalement leurs adeptes en leur ordonnant de se jeter dans un précipice, saut aboutissant à une mort certaine. Leur volonté de se sacrifier rend les attaques des fedayin très déroutantes. Leur mission est de semer la peur de la secte tout en affaiblissant la détermination de leurs ennemis en tuant des personnages importants. Les Assassins infiltrent les rangs de leurs adversaires et quand ils ont gagné leur confiance, ils les tuent, toujours à l'aide d'un couteau. Il s'agit d'attaques-suicides car, apparemment ils périssent eux-mêmes lors de l'opération.

 

Parmi les victimes chrétiennes des Assassins figurent Raymond II, comte de Tripoli, en 1152, Conrad de Montferrand, roi de Jérusalem, en 1192, et un autre Raymond, héritier des trônes d'Antioche et de Tripoli, qui, en 1213, est poignardé à mort devant la cathédrale Notre-Dame de Tortose. Mais la plus célèbre tentative de meurtre des Assassins vise Saladin, en 1176. Chantre de l'orthodoxie sunnite et chef de la résurgence musulmane, Saladin a déjà renversé les Fatimides chiites d'Egypte et s'acharne désormais contre les croisés et les Assassins. Il pénètre dans le djebel Ansarieh pour assiéger Masyaf, mais ses soldats lui rapportent de mystérieux pouvoirs, tandis que lui-même est en proie à des cauchemars terribles. Une nuit, il se réveille subitement et trouve sur son lit des pains que les Assassins sont les seuls à cuisiner, accompagnés d'un poignard empoisonné et d'un verset menaçant. Convaincu que Rashid al-Din Sianan, le Vieux de la Montagne, est entré en personne dans sa tente, Saladin craque. Il envoie un message à Sinan, implorant son pardon et lui promettant de mettre un terme à sa campagne contre les Assassins à condition qu'il dispose d'un sauf-conduit. Saladin est pardonné et s'empresse de retourner au Caire.

 

Les Templiers et le Vieux de la montagne 

 

La seule organisation efficace contre les Assassins est celle des Templiers. En tant qu'entité éternelle, l'ordre du temple ne peut être intimidé par la mort de l'un de ses membres. Les Assassins avouent n'avoir jamais tué un maître par ce qu'ils savent que quelqu'un prendra immédiatement sa place.

 

Dans l'expression de leur haine des sunnites, les Assassins se retrouvent parfois alliés aux chrétiens et, même dans des circonstances éprouvantes, ils sont tolérés par les États croisés et les Templiers. Après que les Assassins ont tué Raymond II, comte de Tripoli, en 1152 (pour une raison inconnue, à moins que la femme de Raymond II ait commandité son assassinat), les Templiers menacent de les attaquer, mais les Assassins achètent facilement leur protection en acceptant de verser un tribut annuel de 2000 besants. Les Assassins et les chrétiens ont un ennemi commun et il est dans l'intérêt des deux camps de rester en paix.

 

Mais, en une occasion significative, la méfiance des Templiers vis-à-vis des Assassins les pousse à s'opposer à la politique du roi Almaric de Jérusalem, entré en pourparlers avec le Vieux de la montagne. Les ismaéliens ont toujours considéré leur chef comme l'incarnation du Dieu inconnaissable, mais, en 1164, à un moment apocalyptique, Rashid al-Din Sinan renonce ouvertement à l'islam et déclare que la résurrection s'est produite. Le chroniqueur syrien contemporain Kamal al-Din décrit des scènes de frénésie dans le djebel Ansarieh, au cours desquelles "des hommes et des femmes se mélangeaient lors des beuveries, aucun homme ne s'abstenant face à sa sœur ou sa fille, les femmes portaient des vêtements d'homme et l'une d'elle déclara que Sinan était Dieu". En fait, selon le voyageur espagnol musulman Ibn Jubayr, tout le monde accorde ce statut divin au Vieil Homme de la montagne car tous ses disciples le considèrent comme Dieu.

