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Hauts Grades

Articles avec #symbolisme tag

le Petit Prince et la rose

1 Août 2005 , Rédigé par St EXUPERY Publié dans #symbolisme

Adieu dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.

 - L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.

 - C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.

- C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de se souvenir.

- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...

 - Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir ".

 

 

 

 

 

 

 

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la loge mère

1 Août 2005 , Rédigé par R KIPLING Publié dans #symbolisme

Il y avait Rundle, le chef de gare,
Beazelay, des voies et travaux,
Ackman, de l'intendance,
Donkin, de la prison,
Et Blake, le sergent instructeur,
Qui fut deux fois notre Vénérable,
Et aussi le vieux Franjee Eduljee,
Qui tenait le magasin "Aux Denrées Européennes".

Dehors, on se disait : «Sergent!, Monsieur!, Salut!, Salaam!»,
Dedans, c'était «Mon Frère», et c'était très bien ainsi.
Nous nous rencontrions sur le Niveau et nous nous quittions sur l'Equerre,
Moi, j'étais Second Diacre dans ma Loge-Mère, là-bas!

Il y avait encore Bola Nath, le comptable,
Saül, le Juif d'Aden,
Din Mohammed, du bureau du cadastre,
Le sieur Chuckerbutty,
Amir Singh, le Sikh,
Et Castro, des ateliers de réparation,
Le Catholique romain !

Nos décors n'étaient pas riches,
Notre temple était vieux et dénudé,
Mais nous connaissions les anciens landmarks
Et les observions scrupuleusement.
Quand je jette un regard en arrière,
Cette pensée souvent me revient à l'esprit :
Au fond, il n'y a pas d'incrédules,
Si ce n'est peut-être nous-mêmes!

Car tous les mois, après la tenue,
Nous nous réunissions pour fumer
(Nous n'osions pas faire de banquets
de peur d'enfreindre la règle de caste de certains frères)
Et nous causions à coeur ouvert de religions
Et d'autres choses
Chacun de nous se rapportant
Au Dieu qu'il connaissait le mieux.

L'un après l'autre, les Frères prenaient la parole
Et aucun ne s'agitait.
Jusqu'à ce que l'aurore réveille les perroquets
Et le maudit oiseau porte-fièvre;
Comme après tant de paroles,
Nous nous en revenions à cheval,
Mahomet, Dieu et Shiva
Jouaient étrangement à cache-cache dans nos têtes.

Bien souvent depuis lors,
Mes pas errants au service du gouvernement,
Ont porté le salut fraternel
De l'Orient à l'Occident
Comme cela nous est recommandé,
De Kohel à Singapour.
Mais comme je voudrais les revoir tous
Ceux de ma Loge-Mère, là-bas !
Comme je voudrais les revoir,
Mes Frères noirs ou bruns,
Et sentir le parfum des cigares indigènes
Pendant que circule l'allumeur,
Et que le vieux limonadier
Ronfle sur le plancher de l'office,
Et me fait retrouver Parfait Maçon
Une fois encore dans ma Loge d'autrefois.

Dehors, on se disait : «Sergent!, Monsieur!, Salut!, Salaam!»
Dedans, c'était : «Mon Frère», et c'était très bien ainsi.
Nous nous rencontrions sur le Niveau et nous nous quittions sur l'Equerre,
Moi, j'étais Second Diacre dans ma Loge-Mère, là-bas!

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Si..

1 Août 2005 , Rédigé par R Kipling Publié dans #symbolisme

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te remettre à rebâtir,
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils

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symbolisme de la Rose-Croix

24 Mai 2005 , Rédigé par SEDIR Publié dans #symbolisme

On a proposé plusieurs hypothèses pour expliquer le titre de Rose-Croix.

Selon la première, ce nom viendrait du fondateur légendaire de la Fraternité, Christian Rosencreutz. Nous l'examinerons ci-après.

