Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Hauts Grades

Articles avec #symbolisme tag

Le nombre 33

24 Novembre 2010 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #symbolisme

Selon R. Allendy, "ce nombre montre l'activité libre de l'être dans l'organisation du monde. (...) Il montre la créature libre liée aux plans du Créateur par des liens de justice et d'amour ou par des intermédiaires providentiels". Ce nombre se voit ainsi relié au Karma ‑ 3 + 3 = 6.

 

Ce nombre est un multiple de 11 dont les deux unités antagonistes se sont élevées à l'harmonie en se développant chacune en un ternaire, éloignant ainsi le danger de la tentation, selon Lacuria. R. Allendy rajoute que l'activité de l'individu s'ajoute harmonieusement à la réalisation cosmique de l'Archétype: c'est pourquoi 33 ne revêtirait jamais d'acception défavorable.

Le 11 symbolise la maîtrise sur le plan matériel, le 22 sur le plan mental, le 33 sur le plan spirituel.

Le 33 représente la conscience spirituelle, le développement par l'expérience et un désir de l'atteinte d'un plan plus élevé de servir.

Au Japon, le 33 est un signe porte malheur car il se dit SAR‑ZAN, qui signifie aussi 'malheur sans issue'.

 

Bible

Le Christ dans les évangiles accomplit 33 miracles dont 24 furent des guérisons. 

Nombre de jours suite à la circoncision du prépuce de l'enfant où la mère devait purifier son sang, selon la loi de Moïse. Elle ne devait toucher à rien de consacré et ne pas aller au sanctuaire jusqu'à ce que les 33 jours se soient écoulés. (Lv 12,4‑8)

David régna 33 ans à Jérusalem. (1 Ch 3,4)

Jacob eut de sa première femme Léa 33 enfants, en comptant sa fille, ses fils et ses petits-fils. (Gn 46,15)

Il existe 33 docteurs de l'Église, ou théologiens, auxquels l'Église Catholique Romaine reconnaît une autorité particulière de témoins de la doctrine. La liste des 32 derniers est donnée dans "Théo, Nouvelle encyclopédie catholique", Droquet et Ardant, Fayard, 1989, p. 23. Il y a trente hommes et trois femmes - Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, Catherine de Sienne et Thérèse d'Avila, qui attendu 1970 pour être reconnue docteur de l'Eglise -, un docteur laïc - Catherine de Sienne -, et un autre qui écrivit en français - François de Sales. Il ne faut pas confondre les docteurs de l'Église, dont la liste est officielle et arrêtée, avec ceux de la Foi, théologiens auxquels la tradition a donné des surnoms de docteurs, mais qui n'ont pas été reconnus par le canon de l'Église.

La trente‑troisième année d'une personne, c'est l'âge parfait, celui du plein développement, selon Marie d'Agréda.. C'est à cet âge que Jésus‑Christ fut crucifié et que Krishna, le dieu aux 16000 épouses et aux 180000 fils, mourut pour racheter le Karma de l'humanité. Saint Joseph avait aussi 33 ans lorsqu'il prit pour épouse la Vierge Marie, selon les visions de Marie d'Agréda. Et selon certains auteurs, c'est l'âge qu'aura l'antéchrist au moment de son avènement.

C'est le nombre de promesses dites par le Seigneur pour ceux qui feront les neuf premiers samedis du mois, dédiés à la Vierge Marie. Elle‑même aurait ajouté une promesse supplémentaire pour inciter les gens à cette pieuse pratique. 

Selon les révélations reçues par Mary Jane Even, la Vierge Marie n'aurait jamais changé d'apparence physique depuis sa 33e année sur terre, sa beauté étant à la fois intérieure et extérieure.

Dans les révélations données par Jésus à JNSR, on peut y lire: «Mes 33 ans de vie sur la Terre portent le chiffre de Ma Très Sainte Trinité: 3 x 3 = 9.» (série de livres Témoins de la Croix, J.N.S.R., "Vivez avec Moi les Dons de Dieu Terre Nouvelle Cieux Nouveaux", Actes des apôtres, 4, 1ère partie, Editions Résiac, 2000, page 178).

Le Chapelet du Précieux Sang comporte 39 grains. Cette pratique de piété s'accomplit par la récitation de 33 Notre Père en mémoire des 33 années de la vie terrestre de Jésus. Durant cette récitation, on réfléchit sur les sept principales circonstances où par amour pour nous et pour notre salut, l'Homme Dieu a donné tout son sang: la circoncision, l'agonie, la flagellation, le couronnement d'épines, la montée au calvaire, le crucifiement et le coup de lance. En comptant les sept Gloire au Père, un total de 40 prières sont récitées.

Docteur de l'Église et baptisé par Saint Ambroise à l'âge de 33 ans, Saint Augustin était avant cela un adepte du manichéisme.

Les 33 litanies des anges.

Il y eut 33 apparitions de Notre-Dame à Beauraing en Belgique du 29 novembre 1932 au 3 janvier 1933.

La Basilique de Saint Pierre à Rome compte 33 chapelles: 29 dans la Basilique elle‑même et 4 de plus dans la crypte.

Une femme, nommée Mirna et demeurant à Damas, vivrait dit‑on des phénomènes plutôt mystiques. Ses mains se mettent parfois à suinter de l'huile et elle souffre quelque fois les plaies du Christ. La Vierge lui serait apparue à 33 reprises. Et la dernière fois qu'elle lui est apparue Elle lui aurait dit qu'Elle ne reviendrait plus jusqu'à ce que les dates de Pâques soient unifiées.

Le rosaire de la Sainte Trinité, tel que révélé par la Vierge Marie à C. Alan Ames en 1993 (paru dans son livre "Au travers des yeux de Jésus", Editions du Parvis) compte en tout 37 prières: soit 33 Notre Père, 3 Gloire soit au Père et une fois la prière Salve Regina dite à la fin.

A Rome aux Trois Fontaines, samedi le 12 avril 1947, la Vierge Marie apparue à un protestant, nommée Bruno Cornacchiola, au moment où ce dernier s'apprêtait à rédiger un article virulent contre l'Immaculée Conception et contre l'Assomption de Marie. Suite à ce fait, il se convertit à la religion Catholique. Trente-trois ans plus tard, jour pour jour, de la première apparition, soit le 12 avril 1980, le samedi après Pâques (non seulement la date mais la fête liturgique coïncident), plus de trente mille personnes ressemblés sur la colline des eucalyptus pour la messe anniversaire furent témoins du miracle du soleil comme il se produisit à Fatima (sauf que le soleil ne menaçait pas de fondre sur la terre).

Le calendrier musulman est bâti sur des mois lunaires exacts, 6 de 29 et 6 de 30 jours, soit 354 jours. Les fêtes sont fixées par rapport à ces mois et se déplacent dans l'année suivant un cycle d'environ 33 ans.

La tradition hébraïque distingue 32 voies de la Sagesse auxquelles elle ajoute Aïn Soph ou l'inconnaissable.

Les 33 divinités, divisées en trois classes, invoquées dans les chants du Rig‑Veda.

Les livres zends nous représentent le génie solaire entouré de 33 dieux atmosphériques. 

Après un jeûne de 40 jours, Bouddha quitta le désert pour aller exercer son apostolat et il fut suivi de 33 princes des génies auxquels il remit les instruments sacrés dont s'accompagnent les musiciens dans les pagodes. Une légende veut également que 33 Arhats répandirent le Bouddhisme.

Dans sa Divine Comédie, Dante consacra 33 chants au Purgatoire et 33 chants au Ciel.. 

Les 33 grades (ou degrés d'initiation) de la hiérarchie franc-maçonnique, divisibles en 3 séries de 11. Et 33 membres composent le Conseil de l'Ordre du Grand Orient de France.

L'iconographie bouddhiste connaît 33 représentations différentes d'Avalokiteshvara, qui se distinguent d'après le nombre de têtes, de bras et la nature des attributs du personnage. On le montre souvent avec mille bras et mille yeux, onze visages et mille bras, etc. Il porte généralement une petite effigie du bouddha Amitâbha dans sa coiffure; c'est son principal signe distinctif.

Chuang‑tzu, sage taoïste qui véçu au environ de 369‑286 avant J.‑C., est l'auteur d'une oeuvre, connue sous le titre de Livre véritable du pays des fleurs situé au sud (Nan‑hua chen‑ching). Elle comporte au total 33 livres dont les sept premiers constituent les chapitres dits «intérieurs». Les quinze chapitres «extérieurs» et les onze chapitres «mixtes», en revanche, sont selon toute vraisemblance l'oeuvre de ses disciples.

Le Huai‑nan‑tzu est un ouvrage philosophique du 2e siècle avant J.‑C. contenant des textes rédigés par des lettrés regroupés autour de Liu An, prince de Huai‑nan. A l'origine, cet ouvrage était composé de 21 «chapitres intérieurs» contenant les idées taoïstes, et de 33 «chapitres extérieurs» consacrés aux philosophies non taoïstes. Seuls subsistent aujourd'hui les chapitres dits intérieurs.

Le chapelet musulman est divisé en trois séries de 33 grains. Il rappelle la présence de Dieu à toute action.

Chez les Evhé, en Afrique, le nombre onze est essentiellement mis en valeur par le 33 (3 x 11) et le 44 (4 x 11). Le 33 mesure en lunaisons la durée de formation et de règne du prêtre-roi. Quant aux jeunes épouses rituelles de ce dernier, elles se font initier durant 44 lunaisons. Par ailleurs, 33 est le nombre de tranches de 12 heures (c'est-à-dire de jours et de nuits) durant lesquelles se poursuivent les cérémonies d'initiation à Afa (divinité de la géomancie) ou aux grandes divinités vodu.

Chez les Mwaba-Gurma du Togo du nord, en Afrique, 33 cauris (petits coquillages qui servaient autrefois de monnaie) sont remis à l'officiant à l'issue d'une initiation d'homme, et 44 cauris à l'issue d'une initiation de femme.

Il existerait plusieurs exercices aux effets de vitalité et de rajeunissement sur le corps physique tels que pratiqués par les moines tibétains depuis des siècles. L'un d'entre eux consisterait à tourner sur soi-même au moins une fois par jour, c'est-à-dire à tourner de la gauche vers la droite en centrant notre regard sur notre pouce, le bras étendu, tout en comptant le nombre de tours afin d'en faire exactement 33.

L'alphabet russe d'autrefois comportait 36 lettres. De nos jours, seulement 33 lettres sont utilisées. Ce changement fut apporté par Pierre le Grand, tsar de Russie, en 1705.

Nombre de jours du cycle "intellectuel" dans le biorythme. 

Le logo des Nations Unies représente un globe terrestre divisé en 33 parcelles. Et on compte 13 épis à gauche et à droite du globe, et 13 lettres des deux mots "Das UNO‑Emblem".

Un nombre hautement significatif chez les Franc-maçons, étant un de leurs nombres sacrés. Voir le nombre 33 dans un endroit étrange ou inapproprié, signifie qu'il y a des chances qu'un Franc-maçon ou un membre d'un groupe affilié en soit responsable.

La quantité de lunes orbitant autour de la planète Saturne.

Nombre total de vertèbres de la colonne vertébrale du corps humain, dans lesquelles passent 33 paires de groupes nerveux.

Parmi les abréviations utilisées en télégraphie et en téléphonie, et qui sont employées mondialement, on retrouve le nombre 33 qui a pour signification "fondest regards". Par exemple, les femmes radioamateurs s'en servent parfois pour terminer leur conversation.

Anniversaire de mariage: noces de porphyre.

 

Guématrie

Les valeurs numériques des mots hébreux ABL (aleph, beth, lamed; 1+2+30=33) signifiant douleur, chagrin, tristesse, action de pleurer, BLA (beth, lamed, aleph; 2+30+1=33) signifiant l'action de détruire, et GL (guimel, lamed; 3+30=33) signifiant se réjouir, fontaine, source d'eau, donne chacun 33.

 

Occurrence

Le nombre 33 est employé 6 fois dans la Bible.

Dans la Bible, 33 nombres sont multiples de 11 et 33 autres sont multiples de 18. Cinq livres de la Bible utilisent le nombre 33. Dans le NT, sept chapitres ont 33 versets et 33 nombres écrits sous leur forme cardinale sont multiples de 12. La somme des occurrences de tous les nombres de la Bible multiples de 19 donne 33.