C'est neuf ans après ces événements, en 1173, qu'Almaric de Jérusalem tente de négocier une alliance avec Sinan. L'une des conditions est que les Assassins se convertissent au christianisme. Mais, alors que l'émissaire de Sinan repart de Jérusalem à destination de Masyaf, portant un sauf-conduit du roi Almaric, il tombe dans une embuscade tendue par des chevaliers templiers, qui le tuent. Almaric ne parvient que très difficilement à convaincre Sinan qu'il n'a rien à voir avec cette attaque. Dans l'intervalle, il accuse les Templiers de trahison et de mener le royaume au bord de la ruine en réduisant à néant l'espoir d'une alliance prometteuse. Pour le chroniqueur Guillaume de Tyr, ce meurtre a un mobile financier, car la paix aurait signifié la fin du tribut versé par les Assassins aux Templiers. Un autre chroniqueur, Gautier Map, écrit que les Templiers ont tué l'émissaire pour la raison suivante : "Si la paix s'installe, que deviendra le glaive ? Pour cette raison on dit qu'il leur est déjà arrivé d'éviter la paix". Autrement dit, la guerre justifie l'existence des Templiers, lesquels craignent que la paix s'installe.

 

L'argument de la cupidité des Templiers est caractéristique de Guillaume de Tyr, l'Ordre n'ayant pas besoin du tribut payé par les Assassins. Cependant, les Templiers s'inquiètent vraisemblablement que le roi Amalric de Jérusalem ne se fasse berner. Ils ont conscience que, quelle que soit la religion prônée par les Assassins, il ne s'agit que d'une apparence, comme l'a été l'islam. Les Assassins voient ce monde comme une simple illusion et, même s'ils se convertissent au christianisme, leurs croyances intérieures et secrètes resteront. Les Templiers contrôlent des châteaux importants à proximité immédiate de l'enclave des Assassins, châteaux qui dominent les cols donnant sur l'intérieur des terres contrôlé par les Sunnites, encore plus dangereux. Baisser la garde face au discours d'une telle secte serait particulièrement irresponsable et coûterait aux Templiers leur crédibilité en Occident. En l'occurrence, les négociations n'ont jamais repris. Après la mort d'Almaric de Jérusalem en 1174, Raymond III, comte de Tripoli, est nommé régent et, comme son père a été tué par les Assassins, il partage la méfiance des Templiers.

 

Source : http://www.templedeparis.fr/

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Les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers

21 Septembre 2014 , Rédigé par Evangile selon St Matthieu Publié dans #spiritualité

Jésus disait cette parabole : 
« le Royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste.' Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres qui étaient là et leur dit : 'Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?' Ils lui répondirent : 'Parce que personne ne nous a embauchés.' Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne.' 
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : 'Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.' Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : 'Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !' Mais le maître répondit à l'un d'entre eux : 'Mon ami, je ne te fais aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi pour une pièce d'argent ? Prends ce qui te revient, et va -t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi : n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon ?' 
Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

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Le poème de la Sagesse : Proverbes

