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spiritualite

Les Esséniens et leur enseignement, la Loi Unique, l’Arbre de Vie des Esséniens

11 Novembre 2012 , Rédigé par Traduit par Edmond BORDEAUX SZEKELY Publié dans #spiritualité

Depuis les époques les plus reculées de l'antiquité, il existe un enseignement remarquable, universel et éternel dans sa sagesse. On en a retrouvé des fragments dans les hiéroglyphes sumériens ainsi que sur des tablettes des pierres datant de quelque huit ou dix mille ans. Certains symboles, comme le soleil, la lune, l'air, l'eau et d'autres forces de la nature, remontent a une époque encore plus ancienne, antérieur au cataclysme qui a mis fin à l'ère pléistocène. On ne sait pas si cet enseignement n'est pas encore plus vieux de quelques milliers d'années.

Etudier et mettre en pratique cet enseignement revient à faire renaître dans le cœur de chaque homme une connaissance intuitive susceptible de lui permettre de résoudre ses problèmes individuels et les problèmes du monde.

On retrouve des traces de cet enseignement dans pratiquement toutes les civilisations et toutes les religions. Ses  principes fondamentaux étaient enseignés en Perse, en Egypte, au Tibet, en Chine, en Palestine, en Grèce et dans beaucoup d'autres pays. Mais c'est par les Esséniens qu'il a été transmis de la manière la plus pure; cette mystérieuse fraternité a vécu entre le deuxième ou troisième siècle avant J.-C. et le premier siècle de notre ère sur les bords de la Mer Morte en Palestine et du lac Maréotis en Egypte. En Palestine et en Syrie les membres de la fraternité étaient connus sous le nom d'Esséniens, et en Egypte, sous celui de "thérapeutes", c'est-à-dire de guérisseurs.

La partie ésotérique de leur enseignement est exposée dans l'Arbre de Vie, les communions esséniennes avec les Anges et la Paix au Sept Chemins, parmi d'autres textes. L'enseignement exotérique, ouvert à tous, est retracé dans le Livre Un de l'évangile Essénien et dans les Manuscrits de la Mer Morte récemment découverts.

On ignore l'origine de la fraternité et on ne sait pas avec certitude l'étymologie du non "essénien". Pour certains, il vient d'Esnoch, ou Énoch, qui serait le fondateur de cette fraternité, car il aurait reçu le premier les Communions avec le monde des anges.

D'autres considèrent que ce nom provient de Esrael, c'est-à-dire peuple élu de Dieu, à qui Moïse apporta les Communions qui lui avaient été révélées sur le Mont Sinaï par le monde des anges.

Mais, quelle que soit leur origine, il est certain que les Esséniens ont vécu pendant de longues années sous le régime d'une fraternité, peut-être sous d'autres noms et dans d'autres pays.

L'enseignement se retrouve dans le Zend Avesta de Zarathoustra, qui en tira un modèle de comportement suivi pendant des millénaires. Il est aussi à l'origine des concepts fondamentaux du brahmanisme, des Védas et des Upanisads; les systèmes indiens des Yogas puisent à la même source. Plus tard Bouddha exprima essentiellement les mêmes idées et son arbre sacré du Bodhi est lié à l'Arbre de Vie des Esséniens. Au Tibet, on retrouve encore la filiation de cet enseignement dans la roue de la vie Tibétaine.

Les Pythagoriciens et les stoïciens de la Grèce antique suivirent aussi les principes et une bonne partie du mode de vie essénien. Le même enseignement était encore présent dans la culture adonique des Phéniciens, à l'école de philosophie d'Alexandrie en Egypte, et il contribua à façonner certaines expressions de la culture occidentale comme la franc-maçonnerie, le gnosticisme, la cabale et le christianisme. Jésus en donna l'expression la plus sublime et la plus belle dans les Sept Béatitudes du Sermon sur la Montagne.

Les esséniens vivaient au bord des lacs et des rivières, à l'écart des villes et des cités, ils pratiquaient un mode de vie communautaire et partageaient tous en parts égales. Ils étaient essentiellement agriculteurs et arboriculteurs, et les vastes connaissances qu'ils avaient rassemblées sur les récoltes, les caractéristiques du sol et les conditions climatiques leur permettaient de faire pousser des fruits et des légumes très variés  sur des terres presque désertiques et avec un minimum d'efforts.

Ils n'avaient ni serviteurs ni esclaves et auraient été les premiers à condamner l'esclavage en théorie et en pratique. Ils ne comptaient parmi eux ni pauvres ni riches, car ils considéraient ces deux situations comme des déviations par rapport à la Loi. Ils avaient créé un système économique propre entièrement fondé sur la Loi, et dont la réussite témoignait que tous les besoins alimentaires et matériels de l'homme peuvent être satisfaits sans conflit, par la seule connaissance de la Loi.

Ils consacraient beaucoup de temps à étudier à la foi les textes anciens et des branches spéciales du savoir, en particulier celles liées à l'éducation, à la guérison et à l'astronomie. On les disait héritiers des Chaldéens et des Perses pour l'astronomie, et des Egyptiens pour l'art de guérir. Ils s'adonnaient aux prophéties auxquelles ils se préparaient par des jeûnes prolongés. Ils étaient également passés maîtres dans l'art d'utiliser les plantes et les herbes pour guérir les hommes et les animaux.

Ils menaient une vie simple et régulière, se levant chaque matin avant le lever du jour pour étudier et communier avec les forces de la nature; le bain matinal dans l'eau froide était comme un rituel; ils portaient des vêtements blancs. Après le travail quotidien dans les champs et les vignobles, ils partageaient leur repas en silence; ce repas était précédé et suivi par une prière. Ils avaient un profond respect pour toute forme de vie, ne mangeaient jamais de viande ni ne buvaient jamais de boissons fermentées. Leurs soirées étaient consacrées à l'étude et à la communion avec les forces célestes.

La journée commençait le soir, et le sabbat, c'est-à-dire le jour sacré, qui était considéré comme le premier jour de la semaine, débutait le vendredi soir. Ce jour était réservé à l'étude, à la discussion, à l'accueil des visiteurs et à la musique, sur des instruments dont des restes ont été découverts.

Leur mode de vie leur permettait de vivre jusqu'à l'âge avancé de 120 ans, voire davantage, et on leur prêtait une force et une endurance merveilleuse. Dans toutes leurs activités ils faisaient preuve d'amour créatif.

Ils envoyèrent de par le monde des guérisseurs et des maîtres issus de leurs groupes, tel Elijah, Jean-Baptiste, Jean le Bien-aimé et le grand maître essénien que fut Jésus.

L'appartenance à la fraternité n'était acquise qu'après une période d'essai d'un an et trois ans d'initiation; ils n'étaient admis à recevoir la révélation intérieure intégrale qu'après une autre période de sept années.

Nous connaissons le mode de vie des Esséniens par ce qu'en ont écrit leurs contemporains. Pline le naturaliste romain, Philon, le philosophe d'Alexandrie, Josèphe, l'historien de Rome, Solanius et bien d'autres, en ont fait mention à bien des endroits comme "formant en race en eux-mêmes, plus remarquable que toute autre au monde", comme "les initiés les plus anciens, dont l'enseignement était venu d'Asie Centrale", comme "un enseignement maintenu à travers l'immense espace du temps", comme "une sainteté constante et inaltérable."

Une partie de l'enseignement ouvert à tous est contenue dans un texte rédigé en araméen conservé au Vatican. Une autre partie de cet enseignement exotérique, cette fois exprimé en langue slavique, était en possession des Habsbourg d'Autriche; ces documents auraient été rapportés d'Asie au treizième siècle par des prêtres nestoriens qui fuyaient les hordes de Gengis Khan.

Des échos de cet enseignement existent aujourd'hui sous diverses formes, dans certains rituels de l'ordre maçonnique, dans le symbole du chandelier aux sept branches, dans le salut "la Paix soit avec vous", en usage depuis l'époque de Moïse, et même dans les sept jours de la semaine qui ont perdu depuis longtemps leur signification rituelle.

Un enseignement aussi ancien et persistant à travers les âges ne saurait être l'œuvre d'un individu ou d'un peuple; c'est bien plutôt l'interprétation, à travers une succession de grands maîtres, de la loi de l'univers, la Loi fondamentale, aussi éternelle et immuable que la course des étoiles, identique aujourd'hui à ce qu'elle était il y a deux ou trois mille ans, et toujours applicable aujourd'hui.

L'enseignement expose la loi, il montre que l'homme se crée toutes sortes de problème quand il s'en détourne et indique la méthode à suivre pour les surmonter.  

Tu m'as fait connaître Tes secrets profonds et mystérieux.

Toutes les choses existent en Toi et il n'existe rien en dehors de Toi.

C'est par la Loi que tu as ordonné à mon cœur de mettre mes pas,

Un devant l'autre, sur les sentiers véritables  et d'aller là où tu es.  

Tiré du volume VII du Livre des Hymnes des Manuscrits de la Mer Morte  

La Loi a été plantée pour récompenser les enfants de la lumière

Par une paix curative et abondante, par une longue vie,

Par des semences riches de bénédictions éternelles,

Par une joie éternelle dans l'immortalité de la lumière éternelle.  

La Loi Unique  

Les enseignements que Moïse livra aux hommes une fois qu'il fut redescendu du Mont Sinaï étaient encore pratiqués, quinze cents ans plus tard, par les Fraternités esséniennes de Palestine et d'Egypte.

Comprendre les enseignements de Moïse revient à comprendre la valeur des pratiques esséniennes pour l'homme d'aujourd'hui.

Moïse fut le donateur de la Loi, de la Loi Unique. Il a établi le monothéisme qui devait devenir non seulement la profession de foi fondamentale des fraternités esséniennes mais aussi de toute la civilisation occidentale. L'information la mieux fondée que nous avons sur son enseignement nous vient de ces fraternités. La tradition essénienne divise la vie de Moïse en trois périodes, symboliques des étapes se succédant dans la vie de chaque homme. Au cours d'une première période d'une durée de quarante ans, durant laquelle sa vie fut celle d'un prince d'Egypte, il a suivi le chemin de la tradition, acquérant toute l'éducation et toute la connaissance existantes. C'est dans cette période qu'il s'est initié aux cultes des Dieux Egyptiens Isis, Amon-Ra et Osiris, et qu'il a étudié les préceptes de pta Hotep, le livre égyptien des morts et certaines traditions orientales importées en Egypte, le centre culturel du monde de ce moment-là. Mais, dans toutes ces traditions, il n'a pas trouvé de dynamisme intérieur, de principe d'unification expliquant l'univers et les problèmes de la vie.

Au cours d'une seconde période de sa vie, il a passé quarante ans dans le désert, suivant la voie de la nature, étudiant le livre de la nature, comme l'avaient fait et le feront encore après lui beaucoup d'autres grands génies et prophètes, y compris Jésus. C'est en effet dans la solitude et le silence des immensités du désert que de grandes vérités intérieures sortent à la lumière. C'est dans cette période de sa vie que Moïse a découvert la Loi Unique, la somme de toutes les lois. Il a découvert que cette Loi Unique régissait toutes les manifestations de la vie, et régissait l'ensemble de l'univers. Ce fut pour lui le plus grand des miracles que de découvrir que tout fonctionnait en vertu d'une seule Loi. Alors il eut l'idée de la somme de toutes les lois. Et c'est cette somme qu'il a appelé la Loi, écrite avec un "L majuscule".

Il observa d'abord que l'homme vit dans un univers dynamique et en constant changement; les plantes et les animaux croissent et disparaissent; les lunes croissent et décroissent. Il n'est pas d'immobilité dans la nature ni dans l'homme. Moïse vit que la loi se manifeste dans le changement perpétuel, et que le changement n'est que la manifestation d'une intention de l'Ordre Cosmique sur une vaste échelle.

Il comprit que la Loi est la plus grande et l'unique puissance dans l'univers et que toutes les autres lois et toutes les choses font partie de la Loi Unique. La Loi n'est sujette à aucune autre loi ou lois. Elle est éternelle, indestructible, elle ne connaît pas de défaite. Une plante, un arbre, un corps humain ou un système solaire ont chacun leurs propres lois, d'ordre mathématique, biologique et astronomique. Mais le pouvoir suprême unique, la Loi, est partout présent en dessous.

La Loi régit tout ce qui a lieu dans l'univers, et tous les autres univers, toutes les activités, toutes les créations, mentales ou physiques. Elle régit tout ce qui se manifeste dans l'univers physique, sous forme d'énergie et de puissance, tout ce qui se manifeste dans la conscience, toute connaissance, toute pensée, tout sentiment, toute réalité. La Loi crée la vie et crée la pensée.

Les esséniens considéraient que, mises ensemble, toutes les formes de vie présentes sur toutes les planètes de l'univers constituaient l'océan cosmique de la vie. Et, mis ensemble, tous les courants de pensée de l'univers constituaient l'océan cosmique de la pensée ou, pour le dire dans des termes plus modernes, la conscience cosmique.

Cet océan cosmique de la vie et cet océan cosmique de la pensée forment une unité dynamique dont l'homme constitue un élément inséparable. Chaque partie pensante de chaque individu est en communion intérieure constante avec cette unité. Chaque être humain est une partie individualisée de l'unité. Cette unité est la Loi, la Lumière Eternelle dont parlait le Prophète.

Moïse vit que la Loi était désobéie partout. L'Egypte avait construite sans respect pour la Loi. En dépit de sa puissance militaire et politique, la grande nation pêchait par un manquement cruel au principe d'égalité. La misère et l'esclavage étaient partout; riche et pauvre souffraient également de l'oppression, des épidémies et des pestes. Moïse se rendit compte que l'ignorance de la Loi et des lois de la nature était cause de tous les maux, et que maîtres et sujets étaient également à blâmer. Il devint évident pour Moïse que tout ce qui résulte d'une déviation de la Loi se détruit soi-même et finit par disparaître. Seule la Loi est éternelle.

La troisième période de la vie de Moïse, l'exode, commence quand il décide de consacrer le reste de ses jours à la réalisation et à l'application de la Loi, et à mettre l'humanité en harmonie avec la Loi. Il savait la tâche énorme qui l'attendait pour essayer d'amener à la fois les masses ignorantes et les maîtres arrogants à accepter la Loi et à vivre en harmonie avec elle. Des obstacles apparemment insurmontables s'élèvent devant tous les formateurs du monde, chaque fois que l'idée pure se heurte à l'inertie présente dans l'esprit humain et à la résistance dont font montre les pouvoirs retranchés. C'est une révolution du dynamique contre le statique, des valeurs les plus élevées contre des pseudo valeurs, de la liberté contre l'esclavage, et cela ne se limite pas à un seul moment de l'histoire, ni même de l'histoire de l'humanité prise dans son entier, cela se produit sans cesse dans la vie de chacun des individus.

Quand Moïse vit qu'il ne pourrait pas changer les maîtres ni le peuple Egyptien, il se tourna vers une petite minorité, le peuple asservi et opprimé d'Israël, espérant les convertir et établir une nouvelle nation complètement basée sur l'obéissance à la Loi. Il est la seule figure dans l'histoire universelle qui ait établi une telle nation.

Moïse voyait dans l'univers un ordre cosmique colossal, qui regorgeait de sources inépuisables d'énergie, de connaissance et d'harmonie à la disposition de l'homme. Il avait toujours gardé en mémoire les deux légende de son ancêtre Jacob: la première légende correspondait au combat livré victorieuse à un ange; la deuxième correspondait à la vision d'anges montant et descendant le long d'une échelle reliant le ciel et la Terre. Il avait reconnu dans ces anges des forces de la nature et des puissances de l'homme conscient, et il avait compris que ces forces et ces puissances étaient le lien qui unissait l'homme avec Dieu. Il avait vu que Dieu n'était autre que la grande Loi Universelle.

Il vint à la conclusion que si l'homme veut se mettre à la portée de Dieu, il doit d'abord se rendre maître de toutes les forces qui sont des manifestations de Dieu, de la Loi. Il voulu rendre son peuple "fort de la Loi", ce qui est la signification du mot Israël. Et il voulu créer un système de vie qui permettrait aux juifs de "vaincre" les anges, comme leur ancêtre Jacob l'avait fait avant eux. C'était la base d'une science occulte, pour employer des mots d'aujourd'hui: la science des anges, plus tard connu sous le nom "d'angiologie".

Moïse voulait que ses sectateurs se rendissent compte qu'ils étaient en contact constant, à chaque moment de leur vie et pour tous les points de contact de leur être avec l'extérieur, avec toutes les forces de la vie et de l'univers, visible et invisible; et que s'ils entraient en contact avec ces puissances, de manière consciente, et en arrivaient à un état de conscience continuel de ces puissances, ils joueraient d'une santé parfaite, et du bonheur et de l'harmonie dans leurs corps et dans leurs esprits, et dans chaque département de leurs vies.

La méthode à suivre pour entrer en contact avec ces forces était gravées sur les deux tables en pierre qu'il avait ramené avec lui en redescendant du Mont Sinaï, mais qu'il détruisit quand il se rendit compte que le gros de son peuple n'était pas près à suivre son enseignement, tout comme le gros de l'humanité n'y est pas près aujourd'hui et ne le sera pas non plus pour beaucoup de générations à venir. Mais, au petit nombre qui y était près, il enseigna la méthode inscrite sur les tables, c'est-à-dire les communions avec les anges; et cette méthode a été préservé à travers les âges au sein des fraternités esséniennes et elle peut encore être pratiquée par l'homme aujourd'hui.

C'était là une partie de l'enseignement ésotérique dispensé par Moïse et pratiqué dans les fraternités esséniennes cinq siècles avant l'ère chrétienne.

Dans les traditions esséniennes postérieures, l'idée abstraite de la Loi était représentée par le symbole d'un arbre, appelé l'Arbre de Vie. Moïse avait reçu une grande révélation quand il avait vu le buisson brûlant dans le désert. Cela représentait deux aspects de la vie universelle: la chaleur et la lumière. La chaleur du feu symbolisait le feu de la vie, la vitalité dans le monde matériel. La lumière symbolisant la conscience de l'homme, représentait la lumière de la sagesse par opposition à l'obscurité de l'ignorance dans l'univers immatériel. Ensemble, la chaleur et la lumière représentent l'univers entier et l'idée que l'homme, situé au centre de l'univers, tire sa vie et sa vitalité de toutes les forces du cosmos.

Les esséniens représentaient cet enseignement par un symbole qui leur était propre, celui de l'Arbre de Vie, qui représentait pour eux, sous une forme concrète, l'idée que l'homme est une unité d'énergie, de pensées et d'émotions, autrement dit, une unité de force vitale en communion constante avec la totalité des énergies présentent dans l'univers. Moïse voulait voir l'homme vivre en harmonie avec les lois qui régissent toutes ces énergies à l'intérieur et à l'extérieur de lui, il voulait voir l'homme prendre conscience de l'existence de ces énergies et les utiliser dans chaque moment de la vie.

Quand il découvrit que la Loi constituait une totalité de lois, Moïse se donna les moyens d'une connaissance intuitive de l'origine du monde et du commencement de toutes les choses. C'était de ce commencement de toutes les choses qu'il déduisait les lois de la vie quotidienne. Il avait appris que toutes les choses font partie d'un tout, et qu'elles sont mises ensemble conformément à une loi; et que les sept éléments, autrement dit les sept forces fondamentales de la vie, sont apparus lors des sept grand cycles entre lesquels s'est divisée la création, un élément apparaissant à chaque cycle. Il regroupa les jours de la semaine en un cycle de sept, s'efforçant de faire correspondre chaque jour à chacun des sept éléments. Cela est resté symbolisé dans les traditions esséniennes par le chandelier à sept branche, dont les bougies étaient allumées tous les sept jours, le jour du sabbat, pour rappeler à l'homme les sept cycles et les sept forces fondamentales du monde visible et les sept puissances fondamentales du monde invisible de la conscience de l'homme.

Les trois périodes de la vie de Moïse, au cours desquelles il a fait la découverte de la Loi et de ses manifestations, représentent les trois périodes entre lesquelles la vie de pratiquement tout homme peut être divisée. La première est celle de la vie en Egypte, appelée la période du servage, de l'obscurité, de l'ignorance, lorsque le libre cours de l'énergie essentielle est obstrué par l'ignorance et les fausses valeurs. Les Egyptiens, parce qu'ils pratiquaient l'esclavage, apparaissent comme le comble de la déviation par rapport à la Loi.

La deuxième période de la vie de Moïse correspond à la traversée du désert que vit tout individu quand ses fausses valeurs tombent et qu'il ne voit que le vide au-devant de lui. C'est dans cette période que l'homme a le plus besoin, et de la façon la plus urgente, d'être guidé intérieurement pour retrouver le chemin de la lumière, le chemin de la Loi.

La troisième période, l'exode, est une possibilité ouverte à chaque homme. Il y a toujours une lumière au bout du tunnel de l'exode. L'Egypte du servage n'est jamais éternelle. L'exode de Moïse a durée quarante ans, mais c'était seulement le commencement du chemin de l'intuition, de la voie de l'apprentissage de la vie en harmonie avec les lois de la vie, de la nature et du cosmos. A l'échelle de l'humanité, l'exode peut seulement être accompli par les efforts accumulés de beaucoup de gens durant beaucoup de générations.

Mais cela peut-être accompli et cela sera accompli. Il y a toujours un Canaan, qui n'est pas une utopie mythique, mais une réalité vivante. L'exode est la voie qui mène à Canaan, la voie emprunté par Moïse, la voie éclairée par les pratiques des esséniens.  