Le mot parabole se trouve 48 fois dans les quatre évangiles. En décomptant de ces textes les passages parallèles, le chiffre total d'emplois différents se réduit à 33. Les mots croix et diable sont employés 33 fois dans le NT et le mot maladie, 33 fois dans l'AT. Les mots langage, jeûne, tribulations, miracle et le verbe blasphémer sont employés 33 fois dans la Bible. [23, 34, 35]

Par 33 fois dans le Coran Jésus est désigné comme étant le fils de Marie.

 

par Steve DEROSIER publié dans : Symbolisme

 

Lire la suite

le nombre 10

6 Octobre 2005 , Rédigé par Steve DEROSIER Publié dans #symbolisme

Pour Pythagore, 10 était le symbole de l'univers et il exprimait également l'ensemble des connaissances humaines.

Somme de 5 + 5, le nombre 10 représente les deux sens de courant contraire de la conscience: celle en involution et celle en évolution.

Selon H.‑P. Blavatsky, le 1 suivit du 0 indique la colonne et le cercle, c'est‑à‑dire le principe mâle et femelle, et ce symbole se rapporterait à la nature Androgyne et aussi à celle de Jéhovah, qui est à la fois mâle et femelle.

Le zéro en forme de cercle est un symbole d'unité, complétant ainsi la signification du chiffre 1 pour montrer que le nombre 10 renferme tous les nombres précédents comme un tout contient ses parties.

Représente le premier couple, le mariage: 1 = l'homme, 0 l'oeuf fécondé par le 1. Le dix donne l'image d'une régression spirituelle puisque le mariage est une conséquence de la chute de l'homme.

Le nombre dix est considéré comme le plus parfait des nombres, parce qu'il contient l'Unité qui a tout fait, et le zéro, symbole de la matière et du Chaos, duquel tout est sorti; il comprend donc dans sa figure le créé et l'incréé, le commencement et la fin, la puissance et la force, la vie et le néant.

Il représente la rectitude dans la foi parce que c'est le premier nombre "en extension" - de deux chiffres -, de même que cent et mille, explique Hugues de Saint-Victor.

Pour Agrippa, "dix est appelé le nombre de tout ou universel, et le nombre complet marquant le plein cours de la vie, car l'on ne compte plus depuis ce nombre que par réplique, et il implique en soi tous les nombres, ou il les explique par les siens en les multipliant. (...) Ce nombre est circulaire, de même que l'unité, parce qu'étant accumulé il revient à l'unité d'où il sort; et il est la fin et le complément de tous les nombres et le principe des dizaines." Il lui attribue aussi un sens de la totalité, de l'achèvement, celui du retour à l'unité après le développement du cycle des neuf premiers nombres: "De même que le dixième nombre reflue sur l'unité d'où il a tiré son origine ainsi tout flux retourne à ce qui lui a donné le principe de son affluence: ainsi l'eau court à la mer, d'où elle sort, le corps à la terre d'où il est tiré, le temps à l'éternité d'où il découle, l'esprit à Dieu qui l'a fait, et toute créature s'en va au néant dont elle a été créée."

Représente la révélation et la Loi Divine.

Les Hindous lui confèrent un pouvoir magique.

Dans la maçonnerie, le 10 signifie l'union ainsi qu'une bonne volonté exprimée en se joignant les mains.

Chez les Mayas, il représente la fin d'un cycle et le début d'un autre. Le dix était considéré comme étant le chiffre de la vie et de la mort.

En Chine, la croix représente le chiffre 10 - comme la totalité des nombres.

Bible

L'Esprit Saint descendit sur les apôtres dix jours après l'Ascension de Jésus.

Les dix lépreux guéris par Jésus. (Lc 17,11)

Les dix mines à faire valoir par chacun des dix serviteurs de la parabole. (Lc 19,13)

Les dix personnes ressuscitées dans la Bible:

Le fils d'une veuve (1 R 17,17-24)

Le fils de la femme Sunamite (2 R 4,32-37)

L'homme qui toucha les os d'Elisée (2 R 13,20-21)

Le fils d'une veuve (Lc 7,11-15)

La fille de Jaïrus (Lc 8,41-42 et 49-55)

Lazare (Jn 11,1-44)

Les saints morts avant Jésus (Mt 27,52-53)

Jésus (Mt 28,1-8)

Tabitha (Ac 9,36-43)

Eutychus (Ac 20,9-10)

Les dix cornes de la Bête de l'Apocalypse avec les dix diadèmes sur chacune des cornes. (Ap 13,1)

Les dix puissances impuissantes contre l'amour de Dieu. (Rm 8,38)

Les dix vices qui excluent du royaume de Dieu. (1 Co 6,10)

Les dix peuples dont l'hostilité envers Israël fut constante. (Ps 83,7‑9)

Booz prit dix témoins pour épouser Ruth. (Rt 4,2)

Dieu fit reculer l'ombre sur le cadran solaire d'Acaz de dix degrés comme signe qu'Il allait délivrer Ezékias de sa maladie mortelle et la ville où il était. (Is 38,1‑8) [15]

Les dix plaies d'Égypte envoyées par Dieu par l'intermédiaire de Moïse, selon la Bible: l'eau changée en sang, les grenouilles, les moucherons, les grosses mouches, la peste chez les animaux, l'épidémie d'ulcères et de tumeurs, la grêle et le tonnerre, les sauterelles, les ténèbres de trois jours, enfin la mort des premiers‑nés de chaque famille égyptienne. (Ex 7‑11) [5]

Les dix commandements de Dieu donnés à Moïse. (Ex 20,1) [12]

Les dix générations d'Adam jusqu'à Noé. (Gn 5)

L'homme est la dixième hiérarchie du "choeur céleste" qui remplacera, après le jugement dernier, celui des anges rebelles. [9]

Dans les révélations de J.N.S.R., Jésus énumère les dix Attributs qui forment le Caractère Saint de Dieu dont dépend l'Harmonie de tout l'Univers:

Dieu est Souverain

Dieu est d'une moralité parfaite

Dieu est Juste

Dieu est Amour

Dieu est Vie Éternelle

Dieu est Omniscient, possédant toutes les Connaissances

Dieu est Omniprésent, infiniment partout Présent

Dieu est Omnipotent, tout-Puissant

Dieu est Immuable, sans jamais de changement dans la Nature de Dieu ou dans Ses Attributs 10. Dieu est Vérité Dans un autre passage, Il mentionne:

Je Suis Dieu, Souverain.

Je Suis Dieu, Sauveur.

Je Suis Dieu, d'une moralité Parfaite.

Je Suis Dieu, Amour Miséricordieux.

Je Suis Dieu, Vie Eternelle.

Je Suis Dieu, Vérité.

Je Suis Dieu, Omniscient, possédant toutes les connaissances.

Je Suis Dieu, Omnipotent, Tout-Puissant.

Je Suis Dieu, Immuable: jamais de changement dans Ma Nature et Mes Attributs.

Je Suis Dieu, Juste.

Dieu doit faire en sorte qu'aucun de Ses Attributs ne soit contrarié au profit d'un autre.

La Genèse est composée de dix chapitres traitant de l'histoire du monde selon Darry: "Trois traitent de la création et de la vie d'Adam au Paradis Terrestre. Ils correspondent au monde kabbalistique de l'émanation. Trois traitent de la descendance d'Adam et des préparatifs du déluge. Ils correspondent au monde kabbalistique de la création. Trois traitent du déluge et de ses conséquences immédiates. Ils correspondent au monde kabbalistique de la formation. Le dixième en établissant la descendance de Noé nous informe de la réalisation d'une humanité désormais conforme aux desseins de Dieu."

Dans sa lettre à Marcella, Saint‑Jérôme mentionne dix noms divins qu'il repéra dans la Bible hébraïque. Les voici tels que les donne la Patrologie Latine (Paris, Migne, 1842, tome 22, col. 428‑429): EL; Eloim; Eloe; Sabaoth; Elion; Eser Ieje; Adonaï; Ia; (le Tétragramme) Yod, Hé, Waw, Hé; et Saddaï.

Selon les révélations reçues par Mary Jane Even, la Vierge Marie aurait ressenti une très grande douleur en son Âme après la mise à mort de son Fils avant que ne survienne sa Résurrection. Ces jours sombres furent si écrasants pour Elle qu'Elle semblait mourir de chagrin. A cause de Ses prières et de Sa souffrance qui aurait dépassé toute capacité humaine, Jésus aurait devancé de dix heures Sa Résurrection en réponse à Ses supplications.

Les dix jours pendant lesquels est ouvert le Livre de la vie, selon la tradition judaïque, entre le Roshashana et le Yom Kippour.

Les dix personnes nécessaires pour ouvrir une Synagogue, dans la religion juive.

Selon les récits de Maria Valtorta, dix chevaliers romains escortent Jésus lors du portement de sa croix jusqu'au Golgotha. [111]

Chaque année, dans le Temple de Jérusalem, durant l'office des Expiations, ou Kippour ‑ la plus solennelle des fêtes juives ‑ le grand prêtre prononçait à haute voix clairement et distinctement dix fois le Nom de Dieu, c'est‑à‑dire le Tétragramme YHWH.

C'est le nombre d'âmes que possèdent les hommes selon la tradition chinoise: 3 âmes supérieures, les houen, 7 âmes inférieures, les p'o. [1, 3, 7]

Les dix esprits du mal selon la Kabbale.

Le monde a été créé par dix paroles, dit le Zohar. [8]

La tradition kabbaliste révèle 10 noms de Dieu. Certains sont plus usités et plus connus que d'autres. Ces noms correspondent chacun à une séphirah particulière. Ces noms sont: Yhwh, Adny, Yah, El, Éloha, Élohim, Ehyeh, Chaddaï, El Chaddaï et Tsevaot.

Les anciens Égyptiens jeûnaient avant d'offrir un sacrifice et se conformaient à une discipline sévère pendant 10 jours.

Parmi les vers du Faust de Goethe, on retourve: Si neuf est un Dix n'est aucun Voilà tout le mystère

Les dix degrés dans la mystique juive, selon le Talmud, nécessaires pour atteindre la gloire divine, Schechimah.

La Dîme ou versement d'un dixième serait originellement une expression de droit divin.

Les dix Sibylles, ou Prophétesses, inspirées par Apollon, annonçant souvent des malheurs, sous une forme obscure.

Les Chaldéens plaçaient dix rois avant leur fameux déluge de Xisuthrus, qui terminait l'année, comme les Juifs plaçaient dix patriarches avant celui de Noé et dix autres de Noé à Abraham.

Les dix "Seigneurs d'existence", Pradjapati, que Brahma créa à l'origine comme forces créatrices secondaires.

Anciennement, l'année romaine n'avait que dix mois, commençant à mars et finissant à décembre. Les Romains divisaient ces mois lunaires en trois parties qu'ils appelaient calendes, nones et ides.

Chez les Indiens, les dix avatars ou incarnations de Wischnou représentaient les dix mois de l'année primitive pendant chacun desquels le dieu s'incarnait dans une nouvelle constellation, ce qui fait dire par certains auteurs que peut‑être les premiers zodiaques n'avaient que dix signes au lieu de douze. Wischnou, surnommé Narayane ou le dieu qui marche sur les eaux, est le verbe de Brahma. Dans sa première incarnation il pris la forme d'un énorme poisson et la seconde fois, il se changea en tortue. À la troisième incarnation, il pris la forme d'un sanglier; à la quatrième, celle d'un homme‑lion; à la cinquième, il prend la forme du nain Trivicrama; à la sixième, il s'incarne dans la personne de Rama; à la septième, il s'appelle Parasurame, ou le Grand‑Rama; à la huitième incarnation, il est Krisna; et la neuvième incarnation de Wischnou est celle de Bouddha. La dixième incarnation de Wischnou aura lieu à la fin du monde, quand la divinité entière descendra vengeresse et consommatrice. Après quoi, les justes seront emportés dans les demeures des bienheureux où ils recevront leur récompense. [63, 100, 5000]

Les dix règles de sagesse que Krichna reçut dans son supplice.

Les dix devoirs moraux du Code de Manou qui sont: la résignation, l'action de rendre le bien pour le mal, la tempérance, la probité, la pureté, la répression des sens, la connaissance des sastras, la connaissance de l'âme suprême, la véracité, l'abstinence de la colère. Le Code de Manou mentionne également les dix devoirs des religieux qui comprennent les cinq voeux laïques, les trois voeux spéciaux et deux voeux purement religieux. Les prêtres devaient s'abstenir: de s'enivrer, d'être impudiques, de voler, de tuer, de mentir, de manger trop, d'assister à des spectacles ‑ danses, théâtres ‑, de porter des ornements ou des parfums, d'user un lit, de recevoir de l'argent. Les dix semaines racontant l'histoire du monde que l'on retrouve dans l'Apocalypse des semaines de la Lettre d'Hénoch, connue aussi sous le nom de Livre de l'exhortation, des écrits de la bibliothèque de Qumrân.