17 Septembre 2014 , Rédigé par La Bible Publié dans #spiritualité

8 Ecoutez: la Sagesse appelle,
la raison élève la voix.
2 Elle est postée sur les hauteurs, le long des routes,
aux carrefours.
3 Tout près des portes de la ville,
là où l'on passe pour entrer, elle fait retentir sa voix:
4 «C'est à vous, humains, que je parle,
c'est pour vous que ma voix se fait entendre,
5 à vous, stupides: apprenez donc à réfléchir;
et à vous, insensés: devenez des gens raisonnables!
6 Ecoutez-moi, car j'ai à dire des choses capitales,
et ce sont des paroles justes qui franchiront mes lèvres.
7 Oui, ma bouche proférera la vérité,
le mal fait horreur à mes lèvres,
8 et mon palais proclamera uniquement ce qui est juste.
Il n'y aura rien d'équivoque ni de retors dans mes paroles,
9 elles sont toutes justes pour qui comprend les choses,
toutes sont judicieuses pour qui a de la science.
10 Recherchez mon éducation plutôt que de l'argent,
et choisissez la connaissance plutôt que l'or, l'or le plus pur.
11 Car la sagesse est préférable aux perles précieuses,
et les biens les plus désirables ne sauraient l'égaler.
12 Moi, je suis la Sagesse, j'habite à côté de la réflexion,
j'ai découvert la science et la circonspection.
13 Révérer l'Eternel, c'est détester le mal.
Je déteste l'orgueil, la suffisance, la conduite mauvaise
et la bouche menteuse.
14 C'est à moi qu'appartiennent les bons conseils et la prudence.
Je possède l'intelligence et la puissance.
15 C'est par moi que règnent les rois,
et que les princes décrètent des lois justes.
16 Par moi gouvernent tous les chefs,
tous les hommes d'Etat et tous les magistrats sur terre.
17 Moi, j'aime ceux qui m'aiment,
et ceux qui me recherchent ne manquent pas de me trouver.
18 Je suis accompagnée de la richesse et de l'honneur,
du bonheur et des biens durables.
19 Mon fruit est plus précieux que l'or,
oui, même que l'or le plus fin,
et les profits que je rapporte valent mieux qu'un argent de choix.
20 Je marche sur la voie de la justice
et je suis les sentiers de l'équité,
21 pour combler de biens ceux qui m'aiment
et remplir leurs trésors.
22 Or, l'Eternel me possédait tout au début de son activité
et avant d'entreprendre les plus anciennes de ses œuvres.
23 J'ai été établie dès les temps éternels,
bien avant que la terre ne fût créée.
24 J'ai été enfantée avant que l'océan n'existe
et avant que les sources n'aient fait jaillir leurs eaux surabondantes.
25 Avant que les montagnes n'aient été établies,
avant que les collines soient apparues, j'ai été enfantée.
26 Dieu n'avait pas encore formé la terre et les campagnes
ni le premier grain de poussière de l'univers.
27 Moi, j'étais déjà là quand il fixa le ciel
et qu'il traça un cercle autour de la surface du grand abîme.
28 Et quand il condensa les nuages d'en haut,
quand il fit jaillir avec force les sources de l'abîme,
29 et quand il assigna à la mer des limites
pour que ses eaux ne les franchissent pas,
quand il détermina les fondements du monde,
30 j'étais à ses côtés comme son maître d'œuvre.
Sans cesse, objet de ses délices,
je dansais devant lui, jour après jour,
31 jouant sur la surface de la terre,
je trouvais mes délices dans les êtres humains.
32 Maintenant donc, mes fils, écoutez-moi:
heureux tous ceux qui suivent les voies que je prescris!
33 Ecoutez mes leçons, et vous deviendrez sages.
Ne les négligez pas!
34 Car: heureux l'homme qui m'écoute,
oui, qui vient veiller à mes portes jour après jour,
et qui monte la garde devant l'entrée de ma maison.
35 Car celui qui me trouve a découvert la vie,
il obtient la faveur de l'Eternel.
36 Mais il se fait tort à lui-même, celui qui me désobéit:
tous ceux qui me haïssent aiment la mort.»
 

Source : la Bible

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Sourate 76 : l'Homme

8 Août 2014 , Rédigé par Le Coran Publié dans #spiritualité

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

1. S’est-il écoulé pour l’homme un laps de temps durant lequel il n’était même pas une chose mentionnable?

2. En effet, Nous avons créé l’homme d’une goutte de sperme mélangé [aux composantes diverses] pour le mettre à l’épreuve. C’est pourquoi Nous l’avons fait entendant et voyant.

3. Nous l’avons guidé dans le chemin, - qu’il soit reconnaissant ou ingrat -

4. Nous avons préparé pour les infidèles des chaînes, des carcans et une fournaise ardente.

5. Les vertueux boiront d’une coupe dont le mélange sera de camphre,

6. D’une source de laquelle boiront les serviteurs d’Allah et ils la feront jaillir en abondance.

7. Ils accomplissent leurs vœux et ils redoutent un jour dont le mal s’étendra partout.

8. et offrent la nourriture, malgré son amour, au pauvre, à l’orphelin et au prisonnier,

9. (Disant): «C’est pour le visage d’Allah que nous vous nourrissons: nous ne voulons de vous ni récompense ni gratitude.

10. Nous redoutons, de notre Seigneur, un jour terrible et catastrophique».

11. Allah les protègera donc du mal de ce jour-là, et leur fera rencontrer la splendeur et la joie,

12. et les rétribuera pour ce qu’ils auront enduré, en leur donnant le Paradis et des vêtements de soie,

13. Ils y seront accoudés sur des divans, n’y voyant ni soleil ni froid glacial.

14. Ses ombrages les couvriront de près, et ses fruits inclinés bien bas [à portée de leurs mains].

15. Et l’on fera circuler parmi eux des récipients d’argent et des coupes cristallines,

16. en cristal d’argent, dont le contenu a été savamment dosé.

17. Et là, ils seront abreuvés d’une coupe dont le mélange sera de gingembre,

18. puisé là-dedans à une source qui s’appelle Salsabīl.