La seconde hypothèse fait venir le mot du latin Ros, rosée et Crux, croix. Elle est due à Mosheim, ainsi que nous l'apprend Waite et on la retrouve dans l'Encyclopédie de Ree et dans d'autres publications. « Parmi tous les corps de la nature, la rosée était celui qui possédait le plus grand pouvoir dissolvant sur l'or ; la croix, en langage alchimique, représentait la lumière, Lux, parce que toutes les lettres de ce mot peuvent se retrouver dans la figure d'une croix. Or la lumière est appelée la semence ou le menstrue du dragon rouge, lumière grossière et matérielle qui, digérée et transformée, produit l'or. Si l'on admet tout ceci, un philosophe rosicrucien sera celui qui cherche, par le moyen de la rosée, la lumière ou pierre philosophale »

Nous ne nous arrêterons pas à cette seconde explication. Nous avons déjà souligné le caractère secondaire que les Rose-Croix attribuaient à l'alchimie. Ils n'auraient pas choisi une image alchimique pour en faire le symbole de leur Fraternité.

La troisième hypothèse explique cette dénomination par la rose et la croix. C'est elle qui a conquis le plus de partisans et qui fournit le plus grand contingent d'explications symboliques.

« La rose, dit Eliphas Lévi, dans un passage que nous avons déjà cité, qui a été de tout temps l'emblème de la beauté, de la vie, de l'amour et du plaisir, exprimait mystiquement toutes les protestations manifestées à la Renaissance... Réunir la rose à la croix, tel était le problème posé par la haute initiation ».

La rose blanche, plus particulièrement consacrée à la Vierge Marie, à Holda, à Freia, à Vénus-Uranie, était le symbole du silence et de la prière .

A.E. Waite nous apprend que la rose était déjà employée dans le symbolisme des légendes brahmaniques. Dans l'un des paradis indous, il y a une rose d'argent qui contient l'image de deux femmes brillantes comme des perles. Elles apparaissent unies ou séparées suivant qu'on les regarde du ciel ou de la terre. Au point de vue céleste, on l'appelle la déesse de la bouche ; au point de vue terrestre, la déesse ou l'esprit de la langue. Dieu réside au centre de cette rose.

Selon Michel Maïer  l'explication des deux lettres R.C. se trouverait dans les symboles de la sixième page de la Table d'Or. Exotériquement, ces lettres désignent le nom du fondateur ; ésotériquement, le R représente Pégase et le C, si l'on en néglige le son, représente le lis. On sait que la rose rouge germa du sang d'Adonis, que Pégase naquit du sang de Méduse et que la fontaine d'Hippocrène jaillit d'un rocher frappé par le sabot de Pégase.

L'auteur du Summum Bonum  que l'on a de bonnes raisons de penser être Robert Fludd, dit que les lettres F.R.C. signifient Foi, Religion, Charité et que le symbole de la Rose-Croix représente le bois du Calvaire vivifié par le sang du Christ.

Le Dr Ferran donne les précisions que voici:

« Après les emblèmes en triangle, le sceau du Brahatma et le triangle de la sainte syllabe, l'emblème maçonnique le plus ancien que nous ait légué le sacerdoce antique est celui de la Rose-Croix.

» Ce dernier, attribué à Hermès Thot, nous est venu des temples de l'Egypte en passant par la Chaldée, intermédiaire forcé, attendu que c'est parmi les mages, sur les confins du Tigre et de l'Euphrate, que Cambyse, après la conquête de l'Egypte, transporta tous les prêtres de ce pays, sans aucune exception et sans retour.

» La Rose-Croix personnifiait pour les initiés l'idée divine de la manifestation de la vie par les deux termes qui composent cet emblème. Le premier, la rose, avait paru le symbole le plus parfait de l'unité vivante ; d'abord parce que cette fleur, multiple dans son unité, présente la forme sphérique, symbole de l'infini ; en second lieu, parce que le parfum qu'elle exhale est comme une révélation de la vie.