Les dix séphiroths de l'Arbre séphirotique de la Kabbale qui sont considérés comme étant des attributs divins, comme l'indique leurs noms:

1. Kéther Couronne

2. Chokmah Sagesse

3. Binak Intelligence

4. Chesed Grâce, Grandeur ou Clémence

5. Geburah Justice, Force ou Rigueur

6. Tiphéreth Beauté ou Époux

7. Netzah Triomphe ou Victoire

8. Hod Gloire ou Splendeur

9. Jesod Fondement ou Base

10. Malchut Épouse, Royauté, Royaume ou Règne

 

 

Lire la suite

le nombre 33

6 Octobre 2005 , Rédigé par Steve DEROSIER Publié dans #symbolisme

Selon R. Allendy, "ce nombre montre l'activité libre de l'être dans l'organisation du monde. (...) Il montre la créature libre liée aux plans du Créateur par des liens de justice et d'amour ou par des intermédiaires providentiels". Ce nombre se voit ainsi relié au Karma ‑ 3 + 3 = 6.

Ce nombre est un multiple de 11 dont les deux unités antagonistes se sont élevées à l'harmonie en se développant chacune en un ternaire, éloignant ainsi le danger de la tentation, selon Lacuria. R. Allendy rajoute que l'activité de l'individu s'ajoute harmonieusement à la réalisation cosmique de l'Archétype: c'est pourquoi 33 ne revêtirait jamais d'acception défavorable.

Le 11 symbolise la maîtrise sur le plan matériel, le 22 sur le plan mental, le 33 sur le plan spirituel.

Le 33 représente la conscience spirituelle, le développement par l'expérience et un désir de l'atteinte d'un plan plus élevé de servir.

Au Japon, le 33 est un signe porte malheur car il se dit SAR‑ZAN, qui signifie aussi 'malheur sans issue'.

Bible

Le Christ dans les évangiles accomplit 33 miracles dont 24 furent des guérisons. [35]

Nombre de jours suite à la circoncision du prépuce de l'enfant où la mère devait purifier son sang, selon la loi de Moïse. Elle ne devait toucher à rien de consacré et ne pas aller au sanctuaire jusqu'à ce que les 33 jours se soient écoulés. (Lv 12,4‑8)

David régna 33 ans à Jérusalem. (1 Ch 3,4)

Jacob eut de sa première femme Léa 33 enfants, en comptant sa fille, ses fils et ses petits-fils. (Gn 46,15)

Il existe 33 docteurs de l'Église, ou théologiens, auxquels l'Église Catholique Romaine reconnaît une autorité particulière de témoins de la doctrine. La liste des 32 derniers est donnée dans "Théo, Nouvelle encyclopédie catholique", Droquet et Ardant, Fayard, 1989, p. 23. Il y a trente hommes et trois femmes - Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, Catherine de Sienne et Thérèse d'Avila, qui attendu 1970 pour être reconnue docteur de l'Eglise -, un docteur laïc - Catherine de Sienne -, et un autre qui écrivit en français - François de Sales. Il ne faut pas confondre les docteurs de l'Église, dont la liste est officielle et arrêtée, avec ceux de la Foi, théologiens auxquels la tradition a donné des surnoms de docteurs, mais qui n'ont pas été reconnus par le canon de l'Église.

 

La trente‑troisième année d'une personne, c'est l'âge parfait, celui du plein développement, selon Marie d'Agréda. [21, 28] C'est à cet âge que Jésus‑Christ fut crucifié [125] et que Krishna, le dieu aux 16000 épouses et aux 180000 fils, mourut pour racheter le Karma de l'humanité. Saint Joseph avait aussi 33 ans lorsqu'il prit pour épouse la Vierge Marie, selon les visions de Marie d'Agréda. [36, 59] Et selon certains auteurs, c'est l'âge qu'aura l'antéchrist au moment de son avènement. [666]

C'est le nombre de promesses dites par le Seigneur pour ceux qui feront les neuf premiers samedis du mois, dédiés à la Vierge Marie. Elle‑même aurait ajouté une promesse supplémentaire pour inciter les gens à cette pieuse pratique. [5, 9]

Selon les révélations reçues par Mary Jane Even, la Vierge Marie n'aurait jamais changé d'apparence physique depuis sa 33e année sur terre, sa beauté étant à la fois intérieure et extérieure.

Dans les révélations données par Jésus à JNSR, on peut y lire: «Mes 33 ans de vie sur la Terre portent le chiffre de Ma Très Sainte Trinité: 3 x 3 = 9.» (série de livres Témoins de la Croix, J.N.S.R., "Vivez avec Moi les Dons de Dieu Terre Nouvelle Cieux Nouveaux", Actes des apôtres, 4, 1ère partie, Editions Résiac, 2000, page 178).

Le Chapelet du Précieux Sang comporte 39 grains. Cette pratique de piété s'accomplit par la récitation de 33 Notre Père en mémoire des 33 années de la vie terrestre de Jésus. Durant cette récitation, on réfléchit sur les sept principales circonstances où par amour pour nous et pour notre salut, l'Homme Dieu a donné tout son sang: la circoncision, l'agonie, la flagellation, le couronnement d'épines, la montée au calvaire, le crucifiement et le coup de lance. En comptant les sept Gloire au Père, un total de 40 prières sont récitées.

Docteur de l'Église et baptisé par Saint Ambroise à l'âge de 33 ans, Saint Augustin était avant cela un adepte du manichéisme.

Les 33 litanies des anges.

Il y eut 33 apparitions de Notre-Dame à Beauraing en Belgique du 29 novembre 1932 au 3 janvier 1933.

La Basilique de Saint Pierre à Rome compte 33 chapelles: 29 dans la Basilique elle‑même et 4 de plus dans la crypte.

Une femme, nommée Mirna et demeurant à Damas, vivrait dit‑on des phénomènes plutôt mystiques. Ses mains se mettent parfois à suinter de l'huile et elle souffre quelque fois les plaies du Christ. La Vierge lui serait apparue à 33 reprises. Et la dernière fois qu'elle lui est apparue Elle lui aurait dit qu'Elle ne reviendrait plus jusqu'à ce que les dates de Pâques soient unifiées.

Le rosaire de la Sainte Trinité, tel que révélé par la Vierge Marie à C. Alan Ames en 1993 (paru dans son livre "Au travers des yeux de Jésus", Editions du Parvis) compte en tout 37 prières: soit 33 Notre Père, 3 Gloire soit au Père et une fois la prière Salve Regina dite à la fin.

A Rome aux Trois Fontaines, samedi le 12 avril 1947, la Vierge Marie apparue à un protestant, nommée Bruno Cornacchiola, au moment où ce dernier s'apprêtait à rédiger un article virulent contre l'Immaculée Conception et contre l'Assomption de Marie. Suite à ce fait, il se convertit à la religion Catholique. Trente-trois ans plus tard, jour pour jour, de la première apparition, soit le 12 avril 1980, le samedi après Pâques (non seulement la date mais la fête liturgique coïncident), plus de trente mille personnes ressemblés sur la colline des eucalyptus pour la messe anniversaire furent témoins du miracle du soleil comme il se produisit à Fatima (sauf que le soleil ne menaçait pas de fondre sur la terre).

Le calendrier musulman est bâti sur des mois lunaires exacts, 6 de 29 et 6 de 30 jours, soit 354 jours. Les fêtes sont fixées par rapport à ces mois et se déplacent dans l'année suivant un cycle d'environ 33 ans.

La tradition hébraïque distingue 32 voies de la Sagesse auxquelles elle ajoute Aïn Soph ou l'inconnaissable.

Les 33 divinités, divisées en trois classes, invoquées dans les chants du Rig‑Veda.

Les livres zends nous représentent le génie solaire entouré de 33 dieux atmosphériques. [20]

Après un jeûne de 40 jours, Bouddha quitta le désert pour aller exercer son apostolat et il fut suivi de 33 princes des génies auxquels il remit les instruments sacrés dont s'accompagnent les musiciens dans les pagodes. Une légende veut également que 33 Arhats répandirent le Bouddhisme.

Dans sa Divine Comédie, Dante consacra 33 chants au Purgatoire et 33 chants au Ciel. [34]

Les 33 grades (ou degrés d'initiation) de la hiérarchie franc-maçonnique, divisibles en 3 séries de 11. Et 33 membres composent le Conseil de l'Ordre du Grand Orient de France.

L'iconographie bouddhiste connaît 33 représentations différentes d'Avalokiteshvara, qui se distinguent d'après le nombre de têtes, de bras et la nature des attributs du personnage. On le montre souvent avec mille bras et mille yeux, onze visages et mille bras, etc. Il porte généralement une petite effigie du bouddha Amitâbha dans sa coiffure; c'est son principal signe distinctif.

Chuang‑tzu, sage taoïste qui véçu au environ de 369‑286 avant J.‑C., est l'auteur d'une oeuvre, connue sous le titre de Livre véritable du pays des fleurs situé au sud (Nan‑hua chen‑ching). Elle comporte au total 33 livres dont les sept premiers constituent les chapitres dits «intérieurs». Les quinze chapitres «extérieurs» et les onze chapitres «mixtes», en revanche, sont selon toute vraisemblance l'oeuvre de ses disciples.

Le Huai‑nan‑tzu est un ouvrage philosophique du 2e siècle avant J.‑C. contenant des textes rédigés par des lettrés regroupés autour de Liu An, prince de Huai‑nan. A l'origine, cet ouvrage était composé de 21 «chapitres intérieurs» contenant les idées taoïstes, et de 33 «chapitres extérieurs» consacrés aux philosophies non taoïstes. Seuls subsistent aujourd'hui les chapitres dits intérieurs.

Le chapelet musulman est divisé en trois séries de 33 grains. Il rappelle la présence de Dieu à toute action.

Chez les Evhé, en Afrique, le nombre onze est essentiellement mis en valeur par le 33 (3 x 11) et le 44 (4 x 11). Le 33 mesure en lunaisons la durée de formation et de règne du prêtre-roi. Quant aux jeunes épouses rituelles de ce dernier, elles se font initier durant 44 lunaisons. Par ailleurs, 33 est le nombre de tranches de 12 heures (c'est-à-dire de jours et de nuits) durant lesquelles se poursuivent les cérémonies d'initiation à Afa (divinité de la géomancie) ou aux grandes divinités vodu.

Chez les Mwaba-Gurma du Togo du nord, en Afrique, 33 cauris (petits coquillages qui servaient autrefois de monnaie) sont remis à l'officiant à l'issue d'une initiation d'homme, et 44 cauris à l'issue d'une initiation de femme.

Il existerait plusieurs exercices aux effets de vitalité et de rajeunissement sur le corps physique tels que pratiqués par les moines tibétains depuis des siècles. L'un d'entre eux consisterait à tourner sur soi-même au moins une fois par jour, c'est-à-dire à tourner de la gauche vers la droite en centrant notre regard sur notre pouce, le bras étendu, tout en comptant le nombre de tours afin d'en faire exactement 33.

L'alphabet russe d'autrefois comportait 36 lettres. De nos jours, seulement 33 lettres sont utilisées. Ce changement fut apporté par Pierre le Grand, tsar de Russie, en 1705.

Nombre de jours du cycle "intellectuel" dans le biorythme. [23, 28]

Le logo des Nations Unies représente un globe terrestre divisé en 33 parcelles. Et on compte 13 épis à gauche et à droite du globe, et 13 lettres des deux mots "Das UNO‑Emblem".

Un nombre hautement significatif chez les Franc-maçons, étant un de leurs nombres sacrés. Voir le nombre 33 dans un endroit étrange ou inapproprié, signifie qu'il y a des chances qu'un Franc-maçon ou un membre d'un groupe affilié en soit responsable.

La quantité de lunes orbitant autour de la planète Saturne.

Nombre total de vertèbres de la colonne vertébrale du corps humain, dans lesquelles passent 33 paires de groupes nerveux.

 

Parmi les abréviations utilisées en télégraphie et en téléphonie, et qui sont employées mondialement, on retrouve le nombre 33 qui a pour signification "fondest regards". Par exemple, les femmes radioamateurs s'en servent parfois pour terminer leur conversation.

