Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Hauts Grades

Articles avec #spiritualite tag

Prière maçonnique

3 Février 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #spiritualité

« Prions le Seigneur Saint, Père Tout-Puissant, Dieu Eternel, qui seul ordonnez toutes choses et les disposez avec sagesse, qui pour repousser la malice des mauvais et protéger la justice, avez permis aux Hommes, par une salutaire disposition de Votre volonté l’usage du Glaive ici-bas, et qui avait voulu qu’un Ordre Militaire soit institué pour la protection du Peuple, Vous qui, par le BienHeureux Jean le Baptiste, avez fait dire aux soldats qui venaient à lui dans le désert, de ne molester personne, mais de se contenter chacun de ce qui était dû, nous supplions Votre Clémence, Seigneur, afin que, de même qu’à David Votre serviteur, Vous avez donné pouvoir de renverser Goliath, à Juda Macchabée de triompher de la férocité des nations qui n’invoquaient pas Votre Saint-Nom, ainsi daignez Seigneur, en Votre Divine bonté, accorder ici à Votre serviteur qui vient de se soumettre au joug de Votre Sainte Milice avec piété céleste, les forces et la bravoure pour la défense de la Foi, l’Espérance et la Charité.

 

Donnez-lui également la crainte et l’amour de votre Nom, l’Humilité, la Persévérance, l’Obéissance, et une ferme patience. 

Disposez en lui toutes choses comme il faut afin qu’il ne blesse personne injustement avec le Glaive ou avec un autre, et qu’il ne serve que pour défendre la Justice et le Droit.   

Et comme il a quitté lui-même un état inférieur pour s’élever au nouvel honneur de la Sainte Milice, qu’il dépose aussi le Vieil Homme en ses manières d’agir, et qu’il revête l’Homme Nouveau !

 

Qu’il Vous craigne et Vous serve correctement.

Qu’il évite la compagnie des perfides, et qu’il accroisse sa charité envers son prochain.

Qu’en toutes choses, ordres et circonstances il accomplisse justement son devoir.

 

Par Jésus-Christ, Notre Seigneur.

Ainsi soit-il. »

Lire la suite

Le Pater et la Kabbale

2 Juin 2011 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #spiritualité

O Iod créateur

qui es

en AIN-SOPH

Que KETHER ton Verbe

soit sanctifié

Que TIPHERETH splendeur de ton règne

émane ses rayons

Que IAVE Ta loi cyclique

règne en MALCHUTH

comme elle règne en KETHER

Donne chaque jour à NESCHAMAH

l’illumination d’une des 50 portes de BINAH

Oppose la Miséricorde infinie de CHESED

aux écorces que je crée en mon Imago

lorsque, méconnaissant l’une des 32 voies de

CHOCMACH, j’émane la rigueur de RUACH

envers mes frères

Préserve NESCHAMAH des attractions de

NEPHESCH et délivre nous

de NAHASCH

 

Car Tu es Nesch, Le Principe,

TIPHERETH La Splendeur créatrice,

IESOD La Matrice

ou EL ou IOD ou MEM

Dans les AELOHIM

 

 

Merci à notre Frère R. FR.....

Lire la suite

Le Pater, une Prière Scientifique

1 Juin 2011 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #spiritualité

Dans l'Evangile de saint Matthieu, le Christ a donné une prière qui répond parfaitement aux besoins de l'humanité. Pour bien comprendre la signification de cette prière, il est nécessaire de connaître la constitution actuelle des êtres humains. C'est pourquoi nous rappelons que l'homme est un Esprit triple doté d'un Intellect (ou corps mental) au moyen duquel il apprend à gouverner un corps triple (la personnalité) (voir tableaux au sein de la Cosmogonie ou notre site Internet). 

L'Esprit Divin a pour contrepartie matérielle le corps physique. 
L'Esprit Vital a pour contrepartie matérielle le corps vital. 
L'Esprit Humain a pour contrepartie matérielle le corps du désir. 
L'Intellect (ou corps mental) étant le lien entre l'Esprit triple et les trois corps. 

Le Pater, donné par le Christ, a pour objet de répondre aux besoins de ces sept principes dont nous sommes constitués et de favoriser leur évolution. 

L'Esprit Humain s'élève en premier jusqu'à son aspect correspondant dans la Sainte Trinité, le Saint-Esprit, et dit : 
"Que votre nom soit sanctifié".

L'Esprit Vital s'adresse ensuite au Fils : 
"Que votre règne arrive".

L'Esprit Divin s'adresse à son tour au Père : 
"Que votre volonté soit faite".

L'Esprit triple présente alors ses requêtes pour la personnalité, le corps triple. 

L'Esprit Divin prie le Père pour sa contrepartie le corps physique : 
"Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien".

L'Esprit Vital prie le Fils pour sa contrepartie le corps vital :
"Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés".

L'Esprit Humain prie le Saint-Esprit pour sa contrepartie le corps du désir : 
"Ne nous laissez pas succomber à la tentation".

Finalement, les trois aspects de l'Esprit s'unissent dans une dernière prière pour le corps mental :
"Délivrez-nous du mal".

En ce qui concerne la prière pour le corps vital et le pardon des offenses, il faut se souvenir que nos fautes sont enregistrées sur l'éther réflecteur du corps vital et qu'il est bon de prier pour qu'elles soient effacées. 

Quant à la dernière prière demandant d'être délivrés du mal, nous devons également savoir que celui-ci provient du fait que l'Intellect (le corps mental) nous permet de choisir entre plusieurs façons d'agir et qu'il se laisse souvent influencer par les mauvais désirs de la nature inférieure au lieu de suivre les incitations de l'Esprit. 
                                "Notre Père qui êtes aux cieux"
n'est qu'une simple adresse de messagerie.

La répétition étant une des caractéristiques du corps vital, il est recommandé de prier souvent. Des pensées pures et élevées, souvent répétées, favorisent le développement du corps de l'âme, formé des deux éthers supérieurs. Inversement des pensées égoïstes et matérialistes renforcent les éthers inférieurs au détriment du corps de l'âme.

Texte inspiré de l'Enseignement rosicrucien 
 
légué à Max Heindel par les Frères Aînés de la Rose-Croix
Lire la suite

La Magie des pactes

1 Juin 2011 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #spiritualité

Par Frater Luxaour

Ci-dessous un texte concernant la PME (magie évocatoire) mais avec des pactes pour obtenir des choses, bien entendu ce type de magie est très Dangereux d’autant que dès qu’un mage pactise avec des Entités de quelque nature que se soit, il perd sa liberté Divine d’agir en tant qu’homme Divin, et par la suite il devient un factotum (bon à tout faire) et doit à l’issue de sont pacte, servir l’entité avec laquelle il a pactisé.

En clair, il passe d’un état quadripolaire à un état bi_polaire et devient l’esclave de l’Entité dans le monde invisible, et cette condition peut durer des centaines d’années, voir mille années en temps terrestre, ainsi l’évolution d’un tel mage est Karmiquement bloquée pour un temps indéfini.

C’est pourquoi il convient de bien prendre Garde à ce que l’on fait en Magie, afin de ne pas Perdre notre propre Liberté durement conquise, et aussi pour pouvoir continuer notre Évolution magico- Spirituelle vers la Vraie Lumière Divine qui est le Dieu Vivant et Vrai.

Fraternellement

Frater Luxaour

Évocation des Djiins, technique et pratique

Présentation :

Dans la magie du Dragon, 80 % des rituels se réalisent suite à des évocations de Djinn, Démon, ou Ange. Cette technique est indispensable, pour que le rituel réalisé soit un véritable succès, et pas une perte de temps qui prend fin par une déception totale.

La présence des entités dans les divers rituels : est obligatoire afin d’être sûr que la demande requise sera réalisée, sans aucun doute. Cette technique était autrefois très courante, et elle donnait aux rituels : leurs puissances d’origine.

Mais de nos jours, énormément de gens ont peur d’entamer cette technique, en se basant sur de fausses idées alimentées par des croyances issues du Moyen Âge.

À cette époque, les croyants disaient que les sorciers sont des hommes qui ont vendu leur âme au Diable, afin que ce dernier réalise pour eux diverses demandes ! Cette croyance est totalement fausse, puisqu’il existe de vrais Saints qui pratiquent la haute magie. Dans le monde arabe, il existe énormément de Saints très connus, qui ont pratiqué la magie sans toucher à leur croyance religieuse, et d’après notre connaissance : ils n’ont jamais blasphémé le nom de Dieu. Si la magie de nos jours est inactive et sans puissance : c’est pour des raisons simples !