» Cette rose fut placée au centre d'une croix parce que cette dernière exprimait pour eux l'idée de la rectitude et de l'infini ; de la rectitude, par l'intersection de ses lignes à angle droit et de l'infini, parce que ces lignes peuvent être prolongées à l'infini et que, par une rotation faite par la pensée autour de la ligne verticale, elles représentent le triple sens de hauteur, largeur et profondeur »

Les mêmes idées sont exprimées par le voyant que fut Villiers de l'Isle-Adam, en l'âme de qui ont fleuri, ce semble, toutes les lumières appelées par les travaux d'une longue ascendance d'ancêtres chrétiens.

« Ce talisman de la Croix stellaire est pénétré d'une énergie capable de maîtriser la violence des éléments. Dilué, par myriades, sur la terre, ce signe, en son poids spirituel, exprime et consacre la valeur des hommes, la science prophétique des nombres, la majesté des couronnes, la beauté des douleurs. Il est l'emblème de l'autorité dont l'Esprit revêt secrètement un être ou une chose. Il détermine, il rachète, il précipite à genoux, il éclaire !... Les profanateurs eux-mêmes fléchissent devant lui. Qui lui résiste est son esclave. Qui le méconnaît étourdiment souffre à jamais de ce dédain. Partout il se dresse, ignoré des enfants du siècle, mais inévitable.

» La Croix est la forme de l'Homme lorsqu'il étend les bras vers son désir ou se résigne à son destin. Elle est le symbole même de l'Amour, sans qui tout acte demeure stérile. Car à l'exaltation du coeur se vérifie toute nature prédestinée. Lorsque le front seul contient l'existence d'un homme, cet homme n'est éclairé qu'au-dessus de la tête ; alors son ombre jalouse, renversée toute droite au-dessous de lui, l'attire par les pieds, pour l'entraîner dans l'Invisible. En sorte que l'abaissement lascif de ses passions n'est, strictement, que le revers de la hauteur glacée de ses esprits. C'est pourquoi le Seigneur dit: « je connais les pensées des sages et je sais jusqu'à quel point elles sont vaines »

Quels magnifiques pensers ! Ne contiennent-ils pas virtuellement tout ce que l'on peut dire sur le symbole mystérieux ? Et les documents qui suivent ne font plus alors que satisfaire notre curiosité.

La Germanie, où est situé le quartier général des Rose-Croix, n'est pas, selon Michel Maïer, le pays géographiquement connu sous ce nom, mais la terre symbolique qui contient les germes des roses et des lis, où ces fleurs poussent perpétuellement dans des jardins philosophiques dont aucun intrus ne connait l'entrée.

Christophe-Stephane Kazauer rapporte une tradition d'après laquelle la Fraternité rosicrucienne viendrait de ce texte du prophète Osée : Israël ut Rosa florebit et radix ejus quasi Libanon

Rappelons les armoiries rose-croix de Luther : un coeur percé d'une croix entouré d'une rose avec la devise: Le coeur des chrétiens repose sur des roses lorsqu'il est au pied de la croix ; celle de Jacob Andreae : une croix de Saint-André avec une rose dans chaque angle ; et le récit des Noces Chymiques suivant lequel Christian Rosencreutz, au moment de s'en aller au mariage du roi, noue en croix sur sa robe de bure un ruban rouge en souvenir de Jésus-Christ et pique quatre roses à son chapeau en signe de reconnaissance.

Robert Fludd  dit que les Rose-Croix s'appellent Frères parce qu'ils sont tous fils de Dieu, que la Rose est le sang du Christ et que, sans la Croix interne et mystique. il n'y a ni abnégation ni illumination.

Georges Rost explique que la Rose est le symbole de leur multiplication et du paradis de fleurs en quoi ils veulent transformer la terre.