Anniversaire de mariage: noces de porphyre.

Guématrie

Les valeurs numériques des mots hébreux ABL (aleph, beth, lamed; 1+2+30=33) signifiant douleur, chagrin, tristesse, action de pleurer, BLA (beth, lamed, aleph; 2+30+1=33) signifiant l'action de détruire, et GL (guimel, lamed; 3+30=33) signifiant se réjouir, fontaine, source d'eau, donne chacun 33.

Occurrence

Le nombre 33 est employé 6 fois dans la Bible.

Dans la Bible, 33 nombres sont multiples de 11 et 33 autres sont multiples de 18. Cinq livres de la Bible utilisent le nombre 33. Dans le NT, sept chapitres ont 33 versets et 33 nombres écrits sous leur forme cardinale sont multiples de 12. La somme des occurrences de tous les nombres de la Bible multiples de 19 donne 33.

Le mot parabole se trouve 48 fois dans les quatre évangiles. En décomptant de ces textes les passages parallèles, le chiffre total d'emplois différents se réduit à 33. Les mots croix et diable sont employés 33 fois dans le NT et le mot maladie, 33 fois dans l'AT. Les mots langage, jeûne, tribulations, miracle et le verbe blasphémer sont employés 33 fois dans la Bible. [23, 34, 35]

Par 33 fois dans le Coran Jésus est désigné comme étant le fils de Marie.

 

Lire la suite

la Beauté(2)

31 Août 2005 , Rédigé par gibelain Publié dans #symbolisme

 

désolé, je ne peux pas résister à la magie de ce sourire!

Mélissa THEURIAU

 
Lire la suite

l'Oeuvre alchimique

17 Août 2005 , Rédigé par Dom Pernety Publié dans #symbolisme

Œuvre. Les Philosophes comptent plusieurs œuvres, quoiqu'il n'y en ait proprement qu'une, mais divisée en trois parties. La première qu'ils appellent œuvre simple, est la médecine du premier ordre, ou la préparation de la matière qui précède la parfaite préparation, c'est l'œuvre de la Nature. La seconde partie appelée œuvre moyenne, est la préparation parfaite, la médecine du second ordre, l'élixir et l'œuvre de l'Art. La troisième est la multiplication, et l'œuvre de l'Art et de la Nature.

La première préparation purge, mondifie les corps et les teint en apparence; mais sa teinture n'est pas permanente à la coupelle. La seconde opération, ou médecine du second ordre, mondifie et teint les corps d'une teinture permanente, mais sans beaucoup de profit.

La médecine du troisième ordre est proprement le Grand Œuvre. H demande plus de sagacité et d'industrie, et teint parfaitement les corps avec beaucoup de profit, parce qu'un grain seul convertit en or ou argent des millions de grains des métaux imparfaits. Philalèthe assure qu'il a expliqué fort clairement tout l'œuvre et son régime dans son ouvrage, qui a pour titre : Enarratio methodica Trium Gebri medicinarum, seu de vera confectione lapidis Phîlosophici; et ajoute à la fin de cet ouvrage que tout est renfermé dans ces quatre nombres 448, 344, 256, 224; qu'il est même impossible de réussir sans la connaissance de ces nombres. Je les ai mis ici pour la satisfaction de ceux qui voudront se donner la peine d'en chercher l'explication. Toutes ces opérations composent proprement ce qu'on appelle le Grand Œuvre, l'Œuvre des Sages. Ainsi nommé de son excellence par dessus toutes les autres productions de l'Art. Morien dit que c'est le secret des secrets que Dieu a révélé aux saints prophètes, dont il a mis les âmes dans son saint Paradis.

Le grand œuvre tient donc le premier rang entre les belles choses : la nature sans l'Art ne peut le faire, et l'Art sans la nature l'entreprendrait en vain. C'est le chef-d'œuvre qui borne la puissance des deux; ses effets Sont si miraculeux, que la santé qu'il procure et conserve, la perfection qu'il donne à tous les composés de la nature, et les grandes richesses qu'il produit, ne sont pas ses plus hautes merveilles. S'il purifie les corps, il éclaire les esprits; s'il porte les mixtes au plus haut point de leur perfection, il élevé l'entendement aux plus hautes connaissances. Plusieurs Philosophes y ont reconnu un symbole parfait des mystères de la Religion Chrétienne; ils l'ont appelé le Sauveur de l'humanité et de tous les êtres du grand monde, par la raison que la médecine universelle, qui en est le résultat, guérit toutes les maladies des trois règnes de la nature; qu'il purge tous les mixtes de leurs taches originelles, et répare par sa vertu le désordre de leur tempérament. Composé de trois principes purs et homogènes, pour ne constituer qu'une substance très supérieure à tous les corps, il devient le symbole de la Trinité; et les adeptes disent que c'est de là qu'Hermès en a parié dans son Pymandre, comme l'aurait fait un Chrétien. Leur élixir est originairement une partie de l'esprit universel du monde, corporifié dans une terre vierge d'où il doit être extrait pour passer par toutes les opérations requises avant d'arriver à son terme de gloire et de perfection immuable. Dans la première préparation il est tourmenté, comme le dit Basile Valentin, jusqu'à verser son sang; dans la putréfaction il meurt; quand la couleur blanche succède à la noire, il sort des ténèbres du tombeau, et ressuscite glorieux; il monte au ciel, tout quintessencié; de là, dit Raymond Lulle, il vient juger les vivants et les morts, et récompenser chacun selon ses œuvres; c'est-àdire, que les bons Artistes, les Philosophes, connaissent par les effets qu'ils ont bien opéré et cueillent les fruits de leurs travaux, pendant que les souffleurs ne trouvent que cendres et poussières, et sont condamnés au feu perpétuel de leurs fourneaux, sans pouvoir jamais réussir. Raymond Lulle ajoute que l'élixir a la puissance de chasser les démons, parce qu'ils sont ennemis de l'ordre, du concert et de l'harmonie, et qu'il remet les principes des choses dans un accord parfait; c'est en rétablissant cet accord, qu'il remet l'équilibre dans les humeurs du corps humain, et qu'il en guérit les maladies.

Toutes ces merveilles qui ont charmé le cœur des Philosophes, en éclairant leur esprit sur les plus obscurs et les plus mystérieux secrets de la nature, ont irrité l'esprit des ignorants, qui ne jugent de tout que par les sens. Us ont en conséquence aboyé contre ce trésor, dont ils ne pouvaient avoir la possession, et ont fait passer le Grand Œuvre pour une savante chimère, une rêverie, une illusion. Ils ne peuvent comprendre qu'une substance élémentaire puisse guérir toutes sortes de maux, quelque incurables que les Médecins ordinaires les aient déclarés; ils ne sauraient se persuader qu'elle puisse agir sur tous les corps d'une manière si étonnante, que du cristal elle fasse des diamants, du plomb elle fasse de l'or; et accusent les Philosophes d'impostures, lorsqu'ils assurent qu'ils l'ont fait et qu'ils en ont fait les expériences. Heureusement pour les Philosophes, des gens savants, bien reconnus pour tels, comme sont Beccher, Stahl, Kunkel, Borrichius, et tant d'autres, ont pris la défense du Grand Œuvre, et en ont soutenu la réalité et l'existence. Il n'est pas nécessaire, après ce qu'ils en ont dit, d'en faire l'apologie. On peut voir le Discours préliminaire qui se trouve à la tête des Fables Egyptiennes et Grecques dévoilées.

Il faut que le grand œuvre soit une chose bien aisée à faire, puisque les Philosophes se sont tant appliqués à le cacher, et qu'ils l'ont appelé en même temps un amusement de femmes, et un jeu d'enfants. Lorsqu'ils ont dit que c'était un ouvrage de femmes, souvent ils ont fait allusion à la conception de l'homme dans le ventre de sa mère; parce que, suivant Morien, l'ouvrage de la pierre est semblable à la création de l'homme : premièrement, il faut la conjonction du mâle et de la femelle; en second lieu, la conception, puis la naissance, enfin la nourriture et l'éducation. Le Grand Œuvre est aussi appelé mer orageuse, sur laquelle ceux qui s'embarquent sont exposés perpétuellement à faire naufrage, et cela à cause des grandes difficultés qui se rencontrent pour réussir parfaitement. On peut voir ces difficultés dans le Traité de Théobaldus de Hogelande, et dans le Traité de l'or de Pic de la Mirandole.

Lire la suite

Vitriol

17 Août 2005 , Rédigé par Dom Pernety Publié dans #symbolisme

Vitriol. Il est peu de matière qui ait tant exercé les Chymistes que le vitriol commun. Ils l'ont pris pour la matière du magistère des Philosophes; et il faut avouer que rien n'était plus propre à tromper ceux qui prennent les paroles des Sages à la lettre. Ils se sont d'ailleurs tant répandus en éloges sur ce sel minéral, qu'il est bien difficile de ne pas donner dans le piège qu'ils tendent aux ignorants, au moins en apparence, puisqu'ils avertissent tous qu'il ne faut pas s'arrêter aux mots, mais au sens qu'ils cachent. Ils ont en conséquence proposé l'énigme suivante, dont les lettres initiales de chaque mot réunies sont Vïtriolum. Visitabis interiora terrœ, rectificando inventes occultum lapidem, veram medicinam. Quelques-uns, au lieu d'occultum lapidem ont mis oleum Umpidum. Tout l'œuvre et sa matière sont, disent-ils, contenus dans ces paroles. Mais comme ce terme de vitriol est équivoque, et qu'il peut s'entendre de tous les vitriols tant naturels qu'artificiels, extraits des pyrites, des minéraux, des eaux vitrioliques ou des métaux, les Chymistes ont eu tort de l'appliquer en particulier au vitriol Romain, ou à celui de Hongrie, dont le premier participe de Mars, et le second de Vénus. Il est vrai que Rupe Scissa dit qu'il faut prendre le Romain; mais s'il avait fallu en faire usage comme étant la matière de la pierre, l'aurait-il nommé par son nom propre ? Quand on sait qu'ils cachent le nom propre de la matière presque avec plus de soin que tout le reste, on se tient sur ses gardes contre l'ingénuité apparente de ces Auteurs.

Planiscampi a expliqué cette espèce de logogriphe Visitabis, etc., du vitriol de l'or fait avec l'huile de Saturne; d'autres l'ont entendu du vitriol de l'argent fait par le même moyen. Le premier, dit cet Auteur, sert à travailler au rouge, et le second au blanc. Si à ces deux vitriols joints ensemble par due proportion, on ajoute le mercure de l'or, et le tout passé par le feu des vrais Chymistes, on le rendra, dit-il, semblable en vertu, en puissance et richesse à ce magnifique Prince que plusieurs cherchent et que peu trouvent.

En parlant des cristaux d'étain ou vitriol de Jupiter, Planiscampi observe qu'étant mêlés avec celui du mercure et réduits en huile, cette huile rend le soufre solaire végétal. Roger Bacon qui avait observé la même chose, en fut si étonné, qu'il commença son Traité qui a pour titre, Miroir des sept chapitres, par le nom de Jupiter, et chaque chapitre a pour commencement une des lettres de ce nom mis en logogriphe comme celui de Vitriolum. Les voici : In Verbis Prœsentibus Inverties Terminum Exquisitum Rei. On n'en aurait pas moins de tort de regarder cette préparation comme un acheminement à l'œuvre des Philosophes; quoique les dernières lettres de chaque mot qui finit chaque chapitre, étant réunies, composent le mot Stannum : favor, projectromS, deleT, totA, tameN, bitumeN, nutU, œtrnuM. Bacon avait en vue tout autre Jupiter que l'étain commun.

Il ne faut donc pas s'amuser à tous ces pièges que les Philosophes tendent aux ignorants, et à ceux que l'amour des richesses tyrannise assez pour leur faire risquer les biens réels dont ils sont en possession, pour courir après des monts d'or qu'on leur promet. Ceux qui voudront pénétrer dans le sens caché de ces paroles, Visitabis, etc., doivent étudier la Nature et ses procédés, les combiner avec ce que disent les Auteurs Hermétiques, et voir ensuite si ce qu'ils disent de la matière de l'œuvre peut convenir à ce que la Nature emploie pour semence des métaux, non pas précisément comme semence éloignée, mais prochaine, et de quelle matière on doit l'extraire. Etre ensuite bien convaincu, tant par l'expérience journalière, que par ce que disent les Philosophes, qu'on ne doit pas prendre les deux extrêmes, mais le milieu qui participe des deux. Comme pour faire un homme, on ne réussirait pas en prenant une tête, un bras et les autres membres d'un homme parfait, ni la première semence éloignée qui se trouve dans les éléments, les plantes et les animaux qui servent à sa nourriture, mais la semence propre de l'homme travaillée dans lui-même par la nature. On réussirait aussi mal, si pour faire du pain on prenait du grain de froment tel qu'il est, ou du pain déjà cuit et parfait. Ce n'est ni l'un ni l'autre, mais la farine, qui est faite du grain, et travaillée pour cet effet.