19. Et parmi eux, circuleront des garçons éternellement jeunes. Quand tu les verras, tu les prendras pour des perles éparpillées.

20. Et quand tu regarderas là-bas, tu verras un délice et un vaste royaume.

21. Ils porteront des vêtements verts de satin et de brocart. Et ils seront parés de bracelets d’argent. Et leur Seigneur les abreuvera d’une boisson très pure.

22. Cela sera pour vous une récompense, et votre effort sera reconnu.

23. En vérité c’est Nous qui avons fait descendre sur toi le Coran graduellement.

24. Endure donc ce que ton Seigneur a décrété, et n’obéis ni au pécheur, parmi eux, ni au grand mécréant.

25. Et invoque le nom de ton Seigneur, matin et après-midi;

26. Et prosterne-toi devant Lui une partie de la nuit; et glorifie-Le de longues heures pendant la nuit.

27. Ces gens-là aiment la vie éphémère (la vie sur terre) et laissent derrière eux un jour bien lourd [le Jour du Jugement].

28. C’est Nous qui les avons créés et avons fortifié leur constitution. Quand Nous voulons, cependant, nous les remplaçons facilement par leurs semblables.

29. Ceci est un rappel. Que celui qui veut prenne donc le chemin vers son Seigneur!

30. Cependant, vous ne saurez vouloir, à moins qu’Allah veuille. Et Allah est Omniscient et Sage.

31. Il fait entrer qui Il veut dans Sa miséricorde. Et quant aux injustes, Il leur a préparé un châtiment douloureux.

 

Source : http://www.islam-fr.com/coran/francais/sourate-76-al-insan-l-homme.html

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L'Ecclésiaste 3 (extrait)

7 Août 2014 , Rédigé par La Bible Publié dans #spiritualité

Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux :

un temps pour naître, et un temps pour mourir ;

un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté ;

un temps pour tuer, et un temps pour guérir ;

un temps pour abattre, et un temps pour bâtir ;

un temps pour pleurer, et un temps pour rire ;

un temps pour se lamenter, et un temps pour danser ;

un temps pour lancer des pierres, et un temps pour ramasser des pierres ;

un temps pour embrasser, et un temps pour s'éloigner des embrassements ;

un temps pour chercher, et un temps pour perdre ;

un temps pour garder, et un temps pour jeter ;

un temps pour déchirer, et un temps pour coudre ;

un temps pour se taire, et un temps pour parler ;

un temps pour aimer, et un temps pour haïr ;

un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.

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Prière Irlandaise des Larmes

5 Juillet 2014 , Rédigé par X Publié dans #spiritualité

Seul dans ma petite cellule,

Sans la compagnie de quiconque,

Le pèlerinage avant le départ vers la mort

Fut précieux.

 

Une petite cabane isolée,

Pour le pardon de mes péchés:

Une conscience droite et claire

Vers le saint Paradis.

 

Passions faibles et fanées,

Renonciation à ce monde misérable;

Pensées pures et ardentes;

Que cela soit ma prière à Dieu!

 

Lamentation du fond du cœur

Vers le ciel nuageux,

Confessions sincère et véritablement pieuses,

Vives averses de larmes.

 

Un lit froid et plein d'anxiété,

Comme celui où s'étend un homme condamné à mort:

Un sommeil bref, plein d'appréhension,

Comme s'il y avait danger,

Des prières fréquentes et matinales.

 

Ma nourriture, comme le veut mon statut,

Précieuse fut la captivité:

Mon dîner, indubitablement,

Ne me rendra pas vigoureux.

 

Accorde-moi la contrition du cœur,

Afin que je ne tombe pas en disgrâce;

Ô Seigneur, protège-moi et accorde-moi les larmes.

 

Pour le badinage que j'eus avec les femmes

Qui ne m'ont pas repoussé,

Accorde-moi, ô Créateur, des larmes

Qui coulent en ruisseaux de mes yeux.

 

Pour ma colère, ma jalousie et mon orgueil,

Actes insensés, fais venir des larmes

du plus profond de moi.

 

Mes faussetés, mes mensonges et ma cupidité,

Tous trois aussi graves, bannis-les en moi,

O Marie Mère de Dieu, accorde moi les larmes.

