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Les communions des Esséniens

11 Novembre 2012 , Rédigé par traduit par Edmond BORDEAUX SZEKELY Publié dans #spiritualité

I.  LEUR BUT ET SIGNIFICATION  

C'est le symbole de l'Arbre de Vie qui permettait aux esséniens de se représenter le fait qu'ils étaient entourés par des forces, autrement dit par des Anges, appartenant au monde visible de la nature et au monde invisible du cosmos. Les communions montrent comment chacune de ces forces est utilisée dans le corps et dans la conscience de l'homme.

Selon la tradition, les communions avaient été définies à l'origine par Enoch, ou Esnoch, et avaient été de nouveau apportées par Moïse à Esrael, le peuple élu, sur les deux tables de pierre qu'il rapporta lorsqu'il redescendit la première fois du Mont Sinaï. Le deuxième jeu de tables qu'il rapporta contenait les dix commandements, l'enseignement externe, celui qu'il a donné au reste du peuple, à Israël. Les esséniens, c'est-à-dire la petite minorité, Esraël, ont communié à partir de cette époque, matin et soir, avec les forces terrestres et célestes, en réglant leurs vies sur l'inspiration qu'ils en avaient reçues.

Les communions ont trois objectifs immédiats:

LE PREMIER OBJECTIF est de rendre l'homme conscient des activités des différentes forces et formes d'énergie qui l'entourent et affluent perpétuellement en lui, en provenance de la nature et du cosmos.

LE DEUXIEME OBJECTIF est de lui faire sentir qu'il possède en lui des organes et des outils de sensation, susceptibles de réagir à ces courants d'énergie.

LE TROISIEME OBJECTIF est d'établir une connexion entre les organes, les outils de sensation et leurs forces correspondantes afin d'absorber, de commander et de mettre à profit chacun de ces courants.

Les esséniens savaient que l'homme possède différents systèmes corporels qui lui permettent d'absorber les énergies provenant de la nourriture, de l'air, de l'eau, des rayonnements solaires et ainsi de suite; et ils savaient que chaque individu doit commander et utiliser ces puissances pour lui-même au travers d'efforts qu'il doit fournir de manière consciente, et que personne ne peut le faire à sa place.

Les communions étaient pratiquées chaque matin et chaque soir; on méditait sur une force terrestre différente chaque matin en se levant, et sur une force céleste différente chaque soir avant de se coucher, chaque jour de la semaine. Cela aboutissait à un total de quatorze communions par période de sept jours.

A chacune des communions, on se concentrait sur la force indiquée, on se mettait à la considérer avec attention et on méditait sur elle, de sorte que sa puissance puisse être absorbée et consciemment utilisée avec le degré d'intensité opportun.

On trouvera ci-après une explication de but de chaque communion.  

LA COMMUNION DU MATIN  

La Mère Terrestre – Samedi Matin

Le but de cette communion était d'établir l'unité entre l'organisme physique de l'homme et les forces nutritives de la terre.

Cela était accompli en contemplant les différentes substances nutritives et en comprenant que le corps est constitué d'éléments pris dans la terre et qu'il se nourrit de ces éléments au travers de la vie des plantes. Cela montre le sens et l'importance des nourritures naturelles de la terre fournie par la Mère Terrestre en harmonie avec les lois régissant la vie terrestre. Par cela, l'homme rend compte du rôle primordial des nourritures naturelles pour sa santé et pour sa vitalité, et prend conscience des processus du métabolisme en œuvre en lui. Il apprend en outre, comment recevoir et absorber les énergies puissantes dérivées de la nourriture et comment conserver ces énergies dans son corps. Il développe ainsi graduellement la capacité d'assimiler parfaitement et d'utiliser toutes les substances nutritives qu'il mange et les énergies contenues en elles; il devient ainsi capable de tirer plus de ressources d'une quantité donnée de nourriture.

Cette communion était l'un des principaux instruments par lesquels les esséniens parvenaient à conserver une puissance physique aussi remarquable.  

L'Ange de la Terre - Dimanche Matin

L'Ange de la Terre de la Mère Terrestre représentait le pouvoir de génération et de régénération. Une des idées principales des Esséniens, que l'on retrouve chez Zoroastre, était de créer une source de vie de plus en plus abondante. Le but de cette communion était de transformer les puissances génératives présentes dans la vie en capacité de régénération du corps humain. Pour eux, ce pouvoir présent chez l'homme était de même nature que les pouvoirs créatifs de la nature à l'œuvre dans le sol, pouvoirs qui sont à l'origine de la végétation présente à la surface de la Terre.

Cette communion portait donc sur la surface de la terre, sur le lieu même où germent les choses, sur la fertilité, sur les glandes et sur les organes de la génération. Elle disait l'importance des capacités de production de vie présentes dans le sol et l'importance de la force régénératrice que représente l'énergie sexuelle dans le système glandulaire. Elle rendait l'homme conscient des forces productrices de vie à l'œuvre en lui et autour de lui, le rendant capable d'être plus réceptif à l'absorption de ce grand pouvoir, et de le maîtriser, de le contrôler et de le mettre à profit.

L'extraordinaire capacité des Esséniens à se régénérer eux-mêmes était principalement due à leur capacité à transcender leur énergie sexuelle par la pratique de cette communion.  

L'Ange de la Vie - Lundi Matin

Cette communion était consacrée à la vie, à la santé et à la vitalité de l'organisme humain et à celle de la planète entière; son objectif était de nourrir une entité dynamique entre eux.

Cette communion enseignait à l'homme le rôle de la vitalité dans son bien-être et lui faisait prendre conscience des manifestations innombrables de la force vitale en lui et autour de lui, en le rendant capable de concentrer cette vitalité vers telle ou telle partie de son corps avec l'intensité requise. Cette communion était celle qui donnait aux Esséniens leur capacité étonnante à absorber la force vitale, en particulier des arbres et des forêts.  

L'Ange de la Joie - Mardi Matin

Toutes les formes de beauté étaient joyeusement contemplées à l'occasion de cette communion, afin de rendre l'homme conscient des beautés de la nature et de la joie, qui sont présentes à chaque parcelle de son existence.

Cette faculté d'absorber la joie présente dans les beautés de la nature, les levers et couchers de soleil, les montagnes, les fleurs, couleurs, aromes, rivières…, était un des moyens par lesquels les Esséniens avaient réussi à se donner l'harmonie et la sérénité intérieures qui impressionnèrent tant leurs contemporains.  

L'Ange du Soleil - Mercredi Matin

Les Esséniens se représentaient le soleil comme une grande force vivante présente dans la nature terrestre, une source d'énergie inépuisable sans laquelle il n'y aurait pas de vie sur la terre, dans l'océan ou dans l'atmosphère. Ils méditaient sur l'effet des rayons solaires qui ne s'arrêtent pas à la surface du corps mais pénètrent l'organisme au point où le plexus solaire est localisé, baignant le corps et le système nerveux des rayons du soleil. Ce point constitue l'unité la plus ancienne dans l'organisme humain.

Le but de cette communion était de devenir réceptif aux énergies solaires, d'établir une unité parfaite entre l'individu et le soleil et de distribuer la puissance du soleil dans tout le corps.

Les Esséniens utilisaient parfois cette méthode pour guérir certaines maladies anormales d'une manière qui a semblé miraculeuse aux historiens de l'antiquité.  

L'Ange de l'Eau - Jeudi Matin

Les Esséniens considéraient que la circulation de l'eau dans la nature correspondait à la circulation du sang dans le corps. Ils savaient que tous les organismes, tout comme leurs aliments, étaient en grande partie constitués d'eau, cette eau qui est essentielle à la vie sur terre. La perfection de l'organisme dépend de la qualité du sang, et de  la même manière, la perfection de l'environnement physique dépend de la qualité de l'eau disponible.

A l'occasion de cette communion, toutes les formes de l'eau étaient contemplées, les fleuves, les criques, la pluie, la sève des arbres et des plantes…; les Esséniens établissaient ainsi, de manière vivante, l'unité entre les eaux du corps et les eaux de la planète, et se rendaient maîtres de diriger le flux sanguin vers n'importe quelle partie du corps ou de l'en retirer, à volonté.

Cette puissance permettait aux Esséniens de guérir beaucoup de maladie qui n'étaient autrement curables qu'à force de traitements longs et pénibles. C'était l'une des raisons pour lesquelles les Esséniens avaient une telle maîtrise d'eux-mêmes et une résistance presque incroyable à la douleur. 

L'Ange de l'Air - Vendredi Matin

Le but de cette communion était de rendre l'homme conscient de l'unité dynamique entre l'air et la vie, du fait que la respiration est ce qui lie l'organisme et le cosmos, du fait qu'il n'y a pas de vie sans souffle, du fait que la fin de l'un signifie la fin de l'autre. L'atmosphère dans la nature environnante, et l'air, dans le corps, jouent ainsi un rôle extraordinaire pour la santé et pour la vitalité.

Cette communion était accompagnée d'une certaine espèce de respiration rythmique profonde qui rendait les Esséniens capable d'absorber des énergies spécifiques de l'atmosphère et d'établir une corrélation entre l'individu et l'univers.

Ces communions avec la Mère Terrestre et ses anges étaient la source à laquelle les Esséniens tiraient leur manière particulière de vivre, leur alimentation, leurs ablutions d'eau fraîche, leurs bains de soleil, leurs techniques respiratoires…, tels que les ont décrits leurs contemporains, Flavius Josèphe, Philon et Pline, avec tant d'émerveillement.  

LES COMMUNIONS DU SOIR  

De la même manière que les sept matins de la semaine étaient consacrés aux forces du monde visible, les sept soirs étaient consacrés aux puissances des royaumes invisibles, autrement dit aux anges du Père Céleste.  

Le Père Céleste - Vendredi Soir

Cette communion avec le Père Céleste, le Créateur, la lumière, l'Ahura Mazda de Zoroastre, était la communion centrale des Esséniens; elle était consacré à la totalité des lois cosmiques et à la réflexion sur le fait que l'univers est un processus de création continue dans lequel l'homme doit participer en prolongeant l'œuvre du Créateur sur la terre.

Le but de cette communion est de montrer à l'homme à quel point il est important de s'unir avec l'océan cosmique, éternel et illimité, et de rassembler tous les rayonnements supérieurs de toutes les planètes; c'est par ce moyen que l'homme peut devenir réceptif à ces puissances, et par la suite, atteindre la conscience cosmique, et s'unir aux courants cosmiques. Par là, il pourra développer les capacités créatrices présentes en lui et apprendre à employer le principe créateur dans la vie.

Les Esséniens savaient que c'est seulement quand l'homme arrive à ce résultat qu'il peut prétendre à atteindre son objectif final, l'union avec le Père Céleste, le but final de tous les Esséniens et le but sous-jacent à toutes leurs actions, à tous leurs sentiments et toutes leurs pensées.

L'Ange de la vie éternelle - Samedi Soir

Les Esséniens considéraient que le but universel ne pouvait être que la vie éternelle, l'immortalité; et que cet objectif pouvait être réalisé par l'homme s'il créait progressivement les conditions préalables de son ascension à des degrés de plus en plus élevés de son évolution individuelle. Ils soutenaient qu'il n'y avait aucune limite à cette ascension puisque le cosmos constituait un stock inépuisable d'énergies disponibles pour l'homme à mesure qu'il perfectionne ses organes et ses centres réceptifs.

Par cette communion, l'homme peut éveiller sa connaissance intuitive de la vie éternelle dans l'univers et de sa propre unité avec cette vie éternelle et avec l'ordre cosmique total. Par elle, il peut apprendre à quel point il est important de surmonter la pesanteur dans les courants terrestres de la pensée et de prendre conscience de l'activité et du rôle des courants supérieurs dans l'évolution de l'individu et de la planète.

Ce dépassement de la pesanteur et cette absorption des courants supérieurs de la Terre et de toutes les autres planètes constituaient l'accomplissement mystique le plus élevé pour les Esséniens.  

L'Ange du Travail Créatif - Dimanche Soir

Cette communion était consacrée à toutes les grandes choses qui ont été créées par le travail des hommes, les chefs d'œuvres de la littérature, de l'art, de la science, de la philosophie et de tout ce que l'homme a créé en tant que superstructure surajoutée à la nature: les grandes valeurs apportées par les générations précédentes et héritées par les générations actuelles.

Le but de cette communion était d'enseigner l'importance du travail créatif et le caractère primordial de son rôle dans l'évolution de l'individu. Il s'agissait aussi de permettre à l'homme d'absorber les énergies et la puissance qui sont présentes dans les travaux créatifs de l'humanité, autrement dit dans les chefs d'œuvre de l'esprit humain, et d'employer cette puissance dans toutes les manifestations de sa conscience.

Dans les Fraternités Esséniennes, tout le monde avait une activité créative d'une sorte ou d'une autre, visant à l'amélioration de soi-même, à l'amélioration de la Fraternité ou de l'humanité toute entière. Les Esséniens considéraient que le travail créateur est l'expression la plus achevée de l'amour.  

L'Ange de la Paix - Lundi Soir

La communion avec l'Ange de la Paix était consacrée à l'intuition intérieure que l'homme a, profondément, de la paix qui est en lui-même et qui est aussi dans l'univers infini. Pour les Esséniens, la paix constitue l'un des trésors les plus précieux de l'homme et, tant qu'il n'aura pris la mesure de sa signification réelle, il n'aura pas de vie spirituelle, sans laquelle sa vie n'a aucune signification. Aux yeux des Esséniens, le devoir le plus immédiat de l'homme était de créer la paix en lui et tout autour de lui; et le travail de la paix commençait à l'intérieur de soi-même.

Les Esséniens utilisaient toutes les sources de paix disponibles dans l'univers et les transmettaient au monde, comme en témoigne leur formule universelle de salut: "la paix soit avec toi."  

L'Ange de la Puissance - Mardi Soir

Les Esséniens concevaient l'univers entier comme un océan cosmique vital dans lequel les courants de la puissance cosmique unissaient continuellement entre elles toutes les formes de vie existantes sur toutes les planètes, et reliaient l'homme à tous les autres organismes.

Cette communion rendait l'homme conscient de ces forces essentielles du cosmos qui se déployait autour de lui et en lui. En devenant réceptif à leur activité, il se mettait en condition de les absorber dans son système nerveux et de les utiliser à chaque moment de sa vie.

Les Esséniens étaient capables d'absorber et d'utiliser ces courants à un remarquable degré.  

L'Ange de l'Amour - Mercredi Soir

L'amour était considéré par les Esséniens comme le sentiment créatif le plus élevé et ils soutenaient que toutes les formes de vie s'unissent dans un océan cosmique d'amour omniprésent, et que la vie elle-même est une expression de l'amour.

Le but de cette communion est d'enseigner à l'homme l'importance et la signification de ces courants supérieurs de sentiments à l'œuvre en lui et dans l'univers environnant; et de le rendre conscient et réceptif à ces courants qui sont autant de sources d'énergie et de puissance qu'il peut apprendre à concentrer et à diriger dans toutes les manifestations de sa conscience.

Pour les Esséniens, tout individu qui blesse n'importe quelle forme de la vie en dehors de lui-même, se blesse de toute façon lui-même également, en raison de l'unité dynamique de toutes les formes de la vie présentes dans l'océan cosmique de l'amour. Les Esséniens eux-mêmes exprimaient des sentiments forts d'amour envers toute l'humanité, proche et lointaine, et envers toutes les formes de vie sur la Terre et dans l'espace infini.

C'est en raison de cet amour qu'ils vivaient ensemble dans des communautés fraternelles; c'est en raison de cet amour qu'ils distribuaient leurs excédents de nourriture aux indigents et allaient dans le monde enseigner aux ignorants et guérir les malades. Ils exprimaient  leur amour par des actes.

Cette faculté d'attirer et d'émettre des courants supérieurs de sentiments était l'un de leurs plus grands accomplissements mystiques.  

L'Ange de la Sagesse- Jeudi Soir

La pensée, pour les Esséniens, était une fonction à la fois cosmique et cérébrale. Ils considéraient qu'il y avait un océan cosmique de pensée, présent partout dans l'espace et contenant toute la pensée, et que la pensée était la plus forte et la plus puissante de toutes les énergies cosmiques, une énergie immortelle et éternelle.

En faisant siens tous les courants de pensée présents dans l'univers, et en faisant siennes les pensées de tous les grands penseurs du passé au travers de la communion avec l'Ange de la Sagesse, l'homme développait sa capacité à créer des courants de pensée harmonieux et puissants et à atteindre la connaissance et la sagesse intuitives.

Cette communion avec l'Ange de la Sagesse est celle qui met un point final aux quatorze communions des Esséniens. Les sept communions du matin se rapportent à la vitalité du corps, et leur effet cumulatif est le renforcement et la revitalisation de chacun des organes du corps à travers la maîtrise consciente des forces terrestres.

Les sept communions du soir sont consacrées aux puissances spirituelles qui régissent le degré supérieur de l'évolution humaine. Leur effet cumulatif est la revitalisation de l'esprit et de toutes les forces supérieures de l'individu, lui permettant de recevoir et de s'adapter à tous les océans d'amour, de vie et de pensée à venir, et de ce fait, graduellement, de développer toutes les potentialités supérieures de son être.

Chacune de ces quatorze communions représente un certain équilibre entre l'homme faisant la dite communion de l'Ange, autrement dit la force avec laquelle ou lequel il fait cette communion.  

LES CONTEMPLATIONS DE MIDI  

Un troisième groupe de pratiques étaient réalisées le midi chaque jour de la semaine. C'étaient des contemplations invitant le Père Céleste à envoyer Son Ange de la Paix pour harmoniser les différents aspects de la vie de l'homme. La paix comptait tellement aux yeux des Esséniens qu'ils y consacraient un enseignement spécial, qu'ils appelaient la Paix aux Sept Chemins.

La pratique des quatorze communions est censée aboutir à une expérience intérieure consistant dans l'expansion de la conscience, à l'issue de laquelle l'individu acquiert la capacité d'utiliser consciemment les forces invisibles de la nature et du cosmos. La Paix aux Sept Chemins montre l'application pratique  de cette conscience augmentée dans la vie quotidienne de l'individu dans son rapport avec les différents aspects de la vie.

Ces contemplations de paix étaient pratiquées dans l'ordre suivant:

Vendredi midi – Paix avec le Corps.

Samedi midi – Paix avec l'Esprit.

Dimanche midi – Paix avec la Famille.

Lundi midi – Paix avec l'Humanité.

Mardi midi – Paix avec la Culture.

Mercredi midi – Paix avec la Mère Terrestre.

Jeudi midi – Paix avec le Père Céleste.  

On donnera une explication de ces sept départements de la vie de l'individu dans un chapitre postérieur.

Tous les sept jours se tenait le Sabbat essénien, jour consacré à un des aspects de la paix; on organisait des réunions communautaires séparées des contemplations individuelles. Ces rassemblements avaient pour objectif de faire examiner par chacun l'application collective pratique de l'aspect particulier de la paix auquel était plus particulièrement consacré le Sabbat.  

LE GRAND SABBAT  

Tous les sept Sabbats se tenait un Grand Sabbat, consacré à la Paix avec le Père Céleste. Il s'agissait là de la paix transcendantale, concernant tous les autres aspects de la Paix. On prenait donc en considération chaque phase de la vie de l'homme l'une après l'autre.

Tel était le modèle essénien de la Communion avec les forces cosmiques et naturelles et de la contemplation des différents aspects de la paix; ce sont ces pratiques qui ont montré aux Esséniens comment mettre ces forces en pratique dans le cadre de leurs vies quotidiennes. Il n'y a d'équivalent dans aucun autre système. Ce système possède la sagesse de huit mille ans d'expérience. Ce n'est pas simplement une forme ou un rituel; c'est une expérience dynamique et intuitive. Elle contient en puissance l'unité de l'humanité.

Les Esséniens pratiquaient ces Communions et ces Contemplations il y a plus de deux milles ans. Nous pouvons les pratiquer aujourd'hui.  

J'honorerai Tes œuvres

Par des chants d'action de grâce,

Continûment, d'ère en ère,

 Tout au long des heures du jour, et dans l'ordre fixé;

Quand la lumière surgit de sa source,

A la tombée du soir, quand la lumière s'en va,

Quand l'obscurité s'en va et que le jour vient,

Continûment,

Jusqu'à la fin des temps.  

Extrait des Psaumes d'Action de Grâce des Manuscrits de la Mer Morte

XVII (xii. 4-12)  

II. LEUR PRATIQUE CONCRETE  

Des documents fragmentaires de certaines traditions antiques qui nous sont parvenues montrent que, durant des siècles, l'homme a commencé à développer graduellement en lui-même une espèce d'appareil de réception à travers lequel il parvient à absorber les courants de force qui passent en lui et autour de lui, et à les utiliser consciemment comme des sources d'énergie, d'harmonie et de connaissance. Les Esséniens considéraient que le développement de ces centres réceptifs revêtait une importance primordiale pour l'évolution de l'individu. Ils considéraient aussi que la pratique systématique et quotidienne d'une méthode correcte était nécessaire au développement de ces centres réceptifs. La première partie de leurs Communions étaient consacrée à expliquer la signification et le but des quatorze forces terrestres et cosmiques. La deuxième partie était occupée par la pratique ou la technique concrète par laquelle chacun devait s'efforcer de développer cette espèce d'appareil de réception. C'est par cette pratique que l'on pouvait ouvrir les centres subtils du corps et accéder à l'entrepôt universel des forces cosmiques. L'objectif était de mettre les organes du corps physique en harmonie avec l'ensemble des courants bénéfiques de la terre et du cosmos, de sorte qu'ils puissent être utilisés pour l'évolution de l'individu et de la planète. Beaucoup de peuples de l'antiquité possédaient une technique semblable. Les Sumériens, les Persans au temps de Zoroastre et les hindous avec leur système de yoga, dont neuf ont survécu des quatorze originaux…tous cherchaient à réaliser les mêmes objectifs. La technique que les Esséniens se sont transmis de bouche à oreille, de génération en génération, durant des milliers d'années, était enseignée au néophyte après une période de probation et de formation dans les Fraternités, d'une durée de sept ans. Le néophyte devait alors prononcer le Grand Vœu aux Sept Chemins, et en particulier jurer de ne jamais révéler les communions sans permission, et de ne jamais employer la connaissance et la puissance  gagnées à travers les communions pour des buts matériels et égoïstes. 

PROLOGUE AUX COMMUNIONS  

Avant de prononcer les mots faisant proprement partie de chaque communion, les Esséniens répétaient solennellement et respectueusement le prologue suivant: "J'entre dans le jardin éternel et infini avec le plus grand respect pour le Père céleste, la Mère Terrestre et les Grands  Maîtres, plein de respect pour l'enseignement saint, pur et sauveur, plein de respect pour la Fraternité de l'Elu."  Chacun se recueillait alors respectueusement un moment et se concentrait sur l'Ange ou la force avec lesquels il était sur le point de communier, réfléchissait à la signification et au but que cet ange ou cette force pouvait avoir au point de vue de sa propre vie et de son propre corps, comme il avait été invité à le faire dans la première communion.