Les Philosophes assurent qu'on ne peut parler plus clairement de la matière et des opérations de l'Œuvre que l'a fait Hermès dans sa Table d'Emeraude, en ces termes : « Ceci est vrai, et sans mensonge, ce qui est dessous est semblable à ce qui est dessus. Par ceci on a et on fait les merveilles de l'œuvre d'une seule chose. Et comme tout se fait d'un par la médiation d'un, ainsi toutes choses se font par la conjonction. Le Soleil en est le père, et la Lune la mère. Le vent l'a porté dans son ventre. La Terre est sa nourrice, la mère de toute perfection. Sa puissance est parfaite, s'il est changé en terre. Séparez la terre du feu, et le subtil de l'épais avec prudence et sagesse. Il monte de la terre au ciel, et redescend du ciel en terre. Il reçoit par-là la vertu et l'efficacité des choses supérieures et inférieures. Par ce moyen vous aurez la gloire de tout. Vous chasserez les ténèbres, toute obscurité et tout aveuglement; car c'est la force des forces qui surmonte toutes forces, et qui pénètre les corps les plus durs et les plus solides. En cette façon le monde a été fait, et les conjonctions surprenantes et les effets admirables qu'il produit. Voilà le chemin et la voie pour faire toutes ces merveilles. C'est ce qui m'a fait donner le nom d'Hermès Trismégiste, ou trois fois » grand, ayant les trois parties de la sagesse ou philosophie du monde universel. Voilà tout ce que j'ai à dire de l'œuvre solaire. »

Pour accompagner cette Table d'Emeraude, on y a joint un emblème chymique enfermé dans un double cercle. Entre les deux circonférences sont écrites les paroles que j'ai rapportées, Visitabis, etc. D'un côté on voit le Soleil, au-dessous le caractère de Mars, et au-dessous de Mars celui de Saturne. De l'autre côté est la Lune, au-dessous Vénus et puis Jupiter. Au milieu est une coupe dans laquelle tombent un rayon du Soleil et un rayon de la Lune; et sous le pied de cette coupe est placé, comme pour soutien, le caractère astronomique de Mercure. Au-dessous de tous ces caractères sont d'un côté un Lion et de l'autre une Aigle à double tête, comme celle des armes de l'Empire. L'un marque le fixe et l'autre le volatil. Les amateurs de cette Science pourront faire leurs réflexions là-dessus. On peut dire en général que le Vitriol vert des Philosophes est leur matière crue, leur Vitriol blanc est leur magistère au blanc, et leur Vitriol rouge, ou leur Colcotar, est leur soufre parfait au rouge.

Lire la suite

Eau

17 Août 2005 , Rédigé par Dom Pernety Publié dans #symbolisme

Eau. Les Philosophes chymiques se servent souvent de ce terme, non pas pour signifier l’eau commune, mais leur mercure. Ils y joignent ordinairement quelques adjectifs, comme :

EAU ANTIMONALE-SATURNIALE-MERCURIELLE. Parce que l’antimoine participe beaucoup du plomb, appelé Saturne par les Chymistes, et qu’ils disent que leur Mercure est petit-fils de Saturne.
EAU ARSENICALE. Lion vert des Philosophes. voyez ARSENIC.
EAU BÉNITE. Parce qu’ils disent que le secret pour faire ce mercure est un don du Ciel, et que c’est celle que Jacob souhaitait à Joseph dans la bénédiction qu’il lui donna. Enchyridion Physicœ.
EAU CÉLESTE. Aqua Cœlestis.
C’est l’eau-de-vie rectifiée, non l’eau-de-vie ordinaire, mais leur quintessence mercurielle.
EAU CÉLESTE et ELÉMENTAIRE.
Parce que le mercure est, selon les Philosophes, le fils du Soleil et de la Lune, et la quintessence coagulée des éléments.
EAU CORRODANTE. C’est le vinaigre et toute liqueur corrosive.

EAU D’ALREGI. C’est l’eau de chaux. EAU D’AMOUR. Nom que Beguin, dans sa Chymie, a donné à une eau extraite du sang humain, au moyen de laquelle il prétendait composer un philtre propre à concilier et conserver l’amour entre les époux.
EAU DE BLANCHISSEMENT. Parce que c’est leur azoth, avec lequel ils disent qu’il faut blanchir le laiton, et lui ôter son obscurité.
EAU DE CÉLESTE GRACE. Parce que la science qui apprend à extraire ce mercure de sa minière est un don de Dieu et une faveur céleste.
EAU DE CHASTETÉ. Eau composée dont se servent ceux qui veulent garder la continence avec plus de facilité. On en trouve la récepte dans le livre d’Adrien Mynsïcht, p. 286.
EAU DE FEU ou IGNÉE. Parce que ce mercure contient le feu de la nature, lorsqu’il est animé, et qu’il a alors tout ce qui est nécessaire pour être cuit, digéré. et pour communiquer ensuite à l’or une vertu multiplicative que ce métal n’aurait pas par lui-même.

EAU DE LA MER SALÉE . Voyez URINE.

EAU DE LIS. Aqua Lilii. C’est l’eau d’orpiment.
EAU D’ELSABON. C’est le sel commun réduit en eau par l’humidité de l’air.
EAU DE MEGI. Voyez EAU ROUGE.

EAU DE MER ou EAU SALÉE DES SAGES . Voyez MERCURE CHYMIQUE.
Quelques Chymistes prenant ces termes à la lettre, ont cru que la matière d’où les Sages tirent leur mercure était l’eau de la mer proprement dite; mais ils doivent avoir appris que les Philosophes ne s’expriment dans leurs Livres que par similitude et par énigmes.
EAU DE MERCURE. C’est le mercure même des Philosophes.
EAU DE NITRE. Les Chymistes entendent par ces termes, tantôt l’esprit de nitre, tantôt le sel alkali, et tantôt l’eau-forte.
EAU DE NUÉES. Voyez MERCURE. E AU D E P LUIE . Aqua Pluvialis.
C’est l’eau douce commune.
EAU DE SANTÉ. Est une eau distillée du sang humain, des fleurs de chélidoine, du miel vierge, et de plusieurs aromates. Paracelse appelle cette eau, Baume sur tout autre baume; et le recommande beaucoup dans la Médecine.
EAU DES DAMES ou DE FARD. Est une eau qui adoucit la peau, la blanchit, et donne un teint frais. Voyez Mynsicht, p. 189.
EAU DES DEUX FRÈRES EXTRAITE
DE LA SOEUR. C'est le sel armoniac philosophique.
EAU DES EAUX. Parce qu’elle est en effet une eau principe qui contient la substance des quatre éléments
EAU DE SEGI. Voyez EAU ROUGE.
EAU DES ÉQUINOXES. C’est proprement la rosée du printemps et celle de l’automne, dont les propriétés sont admirables pour la guérison de beaucoup de maladies, lorsqu’elles sont travaillées par une main habile dans la Spagyrique. Les Philosophes ont donné ce nom à leur mercure pour tromper les ignorants; quelques-uns d’entre eux ayant pris ces expressions à la lettre, ont cru que c’était la matière d’où il fallait extraire le mercure des Sages, et ont perdu leurs peines et leur argent.
EAU DES FÉCES DU VIN. C’est l’huile de tartre par défaillance.
EAU DES MICROCOSMES. C’est l’esprit de nitre. Dick Herm.
EAU DES PHILOSOPHES. VOYEZ MERCURE DES PHILOSOPHES. Quelques Chymistes ont cru mal-à-propos que c’était du vinaigre distillé, d’autres l’eau-de-vie du vin, ou l’esprit-de-vin rectifié, sur ce que Raymond Lulle dit que leur quintessence est urée du vin, et qu’il l’appelle quelquefois Vin; mais ils auraient vu leur erreur, s’ils avaient fait attention que Raymond Lulle lui-même dit qu’il ne faut pas l’entendre à la lettre, et que quand il dit que les Philosophes tirent leur mercure du vin, il ne parle que par similitude; et que ce mercure ou eau philosophique s’extrait de la mer rouge des Philosophes. Voyez le Testament de Raymond Lulle, et son traité de la Quintessence.
EAU-DE-VIE. C’est le mercure même des Philosophes, leur quintessence, et non l’eau distillée du vin. Quelquefois ils donnent ce nom à des eaux composées d’esprit de vin et de plusieurs drogues maladies propres à guérir diverses

EAU-DE-VIE DES PHILOSOPHES.
Quelques-uns, trompés par les expressions de Jean de Rupe Scissa, et de Raymond Lulle, qui parlent de leur mercure comme s’il était extrait du vin, ont cru mal-à-propos que le mercure philosophique en était une quintessence, ou un sel de tartre; mais ils auraient dû faire attention que les Anciens ne connaissaient peut-être pas l’esprit-de-vin, qui se fait par des distillations qui leur étaient inconnues, et qui n’ont été cependant inventées depuis que sur l e s receptes mal-entendues et répandues çà et là dans leurs écrits.

EAU-DE-VIE DES SAGES. Se dit aussi
de leur élixir parfait, et dans l’état qu’il doit être pour servir de médecine soit au corps humain, soit aux métaux imparfaits.
EAU DISTILLÉE. Les Philosophes Hermétiques entendent souvent par ces termes, tantôt de l’eau simple distillée de quelque matière que ce puisse être, tantôt des eaux-fortes et de dissolution. Sous les eaux simples distillées, ils comprennent certains secrets spécifiques pour dissoudre les corps sans corrosion; elles ont plus de feu et moins d’acrimonie que les eaux-fortes; telles sont les eaux ou esprits de miel, de la corne de cerf, des animaux, des plantes mêmes, comme le vinaigre distillé, l’esprit-de-vin rectifié. Les eaux-fortes sont ordinairement composées de minéraux corrosifs, et ne font jamais une dissolution radicale. Ce sont des especes de limes qui réduisent les corps en poudre, mais non en leur première matière
EAU DORÉE. Lorsque le mercure est parfait au rouge.
EAU DOUCE. A cause de sa propriété pour dissoudre l’or et l’argent sans corrosion.
EAU DU CERVEAU. Aqua Cerebri.
En termes de Chymie, c’est de l’huile de tartre par défaillance.
EAU DU CIEL . Aqua Cœlestina.
C’est leur mercure même. Quelquefois ils entendent par ce mot l’esprit de vin bien rectifié, parce qu’il est d’une nature si légère et si facile à se sublimer, qu’il semble participer de celle du Ciel. Rulland.
EAU DU MONDE. C’est le mercure dans l’opération de la médecine du premier ordre, ou la Première prépa-ration pour le magistère, de même que les eaux suivantes :
EAU ARDENTE . EAU DE L’ART. EAU DE FONTAINE. EAU DE SANG.
EAU ÉLEVÉE. EAU EXALTÉE.
EAU MONDIFIANTE .EAU PREMIERE. EAU SIMPLE.
Lorsque les Philosophes ont donné le nom d’Eau à ce mercure dans le temps de la seconde préparation ou la médecine du second ordre, ils l’ont appelé :
EAU AZOTHIQUE.
EAU DE TALC. EAU DE VIE.
EAU-DE-VIE MÉTALLIQUE.
EAU D’URINE.
EAU ÉTOILÉE. EAU FEUILLÉE. EAU PESANTE. EAU PONDÉREUSE. EAU DU STYX.
Dans les opérations de la médecine du troisième ordre, ils l’ont nommé,
EAU DES NUÉES. EAU DIVINE. EAU D’OR.
EAU SULFUREUSE. EAU VÉNÉNEUSE.
EAU DU PHLEGETON . Préparation al-chymique du tartre. Planiscampi.
EAU ÉPAISSIE. Mercure des Philosophes, dans son état de conjonction de l’esprit avec le corps, ou tel qu’il est lorsque les Sages disent que le mercure renferme tout ce que cherchent les Philosophes. Quand l’esprit et le corps sont réunis, et qu’ils composent ce mercure, on ne les distingue plus par des noms différens, et l’on ne leur donne plus qu’un et seul nom de Mercure, parce qu’il est alors proprement le mercure animé, ou mercure des Sages.
EAU FÉTIDE. Aqua Fœtida C’est le mercure philosophique.
EAU-FORTE. Aqua fortis. Les Philosophes Hermétiques n’entendent pas par ces termes l’eau-forte commune, ni l’eau régale des Chymistes ordinaires, mais leur mercure, qui dissout tous les corps d’une dissolution naturelle, sans corrosion, et sans détruire la semence germinative des métaux et des autres corps sublunaires; paru3 qu’ils prétendent que ce mercure est le principe de ces mêmes corps.
EAU-FORTE ou DE SÉPARATION .
Lorsque les Chymistes Hermétiques disent dans leurs écrits, qu’il faut dissoudre tel ou tel corps dans l’eau-forte, ils entendent leur vinaigre très-aigre, leur eau pontique, leur mercure, et non les eaux-fortes composées par la Chymie ordinaire; parce que les Sages demandent une dissolution radicale des corps, et non une dissolution imparfaite, telle que celle des eaux-fortes ou eaux régales dont on se sert communément.
EAU HOLSOBON. C’est l’eau du sel extrait du pain.
EAU MARINE. En termes de science Hermétique, signifie leur mercure; parce qu’il est extrait de ce qu’ils appellent leur Mer rouge.
EAU MINÉRALE. Parce qu’elle est tirée du règne minéral, et qu’elle est métallique.
E A U MONDIFIÉE DE LA TERRE . Parce que le mercure en est la plus pure partie. Mais ce nom lui est particulièrement donné lorsque la matière est parfaite au blanc.
EAU PALESTINE. C’est la fleur d’airain, ou le vert-de-gris.
EAU PERMANENTE . Nom que les Philosophes Hermétiques ont donné à leur mercure.
EAU PHILOSOPHIQUE. C’est, selon quelques-uns, le vinaigre sublimé; selon d’autres, l’esprit de vin circulé, enfin leur eau permanente et mercurielle, qui ne mouille point les mains.
EAU PONTIQUE est encore un des noms du mercure des Sages, qu’ils ont appelé ainsi à cause de sa ponti-cité, qui l’a encore fait nommer Vinaigre très-aigre.
EAU PUANTE . Parce qu’elle a en effet une odeur de pourriture comme l’assa fœtida.
EAU PURIFIÉE. Magistère au blanc.