"Je te remercie, père céleste car tu m'as placé à la source de courants impétueux, près d'une source vivante dans un désert, qui arrose un éternel jardin de merveilles, et l'Arbre de Vie, mystère des mystères, qui étend sans fin ses branches éternelles et plonge éternellement ses racines dans le courant d'une source éternelle."  

"Et Toi, Père Céleste, protège leurs fruits avec les anges du jour et de la nuit

Et avec des flammes de lumière éternelle brûlant partout"  

Tiré des Psaumes d'Action de Grâce des Manuscrits de la Mer Morte. Livre VIII (viii.4-12)  

L'Arbre de Vie des Esséniens  

Il semble que l'homme a su, toujours, c'est-à-dire depuis aussi longtemps qu'on puisse en juger par des témoignages existants, qu'il était entouré par des forces invisibles. Dans toutes les civilisations du passé, il a fait usage d'un certain symbolisme pour exprimer sa relation avec ces forces, cet environnement dans lequel s'inscrit son action. Ce symbole mystique, qui apparaît dans presque toutes les religions et dans tous les enseignements occultes, fut pour les esséniens l'Arbre de Vie. C'est sur cette image que sont focalisées les intuitions les plus profondes de l'homme aussi bien dans les légendes (c'est-à-dire la manifestation pour l'extérieur) que dans la sagesse (c'est-à-dire la formulation intérieure).

L'Arbre de Vie était considéré par Zoroastre comme la Loi elle-même; il occupait le centre de sa philosophie et de sa manière de penser. Dans les enseignements cachés de Moïse, dans le livre essénien de la Genèse, c'était l'Arbre de la Connaissance dans le jardin d'Eden gardé par des anges. Les esséniens l'appelaient l'Arbre de Vie.

Aux concepts premiers de l'Arbre, les esséniens ajoutèrent ce que les auteurs antiques ont appelé l'Angiologie. Cette science des anges fut élaborée par la fraternité des esséniens en Palestine. Leurs anges étaient les forces en œuvre dans l'univers.

Bien des peuples de l'antiquité savaient que ces forces invisibles étaient des sources d'énergie et de puissance, et que la vie des hommes s'alimentait de leur contact. Ils savaient que c'était dans la mesure où l'homme apprenait à utiliser ces forces qu'il pouvait aller de l'avant dans son évolution individuelle, en corps et en esprit, et que c'était dans la mesure où il se mettait en harmonie avec ces forces que sa vie pouvait être prospère. Un certain nombre de ces peuples non seulement avaient connaissance de ces forces mais avaient des méthodes spécifiques pour entrer en contact avec elles et les utiliser.

Dans beaucoup de nations, ces forces étaient considérées comme de deux sortes, bonnes et mauvaises, et éternellement opposées les une aux autres. Zoroastre, dans son Zend Avesta, décrit l'Ahuras et le Fravashis comme des forces bonnes luttant pour toujours contre les forces mauvaises que sont le Khrafstras et le Devas. Les Toltèques du Mexique et de l'Amérique centrale se représentaient le monde comme un terrain d'affrontement entre les forces du bien, c'est-à-dire les armées de Quetzalcoatl, le serpent à plumes, et les forces du mal, c'est-à-dire les armées de Tezcatlipoca, le jaguar. Ces deux armées dans les codex Toltèques, étaient en conflit continuel l'une contre l'autre. Selon Zoroastre et selon les Toltèques, les forces destructrices étaient sans cesse occupées à combattre les forces constructives.

La représentation que se faisait le esséniens différait de ces représentations et d'autres représentations du monde dans la mesure où elle ne reconnaissait l'existence que de forces positives et constructives à l'œuvre dans l'univers. Les anges esséniens correspondaient aux forces du bien de Zoroastre, les Ahuras et les Fravashis, et aux forces du bien des Toltèques, l'armée de Quetzalcoatl. Le rôle dévolu à l'homme dans l'univers était de renforcer les forces du bien, les forces positives, afin que les forces du mal, les forces négatives, soient vaincues et disparaissent de la surface de la terre.

L'Arbre de vie essénien représentait quatorze forces positives, sept forces célestes, ou cosmiques et sept forces terrestres, ou mondaines. L'Arbre était représenté avec sept racines s'enfonçant dans la terre et sept forces s'étirant vers les cieux, symbolisant ainsi le rapport de l'homme avec à la fois la terre et le ciel. L'homme était représenté au centre de l'Arbre, à mi-chemin entre le ciel et la terre.

L'utilisation du numéro sept est un élément essentiel de la tradition essénienne qui s'est transmise aux cultures occidentales sous plusieurs formes manifestes, comme les sept jours de la semaine.

Chaque racine et chaque branche de l'Arbre représentaient une force ou une puissance différente. Les racines représentaient les forces et les puissances terrestres, la Mère Terrestre, l'Ange de la Terre, l'Ange de la Vie, l'Ange de la Joie, l'Ange du Soleil, l'Ange de l'Eau et l'Ange de l'Air. Les sept branches représentaient autant de puissances cosmiques, le Père Céleste et ses anges de la Vie éternelle, Du Travail Créatif, de la Paix, de la Puissance, de l'Amour et de la Sagesse. C'étaient les Anges esséniens des mondes visibles et invisibles.

Dans la littérature hébraïque et médiévale antique (sic), ces forces, ou ces anges céleste et terrestres étaient désignés par des noms: Michel, Gabriel et ainsi de suite; et ils apparaissaient dans l'art pictural religieux en tant que figures humaines dotés d'ailes et vêtus de longues robes flottantes, comme les fresques de Michel Ange.

L'homme représenté au centre de l'arbre, était entouré par toutes les forces, autrement dit tous les anges du ciel et de la terre, disposés comme dans un champ magnétique. Il était représenté dans une espèce de posture méditative, la moitié supérieure de son corps flottant au-dessus de la terre et la moitié inférieure au niveau de la terre. Cela indiquait qu'une partie de l'homme est allié aux forces du ciel et une autre partie, aux forces terrestres. Cette représentation rappelle celle de Zoroastre, qui faisait de l'univers une espèce d'emboîtement de royaumes, avec l'homme au centre et les diverses forces disposées au-dessus et au-dessous de lui. Cela correspond également au rituel des Toltèques, effectué sur les marches de leurs pyramides, avec l'homme placé au centre de toutes les forces.

Cette position de l'homme au centre de l'arbre, avec les forces terrestres au-dessous et les forces célestes au-dessus, correspond également à la position des organes dans le corps physique. Les fonctions gastriques et génératives qui sont situées dans la moitié inférieure du corps, et qui sont des instruments pour la conservation et la pour la survie de l'individu, relèvent des forces terrestres. Alors que poumons et cerveau, qui sont les organes de la respiration et de la pensée, sont situés dans la moitié supérieure du corps, et relient ainsi l'homme aux forces plus subtiles de l'univers.

Le contact avec les forces angéliques représentées par l'Arbre de Vie était l'essence même de la vie quotidienne des esséniens. Ils savaient que pour être en harmonie avec ces forces ils devaient faire un effort conscient pour entrer en contact avec elles. Les auteurs antiques décrivent les esséniens comme un peuple extrêmement pratique. Leurs concepts ne s'épuisaient pas dans de simples théories; ils savaient exactement comment être conscient à tout moment des forces s'exerçant sur eux, comment absorber leur puissance et comment les mettre en action dans leur vie quotidienne.

Ils avaient suffisamment de sagesse pour comprendre que ces forces étaient des sources d'énergie, de connaissance et d'harmonie par lesquelles l'homme pouvait transformer son organisme en un instrument de plus en plus sensible, afin de recevoir et de consciemment utiliser les forces en question. En outre, ils considéraient que se mettre en harmonie avec les forces du Père Céleste et de la Mère Terrestre était ce que l'homme avait de plus important à faire dans son existence.

Les caractéristiques de chacune des différentes forces étaient très claires pour les Esséniens, et ils savaient ce que chaque force signifiait dans la vie de chaque individu et comment chaque force devait être utilisée.

Il comprenait également le rapport entre les forces. Ils considéraient qu'à chaque force céleste correspondait une force terrestre et qu'à chaque force terrestre correspondait une force céleste. Ces forces célestes correspondant à autant de forces terrestres étaient placées sur l'Arbre de Vie essénien de manière symétrique, au-dessus et au-dessous de l'homme. Une ligne tracée entre deux forces correspondantes passait par conséquent directement par l'homme placé au centre de l'Arbre.

Les forces qui correspondent l'une à l'autre, au-dessus et au-dessous de l'homme, s'établissaient comme suit:

Le Père Céleste et la Mère Terrestre

L'Ange de la Vie Eternelle et l'Ange de la Terre

L'Ange du Travail Créatif et l'Ange de la Vie

L'Ange de la Paix et l'Ange de la Joie

L'Ange de la Puissance et l'Ange du Soleil

L'Ange de l'Amour et l'Ange de l'Eau

L'Ange de la Sagesse et l'Ange de l'Air  

Ces corrélations montraient aux esséniens que lorsqu'un individu établit un contact quelconque avec l'une des forces terrestres, il est aussi en contact avec une certaine puissance céleste. C'est cela qui leur a permis de comprendre à quel point il est nécessaire d'être en harmonie parfaite avec chacune des forces et avec chacun des anges, à la fois dans les mondes visibles et invisibles.

L'Arbre de Vie symbolique rendait évident aux yeux des gens le fait que leur sort soit inséparablement lié à toutes les forces, cosmiques et terrestres, et il leur montrait quelle relation ils avaient avec chacune de ces forces.  

Je suis reconnaissant, Père Céleste,

Car tu m'as élevé à une hauteur éternelle

et je marche au milieu des merveilles de la plaine.

Tu m'as guidé pour que je rejoigne Ton éternelle compagnie

Depuis les profondeurs de la Terre.

Tu as purifié mon corps,

Afin qu'il rejoigne la pureté des Anges de la Terre,

et mon esprit, afin qu'il accède

à la congrégation des anges célestes.

Tu as donné l'éternité à l'homme,

Afin qu'il rende grâce, à l'aube et au crépuscule,

De Tes œuvres et de Tes merveilles,

Dans un chant plein de joie.  

Extrait des Psaumes d'Action de Grâce des Manuscrits de la Mer Morte

Livre VI (iii. 19-36)

 

Source : l’Enseignement des Esséniens, d’Hénoch aux manuscrits de la Mer Morte . Textes Hébreux et Araméen

Lire la suite

L’Enseignement des Esséniens d’Hénoch aux manuscrits de la Mer Morte (1957)

11 Novembre 2012 , Rédigé par Edmond Bordeaux Szekely Publié dans #spiritualité

Préface  

Les différents chapitres de ce livre proviennent du matériel préexistant à la découverte des Manuscrits de la Mer Morte en1947. Pendant les vingt années qui ont précédé cette date, de 1927 à 1947 donc, j'ai écrit et publié un certain nombre de livres sur les esséniens, en me fondant sur des sources historiques telles que les travaux de Flavius Joseph, de Philon et de Pline, et sur des manuscrits conservés à la bibliothèque du Vatican (Rome), à la bibliothèque de la famille Habsbourg (Vienne) et à la bibliothèque du British Muséum (Londres). Dans tous ces ouvrages, je me suis concentré sur les traditions esséniennes que je considère de grande valeur pratique pour l'homme moderne.

Quand les premières découvertes de Qumram sont devenues publiques, beaucoup de gens m'ont invité à donner mon interprétation de ces trouvailles, et j'ai décidé de le faire en deux volumes. Le présent volume condense la quintessence des traditions esséniennes selon les sources connues avant les découvertes de Qumram. Le deuxième volume, à venir, traitera exclusivement de nouvelles découvertes.

Ce premier Volume a donc pour ambition d'établir la valeur des traditions esséniennes pour l'humanité aujourd'hui; il abordera aussi les pratiques esséniennes concrètes, susceptibles de déboucher sur une conscientisation accrue. Ces valeurs peuvent être considérées à partir de quatre points de vue.

·         Les traditions esséniennes représentent une synthèse des apports des différentes cultures de l'antiquité.

·         Elles représentent pour nous une voie alternative à l'utilitarisme technologique caractéristique de la civilisation contemporaine, un enseignement valide et pratique mettant à profit toutes les sources d'énergie, d'harmonie et de connaissances qui sont partout autour de nous.

·         Elles nous donnent des valeurs de référence immuables, à une époque où la vérité semble se dissoudre dans des concepts en perpétuel mouvement.

·         La névrose et l'insécurité qui en résultent peuvent être efficacement combattues par les enseignements esséniens, qui offrent une garantie d'équilibre et d'harmonie.

Il est remarquable que dans son livre La signification des rouleaux de la Mer Morte, A. Powell Davies ait dit des esséniens: "L'église chrétienne, dans son organisation, ses sacrements, son engagement et sa littérature est liée aux –et à ses débuts peut avoir été identique aux- nouveaux moines, qui étaient connus sous le nom d'esséniens, et parmi lesquels se trouvaient les rédacteurs des rouleaux de la mer morte."

Il faut aussi signaler, dans les traditions esséniennes d'avant les trouvailles de Qumram, la présence d'un certain nombre de traits caractéristiques de la religion Zoroastrienne; c'est quelque chose que j'ai déjà mentionné précédemment et qu'Arnold Toynbee a également souligné dans un travail récent. Ces deux traditions se retrouvent également dans les enseignements postérieurs, comme ceux de la Cabale et de la franc-maçonnerie. Tous ces enseignements possèdent en commun un trait extrêmement original, qu'ils ont apparemment développé de manière indépendante: leur science de "l'angiologie".

Les citations apparaissent en exergue de chaque chapitre proviennent de deux des manuscrits de la Mer Morte: le Manuel de Discipline et les Psaumes d'Actions de Grâce, ou Livre des Hymnes, que j'ai traduits à partir de photocopies des textes originaux trouvés dans les cavernes de Qumram.  

Et Enoch partit avec Dieu;

Et il ne fut plus;

Car Dieu l'avait repris.

Genèse 5:24  

"La loi a été plantée dans le jardin de la fraternité pour éclairer le cœur de l'homme

Et pour redresser devant lui toutes les voies dans le sens de la vraie droiture,

Qui sont un esprit humble, un tempérament égal, une nature librement compatissante,

Une bonté, une compréhension et une perspicacité éternelles,

Une sagesse puissante qui croit dans toutes les œuvres de Dieu,

Une confiance totale dans Ses multiples bénédictions,

Un esprit de connaissance dans toutes les choses du Grand Ordre,

Des sentiments fidèles envers tous les enfants de la vérité,

Une pureté rayonnante rejetant toute impureté,

Une discrétion concernant toutes les faces cachées de la vérité

Et les secrets de la connaissance intérieure."

Tiré du "Manuel de Discipline" des Manuscrits de la Mer Morte

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Les Esséniens dépositaires des Manuscrits de la mer Morte

10 Novembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #spiritualité

Cette étude sur les Esséniens a été puisée :

1. Dans le Dictionnaire de la Bible Vigouroux.

2. Dans l’aventure des Manuscrits de la Mer Morte (sous la direction de Hershel Shauks).

3. Et plusieurs documents recherchés sur Internet ( les noms seront indiqués au fur et à mesure).


I- QUI SONT LES ESSENIENS ?

L’Etymologie du mot « Essénien » en grec est incertaine c’est dans l’hébreu ou dans l’Araméen qu’il faut chercher l’origine de cette terminologie.

Les deux noms grecs qui ont été donnés à cette secte leur ont été d’après leur façon de vivre : Les Esséniens se livraient à de fréquentes ablutions et leur nom dérive du verbe« se baigner »

Ils méditaient sur les choses saintes, obéissaient en certain cas a la loi du silence : Ils étaient donc les « Silencieux ».
Ils étaient médecins, connaissant les propriétés des plantes, ils prétendaient guérir les défauts par leur ascèse : ils seraient ainsi les thérapeutes en araméen.
Ils se nommaient aussi les gardiens, les serviteurs de Dieu.

D’après Philon le nom d’Esséniens était donné à ces juifs, à cause de leur sainteté. Cette désignation de pieux convient très bien à ces petits groupements vivant d’une vie semblable à celle des moines fuyant le monde pour mener une existence plus sainte. Plusieurs descriptions de la secte nous sont parvenues par Philon, Flavius Josèphe et Pline (l’ancien).


1. HISTOIRE : Les renseignements sont très pauvres sur l’origine, le développement et la fin de l’essénisme. Cependant Josèphe écrit que les trois sectes des pharisiens des saducéens et des Esséniens existaient depuis longtemps. Il les mentionne explicitement pour la première fois à l’époque de Jonathas vers 150 Av. J.C. Il nomme un essénien, Judas au temps d’Aristobule 1er. Leur origine remonterait au milieu du 2ème siècle avant J.C. Ils se rattacheraient ainsi au parti des nassidiens, les pieux, qui s’était formé au temps d’Esdras, s’était révolté avec Judas Macchabée et était devenu le parti des pharisiens opposé à celui des Saducéens. Il se forma bientôt une scission parmi les pharisiens : une minorité plus ardente dans sa piété, opposée à la vie active, à la politique militante et aux discussions se sépara des pharisiens et conserva le nom des nassidéens d’où est venu par l’intermédiaire de l’araméen leur nom d’Esséniens. ( cf. Stapfer, la Palestine aux temps de J.C. P.433 et article Esséniens dans Lichtenberger, Encyclopédie des Sciences Religieuses P.552).


2. ORGANISATION :

Recrutement : les Esséniens adoptaient des enfants des autres pendant qu’ils sont encore malléables, pour faire leur éducation et les former à leurs mœurs. Ils faut avoir atteint l’age d’homme pour être incorporé à la secte.

Noviciat et Initiation : Avant d’être admis dans la communauté, les futurs membres, enfants élevés par la communauté, ou adultes, devaient se soumettre à un temps d’épreuves, à une sorte de Noviciat qui durait 3 années. S’il (le Novice) donne satisfaction, il sera incorporé mais non sans avoir pris par serment de sérieux engagements : il jure « d’honorer Dieu et de remplir ses devoirs envers les hommes de ne tuer personne de sa propre autorité, ni sous une impulsion étrangère, de haïr les méchants et de prêter assistance aux bons, d’être sincère envers chacun et surtout envers les magistrats, parce que personne ne peut exercer le pouvoir sans la volonté de Dieu ».

Expulsion : Tous les engagements devaient être pris. Toute infraction devait être jugée par les tribunaux des Esséniens. Josèphe loue leur diligence et leur équité dans leurs jugements, rendus par un tribunal d’au moins 100 membres. Pour les choses graves l’expulsion de la communauté était prononcé et cette exclusion entraînait les plus souvent une mort misérable....

Habitat et genre de vie : Pline localise les Esséniens uniquement dans le désert d’Engaddi, auprès de la Mer Morte. Ils habitaient aussi les villages, évitant les villes à cause de l’immortalité des habitants. Il semble bien qu’il n’exista pas de centres Esséniens en dehors de la Palestine ( Histoire Naturelle). Ils vivaient en communauté, non seulement pour le repas mais ils habitaient ensemble et mettaient leurs biens ensemble en commun ce qui établissait entre eux un lien très étroit. Les repas étaient pris en commun. Ils avaient une sorte de caractère religieux sacrificiel.
A la 5ème heure, au retour du travail, ils prennent des vêtements de lin et se purifient dans l’eau froide. Avant et après le repas ils louent Dieu qui donne la nourriture. Ils déposent alors leurs vêtements, considérés comme saints et retournent au travail jusqu’au soir. Leur principale occupation était l’agriculture. Ils se livraient à certaines industries, aux arts de la paix fabriquant tout ce qui était indispensable à la communauté. Mais le commerce était interdit, parce qu’il engendre la cupidité.


3. RELIGION ET CULTE :

Gens pratiques : Les Esséniens s’intéressaient plus particulièrement à l’ascèse, recherchaient leur propre perfection : ils étaient plus moralistes que spéculatifs. Les Esséniens avaient une confiance pleine et entière en la Providence divine, une grande soumission a ses desseins. Cette idée de Dieu et de la Providence, le respect marqué pour le nom divin excluent chez les Esséniens un culte quelconque du soleil. Josèphe raconte qu’avant le lever du soleil, ils ne se livrent à aucune conversation profane mais qu’ils lui adressent d’antiques prières, priant ensemble pour qu’il se lève. Il s’agit bien non d’une prière au soleil mais d’une prière vers le soleil. C’est la représentation de la lumière divine qu’ils voyaient dans le soleil.

Les Anges : Dans le serment d’initiation le novice jure « de garder secrets les noms des anges ». Il ne s’agit pas ici d’un culte des anges mais plutôt une spéculation sur leurs noms.