 Après ce prologue il prononçait les mots faisant alors proprement partie de la communion.  

LES COMMUNIONS CONCRETES DU MATIN  

1. Pour communier avec la Mère Terrestre, le samedi matin, il dit: "La Mère Terrestre et moi ne faisons qu'un. Elle donne la nourriture de vie à mon corps entier." Quand il finit ces mots, il contemple les fruits, les grains et les plantes comestibles étendus devant lui, et sent les courants de la Mère Terrestre couler en lui, de plus en plus intensément, et s'efforce de contrôler le métabolisme de son corps.  

2.  Le dimanche matin il communiera avec l'Ange de la Terre en disant:

"Ange de la Terre, entre dans mes organes de procréation et régénère mon corps tout entier."

Tout en disant cela, il contemple le sol producteur de vie et l'herbe grandissante, et sent les courants de l'Ange de la Terre transformer son énergie sexuelle en forces régénératrices.  

3.  Le lundi matin il communiera avec l'Ange de la vie en prononçant les paroles suivantes:

"Ange de la Vie, entre dans mes membres et donne de la force de vie à mon corps tout entier."

Il contemple maintenant les arbres et se sent absorber les forces vitales des arbres et des forêts."  

4. Les paroles de communion du mardi matin avec l'Ange de la joie sont: "Ange de la Joie, descends sur la terre et donne de la beauté à tous les êtres." Alors il contemple les couleurs du lever du soleil, du coucher du soleil, il écoute le chant d'un oiseau, il hume l'arôme d'une fleur et se sent absorber les vibrations de joie issues des beautés de la nature.  

5. Le mercredi matin, à l'occasion de la communion avec l'Ange du soleil, il dira les paroles suivantes: "Ange du soleil, pénètre dans mon Centre Solaire et donne le feu de la vie à mon corps tout entier." Tout en prononçant ces mots, il contemple le soleil levant, il sent les forces solaires accumulées dans son centre solaire, localisé dans le plexus solaire, et dirige ces forces vers tous les recoins de son corps.  

6.  La communion du jeudi matin avec l'Ange de l'eau se fait en disant: "Ange de l'eau, pénètre dans mon sang et donne l'eau de la vie à mon corps tout entier." Tout en prononçant ces mots, il contemple les eaux de la terre, sous la forme de la pluie, des fleuves, des lacs, des mers ou de n'importe quel lieu, il sent s'intensifier en lui les courants de l'Ange de l'Eau et il peut contrôler la circulation de son sang.  

7.  À l'occasion de la communion du vendredi matin avec l'Ange de l'Air, l'Essénien indique:

"Ange de l'Air, pénètre dans mes poumons et donne l'air de la vie à mon corps tout entier."

Celui qui communie contemple l'atmosphère tout en disant ces paroles et en respirant rythmiquement.  

LES COMMUNIONS DU SOIR  

On trouvera ci-dessous les paroles à prononcer lors des communions du soir avec le Père Céleste et ses Anges.

1. La communion du vendredi soir avec le Père Céleste commence avec ces  mots: "Le Père Céleste et moi ne formons qu'un." Cette communion garantit au bout d'un certain temps l'union avec l'océan cosmique éternel et illimité constitué de tous les rayonnements supérieurs venus de toutes les planètes; à l'occasion de sa célébration, la conscience cosmique se réveille et l'individu s'unit finalement à la puissance suprême.  

2.   La Communion du samedi soir avec l'Ange de la Vie Eternelle se fera avec ces mots: l'ange de la vie Eternelle, descends sur moi et donne la Vie Eternelle à mon esprit." Tout en prononçant ces mots, l'individu contemple l'union avec les courants de pensée célestes et acquiert le pouvoir de dépasser la sphère de l'attraction universelle des courants de pensée terrestres.  

3. Le dimanche soir, la Communion avec l'Ange du Travail Créatif se fait au son de cette supplique:     "Ange du Travail Créatif, descends parmi les hommes et donne-leur à tous l'abondance." Le communiant concentrera alors son attention sur le spectacle des abeilles au travail, et le travail créatif de l'humanité dans toutes ses sphères d'existence.  

4. La Communion du lundi soir avec l'Ange de la Paix se fait avec ces mots:

" Paix, paix, paix, Ange de la Paix, Sois toujours, partout." L'individu contemple maintenant le croissant de lune et le clair de lune, appelant et visualisant la paix universelle dans toutes les sphères de l'existence.  

5. La Communion du mardi soir avec l'Ange de la Puissance consiste en ces mots: "Ange de la puissance, descends dans mon Corps Agissant et viens diriger tous mes actes." Tout en contemplant les étoiles, leurs rayonnements et l'océan cosmique de la vie, l'individu sent le système nerveux du Corps Agissant absorber les forces essentielles venues des étoiles.  

6. La communion du mercredi soir honore l'Ange de l'amour. Voici les mots prononcés à cette occasion: "Ange de l'Amour, descends dans mon corps sensible et viens purifier tous mes sentiments." Tandis que ces mots sont prononcés, le corps sensible émet et attire à la fois des courants supérieurs de sentiments en direction et en provenance de tous les êtres existant sur la terre et de tous ceux existant dans l'océan cosmique de l'amour.  

7.  La communion du jeudi soir est consacré à l'Ange de la Sagesse à qui l'on s'adresse comme suit:

"Ange de la Sagesse, descends sur mon corps pensant et viens éclairer toutes mes pensées."

Des courants supérieurs de pensées sont alors émis et attiré par le corps pensant tandis que l'individu contemple toute la pensée existant sur terre et dans l'océan cosmique de la pensée.  

Voila quelles sont les paroles traditionnelles des communions avec la Mère Terrestre et le Père Céleste et leurs anges. L'effet cumulatif de la répétition hebdomadaire, régulière, de chacune de ces communions, permet à l'individu, tôt ou tard, selon ces capacités, selon sa persévérance et selon le degré de son évolution, d'absorber, d'utiliser et de contrôler ces courants d'énergie dans toutes les manifestations de sa conscience, pour sa propre progression et celle de l'humanité et de la planète entière.

LES CONTEMPLATIONS DE MIDI  

 Les contemplations de la paix de midi, consacré chaque jour à l'un des sept aspects de la paix, s'adressait au Père Céleste; il s'agissait de prier ce dernier d'envoyer l'Ange de paix à tous les hommes, puis d'envoyer alors tel ou tel ange pour renforcer tel ou tel aspect de La Paix aux Sept Chemins. Les paroles à prononcer sont les suivantes:  

            Vendredi midi (Paix avec le Corps):

            Notre Père qui êtes aux cieux, envoyez à tous les hommes votre Ange de Paix; et à notre corps l'Ange de la Vie.  

            Jeudi midi (Paix avec l'Esprit):

            Notre Père qui êtes aux cieux, envoyez à tous les hommes votre Ange de Paix; et à notre Esprit l'Ange de la Puissance.  

            Mercredi midi (Paix avec la Famille):

            Notre Père qui êtes aux cieux, envoyez à tous les hommes votre Ange de Paix; et à notre famille et à nos amis l'Ange de l'Amour.  

            Mardi midi (Paix avec l'humanité):

            Notre Père qui êtes aux cieux, envoyez à tous les hommes votre Ange de Paix; et à l'humanité l'Ange du Travail.  

            Lundi midi (Paix avec la Culture):

            Notre Père qui êtes aux cieux, envoyez à tous les hommes votre Ange de Paix; et à notre connaissance l'Ange de la Sagesse.  

            Dimanche midi (Paix avec le royaume de la Mère Terrestre):

            Notre Père qui êtes aux cieux, envoyez à tous les hommes votre Ange de Paix; et au royaume de notre Mère Céleste l'Ange de la Joie.  

            Samedi midi (Paix avec le royaume du Père Céleste):

            Notre Père qui êtes aux cieux, envoyez à tous les hommes votre Ange de Paix; et à votre royaume, notre Père Céleste, envoyez votre Ange de la Vie Eternelle.

 

Source : l’Enseignement des Esséniens, d’Hénoch aux manuscrits de la Mer Morte; Textes Hébreux et Araméen

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Les Esséniens et leur enseignement, la Loi Unique, l’Arbre de Vie des Esséniens

11 Novembre 2012 , Rédigé par Traduit par Edmond BORDEAUX SZEKELY Publié dans #spiritualité

Depuis les époques les plus reculées de l'antiquité, il existe un enseignement remarquable, universel et éternel dans sa sagesse. On en a retrouvé des fragments dans les hiéroglyphes sumériens ainsi que sur des tablettes des pierres datant de quelque huit ou dix mille ans. Certains symboles, comme le soleil, la lune, l'air, l'eau et d'autres forces de la nature, remontent a une époque encore plus ancienne, antérieur au cataclysme qui a mis fin à l'ère pléistocène. On ne sait pas si cet enseignement n'est pas encore plus vieux de quelques milliers d'années.

Etudier et mettre en pratique cet enseignement revient à faire renaître dans le cœur de chaque homme une connaissance intuitive susceptible de lui permettre de résoudre ses problèmes individuels et les problèmes du monde.

On retrouve des traces de cet enseignement dans pratiquement toutes les civilisations et toutes les religions. Ses  principes fondamentaux étaient enseignés en Perse, en Egypte, au Tibet, en Chine, en Palestine, en Grèce et dans beaucoup d'autres pays. Mais c'est par les Esséniens qu'il a été transmis de la manière la plus pure; cette mystérieuse fraternité a vécu entre le deuxième ou troisième siècle avant J.-C. et le premier siècle de notre ère sur les bords de la Mer Morte en Palestine et du lac Maréotis en Egypte. En Palestine et en Syrie les membres de la fraternité étaient connus sous le nom d'Esséniens, et en Egypte, sous celui de "thérapeutes", c'est-à-dire de guérisseurs.

La partie ésotérique de leur enseignement est exposée dans l'Arbre de Vie, les communions esséniennes avec les Anges et la Paix au Sept Chemins, parmi d'autres textes. L'enseignement exotérique, ouvert à tous, est retracé dans le Livre Un de l'évangile Essénien et dans les Manuscrits de la Mer Morte récemment découverts.

On ignore l'origine de la fraternité et on ne sait pas avec certitude l'étymologie du non "essénien". Pour certains, il vient d'Esnoch, ou Énoch, qui serait le fondateur de cette fraternité, car il aurait reçu le premier les Communions avec le monde des anges.

D'autres considèrent que ce nom provient de Esrael, c'est-à-dire peuple élu de Dieu, à qui Moïse apporta les Communions qui lui avaient été révélées sur le Mont Sinaï par le monde des anges.

Mais, quelle que soit leur origine, il est certain que les Esséniens ont vécu pendant de longues années sous le régime d'une fraternité, peut-être sous d'autres noms et dans d'autres pays.

L'enseignement se retrouve dans le Zend Avesta de Zarathoustra, qui en tira un modèle de comportement suivi pendant des millénaires. Il est aussi à l'origine des concepts fondamentaux du brahmanisme, des Védas et des Upanisads; les systèmes indiens des Yogas puisent à la même source. Plus tard Bouddha exprima essentiellement les mêmes idées et son arbre sacré du Bodhi est lié à l'Arbre de Vie des Esséniens. Au Tibet, on retrouve encore la filiation de cet enseignement dans la roue de la vie Tibétaine.

Les Pythagoriciens et les stoïciens de la Grèce antique suivirent aussi les principes et une bonne partie du mode de vie essénien. Le même enseignement était encore présent dans la culture adonique des Phéniciens, à l'école de philosophie d'Alexandrie en Egypte, et il contribua à façonner certaines expressions de la culture occidentale comme la franc-maçonnerie, le gnosticisme, la cabale et le christianisme. Jésus en donna l'expression la plus sublime et la plus belle dans les Sept Béatitudes du Sermon sur la Montagne.

Les esséniens vivaient au bord des lacs et des rivières, à l'écart des villes et des cités, ils pratiquaient un mode de vie communautaire et partageaient tous en parts égales. Ils étaient essentiellement agriculteurs et arboriculteurs, et les vastes connaissances qu'ils avaient rassemblées sur les récoltes, les caractéristiques du sol et les conditions climatiques leur permettaient de faire pousser des fruits et des légumes très variés  sur des terres presque désertiques et avec un minimum d'efforts.

Ils n'avaient ni serviteurs ni esclaves et auraient été les premiers à condamner l'esclavage en théorie et en pratique. Ils ne comptaient parmi eux ni pauvres ni riches, car ils considéraient ces deux situations comme des déviations par rapport à la Loi. Ils avaient créé un système économique propre entièrement fondé sur la Loi, et dont la réussite témoignait que tous les besoins alimentaires et matériels de l'homme peuvent être satisfaits sans conflit, par la seule connaissance de la Loi.

Ils consacraient beaucoup de temps à étudier à la foi les textes anciens et des branches spéciales du savoir, en particulier celles liées à l'éducation, à la guérison et à l'astronomie. On les disait héritiers des Chaldéens et des Perses pour l'astronomie, et des Egyptiens pour l'art de guérir. Ils s'adonnaient aux prophéties auxquelles ils se préparaient par des jeûnes prolongés. Ils étaient également passés maîtres dans l'art d'utiliser les plantes et les herbes pour guérir les hommes et les animaux.

Ils menaient une vie simple et régulière, se levant chaque matin avant le lever du jour pour étudier et communier avec les forces de la nature; le bain matinal dans l'eau froide était comme un rituel; ils portaient des vêtements blancs. Après le travail quotidien dans les champs et les vignobles, ils partageaient leur repas en silence; ce repas était précédé et suivi par une prière. Ils avaient un profond respect pour toute forme de vie, ne mangeaient jamais de viande ni ne buvaient jamais de boissons fermentées. Leurs soirées étaient consacrées à l'étude et à la communion avec les forces célestes.

La journée commençait le soir, et le sabbat, c'est-à-dire le jour sacré, qui était considéré comme le premier jour de la semaine, débutait le vendredi soir. Ce jour était réservé à l'étude, à la discussion, à l'accueil des visiteurs et à la musique, sur des instruments dont des restes ont été découverts.

Leur mode de vie leur permettait de vivre jusqu'à l'âge avancé de 120 ans, voire davantage, et on leur prêtait une force et une endurance merveilleuse. Dans toutes leurs activités ils faisaient preuve d'amour créatif.

Ils envoyèrent de par le monde des guérisseurs et des maîtres issus de leurs groupes, tel Elijah, Jean-Baptiste, Jean le Bien-aimé et le grand maître essénien que fut Jésus.

L'appartenance à la fraternité n'était acquise qu'après une période d'essai d'un an et trois ans d'initiation; ils n'étaient admis à recevoir la révélation intérieure intégrale qu'après une autre période de sept années.

Nous connaissons le mode de vie des Esséniens par ce qu'en ont écrit leurs contemporains. Pline le naturaliste romain, Philon, le philosophe d'Alexandrie, Josèphe, l'historien de Rome, Solanius et bien d'autres, en ont fait mention à bien des endroits comme "formant en race en eux-mêmes, plus remarquable que toute autre au monde", comme "les initiés les plus anciens, dont l'enseignement était venu d'Asie Centrale", comme "un enseignement maintenu à travers l'immense espace du temps", comme "une sainteté constante et inaltérable."

Une partie de l'enseignement ouvert à tous est contenue dans un texte rédigé en araméen conservé au Vatican. Une autre partie de cet enseignement exotérique, cette fois exprimé en langue slavique, était en possession des Habsbourg d'Autriche; ces documents auraient été rapportés d'Asie au treizième siècle par des prêtres nestoriens qui fuyaient les hordes de Gengis Khan.

Des échos de cet enseignement existent aujourd'hui sous diverses formes, dans certains rituels de l'ordre maçonnique, dans le symbole du chandelier aux sept branches, dans le salut "la Paix soit avec vous", en usage depuis l'époque de Moïse, et même dans les sept jours de la semaine qui ont perdu depuis longtemps leur signification rituelle.

Un enseignement aussi ancien et persistant à travers les âges ne saurait être l'œuvre d'un individu ou d'un peuple; c'est bien plutôt l'interprétation, à travers une succession de grands maîtres, de la loi de l'univers, la Loi fondamentale, aussi éternelle et immuable que la course des étoiles, identique aujourd'hui à ce qu'elle était il y a deux ou trois mille ans, et toujours applicable aujourd'hui.

L'enseignement expose la loi, il montre que l'homme se crée toutes sortes de problème quand il s'en détourne et indique la méthode à suivre pour les surmonter.  

Tu m'as fait connaître Tes secrets profonds et mystérieux.

Toutes les choses existent en Toi et il n'existe rien en dehors de Toi.

C'est par la Loi que tu as ordonné à mon cœur de mettre mes pas,

Un devant l'autre, sur les sentiers véritables  et d'aller là où tu es.  

Tiré du volume VII du Livre des Hymnes des Manuscrits de la Mer Morte  

La Loi a été plantée pour récompenser les enfants de la lumière

Par une paix curative et abondante, par une longue vie,

Par des semences riches de bénédictions éternelles,

Par une joie éternelle dans l'immortalité de la lumière éternelle.  

La Loi Unique  

Les enseignements que Moïse livra aux hommes une fois qu'il fut redescendu du Mont Sinaï étaient encore pratiqués, quinze cents ans plus tard, par les Fraternités esséniennes de Palestine et d'Egypte.

Comprendre les enseignements de Moïse revient à comprendre la valeur des pratiques esséniennes pour l'homme d'aujourd'hui.

Moïse fut le donateur de la Loi, de la Loi Unique. Il a établi le monothéisme qui devait devenir non seulement la profession de foi fondamentale des fraternités esséniennes mais aussi de toute la civilisation occidentale. L'information la mieux fondée que nous avons sur son enseignement nous vient de ces fraternités. La tradition essénienne divise la vie de Moïse en trois périodes, symboliques des étapes se succédant dans la vie de chaque homme. Au cours d'une première période d'une durée de quarante ans, durant laquelle sa vie fut celle d'un prince d'Egypte, il a suivi le chemin de la tradition, acquérant toute l'éducation et toute la connaissance existantes. C'est dans cette période qu'il s'est initié aux cultes des Dieux Egyptiens Isis, Amon-Ra et Osiris, et qu'il a étudié les préceptes de pta Hotep, le livre égyptien des morts et certaines traditions orientales importées en Egypte, le centre culturel du monde de ce moment-là. Mais, dans toutes ces traditions, il n'a pas trouvé de dynamisme intérieur, de principe d'unification expliquant l'univers et les problèmes de la vie.

Au cours d'une seconde période de sa vie, il a passé quarante ans dans le désert, suivant la voie de la nature, étudiant le livre de la nature, comme l'avaient fait et le feront encore après lui beaucoup d'autres grands génies et prophètes, y compris Jésus. C'est en effet dans la solitude et le silence des immensités du désert que de grandes vérités intérieures sortent à la lumière. C'est dans cette période de sa vie que Moïse a découvert la Loi Unique, la somme de toutes les lois. Il a découvert que cette Loi Unique régissait toutes les manifestations de la vie, et régissait l'ensemble de l'univers. Ce fut pour lui le plus grand des miracles que de découvrir que tout fonctionnait en vertu d'une seule Loi. Alors il eut l'idée de la somme de toutes les lois. Et c'est cette somme qu'il a appelé la Loi, écrite avec un "L majuscule".

Il observa d'abord que l'homme vit dans un univers dynamique et en constant changement; les plantes et les animaux croissent et disparaissent; les lunes croissent et décroissent. Il n'est pas d'immobilité dans la nature ni dans l'homme. Moïse vit que la loi se manifeste dans le changement perpétuel, et que le changement n'est que la manifestation d'une intention de l'Ordre Cosmique sur une vaste échelle.

Il comprit que la Loi est la plus grande et l'unique puissance dans l'univers et que toutes les autres lois et toutes les choses font partie de la Loi Unique. La Loi n'est sujette à aucune autre loi ou lois. Elle est éternelle, indestructible, elle ne connaît pas de défaite. Une plante, un arbre, un corps humain ou un système solaire ont chacun leurs propres lois, d'ordre mathématique, biologique et astronomique. Mais le pouvoir suprême unique, la Loi, est partout présent en dessous.

La Loi régit tout ce qui a lieu dans l'univers, et tous les autres univers, toutes les activités, toutes les créations, mentales ou physiques. Elle régit tout ce qui se manifeste dans l'univers physique, sous forme d'énergie et de puissance, tout ce qui se manifeste dans la conscience, toute connaissance, toute pensée, tout sentiment, toute réalité. La Loi crée la vie et crée la pensée.

Les esséniens considéraient que, mises ensemble, toutes les formes de vie présentes sur toutes les planètes de l'univers constituaient l'océan cosmique de la vie. Et, mis ensemble, tous les courants de pensée de l'univers constituaient l'océan cosmique de la pensée ou, pour le dire dans des termes plus modernes, la conscience cosmique.

Cet océan cosmique de la vie et cet océan cosmique de la pensée forment une unité dynamique dont l'homme constitue un élément inséparable. Chaque partie pensante de chaque individu est en communion intérieure constante avec cette unité. Chaque être humain est une partie individualisée de l'unité. Cette unité est la Loi, la Lumière Eternelle dont parlait le Prophète.

Moïse vit que la Loi était désobéie partout. L'Egypte avait construite sans respect pour la Loi. En dépit de sa puissance militaire et politique, la grande nation pêchait par un manquement cruel au principe d'égalité. La misère et l'esclavage étaient partout; riche et pauvre souffraient également de l'oppression, des épidémies et des pestes. Moïse se rendit compte que l'ignorance de la Loi et des lois de la nature était cause de tous les maux, et que maîtres et sujets étaient également à blâmer. Il devint évident pour Moïse que tout ce qui résulte d'une déviation de la Loi se détruit soi-même et finit par disparaître. Seule la Loi est éternelle.

La troisième période de la vie de Moïse, l'exode, commence quand il décide de consacrer le reste de ses jours à la réalisation et à l'application de la Loi, et à mettre l'humanité en harmonie avec la Loi. Il savait la tâche énorme qui l'attendait pour essayer d'amener à la fois les masses ignorantes et les maîtres arrogants à accepter la Loi et à vivre en harmonie avec elle. Des obstacles apparemment insurmontables s'élèvent devant tous les formateurs du monde, chaque fois que l'idée pure se heurte à l'inertie présente dans l'esprit humain et à la résistance dont font montre les pouvoirs retranchés. C'est une révolution du dynamique contre le statique, des valeurs les plus élevées contre des pseudo valeurs, de la liberté contre l'esclavage, et cela ne se limite pas à un seul moment de l'histoire, ni même de l'histoire de l'humanité prise dans son entier, cela se produit sans cesse dans la vie de chacun des individus.