EAU QUI BLANCHIT LA PIERRE INDIENNE. Magistère au blanc.
EAU RADICALE DES MÉTAUX Parce qu’elle en est la racine et le principe.
EAU ROUGE. C’est l’eau de vitriol ou de leur soufre, qu’ils appellent aussi Aqua magi, Aqua segi.
EAU ROUGE, EAU SAFRANÉE, EAU MORTE. Eau du soufre des Philosophes.
EAU SALMATINE. C’est l’eau de mer.

EAU SATURNIENNE . Aqua Saturniana. C’est celle qui contient la nature des trois premiers principes, telle que celles des bains chauds, les eaux minérales, qui sont naturellement médicinales. Quelques-uns entendent par Eau Saturnienne, celle qui se filtre par les pores de la terre, et dont se font les pierres précieuses transparentes. Rulland.
EAU SÈCHE, qui ne mouille point les mains. A cet égard il faut faire attention que ceux d’entre les Sages qui donnent ce nom à leur mercure, suivent la voie sèche dans l’opération du magistère; parce que ceux qui suivent la voie humide, comme Paracelse, Basile Valentin, etc. appellent leur mercure Lait de vierge, à cause qu’il est en liqueur blanchâtre et qui mouille les mains; au heu que l’autre est un mercure coulant, de la nature du mercure vulgaire.
EAU SECONDE. Parce que le mercure est une espèce d’eau-forte, mais douce, et qui dissout les métaux sans corrosion.
EAU VÉGÉTABLE. C’est l’eau-de-vie, ou esprit de vin rectifié.
EAU VENIMEUSE. Lune des Sages.

EAU VENIMEUSE. Parce qu’elle semble tuer les métaux par son venin, en détruisant leur configuration extérieure et en les réduisant à leur première matière; ce qu’ils ont dit par similitude avec les venins qui tuent le corps humain, après la mort duquel ils le réduisent à ses premiers principes, qui est la cendre.

 

Lire la suite

Feu

17 Août 2005 , Rédigé par Dom Pernety Publié dans #symbolisme

Feu. En termes de Physique, matière de la lumière. C’est le feu proprement dit. Le feu ordinaire, tel que celui de nos fourneaux et de nos cheminées, est un liquide compose de la matière de la lumière et de l’huile du bois, du charbon, ou des autres matières combustibles et inflammables.
Le feu du soleil n’est que la simple matière de la lumière répandue dans l’air, sans le mélange d’aucune matière huileuse du bois, ou semblable, poussée par le soleil. Cette matière étant réunie par un verre ardent, et poussée en assez grande quantité contre quelque corps que ce soit, le pénètre, le traverse, et en désunit les parties à peu près de la même manière que nous voyons agir le feu ordinaire. Ces deux feux n’agissent pas par le même moyen. Le feu du soleil agit par lui-même, il est poussé par cet astre seul, il agit également dans le vide comme dans l’air libre. Notre feu ordinaire n’agit que selon les lois de l’équilibre des liqueurs. L’air plus pesant que la flamme la pousse, selon ces lois, sans quoi elle serait sans mouvement, et peut-être sans action; car elle ne saurait subsister ni agir dans un lieu vide d’air. Les effets de ces deux feux sont en conséquence un peu différents. Un métal fondu avec un verre ardent, et coagulé après, a les porcs et les interstices plus serres que le même métal qui aurait été mis en fusion par notre feu ordinaire, parce que les parties de celui-ci qui se sont engagées et qui ont pénétré dans les interstices de ce métal, sont plus grossières et ont laisse des passages plus ouverts. De-là vient aussi que les dissolvants ordinaires des métaux agissent moins sur ces métaux mis en fusion par le feu du soleil, que sur ceux qui l’ont été par le feu commun.
FEU. En termes de Chymie, se dit également de tout ce qui fait l’office du feu élémentaire. Ils le réduisent cependant à plusieurs sortes, qui sont : Le feu naturel inné dans la matière, dont chaque individu a une portion, qui agit plus ou moins, selon qu’il est excité par le feu solaire, ou le feu de cendres, qui consiste à mettre des cendres dans un vase, où l’on met le vaisseau qui contient les matières sur lesquelles on fait des opérations, et l’on entretien le feu vulgaire dessous, qui échauffe les cendres, et les cendres le vaisseau avec la matière contenue. Le feu de cendres a une chaleur moyenne entre le feu de sable et le bain-marie.
Le feu de sable n’est autre que le sable substitué à la cendre. Sa chaleur tient le milieu entre le feu de sable et le suivant.
Le feu de limailles, que l’on met au lieu de sable, quand on veut avoir une chaleur plus vive. Ce feu approche beaucoup de celui qu’on appelle feu ouvert ou feu libre, c’est-à-dire, qui agit immédiatement sur le vase qui contient la matière sur laquelle on opère; tel est le feu de fusion, qui est de deux sortes :
Le feu de charbons et celui de flammes. L’un et l’autre servent aux fusions, cémentations, épreuves, calcinations, réverbères. Celui de flammes se nomme feu vif; il sert particulièrement pour les réverbères.
Quelques-uns emploient aussi des mottes de Tanneurs pour avoir un feu doux et égal.
Les Philosophes Hermétiques ont aussi leur feu, auquel ils dorment des propriétés tout à fait opposées au feu élémentaire dont nous venons de parler.
Riplée distingue quatre sortes de feux : le naturel, l’inaturel, le feu contre nature, et le feu élémentaire.
Raymond Lulle ne le divise qu’en trois : le feu naturel, le non naturel, et le feu contre nature; mais tous disent que le feu qu’ils appellent philosophique n’est pas le feu vulgaire; et que tout le secret de l’art consiste dans la connaissance de la matière de l’œuvre et dans le régime du feu.
Pontanus dit qu’il ne se tire point de la matière de la pierre; qu’il est ingénieux, et qu’il a travaillé trois ans sur la vraie matière, sans pouvoir réussir, parce qu’il ignorait le feu philosophique, dont il a été instruit par la lecture du livre d’Artephius (Clavis major). Christophe Parisien, dans son traité de Arbore Solari, fait un parallèle du feu vulgaire et du feu philosophique, où il en marque toutes les différences.
Bernard, Comte de la Marche Trévisanne, connu sous le nom du bon Trévisan. dit dans son traité de la
Parole délaissée : faites un feu non de charbons, ni de fient, mais vaporant, digérant, continuel, non violent, subtil, environné, environnant, aëreux, clos, incomburant, altérant.
Pontanus dit que ce même feu est métallique et qu’il participe du soufre.
Il faut distinguer chez les Sages deux sortes de feu, le feu inné de la matière, et le feu externe et excitant. Ils donnent aussi le nom de feu à leur mercure ou eau céleste; et quand ils parlent de ce dernier, ils disent comme Van-Helmont : les Chymistes vulgaires brûlent et calcinent avec le feu, et nous avec I’eau. C’est ce feu en puissance qui ne brûle pas les mains, et qui manifeste son pouvoir lorsqu’il est excité par l’extérieur.
Ce feu est celui qu’ils ont appelé naturel, parce qu’il est dans la matière;et contre nature, parce que c’est une eau qui fait de l’or un esprit, ce que le feu vulgaire ne saurait faire. Les Philosophes nomment aussi feux contre nature toutes les eaux-fortes vulgaires, par opposition à leur eau qui vivifie tout, au lieu que les eaux-fortes détruisent la nature.
Le feu des Sages gradue comme celui des Chymistes vulgaires, mais dune maniere bien différente. Le premier degré est celui du soleil en hiver; c’est pourquoi ils disent qu’il faut commencer l’œuvre sur la fin de l’hiver; le second est celui d’Aries ou du printemps; le troisième est celui du mois de juin; et le quatrième celui du mois d’août. Ils ont donné divers noms à ces degrés de feu : Feu de Perse, Feu d’Egypte, Feu des Indes, etc. Ils semblent même se contredire ouvertement entre eux. Lorsque l’un dit, il faut augmenter le feu à chaque mutation de couleurs (Arn. de Villeneuve); l’autre dit, il faut toujours un feu du même degré. Mais on doit savoir que l’un parle du feu extérieur, et l’autre du feu interne.
Chaque règne de la Nature a son feu analogue, dont il faut faire usage dans les opérations philosophiques. Lorsqu’ils se servent du terme Popansis, ils entendent la coction qui mûrit la matière par la chaleur naturelle;
Epsesis ou Elixation, c’est par leur mercure et leur chaleur humide: Optesis ou Assation, c’est la coction qui se fait par la chaleur sèche Gaston le Doux.
FEU DE SUPPRESSIONS OU AZOTIQUE.
C’est celui qui environne tout le vaisseau.
FEU MATÉRIEL. C’est celui de cendres.
FEU VÉGÉTAL. C’est le tartre. FEU INFERNAL. C’est un lieu médiocrement chaud.
FEU AZOTIQUE. Voyez FEU DE SUPPRESSION FEU SECRET. C’est celui du mercure des Sages.
FEU Humide. C’est l’azot.
FEU DIT SIMPLEMENT. C’est le soufre.
FEU ET EAU. C’est le soufre et le mercure.
FEU CENTRAL. C’est le soufre de la matière.
Après avoir rapporté quelques-uns des feux dont parlent les Philosophes pour s’accommoder à la maniere de penser et d’agir des Chymistes vulgaires, il est bon d’avertir qu’il ne faut pas se laisser tromper par leur ingénuité apparente sur cet article, et quoique Basile Valentin nous dise que le feu des Philosophes est le feu vulgaire, on ne doit cependant l’entendre que du feu commun à tout le monde, c’est-à-dire, du feu de la Nature qui est répandu dans tous les individus, et qui leur donne la vie. Il est aisé de s’en convaincre quand on suit les Philosophes pas à pas, et qu’on !es lit avec attention; deux exemples suffiront pour cela. D’Espagnet dit, en parlant de l’extraction du mercure des Sages : Plusieurs ont cherché notre mercure dans le vitriol et le sel, quelques-uns dans la matière du verre, parce qu’elle a une humeur radicale si opiniâtrement attachée et adhérente aux cendres, qu’elle ne cède qu’à la plus grande violence du feu; mais notre mercure se manifeste par le doux feu de la Nature, qui, à la vérité, agit beaucoup plus lentement. Il ajoute même : fuyez le fratricide, fuyez le tyran du monde, de qui il a tout à craindre dans tout le cours de l’œuvre.
Philalethe s’explique ainsi, dans son ouvrage qui a pour titre : Enarratione methodica trium Gebri medicinarum, seu de vera Lapidis philosophici confectione. Après avoir parlé des différens régimes qu’on doit observer pendant les quatre saisons philosophiques, on voit clairement par ce que nous venons de dire, que quoiqu’il n’y ait qu’une seule opération pour la confection de notre pierre, savoir, une seule décoction avec le feu naturel, l’état de la chaleur varie cependant de trois manieres.
Il est bon de remarquer qu’il y a un feu extérieur excitant, c’est-à-dire, que la matière doit être conservée dans un degré de chaleur continuelle; mais que ce feu ne doit être, comme le dit le Trévisan, qu’un garde froidure, et l’Auteur du Grand Rosaire recommande un feu extérieur d’une chaleur si tempérée, qu’elle ne doit point excéder la chaleur intérieure de la matière
Que l’on fasse donc un feu administré proportionnellement à celui de la Nature, un feu subtil, aérien, clos, envitronné, persévérant, constant, évaporant, digérant, humide, pénétrant, altérant, propre à mêler les matières et à exclure le froid.
FEU ARTIFICIEL. C’est le mercure dissolvant des Philosophes.
FEU CORRODANT. Mercure dissolvant des Sages.
FEU CONTRE NATURE. C’est le
même que Feu corrodant.
FEU HUMIDE. Voyez FEU ARTIFICIEL.
FEU. Très-souvent les Chymistes donnent ce nom aux huiles, et aux liqueurs fortes, ardentes et brûlantes. Le Feu de Vénus est l'huile extraite du soufre du cuivre. On l’appelle aussi
Être ou Essence de Vénus.
FEU . (SC. Herm.) Mercure des Sages. Il faut l’entendre aussi de la matière au noir. Feu étranger, Feu de charbons, Feu de fumier, Feu innaturel, Feu de putréfaction. Toutes ces expressions sont allégoriques, et Philalethe dit qu’elles ne signifient autre chose que la matière des Philosophes poussée au noir.
FEU SAINT-ANTOINE. Quelques Chymistes se sont encore servi de ces ter-mes pour exprimer la chaleur naturelle. Johnson.
FEU ÉTRANGER. Mercure des Sages après la réunion du corps et de l’esprit.
FEU INNÉ. Voyez FEU ÉTRANGER FEU HUMIDE. S’entend aussi de la chaleur du fumier et du bain de vapeur. Il se prend quelquefois pour le
Bain-Marie.
F EU DE FUTREFACTION. V. F EU HUMIDE.
FEU DE FIENT ou DE FUMIER. C’est
lorsqu’on enterre le vase où est la matière dans du fumier chaud de cheval. Cette chaleur est d’un grand usage pour la digestion des matières, et leur putréfaction.
FEU DIGÉRANT. Chaleur douce, soit tache, soit humide, à laquelle on expose la matière qu’on veut faire digérer, renfermée dans un vaisseau clos ou non.
FEU DE CHARBONS. C’est lorsqu’on met la matière seule, ou dans un vase, sur des charbons allumés.
FEU DE FLAMMES. Chaleur la plus violente de toutes, particulièrement si on l’excite avec des soufflets. C’est lorsqu’on expose la matière nue, ou dans un vase, à l’ardeur de la flamme. Elle est d’usage pour les calcinations, fusions des matières dures et compactes. Elle est la plus usitée pour le réverbère.
FEU DE ROUE. C’est lorsqu’on ensevelit le vase dans du charbon, de maniere qu’il en soit environné dessus, dessous et par les côtes. On l’allume peu à peu dessous, et on l’entretient lorsque les charbons sont tous enflammes, en y ajoutant de nouveaux, à mesure que les autres se consument, si l’opération le demande.
FEU LIBRE. Est celui dont la chaleur frappe immédiatement la matière ou le vaisseau qui contient cette matière C’est en quoi il diffère des bains.