Anthropologie : les 2 dogmes principaux des Esséniens, sont la Providence divine et l’immortalité de l’âme. Ils ont cette ferme conviction que les corps sont corruptibles et les âmes immortelles. Descendues de l’éther le plus subtil, elles sont attirées par une sorte d’attraction naturelle dans les corps où elles résident comme dans une prison. Lorsqu’elles sont délivrées de leurs liens charnels, elles s’élèvent avec joie, libérées d’une longue servitude vers les nauteurs. D’accord avec l’enseignement des grecs, les Esséniens affirment que par delà l’océan, les âmes pures jouissent d’une nouvelle existence, qu’elles habitent une région où l’on n’est incommodé ni par la pluie, ni par la neige, ni par la chaleur torride et que rafraîchit perpétuellement un doux Zéphir, venant de l’océan. Les âmes impures sont reléguées dans un gouffre ténébreux et agité par les intempéries rempli des lamentations de leur supplice sans fin. Ainsi cette doctrine exhorte à la pratique du bien et détourne du mal. Les bons deviennent meilleurs par l’espoir des biens futurs, les méchants sont entravés dans l’accomplissement du mal par la crainte des tourments éternels qu’ils subiront après la mort. Telle est la philosophie essénienne sur la divinité de l’âme. La corruption des corps, citée dans le passage ci-dessus ne doit pas être entendue comme une négation de la part des Esséniens de la résurrection : pendant la guerre contre les Romains, rapporte Josèphe, les Esséniens supportaient courageusement tous les tourments et rendaient l’âme avec joie comme devant la recouvrer.

Sacrifice et Sacerdoce : Ils envoyaient leur offrande au temple mais ne prenaient pas part aux sacrifices. Yahweh, disait les prophètes était rassasié des holocaustes, il prenait plaisir à la piété et non aux sacrifices, à la connaissance de Dieu plus qu’aux holocaustes. (Osée, V1,6 ). C’est la sainteté de la vie qui comptait pour les Esséniens. Ils faisaient à part leurs sacrifices non des sacrifices sanglants, mais c’est que leur genre de vie, leurs efforts pour acquérir la sainteté auraient tenu lieu de sacrifice ou encore que leurs repas auraient constitué de véritables sacrifices : Ce sont des prêtres qui préparent avec le produit des champs la nourriture. Le seul acte de culte mentionne est la réunion dans les synagogues, consacrée au moins en parties sinon en totalité à la lecture et à l’explication des Livres Saints ( Philon « Quodomnis »).


4. MORALES ET OBSERVANCE :

Le législateur et les Livres Saints : Immédiatement après Dieu, le nom du législateur est chez eux l’objet d’un grand respect. En plus des livres Saints du Judaïsme, ils avaient d’autres livres particuliers. Utilisant « Les Livres Sacrés, diverses purification et les paroles des prophètes ( La légende de Pythagore p. 280) ils affirment pouvoir connaître l’avenir, il est rare que leurs prédictions ne s’accomplissent pas ».

La Vie morale : C’étaient des gens pratiques et n’étaient pas des spéculatifs, ils plaçaient la morale en premier lieu. « Ils laissent de côté la logique comme n’étant pas nécessaire à l’acquisition de la vérité, ils abandonnent la physique, qui est au-dessus de la nature humaine aux météorologistes : ils ne s’en occupent qu’autant qu’elle traite de l’existence de Dieu et de l’origine de tous les êtres, mais ils donnent tous leurs soins à la morale, prenant pour guide les lois des ancêtres que l’intelligence humaine eût été incapable d’inventer, si elle n’avait été inspirée par Dieu » (Philon « Quodomnis p.457 »). Josèphe les décrit comme étant les meilleurs des hommes, au point de vue moral. Philon trace un magnifique tableau de leur vie morale : Ils se laissent guider par les règles de la piété, de la sainteté, de la justice, du droit privé et du droit social, de ce qui est vraiment bien, mal ou indifférent, pour accomplir ce qu’il faut et éviter ce qui ne convient pas. Ils se soumettent à ces trois règles et canons : l’amour de Dieu, l’amour de la vertu et l’amour des hommes.

De leur amour de Dieu, ils donnent un grand nombre de preuves : la sainteté parfaite et continue de toute leur vie, le rejet de tout serment, la fuite du mensonge, la conviction que tout bien vient de Dieu et qu’il n’est l’auteur d’aucun mal. Leur amour de la vertu se manifeste par le mépris des richesses, de la gloire et du plaisir, ainsi que la pratique de la tempérance, de la tolérance, de la frugalité, de la simplicité, de la modestie, par le respect de la légalité, par la constance de leur vie et par d’autres qualités semblables. Enfin leur amour pour les hommes se traduit par la charité, la bienveillance, l’impartialité, la communauté de tous les biens.

Le Mariage : Les Esséniens rejetaient le mariage. Le fait est attesté par Josèphe ( Ant. Jud XVII) par Philon, dans Eusèbe ( Praep. Envang VIII,11) et par Pline ( Hist. Net v,17). Ils considèrent le plaisir comme un mal. Philon montre dans les défauts de la femme un obstacle à la vie commune pratiquée par les Esséniens : « La femme étant égoïste et d’une jalousie sans limites, il est à craindre qu’elle transforme les habitudes du mari et qu’elle le tienne sous son pouvoir par l’attrait continu de ses charmes. L’auteur des Philosophumena donne une raison identique : les Esséniens ne condamnent pas le mariage, mais refusent de prendre femme, quand bien même elle consentirait à suivre leur genre de vie parce qu’ils ne peuvent en aucune façon avoir confiance en elle.


5. LA FIN DE L’ESSENISME :

La fin de la secte est aussi obscure que ses débuts, elle existe encore à la fin du 1er siècle après J.C. Cependant les troubles de la Palestine, à partir de l’an 70 ont dû lui êtres funestes. Leur déclin a dû commencer avec la guerre des romains contre les Juifs.

Ils ont été influencés par la philosophie grecque et le Pythagorisme. On peut donc conclure que « l’essénisme est une branche séparée du tronc judaïque, greffée sur un tronc greco-pythagoricien.


6. ESSENISME ET CHRISTIANISME :

On a remarqué que le christ, qui dans ses discours, attaque fréquemment les pharisiens et les Sadducéens, ne dit pas un mot contre les Esséniens qu’il n’a pas pu ne pas connaître. Et comme il y a certaines analogies entre l’Essénisme et le Christianisme, on a expliqué ce silence en faisant de Jésus un essénien et aussi St. Jean Baptiste c’est à tort. Mais nous allons prouver par ce qui suit certaines analogies de détail entre l’enseignement du Christ, son œuvre et ce que nous savons de l’essénienne. Mais il y a entre eux une différence fondamentale, qui apparaît dans le simple examen des points de rapprochement. Il nous suffira de noter ici les principaux :

Le novice essénien commençait sa deuxième année de probation par un baptême pour être incorporé parmi ses disciples. Mais le premier ne produit qu’une purification extérieure tandis que le second, a par lui-même une efficacité dans l’économie du Salut.

La virginité est recommandée dans St Matthieu. Le mariage est condamne par les Esséniens. La première est un état de perfection auquel on est invité, mais qui n’est nullement obligatoire. On peut encore remarquer que le Christ condamne les richesses ; il recommande la soumission aux autorités constituées, il condamne l’usage des armes, les sacrifices au Temple de Jérusalem. On peut certes, rapprocher ces traits de la vie de Jésus des observances esséniennes. Les grandes lignes de la morale sont partout. Les Esséniens n’ont en somme pratiqué que la morale naturelle. J.C. devait donc se rencontrer avec eux sur ce terrain. Mais on ne trouve chez eux ni la même élévation, ni la même pureté que dans l’Evangile, où la morale s’élève à un incomparable degré de perfection. Un souffle nouveau le pénètre, esprit surnaturel et divin, qui est absent de la morale essénienne. On ne rencontre pas dans les préceptes imposés par Jésus, ces prescriptions puériles sur l’observance du Sabbat, sur les purifications extérieures, que Jésus condamne chez les pharisiens, dépassés sur ce point par les Esséniens. Il insiste au contraire, sur la pureté intérieure, dont il n’est pas questions dans la secte Juive. Il est donc vain de chercher dans l’Evangile une influence essénienne.

Même les premières communautés chrétiennes n’ont pas subi d’influences esséniennes. La communauté des biens chez les premiers chrétiens était volontaire, elle était obligatoire chez les Esséniens. Si les repas étaient pris en commun, c’était, chez les disciples du Christ, pour un motif de charité, et non par crainte de contracter une souillure. Les institutions chrétiennes qui sont la mise en pratique de l’enseignement du Christ trouvent en elle-même leur raison d’être.

Conclusion du Dictionnaire de la Bible sur les Esséniens :

D’abord les Esséniens sont-ils passés au Christianisme ? Il est difficile de le dire. La pureté de leur vie, leurs efforts pour atteindre un idéal élevé pouvaient les disposer à regarder avec bienveillance la nouvelle doctrine, prêchée par le prophète de Nazareth, mais leur légalisme étroit et leur pharisaïsme outrancier, leur vie renfermée et leur refus de tout contact avec ce qui n’était pas essénien devaient les en écarter. En tous cas, s’il en est qui devinrent chrétiens, ils durent par le fait même, renoncer à toutes les observances caractéristiques de leur secte et ils furent si peu nombreux qu’ils ne purent exercer aucune action sur le Christianisme.


II- L’AVENTURE DES MANUSCRITS DE LA MER MORTE


Un chapitre intéressant de ce livre avance des arguments solides sur les vrais dépositaires des manuscrits de la Mer Morte.

James. C. Vanderkam l’auteur de ce chapitre fonde ses arguments sur l’étude attentive des sources grecques de l’Antiquité concernant les Esséniens et sur leur comparaison, d’une part avec les témoignages archéologiques provenant de Quomram, mais aussi les croyances reflétées dans les manuscrits de la Mer Morte. Il compare d’autre part, ces croyances avec celles des Pharisiens et des Sadducéens. Il en conclut que les croyances reflétées dans les manuscrits sont bien plus proches des Esséniens que tout autre groupe juif de cette époque.

A côté des onze grottes situées sur le rivage nord-ouest de la Mer Morte où furent découverts les fameux manuscrits de la Mer Morte, on aperçoit les vestiges d’anciens bâtiments dominant le Wadi Qoumrân. Ce furent certainement les habitants de ce lieu qui placèrent les rouleaux dans ces grottes. Mais qui étaient les gens qui vécurent là et rassemblèrent ces manuscrits. Ce sont les Esséniens : Une Secte Juive.

Les Esséniens sont mentionnés moins souvent que les Pharisiens et les Sadducéens ; cependant, ils ont peut-être marqué aujourd’hui un point sur leurs rivaux mieux connus, puisque selon la majorité des chercheurs, les auteurs et les copistes des manuscrits de la Mer Morte étaient Esséniens.

La communauté détentrice des manuscrits de la Mer Morte a été identifiée comme essénienne à partir de 2 sortes de critères :

1. Le témoignage du géographe romain Pline l’Ancien.

2. La contenu même des rouleaux, compare aux descriptions de croyances et pratiques esséniennes rapportées par Josèphe et d’autres auteurs.

Pour les études bibliques, les manuscrits de la mer Morte représentent sans conteste l’une des plus importantes découvertes, si non la plus importante qui aient jamais été faites en Terre Sainte.

Les principaux rouleaux sont :

1. L’Ecrit de Damas - Le Rouleau de la guerre, le rouleau du Temple ( le plus long rouleau de la mer Morte 8 m 75 de long).

2. Le grand Rouleau D’Isaïe contenant le texte intégral du livre d’Isaïe

Qu’était ce texte : Le Rouleau du Temple (selon Yigael Yadin, le grand archéologique d’Israël)

Le Rouleau du Temple était la Torah des Esséniens ( Nous constaterons que les avis des archéologues sont partagés, Yadin a obtenu ce rouleau en 1967 ( après la guerre des 6 jours).

Ce Rouleau contient ni plus ni moins la torah ou loi fondamentale des Esséniens qui vécurent à Qoumrân. C’était pour eux un livre saint, une partie du canon de ce que nous appelons la Bible, la Torah du Seigneur. Probablement ce Rouleau fut composé par le fondateur de la Secte. Le Rouleau contient de longs passages du pentateuque.

Ce rouleau était considéré par les Esséniens comme un texte biblique, canonique. Probablement le Rouleau du Temple contient-il même des passages de certains livres perdus mentionnés dans la Bible.

Le Rouleau contient aussi des descriptions détaillées pour la construction du temple. Presque la moitié du manuscrit est consacrée aux plans du Temple.

Aussi une autre section importante du Rouleau du Temple presque 4 colonnes est consacré aux « Statuts du Roi ».Cette section pourrait-elle aussi correspondre à un livre, par ailleurs inconnu, mentionné dans la Bible.

Décrire en détail tout le contenu du Rouleau du Temple serait impossible, nous allons en brosser un résumé : D’abord c’est un livre de la Loi pour la communauté, ensuite il contient des passages détaillés concernant le temple ( son plan, son mobilier, ses sacrifices....).

Enfin d’autres longues sections décrivent diverses fêtes ou jours saints. Aussi contient-il certaines caractéristiques : l’emploi fréquent de la première personne lorsque Dieu parle, le Tétragramme en caractères araméens carrés comme dans d’autres manuscrits bibliques de la mer Morte. A la différence de la Bible, le rouleau est structuré suivant les thèmes principaux. C’est une découverte qui engendra des ondes de choc parmi les savants. Ce fut comme si un puissant télescope équipé d’un zoom franchissant une barrière de 2 millénaires, amenait soudain le monde Judaïque de la fin de la période du second temple sous notre regard. Avant de terminer son chapitre, Yadin essaye d’éclaircir certains points sur l’influence des Esséniens sur le Christianisme primitif.

Il y avait une affinité entre les doctrines sectaires reflétées dans les manuscrits de la mer Morte et dans le Christianisme primitif. Par contre Yadin souligne certains points qui montrent que Jésus était anti-Essénien :

1. Il réagissait contre la rigoureux insistance sur la pureté rituelle observée certes par les pharisiens, mais encore plus par les Esséniens.

2. Le Sermon sur la Montagne, pourrait bien contenir une allusion anti-essénienne : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. En bien, moi je vous dis : Aimez vos ennemis, priez pour vos ennemis ». Dans le Manuel de Discipline, les nouveaux membres de la secte prononcent le serment d’allégeance d’aimer les Fils de Lumière (c’est-à-dire les membres de la communauté essénienne) et de haïr à jamais les Fils des Ténèbres.

Par contre, il y a certains points communs avec les Esséniens et Jean-Baptiste. ( d’après Yadin) :

Il était actif comme eux, il observait la chasteté comme les adeptes de Qoumrân.

De plus, le baptême qu’il prêchait et d’où lui vint son surnom, était également pratiqué par les Esséniens. Mais les ressemblances le plus souvent remarquées entre la doctrine chrétienne et l’essénienne ne provenaient pas de Jean-Baptiste et certainement pas de Jésus.

Selon la perspective de l’auteur, les ressemblances frappantes entre le Christianisme primitif et les doctrines des Esséniens pénètrent dans le Christianisme après la vie de Jésus, par l’intermédiaire de Paul.

Les premiers Chrétiens furent en contact avec les Esséniens qui les influencèrent à une époque tardive de l’histoire essénienne (premier siècle après Jésus Christ). Ils rencontrèrent des Esséniens qui suivaient leur propre calendrier et désavouaient le Temple de Jérusalem ainsi que ses lois. Cette paraphrase des « Proverbes » 15,8 dans un document essénien a pu attirer les milieux du Christianisme paulinien. « Le sacrifice des impies est une abomination, mais la prière des justes est une oblation délectable ».

Source : http://logedermott.over-blog.com/article-35676229.html

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Les Francs-Maçons et les origines du christianisme

10 Novembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #spiritualité

Il ya deux siècles, pas moins une autorité que le grand philosophe anglo-américain, homme d'Etat et révolutionnaire Thomas Paine amant de la vérité, a souligné clairement les origines du christianisme et de son lien avec la franc-maçonnerie. Paine lui-même était apparemment un franc-maçon, tout comme ses associés, George Washington, Benjamin Franklin et d'autres fondateurs Américains Pères. Pourquoi sont véridiques admissions de Paine ont également été ignorées par religionalisti, les politiciens et les chercheurs ne peuvent s'expliquer que par le système assombrissement considérablement efficace et inquiétant pour le bénéfice qui a été en existence depuis des milliers d'années. Dans son traité, "L'Origine de la Franc," Paine écrit:

La religion chrétienne et la maçonnerie ont une seule et même origine commune: deux sont tirés par l'adoration du Soleil La différence entre leur origine, c'est que la religion chrétienne est une parodie de l'adoration du Soleil, où il met un homme il appelle le Christ, au lieu du soleil, et se tourner vers lui, le même culte d'adoration qui a été payé à l'origine du soleil ....

Dans la maçonnerie beaucoup des cérémonies des druides sont conservés dans leur état d'origine, du moins sans aucune parodie. Pour eux, le Soleil est encore le soleil, et son image sous la forme du Soleil est l'ornement symbolique des loges maçonniques et des robes maçonniques. Il est le personnage central sur leurs tabliers, et ils le portent aussi suspendu sur la poitrine dans leurs loges, et dans leurs processions. Il a la figure d'un homme, en tant que chef du Soleil, comme il est toujours représenté le Christ.

À quelle période de l'antiquité, ou dans quelle nation, a été formé pour la première fois cette religion, est perdu dans le labyrinthe du temps ne sont pas enregistrées. Il est généralement attribué à l'ancien Egyptiens, les Babyloniens et les Chaldéens, et par la suite réduit à un système régi par l'état d'avancement du soleil à travers les douze signes du zodiaque par Zoroastre, qui ont donné les lois de la Perse, d'où Pythagore l'apporta à la Grèce ....

Le culte du soleil comme le grand agent visible d'une grande cause abord invisible, «Le temps, sans limites," étalée sur une partie considérable de l'Asie et l'Afrique, à partir de là à la Grèce et de Rome, tout au long de l'ancienne Gaule, et en Grande-Bretagne et d'Irlande .....

Comment ..... l'étude et la contemplation du Créateur dans les œuvres de la création, le soleil, comme le grand agent visible de cela, a fait l'objet visible de culte des Druides, tous les rites et les cérémonies religieuses avaient référence à l'état d'avancement du Soleil à travers les douze signes du zodiaque, et son influence sur la terre. Les francs-maçons d'adopter les mêmes pratiques. Le toit de leurs temples ou Lodges est orné d'un soleil, et le sol est une représentation du visage diversifié de la terre ou de la moquette ou du travail de la mosaïque ....

Les francs-maçons, pour se protéger de la persécution de l'Eglise chrétienne, ont toujours parlé d'une manière mystique de la figure du soleil dans leurs loges .... C'est leur secret, en particulier dans les pays catholiques, parce que la figure du Soleil est le critère expressive qui dénote qu'ils sont les descendants des druides, et que la religion sage, élégant, philosophique, était la foi opposée à la foi de l'Église chrétienne sombre.

La grande fête de la franc-maçonnerie est le jour qu'ils appellent le jour de Saint- John, mais chaque éclairé maçon doit savoir que la prise de leurs vacances dans cette journée ne se réfère pas à la personne appelée Saint- John, et c'est juste pour masquer la vraie raison de la garder en ce jour, ils appellent ce jour-là avec ce nom ....

Le fait est, que le jour appelé le Jour de Saint- John est le Juin 24, et c'est ce que vous appelez le jour du solstice d'été. Le soleil est alors arrivé au solstice d'été ... et en l'honneur du soleil, qui est ensuite atteint son point culminant dans notre hémisphère qui est célébrée le jour de ce festival annuel du solstice d'été francs-maçons, prises à partir des druides, et rien n'est respecter à la S. John ....

Quant à ce que les francs-maçons, et les livres de la maçonnerie, nous dire le Temple de Salomon à Jérusalem, il n'est pas improbable que certaines cérémonies maçonniques ont pu être tirés de la construction de ce temple, parce que le culte du soleil a été pratiqué de nombreux siècles avant que le temple existait, ou avant que les Israélites sont venus d'Egypte. Et nous apprenons de l'histoire des rois juifs, xxii-xxiii 2 roi, que le culte du Soleil a été réalisée dans le Temple par les Juifs. Il doit, cependant, doute fort qui a été fait avec la même pureté scientifique et la morale religieuse avec laquelle elle a été réalisée par les druides, qui, par tous les comptes qui, historiquement, restent d'entre eux, étaient une classe d'hommes sages, instruits et moraux. Les Juifs, au contraire, étaient ignorants de l'astronomie et la science en général, et si une religion fondée sur l'astronomie est tombé dans leurs mains, presque certainement aurait été modifié .... Mais revenons à l'adoration du Soleil dans ce temple.

Joseph ... de la description qui fait les décors de ce Temple, ressemble à une grande échelle à ceux d'une loge maçonnique. Il dit que les distributions des différentes parties du Temple des Juifs représentaient toute la nature, en particulier les parties les plus apparentes de celui-ci, comme le soleil, la lune, les planètes, le zodiaque, la terre, les éléments, et que le système mondial il a été dépeint par de nombreux emblèmes ingénieux. Ceux-ci, selon toute vraisemblance, ils sont, ce Josias, dans son ignorance, appelé l'abomination de la Zidoniani ... Quoi qu'il en soit, tout pris de ce temple et appliqué à la maçonnerie, comme corrompus ou mal - compris par les Juifs, fait toujours référence à la adoration du Soleil, et par conséquent à la religion des druides ....

La religion des druides, comme mentionné plus haut, était égale à la religion des anciens Egyptiens. Les prêtres de l'Egypte étaient ceux qui professaient et enseignaient la science, et ont été appelés prêtres d'Héliopolis, qui est, la Ville du Soleil Les druides en Europe, qui étaient du même ordre des hommes, ont leur nom de la langue teutonique ou ancienne allemand, parce que les Allemands étaient anciennement appelé Teutons. Le druide mot signifie un homme sage. En Perse, ils ont été appelés mages, ce qui signifie la même chose.