La magie a été vidée de l’essentiel de son contenu, et beaucoup de techniques ont été abolies. Il faut comprendre que les rituels ne sont efficaces, que si le mage est rattaché à un égrégore afin de bénéficier de l’énergie nécessaire pour alimenter son rituel, et que le mage soit assez mûr pour évoquer avec succès les entités qui réaliseront pour lui, la demande requise. Chaque acte magique est lié et attaché à des puissances invisibles qui se chargent de concrétiser cette demande sur le terrain. En l’absence de ces entités, le rituel est tout simplement une perte de temps, et jamais vous n’arriverez à votre but.

L’Évocation des entités lors des rituels, est une technique toujours d’actualité en Afrique du Nord, et en Afrique Noire : ce qui donne aux rituels une puissance et une efficacité extraordinaire. Bien sûr, il ne s’agit pas ici de pacte avec les puissances invisibles, puisque cette pratique est une autre paire de manches ! Mais je vais vous dévoiler ici, pour la première fois : une technique assez simple et facile à réaliser par un débutant, mais bien sûr moins puissante que la technique des pactes ! Mais c’est très efficace, pour régler beaucoup de problèmes d’ordre quotidien, tels que le retour d’affection, l’amour, l’argent…

En Afrique du Nord, et même en Afrique Noire : la magie d’Évocation représente l’extrême puissance qu’un mage peut atteindre. Les anciens hauts initiés, après une longue expérience pleine de pratique, ont conclu que la magie est beaucoup plus efficace : s’ils ont recours à des évocations afin de réaliser des rituels de n’importe quel type. Cette méthode de travail redonne aux rituels leurs puissances d’origine. Il existe vraiment une véritable magie d’une extrême puissance, basée uniquement sur les évocations. Cette technique se répartit en deux plans de travail :

01) Évocation par Pacte :

Il existe une ancienne technique d’Évocation qui prend fin par un pacte entre le mage et lesdjinns ! Cette technique est connue sous le nom de (ISTIKHDAM AL DJINN), elle est d’une puissance extraordinaire. Car une fois le pacte approuvé par les deux partis : les Djinns se mettent au service du mage, il lui suffit de demander, et la demande est réalisée.

Il ne s’agit pas de pacte satanique avec des Démons, non ! C’est tout à fait le contraire. Car cette technique a été mise en oeuvre par de vrais Saints, qui ont consacré leur vie à servir le Tout-Puissant ; grâce à une méthode secrète de purification de l’âme ! Le mage arrive à lever le voile qui sépare le monde profane du monde invisible. Avec sa foi et sa pureté : le mage commandera des Djinns qui le serviront pour le reste de sa vie. Cette technique demande un minimum de 59 jours de dur travail, mais une fois le pacte accompli : il faut le respecter coûte que coûte. Cette technique donne la possibilité au mage de commander un ou plusieurs Djinns, ou même une légion ! Tout dépend de la force psychique du mage, et du statut du Djinn avec lequel il va conclure un pacte. Les plus grands pactes sont faits avec les sept Rois Djinns ! D’après notre connaissance, les Rois Djinns, vu leur statut : ont le droit d’accomplir des pactes avec des êtres humains. Mais à chaque fois que le mage évoque leurs présences, les Rois chargent un AFRIT (Génie) de réaliser la demande. Il est vraiment très rare qu’un Roi Djinn accomplisse lui-même la demande du mage.

Les pactes prennent fin en deux cas : a) Avec la mort du mage. b) Si le mage divulgue publiquement le pacte à d’autres êtres humains. Les anciens ont toujours exigé de leurs disciples : de bien garder le secret ! Et de ne rien dire, même pas à nos proches. Les entités, en général : n’aiment guère, que leurs secrets soient connus dans le monde profane. Chaque mage doit garder le secret, sur ce qu’il se passe entre lui et les entités. Il y a une très ancienne légende connue en Afrique du Nord, qui parle d’un mage qui a fait un pacte avec un Roi Djinn. Après quelque temps, le mage a raconté à ses amis : son secret, et tout ce qu’il se passe entre lui et ce Roi Djinn. Quelques jours après, on a trouvé ce mage étranglé et sur sa poitrine, un parchemin ou il est écrit : faites attention à vous, Ô êtres humains, qui avez conclu des pactes avec les Rois, voici la fin qui attend toute personne qui brise le pacte et ne garde pas le secret interdit !

source : http://www.esoblogs.net

Lire la suite

Les couleurs des Sephiroth

25 Mai 2011 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #spiritualité

Par Spartakus FreeMann

 

« Rabbi Siméon se trouvait un jour en compagnie de Rabbi Éléazar, son fils, et de Rabbi Abba. Rabbi Eléazar dit à son père : Pourquoi l’Écriture dit-elle : « J’ai apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob sous le nom de El Shaddaï au lieu de : « J’ai parlé à Abraham, etc. ». (Exode6:3) ? Rabbi Siméon lui répondit : Eléazar, mon fils, ces paroles cachent un mystère suprême. Remarquez qu’il y a des couleurs visibles et des couleurs imperceptibles ; les unes et les autres sont l’emblème du mystère suprême de la Foi, alors que les hommes ne le savent ni ne l’examinent. Si les hommes ont été juges dignes d’apercevoir les couleurs visibles, c’est grâce aux patriarches.

C’est pourquoi l’Écriture dit : « … Je suis apparu à Abraham, etc. », ce qui veut dire : Dieu daigna leur montrer le degré céleste désigné sous le nom de Shaddaï ; mais nul homme, excepté Moise, n’a jamais pu parvenir à contempler les couleurs imperceptibles. C’est pourquoi l’Écriture dit : « … Mais je ne me suis point fait connaître à eux sous le nom de Yhwh » » - Zohar II, 23a-23b.

Par ce passage, nous apprenons l’importance des couleurs en tant que symboles des Sephiroth. Cette connaissance ésotérique des couleurs, connue autrefois des seuls kabbalistes, est assez ancienne.

Le Zohar assigne une couleur spécifique à chacune des Sephiroth : le blanc à Hokhmah ; le rouge à Binah ; le vert à Tiphereth et le noir à Malkhuth. Ce système de couleur est mis en parallèle avec celui des 4 Mondes qui se voient également attribués une couleur. Le monde d’Atziluth est associé au blanc ; le monde de Briah au rouge ; le monde de Yetsirah au vert et le monde d’Assyah au noir. Cependant, comme nous allons le voir, ces attributions varient selon les kabbalistes et les systèmes.

Les couleurs que l’on trouve couramment dans le Zohar sont celles de Hessed, Guebourah et Tiphereth. Les couleurs des Sephiroth sont bien plus que des symboles, elles assument le rôle de portes du Divin et établissent un lien avec le Divin. On peut trouver une excellente présentation de l’usage kabbalistique des couleurs dans le livre d’Aryeh KaplanMéditation and Kabbalah. Il y écrit (page 179) :

« Bien que l’on puisse simplement méditer sur les Noms tels qu’ils sont écrits dans un livre, cette technique est nettement améliorée quand les couleurs sont employées. Lorsque chaque Nom est coloré avec une nuance appropriée à la Sephirah, on peut s’attacher d’autant plus intimement à la Sephirah. Le système des couleurs est longuement exposé par Rabbi Joseph Tzayach, et par le Ramak (Moïse Cordovero) qui était apparemment conscient de ces écrits. Mais, tandis que Tzayach ne fait aucune tentative pour lier son système à celui du Zohar, le Ramak montre que les deux appartiennent à une tradition identique ».

En citant l’ouvrage de Cordovero, Pardès Rimonim, La neuvième Porte, Kaplan énumère les Sephiroth et leurs couleurs comme suit : Kether (Couronne) – blanc invisible ; Hokhmah (Sagesse) – une couleur qui inclut toutes couleurs ; Binah (Compréhension) – jaune et vert ; Hessed (Bonté) – blanc et argent ; Guebourah (Force) – rouge et or ; Tiphereth (Beauté) – jaune et violette ; Netzach (Victoire) – rose clair ; Hod (Splendeur) – rose sombre ; Yessod (Fondation) – orange ; Malkhuth (Royaume) – bleu.

« Dans de nombreux textes kabbalistiques, ainsi que dans le Zohar, nous trouvons différentes couleurs associées aux Sephiroth. On doit être très attentif et ne pas se figurer que ceci est à prendre au sens littéral. La couleur est quelque chose de physique, décrivant le monde physique, et les Sephiroth, qui sont spirituelles ne doivent pas être décrites avec des propriétés physiques. Si une personne pense que celles-ci sont véritablement les couleurs des Sephiroth, elle détruit le système entier et outrepasse les limites fixées par les anciens. Celui qui creuse dans ceci doit par conséquent être très prudent et ne pas supposer que quelque chose de physique est impliqué.