Tous les Ordres de Chevalerie, dit Maïer, qui combattent pour Dieu ont, comme sceau, les deux lettres R.C. ; mais le véritable Rose-Croix porte ce sceau en or. En outre, la valeur numérique de ces deux lettres constitue la clef véritable de leur signification. Si on met le soleil entre le C et le R, on obtient le mot COR, organe premier de l'homme et seul sacrifice digne du Seigneur .Le même Michel Maïer dit : « Ils se reconnaissent par le symbole que le fondateur leur a donné en deux lettres R.C. ». Valentin Tschirness, philosophe et licencié en médecine à Gcerlitz, déclare : « Le public n'est pas dans le vrai quand il nous appelle Rosencreutzer, du nom du père de notre secte. La raison pour laquelle notre fondateur fut ainsi nommé, nous la tenons secrète et nous ne l'avons jamais publiée » ;Dans Themis aurea  Michel Maïer dit : « On explique R.C. par Rosencreutz et cependant les Frères eux-mêmes ont déclaré qu'on les appelle à tort rosicruciens, car les lettres R. C. ne désignent le nom de leur fondateur que symboliquement ».

Et Irenoeus Agnostus : « Notre Ordre a existé longtemps avant Christian Rosencreutz ; il l'a réorganisé. Il a tout su dans la philosophie temporelle ; mais il lui manquait dans les choses de la foi. Ainsi, il n'est pas plus que Salomon le fondateur de cette Société, car les doctrines existent avant leur représentant humain. »  .

Au reste, Maïer (Silentium post clamores)  fait remonter les Rose-Croix aux Brahmanes, aux Eumolpides d'Eleusis, aux Gymnosophistes d'Ethiopie, etc.

L'ouvrage anonyme Colloquium Rhodostauroticum  déclare : « toutefois à son avis » : « Si leur fondateur n'a pas été Christian Rosencreutz et s'ils ont inventé son nom, c'est que pour eux, fils de Dieu, la croix a été changée dans cette existence en une belle rose fleurie ».

Quant à leur lieu de réunion, la Fama avait dit : « Bien que nous ne révélions ni nos noms, ni le lieu de nos réunions, les messages qui nous sont adressés, quelle qu'en soit la langue, nous parviendront ».

Julianus de Campis, dans une Lettre qui a été insérée dans l'édition de 1616 de la Fama, dit : « Il n'y a pas d'assemblée réunie en un lieu » . Plus loin il ajoute : « Nous résidons dans un monastère que le père a construit et appelé Sancti Spiritus. Nous y vivons en commun, portant un vêtement qui nous cache, au milieu d'arbres et de forêts dans des champs et un fleuve silencieux et bien connu. Au delà il y a une ville célèbre où nous trouvons tout ce dont nous avons besoin ».

Théophile Schweighardt (Speculum sophicum)  confirme que les Frères de la Rose-Croix ne s'assemblent pas en un lieu donné ; mais qu'un homme de bonne foi peut facilement entrer en rapports avec eux : « Toutefois il est vain que tu parcoures toutes les villes de l'Empire ou de la mer si tu n'es pas digne d'être reçu ; même si tu vois les portes ouvertes devant toi, tu ne pourras pas entrer. Le danger est non pas dans la temporisation, mais dans la précipitation. Si tu observes mon enseignement, je t'assure qu'un Frère sera bientôt près de toi».

Fludd (Clavis philosophiae)  déclare que les Rose-Croix habitent sur la montagne de la Raison, dans le temple de la Sagesse, bâti sur le roc, qui est le Christ, qu'ils sont enseignés par le Saint-Esprit et qu'ils sont les pierres spirituelles de l'Edifice. 
  
 

RÈGLES ET PRÉCEPTES

Il faut nous faire maintenant une idée de ce qu'on entendait au XVIle siècle par la Rose-Croix.

Voici d'abord les déclarations nettes de la Fama:

Chacun des Frères est tenu de suivre les règles suivantes

1 °) Utiliser les travaux du père ;

2°) Poser un nouveau fondement sur l'édifice de la Vérité ;

3°) Chacun peut en être ;

4°) Reposer dans l'unique vérité, allumer le sixième candélabre ;

5°) Ne pas se préoccuper de la pauvreté, de la faim, de la maladie, de la vieillesse ;

6°) Vivre à toute heure, comme si l'on était là depuis le commencement du monde ;

7°) Se tenir dans un lieu ;

8°) Lire le Liber Mundi ;

9°) Enchanter les peuples, les esprits et les princes ;

10°) Dieu augmentera en ce temps le nombre de nos membres.