 

FEU EMPÊCHÉ ou DE MILIEU. Est celui qui ne se fait sentir à la matière, ou au vase qui la renferme, qu’au moyen d’un autre vase dans lequel celui-ci est contenu. Les bains de sables, de cendre-s, etc. sont des Feux de Milieu, ou empêchés.
FEU DE NATURE. Racine ou principal ingrédient du composé philosophique. Riplée l’appelle Père du troisième menstrue. C’est proprement le soufre mûr et digéré de l’or des Sages.
FEU DE LA TERRE. C'est le soufre ou phlogistique.
FEU CONTRE NATURE. C’est un des principes matériels du composé des Philosophes. C’est par la réunion de ce feu avec celui de nature, qu’il en résulte un troisième appelé Feu innaturel.
FEU INNATUREL. Résultat de la réunion du feu de nature et du feu contre nature des Philosophes. Ce feu innaturel est la cause de la putréfaction, de la mort du composé, et de la vraie et parfaite solution philosophique. Ces feux ne sont donc point, comme les Philosophes l’assurent avec raison, un feu de charbons, de cendres, de sable ou de lampe, et ce sont proprement ce feu de nature, etc. qu’ils appellent leur Feu secret, leur Feu philosophique. C’est de ces feux qu’il faut entendre tout ce qu’en ont dit Artéphius, Pontanus, Riplée et tous les autres Philosophes; et lorsque Pontanus dit qu’il se tire d’ailleurs que de la matière, il faut l’entendre du feu de nature minéral et sulfureux qui se trouve dans le principe essentiel, dont le poids de la matière n’est pas augmenté.
FEU DE LAMPE. Eau ou mercure des Philosophes, et non le feu d’une lampe ordinaire, comme quelques-uns l’ont conclu des paroles d’Artéphius, lorsqu’il dit : Nous  avons  proprement  trois  feux, sans lesquels 1’Art ne peut être parfait. Le premier est le Feu de Lampe, qui est un feu continuel, humide, vaporeux, aérien, et il y a de l’artifice à le trouver. Il s’explique peu après en ces termes : le second est le feu de cendres... ou, pour mieux dire, ce feu est cette chaleur fort douce, qui vient de la vapeur tempérée de la lampe. Philalethe le dit encore plus clairement dans son traité qui a pour titre : Manuductio ad rubinum cœlestem. Notre eau, dit-il, n’est pas le mercure vulgaire, c’est une eau vive, claire, brillante, blanche comme la neige, chaude, humide, aérienne, vaporeuse et digérante. C’est cette chaleur de la lampe qui étant administrée avec douceur, et étant tempérée, entourera la matière et la cuira, jus-qu’à ce que, par la calcination, elle produise le feu de cendres. C’est dans ces feux que la vase est scellé hermétiquement. Cette eau est notre vase, et dans elle se trouve notre fourneau secret, la chaleur duquel doit être modérée et administrée en proportion géométrique pour que l’œuvre réussisse.
FEU DE CENDRES. Second feu requis, selon Artéphius, pour la perfection du magistère. Mais on ne doit pas l’entendre du Feu de Cendres de bois ou autre matière, tel qu’est le Feu de Cendres des Chymistes. Les Philosophes Hermétiques l’entendent de la vapeur douce, tempérée du Feu de Lampe, dont voyez l’article.
FEU EXTERNE. Le feu des Philosophes qu’ils appellent externe, ne s’entend pas du feu extérieur, mais du feu étranger à celui de la matière du magistère. C’est de ce Feu externe qu’ils parlent, lorsqu’ils disent qu’il faut donner le feu au feu, et le mercure au mercure. Ce que Majer a re-présenté dans ses Emblèmes, par un homme tenant un flambeau allumé qu’il approche d’un feu allumé dans une forge, et par un Dieu Mercure qui va joindre un autre Mercure. Ce feu est appelé par quelques-uns Feu occasionné, Ignis occasionatus. Ce feu sert aussi de nourriture à l’enfant philosophique.
FEU ALGIR. En termes d’Alchymie, est le feu le plus vif qu’on puisse avoir.
FEU ELÉMENTAIRE. Est quelquefois pris par les Chymistes pour le soufre.
Rulland.
FEU SANS LUMIÈRE. C’est le soufre des Philosophes.
FEU DE CHASSE. C’est en Chymie, un feu continué jusqu’à œ que la matière ne distille plus rien.
FEU DE RÉVERBÈRE. Voyez RÉVERBÈRE
FEU DE GÉNÉRATION. C’est le feu Philosophique.
FEU CÉLESTE. C’est le mercure des Philosophes, quand il s’agit de Science Hermétique. En Physique, c’est le feu solaire.
FEU CÉLESTE ENCLOS DAM UNE
EAU. C’est le mercure philosophique.
FEU DRAGON. Voyez FEU CÉLESTE.
On l’appelle Dragon, parce qu’il dévore tout ce qui est corrompu.
FEU DE LA MATIERE. Est ce qu’ils ont appelé leur Or vif, leur Feu secret, leur Agent, etc.
FEU DE LION. C’est l’élément du Feu, appelé AEher.
On distingue ordinairement dans le feu quatre degrés de chaleur. Le premier est celui du bain, du fumier, ou de digestion. C’est le plus doux, et ce que nous appelons tiède. Il se connaît par le tact, et par ses effets. Il faut pour le tact, que la main puisse soutenir l’effet du feu sans une sensation vive; elle ne doit faire qu’une douce et légère impression. Le Feu vaporeux des Philosophes est de ce genre; ils le comparent à la chaleur qu’éprouvent les œufs lorsque la poule les couve, ou à celle que l’on sent lorsqu’on applique la main sur la peau d’un homme sain. Le second degré est celui du bain de cendres; il est plus vif que celui du bain d’eau tiède, ou du bain vaporeux; mais il doit être néanmoins si modéré, qu’en se faisant sentir plus virement, les organes n’en soient point altérés.
Le troisième est une chaleur qu’on ne doit pas pouvoir supporter sans se brûler, telle que celle du bain de sable, ou de limaille de fer.
Le quatrième est une chaleur aussi violente qu’on puisse la donner; c’est celle des charbons ardents et de la flamme, qui sépare, désunit les parties des mixtes, et les réduit en cendres ou en fusion. Tel est le feu de réverbère.
Tous ces degrés ont cependant encore chacun leurs degrés d’intensité, et lorsqu’on les compare entre eux relativement aux corps sur lesquels la chaleur agit, ce qu’on regarderait comme le quatrième degré par rapport à une plante, ne serait que le premier eu égard aux métaux. Lorsqu’on dit aussi que le premier degré est celui du bain d’eau, il faut encore faire attention que l’eau s’échauffe par différens degrés : le premier est lorsqu’elle commence à tiédir; le second, quand elle fume et se fait notablement sentir; le troisième, lorsqu’elle altère les organes; et le quatrième lorsqu’elle commence à bouillir, qui est son plus grand degré de chaleur, qui, selon les observations, n’augmente plus pendant l’ébullition. Ces degrés sont encore plus aises à observer dans l’huile que dans l’eau.
FEU PHILOSOPHIQUE. Les propriétés de ce feu sont telles : c’est avec lui que les Sages lavent leur matière, ce qu’ils ne disent que par similitude, parce que ce feu purifie leur mercure. Il fait tout et détruit tout. Il congèle le mélange de la pierre. Il corrige le froid de la terre et de l’eau, et leur dorme une meilleure complexion. Il lave les impuretés de l’eau, et ôte l’humidité superflue de la matière Lui seul change la nature et la couleur de l’eau et de la terre. Il vivifie et illumine le corps, lorsqu’il se mêle avec lui. Ce feu putréfie, et fait ensuite germer de nouvelles et différentes choses. 11 ferme les pores du mercure, lui donne du poids, et le fixe. Sa vertu aiguë et pénétrante est si active, que rien ne l’égale quand il s’agit de purifier les corps. Il conduit à maturité tout le compôt, il le subtilise et le rubéfie. Il ôte tout le venin et la mauvaise odeur de la matière Il change la qualité de la pierre et en augmente la quantité. Il est enfin comme un juge qui discerne et sépare le bon du mauvais. Il faut remarquer, suivant Philalethe, que tout ce que nous venons de dire du feu, regarde la médecine du premier ordre.
FEU SACRÉ. Les Chaldéens adoraient le Feu, et la ville d’UR prit son nom de là : ils y entretenaient perpétuellement un feu. Les Perses étaient encore plus superstitieux sur ce sujet que les Chaldéens; ils avaient des temples qu’ils nommaient Pyrées, destinés uniquement à conserver le Feu sucré. Les Grecs, les Romains, les Gaulois avaient aussi une grande vénération pour le Feu. Son culte subsiste même encore aujourd’hui dans les Indes et en plusieurs pays de l’Amérique. Quelques Auteurs ont prétendu que ce n’était qu’à cause du soleil, dont la chaleur vivifiante animait toute la Nature. Les noms les plus connus sous lesquels le Feu était adoré, sont Vulcain et Vesta. On peut voir ce qu’on entendait chez les Égyptiens et les Grecs par ce Dieu et cette Déesse, dans les Fables Egypt. et Grecq. dévoilées. Fève. Est le nom que quelques Chymistes ont donne a la troisième partie du poids d’un scrupule.