Mais effectivement, ces couleurs font allusion aux perceptions reçues depuis les plus hautes Sources. Ainsi, par exemple, Guebourah (Rigueur) est responsable de la victoire dans une guerre. La guerre implique l’effusion de sang, or le sang est rouge, il s’associe parfaitement à la couleur rouge de cette Sephirah. La couleur rouge exprime également la haine, la colère et la rage. Ceci est évident. Nous attribuons par conséquent la couleur rouge pour le Jugement. En outre, tout ce qui est rouge est tiré de la puissance de cette Racine. Ceci a été examiné en détail dans la « Porte d’Essence et Fonction ». De même, la couleur blanche indique la pitié et la paix. Ceci parce que les gens avec des cheveux blancs sont habituellement miséricordieux. Par exemple, les anciens et les âgés ne combattent généralement pas dans les armées. Donc, si vous souhaitez représenter la paix et la Sephirah Hessed, vous devez vous la représenter avec la couleur blanche. Il n’est pas à douter que les choses qui sont blanches émanent du pouvoir de cette Racine. Mais tout cela a déjà été expliqué dans le Portail mentionné plus haut. Ceci, est alors l’interprétation adéquate de la relation entre les couleurs et les Sephiroth. Les couleurs sont utilisées sous forme d’allégories et font allusion à leurs fonctions et ce qui en résulte.

Les Sephiroth n’existent pas dans un espace donné, par conséquent il est impossible de les différencier excepté à travers l’allégorie. Ceci peut être fait seulement quand nous utilisons des couleurs dont l’allégorie représente les Sephiroth. Nous pouvons concevoir ainsi les Sephiroth comme étant différenciées, en élévation ou en croissance, d’après la relation existant entre une couleur et une autre. Les dynamiques des Sephiroth peuvent être imaginées entièrement à travers l’interaction des couleurs. Tout ceci est pour « faciliter l’oreille physique », en permettant l’expression verbale de ces concepts. Il est certain que les couleurs peuvent servir alors de support aux animations des Sephiroth. Elles sont aussi utiles pour transmettre l’influx d’une Sephirah donnée. Ainsi, si vous souhaitez transmettre l’influx de clémence de la Sephirah Hessed, méditez sur la couleur associée avec cette Sephirah. Représentez la couleur de l’attribut que vous désirez. Si vous souhaitez la clémence pure, alors cette couleur sera d’un blanc pur. Si votre demande implique un petit degré de clémence, représentez une blancheur plus douce, comme celle du « mortier du Temple ».

Si un individu souhaite accomplir quelque chose à travers l’influx du Jugement, il doit faire usage d’un vêtement de cérémonie rouge. Il méditera ensuite sur le Tétragramme, représenté dans des lettres rouges. De même, dans une activité orientée vers la Clémence, et désirant diffuser la puissance de Hessed, il doit porter des vêtements de cérémonie blancs. Ceci est clairement montré chez les Cohanim (prêtres). Leur fonction était de diffuser l’influx à partir du côté de la Hessed. Ils portaient donc des vêtements de cérémonie blancs, qui indiquent la paix. Au Yom Kippour (le Jour d’Expiation), le Grand-Prêtre retirait également ses vêtements sacerdotaux d’ors et portait du blanc. Le service entier de ce jour était exécuté dans des vêtements de cérémonies blancs, et la raison donnée à cela est qu’« un accusateur ne devient pas un défenseur », puisque l’or indique le Jugement. La blancheur, cependant indique la pitié que le Grand-Prêtre recherchait.

Le même principe est vrai pour les amulettes. Quand on fait une amulette (Qaméâ) pour transmettre le flux de Hessed, il faut dessiner le Nom nécessaire en lettres blanches lumineuses. Ceci accroît l’efficacité du Nom. De même, quand on recherche le Jugement, il faut dessiner le Nom associé avec le Jugement en rouge. Le sang de chèvre est souvent utilisé dans ce but, puisqu’il fait allusion au Jugement, à la fois par sa couleur et sa source. Ces choses sont bien connues et sont évidentes chez ceux qui écrivent des amulettes, même si nous n’avons pas de penchant pour ces pratiques. Il est donc connu que quand les Noms sont dessinés sur des amulettes, ceux qui impliquent le Jugement sont dessinés en rouge, ceux qui impliquent l’Amour, en blanc, et ceux qui concernent la Pitié en vert. Cela est entièrement connu grâce aux Maguidim, qui ont appris les méthodes d’écriture des amulettes.

Tout ceci apprend que les couleurs peuvent servir comme un canal pour les forces qui sont transmises à partir du haut. C’est aussi à mettre en parallèle aux rites de certains idolâtres. Quand ils offrent l’encens, ils savent influencer la puissance d’un signe particulier du Zodiaque. En pratiquant ces rites, ils useraient de vêtements de cérémonie dont la couleur est associée avec leurs actes. Il est évident que cette façon de faire peut être retrouvée dans le pectoral du Grand-Prêtre. Celui-ci contenait douze pierres précieuses, chacune avait une couleur différente, en allusion à la transmission de l’influx de la source spirituelle de chacune des Douze Tribus. Ne refusez pas ce concept. Les alchimistes apprennent que, quand une personne regarde de l’eau courante, la Bile Blanche (ou l’Humeur Blanche) est éveillée en elle. Donc, quand quelqu’un a de l’insomnie et ne peut pas dormir, ils placent des tuyaux avec de l’eau courante devant lui afin de, stimuler la Bile Blanche. Ceci accroît l’humidité dans son corps, et il est capable de dormir. La même chose est vraie dans notre cas. Quand un initié effectue un vol avec son esprit, il constate que ceci est inestimable. Les couleurs qui sont visibles à l’œil, ou qui sont représentées en esprit, peuvent avoir un effet sur le spirituel, quoique les couleurs elles-mêmes soient physiques. » (Moïse Cordovero, Pardès Rimonim, « porte des couleurs », traduction Virya).

Cependant, dans son Ohr Ne’erav, Cordovero donne une autre attribution aux couleurs :

Kether – Blanc/Noir

Hokhmah – Bleu

Binah – Vert

Hessed – Blanc

Guebourah – Rouge

Tiphereth – Blanc

Netzach – Rouge

Hod – Vert

Yessod – Blanc

Malkhuth – Blanc

On peut aussi utiliser les couleurs associées aux Sephiroth dans la méditation quotidienne car chaque Sephirah gouverne un jour de la semaine. Dimanche : Hessed ; Lundi : Guebourah ; Mardi : Tiphereth ; Mercredi : Netzach ; Jeudi : Hod ; Vendredi : Yessod ; et Samedi : Malkhuth.

Ainsi, on peut visualiser les couleurs pendant la méditation afin de renforcer le réalisme des visions.

Outre les couleurs, nous trouvons dans les Portes de la Kavanah d’Azriel de Gérone, une description des huit qualités de la lumière. À titre d’exemple, voici celle de la Couronne :

« Au-dessus est la Couronne. C’est la lumière qui couronne les désirs de l’esprit et qui illumine les sentiers de l’imagination, renforçant la radiance (zohar) de la vision. Cette lumière n’a pas de fin. De la Gloire (kavod) de sa perfection proviennent le désir, la bénédiction, la vie (Haïm) et tout ce qui est bon (tov) à ceux qui gardent le chemin de son unification ».

eso_couleursSephiroth01

Les Portes de la Kavanah et les Lumières selon Azriel de Gérone (Meditation and Kabbalah pp. 119-122, Aryeh Kaplan) :

« Quiconque fixe une chose dans son esprit avec une totale fermeté, cette chose devient alors pour lui la chose primordiale. Ainsi, lorsque vous priez et récitez des bénédictions ou lorsque vous désirez diriger la kavanah sur une chose en particulier, imaginez que vous êtes de la lumière et que tout ce qui vous entoure est de la lumière et qu’au milieu de la lumière est un rayon de lumière et au-dessus de lui une lumière brillante, et à son opposé, un trône, et sur lui est une bonne lumière… Tournez-vous vers la droite et vous trouverez là une lumière pure, et à votre gauche une aura, lumière de gloire, et autour d’elle la lumière de la vie. Et au-dessus sont les chemins des idées, et la brillance de la splendeur des visions. Et cette illumination est inépuisable et sans fin » (Idel citant Scholem The Concept of Kavanah, Noah J. Jacobs, pp. 172-173).