L '"Egypte", a dit Smith, «d'où nous tirons la plupart de nos mystères, a toujours occupé un rang distingué dans l'histoire et était autrefois considéré comme ci-dessus tous les autres pour ses antiquités, des connaissances, l'opulence, et la fertilité. Dans leur système, leur principal héros-dieux, Osiris et d'Isis, théologiquement représenté l'Être suprême et de la Nature universelle, et physiquement les deux grands luminaires célestes, le Soleil et la Lune, par l'influence duquel toute la nature a été mis en œuvre "... . En parlant de vêtements des francs-maçons dans leurs loges, dont certains, comme nous le voyons dans leurs processions publiques, est un tablier de cuir blanc, dit-il, «les druides étaient vêtus de blanc au moment de leurs sacrifices et leurs offices solennels. Les prêtres égyptiens d'Osiris portait un blanc de neige en coton. Les Grecs et la plupart des autres prêtres portaient des vêtements blancs .... "

«Les Egyptiens», poursuit Smith »,« Les premiers jours étaient un grand nombre de loges, mais avec des soins assidus ont gardé leurs secrets cachés dans la maçonnerie de tous les étrangers. Ces secrets ont été imparfaitement remis à nous par la tradition orale et ne doivent être cachées par les travailleurs, les artisans et les apprentis, jusqu'à ce que par un bon comportement et l'étude de temps ils se familiarisent avec la géométrie et les arts libéraux .... "

Vérifier maintenant pour parler de la raison pour laquelle le secret utilisé par les francs-maçons. La source naturelle de secret, c'est la peur. Lorsque toute nouvelle religion domine une religion plus tôt, ceux qui professent la nouvelle devenus les persécuteurs de l'ancien. Nous voyons cela dans tous les cas que l'histoire nous présente. Lorsque le prêtre Hilkiah à Schaphan, sous le règne du roi Josias, a trouvé, ou fait semblant de trouver, la loi appelée la loi de Moïse, mille ans après l'époque de Moïse, (et ne semble pas être rois 2, xxii-xxiii qu'une telle loi n'avait jamais été pratiquée ou connu avant l'époque de Josias), il a établi que le droit en tant que religion nationale, et il envoya tuer tous les prêtres du soleil quand la religion chrétienne a surmonté la religion juive, les Juifs ont été soumis la persécution des chrétiens continue dans tous les pays.

Lorsque la religion protestante en Angleterre a surmonté la religion catholique romaine, était une question de la mort d'un prêtre catholique se trouve en Angleterre. Depuis ce fut le cas dans toutes les circonstances dont nous avons une certaine connaissance, nous sommes forcés d'admettre en ce qui concerne ce cas, et que, lorsque la religion chrétienne a surmonté la religion des druides en Italie, l'ancienne Gaule, la Grande-Bretagne et l'Irlande , les druides ont fait l'objet de persécution.

Ce serait naturellement et nécessairement contraint ceux d'entre eux qui sont restés attachés à leur religion d'origine se réunir en secret, et sous les plus fortes injonctions de secret. Leur salut en dépendait. Un faux frère pourrait exposer la vie de beaucoup d'entre eux à la destruction, et le reste de la religion des druides, ainsi préservée, est née l'institution, afin d'éviter le nom de Druide, prit celle de Mason, et pratiqué sous ce nouveau nom les rites et les cérémonies des druides.

Source : http://fr.apocalisselaica.net

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Les Esséens

10 Novembre 2012 , Rédigé par Dr. Berchtold Beaupré Publié dans #spiritualité

COMMENTAIRE PRELIMINAIRE : Texte intéressant, manifestant avec à propos la connaissance que l'on pouvait avoir des Esséniens (encore appelés fréquemment en ces temps, "Esséens") au XIXe siècle-début du XXe, c'est-à-dire avant la découverte des manuscrits de Qumrân, de Nag-Hammadi...

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Purs devant le Seigneur et purs devant les hommes  

C'était l'une des trois principales sectes juives qui, à la naissance de Jésus-Christ, s'étaient plus ou moins écartées de la pureté des dogmes de Moïse. Secte austère et incorruptible, présentant l'image de ce que la Société pourrait et devrait être encore de nos jours. On peut la comparer sous beaucoup de rapports à l'école italique.  

Philon et Joseph, qui en ont le plus parlé, ne précisent pas l'époque, où cette institution fut fondée. D'après le second de ces auteurs, elle subsistait déjà sous le grand prètre Jonathas (450 ans avant J.-Ch.) et sa fondation remonterait bien plus haut. D'autres auteurs la font dériver de l'antique corporation des Khasidèens, chargés d'abord de la construction, puis de l'entretien, du service et de l'ornementation du temple. Il en est même qui prétendent que les Esséens étaient déjà connus depuis la sortie d'Egypte. « Voilà donc, dit Galiffe, une de ces traditions par lesquelles on a prétendu relier historiquement l'Ordre des Francs-Maçons au temple de Salomon et par là aux anciens mystères égyptiens ».  

La saine critique ne peut qu'indiquer ces conjectures, sans en retirer des conséquences positives. Elle ne trouve des données satisfaisantes sur l'origine des Esséens que dans le développement de la philosophie religieuse, judéo-alexandrine, vers le milieu du second siècle de l'ère chrétienne.  

La manie de vouloir donner à la Maçonnerie un cachet antique, peut seule attacher une grande importance à ces dates. Pour nous, il nous suffira de savoir que les Esséens formaient une Société d'élite, interprétaient la loi mosaïque dans le sens de la plus belle morale et, selon Clavel, admettaient des hommes de toutes les religions, bien que leurs monastères fussent en majeure partie composés de Juifs. Leur nom veut dire les guérissants. Les uns se bornaient à l'étude, à la théorie, à la contemplation, les autres à la pratique et à l'agriculture. Les premiers s'appelaient spécialement thérapeutes ou contemplatifs, et vivaient dans la solitude. Ils étudient, dit Philon, les saintes Ecritures, à leur manière, en philosophes, et les expliquent allégoriquement (73). Les uns et les autres fuient les grandes villes, qu'ils considèrent comme dés foyers de corruption. Ils font plus de cas de la morale que du dogme et professent un grand respect pour le législateur. Ils donnent aux écrits de Moïse un sens allégorique, comptant sur l'inspiration divine, qui seule peut en donner l'intelligence. Ils en ont composé un corps de doctrine modifié par la théosophie alexandrine. Dieu, disent-ils, est la lumière la plus pure et le soleil est son image. Avant le lever de cet astre, ils s'abstiennent de tout discours profane. Ils cherchent même à hâter son apparition par des prières traditionnelles. Ils méprisent la logique et la métaphysique comme des sciences inutiles à la vertu. Leur grande étude, c'est la morale. Ils s'occupent de la lecture des livres anciens et pratiquent la médecine. Leur aspect de la vie repose sur le fatalisme et ils n'attribuent rien au libre arbitre. Ils croient à l'immortalité de l'âme et considèrent le corps comme une enveloppe périssable. Ils admettent un lieu de récompense pour les bons, un lieu de châtiment, froid et obscur, pour les méchants. Ils observent le sabbath avec plus de rigueur encore que leurs coreligionnaires, mais ils rejettent leurs sacrifices sanglants, auxquels ils préfèrent certaines purifications. C'est l'âge qui règle les places à la synagogue.  

Communauté de biens, nourriture frugale, table commune, même vestiaire, uniformité de costume, consistant en une robe blanche, vacation assidue à la prière, à la méditation ; ablutions fréquentes pendant le jour ; tels sont les signes et les pratiques extérieures qui les distinguent des autres Juifs. Leur manière de vivre, dit Fleury, avait un grand rapport à celle des prophètes. Leurs dogmes, la plupart empruntés des Egyptiens, étaient voilés par des emblèmes et des paraboles.  

Ils prêchent l'amour de Dieu, de la vertu et des hommes. Ils la font consister dans une sainteté non interrompue pendant tout le cours de la vie, l'évitation du mensonge et du serment, dans la conviction que l'Etre divin est la source de tout bien et jamais du mal. L'amour de la vertu se manifeste par la sobriété et l'indifférence pour les richesses.  

Leur habillement et tout leur extérieur rappellent les enfants élevés avec sévérité ; car ils ne peuvent changer de vêtement et de chaussure que lorsqu'ils sont usés. Cette tempérance en fait vivre quelques-uns jusqu'à cent ans.  

Ils pratiquent la vertu par l'abstinence ; ils répudient les joies sensuelles, jusqu'à renoncer au mariage, craignant, dit Bergier, l'infidélité et les dissensions des femmes. Ils adoptent des enfants étrangers, susceptibles d'instruction, et les élèvent dans le but de l'ordre. Il en est pourtant qui se marient pour avoir des enfants.  

Ils pratiquent l'amour des hommes par la bienveillance, l'aumône et la compassion, même à l'égard des non Esséens. Mais ils professent surtout la communauté des biens, qu'ils ne peuvent assez vanter. Chez eux, point de propriétés personnelles ; car à teneur des statuts, chaque initié abandonne son avoir à l'Ordre ; point de maison particulière ; non seulement ils vivent ensemble, mais toute habitation est ouverte aux coreligionnaires venant de l'étranger. Les magasins et les provisions qu'ils contiennent appartiennent à tous également ; il en est de même des habits et de la nourriture. Ils font leurs repas en commun. On ne voit parmi eux ni indigence, ni pauvreté, ni luxe, chacun jouissant des mêmes biens que ses frères. Les malades incapables de contribuer du leur, n'en sont pas négligés pour cela : la communauté pourvoit à leur entretien.  

Ils se réunissent à jour et heure fixes, pour se préparer par l'abstinence et des ablutions symboliques, à la prière, qu'ils font tournés vers l'Orient, à l'étude de la morale et à la méditation des lois divines. Alors ils se ceignent les reins d'un tablier blanc.  

De dix Esséens assis ensemble, nul ne prenait la parole sans la permission des neuf autres et il fallait être cent pour prononcer un jugement valable dans une délibération.  

Le septième jour de la semaine, dit encore Philon, ils s'assemblent tous solennellement, s'asseyent, selon leur rang d'ancienneté dans l'association, avec toute la gravité de la bienséance, la main droite sur la poitrine, un peu au-dessous du menton et la gauche plus bas le long du côté. Alors un des plus habiles se lève, et leur fait un discours d'une voix grave. Ce qu'il leur dit, est raisonné et sage, sans ostentation d'éloquence.  

Chose remarquable pour le temps, les Thérapeutes n'étaient point servis par des esclaves. Ils eussent cru agir contre la loi de la nature, qui, disaient-ils, fait naître libres tous les hommes . 

Ils traitaient les maladies par des moyens soit naturels, soit sympathiques, ces derniers puisés dans de prétendus écrits de Salomon, qui contenaient des formules magiques et d'exorcisme. Les noms mystérieux des anges y jouent un grand rôle.  

Ils étudiaient la vertu des plantes et celle des minéraux. Ils prodiguent aux vieillards le respect et les soins les plus empressés, comme des enfants à leurs parents chéris. En général, jamais ils ne manquent à la pratique de la vertu. Ils expriment leur indignation avec justice, ne s'irritent qu'avec modération, cherchent toujours la paix ; chacune de leurs paroles a plus de valeur qu'un serment ; ils ne jurent jamais, car pour eux un jurement est un parjure. Ils méprisent les dangers, supportent stoïquement la douleur et, loin de craindre la mort, lorsqu'elle s'approche d'eux par une voie honorable, ils la préfèrent à la vie. Ils en donnèrent des preuves dans la guerre contre les Romains. En un mot, ils méprisent les tourments et la mort, et ne veulent obéir qu'à leurs anciens. On les a considérés comme le type des premiers chrétiens, surtout les Thérapeutes.  

Nous avons déjà dit que quelques-uns se vouent à l'agriculture. D'autres exercent des industries inoffensives, utiles à eux et au prochain. Mais ils n'amassent ni or ni argent, n'achètent pas de vastes campagnes, pour en tirer de gros profits. Ils ne cherchent qu'à pourvoir aux besoins de la vie. Ils ne confectionnent ni flèches, ni lances, ni glaives, ni casques, ni cuirasses, ni boucliers, ni armure quelconque. Ils ne se vouent ni au commerce, ni à la profession d'aubergiste, ni à la marine, ni à rien de ce qui peut tenter la cupidité. Ils ne possèdent pas un seul esclave, tous étant libres et travaillant les uns pour les autres. Des Economes administrent la fortune commune, et dans chaque localité, il existe un curateur pour les étrangers, chargé de pourvoir à leurs besoins. En se mettant en voyage, ils ne prennent avec eux que les armes nécessaires, pour se défendre contre les brigands.  

On n'entre dans l'Ordre qu'après un noviciat de trois ans, après lequel l'aspirant, décoré du tablier et du marteau, passe au grade d'approchant, puis à celui d'initié. Il y a des grades intermédiaires, dont chacun a ses mystères. Avant de s'asseoir à la table commune, le nouvel initié prête un serment redoutable, d'honorer Dieu pieusement, d'observer la justice à l'égard des hommes, de ne nuire à personne de propos délibéré, en reçût-on l'ordre, d'être fidèle surtout à ses supérieurs, nul ne l'étant que par la volonté de Dieu ; et, au cas où l'on parviendrait au commandement, de ne jamais s'enorgueillir ni chercher à se distinguer des inférieurs par le costume ou des ornements, de toujours aimer la vérité, de réfuter le mensonge, de ne se souiller ni par le vol, ni par un lucre indigne, de ne rien cacher aux coreligionnaires et de ne rien révéler aux profanes, de communiquer la doctrine aux adeptes sans alliage, de garder les livres de la secte et les noms des anges. Celui qui se rend coupable d'un grand crime, est excommunié, etcomme le serment prêté défend de recevoir de la nourriture de profanes, il meurt de faim. C'est pour cela qu'on en réhabilite plusieurs.  

Persuadés que pour servir Dieu, il suffit de mener une vie austère et mortifiée, ils se contentent d'envoyer leurs offrandes au temple de Jérusalem, sans y sacrifier eux-mêmes.  

Le nombre des Esséens, au temps de Joseph et de Philon, s'élevait à plus de 4,000. Il y en avait encore du temps de Pline.  

Cette secte a été trop supérieure au vulgaire pour n avoir pas eu des détracteurs.  

On est tenté d'admettre que St. Jean-Baptiste, le Christ et Philon étaient Esséens.  

L'estime, dont jouissaient les Esséens, était si grande, que la plupart des Juifs leur confiaient l'éducation de leurs enfants. Ils habitaient des espèces de monastères appelés Semnées et étaient partagés en quatre classes, qui se reconnaissaient à des signes particuliers.  

Quand en 1822 j'exerçais la médecine en Podolie, je trouvai des Esséens à Nowy Constantynow, graves, probes, vêtus de blanc, tels enfin qu'ils devaient être, il y a deux mille ans.  

Mais on pourrait adresser aux Esséens les questions que M. A. Constant pose au Dr Orobio (75). On pourrait leur dire : Etes-vous bien sûrs que votre religion est une croyance-mère, qui concilie pour jamais la raison avec la foi ? Le dogme de Moïse est-il aussi simple que vous croyez et ne cache-t-il ni absurdités ni mystères ? Etes-vous sûrs du moins d'en pénétrer toute la profondeur ? Quel est donc ce Schéma incommunicable et indicible, qui est la clé de voûte de votre sanctuaire ? Que veulent dire ces vases étranges, ces lampes bizarres, ces monstrueuses figures de chérubins ou de sphinx, à corps de taureaux et à têtes aquilines ou humaines ? Quelle philosophie se cache sous la légende génésiaque ? Qu'est-ce donc que cette femme attirée vers un arbre par les séductions d'un serpent ? Les hiéroglyphes de l'Egypte et les peintures symboliques de l'Inde ne nous en apprendront-ils pas quelque chose ? Le prophète du Sinaï n'était-il pas un initié de Memphis ? Et si, par hasard, votre suprême docteur n'était qu'un transfuge des anciens temples et un sectaire détaché d'une antique et primitive religion universelle, que deviendraient votre Schemang, vos Théphilim, votre Mésousah et votre Schéma ? Que deviendrait surtout votre signe prétendu sacré, votre déplorable et sanglante circoncision ?  

Quoi qu'il en soit, abstraction faite de ces formules mystiques, il serait à désirer que tout homme pratiquât la morale des Esséens.

 

Source : Isis ou initiation maçonnique

 

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Les origines du christianisme, l'hypothèse des esséniens

10 Novembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #spiritualité

Les esséniens étaient des juifs vivant en communauté installés dans le désert de Judée, à Qumran, et dont on a retrouvé les manuscrits (dits «de la mer Morte») en 1947. Ils avaient traversé deux mille ans dans des jarres, elles-mêmes dissimulées dans des grottes. Malgré le temps qui avait dévoré les contours des rouleaux, on a réussi à reconstituer des textes et des fragments de texte.
Qui étaient ces esséniens ? Beaucoup d'incertain demeure à ce propos. On sait qu'ils s'établirent pendant deux à trois siècles, arrivés aux alentours du troisième siècle avant Jésus-Christ et délogés par les Romains entre 66 et 70, lors de la révolte des juifs. La plus grande partie de la littérature que l'on peut lire à leur sujet est orientée. Certains veulent y voir les premiers chrétiens, et donc l'inexistence de Jésus, celui-ci étant le «Maître de Justice» de cette secte, légèrement différent de celui qui, selon eux, est imaginé dans les Évangiles. D'autres, au contraire, nient les ressemblances et les coïncidences et veulent y voir des juifs très orthodoxes qui n'ont aucun rapport avec les premiers chrétiens.
Jusqu'à présent, l'essénisme est la plus plausible origine du christianisme. Et grâce à elle, il y aurait un fort trait d'union entre le judaïsme et le christianisme. Les chrétiens ne seraient autres que des juifs libéraux et réformateurs, dans la prolongation d'Isaïe, de Jérémie, des Proverbes et de la Sagesse – et bien-sûr, de Jésus. D'ailleurs, certains aspects de l'essénisme frappent particulièrement par leur ressemblance avec le christianisme, et l'on ne peut décemment pas prétendre que cela soit dû au simple hasard.
De l'époque de Jésus-Christ, les esséniens nous ont laissé pratiquement les seuls textes qui constituent toutefois une grande bibliothèque. On a pu retrouver presque tous les livres de l'Ancien Testament avec cependant quelques nuances dans l'écriture, des commentaires, et des œuvres personnelles. Ces dernières sont de deux sortes en particulier : les unes véhiculent une pensée très orthodoxe, exigeant le respect des règles allant jusqu'aux moindres détails. Le rouleau du temple énonce les sacrifices (13.9), les exigences, et réclame de la part des moines un respect de la loi très rigoureux. Cette même règle entraîne en cas de non respect des punitions très strictes allant de la défense de parler pendant un laps de temps, jusqu'au bannissement pendant plusieurs années. D'autres manuscrits sont en revanche les support d'une pensée plus étonnante, voulant mettre l'accent sur les points essentiels de la religion. Ce sont des compositions originales. Les principales idées fondatrices du christianisme y sont récurrentes : la circoncision prônée est celle du cœur (Règle de la Communauté 5.5, Commentaire d'Habacuc 11.13) à défaut d'une circoncision charnelle, ce qui est prépondérant dans la pensée de Saint Paul. Ces manuscrits recèlent également d'autres sentences typiques du christianisme, et on peut croire que ces textes aient servi de brouillon aux Épîtres et aux Évangiles.
Les points communs ne s'arrêtent pas à de simples affinités philosophiques. Les esséniens avaient un mode de vie en communauté, ils observaient la chasteté : ils n'avaient aucune femme. Ils pratiquaient la bénédiction du pain et du vin (Règle de la communauté, 6.5) ; ils se baptisaient ; ils s'interdisaient toute nourriture animale sauf le poisson. Tout cela était identique aux pratiques chrétiennes de l'antiquité et, plus tard, aux cathares.
De plus, entre la fin de l'essénisme et le début du christianisme, il y a une cohésion évidente. Elle pousserait à prétendre que les esséniens, dès lors qu'ils cessèrent d'être «esséniens», furent «chrétiens». En effet, c'est seulement après 66-70 que le christianisme devint apostolique. Comme par hasard, il se développa immédiatement après, de la même façon que le bouddhisme s'étend aujourd'hui en Occident à cause de l'occupation du Tibet par les Chinois. À ceci s'ajoute l'incertitude quant à la datation exacte de Jésus-Christ, il ne serait pas impossible que celui-ci soit plus ancien qu'on ne le croit, raison pour laquelle le christianisme fut missionnaire bien après que le Christ fut mort.
Les esséniens considéraient leur «Maître de justice» comme leur élu, lequel doit annoncer la bonne parole, mais non pas le dernier élu, venu pour l'appliquer. Voilà peut-être pourquoi les chrétiens pensèrent que Jésus devait revenir lors de l'Apocalypse et que, dans l'Évangile selon St Jean, l'intervention du Christ est annoncée à nouveau : il sera le dernier pasteur de l'humanité. C'est ce personnage qui est mentionné par les esséniens dans le manuscrit 4Q534-536 et que Saint Malachie évoque comme le «Pastor Angelicus» 112e pape de sa liste, et 2e à venir après Jean Paul II. Les esséniens considéraient que leur culte serait rétabli à la renaissance d'Israël. Or, la découverte de leurs manuscrits coïncida avec sa formation. Certains prétendent que, dans un poème cathare de Persifal, probablement composé aux alentours du XIVe siècle, l'auteur chante : «Dans sept ans, le laurier reverdira» (en occitan : «Al cap de sept cens ans, verdégéo le Laurel»). D'autres prétendent que cette prophétie serait due à Bélibaste, lorsqu'il mourut, en 1321.
La doctrine des esséniens présente les aspects d'un dualisme mitigé, que l'on respire dans les Évangiles et les Épîtres de Jacques et Jean. A posteriori, cette doctrine a dévié dans deux directions opposées : le dualisme absolu du manichéisme, et l'abandon du dualisme d'un autre côté, chez les catholiques en particulier. Il faudrait peut-être se référer à l'essénisme pour retrouver l'essence du message chrétien d'origine.
Les esséniens se représentent Dieu comme un principe de totalité. L'homme, en tant que chair, est le néant. Ils attachent à Dieu le caractère d'unité, avec les mêmes caractéristiques que le Verbe dans l'Évangile de Saint Jean. Le Verbe – si on ne précise pas quelle personne, quel temps, quel verbe – serait l'essence de l'action, le «chaos», le «tout», le «tohu-bohu» que les cathares considéraient comme le principe du monde. Les hommes sont entre l'esprit mauvais et l'esprit bon, ils peuvent s'identifier à l'un ou à l'autre. Dans l'essénisme comme dans le zoroastrisme, c'est Dieu qui a créé ces deux esprits. Le Bien : c'est la totalité, l'infinité, l'autorité. Il inclut donc le mal ; or ce dernier est néant car il n'est que lui seul. Les esséniens, comme les cathares, rejetaient le monde. Ils lui associaient le mal, la corruption, la luxure, le péché. Source : http://srv08.admin.over-blog.com/

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Les origines du christianisme et la recherche du Jésus-Christ historique

10 Novembre 2012 , Rédigé par Acharya S Publié dans #spiritualité

Introduction

Dans le monde au cours des siècles passés, on a beaucoup écrit au sujet de la religion, de sa signification, de sa pertinence et de sa contribution à l'humanité. En Europe occidentale en particulier, de nombreux volumes ont été composés qui spéculent sur la nature et l’historicité du personnage principal des religions occidentales, Jésus-Christ. Beaucoup de gens ont essayé de creuser dans les rares indices restants relatifs à l'identité de Jésus et de proposer un croquis biographique qui soit soutient la foi, ou alors révèle le côté plus humain de cet homme-dieu qui nous est si proche. Évidemment, vu le temps et l'énergie dépensés à leur sujet, le christianisme et son fondateur légendaire sont très importants pour l'esprit et la culture occidentaux.