Quand Moïse vit qu'il ne pourrait pas changer les maîtres ni le peuple Egyptien, il se tourna vers une petite minorité, le peuple asservi et opprimé d'Israël, espérant les convertir et établir une nouvelle nation complètement basée sur l'obéissance à la Loi. Il est la seule figure dans l'histoire universelle qui ait établi une telle nation.

Moïse voyait dans l'univers un ordre cosmique colossal, qui regorgeait de sources inépuisables d'énergie, de connaissance et d'harmonie à la disposition de l'homme. Il avait toujours gardé en mémoire les deux légende de son ancêtre Jacob: la première légende correspondait au combat livré victorieuse à un ange; la deuxième correspondait à la vision d'anges montant et descendant le long d'une échelle reliant le ciel et la Terre. Il avait reconnu dans ces anges des forces de la nature et des puissances de l'homme conscient, et il avait compris que ces forces et ces puissances étaient le lien qui unissait l'homme avec Dieu. Il avait vu que Dieu n'était autre que la grande Loi Universelle.

Il vint à la conclusion que si l'homme veut se mettre à la portée de Dieu, il doit d'abord se rendre maître de toutes les forces qui sont des manifestations de Dieu, de la Loi. Il voulu rendre son peuple "fort de la Loi", ce qui est la signification du mot Israël. Et il voulu créer un système de vie qui permettrait aux juifs de "vaincre" les anges, comme leur ancêtre Jacob l'avait fait avant eux. C'était la base d'une science occulte, pour employer des mots d'aujourd'hui: la science des anges, plus tard connu sous le nom "d'angiologie".

Moïse voulait que ses sectateurs se rendissent compte qu'ils étaient en contact constant, à chaque moment de leur vie et pour tous les points de contact de leur être avec l'extérieur, avec toutes les forces de la vie et de l'univers, visible et invisible; et que s'ils entraient en contact avec ces puissances, de manière consciente, et en arrivaient à un état de conscience continuel de ces puissances, ils joueraient d'une santé parfaite, et du bonheur et de l'harmonie dans leurs corps et dans leurs esprits, et dans chaque département de leurs vies.

La méthode à suivre pour entrer en contact avec ces forces était gravées sur les deux tables en pierre qu'il avait ramené avec lui en redescendant du Mont Sinaï, mais qu'il détruisit quand il se rendit compte que le gros de son peuple n'était pas près à suivre son enseignement, tout comme le gros de l'humanité n'y est pas près aujourd'hui et ne le sera pas non plus pour beaucoup de générations à venir. Mais, au petit nombre qui y était près, il enseigna la méthode inscrite sur les tables, c'est-à-dire les communions avec les anges; et cette méthode a été préservé à travers les âges au sein des fraternités esséniennes et elle peut encore être pratiquée par l'homme aujourd'hui.

C'était là une partie de l'enseignement ésotérique dispensé par Moïse et pratiqué dans les fraternités esséniennes cinq siècles avant l'ère chrétienne.

Dans les traditions esséniennes postérieures, l'idée abstraite de la Loi était représentée par le symbole d'un arbre, appelé l'Arbre de Vie. Moïse avait reçu une grande révélation quand il avait vu le buisson brûlant dans le désert. Cela représentait deux aspects de la vie universelle: la chaleur et la lumière. La chaleur du feu symbolisait le feu de la vie, la vitalité dans le monde matériel. La lumière symbolisant la conscience de l'homme, représentait la lumière de la sagesse par opposition à l'obscurité de l'ignorance dans l'univers immatériel. Ensemble, la chaleur et la lumière représentent l'univers entier et l'idée que l'homme, situé au centre de l'univers, tire sa vie et sa vitalité de toutes les forces du cosmos.

Les esséniens représentaient cet enseignement par un symbole qui leur était propre, celui de l'Arbre de Vie, qui représentait pour eux, sous une forme concrète, l'idée que l'homme est une unité d'énergie, de pensées et d'émotions, autrement dit, une unité de force vitale en communion constante avec la totalité des énergies présentent dans l'univers. Moïse voulait voir l'homme vivre en harmonie avec les lois qui régissent toutes ces énergies à l'intérieur et à l'extérieur de lui, il voulait voir l'homme prendre conscience de l'existence de ces énergies et les utiliser dans chaque moment de la vie.

Quand il découvrit que la Loi constituait une totalité de lois, Moïse se donna les moyens d'une connaissance intuitive de l'origine du monde et du commencement de toutes les choses. C'était de ce commencement de toutes les choses qu'il déduisait les lois de la vie quotidienne. Il avait appris que toutes les choses font partie d'un tout, et qu'elles sont mises ensemble conformément à une loi; et que les sept éléments, autrement dit les sept forces fondamentales de la vie, sont apparus lors des sept grand cycles entre lesquels s'est divisée la création, un élément apparaissant à chaque cycle. Il regroupa les jours de la semaine en un cycle de sept, s'efforçant de faire correspondre chaque jour à chacun des sept éléments. Cela est resté symbolisé dans les traditions esséniennes par le chandelier à sept branche, dont les bougies étaient allumées tous les sept jours, le jour du sabbat, pour rappeler à l'homme les sept cycles et les sept forces fondamentales du monde visible et les sept puissances fondamentales du monde invisible de la conscience de l'homme.

Les trois périodes de la vie de Moïse, au cours desquelles il a fait la découverte de la Loi et de ses manifestations, représentent les trois périodes entre lesquelles la vie de pratiquement tout homme peut être divisée. La première est celle de la vie en Egypte, appelée la période du servage, de l'obscurité, de l'ignorance, lorsque le libre cours de l'énergie essentielle est obstrué par l'ignorance et les fausses valeurs. Les Egyptiens, parce qu'ils pratiquaient l'esclavage, apparaissent comme le comble de la déviation par rapport à la Loi.

La deuxième période de la vie de Moïse correspond à la traversée du désert que vit tout individu quand ses fausses valeurs tombent et qu'il ne voit que le vide au-devant de lui. C'est dans cette période que l'homme a le plus besoin, et de la façon la plus urgente, d'être guidé intérieurement pour retrouver le chemin de la lumière, le chemin de la Loi.

La troisième période, l'exode, est une possibilité ouverte à chaque homme. Il y a toujours une lumière au bout du tunnel de l'exode. L'Egypte du servage n'est jamais éternelle. L'exode de Moïse a durée quarante ans, mais c'était seulement le commencement du chemin de l'intuition, de la voie de l'apprentissage de la vie en harmonie avec les lois de la vie, de la nature et du cosmos. A l'échelle de l'humanité, l'exode peut seulement être accompli par les efforts accumulés de beaucoup de gens durant beaucoup de générations.

Mais cela peut-être accompli et cela sera accompli. Il y a toujours un Canaan, qui n'est pas une utopie mythique, mais une réalité vivante. L'exode est la voie qui mène à Canaan, la voie emprunté par Moïse, la voie éclairée par les pratiques des esséniens.  

"Je te remercie, père céleste car tu m'as placé à la source de courants impétueux, près d'une source vivante dans un désert, qui arrose un éternel jardin de merveilles, et l'Arbre de Vie, mystère des mystères, qui étend sans fin ses branches éternelles et plonge éternellement ses racines dans le courant d'une source éternelle."  

"Et Toi, Père Céleste, protège leurs fruits avec les anges du jour et de la nuit

Et avec des flammes de lumière éternelle brûlant partout"  

Tiré des Psaumes d'Action de Grâce des Manuscrits de la Mer Morte. Livre VIII (viii.4-12)  

L'Arbre de Vie des Esséniens  

Il semble que l'homme a su, toujours, c'est-à-dire depuis aussi longtemps qu'on puisse en juger par des témoignages existants, qu'il était entouré par des forces invisibles. Dans toutes les civilisations du passé, il a fait usage d'un certain symbolisme pour exprimer sa relation avec ces forces, cet environnement dans lequel s'inscrit son action. Ce symbole mystique, qui apparaît dans presque toutes les religions et dans tous les enseignements occultes, fut pour les esséniens l'Arbre de Vie. C'est sur cette image que sont focalisées les intuitions les plus profondes de l'homme aussi bien dans les légendes (c'est-à-dire la manifestation pour l'extérieur) que dans la sagesse (c'est-à-dire la formulation intérieure).

L'Arbre de Vie était considéré par Zoroastre comme la Loi elle-même; il occupait le centre de sa philosophie et de sa manière de penser. Dans les enseignements cachés de Moïse, dans le livre essénien de la Genèse, c'était l'Arbre de la Connaissance dans le jardin d'Eden gardé par des anges. Les esséniens l'appelaient l'Arbre de Vie.

Aux concepts premiers de l'Arbre, les esséniens ajoutèrent ce que les auteurs antiques ont appelé l'Angiologie. Cette science des anges fut élaborée par la fraternité des esséniens en Palestine. Leurs anges étaient les forces en œuvre dans l'univers.

Bien des peuples de l'antiquité savaient que ces forces invisibles étaient des sources d'énergie et de puissance, et que la vie des hommes s'alimentait de leur contact. Ils savaient que c'était dans la mesure où l'homme apprenait à utiliser ces forces qu'il pouvait aller de l'avant dans son évolution individuelle, en corps et en esprit, et que c'était dans la mesure où il se mettait en harmonie avec ces forces que sa vie pouvait être prospère. Un certain nombre de ces peuples non seulement avaient connaissance de ces forces mais avaient des méthodes spécifiques pour entrer en contact avec elles et les utiliser.

Dans beaucoup de nations, ces forces étaient considérées comme de deux sortes, bonnes et mauvaises, et éternellement opposées les une aux autres. Zoroastre, dans son Zend Avesta, décrit l'Ahuras et le Fravashis comme des forces bonnes luttant pour toujours contre les forces mauvaises que sont le Khrafstras et le Devas. Les Toltèques du Mexique et de l'Amérique centrale se représentaient le monde comme un terrain d'affrontement entre les forces du bien, c'est-à-dire les armées de Quetzalcoatl, le serpent à plumes, et les forces du mal, c'est-à-dire les armées de Tezcatlipoca, le jaguar. Ces deux armées dans les codex Toltèques, étaient en conflit continuel l'une contre l'autre. Selon Zoroastre et selon les Toltèques, les forces destructrices étaient sans cesse occupées à combattre les forces constructives.

La représentation que se faisait le esséniens différait de ces représentations et d'autres représentations du monde dans la mesure où elle ne reconnaissait l'existence que de forces positives et constructives à l'œuvre dans l'univers. Les anges esséniens correspondaient aux forces du bien de Zoroastre, les Ahuras et les Fravashis, et aux forces du bien des Toltèques, l'armée de Quetzalcoatl. Le rôle dévolu à l'homme dans l'univers était de renforcer les forces du bien, les forces positives, afin que les forces du mal, les forces négatives, soient vaincues et disparaissent de la surface de la terre.

L'Arbre de vie essénien représentait quatorze forces positives, sept forces célestes, ou cosmiques et sept forces terrestres, ou mondaines. L'Arbre était représenté avec sept racines s'enfonçant dans la terre et sept forces s'étirant vers les cieux, symbolisant ainsi le rapport de l'homme avec à la fois la terre et le ciel. L'homme était représenté au centre de l'Arbre, à mi-chemin entre le ciel et la terre.

L'utilisation du numéro sept est un élément essentiel de la tradition essénienne qui s'est transmise aux cultures occidentales sous plusieurs formes manifestes, comme les sept jours de la semaine.

Chaque racine et chaque branche de l'Arbre représentaient une force ou une puissance différente. Les racines représentaient les forces et les puissances terrestres, la Mère Terrestre, l'Ange de la Terre, l'Ange de la Vie, l'Ange de la Joie, l'Ange du Soleil, l'Ange de l'Eau et l'Ange de l'Air. Les sept branches représentaient autant de puissances cosmiques, le Père Céleste et ses anges de la Vie éternelle, Du Travail Créatif, de la Paix, de la Puissance, de l'Amour et de la Sagesse. C'étaient les Anges esséniens des mondes visibles et invisibles.

Dans la littérature hébraïque et médiévale antique (sic), ces forces, ou ces anges céleste et terrestres étaient désignés par des noms: Michel, Gabriel et ainsi de suite; et ils apparaissaient dans l'art pictural religieux en tant que figures humaines dotés d'ailes et vêtus de longues robes flottantes, comme les fresques de Michel Ange.

L'homme représenté au centre de l'arbre, était entouré par toutes les forces, autrement dit tous les anges du ciel et de la terre, disposés comme dans un champ magnétique. Il était représenté dans une espèce de posture méditative, la moitié supérieure de son corps flottant au-dessus de la terre et la moitié inférieure au niveau de la terre. Cela indiquait qu'une partie de l'homme est allié aux forces du ciel et une autre partie, aux forces terrestres. Cette représentation rappelle celle de Zoroastre, qui faisait de l'univers une espèce d'emboîtement de royaumes, avec l'homme au centre et les diverses forces disposées au-dessus et au-dessous de lui. Cela correspond également au rituel des Toltèques, effectué sur les marches de leurs pyramides, avec l'homme placé au centre de toutes les forces.

Cette position de l'homme au centre de l'arbre, avec les forces terrestres au-dessous et les forces célestes au-dessus, correspond également à la position des organes dans le corps physique. Les fonctions gastriques et génératives qui sont situées dans la moitié inférieure du corps, et qui sont des instruments pour la conservation et la pour la survie de l'individu, relèvent des forces terrestres. Alors que poumons et cerveau, qui sont les organes de la respiration et de la pensée, sont situés dans la moitié supérieure du corps, et relient ainsi l'homme aux forces plus subtiles de l'univers.

Le contact avec les forces angéliques représentées par l'Arbre de Vie était l'essence même de la vie quotidienne des esséniens. Ils savaient que pour être en harmonie avec ces forces ils devaient faire un effort conscient pour entrer en contact avec elles. Les auteurs antiques décrivent les esséniens comme un peuple extrêmement pratique. Leurs concepts ne s'épuisaient pas dans de simples théories; ils savaient exactement comment être conscient à tout moment des forces s'exerçant sur eux, comment absorber leur puissance et comment les mettre en action dans leur vie quotidienne.

Ils avaient suffisamment de sagesse pour comprendre que ces forces étaient des sources d'énergie, de connaissance et d'harmonie par lesquelles l'homme pouvait transformer son organisme en un instrument de plus en plus sensible, afin de recevoir et de consciemment utiliser les forces en question. En outre, ils considéraient que se mettre en harmonie avec les forces du Père Céleste et de la Mère Terrestre était ce que l'homme avait de plus important à faire dans son existence.

Les caractéristiques de chacune des différentes forces étaient très claires pour les Esséniens, et ils savaient ce que chaque force signifiait dans la vie de chaque individu et comment chaque force devait être utilisée.

Il comprenait également le rapport entre les forces. Ils considéraient qu'à chaque force céleste correspondait une force terrestre et qu'à chaque force terrestre correspondait une force céleste. Ces forces célestes correspondant à autant de forces terrestres étaient placées sur l'Arbre de Vie essénien de manière symétrique, au-dessus et au-dessous de l'homme. Une ligne tracée entre deux forces correspondantes passait par conséquent directement par l'homme placé au centre de l'Arbre.

Les forces qui correspondent l'une à l'autre, au-dessus et au-dessous de l'homme, s'établissaient comme suit:

Le Père Céleste et la Mère Terrestre

L'Ange de la Vie Eternelle et l'Ange de la Terre

L'Ange du Travail Créatif et l'Ange de la Vie

L'Ange de la Paix et l'Ange de la Joie

L'Ange de la Puissance et l'Ange du Soleil

L'Ange de l'Amour et l'Ange de l'Eau

L'Ange de la Sagesse et l'Ange de l'Air  

Ces corrélations montraient aux esséniens que lorsqu'un individu établit un contact quelconque avec l'une des forces terrestres, il est aussi en contact avec une certaine puissance céleste. C'est cela qui leur a permis de comprendre à quel point il est nécessaire d'être en harmonie parfaite avec chacune des forces et avec chacun des anges, à la fois dans les mondes visibles et invisibles.

L'Arbre de Vie symbolique rendait évident aux yeux des gens le fait que leur sort soit inséparablement lié à toutes les forces, cosmiques et terrestres, et il leur montrait quelle relation ils avaient avec chacune de ces forces.  

Je suis reconnaissant, Père Céleste,

Car tu m'as élevé à une hauteur éternelle

et je marche au milieu des merveilles de la plaine.

Tu m'as guidé pour que je rejoigne Ton éternelle compagnie

Depuis les profondeurs de la Terre.

Tu as purifié mon corps,

Afin qu'il rejoigne la pureté des Anges de la Terre,

et mon esprit, afin qu'il accède

à la congrégation des anges célestes.

Tu as donné l'éternité à l'homme,

Afin qu'il rende grâce, à l'aube et au crépuscule,

De Tes œuvres et de Tes merveilles,

Dans un chant plein de joie.  

Extrait des Psaumes d'Action de Grâce des Manuscrits de la Mer Morte

Livre VI (iii. 19-36)

 

Source : l’Enseignement des Esséniens, d’Hénoch aux manuscrits de la Mer Morte . Textes Hébreux et Araméen

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L’Enseignement des Esséniens d’Hénoch aux manuscrits de la Mer Morte (1957)

11 Novembre 2012 , Rédigé par Edmond Bordeaux Szekely Publié dans #spiritualité

Préface  

Les différents chapitres de ce livre proviennent du matériel préexistant à la découverte des Manuscrits de la Mer Morte en1947. Pendant les vingt années qui ont précédé cette date, de 1927 à 1947 donc, j'ai écrit et publié un certain nombre de livres sur les esséniens, en me fondant sur des sources historiques telles que les travaux de Flavius Joseph, de Philon et de Pline, et sur des manuscrits conservés à la bibliothèque du Vatican (Rome), à la bibliothèque de la famille Habsbourg (Vienne) et à la bibliothèque du British Muséum (Londres). Dans tous ces ouvrages, je me suis concentré sur les traditions esséniennes que je considère de grande valeur pratique pour l'homme moderne.

Quand les premières découvertes de Qumram sont devenues publiques, beaucoup de gens m'ont invité à donner mon interprétation de ces trouvailles, et j'ai décidé de le faire en deux volumes. Le présent volume condense la quintessence des traditions esséniennes selon les sources connues avant les découvertes de Qumram. Le deuxième volume, à venir, traitera exclusivement de nouvelles découvertes.

Ce premier Volume a donc pour ambition d'établir la valeur des traditions esséniennes pour l'humanité aujourd'hui; il abordera aussi les pratiques esséniennes concrètes, susceptibles de déboucher sur une conscientisation accrue. Ces valeurs peuvent être considérées à partir de quatre points de vue.

·         Les traditions esséniennes représentent une synthèse des apports des différentes cultures de l'antiquité.

·         Elles représentent pour nous une voie alternative à l'utilitarisme technologique caractéristique de la civilisation contemporaine, un enseignement valide et pratique mettant à profit toutes les sources d'énergie, d'harmonie et de connaissances qui sont partout autour de nous.

·         Elles nous donnent des valeurs de référence immuables, à une époque où la vérité semble se dissoudre dans des concepts en perpétuel mouvement.

·         La névrose et l'insécurité qui en résultent peuvent être efficacement combattues par les enseignements esséniens, qui offrent une garantie d'équilibre et d'harmonie.

Il est remarquable que dans son livre La signification des rouleaux de la Mer Morte, A. Powell Davies ait dit des esséniens: "L'église chrétienne, dans son organisation, ses sacrements, son engagement et sa littérature est liée aux –et à ses débuts peut avoir été identique aux- nouveaux moines, qui étaient connus sous le nom d'esséniens, et parmi lesquels se trouvaient les rédacteurs des rouleaux de la mer morte."

Il faut aussi signaler, dans les traditions esséniennes d'avant les trouvailles de Qumram, la présence d'un certain nombre de traits caractéristiques de la religion Zoroastrienne; c'est quelque chose que j'ai déjà mentionné précédemment et qu'Arnold Toynbee a également souligné dans un travail récent. Ces deux traditions se retrouvent également dans les enseignements postérieurs, comme ceux de la Cabale et de la franc-maçonnerie. Tous ces enseignements possèdent en commun un trait extrêmement original, qu'ils ont apparemment développé de manière indépendante: leur science de "l'angiologie".

Les citations apparaissent en exergue de chaque chapitre proviennent de deux des manuscrits de la Mer Morte: le Manuel de Discipline et les Psaumes d'Actions de Grâce, ou Livre des Hymnes, que j'ai traduits à partir de photocopies des textes originaux trouvés dans les cavernes de Qumram.  

Et Enoch partit avec Dieu;

Et il ne fut plus;

Car Dieu l'avait repris.

Genèse 5:24  

"La loi a été plantée dans le jardin de la fraternité pour éclairer le cœur de l'homme

Et pour redresser devant lui toutes les voies dans le sens de la vraie droiture,

Qui sont un esprit humble, un tempérament égal, une nature librement compatissante,

Une bonté, une compréhension et une perspicacité éternelles,

Une sagesse puissante qui croit dans toutes les œuvres de Dieu,

Une confiance totale dans Ses multiples bénédictions,

Un esprit de connaissance dans toutes les choses du Grand Ordre,

Des sentiments fidèles envers tous les enfants de la vérité,

Une pureté rayonnante rejetant toute impureté,

Une discrétion concernant toutes les faces cachées de la vérité

Et les secrets de la connaissance intérieure."

Tiré du "Manuel de Discipline" des Manuscrits de la Mer Morte

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Les Esséniens dépositaires des Manuscrits de la mer Morte

10 Novembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #spiritualité

Cette étude sur les Esséniens a été puisée :

1. Dans le Dictionnaire de la Bible Vigouroux.

2. Dans l’aventure des Manuscrits de la Mer Morte (sous la direction de Hershel Shauks).

3. Et plusieurs documents recherchés sur Internet ( les noms seront indiqués au fur et à mesure).


I- QUI SONT LES ESSENIENS ?

L’Etymologie du mot « Essénien » en grec est incertaine c’est dans l’hébreu ou dans l’Araméen qu’il faut chercher l’origine de cette terminologie.

Les deux noms grecs qui ont été donnés à cette secte leur ont été d’après leur façon de vivre : Les Esséniens se livraient à de fréquentes ablutions et leur nom dérive du verbe« se baigner »

Ils méditaient sur les choses saintes, obéissaient en certain cas a la loi du silence : Ils étaient donc les « Silencieux ».
Ils étaient médecins, connaissant les propriétés des plantes, ils prétendaient guérir les défauts par leur ascèse : ils seraient ainsi les thérapeutes en araméen.
Ils se nommaient aussi les gardiens, les serviteurs de Dieu.