Rabbi Joseph Tzayach se voué à la compréhension des techniques de l’ascension des Sephiroth par la connaissance des couleurs qui leurs sont associées et que l’on peut voir dans le tableau ci-dessous. En résumé, l’approche consiste à méditer sur une couleur déterminée ou de porter des vêtements de cette couleur lors de la méditation sur une Sephirah afin d’en manifester les qualités. Ainsi, l’on porte du blanc afin d’attirer à soi la miséricorde de Hessed, le rouge apporte le jugement de Guebourah etc.

eso_couleursSephiroth02

La lumière de Kether est appelée « lumière invisible aveuglante » car aucun objet ne peut être perçu dans ce lieu. Elle est invisible car on ne peut la voir.

La couleur de Hokhmah comprend toutes les couleurs car la sagesse contient toutes les connaissances dont elle est la synthèse. Le jaune est associé avec l’illumination et le vert avec la fertilité et ensemble, ces deux couleurs représentent l’intelligence de Binah et sa fertilité en tant que mère du Partzuf. Le blanc et l’argent sont les couleurs traditionnellement associées à la gentillesse. Le rouge et l’or sont associés au jugement. La Sephirah Tiphereth illumine la vérité, le jaune, et contient les mystères de la Torah, le violet.

Le rose pâle et le rose foncé sont les couleurs de Netzach et de Hod associées respectivement à la paupière supérieure et à la paupière inférieure qui symbolisent le don de prophétie, c’est-à-dire la lumière du soleil passant au travers des yeux clos. L’orange de Yessod est la couleur de la bonté qui est basée sur la discipline de Guebourah, rouge, avec l’illumination de Tiphereth, le jaune, et la prophétie de Netzach et de Hod combinée, le rose. Ces couleurs combinées donnent l’orange.

La royauté est bleue, d’un bleu royal. Le bleu est également le commencement car c’est la couleur du ciel. Malkhuth est la première Sephirah dans laquelle on pénètre lors de son élévation vers les cieux.

Méditations sur les Sephiroth selon la Porte du Tétragramme de Cordovero :

eso_couleursSephiroth03eso_couleursSephiroth04

Spartakus FreeMann, février 2009 e.v.

Lire la suite

Sacrifice de la volonté et simplicité de coeur chez Willermoz

24 Mai 2011 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #spiritualité

N’êtes vous point encore  sous le joug de quelconque penchant  désordonné, de quelques préjugés, ou de quelques opinions discordantes que l’habitude ou le respect humain vous empêchent d’oser réformer ? La soumission de la volonté de l’homme à la volonté de Dieu est sans cesse aussi recommandée au Maçon qu’au Chrétien, lui avez-vous fait sincèrement l’abandon et l’entier sacrifice de la vôtre, et sans cet abandon pouvez-vous raisonnablement en attendre les fruits ? Etes-vous parvenu à cet état de simplicité de coeur et de l’esprit si louée dans les saints évangiles chez les enfants cités pour modèles dont le coeur n’est pas encore ouvert à l’influence du savoir et se recommande aux autres ? C’est cependant à ceux qui leur ressemblent, à ceux là seuls que la lumière est promise. Enfin sachant que toute vraie lumière vient d’en haut, avez vous contracté l’heureuse habitude de la demander en toute occasion importante à celui qui peut seul vous la donner ?

 

source : http://blog.avallesancta.com/

Lire la suite

Danse et initiation

19 Janvier 2011 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #spiritualité

La danse dit Xénophon n'est pas de ces sujets faciles et accessibles à tous, elle touche aux régions les plus élevées de toutes sciences rythmiques, géométrie, philosophie surtout, physique et morale puisqu'elle traduit les caractères et les passions. Elle est encore moins étrangère à la peinture et à la plastique : les actes de l'homme intéressent parfois le corps, parfois l'intelligence, tandis que la danse occupe l'un et l'autre : elle affine l'esprit, exerce les membres, instruit et charme les yeux, l'oreille et l'âme ...»

Cette difficulté qu'évoque le philosophe grec m'est apparue comme une vibrante réalité dans l'étude de ce sujet. En effet, sa complexité, due à la multiplicité de ses manifestations s'étendant sur plusieurs millénaires, diverses ethnies et civilisations, la grande diversité de ses implantations géographiques ainsi que la richesse de ses traditions offrent à notre investigation, notre réflexion et nos méditations, une immensité et une plénitude digne des plus grandes oeuvres de l'humanité.

La Mythologie nous rapporte que Terpsichore entraînait le cortège des Muses ... Cette vision poétique nous suggère, peut-être, une reconnaissance de l'antériorité de la danse par rapport aux autres formes d'expression de l'Art, son universalité et, pourquoi pas, sa supériorité ! ... Cette conception confirmerait la thèse de tous les grands spécialistes : ethnologues, archéologues ou historiens de l'Antiquité, scientifiques, chercheurs et exégètes des textes anciens, qui affirment que les origines de la danse remontent aux sources les plus anciennes.

«Avec la création de l'Univers, disait le poète Lucien, naquit à son tour la danse qui symbolise l'union des éléments : la ronde des étoiles, les constellations des planètes reliées aux autres astres fixes, l'ordre et l'harmonie de tous les éléments, reflètent la danse originelle du temps de la création». On trouve les traces de la danse dès les premiers âges de l'Histoire, et, bien sûr, de la Préhistoire, mais ici n'est pas le propos d'entrer dans le détail de tous les vestiges qui témoignent de son existence, de sa pratique et de sa pérennité.

La constante préoccupation de l'homme a toujours été de concilier la faveur des forces mystérieuses dont il soupçonnait le pouvoir dans l'au-delà avec la réalité concrète. Il se rendit bien vite à l'évidence qu'il était soumis à des forces supérieures à la sienne et indépendantes de sa volonté : le soleil l'éclairait, le chauffait, le feu le brûlait, le tonnerre l'effrayait, l'eau le suffoquait, etc ... Tous ces éléments exerçant sur lui une action puissante et irrésistible. Et nous trouvons là, les premiers gestes instinctifs, essentiels et primordiaux de la vie courante. Le geste, langage muet, inscrit dans l'espace, étant l'une des premières manifestations de l'homme, où se termine le geste et où commence la danse ?

Je pense que la danse née de l'élan naturel, instinctif et raisonné d'exprimer les divers sentiments et sensations de l'homme, commence réellement à partir du moment où le geste est ordonné : elle est donc, au départ, une manifestation de la volonté, elle nécessite, par conséquent, une participation de l'Esprit.«Un mouvement du corps est donc une conséquence d'un mouvement de l'Ame».

C'est l'esprit qui commande la matière. Platon disait à peu près la même chose : «Le mouvement est l'essence et l'idée même de l'Ame».

La danse, expression individuelle ou collective d'un état affectif, se manifeste par des gestes du corps ordonnés, unissant le son, le rythme, et le mouvement. Elle s'exprime dans le désir instinctif de libérer les tensions psychologiques dans le jeu des jambes qui produit les mouvements rythmiques, dans les battements de mains, les claquements de cuisses et les piétinements ; aux premiers âges de la danse, le corps humain était lui-même l'instrument de production des sons.

Tout, pour ces hommes, était occasion de danser : Joie, chagrin, amour, terreur, aube, mort, naissance, etc ... le mouvement de la danse leur apportait un approfondissement d'expérience. Dans cette danse, l'imitation des sons et des mouvements observés autour d'eux, et, notamment, l'expression involontaire du mouvement par le son et le geste, précédait toute combinaison consciente et articulée de son et de danse.

Avant que la danse ne s'épanouisse en un rite religieux délibéré, elle est une libération rythmique d'énergie, un acte d'extase, mais aussi, le moyen naturel pour l'homme de se mettre au diapason des puissances du Cosmos. Ce n'est que très progressivement, sous l'influence des cultes officiels, que la danse, d'abord expression spontanée du mouvement, se transformera en un système fixe de pas et d'attitudes. Et, pourtant, sous quelque forme qu'elle se présente, le but de la danse est toujours d'approcher la divinité.

En tant qu'acte de sacrifice, par quoi l'homme s'en remet à Dieu, la danse est abandon total de soi. Ainsi le corps, à travers tout l'éventail de ses expériences, est l'instrument de la puissance transcendante ; et cette puissance, la danse la saisit directement, instantanément et sans intermédiaire.

Le corps est ressenti, dans sa dimension spirituelle, comme le canal par où s'opère la descente du Tout-Puissant. L'émancipation de l'homme par rapport à son Dieu s'opère par l'imitation de celui-ci : «L'homme, s'identifiant aux Dieux devient à son tour Créateur ...»