La Polémique

En dépit de toute cette littérature produite sans interruption et de l'importance du sujet, il y a chez le public un sérieux manque d'éducation formelle et étendue concernant la religion et la mythologie, et la plupart des individus sont terriblement mal informés à ce sujet. En ce qui concerne le christianisme, par exemple, on enseigne à la majorité des personnes, dans la plupart des écoles et églises que Jésus-Christ était une figure historique et réelle, et que la seule polémique le concernant est que certains le perçoivent en tant que fils de Dieu et Messie, alors que d'autres non. Cependant, bien que ce soit le débat le plus évident dans ce domaine aujourd'hui, il n'est pas le plus important. Aussi choquant que cela puisse paraître à l’homme de la rue, la polémique la plus profonde et durable à ce sujet est de savoir si un individu appelé Jésus-Christ a réellement existé.

Bien que cette controverse puisse ne pas être évidente au vu des publications habituellement disponibles dans les librairies populaires , quand on examine cette question de manière plus approfondie, on trouve un énorme volume de littérature qui démontre à maintes reprises, logiquement et intelligemment, que Jésus-Christ est un personnage mythologique au même titre que les hommes-dieux grecs, romains, égyptiens, sumériens, phéniciens ou indiens, qui sont tous actuellement perçus comme des mythes plutôt que comme des personnages historiques2. En fouillant plus avant dans cette grande quantité de documents, on peut découvrir les preuves que le personnage de Jésus est basé sur des mythes et des héros beaucoup plus anciens du monde antique. On s’aperçoit alors que cette histoire n'est pas une représentation historique d'un charpentier rebelle juif qui s'incarna physiquement dans le Levant il y a 2.000 ans. Autrement dit, on a démontré continuellement pendant des siècles que le personnage de Jésus-Christ, a été inventé et ne dépeint pas une vraie personne qui soit aurait été le fils de Dieu, ou qui aurait ensuite été transformée en un surhomme par ses disciples enthousiastes.

Historique et position de la discussion

Cette polémique a existé dès le début, et les écrits des "Pères de l’église" eux-mêmes indiquent qu'ils ont constamment été forcés par l'intelligentsia "païenne" à défendre ce que les non-chrétiens considéraient comme une fable absurde et fabriquée sans aucune preuve d’existence historique. Comme le signale le rév. Taylor : De façon ininterrompue depuis les temps apostoliques, mais jamais de façon si forte et emphatique que lors des tout débuts, l’existence du Christ en temps que personne fut vigoureseument niée. L’empereur Julien, qui succéda au "bon chrétien" Contantin, un fanatique meurtrier, réautorisa les cultes paiens, et affirma : Si quelqu’un veut savoir la vérité en ce qui vous concerne, Chrétiens, il saura que votre impiété est partiellement constituée de l’audace juive, et aussi de l’indifférence et du sens de la confusion des Gentils, et que vous avez mélangé non pas leurs meilleures, mais leurs pires caractéristiques. Selon ces dissidents, le nouveau testament aurait pu correctement s'appeler les "fictions d'Évangile."

Il y a un siècle, le mythologue Albert Churchward a dit : "On peut montrer que les évangiles canoniques sont une collection d'énonciations du Mythos et de l'Eschatologie égyptiens."

Dans La contrefaçon dans le christianisme, Joseph Wheless dit : "Les évangiles sont tous des contrefaçons sacerdotales rédigées plus d’un siècle après leurs prétendues dates." Ceux qui ont inventé certains des évangiles et des épîtres "alternatifs" qui furent écrits approximativement pendant les deux premiers siècles C.E. ont même admis qu'ils avaient forgé les documents. La contrefaçon pendant les premiers siècles de l'existence de l'église était manifestement effrénée, si commune en fait qu'une nouvelle expression a été inventée pour la décrire: "fraude pieuse." Une telle tromperie est fréquemment admise dans L'Encyclopédie Catholique. Certains des "grands" pères de l’église, tel Eusebius, ont été reconnus par leurs propres pairs comme étant d’incroyables menteurs qui ont régulièrement écrit leurs propres fictions sur ce que "le seigneur" avait dit et fait pendant "son" séjour allégué sur la Terre .

La Preuve

L'affirmation que Jésus-Christ est un mythe peut être démontrée non seulement par les travaux des dissidents et des "païens" qui ont su la vérité - et qui ont été perfidemment réfutés ou assassinés dans leur combat contre les prêtres chrétiens et les "pères de l’église," qui dupaient les masses avec leurs fictions - mais également par les énoncés des chrétiens eux-mêmes, qui révèlent sans interruption qu'ils ont su que le Christ était un mythe fondé sur des dieux plus anciens situés dans tout le monde antique connu. De fait, le pape Léon X, qui connaissait la vérité en raison de son rang élevé, fit cette déclaration curieuse, "Quel bénéfice cette fable du Christ ne nous a-t-elle pas apporté !" (emphase ajoutée.) Comme le dit Wheless : "les preuves à l’appui de ma thèse sont incroyablement faciles à trouver."

Les Gnostiques

De leur propre aveu, les premiers chrétiens étaient incessamment critiqués par d'autres érudits de grande réputation qui furent diffamés en tant que "païens" par leurs adversaires chrétiens. Ce groupe a inclu beaucoup de Gnostiques, qui se sont énergiquement opposés à l’affirmation d’une manifestation physique de leur dieu. On peut montrer que les chrétiens ont emprunté plusieurs des caractéristiques de leur homme-dieu aux Gnostiques, ce qui signifie "Ceux qui savent," une désignation vague s’appliquant à diverses confréries et écoles ésotériques. Les réfutations des chrétiens contre les gnostiques indiquent que l’homme-dieu chrétien était une insulte aux gnostiques, qui soutenaient que leur dieu ne pouvait prendre forme humaine.

Sources Bibliques

Il est frappant de constater que les documents chrétiens les plus anciens, les Epîtres attribués à "Paul," ne discutent jamais de l’historique de Jésus mais traitent exclusivement d’un être spirituel qui était connu à toutes les sectes gnostiques depuis des centaines et des milliers d'années. On peut montrer que les quelques références "historiques" à une vie réelle de Jésus citées dans l'Epître sont des interpolations et des contrefaçons, comme le sont, si l’on en croit Wheless, les épîtres eux-mêmes, qui n’auraient donc pas été écrits par Paul. Comme Edouard Dujardin le précise habilement, la littérature de Paul "ne se rapporte pas à Pilate, ou aux Romains, ou à Caiphe, ou au Sanhédrin, ou à Hérode, ou à Judas, ou aux femmes saintes, ou à aucune personne dans le récit évangélique de la Passion, et ne leur fait jamais aucune allusion; pour finir, elle ne mentionne absolument aucun des événements de la Passion, directement ou par allusion." Dujardin indique encore que d'autres écrits "chrétiens" les plus anciens tels la Révélation ne mentionnent aucun détail ou drame historiques . Mangasarien indique que Paul ne cite jamais les prétendus sermonts, prêches, paraboles et prières de Jésus, et qu’il ne fait pas plus mention de sa naissance surnaturelle et de ses prétendus merveilles et miracles, en fait tout ce qui aurait semblé très important pour ses fidèles si de tels exploits et paroles avaient été connu antérieurement à Paul.

Si l’on s’intéresse maintenant aux Evangiles, qui furent écrits vers le milieu du 2° siècle C.E., leurs prétendus auteurs, les apôtres, donnent des récits de Jésus et de sa généalogie qui se contredisent entre elles à plusieurs endroits. Sa naissance et son enfance sont mentionnées chez Marc, et bien que "Matthieu" et "Luc" affirment qu’il est "né d’une vierge," on fait remonter sa lignée de Joseph à la maison de David, de façon à ce qu’il "réponde à la prophétie." Dans les trois Evangiles synoptiques, on indique qu’il a enseigné durant un an avant de mourir, alors que chez "Jean" on parle de trois années. "Matthieu" indique que Jésus a donné le "Sermont de la Montagne" devant "les foules," alors que "Luc" mentionne une conversation privée avec quelques disciples. Les récits de la Passion et de la Résurrection différent totalement les uns des autres, et aucun n’indique à quel âge il est mort. Pour Wheless, "les soit-disant écrits ‘canoniques’ du Nouveau Testament constituent un texte confus et qui se contredit lui-même, l’estimation présente étant d’au moins 150 000 lectures possibles, ce fait étant connu et admis." De plus, sur les douzaines d’évangiles, certains qui à l’origine étaient considérés comme authentiques ou canoniques furent plus tard rejetés comme apocryphes ou faux, et vice-versa. Cela fait beaucoup pour "l’infaillible Parole de Dieu" et l’Eglise "infaillible!" La confusion est partout présente car au cours des siècles, des chrétiens plagiaires ont essayé d’amalgamer et de fusionner pratiquement tous les mythes, contes de fées, légendes, doctrines ou fragments de sagesse qu’ils pouvaient trouver à partir d’innombrables philosophies et religions à mystère qui existaient à l’époque. Ils ont ainsi contrefait, interpolé, mutilé, changé et réécri ces textes pendant des siècles.

Sources non-bibliques

En fait, il n’y a pas de référence non-biblique au personnage historique de Jésus par aucun des historiens connus de l’époque contemporaine et suivant la prétendue venue du messie. Walker indique qu’aucun écrivain de son temps ne l’a mentionné dans un écrit connu. L’éminent historien juif hélléniste et philosophe Philon (20 B.C.E.- 50 C.E.), vivant à l’époque supposée de Jésus, ne le mentionne pas. Les quelques quarante historiens qui se sont succédés dans les deux premiers siècles ne l’ont pas mentionné davantage." Il reste suffisamment d’écrit de [ces] auteurs … pour former une bibliothèque. Et pourtant dans cette masse de littérature juive et paienne, excepté deux passages contrefaits dans les écrits d’un auteur Juif, plus deux passages controversés dans les œuvres d’écrivains romains, on ne trouve aucune mention de Jésus-Christ." Leur silence constitue un témoignage assourdissant envers les historiens .

Dans toute l’œuvre de l’historien Juif Josèphe, formée de nombreux volumes, il y a seulement deux paragraphes qui prétendent se référer à Jésus. Quoique l’on ait beaucoup dit sur ces "références", elles ont été dénoncées par tous les érudits et même par les apologistes chrétiens comme étant des faux, comme l’ont été celles se référant à Jean le Baptiste et Jacques, "frère" de Jésus. L’évêque Warburton qualifia l’interpolation de Josèphe concernant Jésus de "faux avéré, de plus très stupide." Wheless indique que "la première mention de ce passage, avec son texte, se trouve dans l’Histoire de l’Eglise de cet écrivain très malhonnête qu’était Eusèbe, au quatrième siècle... " CE [Catholic Encyclopedia] admet que le passage mentionné ci-dessus "n’était pas connu d’Origène et des premiers écrivains patristiques." Wheless, un juriste, et Taylor, un ministre, s’accordent à dire qu’Eusèbe lui-même fabriqua le passage.

Si l’on considère la lettre à Trojan supposémment écrite par Pline le Jeune, qui est l’une des si rares "références" à Jésus ou à la Chrétienté exhibé par les Chrétiens comme preuve de l’existence de Jésus, on ne peut lui appliquer qu’un seul mot--"Chrétien"--et on a montré qu’il s’agissait d’un faux, comme est suspectée de l’être la lettre entière. En ce qui concerne le passage dans les travaux de l’historien Tacite, qui n’a pas vécu à l’époque supposée de Jésus mais qui est né 20 ans après sa prétendue mort, il est aussi considéré par les érudits compétents comme étant une interpolation et un faux. Les défenseurs des Chrétiens mettent aussi en avant le passage de Suétone se référant à une personne du nom de "Chrestus" ou "Chrestos" comme une référence à leur Sauveur ; quoiqu’il en soit, alors que certains ont spéculé qu’il y avait un Romain qui s’appelait ainsi à cette époque, le nom Chrestus" ou "Chrestos", qui signifie "utile", était fréquemment porté par des esclaves libérés. D’autres affirment que ce passage est aussi une interpolation.

De ces références, Dujardin dit que "même si elles sont authentiques, et dérivent de sources plus anciennes, elles ne nous ramèneraient pas avant la période lors de laquelle la légende évangélique prit forme, et ainsi ne pourraient attester que la légende de Jésus et non son historicité." Dans tous les cas de figure, ces "références" rares et brèves à un homme qui a supposamment bouleversé le monde peuvent difficilement être tenus pour des preuves de son existence, et il est absurde de faire reposer la religion Chrétienne dans son entier sur son authenticité supposée. Comme l’on dit, "les affirmations extraordinaires nécessitent des preuves extraordinaires"; cependant, aucune preuve d’aucune sorte de l’historicité de Jésus n’a jamais existé ou est sur le point de l’être.

Les Personnages

Il est évident qu’il n’y avait pas un personnage unique sur laquelle la religion chrétienne s’est fondée, et que ce "Jésus-Christ" est une compilation de légendes, héros, dieux et hommes-dieux. La place manque ici pour entrer dans le détail au sujet de chaque dieu qui a contribué à la formation du personnage de Jésus; qu'il suffise de dire qu'il y a d'abondance de documents pour prouver que ce sujet n'est pas une question de "foi" ou de "croyance." La vérité est que, à l’époque où ce personnage a censément vécu, il y avait une vaste bibliothèque à Alexandrie et un réseau incroyablement souple de confréries qui s’étendait de l'Europe à la Chine ; ce réseau d’information a eu accès à de nombreux manuscrits qui racontaient le même récit que celui du Nouveau Testament, avec des noms de lieu et d'appartenance ethnique différents. Dans la réalité, le récit de la vie de Jésus constitue un parallèle presque identique avec l'histoire de Krishna, par exemple, y compris dans ses détails, comme signalé entre autres par le mythologue et érudit distingué Gérald Massey il y a plus de cent ans, aussi bien que par le révérend Robert Taylor il y a cent-soixante ans, entre autres . Le conte de Krishna que l’on trouve dans les Védas hindous a été daté à au moins 1400 B.C.E. On peut dire la même chose du mythe d’Horus, qui est presque identique, dans ses détails, à l’histoire de Jésus, mais qui précède la version chrétienne de milliers d’années.

L'histoire de Jésus a incorporé des éléments de récits d'autres dieux enregistrés dans ce vaste territoire, comme par exemple ceux des sauveurs du monde et "fils de Dieu", dont la plupart précèdent le mythe chrétien, et dont un bon nombre furent crucifiés ou exécutés :

  • Adad d'Assyrie
  • Adonis, Apollon, Héraclès ("Hercule"), et Zeus en Grèce
  • Alcides de Thèbes
  • Attis de Phrygia
  • Baal de Phénicie
  • Bali d'Afghanistan
  • Beddru du Japon
  • Buddha en Inde
  • Crite de Chaldée
  • Deva Tat du Siam
  • Hésus des druides celtes
  • Horus, Osiris, et Sérapis d'Egypte, dont l'aspect barbu avec de longs cheveux a été adopté pour le personnage du Christ
  • Indra au Tibet
  • Jao au Népal
  • Krishna en Inde
  • Mikado des Sintoos
  • Mithra en Perse
  • Odin des Scandinaves
  • Prométhée au Caucase
  • Quetzalcoatl au Mexique
  • Salivahana aux Bermudes
  • Tammuz de Syrie (qui fut, dans un mouvement typique de la fabrication des mythes, plus tard transformé en disciple Thomas16)
  • Thor en Gaule
  • Monarque universel des Sibyles
  • Wittoba des Bilingonèses
  • Xamolxis de Thrace
  • Zarathustra/Zoroastre en Perse
  • Zoar des Bonzes

Les principaux protagonistes

Bouddha

Bien que la plupart des personnes pensent que Bouddha fut une personne qui vécut vers 500 B.C.E., on peut également démontrer que le personnage généralement dépeint comme Bouddha est une compilation des hommes-dieux, des légendes et paroles de divers hommes saints avant et après la période attribuée au Bouddha historique.

Le personnage de Bouddha a les points suivants en commun avec le Christ:

  • Bouddha est né de la Vierge Maya, qui était considérée comme la "Reine du Ciel".
  • Il était de naissance royale.
  • Il exécutait des miracles et des merveilles, guérissait les malades, nourrit 500 hommes à partir d’un "petit panier de gâteaux", et marcha sur les eaux.
  • Il a écrasé la tête d'un serpent.
  • Il a supprimé l’idolâtrie, était un "semeur de mots", et prêchait "l’établissement d’un royaume de justice".
  • Il enseigna la chasteté, la douceur, la tolérance, la compassion, l’amour et l’égalité de tous.
  • Il fut transfiguré sur une montagne.
  • Sakya Buddha fut crucifié pour expier ses fautes, souffrit durant trois jours en enfer, puis fut ressuscité.
  • Il est monté au Nirvana ou au "ciel."
  • Il était considéré comme le "bon berger "18 , le "Charpentier", "l’Infini et Eternel".
  • Il fut appelé "le Sauveur du Monde" et "la lumière du Monde".

Horus d’Egypte

Les histoires de Jésus et d’Horus sont très semblables, Horus ayant de plus contribué à l’attribution du nom de Jésus-Christ. Horus et son père Osiris sont fréquemment interchangeables dans le mythe ("Moi et mon Père sommes un"). Les légendes relatives à Horus datent de milliers d'années, et il a avec Jésus les points communs suivants:

  • Horus est né de la vierge Isis-Meri le 25 décembre dans une grotte/crèche, sa naissance étant annoncée par une étoile à l’est et attendue par trois hommes sages.
  • Il enseignait à des enfants au Temple et fut baptisé à l’âge de trente ans.
  • Il a eu 12 disciples.
  • Il effectua des miracles et éleva un homme, El-Azar-us, d’entre les morts.
  • Il marcha sur l’eau.
  • Horus fut transfiguré sur la Montagne.
  • Il a été enterré dans un tombeau et a été ressuscité.
  • Il était aussi "la Voie, la Vérité, la Lumière, le Messie, le fils oint de Dieu, le Fils de l’Homme, le Bon Berger, l’Agneau de Dieu, le Mot", etc.
  • Il était "le Pêcheur" et était associé à l’Agneau, au Lion, au Poisson ("Ichthys")
  • L'épithète personnelle de Horus était "Iusa," "le fils éternel" de "Ptah," le "Père.".
  • Horus s'appelait "le KRST," ou "Oint," longtemps avant que les chrétiens en reprennent l'histoire .

En fait, dans les catacombes de Rome, on trouve des images d’Horus représenté comme un bébé tenu par Isis, la vierge mère - la "Madonne et l'enfant" initiaux  - et le Vatican lui-même est construit sur la papauté de Mithra, qui a de nombreux points communs avec Jésus et qui a existé longtemps avant que le personnage de Jésus ne soit formalisé. La hiérarchie chrétienne est presque identique à la version de Mithra à laquelle elle s’est substitué . Pratiquement tous les éléments du rite catholique, de l’obole à l’ostie et de l’eau bénite à l’autel jusqu’à la doxologie sont directement empruntés à d’anciennes religions à mystères paiennes.