D’après Philon le nom d’Esséniens était donné à ces juifs, à cause de leur sainteté. Cette désignation de pieux convient très bien à ces petits groupements vivant d’une vie semblable à celle des moines fuyant le monde pour mener une existence plus sainte. Plusieurs descriptions de la secte nous sont parvenues par Philon, Flavius Josèphe et Pline (l’ancien).


1. HISTOIRE : Les renseignements sont très pauvres sur l’origine, le développement et la fin de l’essénisme. Cependant Josèphe écrit que les trois sectes des pharisiens des saducéens et des Esséniens existaient depuis longtemps. Il les mentionne explicitement pour la première fois à l’époque de Jonathas vers 150 Av. J.C. Il nomme un essénien, Judas au temps d’Aristobule 1er. Leur origine remonterait au milieu du 2ème siècle avant J.C. Ils se rattacheraient ainsi au parti des nassidiens, les pieux, qui s’était formé au temps d’Esdras, s’était révolté avec Judas Macchabée et était devenu le parti des pharisiens opposé à celui des Saducéens. Il se forma bientôt une scission parmi les pharisiens : une minorité plus ardente dans sa piété, opposée à la vie active, à la politique militante et aux discussions se sépara des pharisiens et conserva le nom des nassidéens d’où est venu par l’intermédiaire de l’araméen leur nom d’Esséniens. ( cf. Stapfer, la Palestine aux temps de J.C. P.433 et article Esséniens dans Lichtenberger, Encyclopédie des Sciences Religieuses P.552).


2. ORGANISATION :

Recrutement : les Esséniens adoptaient des enfants des autres pendant qu’ils sont encore malléables, pour faire leur éducation et les former à leurs mœurs. Ils faut avoir atteint l’age d’homme pour être incorporé à la secte.

Noviciat et Initiation : Avant d’être admis dans la communauté, les futurs membres, enfants élevés par la communauté, ou adultes, devaient se soumettre à un temps d’épreuves, à une sorte de Noviciat qui durait 3 années. S’il (le Novice) donne satisfaction, il sera incorporé mais non sans avoir pris par serment de sérieux engagements : il jure « d’honorer Dieu et de remplir ses devoirs envers les hommes de ne tuer personne de sa propre autorité, ni sous une impulsion étrangère, de haïr les méchants et de prêter assistance aux bons, d’être sincère envers chacun et surtout envers les magistrats, parce que personne ne peut exercer le pouvoir sans la volonté de Dieu ».

Expulsion : Tous les engagements devaient être pris. Toute infraction devait être jugée par les tribunaux des Esséniens. Josèphe loue leur diligence et leur équité dans leurs jugements, rendus par un tribunal d’au moins 100 membres. Pour les choses graves l’expulsion de la communauté était prononcé et cette exclusion entraînait les plus souvent une mort misérable....

Habitat et genre de vie : Pline localise les Esséniens uniquement dans le désert d’Engaddi, auprès de la Mer Morte. Ils habitaient aussi les villages, évitant les villes à cause de l’immortalité des habitants. Il semble bien qu’il n’exista pas de centres Esséniens en dehors de la Palestine ( Histoire Naturelle). Ils vivaient en communauté, non seulement pour le repas mais ils habitaient ensemble et mettaient leurs biens ensemble en commun ce qui établissait entre eux un lien très étroit. Les repas étaient pris en commun. Ils avaient une sorte de caractère religieux sacrificiel.
A la 5ème heure, au retour du travail, ils prennent des vêtements de lin et se purifient dans l’eau froide. Avant et après le repas ils louent Dieu qui donne la nourriture. Ils déposent alors leurs vêtements, considérés comme saints et retournent au travail jusqu’au soir. Leur principale occupation était l’agriculture. Ils se livraient à certaines industries, aux arts de la paix fabriquant tout ce qui était indispensable à la communauté. Mais le commerce était interdit, parce qu’il engendre la cupidité.


3. RELIGION ET CULTE :

Gens pratiques : Les Esséniens s’intéressaient plus particulièrement à l’ascèse, recherchaient leur propre perfection : ils étaient plus moralistes que spéculatifs. Les Esséniens avaient une confiance pleine et entière en la Providence divine, une grande soumission a ses desseins. Cette idée de Dieu et de la Providence, le respect marqué pour le nom divin excluent chez les Esséniens un culte quelconque du soleil. Josèphe raconte qu’avant le lever du soleil, ils ne se livrent à aucune conversation profane mais qu’ils lui adressent d’antiques prières, priant ensemble pour qu’il se lève. Il s’agit bien non d’une prière au soleil mais d’une prière vers le soleil. C’est la représentation de la lumière divine qu’ils voyaient dans le soleil.

Les Anges : Dans le serment d’initiation le novice jure « de garder secrets les noms des anges ». Il ne s’agit pas ici d’un culte des anges mais plutôt une spéculation sur leurs noms.

Anthropologie : les 2 dogmes principaux des Esséniens, sont la Providence divine et l’immortalité de l’âme. Ils ont cette ferme conviction que les corps sont corruptibles et les âmes immortelles. Descendues de l’éther le plus subtil, elles sont attirées par une sorte d’attraction naturelle dans les corps où elles résident comme dans une prison. Lorsqu’elles sont délivrées de leurs liens charnels, elles s’élèvent avec joie, libérées d’une longue servitude vers les nauteurs. D’accord avec l’enseignement des grecs, les Esséniens affirment que par delà l’océan, les âmes pures jouissent d’une nouvelle existence, qu’elles habitent une région où l’on n’est incommodé ni par la pluie, ni par la neige, ni par la chaleur torride et que rafraîchit perpétuellement un doux Zéphir, venant de l’océan. Les âmes impures sont reléguées dans un gouffre ténébreux et agité par les intempéries rempli des lamentations de leur supplice sans fin. Ainsi cette doctrine exhorte à la pratique du bien et détourne du mal. Les bons deviennent meilleurs par l’espoir des biens futurs, les méchants sont entravés dans l’accomplissement du mal par la crainte des tourments éternels qu’ils subiront après la mort. Telle est la philosophie essénienne sur la divinité de l’âme. La corruption des corps, citée dans le passage ci-dessus ne doit pas être entendue comme une négation de la part des Esséniens de la résurrection : pendant la guerre contre les Romains, rapporte Josèphe, les Esséniens supportaient courageusement tous les tourments et rendaient l’âme avec joie comme devant la recouvrer.

Sacrifice et Sacerdoce : Ils envoyaient leur offrande au temple mais ne prenaient pas part aux sacrifices. Yahweh, disait les prophètes était rassasié des holocaustes, il prenait plaisir à la piété et non aux sacrifices, à la connaissance de Dieu plus qu’aux holocaustes. (Osée, V1,6 ). C’est la sainteté de la vie qui comptait pour les Esséniens. Ils faisaient à part leurs sacrifices non des sacrifices sanglants, mais c’est que leur genre de vie, leurs efforts pour acquérir la sainteté auraient tenu lieu de sacrifice ou encore que leurs repas auraient constitué de véritables sacrifices : Ce sont des prêtres qui préparent avec le produit des champs la nourriture. Le seul acte de culte mentionne est la réunion dans les synagogues, consacrée au moins en parties sinon en totalité à la lecture et à l’explication des Livres Saints ( Philon « Quodomnis »).


4. MORALES ET OBSERVANCE :

Le législateur et les Livres Saints : Immédiatement après Dieu, le nom du législateur est chez eux l’objet d’un grand respect. En plus des livres Saints du Judaïsme, ils avaient d’autres livres particuliers. Utilisant « Les Livres Sacrés, diverses purification et les paroles des prophètes ( La légende de Pythagore p. 280) ils affirment pouvoir connaître l’avenir, il est rare que leurs prédictions ne s’accomplissent pas ».

La Vie morale : C’étaient des gens pratiques et n’étaient pas des spéculatifs, ils plaçaient la morale en premier lieu. « Ils laissent de côté la logique comme n’étant pas nécessaire à l’acquisition de la vérité, ils abandonnent la physique, qui est au-dessus de la nature humaine aux météorologistes : ils ne s’en occupent qu’autant qu’elle traite de l’existence de Dieu et de l’origine de tous les êtres, mais ils donnent tous leurs soins à la morale, prenant pour guide les lois des ancêtres que l’intelligence humaine eût été incapable d’inventer, si elle n’avait été inspirée par Dieu » (Philon « Quodomnis p.457 »). Josèphe les décrit comme étant les meilleurs des hommes, au point de vue moral. Philon trace un magnifique tableau de leur vie morale : Ils se laissent guider par les règles de la piété, de la sainteté, de la justice, du droit privé et du droit social, de ce qui est vraiment bien, mal ou indifférent, pour accomplir ce qu’il faut et éviter ce qui ne convient pas. Ils se soumettent à ces trois règles et canons : l’amour de Dieu, l’amour de la vertu et l’amour des hommes.

De leur amour de Dieu, ils donnent un grand nombre de preuves : la sainteté parfaite et continue de toute leur vie, le rejet de tout serment, la fuite du mensonge, la conviction que tout bien vient de Dieu et qu’il n’est l’auteur d’aucun mal. Leur amour de la vertu se manifeste par le mépris des richesses, de la gloire et du plaisir, ainsi que la pratique de la tempérance, de la tolérance, de la frugalité, de la simplicité, de la modestie, par le respect de la légalité, par la constance de leur vie et par d’autres qualités semblables. Enfin leur amour pour les hommes se traduit par la charité, la bienveillance, l’impartialité, la communauté de tous les biens.

Le Mariage : Les Esséniens rejetaient le mariage. Le fait est attesté par Josèphe ( Ant. Jud XVII) par Philon, dans Eusèbe ( Praep. Envang VIII,11) et par Pline ( Hist. Net v,17). Ils considèrent le plaisir comme un mal. Philon montre dans les défauts de la femme un obstacle à la vie commune pratiquée par les Esséniens : « La femme étant égoïste et d’une jalousie sans limites, il est à craindre qu’elle transforme les habitudes du mari et qu’elle le tienne sous son pouvoir par l’attrait continu de ses charmes. L’auteur des Philosophumena donne une raison identique : les Esséniens ne condamnent pas le mariage, mais refusent de prendre femme, quand bien même elle consentirait à suivre leur genre de vie parce qu’ils ne peuvent en aucune façon avoir confiance en elle.


5. LA FIN DE L’ESSENISME :

La fin de la secte est aussi obscure que ses débuts, elle existe encore à la fin du 1er siècle après J.C. Cependant les troubles de la Palestine, à partir de l’an 70 ont dû lui êtres funestes. Leur déclin a dû commencer avec la guerre des romains contre les Juifs.

Ils ont été influencés par la philosophie grecque et le Pythagorisme. On peut donc conclure que « l’essénisme est une branche séparée du tronc judaïque, greffée sur un tronc greco-pythagoricien.


6. ESSENISME ET CHRISTIANISME :

On a remarqué que le christ, qui dans ses discours, attaque fréquemment les pharisiens et les Sadducéens, ne dit pas un mot contre les Esséniens qu’il n’a pas pu ne pas connaître. Et comme il y a certaines analogies entre l’Essénisme et le Christianisme, on a expliqué ce silence en faisant de Jésus un essénien et aussi St. Jean Baptiste c’est à tort. Mais nous allons prouver par ce qui suit certaines analogies de détail entre l’enseignement du Christ, son œuvre et ce que nous savons de l’essénienne. Mais il y a entre eux une différence fondamentale, qui apparaît dans le simple examen des points de rapprochement. Il nous suffira de noter ici les principaux :

Le novice essénien commençait sa deuxième année de probation par un baptême pour être incorporé parmi ses disciples. Mais le premier ne produit qu’une purification extérieure tandis que le second, a par lui-même une efficacité dans l’économie du Salut.

La virginité est recommandée dans St Matthieu. Le mariage est condamne par les Esséniens. La première est un état de perfection auquel on est invité, mais qui n’est nullement obligatoire. On peut encore remarquer que le Christ condamne les richesses ; il recommande la soumission aux autorités constituées, il condamne l’usage des armes, les sacrifices au Temple de Jérusalem. On peut certes, rapprocher ces traits de la vie de Jésus des observances esséniennes. Les grandes lignes de la morale sont partout. Les Esséniens n’ont en somme pratiqué que la morale naturelle. J.C. devait donc se rencontrer avec eux sur ce terrain. Mais on ne trouve chez eux ni la même élévation, ni la même pureté que dans l’Evangile, où la morale s’élève à un incomparable degré de perfection. Un souffle nouveau le pénètre, esprit surnaturel et divin, qui est absent de la morale essénienne. On ne rencontre pas dans les préceptes imposés par Jésus, ces prescriptions puériles sur l’observance du Sabbat, sur les purifications extérieures, que Jésus condamne chez les pharisiens, dépassés sur ce point par les Esséniens. Il insiste au contraire, sur la pureté intérieure, dont il n’est pas questions dans la secte Juive. Il est donc vain de chercher dans l’Evangile une influence essénienne.

Même les premières communautés chrétiennes n’ont pas subi d’influences esséniennes. La communauté des biens chez les premiers chrétiens était volontaire, elle était obligatoire chez les Esséniens. Si les repas étaient pris en commun, c’était, chez les disciples du Christ, pour un motif de charité, et non par crainte de contracter une souillure. Les institutions chrétiennes qui sont la mise en pratique de l’enseignement du Christ trouvent en elle-même leur raison d’être.

Conclusion du Dictionnaire de la Bible sur les Esséniens :

D’abord les Esséniens sont-ils passés au Christianisme ? Il est difficile de le dire. La pureté de leur vie, leurs efforts pour atteindre un idéal élevé pouvaient les disposer à regarder avec bienveillance la nouvelle doctrine, prêchée par le prophète de Nazareth, mais leur légalisme étroit et leur pharisaïsme outrancier, leur vie renfermée et leur refus de tout contact avec ce qui n’était pas essénien devaient les en écarter. En tous cas, s’il en est qui devinrent chrétiens, ils durent par le fait même, renoncer à toutes les observances caractéristiques de leur secte et ils furent si peu nombreux qu’ils ne purent exercer aucune action sur le Christianisme.


II- L’AVENTURE DES MANUSCRITS DE LA MER MORTE


Un chapitre intéressant de ce livre avance des arguments solides sur les vrais dépositaires des manuscrits de la Mer Morte.

James. C. Vanderkam l’auteur de ce chapitre fonde ses arguments sur l’étude attentive des sources grecques de l’Antiquité concernant les Esséniens et sur leur comparaison, d’une part avec les témoignages archéologiques provenant de Quomram, mais aussi les croyances reflétées dans les manuscrits de la Mer Morte. Il compare d’autre part, ces croyances avec celles des Pharisiens et des Sadducéens. Il en conclut que les croyances reflétées dans les manuscrits sont bien plus proches des Esséniens que tout autre groupe juif de cette époque.

A côté des onze grottes situées sur le rivage nord-ouest de la Mer Morte où furent découverts les fameux manuscrits de la Mer Morte, on aperçoit les vestiges d’anciens bâtiments dominant le Wadi Qoumrân. Ce furent certainement les habitants de ce lieu qui placèrent les rouleaux dans ces grottes. Mais qui étaient les gens qui vécurent là et rassemblèrent ces manuscrits. Ce sont les Esséniens : Une Secte Juive.

Les Esséniens sont mentionnés moins souvent que les Pharisiens et les Sadducéens ; cependant, ils ont peut-être marqué aujourd’hui un point sur leurs rivaux mieux connus, puisque selon la majorité des chercheurs, les auteurs et les copistes des manuscrits de la Mer Morte étaient Esséniens.

La communauté détentrice des manuscrits de la Mer Morte a été identifiée comme essénienne à partir de 2 sortes de critères :

1. Le témoignage du géographe romain Pline l’Ancien.

2. La contenu même des rouleaux, compare aux descriptions de croyances et pratiques esséniennes rapportées par Josèphe et d’autres auteurs.

Pour les études bibliques, les manuscrits de la mer Morte représentent sans conteste l’une des plus importantes découvertes, si non la plus importante qui aient jamais été faites en Terre Sainte.

Les principaux rouleaux sont :

1. L’Ecrit de Damas - Le Rouleau de la guerre, le rouleau du Temple ( le plus long rouleau de la mer Morte 8 m 75 de long).

2. Le grand Rouleau D’Isaïe contenant le texte intégral du livre d’Isaïe

Qu’était ce texte : Le Rouleau du Temple (selon Yigael Yadin, le grand archéologique d’Israël)

Le Rouleau du Temple était la Torah des Esséniens ( Nous constaterons que les avis des archéologues sont partagés, Yadin a obtenu ce rouleau en 1967 ( après la guerre des 6 jours).

Ce Rouleau contient ni plus ni moins la torah ou loi fondamentale des Esséniens qui vécurent à Qoumrân. C’était pour eux un livre saint, une partie du canon de ce que nous appelons la Bible, la Torah du Seigneur. Probablement ce Rouleau fut composé par le fondateur de la Secte. Le Rouleau contient de longs passages du pentateuque.

Ce rouleau était considéré par les Esséniens comme un texte biblique, canonique. Probablement le Rouleau du Temple contient-il même des passages de certains livres perdus mentionnés dans la Bible.

Le Rouleau contient aussi des descriptions détaillées pour la construction du temple. Presque la moitié du manuscrit est consacrée aux plans du Temple.

Aussi une autre section importante du Rouleau du Temple presque 4 colonnes est consacré aux « Statuts du Roi ».Cette section pourrait-elle aussi correspondre à un livre, par ailleurs inconnu, mentionné dans la Bible.

Décrire en détail tout le contenu du Rouleau du Temple serait impossible, nous allons en brosser un résumé : D’abord c’est un livre de la Loi pour la communauté, ensuite il contient des passages détaillés concernant le temple ( son plan, son mobilier, ses sacrifices....).

Enfin d’autres longues sections décrivent diverses fêtes ou jours saints. Aussi contient-il certaines caractéristiques : l’emploi fréquent de la première personne lorsque Dieu parle, le Tétragramme en caractères araméens carrés comme dans d’autres manuscrits bibliques de la mer Morte. A la différence de la Bible, le rouleau est structuré suivant les thèmes principaux. C’est une découverte qui engendra des ondes de choc parmi les savants. Ce fut comme si un puissant télescope équipé d’un zoom franchissant une barrière de 2 millénaires, amenait soudain le monde Judaïque de la fin de la période du second temple sous notre regard. Avant de terminer son chapitre, Yadin essaye d’éclaircir certains points sur l’influence des Esséniens sur le Christianisme primitif.

Il y avait une affinité entre les doctrines sectaires reflétées dans les manuscrits de la mer Morte et dans le Christianisme primitif. Par contre Yadin souligne certains points qui montrent que Jésus était anti-Essénien :

1. Il réagissait contre la rigoureux insistance sur la pureté rituelle observée certes par les pharisiens, mais encore plus par les Esséniens.

2. Le Sermon sur la Montagne, pourrait bien contenir une allusion anti-essénienne : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. En bien, moi je vous dis : Aimez vos ennemis, priez pour vos ennemis ». Dans le Manuel de Discipline, les nouveaux membres de la secte prononcent le serment d’allégeance d’aimer les Fils de Lumière (c’est-à-dire les membres de la communauté essénienne) et de haïr à jamais les Fils des Ténèbres.

Par contre, il y a certains points communs avec les Esséniens et Jean-Baptiste. ( d’après Yadin) :

Il était actif comme eux, il observait la chasteté comme les adeptes de Qoumrân.

De plus, le baptême qu’il prêchait et d’où lui vint son surnom, était également pratiqué par les Esséniens. Mais les ressemblances le plus souvent remarquées entre la doctrine chrétienne et l’essénienne ne provenaient pas de Jean-Baptiste et certainement pas de Jésus.

Selon la perspective de l’auteur, les ressemblances frappantes entre le Christianisme primitif et les doctrines des Esséniens pénètrent dans le Christianisme après la vie de Jésus, par l’intermédiaire de Paul.

Les premiers Chrétiens furent en contact avec les Esséniens qui les influencèrent à une époque tardive de l’histoire essénienne (premier siècle après Jésus Christ). Ils rencontrèrent des Esséniens qui suivaient leur propre calendrier et désavouaient le Temple de Jérusalem ainsi que ses lois. Cette paraphrase des « Proverbes » 15,8 dans un document essénien a pu attirer les milieux du Christianisme paulinien. « Le sacrifice des impies est une abomination, mais la prière des justes est une oblation délectable ».

Source : http://logedermott.over-blog.com/article-35676229.html

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Les Francs-Maçons et les origines du christianisme

10 Novembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #spiritualité

Il ya deux siècles, pas moins une autorité que le grand philosophe anglo-américain, homme d'Etat et révolutionnaire Thomas Paine amant de la vérité, a souligné clairement les origines du christianisme et de son lien avec la franc-maçonnerie. Paine lui-même était apparemment un franc-maçon, tout comme ses associés, George Washington, Benjamin Franklin et d'autres fondateurs Américains Pères. Pourquoi sont véridiques admissions de Paine ont également été ignorées par religionalisti, les politiciens et les chercheurs ne peuvent s'expliquer que par le système assombrissement considérablement efficace et inquiétant pour le bénéfice qui a été en existence depuis des milliers d'années. Dans son traité, "L'Origine de la Franc," Paine écrit:

La religion chrétienne et la maçonnerie ont une seule et même origine commune: deux sont tirés par l'adoration du Soleil La différence entre leur origine, c'est que la religion chrétienne est une parodie de l'adoration du Soleil, où il met un homme il appelle le Christ, au lieu du soleil, et se tourner vers lui, le même culte d'adoration qui a été payé à l'origine du soleil ....

Dans la maçonnerie beaucoup des cérémonies des druides sont conservés dans leur état d'origine, du moins sans aucune parodie. Pour eux, le Soleil est encore le soleil, et son image sous la forme du Soleil est l'ornement symbolique des loges maçonniques et des robes maçonniques. Il est le personnage central sur leurs tabliers, et ils le portent aussi suspendu sur la poitrine dans leurs loges, et dans leurs processions. Il a la figure d'un homme, en tant que chef du Soleil, comme il est toujours représenté le Christ.

À quelle période de l'antiquité, ou dans quelle nation, a été formé pour la première fois cette religion, est perdu dans le labyrinthe du temps ne sont pas enregistrées. Il est généralement attribué à l'ancien Egyptiens, les Babyloniens et les Chaldéens, et par la suite réduit à un système régi par l'état d'avancement du soleil à travers les douze signes du zodiaque par Zoroastre, qui ont donné les lois de la Perse, d'où Pythagore l'apporta à la Grèce ....