LE SYMBOLISME DU CORPS HUMAIN

La danse est chose sérieuse, et, par certains aspects, chose très vénérable, selon Paul Valéry. Toute époque qui a compris le corps humain ou qui a éprouvé, du moins, le sentiment du mystère de cette organisation, de ses ressources, de ses limites, des combinaisons d'énergie et de sensibilité qu'il contient, a cultivé, vénéré la danse. C'est pourquoi il ne serait pas concevable d'évoquer quelque geste qui soit, sans approfondir le symbolisme de l'organisme dont il est l'émanation : Le corps Humain dans sa dualité : matière-Esprit.

Et là, nous sommes encore dans le domaine du concret et du plus mystérieux à la fois, du plus lié dans une fondamentale unité ; ce merveilleux instrument, certainement la plus belle création du Grand Architecte de l'Univers, autour duquel gravitent tous les efforts de pensée des savants, des philosophes et des théologiens depuis toujours, pour tenter d'en percer le mystère.

Le corps humain, disait Léonard de Vinci, comme tous ceux qui ne se bornent pas à ne considérer que l'extérieur des choses, est construit aussi rythmiquement que l'est un monde ... Ceci est d'autant plus vrai que le rythme est dans tous les mouvements. Lamennais, dans son livre sur «L'Art et le Beau», affirme que la danse est le mouvement rythmique du corps ; Lamartine parlait d'harmonie. « A travers le rythme, il y a le nombre, qui est l'expression intérieure du rythme et c'est justement parce que le rythme est partie intégrante de la création et lui a donné sa formule au sortir des mains de celui qui est, lui-même, le Nombre et l'Harmonie, que tous les Grands Initiés, et plus particulièrement Pythagore, ont étudié dans le Nombre tous les secrets du Monde, aussi bien intérieur qu'extérieur ».

Parmi les nombreuses interprétations symboliques du corps humain, il est certain que le dessin de l'Arbre des Séphiroths est celui qui nous révèle le mieux la structure spirituellement la plus élevée de l'être humain, chaque partie du corps correspondant aux dix énergies divines qui nous sont révélées par le livre du Zohar. Devant une voie aussi difficile, je me contenterai simplement d'évoquer les grandes lignes du schéma traditionnel que l'on retrouve un peu partout, à savoir : la verticalité et l'horizontalité, ces deux oppositions complémentaires.

L'axe vertical est la voie par où monte et descend la puissance transcendante, l'axe horizontal représente les forces créées à travers lesquelles elle se manifeste. C'est la croix statique, point d'interaction du microcosme et du macrocosme. L'anatomie humaine, avec sa sextuple orientation dans l'espace, possède en son centre, un septième point situé à l'intersection des deux axes : c'est la «caverne du cœur».

La subdivision de cette croix statique produit la croix dynamique, ou roue du mouvement, qui symbolise le pouvoir que possède l'homme de s'orienter et de se mouvoir dans l'espace, le mouvement cyclique étant rendu possible par l'interaction des contraires.

L'homme, étant appelé à s'insérer et à agir dans les dimensions de l'espace et du temps, a de nombreuses combinaisons possibles dans les positions du pied, du bras, de la tête et du corps, à l'intérieur de ses coordonnées spatiales. Cependant, malgré la multitude des potentialités, il s'avère que le nombre de figures utilisées depuis le début de l'humanité, est relativement restreint. En effet, en étudiant l'évolution de la danse et de son esthétique à travers les âges, j'ai remarqué, entre autres exemples, une analogie incroyable entre deux documents distants de plusieurs millénaires : Ci-dessous, une fresque égyptienne de la Sixième Dynastie (vers 2 400 ans avant J.-Christ), représentant une danse extatique en l'honneur de la déesse Hathor, et, le croirait-on, un tableau de Seurat du début de notre siècle, illustrant des danseuses de Cancan ! ...( L'attitude de leur lancer de jambe, pratiquement identique ayant pourtant une signification et une connotation diamétralement opposée : la première étant une représentation rituelle et sacrée les ethnologues assurent que le lancer de jambe en l'air est l'antique figure d'un rite de fertilité accompli par les femmes et qu'ont pratiqué maintes races), la seconde, totalement profane, émanation d'une source de plaisir. Ceci prouve que l'usage, en réalité, n'a retenu qu'un petit nombre de figures, parmi toutes celles proposées. L'on pourrait aussi comparer un piétinement pesant et obstiné de certaines danses Primitives à la démarche des danses d'Asie, d'un sourcil mobile à une hanche flexible, d'une main éloquente à un orteil nu, chaque partie du corps est vivante ...

LES PREMIERS GESTES ET PAS : DÉPLACEMENT-GIRATION-SALTATION LA MARCHE EN ROND (SYMBOLE DU CERCLE)

Une des particularités de l'homme, par rapport à l'espèce animale, réside en sa verticalité. Ses premières aspirations dans le domaine du mouvement, furent le déplacement, la saltation et la giration. Le principe essentiel du déplacement est contenu dans la marche : nous la retrouvons partout et à toutes les époques et civilisations qu'elles soient primitives ou évoluées, profanes ou rituelles.

Huit mille ans avant J.-C., une scène gravée dans la grotte d'Addaura, près de Palerme, représente la plus ancienne figuration de danse en groupe : La marche de sept personnages autour de deux centraux, formait une ronde allant de la gauche vers la droite comme celle des astres : le Soleil et la Lune. Faut-il y voir une danse cosmique ? C'est, en tous cas, une préfiguration de celle qu'exécutaient les prêtres en Egypte, quatre millénaires plus tard. «Au moment où la nuit commençait à pâlir et que s'éteignaient les astres dont la danse céleste était l'image même de la nature, à l'aube, les Prêtres rangés autour de l'Autel, dansaient majestueusement, et leur ronde simulait le Cercle du Zodiaque. «Alors commençait la danse de l'Etoile du matin, et ce ballet symbolique, contemporain de la naissance de l'astronomie, enseignait aux enfants de l'homme, par le mouvement figuré des planètes, les lois qui régissent le cycle harmonieux des jours et des saisons» ...

Cette danse astronomique, faisant partie de l'initiation aux Mystères d'Isis, n'était pas la seule pratiquée par les Egyptiens : les prêtres de Memphis et de Thèbes dansaient aussi autour du Boeuf Apis. L'on trouve bien d'autres manifestations de danse en cercle, à des époques bien différentes. Citons, par exemple : la danse Mystique des Druides, qu'ils interprétaient en nombre impair, glorifiant les astres. Et puis, il y a toutes les marches en forme de procession, avec des parties chorégraphiques : telles, les pleureuses, sorte de coryphées, qui accompagnaient les funérailles, ou celles que les bas-reliefs des temples nous retracent, comme à Louxor, où des danseurs à massue ou à boomerang figuraient le cortège de la visite qu'accomplissait le Dieu Amon, venant de Karnac, ou ces prêtres-danseurs, dits «Mouou» que l'on voit depuis l'Ancien Empire, IIIème millénaire avant notre Ere, relayer les danseurs de cortèges funèbres pour aider les morts dans leur initiation à la vie intemporelle. Plus près de nous, les marches traditionnelles des pèlerins étaient considérées, par certains, comme des danses : Il suffit d'observer le chemin en forme de labyrinthe comme il en existe dans certaines cathédrales, pour s'apercevoir, comme à Chartres, qu'en suivant son tracé, avec ses angles droits et ses formes géométriques, l'on obtient réellement des pas.


LA GIRATION : LE TOURNOIEMENT = L'EXTASE

Après avoir évoqué la marche comme premier élément du mouvement collectif, son déplacement et sa signification à travers quelques exemples, son prolongement et le symbolisme du sens giratoire, ceci nous amenant directement à explorer la giration, en tant que technique particulière, amenant à l'extase. Saint Ambroise, Evêque de Milan au IVème Siècle, s'exprimait ainsi : «Et tout comme l'acte physique de la danse dans le tournoiement éperdu des membres, donne au danseur le droit de prendre part à la ronde sacrée, de même, le croyant qui s'abandonne à l'extase de la danse Spirituelle, acquiert le droit d'entrer dans la ronde universelle de la création».

Dans la grotte dite des «Trois Frères», une figure gravée et peinte de l'époque néolithique, situe la première manifestation d'un homme, indiscutablement en action de danse, dont l'abbé Breuil, qui l'a découverte, a relevé les particularités suivantes : La position de cet homme prouve qu'il exécute un mouvement de giration sur lui-même, réalisé par un piétinement de plain-pied, or, la constitution anatomique des hommes de cette époque étant, selon les spécialistes, analogue à la nôtre, les effets psychosomatiques de ce tournoiement sont ceux que chacun peut expérimenter : la perte du sens de la localisation dans l'espace, le vertige, une sorte de dépossession de soi-même, une extase au sens étymologique du mot.