Krishna

Les similitudes entre le personnage Chrétien et le messie Indien sont nombreuses. En effet, Massey trouve plus de 100 similarités entre les deux, et Graves, qui inclut les divers évangiles non-canoniques dans son analyse, en liste plus de 300. Il est intéressant de remarquer qu’une ancienne écriture usuelle de Krishna en anglais était "Christna", ce qui fait ressortir son rapport avec "Christ". On peut encore noter que, tout comme le messie Juif, beaucoup de gens pensaient que Krishna avait physiquement existé.

  • Krishna est né de la Vierge Devaki ("La Divine").
  • Son père était charpentier.
  • Sa naissance était attendue par des anges, des hommes sages et des bergers, et il se présenta avec de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
  • Il s'appelle Dieu des bergers.
  • Il fut persécuté par un tyran qui ordonna le meurtre de milliers d'enfants en bas âge.
  • Il était de naissance royale.
  • Il fut baptisé dans le Gange.
  • Il effectua miracles et merveilles.
  • Il ressuscitait les morts et guérissait les lépreux, les sourds et les aveugles.
  • Krishna utilisait des paraboles pour enseigner au peuple la charité et l’amour.
  • "Il vécut pauvre et il aima les pauvres."
  • Il fut transfiguré devant ses disciples.
  • Dans certaines traditions, il mourut sur un arbre ou fut crucifié entre deux voleurs.
  • Il ressuscita d’entre les morts et monta au ciel.
  • Krishna est appelé "le Dieu-Berger" et le "Seigneur des Seigneurs", et était considéré comme "le rédempteur, le premier-né, le Libérateur, le Mot Universel".
  • Il est la seconde personne de la trinité et s’est proclamé lui-même "la résurrection" et "la voie vers le Père".
  • Il était considéré comme "le Début, le Milieu et la Fin" ("alpha et omega"), comme un être omniscient, omniprésent et omnipotent.
  • Ses disciples lui donnèrent le titre de "Jezeus", ce qui signifie "pure essence".
  • Krishna doit revenir se battre avec le "Prince du Mal", qui désolera la Terre.

Mithra, le Dieu-Soleil de Perse

L'histoire de Mithra précède la fable chrétienne d’au moins six cent ans. D’après Wheless, le culte de Mithra était, peu avant l’ère chrétienne, le plus populaire et répandu des religions ‘paiennes’ de l’époque. Mithra a les caractéristiques suivantes en commun avec le Christ:

  • Mithra est né d'une vierge le 25 décembre.
  • Il était considéré comme un grand professeur et un maître itinérant.
  • Il était appelé "le Bon Berger."
  • Il était considéré comme "la Voie, la Vérité et la Lumière."
  • Il était encore considéré comme "le Rédempteur," "le Sauveur," "le Messie."
  • Il était identifié à la fois au Lion et à l'Agneau.
  • Son jour sacré était le dimanche, le "jour du Seigneur", des centaines d'années avant l'émergence du Christ.
  • Il avait sa fête principale à la date qui allait ensuite devenir Pâques, correspondant à sa résurrection.
  • Il avait 12 compagnons ou disciples.
  • Il effectuait des miracles.
  • Il a été enterré dans un tombeau.
  • Après trois jours, il s'est relevé.
  • Sa résurrection était célébrée chaque année.
  • Sa religion comportait une eucharistie ou "diner du Seigneur".

Prométhée de Grèce

On a affirmé que le Dieu Grec Prométhée venait d’Egypte, mais son drame se situa en fait dans les montagnes du Caucase. Prométhée partage avec le Christ de nombreux points communs.

  • Prométhée descendit du ciel comme un Dieu pour s’incarner en homme afin de sauver l’humanité.
  • Il fut crucifié, souffrit et fut ressuscité.
  • Il fut appelé le Verbe ou le Mot.

La tradition affirme que Prométhée fut crucifié sur un rocher, mais cependant certaines sources indiquent qu’il fut crucifié sur un arbre et que les Chrétiens modelèrent l’histoire et/ou mutilèrent le texte, comme ils le firent avec les œuvres de tant d’auteurs anciens. Quoiqu’il en soit, le Soleil caché par l’obscurité constitue un parallèle avec le récit chrétien de l’obscurité qui tomba quand Jésus fut crucifié. Cet événement remarquable, qui n’est pas enregistré dans l’histoire, n'est explicable qu’à l’intérieur d’un mythe et comme partie d’une pièce récurrente.

La création d'un mythe

Les chrétiens ont effectué une telle censure que cela a mené à l'analphabétisme virtuel du monde antique ; de plus, ils se sont assurés que leur secret serait caché des masses, mais les érudits des autres écoles et sectes n'ont jamais renoncé à leurs arguments contre l’historicisation d’un être mythologique très antique. Nous avons perdu les arguments de ces dissidents érudits parce que les chrétiens ont détruit toutes les traces de leurs travaux. Néanmoins, les chrétiens ont préservé les conflits avec leurs détracteurs par les propres réfutations.

Par exemple, un des premiers pères de l'église, Tertullien (160-220 C.E.) "ex-païen" et évêque de Carthage, admet ironiquement les véritables origines du récit du Christ et de tous les autres hommes-dieux en énonçant une réfutation de ses critiques, "Vous dites que nous adorons le soleil; mais vous aussi."Point notable, initialement croyant et défenseur acharné de la foi, Tertullien renonça ensuite au christianisme .

Le "fils" ("Son") de Dieu est le "soleil" ("Sun") de Dieu

La raison pour laquelle tous ces récits sont si semblables, avec un homme-dieu qui est crucifié et ressuscité, qui fait des miracles et a 12 disciples, est que ces contes sont basés sur les mouvements du soleil dans les cieux, un développement astrothéologique qui peut être retrouvé sur toute la planète parce qu'on peut observer le soleil et les 12 signes de zodiaque tout autour du globe. Autrement dit, Jésus-Christ et tous les autres sur qui son personnage est fondé sont des personnifications du soleil, et l'Évangile est simplement une répétition d'un texte mythologique (le "Mythos", voir plus haut) concernant les mouvements du soleil dans les cieux .

Par exemple, la plupart des hommes-dieux crucifiés ont leur anniversaire traditionnel le 25 décembre. C'est parce que les anciens se sont rendu compte que (d'une perspective géocentrique) le soleil effectue une descente annuelle vers le sud jusqu'au 21ème ou 22ème jour de décembre, le solstice d'hiver, qu’il cesse ensuite de se déplacer vers le sud pendant trois jours et puis recommence à se déplacer vers le nord. A ce moment, les anciens disaient que le "soleil de Dieu" "était mort" pour trois jours avant de "ressusciter" le 25 décembre. Les anciens se rendaient compte de façon très claire qu’ils avaient besoin du Soleil chaque jour et qu'ils auraient de gros ennuis si le soleil continuait à se déplacer vers le sud et ne s'arrêtait pas pour inverser sa direction. Ainsi, ces nombreuses cultures célébraient l'anniversaire du "soleil de Dieu" le 25 décembre26. Suivent les caractéristiques du "soleil de Dieu":

  • Le soleil "meurt" pendant trois jours le 22 décembre, lors du solstice d'hiver, quand il arrête son mouvement vers le sud, avant de renaître le 25 décembre, lorsqu’il reprend son mouvement vers le nord.
  • Dans certaines cultures, le calendrier commençait initialement dans la constellation de la Vierge, et le soleil était donc " né d'une Vierge."
  • Le soleil est la "Lumière du Monde."
  • Le soleil "vient sur des nuages, et chaque oeil le verra".
  • Le soleil se levant le matin est le "Sauveur de l'humanité".
  • Le soleil porte une "couronne d’épines" ou halo.
  • Le soleil "marche sur les eaux. "
  • Les "disciples" du soleil sont les 12 mois et les 12 signes du zodiaque ou constellations, par lesquels le soleil doit passer.
  • Le Soleil à 12 heures est dans la maison ou le temple du "Plus Haut" ; par conséquent , "il" commence le "travail de son père" à l’ "âge" de 12 ans.
  • Le Soleil entre dans chaque signe du Zodiaque à 30° ; en conséquence, le "soleil de Dieu" commence son ministère à l’ "âge" de 30 ans.
  • Le Soleil est tenu sur une croix ou "crucifié", ce qui représente son passage par les équinoxes, celle de Printemps étant Pâques (Easter), époque à laquelle il est ressuscité.

Contrairement à la croyance populaire, les anciens n'étaient pas ignorants et superstitieux au point de considérer leurs dieux comme de véritables personnes. En fait, cette propagande calomnieuse représente une partie de la conspiration pour faire croire que les anciens étaient effectivement la populace hébétée qui avait grand besoin de la "lumière de Jésus". La vérité est que les anciens n’étaient pas moins avancés dans leurs pratiques spirituelles et morales, et même plus avancés dans de nombreux cas, que les chrétiens avec leur prétendue spiritualité et idéologie qui, avec cette atteinte à l’historicité, ont en fait dégradé l’ancien Mythos. En effet, à la différence des chrétiens "supérieurs", l’élite intellectuelle des anciens se rendait bien compte que leurs dieux étaient de nature astronomique et atmosphérique. Platon, Socrate et Aristote savaient sûrement que Zeus, le père et dieu du ciel qui est arrivé en Grèce originaire d'Inde et/ou d'Egypte, n'était pas une véritable personne, malgré le fait que les Grecs avaient indiqué en Crète à la fois une caverne de naissance et une caverne de la mort de Zeus. De plus, on peut trouver à plusieurs endroits du monde des sites où ce prétendu Dieu est né, mort, a marché, souffert, etc, un procédé commun qui n’est pas monopolisé et n’a pas commencé avec la Chrétienté.

L’étymologie indique l'histoire

Zeus, connu aussi comme "Zeus Pateras," que nous prenons maintenant automatiquement pour un mythe et non pas une figure historique, prend son nom de sa version indienne, "Dyaus Pitar." A son tour Dyaus Pitar est relié au "Ptah" égyptien, et de Pitar et de Ptah vient le mot "pater," ou "père." "Zeus" provient de "Dyaus," qui est devenu "Deos," "Deus" "Dios" et "Dieu." "Zeus Pateras," comme Dyaus Pitar, signifie, "Dieu le père", un concept très ancien qui en aucun cas n’a commencé avec "Jésus" et la chrétienté. Il n’est pas question de considérer Zeus comme un personnage historique. Dyaus Pitar est devenu "Jupiter" dans la mythologie romaine, et de la même façon n'est pas représentatif d'un personnage réel et historique. Dans la mythologie égyptienne, Ptah, le père, est le "dieu-force" invisible, et le soleil était considéré comme le mandataire visible de Ptah qui apporte la vie éternelle sur terre; par conséquent, le "fils de Dieu" est vraiment le "soleil de Dieu." En effet, selon Hotema, le nom même du " Christ " vient du mot "Kris" (comme dans Krishna), qui est un nom pour le soleil.

En outre, puisque Horus s'est appelé "Iusa/Iao/Iesu" le "KRST" et que Krishna/Christna était appelé "Jezeus" plusieurs siècles avant un quelconque personnage juif portant le même nom, il serait plus sûr de considérer que Jésus-Christ n’est qu’une répétition de Horus et Krishna, entre autres. Selon le révérend Taylor, le titre "Christ" dans son forme hébraïque, signifiant "Oint" ("Masiah") a été porté par tous les rois d'Israel, et il était "tellement emprunté par tous les imposteurs, prestidigitateurs, et personnes prétendant à des communications surnaturelles, que la seule référence à ce mot est considérée comme une indication d’imposture dans l’évangile elle-même." Hotema établit que le nom de "Jésus-Christ" n'a été officiellement adopté sous cette forme que lors du premier Conseil de Nicée, en 325 C.E.

En réalité, même les noms de lieu et les appellations de beaucoup d'autres personnages du nouveau testament peuvent être considérés comme des traductions hébraïques des textes Egyptiens.

Par exemple, dans le fable de "Lazare," la momie élevée des morts par Jésus, les copistes chrétiens n'ont pas beaucoup changé son nom, puisque "El-Azar-us" étant la momie égyptienne élevée des morts par Horus probablement au moins 1.000 ans avant la version Juive. Ce récit est une allégorie pour le passage du soleil par la "constellation de la momie," lui apportant la lumière et la vie. Ce n'est pas une histoire vraie.

L'ennemi principal de Horus - initialement l'autre visage d’Horus ou son aspect "sombre" - était "Set" ou "Sata," d'où vient "Satan."  Horus lutte avec Set de la façon exacte dont Jésus lutta avec Satan, 40 jours dans le désert, entre autres similitudes. C'est parce que ce mythe représente le triomphe de la lumière sur l'obscurité, ou le retour du soleil pour soulager la terreur de la nuit.

"Jérusalem" signifie simplement la "ville de la paix," et il y a des raisons de suspecter que la ville réelle en Israel ait été nommée d’après la ville sainte de la paix des textes sacrés égyptiens qui existaient déjà avant que la ville ait été fondée. De même, "Béthany," célèbre site de la multiplication des pains, et qui signifie la "Maison de Dieu," est une allégorie pour la "multiplication du nombre à partir de l’Unité." N'importe quelle ville portant ce nom était probablement nommée à partir de l’endroit allégorique des textes qui existait avant la formation de la ville. Le prédécesseur et sa contrepartie égyptienne est "Bethanu."

Le Livre de la Révélation est égyptien et zoroastrien

On peut trouver certains noms de lieu allégoriques tels "Jérusalem" et "Israel" dans le Livre de la Révélation. Massey a établi que cette Révélation, loin d’avoir été écrite par un apôtre du nom de Jean pendant le 1er siècle C.E., était à cette date un texte très antique qui date des débuts de cette ère de l’histoire, c.-à-d. possiblement écrit depuis une période aussi considérable que 4.000 ans. Massey affirme que la révélation est liée à la légende mithraïque de Zoroastre/Zarathustra. De ce livre mystérieux, qui a stupéfié l’humanité pendant des siècles, Hotema dit : "Il est exprimé en termes de phénomène créatif ; son héros n’est pas Jésus mais le Soleil de l’Univers, son héroine est la Lune ; et tous ses autres protagonistes sont les planètes, les étoiles et les constellations ; le décor de la pièce comprend le Ciel, la Terre, les Rivières et la Mer. " La forme commune de ce texte a été attribuée par Churchward au scribe d’Horus, Aan, dont le nom n." (Horus a été également baptisé par "Anup le Baptiseur," qui est devenu "Jean le Baptiste.")

Le mot Israel lui-même, loin d'être une appellation juive, vient probablement de la combinaison de trois dieux régnants différents: Isis, la Déesse Mère de la Terre révérée dans tout le monde antique; Ra, le dieu-soleil égyptien; et El, le dieu Sémite que nous connaissons sous le nom de Saturne."El/Saturn" était un des noms les plus anciens pour le dieu des anciens Hébreux (d'où Emmanu-El, Micha-El, Gabri-El, Samu-El, etc.), et son culte se reflète dans le fait que les juifs considèrent toujours samedi ("Saturday") comme le "jour de Dieu."

En effet, le fait que les chrétiens adorent le dimanche ("Sunday") trahit les origines véritables de leur dieu et homme-dieu. Leur "sauveur" est en fait le soleil, qui est la "Lumière du monde que chaque oeil peut voir." Le soleil a été constamment considéré à travers l'histoire comme le sauveur de l'humanité pour d’évidentes raisons. Sans soleil, la planète ne durerait qu’un jour tout au plus. Le Soleil était tellement important pour les anciens qu’ils ont composé un "Livre du Soleil", ou "Helio Biblia", qui est devenu la "Sainte Bible" ("Holy Bible").

Les "patriarches" et "Saints" sont les Dieux d'autres cultures

Quand on étudie la fabrication des mythes, on peut aisément discerner et tracer un schéma qui s’est répété à travers l'histoire. Toutes les fois qu'une culture d’invasion prend le pas sur ses prédécesseurs, elle diffame les dieux précédents ou les transforme en dieux secondaires, "patriarches", ou, dans le cas de la chrétienté, "saints ." Ceci s’est produit à plusieurs reprises dans l'histoire. Un exemple de ce procédé est l’adoption du nom du dieu Hindou Brahma comme celui du patriarche Hébreu Abraham. Une autre école de pensée propose que le nom du patriarche Joshua ait été basé sur Horus en tant que "Iusa," puisque le culte de Horus avait migré à cette période vers le Levant. Dans cette théorie, le culte de Joshua, situé exactement dans la zone où le drame du Christ a prétendument eu lieu, fut passé dans l'histoire chrétie. Comme le dit Robertson, "le livre de Josuah nous conduit à penser qu’il avait plusieurs attributs du dieu-Soleil et que, comme Samson et Moise, il était une ancienne déité réduite à un statut de simple mortel."

En effet, la légende de Moïse, loin d'être celle d’un personnage Hébreu historique, peut être retrouvée dans l’Extrême et le Moyen-Orient antique, le personnage ayant différents noms et appartenances ethniques, selon l’endroit: "Manou" est le législateur Indien ; "Nemo le législateur," qui a descendu les tablettes de la Montagne de Dieu, vient de Babylone; on trouve "Mises" en Syrie et en Egypte, où "Manes le législateur occupe aussi la scène ; Minos est le réformateur Crétois et les Dix Commandements ("Décalogue") sont une simple répétition du code Babylonien d’Hammurabi et des Védas Hindous, entre autres. Comme Moïse, Krishna a été placé par sa mère dans un bateau de roseau, et abandonné au fleuve avant d’être découvert par une autre femme Il y a un siècle, Massey a souligné, et Graham a récemment réitéré, que l'exode lui-même n'est pas un événement historique. Que la réalité de l'exode soit remise en question est renforcé par le manque d‘un quelconque enregistrement archéologique, comme le signale La revue biblique d'archéologie ("BAR"), de Septembre/Octobre 1994.

Comme la majorité des personnages bibliques principaux, Noé est également un mythe , il y a bien longtemps emprunté aux Egyptiens, aux Sumériens et à d'autres, comme n'importe quel érudit expérimenté pourrait le démontrer, et cependant nous trouvons toutes sortes de livres – dont certains transmettant même la "vérité finale" fournie par un être mystique, omniprésent, omniscient et éternel, comme Jésus lui-même – jasant sur un véritable Noé historique, ses aventures extraordinaires, et la "Grande Inondation !"

De plus, l’ "Esther" du Livre d'Esther dans le Vieux Testament est une réminescence de la déesse Ishtar, Astarte, Astoreth ou Isis, dont vient "Pâques" ("Easter") et au sujet de laquelle peu est dit dans le "Mot infaillible de Dieu" Le motif de la Vierge Mère/Déesse/Reine des Cieux se retrouve sur tout le globe, bien avant l’ère Chrétienne, Isis étant par exemple aussi appelée "Mata-Meri" ("Mère Marie"). Comme le dit Walker, "Mari" était le "nom de base pour la Déesse connue des Chaldéens comme Marratu, des Juifs comme Marah, des Perses comme Mariham, des Chrétiens comme Marie. Les sémites adoraient une combinaison androgyne de la Déesse et du Dieu, appelé Mari-El (Marie-Dieu), qui correspondait à l’Egyptien Meri-Ra, qui combinait le principe féminin de l’eau au principe masculin du Soleil. "

Même le nom hébraïque de Dieu, "Yahweh," a été pris du mot égyptien, "IAO."

Dans l’une des tromperies Chrétiennes les plus connues, et afin de convertir les fidèles du "Seigneur Bouddha", l’Eglise le canonisa comme St Josaphat", ce qui représentait l’interprétation chrétienne du titre bouddhique "Bodhisat".

Les "Disciples" sont les maisons du zodiaque

De plus, ce n'est pas une coincidence s'il y a 12 patriarches et 12 disciples, 12 étant le nombre de maisons astrologiques, ou mois. En effet, comme les 12 tâches herculéennes et les 12 "aides" d’Horus, les 12 disciples de Jésus sont symboliques des maisons du zodiaque et ne correspondent à aucune personne qui a joué un rôle vers 30 C.E. On peut montrer que les disciples sont d’anciennes déités/héros folkorique/constellations. Pierre est facilement identifié à un personnage mythologique , et on a dit que Judas représente le Scorpion, "le médisant," la période de l'année où les rayons du soleil s'affaiblissent et où le soleil semble mourant.Jacques, le "frère de Jésus" et "frère du Seigneur", est équivalent à Amset, le frère d’Osiris et frère du Seigneur. Massey dit que "Taht-Matiu était le scribe des dieux, et dans l’art Chrétien Matthieu est dépeint comme le scribe des dieux, avec un ange assis à côté de lui, pour lui dicter l’Evangile." Certains conjecturent que l'apôtre Paul est lui-aussi inventé.

Jésus était-il un maître d'Essène?