Le culte du soleil comme le grand agent visible d'une grande cause abord invisible, «Le temps, sans limites," étalée sur une partie considérable de l'Asie et l'Afrique, à partir de là à la Grèce et de Rome, tout au long de l'ancienne Gaule, et en Grande-Bretagne et d'Irlande .....

Comment ..... l'étude et la contemplation du Créateur dans les œuvres de la création, le soleil, comme le grand agent visible de cela, a fait l'objet visible de culte des Druides, tous les rites et les cérémonies religieuses avaient référence à l'état d'avancement du Soleil à travers les douze signes du zodiaque, et son influence sur la terre. Les francs-maçons d'adopter les mêmes pratiques. Le toit de leurs temples ou Lodges est orné d'un soleil, et le sol est une représentation du visage diversifié de la terre ou de la moquette ou du travail de la mosaïque ....

Les francs-maçons, pour se protéger de la persécution de l'Eglise chrétienne, ont toujours parlé d'une manière mystique de la figure du soleil dans leurs loges .... C'est leur secret, en particulier dans les pays catholiques, parce que la figure du Soleil est le critère expressive qui dénote qu'ils sont les descendants des druides, et que la religion sage, élégant, philosophique, était la foi opposée à la foi de l'Église chrétienne sombre.

La grande fête de la franc-maçonnerie est le jour qu'ils appellent le jour de Saint- John, mais chaque éclairé maçon doit savoir que la prise de leurs vacances dans cette journée ne se réfère pas à la personne appelée Saint- John, et c'est juste pour masquer la vraie raison de la garder en ce jour, ils appellent ce jour-là avec ce nom ....

Le fait est, que le jour appelé le Jour de Saint- John est le Juin 24, et c'est ce que vous appelez le jour du solstice d'été. Le soleil est alors arrivé au solstice d'été ... et en l'honneur du soleil, qui est ensuite atteint son point culminant dans notre hémisphère qui est célébrée le jour de ce festival annuel du solstice d'été francs-maçons, prises à partir des druides, et rien n'est respecter à la S. John ....

Quant à ce que les francs-maçons, et les livres de la maçonnerie, nous dire le Temple de Salomon à Jérusalem, il n'est pas improbable que certaines cérémonies maçonniques ont pu être tirés de la construction de ce temple, parce que le culte du soleil a été pratiqué de nombreux siècles avant que le temple existait, ou avant que les Israélites sont venus d'Egypte. Et nous apprenons de l'histoire des rois juifs, xxii-xxiii 2 roi, que le culte du Soleil a été réalisée dans le Temple par les Juifs. Il doit, cependant, doute fort qui a été fait avec la même pureté scientifique et la morale religieuse avec laquelle elle a été réalisée par les druides, qui, par tous les comptes qui, historiquement, restent d'entre eux, étaient une classe d'hommes sages, instruits et moraux. Les Juifs, au contraire, étaient ignorants de l'astronomie et la science en général, et si une religion fondée sur l'astronomie est tombé dans leurs mains, presque certainement aurait été modifié .... Mais revenons à l'adoration du Soleil dans ce temple.

Joseph ... de la description qui fait les décors de ce Temple, ressemble à une grande échelle à ceux d'une loge maçonnique. Il dit que les distributions des différentes parties du Temple des Juifs représentaient toute la nature, en particulier les parties les plus apparentes de celui-ci, comme le soleil, la lune, les planètes, le zodiaque, la terre, les éléments, et que le système mondial il a été dépeint par de nombreux emblèmes ingénieux. Ceux-ci, selon toute vraisemblance, ils sont, ce Josias, dans son ignorance, appelé l'abomination de la Zidoniani ... Quoi qu'il en soit, tout pris de ce temple et appliqué à la maçonnerie, comme corrompus ou mal - compris par les Juifs, fait toujours référence à la adoration du Soleil, et par conséquent à la religion des druides ....

La religion des druides, comme mentionné plus haut, était égale à la religion des anciens Egyptiens. Les prêtres de l'Egypte étaient ceux qui professaient et enseignaient la science, et ont été appelés prêtres d'Héliopolis, qui est, la Ville du Soleil Les druides en Europe, qui étaient du même ordre des hommes, ont leur nom de la langue teutonique ou ancienne allemand, parce que les Allemands étaient anciennement appelé Teutons. Le druide mot signifie un homme sage. En Perse, ils ont été appelés mages, ce qui signifie la même chose.

L '"Egypte", a dit Smith, «d'où nous tirons la plupart de nos mystères, a toujours occupé un rang distingué dans l'histoire et était autrefois considéré comme ci-dessus tous les autres pour ses antiquités, des connaissances, l'opulence, et la fertilité. Dans leur système, leur principal héros-dieux, Osiris et d'Isis, théologiquement représenté l'Être suprême et de la Nature universelle, et physiquement les deux grands luminaires célestes, le Soleil et la Lune, par l'influence duquel toute la nature a été mis en œuvre "... . En parlant de vêtements des francs-maçons dans leurs loges, dont certains, comme nous le voyons dans leurs processions publiques, est un tablier de cuir blanc, dit-il, «les druides étaient vêtus de blanc au moment de leurs sacrifices et leurs offices solennels. Les prêtres égyptiens d'Osiris portait un blanc de neige en coton. Les Grecs et la plupart des autres prêtres portaient des vêtements blancs .... "

«Les Egyptiens», poursuit Smith »,« Les premiers jours étaient un grand nombre de loges, mais avec des soins assidus ont gardé leurs secrets cachés dans la maçonnerie de tous les étrangers. Ces secrets ont été imparfaitement remis à nous par la tradition orale et ne doivent être cachées par les travailleurs, les artisans et les apprentis, jusqu'à ce que par un bon comportement et l'étude de temps ils se familiarisent avec la géométrie et les arts libéraux .... "

Vérifier maintenant pour parler de la raison pour laquelle le secret utilisé par les francs-maçons. La source naturelle de secret, c'est la peur. Lorsque toute nouvelle religion domine une religion plus tôt, ceux qui professent la nouvelle devenus les persécuteurs de l'ancien. Nous voyons cela dans tous les cas que l'histoire nous présente. Lorsque le prêtre Hilkiah à Schaphan, sous le règne du roi Josias, a trouvé, ou fait semblant de trouver, la loi appelée la loi de Moïse, mille ans après l'époque de Moïse, (et ne semble pas être rois 2, xxii-xxiii qu'une telle loi n'avait jamais été pratiquée ou connu avant l'époque de Josias), il a établi que le droit en tant que religion nationale, et il envoya tuer tous les prêtres du soleil quand la religion chrétienne a surmonté la religion juive, les Juifs ont été soumis la persécution des chrétiens continue dans tous les pays.

Lorsque la religion protestante en Angleterre a surmonté la religion catholique romaine, était une question de la mort d'un prêtre catholique se trouve en Angleterre. Depuis ce fut le cas dans toutes les circonstances dont nous avons une certaine connaissance, nous sommes forcés d'admettre en ce qui concerne ce cas, et que, lorsque la religion chrétienne a surmonté la religion des druides en Italie, l'ancienne Gaule, la Grande-Bretagne et l'Irlande , les druides ont fait l'objet de persécution.

Ce serait naturellement et nécessairement contraint ceux d'entre eux qui sont restés attachés à leur religion d'origine se réunir en secret, et sous les plus fortes injonctions de secret. Leur salut en dépendait. Un faux frère pourrait exposer la vie de beaucoup d'entre eux à la destruction, et le reste de la religion des druides, ainsi préservée, est née l'institution, afin d'éviter le nom de Druide, prit celle de Mason, et pratiqué sous ce nouveau nom les rites et les cérémonies des druides.

Source : http://fr.apocalisselaica.net

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Les Esséens

10 Novembre 2012 , Rédigé par Dr. Berchtold Beaupré Publié dans #spiritualité

COMMENTAIRE PRELIMINAIRE : Texte intéressant, manifestant avec à propos la connaissance que l'on pouvait avoir des Esséniens (encore appelés fréquemment en ces temps, "Esséens") au XIXe siècle-début du XXe, c'est-à-dire avant la découverte des manuscrits de Qumrân, de Nag-Hammadi...

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Purs devant le Seigneur et purs devant les hommes  

C'était l'une des trois principales sectes juives qui, à la naissance de Jésus-Christ, s'étaient plus ou moins écartées de la pureté des dogmes de Moïse. Secte austère et incorruptible, présentant l'image de ce que la Société pourrait et devrait être encore de nos jours. On peut la comparer sous beaucoup de rapports à l'école italique.  

Philon et Joseph, qui en ont le plus parlé, ne précisent pas l'époque, où cette institution fut fondée. D'après le second de ces auteurs, elle subsistait déjà sous le grand prètre Jonathas (450 ans avant J.-Ch.) et sa fondation remonterait bien plus haut. D'autres auteurs la font dériver de l'antique corporation des Khasidèens, chargés d'abord de la construction, puis de l'entretien, du service et de l'ornementation du temple. Il en est même qui prétendent que les Esséens étaient déjà connus depuis la sortie d'Egypte. « Voilà donc, dit Galiffe, une de ces traditions par lesquelles on a prétendu relier historiquement l'Ordre des Francs-Maçons au temple de Salomon et par là aux anciens mystères égyptiens ».  

La saine critique ne peut qu'indiquer ces conjectures, sans en retirer des conséquences positives. Elle ne trouve des données satisfaisantes sur l'origine des Esséens que dans le développement de la philosophie religieuse, judéo-alexandrine, vers le milieu du second siècle de l'ère chrétienne.  

La manie de vouloir donner à la Maçonnerie un cachet antique, peut seule attacher une grande importance à ces dates. Pour nous, il nous suffira de savoir que les Esséens formaient une Société d'élite, interprétaient la loi mosaïque dans le sens de la plus belle morale et, selon Clavel, admettaient des hommes de toutes les religions, bien que leurs monastères fussent en majeure partie composés de Juifs. Leur nom veut dire les guérissants. Les uns se bornaient à l'étude, à la théorie, à la contemplation, les autres à la pratique et à l'agriculture. Les premiers s'appelaient spécialement thérapeutes ou contemplatifs, et vivaient dans la solitude. Ils étudient, dit Philon, les saintes Ecritures, à leur manière, en philosophes, et les expliquent allégoriquement (73). Les uns et les autres fuient les grandes villes, qu'ils considèrent comme dés foyers de corruption. Ils font plus de cas de la morale que du dogme et professent un grand respect pour le législateur. Ils donnent aux écrits de Moïse un sens allégorique, comptant sur l'inspiration divine, qui seule peut en donner l'intelligence. Ils en ont composé un corps de doctrine modifié par la théosophie alexandrine. Dieu, disent-ils, est la lumière la plus pure et le soleil est son image. Avant le lever de cet astre, ils s'abstiennent de tout discours profane. Ils cherchent même à hâter son apparition par des prières traditionnelles. Ils méprisent la logique et la métaphysique comme des sciences inutiles à la vertu. Leur grande étude, c'est la morale. Ils s'occupent de la lecture des livres anciens et pratiquent la médecine. Leur aspect de la vie repose sur le fatalisme et ils n'attribuent rien au libre arbitre. Ils croient à l'immortalité de l'âme et considèrent le corps comme une enveloppe périssable. Ils admettent un lieu de récompense pour les bons, un lieu de châtiment, froid et obscur, pour les méchants. Ils observent le sabbath avec plus de rigueur encore que leurs coreligionnaires, mais ils rejettent leurs sacrifices sanglants, auxquels ils préfèrent certaines purifications. C'est l'âge qui règle les places à la synagogue.  

Communauté de biens, nourriture frugale, table commune, même vestiaire, uniformité de costume, consistant en une robe blanche, vacation assidue à la prière, à la méditation ; ablutions fréquentes pendant le jour ; tels sont les signes et les pratiques extérieures qui les distinguent des autres Juifs. Leur manière de vivre, dit Fleury, avait un grand rapport à celle des prophètes. Leurs dogmes, la plupart empruntés des Egyptiens, étaient voilés par des emblèmes et des paraboles.  

Ils prêchent l'amour de Dieu, de la vertu et des hommes. Ils la font consister dans une sainteté non interrompue pendant tout le cours de la vie, l'évitation du mensonge et du serment, dans la conviction que l'Etre divin est la source de tout bien et jamais du mal. L'amour de la vertu se manifeste par la sobriété et l'indifférence pour les richesses.  

Leur habillement et tout leur extérieur rappellent les enfants élevés avec sévérité ; car ils ne peuvent changer de vêtement et de chaussure que lorsqu'ils sont usés. Cette tempérance en fait vivre quelques-uns jusqu'à cent ans.  

Ils pratiquent la vertu par l'abstinence ; ils répudient les joies sensuelles, jusqu'à renoncer au mariage, craignant, dit Bergier, l'infidélité et les dissensions des femmes. Ils adoptent des enfants étrangers, susceptibles d'instruction, et les élèvent dans le but de l'ordre. Il en est pourtant qui se marient pour avoir des enfants.  

Ils pratiquent l'amour des hommes par la bienveillance, l'aumône et la compassion, même à l'égard des non Esséens. Mais ils professent surtout la communauté des biens, qu'ils ne peuvent assez vanter. Chez eux, point de propriétés personnelles ; car à teneur des statuts, chaque initié abandonne son avoir à l'Ordre ; point de maison particulière ; non seulement ils vivent ensemble, mais toute habitation est ouverte aux coreligionnaires venant de l'étranger. Les magasins et les provisions qu'ils contiennent appartiennent à tous également ; il en est de même des habits et de la nourriture. Ils font leurs repas en commun. On ne voit parmi eux ni indigence, ni pauvreté, ni luxe, chacun jouissant des mêmes biens que ses frères. Les malades incapables de contribuer du leur, n'en sont pas négligés pour cela : la communauté pourvoit à leur entretien.  

Ils se réunissent à jour et heure fixes, pour se préparer par l'abstinence et des ablutions symboliques, à la prière, qu'ils font tournés vers l'Orient, à l'étude de la morale et à la méditation des lois divines. Alors ils se ceignent les reins d'un tablier blanc.  

De dix Esséens assis ensemble, nul ne prenait la parole sans la permission des neuf autres et il fallait être cent pour prononcer un jugement valable dans une délibération.  

Le septième jour de la semaine, dit encore Philon, ils s'assemblent tous solennellement, s'asseyent, selon leur rang d'ancienneté dans l'association, avec toute la gravité de la bienséance, la main droite sur la poitrine, un peu au-dessous du menton et la gauche plus bas le long du côté. Alors un des plus habiles se lève, et leur fait un discours d'une voix grave. Ce qu'il leur dit, est raisonné et sage, sans ostentation d'éloquence.  

Chose remarquable pour le temps, les Thérapeutes n'étaient point servis par des esclaves. Ils eussent cru agir contre la loi de la nature, qui, disaient-ils, fait naître libres tous les hommes . 

Ils traitaient les maladies par des moyens soit naturels, soit sympathiques, ces derniers puisés dans de prétendus écrits de Salomon, qui contenaient des formules magiques et d'exorcisme. Les noms mystérieux des anges y jouent un grand rôle.  

Ils étudiaient la vertu des plantes et celle des minéraux. Ils prodiguent aux vieillards le respect et les soins les plus empressés, comme des enfants à leurs parents chéris. En général, jamais ils ne manquent à la pratique de la vertu. Ils expriment leur indignation avec justice, ne s'irritent qu'avec modération, cherchent toujours la paix ; chacune de leurs paroles a plus de valeur qu'un serment ; ils ne jurent jamais, car pour eux un jurement est un parjure. Ils méprisent les dangers, supportent stoïquement la douleur et, loin de craindre la mort, lorsqu'elle s'approche d'eux par une voie honorable, ils la préfèrent à la vie. Ils en donnèrent des preuves dans la guerre contre les Romains. En un mot, ils méprisent les tourments et la mort, et ne veulent obéir qu'à leurs anciens. On les a considérés comme le type des premiers chrétiens, surtout les Thérapeutes.  

Nous avons déjà dit que quelques-uns se vouent à l'agriculture. D'autres exercent des industries inoffensives, utiles à eux et au prochain. Mais ils n'amassent ni or ni argent, n'achètent pas de vastes campagnes, pour en tirer de gros profits. Ils ne cherchent qu'à pourvoir aux besoins de la vie. Ils ne confectionnent ni flèches, ni lances, ni glaives, ni casques, ni cuirasses, ni boucliers, ni armure quelconque. Ils ne se vouent ni au commerce, ni à la profession d'aubergiste, ni à la marine, ni à rien de ce qui peut tenter la cupidité. Ils ne possèdent pas un seul esclave, tous étant libres et travaillant les uns pour les autres. Des Economes administrent la fortune commune, et dans chaque localité, il existe un curateur pour les étrangers, chargé de pourvoir à leurs besoins. En se mettant en voyage, ils ne prennent avec eux que les armes nécessaires, pour se défendre contre les brigands.  

On n'entre dans l'Ordre qu'après un noviciat de trois ans, après lequel l'aspirant, décoré du tablier et du marteau, passe au grade d'approchant, puis à celui d'initié. Il y a des grades intermédiaires, dont chacun a ses mystères. Avant de s'asseoir à la table commune, le nouvel initié prête un serment redoutable, d'honorer Dieu pieusement, d'observer la justice à l'égard des hommes, de ne nuire à personne de propos délibéré, en reçût-on l'ordre, d'être fidèle surtout à ses supérieurs, nul ne l'étant que par la volonté de Dieu ; et, au cas où l'on parviendrait au commandement, de ne jamais s'enorgueillir ni chercher à se distinguer des inférieurs par le costume ou des ornements, de toujours aimer la vérité, de réfuter le mensonge, de ne se souiller ni par le vol, ni par un lucre indigne, de ne rien cacher aux coreligionnaires et de ne rien révéler aux profanes, de communiquer la doctrine aux adeptes sans alliage, de garder les livres de la secte et les noms des anges. Celui qui se rend coupable d'un grand crime, est excommunié, etcomme le serment prêté défend de recevoir de la nourriture de profanes, il meurt de faim. C'est pour cela qu'on en réhabilite plusieurs.  

Persuadés que pour servir Dieu, il suffit de mener une vie austère et mortifiée, ils se contentent d'envoyer leurs offrandes au temple de Jérusalem, sans y sacrifier eux-mêmes.  

Le nombre des Esséens, au temps de Joseph et de Philon, s'élevait à plus de 4,000. Il y en avait encore du temps de Pline.  

Cette secte a été trop supérieure au vulgaire pour n avoir pas eu des détracteurs.  

On est tenté d'admettre que St. Jean-Baptiste, le Christ et Philon étaient Esséens.  

L'estime, dont jouissaient les Esséens, était si grande, que la plupart des Juifs leur confiaient l'éducation de leurs enfants. Ils habitaient des espèces de monastères appelés Semnées et étaient partagés en quatre classes, qui se reconnaissaient à des signes particuliers.  

Quand en 1822 j'exerçais la médecine en Podolie, je trouvai des Esséens à Nowy Constantynow, graves, probes, vêtus de blanc, tels enfin qu'ils devaient être, il y a deux mille ans.  

Mais on pourrait adresser aux Esséens les questions que M. A. Constant pose au Dr Orobio (75). On pourrait leur dire : Etes-vous bien sûrs que votre religion est une croyance-mère, qui concilie pour jamais la raison avec la foi ? Le dogme de Moïse est-il aussi simple que vous croyez et ne cache-t-il ni absurdités ni mystères ? Etes-vous sûrs du moins d'en pénétrer toute la profondeur ? Quel est donc ce Schéma incommunicable et indicible, qui est la clé de voûte de votre sanctuaire ? Que veulent dire ces vases étranges, ces lampes bizarres, ces monstrueuses figures de chérubins ou de sphinx, à corps de taureaux et à têtes aquilines ou humaines ? Quelle philosophie se cache sous la légende génésiaque ? Qu'est-ce donc que cette femme attirée vers un arbre par les séductions d'un serpent ? Les hiéroglyphes de l'Egypte et les peintures symboliques de l'Inde ne nous en apprendront-ils pas quelque chose ? Le prophète du Sinaï n'était-il pas un initié de Memphis ? Et si, par hasard, votre suprême docteur n'était qu'un transfuge des anciens temples et un sectaire détaché d'une antique et primitive religion universelle, que deviendraient votre Schemang, vos Théphilim, votre Mésousah et votre Schéma ? Que deviendrait surtout votre signe prétendu sacré, votre déplorable et sanglante circoncision ?  

Quoi qu'il en soit, abstraction faite de ces formules mystiques, il serait à désirer que tout homme pratiquât la morale des Esséens.