 

 

 

Lire la suite

le quaternaire

17 Août 2005 , Rédigé par Eliphas LEVI Publié dans #symbolisme

Il y a dans la nature deux forces produisant un équilibre, et les trois ne sont qu'une seule loi. Voilà le ternaire se résumant dans l'unité, et, en ajoutant l'idée d'unité à celle du ternaire, on arrive au quaternaire, premier nombre carré et parfait, source de toutes les combinaisons numériques et principe de toutes les formes.
Affirmation, négation, discussion, solution, telles sont les quatre opérations philosophiques de l'esprit humain. La discussion concilie la négation avec l'affirmation en les rendant nécessaires l'une à l'autre. C'est ainsi que le ternaire philosophique, se produisant du binaire antagonique, se complète par le quaternaire, base carrée de toute vérité.
Deux affirmations rendent possibles ou nécessaires deux négations correspondantes. L'être est signifié, le néant n'est pas. L'affirmation, comme Verbe, produit l'affirmation comme réalisation ou incarnation du Verbe, et chacune de ces affirmations correspond à la négation de son contraire.
Mais tout ce qui existe, soit en bien, soit en mal, soit dans la lumière, soit dans l'ombre, existe et se révèle par le quaternaire.
L'affirmation de l'unité suppose le nombre quatre, si cette affirmation ne tourne pas dans l'unité elle-même, comme dans un cercle vicieux. Aussi le ternaire, comme nous l'avons déjà observé, s'explique-t-il par le binaire, et se résout-il par le quaternaire, qui est l'unité carrée des nombres pairs et la base quadrangulaire du cube, unité de construction, de solidité et de mesure.
La parole parfaite, celle qui est adéquate à la pensée qu'elle exprime, contient toujours virtuellement ou suppose un quaternaire : l'idée et ses trois formes nécessaires et corrélatives, puis aussi l'image de la chose exprimée avec les trois termes du jugement qui la qualifie. Quand je dis : « L'être existe », j'affirme implicitement que le néant n'existe pas.
Une hauteur, une largeur que la hauteur divise géométriquement en deux, et une profondeur séparée de la hauteur par l'intersection de la largeur, voilà le quaternaire naturel composé de deux lignes qui se croisent. Il y a aussi dans la nature quatre mouvements produit par deux forces qui se soutiennent l'une l'autre par leur tendance en sens contraire. Or la loi qui régit les corps est analogue et proportionnelle à celle qui gouverne les esprits.
Disons ici quelques mots des quatre éléments magiques et des esprits élémentaires.
Les éléments magiques sont : en alchimie, le sel, le mercure, le soufre et l'azoth ; en kabbale, le macroprosope, le microprosope, et les deux mères ; en hiéroglyphes, l'homme, l'aigle, le lion et le taureau ; en physique ancienne, suivant les termes et les idées vulgaires, l'air, l'eau, la terre et le feu.
En science magique, on sait que l'eau n'est pas de l'eau ordinaire ; que le feu n'est pas simplement du feu, etc. Ces expressions cachent un sens plus relevé. La science moderne a décomposé les quatre éléments des Anciens et y a trouvé beaucoup de corps prétendus simples. Ce qui est simple, c'est la substance primitive et proprement dite ; il n'y a donc qu'un élément matériel, et cet élément se manifeste toujours par le quaternaire dans ses formes. Nous conserverons donc la savante distinction des apparences élémentaires admise par les Anciens, et nous reconnaîtrons l'air, le feu, la terre et l'eau pour les quatre éléments positifs et visibles de la magie.
Le subtil et l'épais, le dissolvant rapide et le dissolvant lent, ou les instruments du chaud et du froid, forment en physique occulte les deux principes positifs et les deux principes négatifs du quaternaire.

L'air et la terre représentent ainsi le principe mâle, le feu et l'eau se rapportent au principe femelle, puisque la croix philosophique des pentacles est un hiéroglyphe primitif et élémentaire du lingam des gymnosophistes.
À ces quatre formes élémentaires correspondent les quatre idées philosophiques suivantes : l'Esprit, la Matière, le Mouvement, le Repos.
La science toute entière, en effet, est dans l'intelligence de ces quatre choses, que l'alchimie réduisait à trois, l'Absolu, le Fixe, le Volatil.
Or les esprits créés, étant appelés à l'émancipation par l'épreuve, sont placés dès leur naissance entre ces quatre forces, les deux positives et les deux négatives, et se sont mis à même d'affirmer ou de nier le bien, de choisir la vie ou la mort. Trouver le point fixe, c'est-à-dire le centre moral de la croix, est le premier problème qui leur est donné à résoudre ; leur première conquête doit être celle de leur propre liberté.
Ils commencent donc par être entraînés les uns au nord, les autres au midi, les uns à droite, les autres à gauche, et, tant qu'ils ne sont pas libres, ils ne peuvent avoir l'usage de la raison, ni s'incarner autrement que dans des formes animales. Ces esprits non émancipés, sont ce que les kabbalistes appellent des démons élémentaires, et ils peuplent les éléments qui correspondent à leur état de servitude. Il existe donc réellement des sylphes, des ondins, des gnomes et des salamandres, les uns errant et cherchant à s'incarner, les autres incarnés, et vivant sur la terre. Ce sont des hommes vicieux et imparfaits.
Ajoutons maintenant l'unité au quaternaire, et nous aurons ensemble et séparément les idées de la synthèse et de l'analyse divines, le dieu des initiés et celui des profanes. Ici le dogme se popularise et devient moins abstrait ; le grand Hiérophante intervient.
 
Lire la suite

les quatre éléments

17 Août 2005 , Rédigé par O WIRTH Publié dans #symbolisme

Le dédoublement du Sel. - La théorie des Eléments. Leurs symboles. -Leur coordination. - La vie élémentaire. - Comment la prolonger ? - Le fluide des magnétiseurs.

Le Sel  comprend l'ensemble de ce qui constitue la personnalité, donc tout à la fois l'âme et le corps, l'une étant ce qu'il y a en nous de céleste, et l'autre ce qui nous rattache à la terre. Cette division est figurée dans le signe alchimique du Sel par le diamètre horizontal qui partage le cercle.

Le segment supérieur représente ce qui est pur, inaltérable et imperceptible, tandis que sa contre-partie inférieure  se rapporte à ce qui est hétérogène, accessible à nos sens et sujet à de perpétuels changements. Ce domaine moins éthéré est soumis à l'empire des Éléments.

Ceux-ci n'ont rien de commun avec ce que nous appelons « corps simples » . Ce sont des abstractions qui se distinguent des choses élémentées. Les quatre Éléments se trouvent nécessairement réunis en tout objet physique, car la matière élémentaire résulte de l'équilibre qui s'établit entre eux.

L'Elément appelé « TERRE » échappe à nos perceptions ; c'est la cause invisible et impalpable de la pesanteur et de la fixité. Tout aussi métaphysiques sont l’« AIR » qui produit la volatilité, l’« Eau » qui resserre les corps, et le FEU qui les dilate.

Aux Eléments se rattachent les qualités élémentaires, qui sont le sec, l'humide, le froid et le chaud.
La Terre, qui est froide et sèche, a pour symbole le Bœuf de saint Luc, le Taureau zodiacal du printemps.
L'Air, chaud et humide, est le domaine de l'Aigle de Saint Jean, qui brille au ciel parmi les constellations automnales.
L'Eau est froide et humide ; elle correspond à l'Ange de saint Matthieu, ou au Verseau, station du soleil en hiver.
Le Feu, chaud et sec, est enfin rappelé par le Lion de saint Marc, qui marque dans le zodiaque le milieu de l'été.

L'antagonisme conjugué des Eléments est figuré par un carré que remplit la substance élémentaire.
Les Eléments sont figurés dans l'homme par la matière corporelle passive (Terre), par l'esprit ou le souffle animateur (Air), par les fluides, véhicules de la vitalité (Eau), et par l'énergie vitale, source du mouvement (Feu).

La Terre est un récipient poreux, que traversent l'Eau et l'Air, pour aller alimenter le Feu, qui brûle au centre.
Excité par l'Air, celui-ci consume une partie de l'Eau et vaporise le reste. La vapeur se fraye passage à travers les pores de l'écorce terrestre et s'élève à l'extérieur ; mais le froid la condense en nuages qui se résolvent en pluie. L'Eau, tenant  l'Air en dissolution, s'accumule ainsi à la surface du sol, qu'elle imbibe, pour retourner au foyer central. Il s'établit de la sorte une circulation ininterrompue qui entretient la vie et dure tant que le Feu n'est pas éteint.
Lorsque l'Eau nourricière abonde, le Feu ne demande qu'à briller d'un vif éclat. C'est le cas de la jeunesse exubérante et impétueuse, qui aime à se dépenser jusqu'à l'épuisement de toute humidité centrale. Il survient alors un état de fatigue et d'accablement, dont le remède est le repos.

Or, l'activité se ralentit d'elle-même, dés que le Feu manque de combustible. L'abaissement de la température provoque la condensation de l'humidité extérieure : il pleut, et l'Eau résorbée vient réveiller l'ardeur centrale. Tel est le mécanisme de la réparation pendant le sommeil des forces consumées à l'état de veille. Avec l'âge le liquide vital se fait d'autant plus rare qu'il a été moins économisé. Il faut donc apprendre à gouverner son Feu avec sagesse, si l'on ne veut pas vieillir prématurément.

Quant à l'art de prolonger de beaucoup la vie humaine, il est loin d'être une pure chimère. L'huile de la lampe de Vesta est susceptible de parer à l'usure des rouages physiologiques. Nos cellules ne se reproduisent pas indéfiniment après un certain nombre de générations leur race s'épuise, et c'est en cela que réside la cause fatale de notre mort corporelle. Ce qui dans notre personnalité est soumis aux Eléments se trouve ainsi voué à un déclin plus ou moins tardif, mais inévitable. Seule la partie sur-élémentaire de notre être peut aspirer à l'immortalité.

L'Elixir de longue vie ne s'en rapporte pas moins à une hygiène à la fois physique, morale et intellectuelle, que les sages ont préconisée de tous temps.
En magnétisme, le « fluide » n'est pas autre chose que l'eau vitale extériorisée sous forme de vapeur. Le thérapeute fait passer sa propre humidité dans l'atmosphère du malade, qui la résorbe et acquiert ainsi un surcroît de vitalité.

Mais il est des magnétiseurs que caractérise l'ardeur du Feu, plutôt que l'abondance de l'Eau. Ils seront de préférence expérimentateurs et agiront par la volonté. Leur intervention sera précieuse dans certains cas spéciaux où il importe de remédier à l'obstruction des pores de l'écorce terrestre en stimulant la circulation vitale. On ne peut alors avoir recours qu'au Feu qui, agissant de l'extérieur, vaporise l'humidité interne et l'oblige à se frayer un passage à travers la Terre insuffisamment perméable. Celle-ci est ainsi décrassée, et de ce fait le malade devient accessible à l'action magnétique ordinaire.

La perméabilité exagérée de l'écorce terrestre rend impressionnable au plus haut point. Les sujets se montrent alors d'une sensibilité exquise. Le magnétisme les transforme à vue d'œil ; mais ce qu’ils acquièrent trop vite risque de leur échapper avec une égale rapidité.

Le moyen de rendre sa propre Terre perméable intéresse au plus haut point le psychurge qui veut arriver à déployer la plénitude de sa puissance. Il en sera traité au chapitre suivant.

 
Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 > >>