Pour ce qui est de Jésus assimilé à un Essénien selon les Rouleaux "secrets" de la Mer Morte, on avait spéculé sur ce fait depuis des siècles, donc avant la découverte des rouleaux, mais Massey a habilement argué du fait que plusieurs des enseignements présumés de Jésus étaient en contradiction avec ou étaient inexistants dans la philosophie des Esséniens. Les Esséniens ne croyaient pas à la résurrection corporelle, ni à un messie fait chair. Ils n’acceptaient pas l’historicité de Jésus. Ils n'étaient pas des sectateurs de la Bible des Hébreux, ou de ses prophètes, ou du concept de la chute originelle qui doit produire un sauveur. Massey remarque plus loin que les Esséniens étaient des antialcooliques et mangeaient pour vivre plutôt que l’inverse. Comparé à eux, Jésus, l'Essénien assumé, semble être un glouton et un alcoolique. En outre, tandis que selon Josèphe les Esséniens détestaient prêter des serments, Jésus adorait faire prêter serment à ses disciples. Comme beaucoup de doctrines Esséniennes sont inclues dans le Nouveau Testament, la liste des disparités entre les Esséniens des Rouleaux de la Mer Morte et leur prétendu grand maître Jésus se poursuit.

Qumran n'est pas une Communauté d’Esséniens

À cet égard, il convient de noter qu'il y a une autre discussion pour savoir si Qumran, le site traditionnellement associé aux Rouleaux de la Mer Morte, était une communauté d'Esséniens. Dans BAR, précédemment citée, on signale que les trouvailles archéologiques indiquent que Qumran n'était pas une communauté d'Esséniens mais était probablement une halte pour des voyageurs et des négociants traversant la Mer Morte. Dans BAR, on a également présumé que le ton fervent et le style guerrier de certains des rouleaux déterrés près de Qumran dénient une origine Essénienne et indiquent plutôt une attribution possible aux fanatiques Zélotes Juifs. Dans Qui a écrit les Rouleaux de la Mer Morte, Norman Golb plaide avec succès que ces documents n'ont pas été écrits par des scribes d'Essène, mais étaient une collection de livres d'une variété de bibliothèques qui ont été cachés dans des cavernes à l'est d'Israel par des Juifs qui voulaient échapper aux armées de Rome pendant la première révolte 70 A.D. Golb a aussi présumé que Qumran était une forteresse et non un monastère. De toute façon, il est impossible d'identifier l’ "enseignant de justice" trouvé dans les rouleaux à Jésus-Christ.

Le nouveau testament fut-il composé par les Thérapeutes?

En 1829, le Rév. Taylor a habilement plaidé que l'histoire entière de l’Évangile existait déjà longtemps avant le début de l'ère chrétienne et fut probablement composé par les moines égyptiens d’Alexandrie appelés les "Thérapeutes"Cette théorie découle en partie de l’affirmation de l’un des premiers pères de l’église, Eusèbe qui, dans ce qui semble un de ses rares moments d’honnêteté, "admit…que les épîtres et évangiles Chrétiennes canoniques étaient les anciens écrits des Esséniens et des Thérapeutes reproduits au nom de Jésus." Taylor affirme lui-aussi que "les Thérapeutes Egyptiens, voyageurs, ramenèrent toute l’histoire d’Inde jusqu’à leurs monastères en Egypte où, quelques temps après les débuts de la monarchie Romaine, il fut transformé en Christianisme." En outre, Wheless démontre qu'on peut trouver une grande partie du récit de "Jésus-Christ" dans le livre d'Enoch, qui prédate l'arrivée supposée du maître juif de centaines d'années D’après Massey, ce sont les Gnostiques ‘paiens’ – ce qui incluait des membres des Esséniens/Thérapeutes et des confréries Nazaréennes, entre autres – qui amenèrent en fait à Rome les textes ésotériques (gnostiques) contenant le Mythos, sur lesquels les nombreux évangiles, incluant les quatre canoniques, se basèrent. Wheless dit que "les Evangiles et autres brochures du Nouveau Testament, écrites en Grec et citant 300 fois les Septuagint Grecs et plusieurs auteurs paiens Grecs, comme Arathus et Cléanthe, furent écrits non pas par des paysans Juifs illettrés mais par des Pères et des prêtres ex-paiens de langue Grecque loin de la Terre Sainte des Juifs." Mead affirma : " Nous pouvons en conclure que les originaux de nos quatre Evangiles furent probablement écrits en Egypte, sous le règne d’Hadrien."

Conclusion

Comme le dit Walker, "Les efforts des érudits pour éliminer le paganisme des Evangiles, afin de retrouver le personnage historique de Jésus, se sont avérés aussi désespérés que de rechercher le noyau d’un oignon." L'histoire "Évangélique" de Jésus n'est pas une représentation effective d'un "maître" historique qui a marché sur la terre il y a 2.000 ans. C'est un mythe établi à partir d'autres mythes et hommes-dieux, qui étaient à leur tour des personnifications du mythe omniprésent du dieu-soleil.

Le Christ des Evangiles n’est en aucun cas un personnage historique ou un modèle suprême de l’humanité, qui souffrit, essaya et échoua à sauver le monde par sa mort. Il est impossible d’établir l’existence d’un personnage historique même en tant qu’imposteur. Car dans ce cas les deux témoins que sont la mythologie astronomique et le gnosticisme s’avèrent être un alibi. Le Christ est une figure populaire qui n’a jamais existé, une figure d’origine paienne ; une figure qui fut le Bélier et ensuite le Poisson ; une figure qui était sous forme humaine le portrait et l’image d’une douzaine de dieux différents.

Gerald Massey

Source : http://www.truthbeknown.com/francais.htm

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Petits Mystères et Grands Mystères

8 Novembre 2012 , Rédigé par PVI Publié dans #spiritualité

La lecture de ce titre fait immédiatement penser à René Gué­non. On sait qu'il a développé l'idée de degrés dans l'initiation, en distinguant Petits Mystères et Grands Mystères.

Aux Petits Mystères, il faisait correspondre l'initiation à tout ce qui se rapporte au développement de l'état humain, celui-ci étant considéré dans son intégralité. L'objectif est la restauration de l'état primordial. C'est dans ce contexte que Guénon situait les initiations de métier, dont la nôtre.

Quant aux Grands Mystères, il leur donnait (ou reconnaissait) comme finalité de conduire à la Délivrance finale, à l'Identité suprême ; une telle démarche ne pouvant s'opérer qu'à travers des états « supra-individuels ».

Ainsi la transformation de l'initié se fait-elle tout d'abord — par les Petits Mystères — dans le sens de l'épanouissement de toutes les facultés normales de l'homme, facultés dont cer­taines ne sont qu'en puissance.

Mais des initiés peuvent aller au-delà et accéder à une véri­table déification, à travers les Grands Mystères. Un tel état dé­borde l'aptitude normale de l'homme, mais lui est néanmoins natu­rel parce que l'homme a le privilège de pouvoir connaître d'autres états que son état humain proprement dit. D'ailleurs — toujours selon Guénon — pour qualifier cet ultime épanouissement de la démarche initiatique il ne convient même plus de parler d'un « état », car l'initié est parvenu au-delà de tout état conditionné quel qu'il soit.

L'initiation apparaît ainsi comme étant non seulement un éveil mais une accession à des états supérieurs. Ceci permet de mar­quer la différence qu'il y a, selon Guénon, entre Initiation et reli­gions au sein de l'unique tradition, de la Tradition.

N'oublions pas la nécessité, souvent rappelée par Guénon, d'une transmission de l'influence spirituelle. Celle-ci doit être reçue par le canal d'une « chaîne initiatique » régulière et ininter­rompue. Ce qui revient à dire que le rite n'a pas d'efficacité en soi, et qu'il faut une influence « proprement non humaine » (1).

On sait que René Guénon a évoqué l'existence de centres spirituels, dont toute initiation régulière procèderait directement ou indirectement. Ces centres, eux-mêmes secondaires, relève­raient d'un Centre suprême qui conserverait le dépôt immuable de la Tradition, telle qu'elle était en son état primordial.

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Ces quelques rappels ne rendent qu'imparfaitement compte du rigoureux déploiement logique de l'ceuvre de Guénon. Cette logique prend son départ dans la métaphysique de l'Un. Celle-ci affirme qu'il n'y a qu'une Réalité. Elle est l'unique réalité. Et le peu de réalité que nous avons nous-mêmes, nous le lui empruntons. Thèse panthéiste, a-t-on dit, en se référant notamment à la vision de l'hindouisme qui est couramment admise. Thèse moniste plutôt, répliquent ses partisans les plus éclairés... En tout cas, thèse inadmissible par le courant judéo-chrétien et par l'Islam ortho­doxe (2). En effet les « religions du Livre » ont toujours lutté farouchement contre toutes les infiltrations panthéistes, qu'elles aient été réelles ou seulement apparentes.

Pour ce courant jaloux de préserver la transcendance divine, Dieu est bien la seule Réalité, mais il n'est pas simplement une sorte de tout qui ressemble plus à un magma qu'à un Dieu. Il est vivant, et capable de créer ex-nihilo d'autres réalités qui sont elles-mêmes des réalités dans leur ordre d'existence. Alors ce Dieu des « Sémites » devient le Dieu de l'Election (Judaïsme), le Dieu de l'Amour (Christianisme) et de la Miséricorde (Islam). Et cette sorte de passion, que Dieu a pour l'homme, va jusqu'à faire de chacun de nous une réalité unique en soi. Ainsi à une métaphysique un peu glacée — celle de la Connaissance — s'ajoute une incommensurable dimension d'Amour.

En définitive, Guénon conduit son lecteur jusqu'à une option fondamentale. Et le système guénonien — outre son indiscutable rigueur logique — vaut ce que vaut l'option faite... Tout dialogue ou discussion avec les tenants d'une autre option (ou révélation) fondamentale ne peut que tourner court. Guénon en a fait l'expé­rience au cours de sa rencontre avec Maritain, rencontre sans lendemains.

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Inopérante également serait toute mise en parallèle de l'ex­posé de Guénon et des thèses « scientistes », voire de l'acquis des sciences profanes. Tout en sachant que Guénon a évoqué d'autres courants initiatiques — l'alchimie chinoise notamment — nous n'examinerons ici que l'acquis historique concernant les Mystères antiques.

Ce que nous en savons vraiment est assez mince. Le secret initiatique a été bien gardé. Aussi les historiens sont-ils bien loin d'avoir la vision limpide des Mystères qui est celle de Guénon. Ce que l'historien connaît le mieux concerne surtout les prélimi­naires aux Mystères car ils se déroulaient en public.

Les hellénistes savent que les termes mêmes de Grands Mystères et de Petits Mystères nous viennent d'Eleusis, dont le culte a une longue histoire (3). La croyance éleusinienne est centrée, comme on le sait, sur le thème de l'enlèvement de Coré par le dieu des morts ; la légende décrit le désespoir de sa mère Déméter (la Cérès des Latins), la menace de Déméter de rendre la terre infertile si sa fille ne lui est pas rendue, et enfin l'arbi­trage de Zeus qui décide que Coré passera chaque année quatre mois chez son époux et le reste auprès de sa mère. Déméter et Coré étant des divinités agraires, la légende illustrait ainsi l'alter­nance des saisons, associée initialement à un culte de la fécon­dité (4).

Quant aux Mystères éleusiniens, on est allé jusqu'à les ana­lyser en quatre ou cinq phases :

- la muésis ou initiation préalable : elle incluait en particulier une purification par l'eau (et peut-être aussi la période de jeûne souvent évoquée dans les textes antiques) ;

- les Petits Mystères : ils étaient célébrés en février-mars. Ils étaient le préambule obligatoire à l'initiation aux Grands Mys­tères. On suppose que les Petits Mystères consistaient en des représentations de la légende de Déméter et aussi de celle de Dionysos, qui fut tardivement associé au culte des deux déesses ;

- les Grands Mystères : ils étaient célébrés en septembre- octobre. On suppose que, à l'intérieur de rites complexes, se déroulait un jeu scénique auquel l'initié participait, et qui lui donnait le sentiment d'une réelle présence des déesses ;

- l'époptie : elle était, semble-t-il, un degré encore supérieur.

Elle ne pouvait être postulée qu'un an après. Le terme époptie indiquant la contemplation, on suppose qu'elle impliquait le dévoilement de certains objets ayant un caractère hautement sacré.

L'ensemble de la célébration de septembre se terminait par une libation à l'intention des morts, puis par des festivités avant de se séparer.

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La réflexion historique laisse supposer une certaine évolution de ces Mystères, à l'intérieur du thème fondamental. Evolution, comme le suggère la confusion, à partir d'une certaine époque, entre Coré « la Fille du blé » et Perséphone qui était la Reine des enfers. Evolution, comme l'indique aussi l'adjonction tardive de Dionysos, qui était à Athènes une sorte de dieu des âmes. Sur le thème du cycle de la végétation, ou plus particulièrement celui des céréales, s'est greffée une démarche existentielle s'inspirant du tragique de la condition humaine (naissance, fécondité, mort, angoisse de l'au-delà) (5).

Le mystère du grain qui « meurt », en vue d'une plus grande fécondité moyennant certains soins, a pu illustrer l'espoir qu'il peut en être de même pour l'homme après sa mort, s'il reçoit les protections divines nécessaires. En effet, selon la vision antique traditionnelle, l'au-delà n'était que désespérance pour l'homme ordinaire : il était condamné à y errer, lamentablement anonyme au sein de foules sombres et confuses. C'est la possibilité d'échap­per à ce sort que l'on venait chercher à Eleusis. Et le « projet initiatique » ne semble pas avoir dépassé cette aspiration à deve­nir un « heureux habitant des Champs-Elysées ». On est loin des déploiements de la thèse de Guénon (6).

On peut d'autre part considérer comme certain que l'initié acquérait le sentiment de la présence effective des déesses. Il s'agissait beaucoup moins d'un progrès dans la Connaissance que d'une sorte de sacrement d'Amour. C'était d'ailleurs dans la logique du contexte historique : on note en particulier que les divinités du panthéon gréco-latin — jadis si familières avec les hommes, ainsi que Homère l'a décrit — n'apparaissaient plus que comme de froides allégories ; les Mystères apportaient à nouveau le senti­ment d'une véritable présence divine, présence protectrice pou­vant se continuer dans l'Au-delà.

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Le peu que nous allons dire des Mystères d'Isis et d'Osiris ne peut que le confirmer (7). Là aussi il s'agit d'obtenir la pro­messe de se trouver « brillant parmi les ténèbres de l'achéron D. Pour obtenir un viatique pour l'Au-delà, il fallait « disposer de tous les rites dont Osiris avait bénéficié le premier » (Chr. Des- roches Noblecourt).

Là aussi on note un affinement spirituel progressif. A l'origine, Osiris et Isis, divinités agraires (8), étaient des formes fécon­dantes peu préoccupées de délicatesse morale. Mais sous la pression de fidèles eux-mêmes — de plus en plus sensibles au problème moral de la rétribution — l'éloge de la rectitude des mœurs, de l'effort personnel, etc., a nettement teinté l'enseigne­ment initiatique... autant qu'on peut le savoir.

Comme à Eleusis, le sentiment de la présence effective des divinités semble avoir joué un rôle déterminant au cours des Mystères. Il suffit de lire la fin des Métamorphoses d'Apulée, pour constater combien Lucius — revenu de sa scabreuse méta­morphose en âne — entretient un véritable commerce spirituel avec Isis (apparition, songes, etc.), car, en échange de sa promesse d'immortalité, la déesse exige un culte et des sacrifices person­nels.

En définitive les Mystères antiques ne semblent pas avoir apporté la révélation de quelque sagesse primordiale, invariante quoique plus ou moins voilée. Issus des cultes archaïques des premières sociétés agraires, ils se sont spiritualisés dans le sens des aspirations de leur propre clientèle, beaucoup plus qu'ils n'ont dirigé ces aspirations. Et une étude plus approfondie ferait appa­raître une tendance croissante au syncrétisme (nous en avons vu un exemple, concernant l'entrée de Dionysos dans le culte d'Eleu­L-is). On est loin de la vision que nous donne René Guénon.

Des remarques de ce genre ternissent-elles la limpidité de l'analyse de Guénon concernant les Mystères ? On n'est manifes­tement pas dans le même plan. Et la thèse de Guénon donne très vite le sentiment qu'elle a conquis une existence autonome.

Guénon ne situe pas son analyse au plan de l'histoire, même s'il en évoque parfois quelques aspects (en ayant un peu tendance à choisir ou présenter ses exemples pour les besoins de la cause, il faut le dire franchement). Sa référence est ailleurs ; elle est dans une « vérité unique, éternelle et immuable, transcendant tous les langages, toutes les philosophies, tous les symboles mêmes » (Paul Sérant).

On sait la place que la synthèse guénonienne a prise dans le panorama maçonnique. A propos des Mystères, son analyse concernant la Franc-Maçonnerie (insertion dans les Petits Mys­tères, société initiatique dégénérée, etc.), a eu un impact consi­dérable dans ce milieu... Mais l'arrêt rendu par ce juge impassible n'a de valeur que si l'on reconnaît la validité de la loi qui le fonde.

On revient ainsi au problème de la validité de l'option fon­damentale faite par Guénon. Les tenants de la métaphysique de l'Un la déclarent totalement démontrable, donc exempte de tout postulat. Ses adversaires lui reprochent son simplisme réducteur. Alors ?... Le Franc-Maçon, qui est toujours dans la crainte de sacrifier à quelque dogme au cours des Travaux, doit savoir tout cela quand il se réfère à Guénon.

Jh. Le Roch - Morgère.

(1) Guénon note que c'est aussi le cas des rites religieux.
(2) La restriction réserve le cas de certains penseurs, dont des soufis. Ce n'est pas le lieu d'examiner l'hypothèse d'une certaine « contamination d'une fraction de l'Islam par l'Hindouisme.
(3) L'Hymne à Déméter — dit « homérique = en raison de sa métrique — remonte au Vile siècle avant notre ère, il évoque déjà des rites d'initiation enseignés par la déesse aux familles nobles d'Eleusis. Le culte s'y perpétua jusqu'à la destruction du sanctuaire par Alaric, en 396.
(4) La tendance générale est de faire revenir Coré sur terre pendant toute la belle saison (Coré étant alors vue comme une déesse de la végéta­tion, parmi tant d'autres) mais on peut faire une lecture différente : Coré étant « la Fille du blé = repartirait sous terre dés la fin de la récolte, à l'instar du grain que l'on enfermait alors dans les ténèbres des jarres.
(5) L'initiation qui, à l'origine, consistait en la révélation de techniques agraires à garder secrètes, et aussi probablement en des rites de fécondité, est devenue ainsi une démarche et un accueil de plus en plus spirituels.
(6) II y a néanmoins un épisode obscur de la légende de Déméter qui pourrait être interprété en ce sens. Cet épisode concerne Déiphon (ou Damo­phon), un marmot royal que Déméter, dans son chagrin, avait nourri de son lait et avait entrepris de rendre divin par la lente épreuve du feu (ce qui échoua du fait de l'incompréhension humaine). Or on sait de façon certaine qu'un grand feu était allumé au cours des Grands Mystères et que certains mystes se sont jetés dedans. Avaient-ils la promesse d'une divinisation ? on ne le saura jamais. Cet épisode ne semble pas avoir retenu l'attention des spécia­listes.
(7) Comme celui d'Eleusis, ce culte a eu une longue histoire, tant en ce concerne l'évolution de la fonction d'Osiris qu'en ce qui regarde le culte lui- même qui se continua de façon certaine, du moins dans la vallée du Nil, jus­qu'en 551.
(8) On peut voir au Louvre, dans la « crypte de l'Osiris a, des moules à l'image du dieu momifié qui contenait du limon ensemencé de grain que des libations incitaient symboliquement à rester en germination dans les tombes.

  

Source : www.ledifice.net

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Zoroastre : Gatha Ahounavaïti

7 Novembre 2012 , Rédigé par Carlos Bungé Publié dans #spiritualité

1.Maintenant  je veux répandre,

Parmi tous ceux qui m'écoutent,

Le savoir qui vient au Sage!

Pouvoir divin suprême,

Veuille accueillir mes prières!

Et Toi, Bon Esprit, écoute

Mes prières et mes hymnes!

Pureté, viens me guider!

Et vous, divins immortels,

Par vos, leçons salutaires,

Éclairez-moi sans tarder!

 

2.Écoutez avec sagesse.

Ce qui est bon et parfait!

En votre esprit discernez

Ce que chacun devra faire

Pour son corps, pour tout son être,

Afin de se relever

Et accomplir le Grand Œuvre!

Voici les enseignements

Que chacun devra connaître

Pour acquérir le Savoir.

 

3.Sachez qu'il est deux esprits :

 L'un est bon, l'autre contraire  

Qui remplissent les pensées,

Les paroles et les actes,

Que les Justes reconnaissent

Toujours avec certitude

Mais que les méchants confondent!

 

4.Sachez que ces deux esprits

Toujours sont antagonistes,

Et que, donnant vie, ou mort,

Ils décident de tout sort.

Aux méchants : l'esprit contraire!

Mais aux justes : Bon Esprit!

 

5.Sachez que l'esprit impur

Agit dans les malfaiteurs,

Alors que le Bon Esprit

Agit dans ceux qui sont purs,

Inspirés de Vérité.

Tous ceux dont les actes justes

Sont conformes à la Loi

Vont selon la Volonté

Du Pouvoir divin suprême.

 

6.Or, les êtres malfaisants

Point ne savent distinguer

Ces esprits toujours contraires,

Et d'eux, trop souvent s'empare

L'esprit de la violence.

Ceux qui vivent « dans le monde »

Vivent donc en malfaiteurs,

Et leurs actes sont nuisibles

A ce monde, comme à l'autre.

 

7.Celui qui vit sans reproche

Reçoit Sagesse et Pouvoir,

Bon Esprit et Pureté,

Santé, Force et Longue vie.