 

Source : Isis ou initiation maçonnique

 

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Les origines du christianisme, l'hypothèse des esséniens

10 Novembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #spiritualité

Les esséniens étaient des juifs vivant en communauté installés dans le désert de Judée, à Qumran, et dont on a retrouvé les manuscrits (dits «de la mer Morte») en 1947. Ils avaient traversé deux mille ans dans des jarres, elles-mêmes dissimulées dans des grottes. Malgré le temps qui avait dévoré les contours des rouleaux, on a réussi à reconstituer des textes et des fragments de texte.
Qui étaient ces esséniens ? Beaucoup d'incertain demeure à ce propos. On sait qu'ils s'établirent pendant deux à trois siècles, arrivés aux alentours du troisième siècle avant Jésus-Christ et délogés par les Romains entre 66 et 70, lors de la révolte des juifs. La plus grande partie de la littérature que l'on peut lire à leur sujet est orientée. Certains veulent y voir les premiers chrétiens, et donc l'inexistence de Jésus, celui-ci étant le «Maître de Justice» de cette secte, légèrement différent de celui qui, selon eux, est imaginé dans les Évangiles. D'autres, au contraire, nient les ressemblances et les coïncidences et veulent y voir des juifs très orthodoxes qui n'ont aucun rapport avec les premiers chrétiens.
Jusqu'à présent, l'essénisme est la plus plausible origine du christianisme. Et grâce à elle, il y aurait un fort trait d'union entre le judaïsme et le christianisme. Les chrétiens ne seraient autres que des juifs libéraux et réformateurs, dans la prolongation d'Isaïe, de Jérémie, des Proverbes et de la Sagesse – et bien-sûr, de Jésus. D'ailleurs, certains aspects de l'essénisme frappent particulièrement par leur ressemblance avec le christianisme, et l'on ne peut décemment pas prétendre que cela soit dû au simple hasard.
De l'époque de Jésus-Christ, les esséniens nous ont laissé pratiquement les seuls textes qui constituent toutefois une grande bibliothèque. On a pu retrouver presque tous les livres de l'Ancien Testament avec cependant quelques nuances dans l'écriture, des commentaires, et des œuvres personnelles. Ces dernières sont de deux sortes en particulier : les unes véhiculent une pensée très orthodoxe, exigeant le respect des règles allant jusqu'aux moindres détails. Le rouleau du temple énonce les sacrifices (13.9), les exigences, et réclame de la part des moines un respect de la loi très rigoureux. Cette même règle entraîne en cas de non respect des punitions très strictes allant de la défense de parler pendant un laps de temps, jusqu'au bannissement pendant plusieurs années. D'autres manuscrits sont en revanche les support d'une pensée plus étonnante, voulant mettre l'accent sur les points essentiels de la religion. Ce sont des compositions originales. Les principales idées fondatrices du christianisme y sont récurrentes : la circoncision prônée est celle du cœur (Règle de la Communauté 5.5, Commentaire d'Habacuc 11.13) à défaut d'une circoncision charnelle, ce qui est prépondérant dans la pensée de Saint Paul. Ces manuscrits recèlent également d'autres sentences typiques du christianisme, et on peut croire que ces textes aient servi de brouillon aux Épîtres et aux Évangiles.
Les points communs ne s'arrêtent pas à de simples affinités philosophiques. Les esséniens avaient un mode de vie en communauté, ils observaient la chasteté : ils n'avaient aucune femme. Ils pratiquaient la bénédiction du pain et du vin (Règle de la communauté, 6.5) ; ils se baptisaient ; ils s'interdisaient toute nourriture animale sauf le poisson. Tout cela était identique aux pratiques chrétiennes de l'antiquité et, plus tard, aux cathares.
De plus, entre la fin de l'essénisme et le début du christianisme, il y a une cohésion évidente. Elle pousserait à prétendre que les esséniens, dès lors qu'ils cessèrent d'être «esséniens», furent «chrétiens». En effet, c'est seulement après 66-70 que le christianisme devint apostolique. Comme par hasard, il se développa immédiatement après, de la même façon que le bouddhisme s'étend aujourd'hui en Occident à cause de l'occupation du Tibet par les Chinois. À ceci s'ajoute l'incertitude quant à la datation exacte de Jésus-Christ, il ne serait pas impossible que celui-ci soit plus ancien qu'on ne le croit, raison pour laquelle le christianisme fut missionnaire bien après que le Christ fut mort.
Les esséniens considéraient leur «Maître de justice» comme leur élu, lequel doit annoncer la bonne parole, mais non pas le dernier élu, venu pour l'appliquer. Voilà peut-être pourquoi les chrétiens pensèrent que Jésus devait revenir lors de l'Apocalypse et que, dans l'Évangile selon St Jean, l'intervention du Christ est annoncée à nouveau : il sera le dernier pasteur de l'humanité. C'est ce personnage qui est mentionné par les esséniens dans le manuscrit 4Q534-536 et que Saint Malachie évoque comme le «Pastor Angelicus» 112e pape de sa liste, et 2e à venir après Jean Paul II. Les esséniens considéraient que leur culte serait rétabli à la renaissance d'Israël. Or, la découverte de leurs manuscrits coïncida avec sa formation. Certains prétendent que, dans un poème cathare de Persifal, probablement composé aux alentours du XIVe siècle, l'auteur chante : «Dans sept ans, le laurier reverdira» (en occitan : «Al cap de sept cens ans, verdégéo le Laurel»). D'autres prétendent que cette prophétie serait due à Bélibaste, lorsqu'il mourut, en 1321.
La doctrine des esséniens présente les aspects d'un dualisme mitigé, que l'on respire dans les Évangiles et les Épîtres de Jacques et Jean. A posteriori, cette doctrine a dévié dans deux directions opposées : le dualisme absolu du manichéisme, et l'abandon du dualisme d'un autre côté, chez les catholiques en particulier. Il faudrait peut-être se référer à l'essénisme pour retrouver l'essence du message chrétien d'origine.
Les esséniens se représentent Dieu comme un principe de totalité. L'homme, en tant que chair, est le néant. Ils attachent à Dieu le caractère d'unité, avec les mêmes caractéristiques que le Verbe dans l'Évangile de Saint Jean. Le Verbe – si on ne précise pas quelle personne, quel temps, quel verbe – serait l'essence de l'action, le «chaos», le «tout», le «tohu-bohu» que les cathares considéraient comme le principe du monde. Les hommes sont entre l'esprit mauvais et l'esprit bon, ils peuvent s'identifier à l'un ou à l'autre. Dans l'essénisme comme dans le zoroastrisme, c'est Dieu qui a créé ces deux esprits. Le Bien : c'est la totalité, l'infinité, l'autorité. Il inclut donc le mal ; or ce dernier est néant car il n'est que lui seul. Les esséniens, comme les cathares, rejetaient le monde. Ils lui associaient le mal, la corruption, la luxure, le péché. Source : http://srv08.admin.over-blog.com/

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Les origines du christianisme et la recherche du Jésus-Christ historique

10 Novembre 2012 , Rédigé par Acharya S Publié dans #spiritualité

Introduction

Dans le monde au cours des siècles passés, on a beaucoup écrit au sujet de la religion, de sa signification, de sa pertinence et de sa contribution à l'humanité. En Europe occidentale en particulier, de nombreux volumes ont été composés qui spéculent sur la nature et l’historicité du personnage principal des religions occidentales, Jésus-Christ. Beaucoup de gens ont essayé de creuser dans les rares indices restants relatifs à l'identité de Jésus et de proposer un croquis biographique qui soit soutient la foi, ou alors révèle le côté plus humain de cet homme-dieu qui nous est si proche. Évidemment, vu le temps et l'énergie dépensés à leur sujet, le christianisme et son fondateur légendaire sont très importants pour l'esprit et la culture occidentaux.

La Polémique

En dépit de toute cette littérature produite sans interruption et de l'importance du sujet, il y a chez le public un sérieux manque d'éducation formelle et étendue concernant la religion et la mythologie, et la plupart des individus sont terriblement mal informés à ce sujet. En ce qui concerne le christianisme, par exemple, on enseigne à la majorité des personnes, dans la plupart des écoles et églises que Jésus-Christ était une figure historique et réelle, et que la seule polémique le concernant est que certains le perçoivent en tant que fils de Dieu et Messie, alors que d'autres non. Cependant, bien que ce soit le débat le plus évident dans ce domaine aujourd'hui, il n'est pas le plus important. Aussi choquant que cela puisse paraître à l’homme de la rue, la polémique la plus profonde et durable à ce sujet est de savoir si un individu appelé Jésus-Christ a réellement existé.

Bien que cette controverse puisse ne pas être évidente au vu des publications habituellement disponibles dans les librairies populaires , quand on examine cette question de manière plus approfondie, on trouve un énorme volume de littérature qui démontre à maintes reprises, logiquement et intelligemment, que Jésus-Christ est un personnage mythologique au même titre que les hommes-dieux grecs, romains, égyptiens, sumériens, phéniciens ou indiens, qui sont tous actuellement perçus comme des mythes plutôt que comme des personnages historiques2. En fouillant plus avant dans cette grande quantité de documents, on peut découvrir les preuves que le personnage de Jésus est basé sur des mythes et des héros beaucoup plus anciens du monde antique. On s’aperçoit alors que cette histoire n'est pas une représentation historique d'un charpentier rebelle juif qui s'incarna physiquement dans le Levant il y a 2.000 ans. Autrement dit, on a démontré continuellement pendant des siècles que le personnage de Jésus-Christ, a été inventé et ne dépeint pas une vraie personne qui soit aurait été le fils de Dieu, ou qui aurait ensuite été transformée en un surhomme par ses disciples enthousiastes.

Historique et position de la discussion

Cette polémique a existé dès le début, et les écrits des "Pères de l’église" eux-mêmes indiquent qu'ils ont constamment été forcés par l'intelligentsia "païenne" à défendre ce que les non-chrétiens considéraient comme une fable absurde et fabriquée sans aucune preuve d’existence historique. Comme le signale le rév. Taylor : De façon ininterrompue depuis les temps apostoliques, mais jamais de façon si forte et emphatique que lors des tout débuts, l’existence du Christ en temps que personne fut vigoureseument niée. L’empereur Julien, qui succéda au "bon chrétien" Contantin, un fanatique meurtrier, réautorisa les cultes paiens, et affirma : Si quelqu’un veut savoir la vérité en ce qui vous concerne, Chrétiens, il saura que votre impiété est partiellement constituée de l’audace juive, et aussi de l’indifférence et du sens de la confusion des Gentils, et que vous avez mélangé non pas leurs meilleures, mais leurs pires caractéristiques. Selon ces dissidents, le nouveau testament aurait pu correctement s'appeler les "fictions d'Évangile."

Il y a un siècle, le mythologue Albert Churchward a dit : "On peut montrer que les évangiles canoniques sont une collection d'énonciations du Mythos et de l'Eschatologie égyptiens."

Dans La contrefaçon dans le christianisme, Joseph Wheless dit : "Les évangiles sont tous des contrefaçons sacerdotales rédigées plus d’un siècle après leurs prétendues dates." Ceux qui ont inventé certains des évangiles et des épîtres "alternatifs" qui furent écrits approximativement pendant les deux premiers siècles C.E. ont même admis qu'ils avaient forgé les documents. La contrefaçon pendant les premiers siècles de l'existence de l'église était manifestement effrénée, si commune en fait qu'une nouvelle expression a été inventée pour la décrire: "fraude pieuse." Une telle tromperie est fréquemment admise dans L'Encyclopédie Catholique. Certains des "grands" pères de l’église, tel Eusebius, ont été reconnus par leurs propres pairs comme étant d’incroyables menteurs qui ont régulièrement écrit leurs propres fictions sur ce que "le seigneur" avait dit et fait pendant "son" séjour allégué sur la Terre .

La Preuve

L'affirmation que Jésus-Christ est un mythe peut être démontrée non seulement par les travaux des dissidents et des "païens" qui ont su la vérité - et qui ont été perfidemment réfutés ou assassinés dans leur combat contre les prêtres chrétiens et les "pères de l’église," qui dupaient les masses avec leurs fictions - mais également par les énoncés des chrétiens eux-mêmes, qui révèlent sans interruption qu'ils ont su que le Christ était un mythe fondé sur des dieux plus anciens situés dans tout le monde antique connu. De fait, le pape Léon X, qui connaissait la vérité en raison de son rang élevé, fit cette déclaration curieuse, "Quel bénéfice cette fable du Christ ne nous a-t-elle pas apporté !" (emphase ajoutée.) Comme le dit Wheless : "les preuves à l’appui de ma thèse sont incroyablement faciles à trouver."

Les Gnostiques

De leur propre aveu, les premiers chrétiens étaient incessamment critiqués par d'autres érudits de grande réputation qui furent diffamés en tant que "païens" par leurs adversaires chrétiens. Ce groupe a inclu beaucoup de Gnostiques, qui se sont énergiquement opposés à l’affirmation d’une manifestation physique de leur dieu. On peut montrer que les chrétiens ont emprunté plusieurs des caractéristiques de leur homme-dieu aux Gnostiques, ce qui signifie "Ceux qui savent," une désignation vague s’appliquant à diverses confréries et écoles ésotériques. Les réfutations des chrétiens contre les gnostiques indiquent que l’homme-dieu chrétien était une insulte aux gnostiques, qui soutenaient que leur dieu ne pouvait prendre forme humaine.

Sources Bibliques

Il est frappant de constater que les documents chrétiens les plus anciens, les Epîtres attribués à "Paul," ne discutent jamais de l’historique de Jésus mais traitent exclusivement d’un être spirituel qui était connu à toutes les sectes gnostiques depuis des centaines et des milliers d'années. On peut montrer que les quelques références "historiques" à une vie réelle de Jésus citées dans l'Epître sont des interpolations et des contrefaçons, comme le sont, si l’on en croit Wheless, les épîtres eux-mêmes, qui n’auraient donc pas été écrits par Paul. Comme Edouard Dujardin le précise habilement, la littérature de Paul "ne se rapporte pas à Pilate, ou aux Romains, ou à Caiphe, ou au Sanhédrin, ou à Hérode, ou à Judas, ou aux femmes saintes, ou à aucune personne dans le récit évangélique de la Passion, et ne leur fait jamais aucune allusion; pour finir, elle ne mentionne absolument aucun des événements de la Passion, directement ou par allusion." Dujardin indique encore que d'autres écrits "chrétiens" les plus anciens tels la Révélation ne mentionnent aucun détail ou drame historiques . Mangasarien indique que Paul ne cite jamais les prétendus sermonts, prêches, paraboles et prières de Jésus, et qu’il ne fait pas plus mention de sa naissance surnaturelle et de ses prétendus merveilles et miracles, en fait tout ce qui aurait semblé très important pour ses fidèles si de tels exploits et paroles avaient été connu antérieurement à Paul.

Si l’on s’intéresse maintenant aux Evangiles, qui furent écrits vers le milieu du 2° siècle C.E., leurs prétendus auteurs, les apôtres, donnent des récits de Jésus et de sa généalogie qui se contredisent entre elles à plusieurs endroits. Sa naissance et son enfance sont mentionnées chez Marc, et bien que "Matthieu" et "Luc" affirment qu’il est "né d’une vierge," on fait remonter sa lignée de Joseph à la maison de David, de façon à ce qu’il "réponde à la prophétie." Dans les trois Evangiles synoptiques, on indique qu’il a enseigné durant un an avant de mourir, alors que chez "Jean" on parle de trois années. "Matthieu" indique que Jésus a donné le "Sermont de la Montagne" devant "les foules," alors que "Luc" mentionne une conversation privée avec quelques disciples. Les récits de la Passion et de la Résurrection différent totalement les uns des autres, et aucun n’indique à quel âge il est mort. Pour Wheless, "les soit-disant écrits ‘canoniques’ du Nouveau Testament constituent un texte confus et qui se contredit lui-même, l’estimation présente étant d’au moins 150 000 lectures possibles, ce fait étant connu et admis." De plus, sur les douzaines d’évangiles, certains qui à l’origine étaient considérés comme authentiques ou canoniques furent plus tard rejetés comme apocryphes ou faux, et vice-versa. Cela fait beaucoup pour "l’infaillible Parole de Dieu" et l’Eglise "infaillible!" La confusion est partout présente car au cours des siècles, des chrétiens plagiaires ont essayé d’amalgamer et de fusionner pratiquement tous les mythes, contes de fées, légendes, doctrines ou fragments de sagesse qu’ils pouvaient trouver à partir d’innombrables philosophies et religions à mystère qui existaient à l’époque. Ils ont ainsi contrefait, interpolé, mutilé, changé et réécri ces textes pendant des siècles.

Sources non-bibliques

En fait, il n’y a pas de référence non-biblique au personnage historique de Jésus par aucun des historiens connus de l’époque contemporaine et suivant la prétendue venue du messie. Walker indique qu’aucun écrivain de son temps ne l’a mentionné dans un écrit connu. L’éminent historien juif hélléniste et philosophe Philon (20 B.C.E.- 50 C.E.), vivant à l’époque supposée de Jésus, ne le mentionne pas. Les quelques quarante historiens qui se sont succédés dans les deux premiers siècles ne l’ont pas mentionné davantage." Il reste suffisamment d’écrit de [ces] auteurs … pour former une bibliothèque. Et pourtant dans cette masse de littérature juive et paienne, excepté deux passages contrefaits dans les écrits d’un auteur Juif, plus deux passages controversés dans les œuvres d’écrivains romains, on ne trouve aucune mention de Jésus-Christ." Leur silence constitue un témoignage assourdissant envers les historiens .

Dans toute l’œuvre de l’historien Juif Josèphe, formée de nombreux volumes, il y a seulement deux paragraphes qui prétendent se référer à Jésus. Quoique l’on ait beaucoup dit sur ces "références", elles ont été dénoncées par tous les érudits et même par les apologistes chrétiens comme étant des faux, comme l’ont été celles se référant à Jean le Baptiste et Jacques, "frère" de Jésus. L’évêque Warburton qualifia l’interpolation de Josèphe concernant Jésus de "faux avéré, de plus très stupide." Wheless indique que "la première mention de ce passage, avec son texte, se trouve dans l’Histoire de l’Eglise de cet écrivain très malhonnête qu’était Eusèbe, au quatrième siècle... " CE [Catholic Encyclopedia] admet que le passage mentionné ci-dessus "n’était pas connu d’Origène et des premiers écrivains patristiques." Wheless, un juriste, et Taylor, un ministre, s’accordent à dire qu’Eusèbe lui-même fabriqua le passage.

Si l’on considère la lettre à Trojan supposémment écrite par Pline le Jeune, qui est l’une des si rares "références" à Jésus ou à la Chrétienté exhibé par les Chrétiens comme preuve de l’existence de Jésus, on ne peut lui appliquer qu’un seul mot--"Chrétien"--et on a montré qu’il s’agissait d’un faux, comme est suspectée de l’être la lettre entière. En ce qui concerne le passage dans les travaux de l’historien Tacite, qui n’a pas vécu à l’époque supposée de Jésus mais qui est né 20 ans après sa prétendue mort, il est aussi considéré par les érudits compétents comme étant une interpolation et un faux. Les défenseurs des Chrétiens mettent aussi en avant le passage de Suétone se référant à une personne du nom de "Chrestus" ou "Chrestos" comme une référence à leur Sauveur ; quoiqu’il en soit, alors que certains ont spéculé qu’il y avait un Romain qui s’appelait ainsi à cette époque, le nom Chrestus" ou "Chrestos", qui signifie "utile", était fréquemment porté par des esclaves libérés. D’autres affirment que ce passage est aussi une interpolation.

De ces références, Dujardin dit que "même si elles sont authentiques, et dérivent de sources plus anciennes, elles ne nous ramèneraient pas avant la période lors de laquelle la légende évangélique prit forme, et ainsi ne pourraient attester que la légende de Jésus et non son historicité." Dans tous les cas de figure, ces "références" rares et brèves à un homme qui a supposamment bouleversé le monde peuvent difficilement être tenus pour des preuves de son existence, et il est absurde de faire reposer la religion Chrétienne dans son entier sur son authenticité supposée. Comme l’on dit, "les affirmations extraordinaires nécessitent des preuves extraordinaires"; cependant, aucune preuve d’aucune sorte de l’historicité de Jésus n’a jamais existé ou est sur le point de l’être.

Les Personnages

Il est évident qu’il n’y avait pas un personnage unique sur laquelle la religion chrétienne s’est fondée, et que ce "Jésus-Christ" est une compilation de légendes, héros, dieux et hommes-dieux. La place manque ici pour entrer dans le détail au sujet de chaque dieu qui a contribué à la formation du personnage de Jésus; qu'il suffise de dire qu'il y a d'abondance de documents pour prouver que ce sujet n'est pas une question de "foi" ou de "croyance." La vérité est que, à l’époque où ce personnage a censément vécu, il y avait une vaste bibliothèque à Alexandrie et un réseau incroyablement souple de confréries qui s’étendait de l'Europe à la Chine ; ce réseau d’information a eu accès à de nombreux manuscrits qui racontaient le même récit que celui du Nouveau Testament, avec des noms de lieu et d'appartenance ethnique différents. Dans la réalité, le récit de la vie de Jésus constitue un parallèle presque identique avec l'histoire de Krishna, par exemple, y compris dans ses détails, comme signalé entre autres par le mythologue et érudit distingué Gérald Massey il y a plus de cent ans, aussi bien que par le révérend Robert Taylor il y a cent-soixante ans, entre autres . Le conte de Krishna que l’on trouve dans les Védas hindous a été daté à au moins 1400 B.C.E. On peut dire la même chose du mythe d’Horus, qui est presque identique, dans ses détails, à l’histoire de Jésus, mais qui précède la version chrétienne de milliers d’années.

L'histoire de Jésus a incorporé des éléments de récits d'autres dieux enregistrés dans ce vaste territoire, comme par exemple ceux des sauveurs du monde et "fils de Dieu", dont la plupart précèdent le mythe chrétien, et dont un bon nombre furent crucifiés ou exécutés :

  • Adad d'Assyrie
  • Adonis, Apollon, Héraclès ("Hercule"), et Zeus en Grèce
  • Alcides de Thèbes
  • Attis de Phrygia
  • Baal de Phénicie
  • Bali d'Afghanistan
  • Beddru du Japon
  • Buddha en Inde
  • Crite de Chaldée
  • Deva Tat du Siam
  • Hésus des druides celtes
  • Horus, Osiris, et Sérapis d'Egypte, dont l'aspect barbu avec de longs cheveux a été adopté pour le personnage du Christ
  • Indra au Tibet
  • Jao au Népal
  • Krishna en Inde
  • Mikado des Sintoos
  • Mithra en Perse
  • Odin des Scandinaves
  • Prométhée au Caucase
  • Quetzalcoatl au Mexique
  • Salivahana aux Bermudes
  • Tammuz de Syrie (qui fut, dans un mouvement typique de la fabrication des mythes, plus tard transformé en disciple Thomas16)
  • Thor en Gaule
  • Monarque universel des Sibyles
  • Wittoba des Bilingonèses
  • Xamolxis de Thrace
  • Zarathustra/Zoroastre en Perse
  • Zoar des Bonzes

Les principaux protagonistes

Bouddha

Bien que la plupart des personnes pensent que Bouddha fut une personne qui vécut vers 500 B.C.E., on peut également démontrer que le personnage généralement dépeint comme Bouddha est une compilation des hommes-dieux, des légendes et paroles de divers hommes saints avant et après la période attribuée au Bouddha historique.

Le personnage de Bouddha a les points suivants en commun avec le Christ:

  • Bouddha est né de la Vierge Maya, qui était considérée comme la "Reine du Ciel".
  • Il était de naissance royale.
  • Il exécutait des miracles et des merveilles, guérissait les malades, nourrit 500 hommes à partir d’un "petit panier de gâteaux", et marcha sur les eaux.
  • Il a écrasé la tête d'un serpent.
  • Il a supprimé l’idolâtrie, était un "semeur de mots", et prêchait "l’établissement d’un royaume de justice".
  • Il enseigna la chasteté, la douceur, la tolérance, la compassion, l’amour et l’égalité de tous.
  • Il fut transfiguré sur une montagne.
  • Sakya Buddha fut crucifié pour expier ses fautes, souffrit durant trois jours en enfer, puis fut ressuscité.
  • Il est monté au Nirvana ou au "ciel."
  • Il était considéré comme le "bon berger "18 , le "Charpentier", "l’Infini et Eternel".
  • Il fut appelé "le Sauveur du Monde" et "la lumière du Monde".