Il faut remarquer, comme une analogie éloquente, que partout dans le monde et à toute époque, y compris la nôtre, les danses sacrées par lesquelles les exécutants veulent se mettre dans un état «second» où ils se croient en communion directe avec un esprit, se font par tournoiement.

Les chamans, les lamas, les derviches tourneurs, les exorcistes musulmans, les sorciers africains, tournent sur eux-mêmes dans leurs exercices religieux qui les mènent à un état de transe provoquée par la danse comme «tournoie», le danseur des Trois Frères.

LE CHAMANISME

Pour le chaman, c'est par une technique archaïque de l'extase pratique, c'est-à-dire voulue, qu'il entre en transe, et c'est seulement à ce moment-là qu'il peut entrer en communication avec les esprits et entreprendre son voyage cosmique. Il ne le fait pas par souci métaphysique, ni par désir personnel ou par amour de Dieu, mais par la volonté d'obtenir des résultats concrets, par exemple : la guérison d'uchaman (à la fois chef, sorcier, médecin et premier danseur), est la communion avec les forces qui animent la nature.

Le premier élément de la danse chamanique (le chamanisme n'étant pas une religion), est un tournoiement autour d'un centre. Ce tournoiement permet de s'identifier ou de s'intégrer au Cosmos et de reproduire le mouvement des corps célestes.

Les circumambulations rituelles veulent imiter le cours apparent du soleil. Il ne fait pas de doute que ces mouvements circulaires sont cosmiques, leur nombre d'abord le prouverait : 3-7-9, chiffres sacrés chez les Altaïques se rapportent aux 3-7-9 planètes et aux 3-7-9 étapes de l'Univers du Ciel.

L'ISLAM : LES DERVICHES TOURNEURS ET LE SOUFISME

Quant aux derviches tourneurs, nous retrouvons les mêmes principes évoqués précédemment. Pénétrant plus profondément dans l'étude du Soufisme, nous découvrons qu'il existe de nombreuses analogies avec notre Ordre : Si l'on regarde attentivement le plan schématique d'un Sama-Khana, c'est-à-dire le lieu où se réunissent les Derviches, il y a bien des affinités avec nos Temples, chaque officiant ayant une place bien déterminée et orientée, sous l’œil vigilant du Cheikh, leurs déplacements étant réglés d'une façon très précise. Nous retrouvons les termes de Vénérable Maître, de daître, de Frères, etc ..., il y a plusieurs étapes dans la vie du Derviche, avant et après son noviciat, il y a aussi plusieurs degrés dans la pratique du Samâ. Le Samâ est interdit aux hommes qui sont dominés par les passions de leur âme et c'est par l'ascèse qu'ils parviendront à les maîtriser.

Pour le derviche, le fait de tourner indique l'adhésion de l'esprit à Dieu par son mystère et son être. Le mouvement circulaire de son regard et de sa pensée, ainsi que la pénétration par lui des degrés existants, sont autant d'éléments qui constituent l'état d'un «Chercheur de Vérité». Ces sauts du derviche indiquent qu'il est attiré du degré humain vers le degré unique et que les Etres acquièrent de lui des effets spirituels et des appuis lumineux. Lorsque son esprit a dépassé les voiles et atteint les degrés de la rectitude, il découvre sa tête. Quant il est séparé de ce qui n'est pas Dieu et est arrivé à Dieu Très-Haut, il retire une partie de ses vêtements ...

Il est absolument impossible de traiter toutes les danses ayant un caractère sacré, symbolique ou rituélique qui enrichissent l'histoire des peuples et il faut comprendre que je fus obligé de faire un choix. Cependant, il est intéressant de constater qu'il existe toujours, à la base de la recherche de ceux qui les pratiquent, malgré une origine très différente et souvent fort éloignée, les mêmes aspirations : le détachement des contingences humaines et matérielles vers la spiritualité, l'évasion de la Terre pour le Cosmos, la recherche du Divin, de l'Identité Suprême, l'Unité ... rejoignant ainsi en haut de la Pyramide tout ce que nous apprenons en Maçonnerie au fil de notre évolution dans le chemin de la Connaissance.

LES DANSES SACRÉES ORIENTALES : CAMBODGE ET CHINE

Les danses orientales, en ce sens, sont très significatives, ayant toujours à la base un caractère sacré. C'est pourquoi, parallèlement, il faudrait étudier aussi leurs religions, tellement ces deux entités sont indissociables. Que ce soit en Chine, au Japon, à Bali, à Java, en Birmanie ou au Cambodge, elles sont, pour nous européens, très hermétiques, et nous ne pouvons en saisir le véritable sens.

Leur particularité, par rapport aux normes occidentales, réside en leur caractère statique, dont les positions, à l'opposé des nôtres, sont concentriques, c'est-à-dire repliées vers l'intérieur. Notons que, si les rondes évoquées précédemment étaient toutes, en Occident, orientées dans le sens des astres, allant de gauche à droite - comme c'est le cas en loge bleue, lorsque le Vénérable Maître et les deux Surveillants procèdent à l'allumage des Trois Colonnes, lors de l'ouverture des travaux, en Orient, elles tournent dans le sens contraire. Statiques, mais pas figées, ces danses ont tout de même un mouvement, bien qu'il se manifeste d'une manière inhabituelle pour notre oeil.

La danseuse animée d'une sorte de frisson dans le repos, semble craindre de «déplacer les lignes» pour parler comme Baudelaire. Elle se déplace par modulations discrètes, ces mouvements n'étant que des transitions pour passer d'une pose à une autre. Je ne parle évidemment pas des danses de combat qui sont des exceptions.

Si nos danses sont, par essence, exécutées par les pieds et avec les jambes, chez l'Asiatique, au contraire, les pieds n'assument pas un rôle prépondérant, étant d'ordinaire nus et collés au sol. Par contre, les bras, les mains, la tête, le buste entier, toujours en mouvement, même dans la station de repos, prennent, ici, une part immense. La flexibilité des bras, des poignets et des doigts, avec leurs multiples combinaisons, compose un aspect frappant du système asiatique, dans un langage minutieusement fixé et codifié. Ce langage, sans perdre son sens symbolique, devenant simplement messager d'une beauté décorative pour le non-initié.

Ayant eu l'occasion de voir le Ballet Royal Cambodgien, je fus frappé par la concentration de ces danseuses Khmères : Presque immobiles, telles des fresques des Temples d'Angkor, expressives en des gestes savants, doigts retroussés, genoux ployés, taille et cou doucement infléchis, l'extrême lenteur du déroulement, l'extrême hiératisme des gestes, laissaient présumer un symbolisme profond, totalement inconnu pour le profane que j'étais.

Pour arriver à ce degré de perfection, ces jeunes filles, choisies parmi l'aristocratie, passaient par plusieurs phases d'évolution allant de l'apprentissage jusqu'au jour de l'ultime cérémonie où elles subissaient une véritable initiation. Présentées toutes jeunes aux monitrices, les petites filles poudrées et fardées, munies de bouquets de fleurs tressées, étaient soumises d'abord à l'approbation du Souverain, faisant devant lui le Salut Ancien, l'Anjali Indien, les mains jointes à la hauteur du visage.

C'est un jeudi que commencera l'apprentissage, jour faste, placé sous la protection du Génie de la danse. Dès lors, pendant des années, de longues séances scandées par la baguette de rotin seront consacrées à des exercices d'hypertension des bras, des mains et des jambes, dont la signification dépasse de beaucoup la volonté d'assouplissement.

La désarticulation permet seule à la danseuse de s'évader des gestes humains et d'accomplir des évolutions mythiques : coudes en dehors, mains retournées, jambes dans la position de «l'envol», ce n'est pas acrobatie gratuite, mais imitation des êtres surnaturels. Lorsque les monitrices jugent que leurs élèves ont acquis l'habileté désirée, elles les préparent à l'importante cérémonie qui feront d'elles de vraies «Lokhon», danseuses consacrées, danseuses professionnelles.

Je passerai sur certains détails, pour aller vers l'essentiel.

D'abord par groupes restreints, elles dansent sous des masques. Chaque geste ayant une signification codifiée, stéréotypée. Attitudes presque immobiles, maintenues en suspens, équilibres difficiles, ici statique et dynamique s'opposent, mesures, silences et points d'orgues s'enchaînent. Rien de plus savant, de plus concerté que cette expression de la danse. Rien de plus conventionnel que ce langage, quintessence du langage par le geste, et pour cause : C'est la pantomime de l'Irréel et rien n'y doit être exprimé selon les normes humaines ...