 

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après une prière irlandaise des premiers siècles

Source : http://acathistes-et-offices-orthodoxes.blogspot.fr/

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Homélie de Jean Chrysostome pour le saint et grand jour de la Pâque (extrait)

21 Avril 2014 , Rédigé par Jean Chrysostome Publié dans #spiritualité

Que tout homme pieux et ami de Dieu jouisse de cette belle et lumineuse solennité ! Que tout serviteur fidèle entre avec allégresse dans la joie de son Seigneur ! (Mt 25,21) Celui qui a porté le poids du jeûne, qu'il vienne maintenant toucher son denier. Celui qui a travaillé depuis la première heure, qu'il reçoive aujourd'hui le juste salaire. Celui qui est venu après la troisième heure, qu'il célèbre cette fête dans l'action de grâces. Celui qui est arrivé après la sixième heure, qu'il n'ait aucune doute, il ne sera pas lésé. Si quelqu'un a tardé jusqu'à la neuvième heure, qu'il approche sans hésiter. S'il en est un qui a traîné jusqu'à la onzième heure, qu'il n'ait pas honte de sa tiédeur, car le Maître est généreux, il reçoit le dernier comme le premier ; il accorde le repos à l'ouvrier de la onzième heure comme à celui de la première ; il fait miséricorde à celui-là, et comble celui-ci. Il donne à l'un, il fait grâce à l'autre. (Mt 20,1-16) Il accueille les pauvres et reçoit avec tendresse la bonne volonté ; il honore l'action et loue le bon propos.
Ainsi donc, entrez tous dans la joie du Seigneur ! Premiers et derniers, recevez la récompense. Riches et pauvres, chantez en coeur tous ensemble. Les vigilants comme les nonchalants, honorez ce jour. Vous qui avez jeûné, et vous qui n'avez pas jeûné, réjouissez-vous aujourd'hui. La table est préparée, mangez-en tous (Mt 22,4) ; le veau gras est servi, que nul ne s'en retourne à jeun (Lc 15,23) . Jouissez tous du banquet de la foi, au trésor de la bonté. Que nul ne déplore sa pauvreté, car le Royaume est apparu pour tous. Que nul se lamente de ses fautes, car le pardon a jailli du tombeau. Que nul ne craigne la mort, car la mort du Sauveur nous en a libérés. Il a détruit la mort, celui que la mort avait étreint ; il a dépouillé l'enfer, celui qui est descendu aux enfers. Il a rempli l'enfer d'amertume, pour avoir goûté de sa chair. Isaïe l'avait prédit en disant : "L'enfer fut rempli d'amertume lorsqu'il t'a rencontré" (Is 14,9). L'enfer est rempli d'amertume, car il a été joué ; bouleversé, car il a été enchaîné ; bouleversé, car il a été mis à mort ; bouleversé, car il a été anéanti ; consterné, car il a saisi un corps et s'est trouvé devant Dieu. Il a pris la terre et a rencontré le ciel ; il a saisi ce qu'il voyait, et il est tombé sur celui qu'il ne voyait pas. Ô mort, où est ton aiguillon ? Enfer, où est ta victoire (1 Co 15,55) ? Christ est ressuscité et tu as été terrassée ; Christ est ressuscité et les démons sont tombés ; Christ est ressuscité et les anges sont dans la joie ; Christ est ressuscité et voici que règne la vie. Christ est ressuscité et il n'est plus de morts dans les tombeaux ; car le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui se sont endormis (1 Co 15,20). À lui gloire et puissance dans les siècles des siècles ! Amen.

Source : http://peresdeleglise.free.fr/textesvaries/paques.htm

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Spiritualité

19 Avril 2014 , Rédigé par Facebook Publié dans #spiritualité

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Prière de l'artisan ou de l'ouvrier

4 Avril 2014 , Rédigé par X Publié dans #spiritualité

Tantôt intitulé « Supplique pour accèder au bon usage de l’oeuvre » tantôt « Prière de l’artisan » ou « Prière de l’ouvrier« , Voici une prière « légèrement » modifiée qui serait à l’origine une prière monastique venant de Grande Bretagne et qui aurait été adopté par les premiers artisans laïques et les premiers imprimeurs. Merci au blog « La Voûte Etoilée » pour ce partage !

"Apprends-moi, Grand Architecte de l’Univers, à bien user du temps que tu me donnes pour travailler et à bien l’employer sans rien en perdre.

Apprends-moi à tirer profit des erreurs passées sans tomber dans le scrupule qui ronge.

Apprends-moi à prévoir le plan sans me tourmenter, à imaginer l’oeuvre sans me désoler si elle jaillit autrement.