Horus d’Egypte

Les histoires de Jésus et d’Horus sont très semblables, Horus ayant de plus contribué à l’attribution du nom de Jésus-Christ. Horus et son père Osiris sont fréquemment interchangeables dans le mythe ("Moi et mon Père sommes un"). Les légendes relatives à Horus datent de milliers d'années, et il a avec Jésus les points communs suivants:

  • Horus est né de la vierge Isis-Meri le 25 décembre dans une grotte/crèche, sa naissance étant annoncée par une étoile à l’est et attendue par trois hommes sages.
  • Il enseignait à des enfants au Temple et fut baptisé à l’âge de trente ans.
  • Il a eu 12 disciples.
  • Il effectua des miracles et éleva un homme, El-Azar-us, d’entre les morts.
  • Il marcha sur l’eau.
  • Horus fut transfiguré sur la Montagne.
  • Il a été enterré dans un tombeau et a été ressuscité.
  • Il était aussi "la Voie, la Vérité, la Lumière, le Messie, le fils oint de Dieu, le Fils de l’Homme, le Bon Berger, l’Agneau de Dieu, le Mot", etc.
  • Il était "le Pêcheur" et était associé à l’Agneau, au Lion, au Poisson ("Ichthys")
  • L'épithète personnelle de Horus était "Iusa," "le fils éternel" de "Ptah," le "Père.".
  • Horus s'appelait "le KRST," ou "Oint," longtemps avant que les chrétiens en reprennent l'histoire .

En fait, dans les catacombes de Rome, on trouve des images d’Horus représenté comme un bébé tenu par Isis, la vierge mère - la "Madonne et l'enfant" initiaux  - et le Vatican lui-même est construit sur la papauté de Mithra, qui a de nombreux points communs avec Jésus et qui a existé longtemps avant que le personnage de Jésus ne soit formalisé. La hiérarchie chrétienne est presque identique à la version de Mithra à laquelle elle s’est substitué . Pratiquement tous les éléments du rite catholique, de l’obole à l’ostie et de l’eau bénite à l’autel jusqu’à la doxologie sont directement empruntés à d’anciennes religions à mystères paiennes.

Krishna

Les similitudes entre le personnage Chrétien et le messie Indien sont nombreuses. En effet, Massey trouve plus de 100 similarités entre les deux, et Graves, qui inclut les divers évangiles non-canoniques dans son analyse, en liste plus de 300. Il est intéressant de remarquer qu’une ancienne écriture usuelle de Krishna en anglais était "Christna", ce qui fait ressortir son rapport avec "Christ". On peut encore noter que, tout comme le messie Juif, beaucoup de gens pensaient que Krishna avait physiquement existé.

  • Krishna est né de la Vierge Devaki ("La Divine").
  • Son père était charpentier.
  • Sa naissance était attendue par des anges, des hommes sages et des bergers, et il se présenta avec de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
  • Il s'appelle Dieu des bergers.
  • Il fut persécuté par un tyran qui ordonna le meurtre de milliers d'enfants en bas âge.
  • Il était de naissance royale.
  • Il fut baptisé dans le Gange.
  • Il effectua miracles et merveilles.
  • Il ressuscitait les morts et guérissait les lépreux, les sourds et les aveugles.
  • Krishna utilisait des paraboles pour enseigner au peuple la charité et l’amour.
  • "Il vécut pauvre et il aima les pauvres."
  • Il fut transfiguré devant ses disciples.
  • Dans certaines traditions, il mourut sur un arbre ou fut crucifié entre deux voleurs.
  • Il ressuscita d’entre les morts et monta au ciel.
  • Krishna est appelé "le Dieu-Berger" et le "Seigneur des Seigneurs", et était considéré comme "le rédempteur, le premier-né, le Libérateur, le Mot Universel".
  • Il est la seconde personne de la trinité et s’est proclamé lui-même "la résurrection" et "la voie vers le Père".
  • Il était considéré comme "le Début, le Milieu et la Fin" ("alpha et omega"), comme un être omniscient, omniprésent et omnipotent.
  • Ses disciples lui donnèrent le titre de "Jezeus", ce qui signifie "pure essence".
  • Krishna doit revenir se battre avec le "Prince du Mal", qui désolera la Terre.

Mithra, le Dieu-Soleil de Perse

L'histoire de Mithra précède la fable chrétienne d’au moins six cent ans. D’après Wheless, le culte de Mithra était, peu avant l’ère chrétienne, le plus populaire et répandu des religions ‘paiennes’ de l’époque. Mithra a les caractéristiques suivantes en commun avec le Christ:

  • Mithra est né d'une vierge le 25 décembre.
  • Il était considéré comme un grand professeur et un maître itinérant.
  • Il était appelé "le Bon Berger."
  • Il était considéré comme "la Voie, la Vérité et la Lumière."
  • Il était encore considéré comme "le Rédempteur," "le Sauveur," "le Messie."
  • Il était identifié à la fois au Lion et à l'Agneau.
  • Son jour sacré était le dimanche, le "jour du Seigneur", des centaines d'années avant l'émergence du Christ.
  • Il avait sa fête principale à la date qui allait ensuite devenir Pâques, correspondant à sa résurrection.
  • Il avait 12 compagnons ou disciples.
  • Il effectuait des miracles.
  • Il a été enterré dans un tombeau.
  • Après trois jours, il s'est relevé.
  • Sa résurrection était célébrée chaque année.
  • Sa religion comportait une eucharistie ou "diner du Seigneur".

Prométhée de Grèce

On a affirmé que le Dieu Grec Prométhée venait d’Egypte, mais son drame se situa en fait dans les montagnes du Caucase. Prométhée partage avec le Christ de nombreux points communs.

  • Prométhée descendit du ciel comme un Dieu pour s’incarner en homme afin de sauver l’humanité.
  • Il fut crucifié, souffrit et fut ressuscité.
  • Il fut appelé le Verbe ou le Mot.

La tradition affirme que Prométhée fut crucifié sur un rocher, mais cependant certaines sources indiquent qu’il fut crucifié sur un arbre et que les Chrétiens modelèrent l’histoire et/ou mutilèrent le texte, comme ils le firent avec les œuvres de tant d’auteurs anciens. Quoiqu’il en soit, le Soleil caché par l’obscurité constitue un parallèle avec le récit chrétien de l’obscurité qui tomba quand Jésus fut crucifié. Cet événement remarquable, qui n’est pas enregistré dans l’histoire, n'est explicable qu’à l’intérieur d’un mythe et comme partie d’une pièce récurrente.

La création d'un mythe

Les chrétiens ont effectué une telle censure que cela a mené à l'analphabétisme virtuel du monde antique ; de plus, ils se sont assurés que leur secret serait caché des masses, mais les érudits des autres écoles et sectes n'ont jamais renoncé à leurs arguments contre l’historicisation d’un être mythologique très antique. Nous avons perdu les arguments de ces dissidents érudits parce que les chrétiens ont détruit toutes les traces de leurs travaux. Néanmoins, les chrétiens ont préservé les conflits avec leurs détracteurs par les propres réfutations.

Par exemple, un des premiers pères de l'église, Tertullien (160-220 C.E.) "ex-païen" et évêque de Carthage, admet ironiquement les véritables origines du récit du Christ et de tous les autres hommes-dieux en énonçant une réfutation de ses critiques, "Vous dites que nous adorons le soleil; mais vous aussi."Point notable, initialement croyant et défenseur acharné de la foi, Tertullien renonça ensuite au christianisme .

Le "fils" ("Son") de Dieu est le "soleil" ("Sun") de Dieu

La raison pour laquelle tous ces récits sont si semblables, avec un homme-dieu qui est crucifié et ressuscité, qui fait des miracles et a 12 disciples, est que ces contes sont basés sur les mouvements du soleil dans les cieux, un développement astrothéologique qui peut être retrouvé sur toute la planète parce qu'on peut observer le soleil et les 12 signes de zodiaque tout autour du globe. Autrement dit, Jésus-Christ et tous les autres sur qui son personnage est fondé sont des personnifications du soleil, et l'Évangile est simplement une répétition d'un texte mythologique (le "Mythos", voir plus haut) concernant les mouvements du soleil dans les cieux .

Par exemple, la plupart des hommes-dieux crucifiés ont leur anniversaire traditionnel le 25 décembre. C'est parce que les anciens se sont rendu compte que (d'une perspective géocentrique) le soleil effectue une descente annuelle vers le sud jusqu'au 21ème ou 22ème jour de décembre, le solstice d'hiver, qu’il cesse ensuite de se déplacer vers le sud pendant trois jours et puis recommence à se déplacer vers le nord. A ce moment, les anciens disaient que le "soleil de Dieu" "était mort" pour trois jours avant de "ressusciter" le 25 décembre. Les anciens se rendaient compte de façon très claire qu’ils avaient besoin du Soleil chaque jour et qu'ils auraient de gros ennuis si le soleil continuait à se déplacer vers le sud et ne s'arrêtait pas pour inverser sa direction. Ainsi, ces nombreuses cultures célébraient l'anniversaire du "soleil de Dieu" le 25 décembre26. Suivent les caractéristiques du "soleil de Dieu":

  • Le soleil "meurt" pendant trois jours le 22 décembre, lors du solstice d'hiver, quand il arrête son mouvement vers le sud, avant de renaître le 25 décembre, lorsqu’il reprend son mouvement vers le nord.
  • Dans certaines cultures, le calendrier commençait initialement dans la constellation de la Vierge, et le soleil était donc " né d'une Vierge."
  • Le soleil est la "Lumière du Monde."
  • Le soleil "vient sur des nuages, et chaque oeil le verra".
  • Le soleil se levant le matin est le "Sauveur de l'humanité".
  • Le soleil porte une "couronne d’épines" ou halo.
  • Le soleil "marche sur les eaux. "
  • Les "disciples" du soleil sont les 12 mois et les 12 signes du zodiaque ou constellations, par lesquels le soleil doit passer.
  • Le Soleil à 12 heures est dans la maison ou le temple du "Plus Haut" ; par conséquent , "il" commence le "travail de son père" à l’ "âge" de 12 ans.
  • Le Soleil entre dans chaque signe du Zodiaque à 30° ; en conséquence, le "soleil de Dieu" commence son ministère à l’ "âge" de 30 ans.
  • Le Soleil est tenu sur une croix ou "crucifié", ce qui représente son passage par les équinoxes, celle de Printemps étant Pâques (Easter), époque à laquelle il est ressuscité.

Contrairement à la croyance populaire, les anciens n'étaient pas ignorants et superstitieux au point de considérer leurs dieux comme de véritables personnes. En fait, cette propagande calomnieuse représente une partie de la conspiration pour faire croire que les anciens étaient effectivement la populace hébétée qui avait grand besoin de la "lumière de Jésus". La vérité est que les anciens n’étaient pas moins avancés dans leurs pratiques spirituelles et morales, et même plus avancés dans de nombreux cas, que les chrétiens avec leur prétendue spiritualité et idéologie qui, avec cette atteinte à l’historicité, ont en fait dégradé l’ancien Mythos. En effet, à la différence des chrétiens "supérieurs", l’élite intellectuelle des anciens se rendait bien compte que leurs dieux étaient de nature astronomique et atmosphérique. Platon, Socrate et Aristote savaient sûrement que Zeus, le père et dieu du ciel qui est arrivé en Grèce originaire d'Inde et/ou d'Egypte, n'était pas une véritable personne, malgré le fait que les Grecs avaient indiqué en Crète à la fois une caverne de naissance et une caverne de la mort de Zeus. De plus, on peut trouver à plusieurs endroits du monde des sites où ce prétendu Dieu est né, mort, a marché, souffert, etc, un procédé commun qui n’est pas monopolisé et n’a pas commencé avec la Chrétienté.

L’étymologie indique l'histoire

Zeus, connu aussi comme "Zeus Pateras," que nous prenons maintenant automatiquement pour un mythe et non pas une figure historique, prend son nom de sa version indienne, "Dyaus Pitar." A son tour Dyaus Pitar est relié au "Ptah" égyptien, et de Pitar et de Ptah vient le mot "pater," ou "père." "Zeus" provient de "Dyaus," qui est devenu "Deos," "Deus" "Dios" et "Dieu." "Zeus Pateras," comme Dyaus Pitar, signifie, "Dieu le père", un concept très ancien qui en aucun cas n’a commencé avec "Jésus" et la chrétienté. Il n’est pas question de considérer Zeus comme un personnage historique. Dyaus Pitar est devenu "Jupiter" dans la mythologie romaine, et de la même façon n'est pas représentatif d'un personnage réel et historique. Dans la mythologie égyptienne, Ptah, le père, est le "dieu-force" invisible, et le soleil était considéré comme le mandataire visible de Ptah qui apporte la vie éternelle sur terre; par conséquent, le "fils de Dieu" est vraiment le "soleil de Dieu." En effet, selon Hotema, le nom même du " Christ " vient du mot "Kris" (comme dans Krishna), qui est un nom pour le soleil.

En outre, puisque Horus s'est appelé "Iusa/Iao/Iesu" le "KRST" et que Krishna/Christna était appelé "Jezeus" plusieurs siècles avant un quelconque personnage juif portant le même nom, il serait plus sûr de considérer que Jésus-Christ n’est qu’une répétition de Horus et Krishna, entre autres. Selon le révérend Taylor, le titre "Christ" dans son forme hébraïque, signifiant "Oint" ("Masiah") a été porté par tous les rois d'Israel, et il était "tellement emprunté par tous les imposteurs, prestidigitateurs, et personnes prétendant à des communications surnaturelles, que la seule référence à ce mot est considérée comme une indication d’imposture dans l’évangile elle-même." Hotema établit que le nom de "Jésus-Christ" n'a été officiellement adopté sous cette forme que lors du premier Conseil de Nicée, en 325 C.E.

En réalité, même les noms de lieu et les appellations de beaucoup d'autres personnages du nouveau testament peuvent être considérés comme des traductions hébraïques des textes Egyptiens.

Par exemple, dans le fable de "Lazare," la momie élevée des morts par Jésus, les copistes chrétiens n'ont pas beaucoup changé son nom, puisque "El-Azar-us" étant la momie égyptienne élevée des morts par Horus probablement au moins 1.000 ans avant la version Juive. Ce récit est une allégorie pour le passage du soleil par la "constellation de la momie," lui apportant la lumière et la vie. Ce n'est pas une histoire vraie.

L'ennemi principal de Horus - initialement l'autre visage d’Horus ou son aspect "sombre" - était "Set" ou "Sata," d'où vient "Satan."  Horus lutte avec Set de la façon exacte dont Jésus lutta avec Satan, 40 jours dans le désert, entre autres similitudes. C'est parce que ce mythe représente le triomphe de la lumière sur l'obscurité, ou le retour du soleil pour soulager la terreur de la nuit.

"Jérusalem" signifie simplement la "ville de la paix," et il y a des raisons de suspecter que la ville réelle en Israel ait été nommée d’après la ville sainte de la paix des textes sacrés égyptiens qui existaient déjà avant que la ville ait été fondée. De même, "Béthany," célèbre site de la multiplication des pains, et qui signifie la "Maison de Dieu," est une allégorie pour la "multiplication du nombre à partir de l’Unité." N'importe quelle ville portant ce nom était probablement nommée à partir de l’endroit allégorique des textes qui existait avant la formation de la ville. Le prédécesseur et sa contrepartie égyptienne est "Bethanu."

Le Livre de la Révélation est égyptien et zoroastrien

On peut trouver certains noms de lieu allégoriques tels "Jérusalem" et "Israel" dans le Livre de la Révélation. Massey a établi que cette Révélation, loin d’avoir été écrite par un apôtre du nom de Jean pendant le 1er siècle C.E., était à cette date un texte très antique qui date des débuts de cette ère de l’histoire, c.-à-d. possiblement écrit depuis une période aussi considérable que 4.000 ans. Massey affirme que la révélation est liée à la légende mithraïque de Zoroastre/Zarathustra. De ce livre mystérieux, qui a stupéfié l’humanité pendant des siècles, Hotema dit : "Il est exprimé en termes de phénomène créatif ; son héros n’est pas Jésus mais le Soleil de l’Univers, son héroine est la Lune ; et tous ses autres protagonistes sont les planètes, les étoiles et les constellations ; le décor de la pièce comprend le Ciel, la Terre, les Rivières et la Mer. " La forme commune de ce texte a été attribuée par Churchward au scribe d’Horus, Aan, dont le nom n." (Horus a été également baptisé par "Anup le Baptiseur," qui est devenu "Jean le Baptiste.")

Le mot Israel lui-même, loin d'être une appellation juive, vient probablement de la combinaison de trois dieux régnants différents: Isis, la Déesse Mère de la Terre révérée dans tout le monde antique; Ra, le dieu-soleil égyptien; et El, le dieu Sémite que nous connaissons sous le nom de Saturne."El/Saturn" était un des noms les plus anciens pour le dieu des anciens Hébreux (d'où Emmanu-El, Micha-El, Gabri-El, Samu-El, etc.), et son culte se reflète dans le fait que les juifs considèrent toujours samedi ("Saturday") comme le "jour de Dieu."

En effet, le fait que les chrétiens adorent le dimanche ("Sunday") trahit les origines véritables de leur dieu et homme-dieu. Leur "sauveur" est en fait le soleil, qui est la "Lumière du monde que chaque oeil peut voir." Le soleil a été constamment considéré à travers l'histoire comme le sauveur de l'humanité pour d’évidentes raisons. Sans soleil, la planète ne durerait qu’un jour tout au plus. Le Soleil était tellement important pour les anciens qu’ils ont composé un "Livre du Soleil", ou "Helio Biblia", qui est devenu la "Sainte Bible" ("Holy Bible").

Les "patriarches" et "Saints" sont les Dieux d'autres cultures

Quand on étudie la fabrication des mythes, on peut aisément discerner et tracer un schéma qui s’est répété à travers l'histoire. Toutes les fois qu'une culture d’invasion prend le pas sur ses prédécesseurs, elle diffame les dieux précédents ou les transforme en dieux secondaires, "patriarches", ou, dans le cas de la chrétienté, "saints ." Ceci s’est produit à plusieurs reprises dans l'histoire. Un exemple de ce procédé est l’adoption du nom du dieu Hindou Brahma comme celui du patriarche Hébreu Abraham. Une autre école de pensée propose que le nom du patriarche Joshua ait été basé sur Horus en tant que "Iusa," puisque le culte de Horus avait migré à cette période vers le Levant. Dans cette théorie, le culte de Joshua, situé exactement dans la zone où le drame du Christ a prétendument eu lieu, fut passé dans l'histoire chrétie. Comme le dit Robertson, "le livre de Josuah nous conduit à penser qu’il avait plusieurs attributs du dieu-Soleil et que, comme Samson et Moise, il était une ancienne déité réduite à un statut de simple mortel."

En effet, la légende de Moïse, loin d'être celle d’un personnage Hébreu historique, peut être retrouvée dans l’Extrême et le Moyen-Orient antique, le personnage ayant différents noms et appartenances ethniques, selon l’endroit: "Manou" est le législateur Indien ; "Nemo le législateur," qui a descendu les tablettes de la Montagne de Dieu, vient de Babylone; on trouve "Mises" en Syrie et en Egypte, où "Manes le législateur occupe aussi la scène ; Minos est le réformateur Crétois et les Dix Commandements ("Décalogue") sont une simple répétition du code Babylonien d’Hammurabi et des Védas Hindous, entre autres. Comme Moïse, Krishna a été placé par sa mère dans un bateau de roseau, et abandonné au fleuve avant d’être découvert par une autre femme Il y a un siècle, Massey a souligné, et Graham a récemment réitéré, que l'exode lui-même n'est pas un événement historique. Que la réalité de l'exode soit remise en question est renforcé par le manque d‘un quelconque enregistrement archéologique, comme le signale La revue biblique d'archéologie ("BAR"), de Septembre/Octobre 1994.

Comme la majorité des personnages bibliques principaux, Noé est également un mythe , il y a bien longtemps emprunté aux Egyptiens, aux Sumériens et à d'autres, comme n'importe quel érudit expérimenté pourrait le démontrer, et cependant nous trouvons toutes sortes de livres – dont certains transmettant même la "vérité finale" fournie par un être mystique, omniprésent, omniscient et éternel, comme Jésus lui-même – jasant sur un véritable Noé historique, ses aventures extraordinaires, et la "Grande Inondation !"

De plus, l’ "Esther" du Livre d'Esther dans le Vieux Testament est une réminescence de la déesse Ishtar, Astarte, Astoreth ou Isis, dont vient "Pâques" ("Easter") et au sujet de laquelle peu est dit dans le "Mot infaillible de Dieu" Le motif de la Vierge Mère/Déesse/Reine des Cieux se retrouve sur tout le globe, bien avant l’ère Chrétienne, Isis étant par exemple aussi appelée "Mata-Meri" ("Mère Marie"). Comme le dit Walker, "Mari" était le "nom de base pour la Déesse connue des Chaldéens comme Marratu, des Juifs comme Marah, des Perses comme Mariham, des Chrétiens comme Marie. Les sémites adoraient une combinaison androgyne de la Déesse et du Dieu, appelé Mari-El (Marie-Dieu), qui correspondait à l’Egyptien Meri-Ra, qui combinait le principe féminin de l’eau au principe masculin du Soleil. "

Même le nom hébraïque de Dieu, "Yahweh," a été pris du mot égyptien, "IAO."

Dans l’une des tromperies Chrétiennes les plus connues, et afin de convertir les fidèles du "Seigneur Bouddha", l’Eglise le canonisa comme St Josaphat", ce qui représentait l’interprétation chrétienne du titre bouddhique "Bodhisat".

Les "Disciples" sont les maisons du zodiaque

De plus, ce n'est pas une coincidence s'il y a 12 patriarches et 12 disciples, 12 étant le nombre de maisons astrologiques, ou mois. En effet, comme les 12 tâches herculéennes et les 12 "aides" d’Horus, les 12 disciples de Jésus sont symboliques des maisons du zodiaque et ne correspondent à aucune personne qui a joué un rôle vers 30 C.E. On peut montrer que les disciples sont d’anciennes déités/héros folkorique/constellations. Pierre est facilement identifié à un personnage mythologique , et on a dit que Judas représente le Scorpion, "le médisant," la période de l'année où les rayons du soleil s'affaiblissent et où le soleil semble mourant.Jacques, le "frère de Jésus" et "frère du Seigneur", est équivalent à Amset, le frère d’Osiris et frère du Seigneur. Massey dit que "Taht-Matiu était le scribe des dieux, et dans l’art Chrétien Matthieu est dépeint comme le scribe des dieux, avec un ange assis à côté de lui, pour lui dicter l’Evangile." Certains conjecturent que l'apôtre Paul est lui-aussi inventé.

Jésus était-il un maître d'Essène?