L'INDE : LE BARAT-NATHYAM - CIVA ET KRISHNA

L'origine de la danse hindoue se perd dans la nuit des temps, mais elle était toujours, depuis ses débuts, une forme de culte, un moyen de communiquer avec l'Esprit Suprême, de s'unir à lui.

Que ce soit dans le Barat-Nathyam ou à travers les Dieux danseurs Civa ou Krishna, dans toutes les danses de l'Inde, s'inscrit en filigrane l'idée que le Manifesté n'est que le symbole du Non-Manifesté ; tout ce qui arrive dans le temps a son équivalent dans l'éternel et l'initié seul peut distinguer ce qui les joint l'un à l'autre.

Pour le profane, les mouvements du danseur peuvent être beaux et stylisés, mais pour celui qui saisit la signification des «Mudras» et les secrets de l'Abhinaya», les doigts effilés du danseur racontent l'histoire de la création : Les battements du tambour brisent le mur qui sépare le tangible du mystère et le danseur devient réellement un «dévadàsa», un esclave de Dieu qui révèle à chacun l'Ultime Réalité.

En Inde, lorsque la Fête est dédiée aux Dieux, la danse est prière. Pour les Hindous «le corps qui danse est visité par Dieu», car, pour eux, «l'âme n'est pas à distinguer du corps». Dans l'expression de l'unité organique de l'homme et de la nature, l'Inde a fait de la danse de Civa, l'image la plus claire de l'activité de Dieu. Rodin, voyant un jour une image du Nataraja la déclara la plus haute conception sculpturale du corps en mouvement.

Pour délivrer les âmes humaines de l'illusion, la danse de Civa a lieu au Centre du Monde, c'est-à-dire, le cœur de l'homme.

Civa, le Grand Yogi, le Seigneur du Monde est aussi Nataraja, le Roi de la danse. La danse de Civa a pour thème l'activité cosmique qui crée et détruit l'Univers.

LES HÉBREUX

Ayant analysé, trop succinctement, bien sûr, le symbolisme et le rituel des danses sacrées orientales et extrême-orientales, il convient d'aborder maintenant les danses des peuples qui sont à la source des origines liturgiques et culturelles de notre monde occidental.

Pour nous, imprégnés de civilisation judéo-chrétienne, ce sont les Hébreux qui, par les textes bibliques, nous transmettent les premières informations sur leurs rites et leur gestuelle : accompagnement de la prière, adoration, louanges, etc ...

Contrairement aux civilisations environnantes où les représentations iconographiques, par les fresques, les vases, et la statuaire, nous apportent la preuve exacte des figures et mouvements utilisés dans leurs danses, nous n'avons, en ce qui concerne les Hébreux, aucune attestation archéologique, la loi religieuse hébraïque interdisant formellement toute représentation imagée. Ce sont donc, par les écrits que nous pouvons nous faire une idée sur les danses qui étaient pratiquées et dont il est souvent fait allusion dans la Bible :

Dans le livre de l'Exode (chapitre 15) relatant le passage de la Mer Rouge avec les danses en files conduites par Myriam la Prophétesse ; au chapitre 32, les rondes sont évoquées lorsque Moïse descend du Sinaï trouvant le peuple en train de danser devant le Veau d'Or, et, surtout, la fameuse danse de David, quasi-nu, devant l'Arche d'Alliance (Samuel chapitre 6- verset 5). L'on trouve aussi des indications sur ce sujet dans les premiers livres de la littérature rabbinique et dans le Talmud en particulier.

LA GRECE

Les Grecs ont toujours tenu la danse en grande estime puisqu'ils lui donnèrent le nom de «Nomos» (règle, loi du corps, ou règle des mouvements du corps), et qu'ils la qualifiaient d'Art Divin. De sa naissance à sa mort, la civilisation grecque fut toute imprégnée de danse. A Athènes, à Sparte, à Lacédémone, elle était regardée comme la science de tous les gestes, de tous les mouvements, faisant partie intégrante de l'éducation. Les récits légendaires des Grecs placent tous l'origine de leurs Danses et de leur art lyrique en Crète.

C'est dans «L'Ile Montueuse», selon le qualificatif homérique, que les Dieux ont enseigné la danse aux mortels, et c'est là que furent réunis les premiers «Thiases», groupes de célébrants en l'honneur de Dyonisos. Citons au passage que le geste symbolique revêt en Crète une signification particulièrement importante : en général, on représente la danseuse tendant le bras horizontalement, cassant l'avant-bras au coude, en opposition, l'un vers le haut, l'autre vers le bas ; dans le premier cas, la paume est ouverte vers le ciel, dans l'autre, vers la terre.

Toujours cette relation Terre-Ciel, que l'on a remarqué chez les Egyptiens, que l'on retrouvera chez les danseurs dionysiaques, puis chez les Etrusques. Précisons que le langage des gestes, la chironomie des Grecs était des mouvements bien codifiés qui n'employaient pas que les mains, mais aussi tout le corps et qu'il fallait toute une étude pour les déchiffrer. Les plus grands auteurs ont écrit ou parlé sur la danse : Xénophon, Socrate et Platon, en particulier. Pour les Grecs, la danse était principalement d'essence religieuse et spirituelle, don des Immortels et moyen de communication.

LA DANSE DANS LA LITURGIE CHRÉTIENNE

Dans la liturgie chrétienne et plus particulièrement dans les cérémonies pontificales de l'Eglise Catholique, toute inspiration des rituels pour les costumes et les mouvements du clergé découle du Temple de Jérusalem. Les processions de l'introït, l'aspersion des fidèles, l'encensement de l'autel, entre autres, sont réglés comme des chorégraphies.

A cet effet, nous pourrions rappeler que la prostration, lors de l'ordination sacerdotale qui permet aux futurs impétrants de «dépouiller le vieil homme», selon l'expression consacrée, pour renaître à l'homme nouveau, n'est pas sans évoquer la mort initiatique. Mais il ne s'agit là que d'une interprétation des gestes symboliques et non de danses réelles.

Pourtant, elles ne manquent pas de s'illustrer tout au long de la chrétienté, malgré l'interdiction du clergé condamnant, à de nombreuses reprises, les Danses et les Caroles dans les églises : Par le Concile de Vannes en 465, puis de Tolède en 587, par la Décrétale du Pape Zacharie, puis à Avignon en 1209, à la Sorbonne en 1444, enfin le Concile de Trente en 1562, lors de la grande remise en ordre de l'Eglise.

Toutefois, les Pères de l'Eglise Primitive ne semblaient pas, au départ, hostiles à la danse, considérant même qu'elle existait au début du christianisme comme faisant partie des rites. Citons : la Chronique de Saint-Martial de Limoges, indiquant l'organisation d'une «Choréa» en 1205, puis une autre pour le départ des Croisés. Carole encore à Sens, le soir de Pâques, autour du puits du cloître : archevêque en tête, les dignitaires du Chapitre dansaient intercalés avec les enfants du chœur, etc....

Dans une optique un peu différente, évoquons aussi les danses des brandons, qui avaient lieu le premier dimanche de Carême, autour de bûches enflammées et celles de la Saint-Jean, nous concernant davantage, où les fidèles décrivaient de grandes rondes autour des feux allumés en l'honneur de l'Apôtre ; ces deux manifestations ayant une origine commune : Les Palilies romaines, fêtes purificatoires et le même symbole : celui du feu. Danse du feu, encore, que relate le Père de Charlevoix dans le journal de son voyage en Amérique Septentrionale, interprétée par cinq ou six femmes, côte à côte sur la même ligne, se tenant fort serrées, les bras pendants, qui dansaient et chantaient jusqu'à l'extinction du feu.

Dans certains pays, et notamment l'Espagne, on danse encore dans les églises et surtout autour d'elles, à l'occasion des fêtes traditionnelles. Qui n'a pas entendu parler des Pénitents Blancs de Séville, des Confréries de Burgos ou de Saragosse, dont les grandes exhibitions ont lieu au cours des processions de la Semaine Sainte. Il y avait aussi la danse en chaîne ouverte, et celle en chaîne fermée.

Autre survivance, l'étrange procession d'Echternach au Luxembourg, qui a lieu le mardi de Pentecôte. Païenne à son origine, cette Fête fut transformée par les Bénédictins qui lui assignèrent un but précis : l'imploration de Saint-Willibrod pour la guérison des épileptiques et des malades atteints de la danse de Saint-Guy ! ..

C'est à partir du XIIème Siècle que la danse fut bannie de la liturgie ; elle ne survivra que dans les Danses Macabres, danse de la Mort contre la mort, à une époque de hantise de la famine, de la guerre et de la peste. Au temps de la Peste Noire (1349), se multiplieront, avec des danses convulsives, les phénomènes de transe et de possession, en dehors de quoi, ne se développeront que des danses profanes.