Apprends-moi à unir la hâte et la lenteur, la sérénité et la ferveur, le zèle et la paix. Aide-moi au départ de l’ouvrage, là où je suis le plus faible.

Aide-moi au coeur du labeur à tenir serré le fil de l’attention. Et surtout comble Toi-même les vides de mon oeuvre.

Grand Architecte de l’Univers, dans tout le labeur de mes mains laisse une grâce de Toi pour parler aux autres et un défaut de moi pour me parler à moi-même. Garde en moi l’espérance de la perfection, sans quoi je perdrais coeur. Garde-moi dans l’impuissance de la perfection, sans quoi je me perdrais d’orgueil. Purifie mon regard : quand je fais mal, il n’est pas sûr que ce soit mal et quand je fais bien, il n’est pas sûr que ce soit bien.

Grand Architecte de l’Univers, ne me laisse jamais oublier que tout savoir est vain sauf là où il y a travail. Et que tout travail est vide sauf là où il y a amour. Et que tout amour est creux qui ne me lie à moi-même et aux autres et à Toi.

Grand Architecte de l’Univers, enseigne-moi à prier avec mes mains, mes bras et toutes mes forces. Rappelle-moi que l’ouvrage de mes mains t’appartient et qu’il m’appartient de te le rendre en le donnant.

Que si je fais par goût du profit, comme un fruit oublié je pourrirai à l’automne.

Que si je fais pour plaire aux autres, comme la fleur de l’herbe je fanerai le soir. Mais si je fais pour l’amour du bien, je demeurerai dans le bien.

Et le temps de faire bien et à Ta gloire, c’est tout de suite.

Source : www.gadlu.info/priere-de-louvrier-de-lartisan.html

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Origène

17 Mars 2014 , Rédigé par T.D Publié dans #spiritualité

"Beaucoup ont essayé d'écrire des Evangiles, mais tous n'ont pas été acceptés. Et si vous ignorez qu'on n'a pas écrit seulement quatre Evangiles, mais un plus grand nombre, parmi lesquels ceux que nous possédons ont été choisis et remis aux Eglises, que le prologue de Luc, dont voici le texte, vous l'apprenne : Parce que beaucoup ont essayé de composer un récit (Lc 1, 1). Ces mots "ont essayé" contiennent une accusation cachée contre ceux qui, sans la grâce du Saint-Esprit, se sont lancés dans la rédaction des Evangiles. Matthieu, Marc, Jean et Luc n'ont pas "essayé" d'écrire, mais, remplis du Saint-Esprit, ils ont écrit les Evangiles.
Comme nous l'ont transmis ceux qui, dès le début, témoins oculaires, sont devenus ensuite serviteurs de la Parole (Lc 1, 2). Les Apôtres ont contemplé la Parole, non parce qu'ils avaient regardé le corps du Sauveur, mais parce qu'ils avaient vu le Verbe. Si, en effet, avoir vu Jésus selon la chair, c'est avoir vu la parole de Dieu, dans ce cas, Pilate, qui condamna Jésus, a vu la Parole, ainsi que le traître Judas et tous ceux qui vociféraient : Crucifie-le, enlève-le de la terre ! (Jn 19, 15) ont vu la Parole. Loin de moi cette pensée que n'importe quel incroyant puisse voir la parole de Dieu. Voir la parole de Dieu se comprend dans le sens ou le Sauveur a dit lui-même : Celui qui m'a vu a vu aussi le Père qui m'a envoyé (Jn 14, 9).
(Origène : Homélies sur St Luc, I, 1-4, SC 87).

"Tente donc, mon auditeur, toi aussi, d'avoir ton propre puits et ta propre fontaine, pour que toi aussi, lorsque tu prendras le livre des Ecritures, tu te mettes à tirer de ton propre fonds quelque intelligence ; et, selon la doctrine que tu as reçue dans l'Eglise, tente de boire, toi aussi, à la fontaine de ton esprit. Il y a en toi une nature d'eau vive, il y a des veines intarissables et des courants d'irrigation ; emploie-toi à creuser la terre et à la nettoyer des ordures, c'est-à-dire à repousser la paresse et à secouer la torpeur du coeur. Purifie ton esprit, pour qu'un jour vienne où tu boiras de tes propres fontaines et où tu puiseras de l'eau vive dans tes puits. Car si tu as reçu le Logos de Dieu en toi, si tu as reçu de Jésus l'eau vive avec fidélité, en toi s'ouvrira une fontaine d'eau jaillissant pour la vie éternelle. [Jn 4, 14]" (Origène : Homélie sur la Genèse, XII, 5).