Pour ce qui est de Jésus assimilé à un Essénien selon les Rouleaux "secrets" de la Mer Morte, on avait spéculé sur ce fait depuis des siècles, donc avant la découverte des rouleaux, mais Massey a habilement argué du fait que plusieurs des enseignements présumés de Jésus étaient en contradiction avec ou étaient inexistants dans la philosophie des Esséniens. Les Esséniens ne croyaient pas à la résurrection corporelle, ni à un messie fait chair. Ils n’acceptaient pas l’historicité de Jésus. Ils n'étaient pas des sectateurs de la Bible des Hébreux, ou de ses prophètes, ou du concept de la chute originelle qui doit produire un sauveur. Massey remarque plus loin que les Esséniens étaient des antialcooliques et mangeaient pour vivre plutôt que l’inverse. Comparé à eux, Jésus, l'Essénien assumé, semble être un glouton et un alcoolique. En outre, tandis que selon Josèphe les Esséniens détestaient prêter des serments, Jésus adorait faire prêter serment à ses disciples. Comme beaucoup de doctrines Esséniennes sont inclues dans le Nouveau Testament, la liste des disparités entre les Esséniens des Rouleaux de la Mer Morte et leur prétendu grand maître Jésus se poursuit.

Qumran n'est pas une Communauté d’Esséniens

À cet égard, il convient de noter qu'il y a une autre discussion pour savoir si Qumran, le site traditionnellement associé aux Rouleaux de la Mer Morte, était une communauté d'Esséniens. Dans BAR, précédemment citée, on signale que les trouvailles archéologiques indiquent que Qumran n'était pas une communauté d'Esséniens mais était probablement une halte pour des voyageurs et des négociants traversant la Mer Morte. Dans BAR, on a également présumé que le ton fervent et le style guerrier de certains des rouleaux déterrés près de Qumran dénient une origine Essénienne et indiquent plutôt une attribution possible aux fanatiques Zélotes Juifs. Dans Qui a écrit les Rouleaux de la Mer Morte, Norman Golb plaide avec succès que ces documents n'ont pas été écrits par des scribes d'Essène, mais étaient une collection de livres d'une variété de bibliothèques qui ont été cachés dans des cavernes à l'est d'Israel par des Juifs qui voulaient échapper aux armées de Rome pendant la première révolte 70 A.D. Golb a aussi présumé que Qumran était une forteresse et non un monastère. De toute façon, il est impossible d'identifier l’ "enseignant de justice" trouvé dans les rouleaux à Jésus-Christ.

Le nouveau testament fut-il composé par les Thérapeutes?

En 1829, le Rév. Taylor a habilement plaidé que l'histoire entière de l’Évangile existait déjà longtemps avant le début de l'ère chrétienne et fut probablement composé par les moines égyptiens d’Alexandrie appelés les "Thérapeutes"Cette théorie découle en partie de l’affirmation de l’un des premiers pères de l’église, Eusèbe qui, dans ce qui semble un de ses rares moments d’honnêteté, "admit…que les épîtres et évangiles Chrétiennes canoniques étaient les anciens écrits des Esséniens et des Thérapeutes reproduits au nom de Jésus." Taylor affirme lui-aussi que "les Thérapeutes Egyptiens, voyageurs, ramenèrent toute l’histoire d’Inde jusqu’à leurs monastères en Egypte où, quelques temps après les débuts de la monarchie Romaine, il fut transformé en Christianisme." En outre, Wheless démontre qu'on peut trouver une grande partie du récit de "Jésus-Christ" dans le livre d'Enoch, qui prédate l'arrivée supposée du maître juif de centaines d'années D’après Massey, ce sont les Gnostiques ‘paiens’ – ce qui incluait des membres des Esséniens/Thérapeutes et des confréries Nazaréennes, entre autres – qui amenèrent en fait à Rome les textes ésotériques (gnostiques) contenant le Mythos, sur lesquels les nombreux évangiles, incluant les quatre canoniques, se basèrent. Wheless dit que "les Evangiles et autres brochures du Nouveau Testament, écrites en Grec et citant 300 fois les Septuagint Grecs et plusieurs auteurs paiens Grecs, comme Arathus et Cléanthe, furent écrits non pas par des paysans Juifs illettrés mais par des Pères et des prêtres ex-paiens de langue Grecque loin de la Terre Sainte des Juifs." Mead affirma : " Nous pouvons en conclure que les originaux de nos quatre Evangiles furent probablement écrits en Egypte, sous le règne d’Hadrien."

Conclusion

Comme le dit Walker, "Les efforts des érudits pour éliminer le paganisme des Evangiles, afin de retrouver le personnage historique de Jésus, se sont avérés aussi désespérés que de rechercher le noyau d’un oignon." L'histoire "Évangélique" de Jésus n'est pas une représentation effective d'un "maître" historique qui a marché sur la terre il y a 2.000 ans. C'est un mythe établi à partir d'autres mythes et hommes-dieux, qui étaient à leur tour des personnifications du mythe omniprésent du dieu-soleil.

Le Christ des Evangiles n’est en aucun cas un personnage historique ou un modèle suprême de l’humanité, qui souffrit, essaya et échoua à sauver le monde par sa mort. Il est impossible d’établir l’existence d’un personnage historique même en tant qu’imposteur. Car dans ce cas les deux témoins que sont la mythologie astronomique et le gnosticisme s’avèrent être un alibi. Le Christ est une figure populaire qui n’a jamais existé, une figure d’origine paienne ; une figure qui fut le Bélier et ensuite le Poisson ; une figure qui était sous forme humaine le portrait et l’image d’une douzaine de dieux différents.

Gerald Massey

Source : http://www.truthbeknown.com/francais.htm

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Petits Mystères et Grands Mystères

8 Novembre 2012 , Rédigé par PVI Publié dans #spiritualité

La lecture de ce titre fait immédiatement penser à René Gué­non. On sait qu'il a développé l'idée de degrés dans l'initiation, en distinguant Petits Mystères et Grands Mystères.

Aux Petits Mystères, il faisait correspondre l'initiation à tout ce qui se rapporte au développement de l'état humain, celui-ci étant considéré dans son intégralité. L'objectif est la restauration de l'état primordial. C'est dans ce contexte que Guénon situait les initiations de métier, dont la nôtre.

Quant aux Grands Mystères, il leur donnait (ou reconnaissait) comme finalité de conduire à la Délivrance finale, à l'Identité suprême ; une telle démarche ne pouvant s'opérer qu'à travers des états « supra-individuels ».

Ainsi la transformation de l'initié se fait-elle tout d'abord — par les Petits Mystères — dans le sens de l'épanouissement de toutes les facultés normales de l'homme, facultés dont cer­taines ne sont qu'en puissance.

Mais des initiés peuvent aller au-delà et accéder à une véri­table déification, à travers les Grands Mystères. Un tel état dé­borde l'aptitude normale de l'homme, mais lui est néanmoins natu­rel parce que l'homme a le privilège de pouvoir connaître d'autres états que son état humain proprement dit. D'ailleurs — toujours selon Guénon — pour qualifier cet ultime épanouissement de la démarche initiatique il ne convient même plus de parler d'un « état », car l'initié est parvenu au-delà de tout état conditionné quel qu'il soit.

L'initiation apparaît ainsi comme étant non seulement un éveil mais une accession à des états supérieurs. Ceci permet de mar­quer la différence qu'il y a, selon Guénon, entre Initiation et reli­gions au sein de l'unique tradition, de la Tradition.

N'oublions pas la nécessité, souvent rappelée par Guénon, d'une transmission de l'influence spirituelle. Celle-ci doit être reçue par le canal d'une « chaîne initiatique » régulière et ininter­rompue. Ce qui revient à dire que le rite n'a pas d'efficacité en soi, et qu'il faut une influence « proprement non humaine » (1).

On sait que René Guénon a évoqué l'existence de centres spirituels, dont toute initiation régulière procèderait directement ou indirectement. Ces centres, eux-mêmes secondaires, relève­raient d'un Centre suprême qui conserverait le dépôt immuable de la Tradition, telle qu'elle était en son état primordial.

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Ces quelques rappels ne rendent qu'imparfaitement compte du rigoureux déploiement logique de l'ceuvre de Guénon. Cette logique prend son départ dans la métaphysique de l'Un. Celle-ci affirme qu'il n'y a qu'une Réalité. Elle est l'unique réalité. Et le peu de réalité que nous avons nous-mêmes, nous le lui empruntons. Thèse panthéiste, a-t-on dit, en se référant notamment à la vision de l'hindouisme qui est couramment admise. Thèse moniste plutôt, répliquent ses partisans les plus éclairés... En tout cas, thèse inadmissible par le courant judéo-chrétien et par l'Islam ortho­doxe (2). En effet les « religions du Livre » ont toujours lutté farouchement contre toutes les infiltrations panthéistes, qu'elles aient été réelles ou seulement apparentes.

Pour ce courant jaloux de préserver la transcendance divine, Dieu est bien la seule Réalité, mais il n'est pas simplement une sorte de tout qui ressemble plus à un magma qu'à un Dieu. Il est vivant, et capable de créer ex-nihilo d'autres réalités qui sont elles-mêmes des réalités dans leur ordre d'existence. Alors ce Dieu des « Sémites » devient le Dieu de l'Election (Judaïsme), le Dieu de l'Amour (Christianisme) et de la Miséricorde (Islam). Et cette sorte de passion, que Dieu a pour l'homme, va jusqu'à faire de chacun de nous une réalité unique en soi. Ainsi à une métaphysique un peu glacée — celle de la Connaissance — s'ajoute une incommensurable dimension d'Amour.

En définitive, Guénon conduit son lecteur jusqu'à une option fondamentale. Et le système guénonien — outre son indiscutable rigueur logique — vaut ce que vaut l'option faite... Tout dialogue ou discussion avec les tenants d'une autre option (ou révélation) fondamentale ne peut que tourner court. Guénon en a fait l'expé­rience au cours de sa rencontre avec Maritain, rencontre sans lendemains.

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Inopérante également serait toute mise en parallèle de l'ex­posé de Guénon et des thèses « scientistes », voire de l'acquis des sciences profanes. Tout en sachant que Guénon a évoqué d'autres courants initiatiques — l'alchimie chinoise notamment — nous n'examinerons ici que l'acquis historique concernant les Mystères antiques.

Ce que nous en savons vraiment est assez mince. Le secret initiatique a été bien gardé. Aussi les historiens sont-ils bien loin d'avoir la vision limpide des Mystères qui est celle de Guénon. Ce que l'historien connaît le mieux concerne surtout les prélimi­naires aux Mystères car ils se déroulaient en public.

Les hellénistes savent que les termes mêmes de Grands Mystères et de Petits Mystères nous viennent d'Eleusis, dont le culte a une longue histoire (3). La croyance éleusinienne est centrée, comme on le sait, sur le thème de l'enlèvement de Coré par le dieu des morts ; la légende décrit le désespoir de sa mère Déméter (la Cérès des Latins), la menace de Déméter de rendre la terre infertile si sa fille ne lui est pas rendue, et enfin l'arbi­trage de Zeus qui décide que Coré passera chaque année quatre mois chez son époux et le reste auprès de sa mère. Déméter et Coré étant des divinités agraires, la légende illustrait ainsi l'alter­nance des saisons, associée initialement à un culte de la fécon­dité (4).

Quant aux Mystères éleusiniens, on est allé jusqu'à les ana­lyser en quatre ou cinq phases :

- la muésis ou initiation préalable : elle incluait en particulier une purification par l'eau (et peut-être aussi la période de jeûne souvent évoquée dans les textes antiques) ;

- les Petits Mystères : ils étaient célébrés en février-mars. Ils étaient le préambule obligatoire à l'initiation aux Grands Mys­tères. On suppose que les Petits Mystères consistaient en des représentations de la légende de Déméter et aussi de celle de Dionysos, qui fut tardivement associé au culte des deux déesses ;

- les Grands Mystères : ils étaient célébrés en septembre- octobre. On suppose que, à l'intérieur de rites complexes, se déroulait un jeu scénique auquel l'initié participait, et qui lui donnait le sentiment d'une réelle présence des déesses ;

- l'époptie : elle était, semble-t-il, un degré encore supérieur.

Elle ne pouvait être postulée qu'un an après. Le terme époptie indiquant la contemplation, on suppose qu'elle impliquait le dévoilement de certains objets ayant un caractère hautement sacré.

L'ensemble de la célébration de septembre se terminait par une libation à l'intention des morts, puis par des festivités avant de se séparer.

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La réflexion historique laisse supposer une certaine évolution de ces Mystères, à l'intérieur du thème fondamental. Evolution, comme le suggère la confusion, à partir d'une certaine époque, entre Coré « la Fille du blé » et Perséphone qui était la Reine des enfers. Evolution, comme l'indique aussi l'adjonction tardive de Dionysos, qui était à Athènes une sorte de dieu des âmes. Sur le thème du cycle de la végétation, ou plus particulièrement celui des céréales, s'est greffée une démarche existentielle s'inspirant du tragique de la condition humaine (naissance, fécondité, mort, angoisse de l'au-delà) (5).

Le mystère du grain qui « meurt », en vue d'une plus grande fécondité moyennant certains soins, a pu illustrer l'espoir qu'il peut en être de même pour l'homme après sa mort, s'il reçoit les protections divines nécessaires. En effet, selon la vision antique traditionnelle, l'au-delà n'était que désespérance pour l'homme ordinaire : il était condamné à y errer, lamentablement anonyme au sein de foules sombres et confuses. C'est la possibilité d'échap­per à ce sort que l'on venait chercher à Eleusis. Et le « projet initiatique » ne semble pas avoir dépassé cette aspiration à deve­nir un « heureux habitant des Champs-Elysées ». On est loin des déploiements de la thèse de Guénon (6).

On peut d'autre part considérer comme certain que l'initié acquérait le sentiment de la présence effective des déesses. Il s'agissait beaucoup moins d'un progrès dans la Connaissance que d'une sorte de sacrement d'Amour. C'était d'ailleurs dans la logique du contexte historique : on note en particulier que les divinités du panthéon gréco-latin — jadis si familières avec les hommes, ainsi que Homère l'a décrit — n'apparaissaient plus que comme de froides allégories ; les Mystères apportaient à nouveau le senti­ment d'une véritable présence divine, présence protectrice pou­vant se continuer dans l'Au-delà.

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Le peu que nous allons dire des Mystères d'Isis et d'Osiris ne peut que le confirmer (7). Là aussi il s'agit d'obtenir la pro­messe de se trouver « brillant parmi les ténèbres de l'achéron D. Pour obtenir un viatique pour l'Au-delà, il fallait « disposer de tous les rites dont Osiris avait bénéficié le premier » (Chr. Des- roches Noblecourt).

Là aussi on note un affinement spirituel progressif. A l'origine, Osiris et Isis, divinités agraires (8), étaient des formes fécon­dantes peu préoccupées de délicatesse morale. Mais sous la pression de fidèles eux-mêmes — de plus en plus sensibles au problème moral de la rétribution — l'éloge de la rectitude des mœurs, de l'effort personnel, etc., a nettement teinté l'enseigne­ment initiatique... autant qu'on peut le savoir.

Comme à Eleusis, le sentiment de la présence effective des divinités semble avoir joué un rôle déterminant au cours des Mystères. Il suffit de lire la fin des Métamorphoses d'Apulée, pour constater combien Lucius — revenu de sa scabreuse méta­morphose en âne — entretient un véritable commerce spirituel avec Isis (apparition, songes, etc.), car, en échange de sa promesse d'immortalité, la déesse exige un culte et des sacrifices person­nels.

En définitive les Mystères antiques ne semblent pas avoir apporté la révélation de quelque sagesse primordiale, invariante quoique plus ou moins voilée. Issus des cultes archaïques des premières sociétés agraires, ils se sont spiritualisés dans le sens des aspirations de leur propre clientèle, beaucoup plus qu'ils n'ont dirigé ces aspirations. Et une étude plus approfondie ferait appa­raître une tendance croissante au syncrétisme (nous en avons vu un exemple, concernant l'entrée de Dionysos dans le culte d'Eleu­L-is). On est loin de la vision que nous donne René Guénon.

Des remarques de ce genre ternissent-elles la limpidité de l'analyse de Guénon concernant les Mystères ? On n'est manifes­tement pas dans le même plan. Et la thèse de Guénon donne très vite le sentiment qu'elle a conquis une existence autonome.

Guénon ne situe pas son analyse au plan de l'histoire, même s'il en évoque parfois quelques aspects (en ayant un peu tendance à choisir ou présenter ses exemples pour les besoins de la cause, il faut le dire franchement). Sa référence est ailleurs ; elle est dans une « vérité unique, éternelle et immuable, transcendant tous les langages, toutes les philosophies, tous les symboles mêmes » (Paul Sérant).

On sait la place que la synthèse guénonienne a prise dans le panorama maçonnique. A propos des Mystères, son analyse concernant la Franc-Maçonnerie (insertion dans les Petits Mys­tères, société initiatique dégénérée, etc.), a eu un impact consi­dérable dans ce milieu... Mais l'arrêt rendu par ce juge impassible n'a de valeur que si l'on reconnaît la validité de la loi qui le fonde.

On revient ainsi au problème de la validité de l'option fon­damentale faite par Guénon. Les tenants de la métaphysique de l'Un la déclarent totalement démontrable, donc exempte de tout postulat. Ses adversaires lui reprochent son simplisme réducteur. Alors ?... Le Franc-Maçon, qui est toujours dans la crainte de sacrifier à quelque dogme au cours des Travaux, doit savoir tout cela quand il se réfère à Guénon.

Jh. Le Roch - Morgère.

(1) Guénon note que c'est aussi le cas des rites religieux.
(2) La restriction réserve le cas de certains penseurs, dont des soufis. Ce n'est pas le lieu d'examiner l'hypothèse d'une certaine « contamination d'une fraction de l'Islam par l'Hindouisme.
(3) L'Hymne à Déméter — dit « homérique = en raison de sa métrique — remonte au Vile siècle avant notre ère, il évoque déjà des rites d'initiation enseignés par la déesse aux familles nobles d'Eleusis. Le culte s'y perpétua jusqu'à la destruction du sanctuaire par Alaric, en 396.
(4) La tendance générale est de faire revenir Coré sur terre pendant toute la belle saison (Coré étant alors vue comme une déesse de la végéta­tion, parmi tant d'autres) mais on peut faire une lecture différente : Coré étant « la Fille du blé = repartirait sous terre dés la fin de la récolte, à l'instar du grain que l'on enfermait alors dans les ténèbres des jarres.
(5) L'initiation qui, à l'origine, consistait en la révélation de techniques agraires à garder secrètes, et aussi probablement en des rites de fécondité, est devenue ainsi une démarche et un accueil de plus en plus spirituels.
(6) II y a néanmoins un épisode obscur de la légende de Déméter qui pourrait être interprété en ce sens. Cet épisode concerne Déiphon (ou Damo­phon), un marmot royal que Déméter, dans son chagrin, avait nourri de son lait et avait entrepris de rendre divin par la lente épreuve du feu (ce qui échoua du fait de l'incompréhension humaine). Or on sait de façon certaine qu'un grand feu était allumé au cours des Grands Mystères et que certains mystes se sont jetés dedans. Avaient-ils la promesse d'une divinisation ? on ne le saura jamais. Cet épisode ne semble pas avoir retenu l'attention des spécia­listes.
(7) Comme celui d'Eleusis, ce culte a eu une longue histoire, tant en ce concerne l'évolution de la fonction d'Osiris qu'en ce qui regarde le culte lui- même qui se continua de façon certaine, du moins dans la vallée du Nil, jus­qu'en 551.
(8) On peut voir au Louvre, dans la « crypte de l'Osiris a, des moules à l'image du dieu momifié qui contenait du limon ensemencé de grain que des libations incitaient symboliquement à rester en germination dans les tombes.

  

Source : www.ledifice.net

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Zoroastre : Gatha Ahounavaïti

7 Novembre 2012 , Rédigé par Carlos Bungé Publié dans #spiritualité

1.Maintenant  je veux répandre,

Parmi tous ceux qui m'écoutent,

Le savoir qui vient au Sage!

Pouvoir divin suprême,

Veuille accueillir mes prières!

Et Toi, Bon Esprit, écoute

Mes prières et mes hymnes!

Pureté, viens me guider!

Et vous, divins immortels,

Par vos, leçons salutaires,

Éclairez-moi sans tarder!

 

2.Écoutez avec sagesse.

Ce qui est bon et parfait!

En votre esprit discernez

Ce que chacun devra faire

Pour son corps, pour tout son être,

Afin de se relever

Et accomplir le Grand Œuvre!

Voici les enseignements

Que chacun devra connaître

Pour acquérir le Savoir.

 

3.Sachez qu'il est deux esprits :

 L'un est bon, l'autre contraire  

Qui remplissent les pensées,

Les paroles et les actes,

Que les Justes reconnaissent

Toujours avec certitude

Mais que les méchants confondent!

 

4.Sachez que ces deux esprits

Toujours sont antagonistes,

Et que, donnant vie, ou mort,

Ils décident de tout sort.

Aux méchants : l'esprit contraire!

Mais aux justes : Bon Esprit!

 

5.Sachez que l'esprit impur

Agit dans les malfaiteurs,

Alors que le Bon Esprit

Agit dans ceux qui sont purs,

Inspirés de Vérité.

Tous ceux dont les actes justes

Sont conformes à la Loi

Vont selon la Volonté

Du Pouvoir divin suprême.

 

6.Or, les êtres malfaisants

Point ne savent distinguer

Ces esprits toujours contraires,

Et d'eux, trop souvent s'empare

L'esprit de la violence.

Ceux qui vivent « dans le monde »

Vivent donc en malfaiteurs,

Et leurs actes sont nuisibles

A ce monde, comme à l'autre.

 

7.Celui qui vit sans reproche

Reçoit Sagesse et Pouvoir,

Bon Esprit et Pureté,

Santé, Force et Longue vie.

Qu'il les reçoive aujourd'hui,

Constamment, en abondance!

 

8.Mais les autres recevront

Le châtiment de leurs crimes!

Que Ton Règne s'établisse

En vertu du Bon Esprit,

O Pouvoir divin suprême ---

Parmi ceux qui ont vaincu.

L'adversaire mensonger,

En vivant la Vérité!

 

9.Soyons ceux qui reconstruisent

Le monde sur Vérité :

Des aides pleins de sagesse,

Dont la foi, la sainteté,

Apportent la joie au monde,

Au monde renouvelé!

Que nos cœurs toujours entendent

La voix de la Vérité!

 

10.C'est alors que l'adversaire

Croulera, anéanti!

Ceux qui Vivront dans la Loi

Recevront à tout jamais

Le bonheur du Bon Esprit,

Les trésors de Pureté

Du Pouvoir divin suprême.

 

11.O mortels! Écoutez donc

Les enseignements de vie

Que vous apporte ici-bas

Le Pouvoir divin suprême,

Et les règles de conduite

Qui procurent le bonheur

A ceux qui vivent en Justes,

Alors que tous les malheurs

Accableront, tôt ou tard,

Tous les êtres malfaisants.

Le bonheur définitif

N'est donné qu'aux hommes justes,

Eux seuls gagnent le Salut!

 

Source : les Gathas de Zoroastre 1933

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