LE MOYEN-AGE

Au Moyen-Age, la danse est présente à tout moment : les moresques et momeries, les mascarades, carnavals et défilés, le danseur y apparaissant sous diverses formes : en saltimbanque, jongleur, et même montreur d'animaux savants, comme un simple exécutant profane.

En fait, si l'on étudie plus profondément leurs mouvements et le contexte dans lequel ils les exécutaient, l'on s'aperçoit que ces «gens du voyage», tels les Compagnons Opératifs, étaient en possession d'un véritable savoir ésotérique et initiatique. Ils se reconnaissaient par des signes, véritables mots de passe. Cette gestuelle acquise de longue date était transmise par les Maîtres dans la plus pure tradition orale, dans le même esprit que dans la Maçonnerie où le cheminement initiatique est ponctué par des gestes rituels et symboliques propres à chaque grade.

Quant aux danses compagnonniques, elles relèvent des mêmes principes.

LE BAROQUE

Parti de l'Italie sous la Renaissance, le centre d'intérêt de la danse se déploiera petit à petit vers la France, sous l'impulsion de Marie de Médicis. Le baroque italien et français renferme une foule de détails qu'il serait intéressant d'analyser, mais cela nous entraînerait trop loin.

Le premier chorégraphe de l'histoire du ballet, Balthazar de Beaujoyeux, réalisa en 1581 le «Ballet Comique de la Reine», point de départ des ballets de cour. Il définissait le ballet comme une combinaison géométrique de plusieurs personnes dansant ensemble, dont le dessin des mouvements au sol, vu du haut des balcons, loggias ou estrades, représentant cercles, carrés, losanges, rectangles ou triangles. Ce symbolisme des formes et figures géométriques, allait donner naissance, un peu plus tard, au système classique.

LE SYSTEME CLASSIQUE

Le Système Classique, appelé également Système Occidental, en opposition avec l'Oriental, vit le jour au XVIIème Siècle, sous le règne de Louis XIV.

C'est aux alentours de 1660 que furent codifiées les cinq positions fondamentales et les pas de base de la danse classique, par Charles-Louis Pierre de Beauchamp, Premier Maître à Danser du Roi, et compositeur des Ballets de sa Majesté. La particularité de la danse classique, réside principalement dans son principe d'en dehors, dont le grand théoricien Noverre disait qu'il avait été dicté fondamentalement pour des raisons d'esthétique.

Une autre interprétation, plus intéressante, fait remarquer que Terpsichore a son beau visage tourné vers l'extérieur, comme les cinq positions de pieds du danseur académique. Ces positions forment l'élément de base de la grammaire chorégraphique, point de départ et d'arrivée de n'importe quel pas ou mouvement. Ainsi, le danseur doit se mouvoir et s'exprimer physiquement et techniquement au rebours du commun des mortels.

L'élévation, but essentiel du système, se manifeste partout ; combinée avec l'amplitude et le parcours, c'est l'âme de la danse classique.

Ce dessein de fuite, d'envol, tout le proclame à nos yeux. Non seulement les grands temps en l'air, mais aussi les pas vifs et légers de la danse à terre. En fait, c'est tout le psychisme qui est orienté vers le haut : l'immobilité même fugitive, à la vérité, des positions de repos, parle un langage identique : la noblesse, le lyrisme des lignes déployées. L'élévation de la danseuse sur la pointe (au XIXième Siècle, en plein Romantisme), qui hausse l'interprète vers le ciel, la fluidité des ports de bras donnant l'impression de gestes allant vers l'infini, sont autant d'images évoquant la même aspiration.

Abstraite combinaison de formes mouvantes, géométrie dans l'espace, architecture animée, caractérisent ce système autonome et «parfait», qui, peu à peu, s'est acquis une extrême précision, condition de sa beauté. Moins encore que les autres arts, il n'admet la médiocrité, ni l'à-peu-près, car, la moindre déviation ou bavure compromet immédiatement l'harmonieux ensemble.

Nous l'avons remarqué, la Nature a fourni à la danse et à l'homme les Positions, l'expérience lui a donné les règles. Goethe n'a-t-il pas dit «Personne n'ose danser à la légère sans avoir appris selon les règles».

Cette description idéalisée, peut-être, prouve tout de même que cet art, devenu par son évolution dépouillée de tout artifice inutile, monte vers l'abstraction la plus pure et atteint l'esthétique parfaite de la Beauté, retrouvant l'Univers de la Spiritualité et des forces qui dominent la Matière. Mais on ne peut y parvenir qu'avec rigueur, méthode et connaissance, dont les exercices dans leur langage codifié mais hermétique, forment un rituel que l'on ne cesse de répéter quotidiennement

Après ce long parcours, retraçant les diverses interprétations du symbolisme «des Pas et des Gestes Rituels à la danse» dans l'histoire de l'humanité, il est temps de conclure.

Définie par les philosophes comme étant «L'Art des Gestes» par excellence, la danse est, selon Jean-Clarence Lambert :

«L'incorporation de la volonté de participer toujours plus activement à la Vie de l'Univers et de la nostalgie de dépasser la condition humaine dans l'accomplissement d'une métamorphose glorieuse ...»
   

- Moyen de communication et de communion entre les Hommes,
- Présence de l'esprit dans la chair et manifestation spirituelle,
- Expression spontanée des émotions et des langages humains,
- La danse est éternelle !

 

Gilbert MAYER

Lire la suite

Prière du Parachutiste

17 Janvier 2011 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #spiritualité

Un commentaire d'un Frère parachutiste..

 

Mon TCF, voici l'origine de ce texte que notre confrérie des anciens parachutistes affectionne
tout particulièrement.

Cette prière fut trouvée sur le corps de l’Aspirant Zirnheld,
tué en juillet 42, en Libye, au cours d’un raid sur les arrières de l’ennemi. Elle avait été écrite en avril 1938, alors qu’André Zirnheld était professeur de philosophie au lycée de Tunis. Plus tard, l’Aspirant Zirnheld s’était engagé au 1° Bataillon d’infanterie de marine en Palestine, puis, envoyé à l’École d’aspirants de Brazzaville, il y fut recruté par le Capitaine Bergé qui mettait sur pied les premières compagnies SAS. A l’origine, ce texte s’intitulait “ Prière ”, mais il fut immédiatement adopté par les parachutistes qui, d’emblée, y retrouvèrent l’écho de leur âme : ce mélange d’abnégation orgueilleuse, de doute et de fureur, de désenchantement et de foi. Le texte de l’Aspirant Zirnheld exprime en effet aussi parfaitement que possible l’esprit parachutiste. Et, près d’un demi-siècle plus tard, dans un monde et un environnement différents il n’y a rien à y changer.

"Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste
Donnez-moi ce qu’on ne vous demande jamais.
Je ne vous demande pas le repos
Ni la tranquillité
Ni celle de l’âme, ni celle du corps.
Je ne vous demande pas la richesse
Ni le succès, ni même la santé.
Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement
Que vous ne devez plus en avoir.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste
Donnez-moi ce qu’on vous refuse.
Je veux l’insécurité et l’inquiétude.
Je veux la tourmente et la bagarre.
Et que vous me les donniez, mon Dieu, définitivement."

Lire la suite

Salve Regina

16 Janvier 2011 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #spiritualité

Salve, Regina, mater misericordiae:
Vita, dulcedo, et spes nostra, salve.
Ad te clamamus, exsules, filii Hevae.
Ad te suspiramus, gementes et flentes
in hac lacrimarum valle.
Eia ergo, Advocata nostra,
illos tuos misericordes oculos
ad nos converte.
Et Iesum, benedictum fructum ventris tui,
nobis, post hoc exsilium ostende.
O clemens: O pia: O dulcis
Virgo Maria.

Lire la suite

Je crois en dieu

16 Janvier 2011 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #spiritualité

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre.

Et en Jésus-Christ, son Fils unique,
notre Seigneur,
qui a été conçu du Saint-Esprit,
est né de la Vierge Marie,
a souffert sous Ponce Pilate,
a été crucifié, est mort et a été enseveli,
est descendu aux enfers,
le troisième jour est ressuscité des morts,
est monté aux cieux,
est assis à la droite de Dieu
le Père tout-puissant,
d'où il viendra juger
les vivants et les morts.

Je crois en l'Esprit Saint,
à la sainte Eglise catholique,
à la communion des saints,
à la rémission des péchés,
à la résurrection de la chair,
à la vie éternelle.

Amen.

Lire la suite
<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 > >>