"Comme les attitudes du corps sont innombrables, celle où nous étendons les mains et où nous levons les yeux au ciel doit être sûrement préférée à toutes les autres, pour exprimer dans le corps l’image des dispositions de l’âme pendant la prière. Nous disons qu’il faut agir de la sorte, quand il n’y a pas d’obstacles. Mais les circonstances peuvent amener parfois à prier assis, par exemple quand on a mal aux pieds ; ou à prier couché, à cause de la fièvre. Pour la même raison, si, par exemple, nous sommes en bateau ou que nos affaires ne nous permettent pas de nous retirer pour nous acquitter du devoir de notre prière, on peut prier sans prendre aucune attitude extérieure."(La prière, III, 31, "Les Pères dans la foi", p. 120).

"Lorsque quelqu'un nous donne un objet matériel, on ne peut pas dire qu'il nous donne l'ombre de cet objet (car il n'a pas l'intention de donner deux choses séparées, l'objet et son ombre mais l'ombre suit nécessairement l'objet donné), de même si nous considérons avec une certaine hauteur les grâces importantes que Dieu nous fait, nous pouvons dire que les biens matériels ne sont que l'ombre qui accompagne pour les saints les grâces spirituelles, immenses et célestes, pour leur profit et selon la disposition de Dieu. Le Seigneur agit toujours avec sagesse, même si nous ne connaissons pas le mobile de chacun de ses dons." (Origène, La prière, I, 5, 16, "Les Pères dans la foi", pp. 59-60).

"A l'homme qui recherche de belles perles (Mt 13,45), il faut appliquer les paroles suivantes : Cherchez et vous trouverez, et : Celui qui cherche, trouve (Mt 7,7-8). En effet, à quoi peuvent bien se rapporter "cherchez et celui qui cherche, trouve"? Disons-le sans hésiter : aux perles, et particulièrement à la perle acquise par l'homme qui a tout donné et tout perdu. A cause de cette perle, Paul dit : J'ai accepté de tout perdre afin de gagner le Christ (Ph 3,8). Par le mot tout il entend les belles perles, et par gagner le Christ l'unique perle de grand prix. (Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 10, 9-10).

"Voici une comparaison pour inviter les hommes à prier et les empêcher de négliger la prière. Un homme ne peut pas avoir d'enfant sans s'unir à une femme. De même, pour obtenir ce qu'on désire, il faut prier avec de bonnes dispositions, avec foi, et se conduire dignement avant la prière. Il n'est pas nécessaire de dire beaucoup de paroles. Il ne faut pas non plus demander des choses sans importance, ni réclamer les biens de la terre, ni venir prier quand on est en colère ou troublé intérieurement. Pour comprendre ce que la prière exige, il faut avoir le coeur pur. De même, nous n'obtiendrons pas le pardon de nos péchés sans avoir pardonné du fond du coeur au frère qui nous demande pardon pour la peine qu'il nous a faite." (La prière, 8).

"Nous sommes en voyage, nous ne sommes venus en ce monde que pour passer de "vertus en vertus", et non pour rester sur terre par amour des objets terrestres, comme celui qui disait : "Je détruirai mes greniers et j'en construirai de plus grands" (Le 12,18). Ah ! que le Seigneur ne nous dise pas comme à lui : "Insensé, cette nuit, on te redemandera ton âme"." (Homélies sur les Nombres XXVII, 7).

"Si un homme a quelque jour brûlé du fidèle amour du Verbe de Dieu; si, pour parler comme le prophète, un homme, un jour, a reçu de la "flèche de choix" la douce blessure, la douce plaie; si quelqu'un, un jour, a été percé du trait amoureux, au point, ensuite, jour et nuit, de soupirer après lui de désir, et de ne plus pouvoir rien dire d'autre, et de ne plus vouloir rien entendre d'autre, et de ne plus rien savoir d'autre, et de n'avoir plus goût à rien désirer d'autre, rien envier d'autre, ni rien espérer hors de lui, celui-là alors, à juste titre, pourra dire: je suis blessé d'amour." (Homélies sur le Cantique des Cantiques, 1).

Source : http://peresdeleglise.free.fr/extraits2.htm#origene

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