Qu'il les reçoive aujourd'hui,

Constamment, en abondance!

 

8.Mais les autres recevront

Le châtiment de leurs crimes!

Que Ton Règne s'établisse

En vertu du Bon Esprit,

O Pouvoir divin suprême ---

Parmi ceux qui ont vaincu.

L'adversaire mensonger,

En vivant la Vérité!

 

9.Soyons ceux qui reconstruisent

Le monde sur Vérité :

Des aides pleins de sagesse,

Dont la foi, la sainteté,

Apportent la joie au monde,

Au monde renouvelé!

Que nos cœurs toujours entendent

La voix de la Vérité!

 

10.C'est alors que l'adversaire

Croulera, anéanti!

Ceux qui Vivront dans la Loi

Recevront à tout jamais

Le bonheur du Bon Esprit,

Les trésors de Pureté

Du Pouvoir divin suprême.

 

11.O mortels! Écoutez donc

Les enseignements de vie

Que vous apporte ici-bas

Le Pouvoir divin suprême,

Et les règles de conduite

Qui procurent le bonheur

A ceux qui vivent en Justes,

Alors que tous les malheurs

Accableront, tôt ou tard,

Tous les êtres malfaisants.

Le bonheur définitif

N'est donné qu'aux hommes justes,

Eux seuls gagnent le Salut!

 

Source : les Gathas de Zoroastre 1933

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Mithraïsme : Information catholique

7 Novembre 2012 , Rédigé par JP Arendzen. Publié dans #spiritualité

Une religion païenne consistant principalement le culte de l'ancienne langue indo-iranienne Mithra dieu Soleil. Il est entré en Europe en provenance d'Asie Mineure après la conquête d'Alexandre, se propagent rapidement sur tout l'Empire romain au début de notre ère, atteint son apogée au cours du troisième siècle, et disparut en vertu des règlements répressifs de Théodose à la fin du quatrième siècle. Ces derniers temps les recherches de Cumont ont mis en évidence en raison principalement de sa similitude supposée au christianisme.

ORIGINE

L'origine du culte de Mithra des dates à partir du moment que les Hindous et les Perses encore formé un seul peuple, pour le dieu Mithra se produit dans la religion et les livres sacrés des deux courses, c'est à dire dans les Védas et dans l'Avesta. Dans les hymnes védiques, il est fréquemment mentionné et est presque toujours associé à Varuna, mais au-delà de la survenance nus de son nom, on sait peu de lui (Rigveda, III, 59). Il est conjecturé (Oldenberg, «Die" Religion des Veda, «Berlin, 1894) que Mithra était le soleil levant, Varuna le soleil couchant, ou Mithra, le ciel diurne, Varuna, le ciel la nuit, ou le le soleil, l'autre la lune En tout cas, Mithra est une divinité solaire, la lumière ou de quelque sorte;.. mais dans les temps védiques la mention vague et général de lui semble indiquer que son nom était un peu plus d'une mémoire dans l'Avesta, il est beaucoup plus d'une divinité vivante et la décision que dans la piété indienne; néanmoins, il est non seulement secondaire à Ahura Mazda, mais il n'appartient pas aux sept vertus personnifiés ou Amshaspands qui entourent immédiatement Ahura, il n'est qu'un Yazad, un quartier populaire . demi-dieu ou le génie L'Avesta donne cependant nous sa position seulement après la réforme zoroastrienne, les inscriptions des Achéménides (septième à quatrième siècle avant J.-C.) lui attribuer amuch endroit plus élevé, le nommant immédiatement après Ahura Mazda et l'associant à l'Anaïtis déesse (Anahata ), dont le nom précède parfois le sien. Mithra est le dieu de la lumière, Anaïtis la déesse de l'eau. Indépendamment de la réforme zoroastrienne, Mithra conservé sa place de premier plan dans la divinité du nord-ouest des hauts plateaux iraniens. Après la conquête de Babylone ce culte persique est entré en contact avec l'astrologie chaldéenne et avec le culte national de Marduk. Pour une fois, les deux clergés de Mithra et Marduk (mages et chaldaei respectivement) ont coexisté dans la capitale et mithraïsme beaucoup emprunté à ces relations. Cette mithraïsme modifiés voyagé loin nord-ouest et est devenu le culte d'Etat d'Arménie. Ses dirigeants, soucieux de réclamation de descente des rois glorieux du passé, adopté Mithridate comme leur nom royal (donc cinq rois de Géorgie, et Eupator du Bosphore). mithraïsme alors entré en Asie Mineure, en particulier le Pont et la Cappadoce. Ici, il est entré en contact avec le culte phrygien d'Attis et Cybèle à partir de laquelle elle a adopté un certain nombre d'idées et de pratiques, mais apparemment pas les obscénités brute du culte phrygien. Cette phrygien-chaldéenne-indo-iraniennes la religion, dans laquelle l'élément iranien est resté prédominant, est venu, après la conquête d'Alexandre, en contact avec le monde occidental. hellénisme, cependant, et surtout la Grèce elle-même, est resté remarquablement exempt de son influence. Lorsque finalement les Romains prirent possession du royaume de Pergame , occupait l'Asie Mineure et stationnés deux légions de soldats sur l'Euphrate, le succès du mithraïsme dans l'Ouest a été sécurisé Il se propager rapidement à partir du Bosphore à l'Atlantique, de l'Illyrie à l'Angleterre Ses apôtres étaient avant tout des légionnaires;.. Par conséquent, il répandit d'abord pour les gares frontières de l'armée romaine.

Le mithraïsme était catégoriquement une religion soldat: Mithra, son héros, était surtout une divinité de la fidélité, la virilité, et la bravoure, le stress, il mis sur la bonne camaraderie et de fraternité, de son exclusion des femmes, et le lien secret parmi ses membres ont suggéré l'idée que le mithriacisme était Maçonnerie parmi les soldats romains. Dans le même temps les esclaves de l'Est et les commerçants étrangers maintenu sa propagande dans les villes. Lorsque mages venant de roi Tiridate d'Arménie, avait adoré dans Nero une émanation de Mithra, l'empereur voulait être initié dans leurs mystères. Comme mithraïsme passé comme un culte phrygien elle a commencé à participer à la reconnaissance officielle dont le culte phrygien avait longtemps joui à Rome. L'empereur Commode a été publiquement lancée. Son plus grand dévot a toutefois été le fils d'une prêtresse impériales du dieu-soleil à Sirmium en Pannonie, Valériane, qui selon le témoignage de Flavius ​​Vopiscus, n'a jamais oublié la grotte où sa mère l'a initié. A Rome, il a établi un collège de prêtres soleil et ses monnaies portent la légende «Sol, Dominus Imperii Romani". Dioclétien, Galère et Licinius construit à Carnuntum sur le Danube un temple à Mithra avec la dédicace: «Fautori Imperii Sui". Mais avec le triomphe du christianisme mithraïsme venu à une fin soudaine. Sous Julien qu'il a eu avec d'autres cultes païens une brève renaissance. Les païens d'Alexandrie lynché George arienne, évêque de la ville, pour tenter de construire une église sur une grotte près de la ville de Mithra. Les lois de Théodose Ier a signé son arrêt de mort. La paroi mages leurs grottes sacrées, et Mithra a pas de martyrs pour rivaliser avec les martyrs qui sont morts pour le Christ.

DOCTRINE

Le premier principe ou la plus haute fonction de Dieu était mithraïsme "Temps infini», ce qui a été appelé Aion ou saeculum, Kronos ou Saturne. Cette Kronos n'est autre que Zervân, une ancienne conception iranienne, qui a survécu le dualisme de Zoroastre forte, car Zervân était père de deux Ormuzd et Ahriman et relié les deux opposés dans une unité supérieure et était toujours adoré un millier d'années plus tard par les manichéens . Ce temps personnifié, ineffable, sans sexe, sans passion, était représenté par un monstre humain, avec la tête d'un lion et un serpent enroulé sur son corps. Il portait un sceptre et la foudre comme dieu souverain et tenu dans chaque main une clé en tant que maître des cieux. Il avait deux paires d'ailes pour symboliser la rapidité du temps. Son corps était couvert de signes zodiacaux et les emblèmes des saisons (soit astrologie chaldéenne combiné avec Zervanisme). Ce premier principe ciel engendra et la Terre, qui à son tour engendra son fils et l'égalité, l'océan. Comme dans la légende européenne, le Ciel ou Jupiter (Oromasdes) succède à Kronos. La Terre est le Armaiti Spenta des Perses ou le Juno de l'westerns, Océan est Apam-Napat ou Neptune. Les noms persans ne sont pas oubliés, bien que les grecs et les romains étaient habituellement utilisées. Ahura Mazda et Spenta Armaiti a donné naissance à un grand nombre de divinités secondaires et des héros: Artagnes (Hercule), Sharevar (Mars), Atar (Vulcain), Anaïtis (Cybèle), et ainsi de suite. D'un autre côté il y avait Pluton, ou Ahriman, également engendré de temps infini. Le Mal incarné augmenté avec l'armée des ténèbres à Oromasdes attaque et détrôner. Ils ont cependant été rejetées dans l'enfer, d'où ils s'échappent, se promener sur le visage de la terre et affligent l'homme. Il est du devoir de l'homme d'adorer les quatre éléments simples, eau et feu, air et terre, qui dans les principaux sont des amis de l'homme. Les sept planètes étaient des divinités bienfaisantes même. Les âmes des hommes, qui ont tous été créés ensemble dès le début et qui avait à la naissance, mais de descendre du ciel empyrée aux organes préparés pour eux, ont reçu des sept planètes leurs passions et leurs caractéristiques. Ainsi les sept jours de la semaine ont été consacrées aux planètes, sept métaux étaient sacrés pour eux, sept rites d'initiation ont été faites pour parfaire le Mithraist, et ainsi de suite. Comme les mauvais esprits toujours en embuscade pour l'homme malheureux, il a besoin d'un ami et sauveur qui est Mithra. Mithra est né d'une roche-mère par une rivière sous un arbre. Il est venu dans le monde avec le bonnet phrygien sur la tête (d'où sa désignation comme Pileatus, l'Unique plafonné), et un couteau dans sa main. Il est dit que les bergers regardé sa naissance, mais comment cela pourrait être, étant donné qu'il y avait pas d'hommes sur terre, n'est pas expliquée. Le premier héros-dieu donne bataille pour le soleil, conquiert lui, le couronne avec des rayons et fait de lui son ami éternel et collègues; non, le soleil devient en un sens de Mithra double, ou encore son père, mais Hélios Mithra est un dieu. Suit alors le combat entre Mithra et le taureau, le dogme central du mithraïsme. Ahura Mazda avait créé un taureau sauvage qui Mithra poursuivi, a surmonté, et traîné dans sa caverne. Ce voyage pénible lutte avec le taureau vers la grotte est le symbole de troubles de l'homme sur terre. Malheureusement, le taureau s'échappe de la caverne, après quoi Ahura Mazda envoie un corbeau avec un message à Mithra à trouver et il tuera. Mithra obéit à contrecoeur, et plonge son poignard dans le taureau comme il retourne à la grotte. Chose étrange, le corps du taureau mourir produit toutes les plantes saines et les herbes qui couvrent la terre, de sa moelle épinière du maïs, de son sang de la vigne, etc Le pouvoir du mal envoie ses créatures impures afin de prévenir ou de poison de ces productions, mais en vain. Du taureau procéder tous les animaux utiles, et le taureau, se résigner à la mort, est transporté vers les sphères célestes. L'homme est maintenant créé et soumis à l'influence néfaste d'Ahriman sous la forme de sécheresses, déluges, et les incendies, mais est sauvé par Mithra. Enfin l'homme est bien établie sur les rendements terre et au ciel Mithra. Il célèbre un dernier repas avec Hélios et ses autres compagnons, est pris dans son char de feu à travers l'océan, et maintenant dans le ciel protège ses partisans. Pour la lutte entre le bien et le mal continue dans le ciel entre les planètes et les étoiles, et sur la terre dans le cœur de l'homme. Mithra est le médiateur (Mesites) entre Dieu et l'homme. Cette première fonction provenait du fait que le dieu de lumière, il est censé flotter à mi-chemin entre le ciel et la terre supérieure. De même, un dieu-soleil, sa planète était censée occuper la place centrale parmi les sept planètes. L'aspect moral de sa médiation entre Dieu et l'homme ne peut être prouvée à l'ancienne. Comme dualistes mazdéenne mithriastes ont été fortement incliné vers l'ascétisme; abstention de nourriture et de la continence absolue leur semblait noble et louable, mais pas obligatoire. Ils se sont battus du côté de Mithra contre toute impureté, contre tout le mal dedans et dehors. Ils croyaient en l'immortalité de l'âme, après la mort des pécheurs ont été traînés hors de l'enfer; le juste passé à travers les sept sphères des planètes, à travers sept portes ouvrant sur un mot mystique à Ahura Mazda, laissant à chaque planète une partie de leur faible l'humanité jusqu'à ce que, comme de purs esprits, ils se tiennent devant Dieu. A la fin de l'Mithra monde va descendre à terre sur un autre taureau, dont il sera le sacrifice, et le mixage de son gras avec vin sacré, il fera tous les boire la boisson de l'immortalité. Il aura ainsi prouvé qu'il était Nabarses, c'est à dire «jamais vaincu".

CULTE

Il y avait sept degrés d'initiation dans les mystères de Mithra. L'un consacré (myste) est devenu en corbeau succession (corax), occulte (cryphius), soldat (miles), Lion (Leo), persan (Persès), solaire messager (heliodromos), et le père (pater). Dans les occasions solennelles, ils portaient un habit approprié à leur nom, et poussa des sons ou des gestes effectués en conformité avec ce qu'ils personnifiée. "Certains battent des ailes comme les oiseaux en imitant le bruit d'un oiseau, d'autres comme les lions rugissent», dit le Pseudo-Augustin (Quaest. Vet. Test de N.. En PL, XXXIV, 2214). Corbeaux, occulte et de soldats formés les ordres inférieurs, une sorte de catéchumènes; lions et ceux admis aux degrés les autres étaient des participants des mystères. Les pères mené le culte. Le chef des pères, une sorte de pape, qui a toujours vécu à Rome, a été appelé «Pater Patrum" ou Pater Patratus. «Les membres ci-dessous le degré de pater appelé un de l'autre« frère », et les distinctions sociales ont été oubliées dans l'unité de Mithra . Les cérémonies d'initiation pour chaque diplôme doit avoir été élaborée, mais ils ne sont que vaguement connues -. lustrations et baignades, branding avec métal chauffé au rouge, l'onction avec du miel, et d'autres un repas sacré a été célébrée du pain et du jus d'haoma qui dans le vin l'Ouest a été substitué. Ce repas était censé donner aux participants la vertu surnaturelle. mithriastes adoré dans des grottes, dont un grand nombre ont été trouvés. Il y avait cinq à Ostie seuls, mais ils étaient petits et pourrait peut-être maintenir au plus 200 personnes. Dans l'abside de la grotte était la représentation en pierre de tuer le taureau de Mithra, une sculpture en général de valeur artistique médiocre et toujours après le même modèle Pergamean. La lumière est tombé en général par des ouvertures dans le haut comme les grottes ont été près de la surface du sol. monstruosité hideuse représentant Kronos a également été démontré. Un feu a été maintenu perpétuellement brûle dans le sanctuaire. Trois fois par jour la prière a été offerte au soleil vers l'est, le sud ou l'ouest en fonction de l'heure . dimanche a été sanctifié en l'honneur de Mithra, et le seizième jour de chaque mois était sacré pour lui en tant que médiateur. Le Décembre 25 a été observé comme jour de son anniversaire, le natalis invicti, la renaissance de l'hiver-soleil, conquise par les rigueurs de la . saisons Une communauté mithriaque n'était pas simplement une congrégation religieuse, elle était un corps social et juridique avec ses decemprimi, magistri, curatores, defensores et patroni Ces communautés ne permettait aucune des femmes en tant que membres femmes pourraient se consoler en formant associtions à adorer Anaïtis.. -Cybèle;. mais si ces ont été associés à Mithra semble douteux Aucune preuve de l'immoralité des pratiques ou obscène, si souvent liée à ésotériques cultes païens, n'a jamais été établie contre mithraïsme, et aussi loin que peut être établie, ou plutôt il avait conjecturé une . élévatrice et stimulante effet sur ses disciples d'une remarque de chance de Tertullien (De Praescriptione, xl) que nous recueillons que leur «Pater Patrum" n'a été autorisée à se marier une fois, et que le mithriacisme avait son virgines et continentes, tels du moins semble l' meilleure interprétation de ce passage. Si, toutefois, la liturgie de Mithra Dieterich soit vraiment une liturgie de cette secte, comme il entretient habilement, sa liturgie ne peut nous frapper comme un mélange de grandiloquence et de charlatanisme dans lequel le myste doit tenir ses côtés, et rugissement au maximum de sa puissance jusqu'à ce qu'il soit épuisé, à siffler, claquer ses lèvres, et à prononcer des syllabes barbares agglomérations que les différents signes mystiques pour le ciel et les constellations sont dévoilés pour lui.

Rapport au christianisme

Une similitude entre Mithra et le Christ, même frappé les premiers observateurs, tels que Justin, Tertullien, et d'autres Pères, et dans la période récente a été demandé de prouver que le christianisme n'est qu'une adaptation du mithraïsme, ou tout au plus le résultat des mêmes idées religieuses et aspirations (par exemple, Robertson, «Christs païens", 1903). Contre cette procédure erronée et non scientifique, qui n'est pas approuvé par la plus grande autorité vivante sur le mithraïsme, les considérations suivantes doivent être présentées. (1) Nos connaissances concernant mithraïsme est très imparfaite; quelque 600 inscriptions brèves, principalement dédicatoire, quelque 300 souvent fragmentaires, exigus, des monuments presque identiques, quelques références occasionnelles dans les Pères ou Actes des martyrs, et une polémique contre le mithraïsme brève qui l'Eznig arménienne environ 450 probablement copié à partir de Théodore de Mopsueste (d. 428) qui a vécu lors mithraïsme était presque une chose du passé - ce sont nos seules sources, sauf si nous incluons l'Avesta dans lequel Mithra est en effet mentionné, mais qui ne peuvent pas une autorité pour mithraïsme romaine avec laquelle le christianisme est comparé. Notre connaissance est surtout ingénieuse conjecture; du fonctionnement réel intérieure du mithraïsme et le sens dans lequel il a été compris par ceux qui le professent à l'avènement du christianisme, nous ne savons rien. (2) Certaines similitudes apparentes existent, mais dans un certain nombre de détails, il est fort probable que le mithriacisme était l'emprunteur du christianisme. Tertullien environ 200 pouvait dire: «hesterni sumus et vestra omnia implevimus" ("nous sommes d'hier, pourtant votre monde entier est plein d'entre nous»). Il n'est pas naturel de supposer qu'une religion qui a rempli le monde entier, devrait avoir été copié au moins dans certains détails par une autre religion qui était très populaire au cours du troisième siècle. Par ailleurs, les ressemblances sont superficielles souligné et externes. La similitude des mots et des noms n'est rien, c'est le sens qui compte. Durant ces siècles, le christianisme a été inventant ses propres termes techniques, et a naturellement pris les noms, termes et expressions courantes en ce jour, et ainsi de ne mithraïsme. Mais sous des conditions identiques de chaque système de pensée de ses propres pensées. Mithra est appelé un médiateur, et est ainsi le Christ, mais Mithra origine que dans un sens cosmogonique ou astronomiques; le Christ, étant Dieu et homme, est par nature le Médiateur entre Dieu et l'homme. Et dans bien des cas similaires. Mithraïsme avait une Eucharistie, mais l'idée d'un banquet sacré est aussi vieille que la race humaine et existait à tous les âges et parmi tous les peuples. Mithra a sauvé le monde en sacrifiant un taureau, le Christ en se sacrifiant. Il n'est guère possible de concevoir une différence plus radicale que celle entre Mithra taurochtonos et Christ crucifié. Christ est né d'une Vierge, il n'ya rien à prouver que le même a cru de Mithra né de la roche. Christ est né dans une grotte, et Mithraistes adoré dans une grotte, mais Mithra est né sous un arbre près d'une rivière. Tout comme été faite de la présence de bergers adorant, mais leur existence sur des sculptures n'a pas été prouvée, et considérant que l'homme n'avait pas encore paru, il est un anachronisme à supposer leur présence. (3) Le Christ a été un personnage historique, récemment né dans une ville bien connue de la Judée, et crucifié sous un gouverneur romain, dont le nom figurait dans les listes ordinaires officiels. Mithra était une abstraction, une personnification même pas du soleil mais de la lumière du jour diffuse; son incarnation, si l'on peut être appelé, était censé avoir eu lieu avant la création de la race humaine, avant tout l'histoire. Les petites congrégations Mithra étaient comme les loges maçonniques pour quelques-uns et pour les hommes seulement, et même ceux qui la plupart du temps d'une classe, les militaires; une religion qui exclut la moitié de la race humaine n'est pas comparable à la religion du Christ. Mithraïsme était complète et tolérante de tout culte autre, le Pater Patrum lui-même était un adepte dans un certain nombre d'autres religions, le christianisme était essentiel exclusif, condamnant toutes les autres religions dans le monde, seul et unique dans sa majesté.

Source : http://mb-soft.com/believe/tfhm/mithrais.htm

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