Voici les motifs qu'ils donnent de se joindre à eux :

1 °) Fuyez les livres alchimiques et leurs sentences, et les souffleurs qui cherchent votre argent ;

2°) Les Rose-Croix cherchent à partager leurs trésors ; mais ceux qui veulent les dérober tombent sous la puissance du Lion  ;

3°)Ils conduisent à la science de tous les secrets avec simplicité et sans phrases mystérieuses ;

4°) Ils offrent plus que des palais royaux ;

5°) Ils le font non par leur propre volonté, mais poussés par l'Esprit de Dieu ;

6°) Eveiller les dons qui sont en vous par l'expérience du Verbe de Dieu et par une considération appliquée de l'imperfection de tous les arts ;

7°) Se tenir en Christ, condamner le pape, vivre chrétiennement ;

8°) Appeler à notre Société beaucoup d'autres à qui la lumière de Dieu est aussi apparue;

9°) Tous les trésors disséminés dans la nature seront partagés entre eux ;

10°) Saisir tout ce qui est obscur à l'entendement humain.

Ils déclarent que leur panacée ne préserve pas de la mort fatale.

Et, bien qu'ils puissent rendre chacun heureux et diminuer la misère du monde, ils ne le font pas, parce qu'on ne peut les trouver qu'après un grand travail et étant envoyé par Dieu.

Leurs pouvoirs : guérir et éviter la maladie ; la science occulte, l'embaumement, les lampes perpétuelles, la prophétie, les chants artificiels, la transmutation, etc., constituent ce qu'ils appellent un parergon.

Mais leur oeuvre réel n'est pas indiqué.

Michel Maïer a consacré sa Themis aurea  à l'exposé des lois plébiscitaires adoptées par les Rose-Croix. Comme le senaire est un nombre parfait, ni trop grand pour créer de la confusion, ni inférieur à l'harmonie, et que celui qui suit la nature doit obéir à des lois simples, les adeptes ont accepté six règlements, à savoir

1°) Que nul d'entre eux, s'il est en voyage, ne déclare d'autre profession que celle de soigner gratuitement les malades ;

2°) Que nul ne doit être forcé, à cause de son affiliation, de revêtir un costume spécial, mais qu'il s'accommode des habitudes du pays où il se trouve ;

3°) Que chaque Frère est tenu chaque année, au Jour  de se rendre au Temple du Saint-Esprit, ou de déclarer par lettre les causes de son absence ;

4°) Que chaque Frère doit choisir avec soin une personne habile et apte à lui succéder après sa mort ;

5°) Que ce mot R.C. leur serve de sceau, de mot de passe et de signature ;

6°) Que cette Fraternité doit être cachée cent ans.

Et il poursuit : « Les règles fondamentales de cette Société sont de révérer et de craindre Dieu par-dessus toute chose; de faire tout le bien possible à son prochain ; de rester honnête et modéré ; de chasser le diable ; de se contenter des moindres choses dans la nourriture et le vêtement et d'avoir honte du vice... II est puéril de leur reprocher de ne pas tenir leurs promesses, car il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus ; les maîtres de la Rose-Croix montrent de loin la Rose, mais ils présentent la Croix... Ils désirent plus la réforme des sciences et du monde qu'ils ne l'attendent ; leur étude principale, la thérapeutique, à trois objets : le corps, l'esprit et l'âme ».

D'après Fludd, les Frères étaient divisés en deux classes la première, intitulée Aureae crucis fratres, comprenait les théosophes ; la seconde se composait des Rosae crucis fratres, qui bornaient leurs recherches aux choses sublunaires. Fludd aurait appartenu à la première catégorie 

A la tête de la Fraternité est un Imperator, élu par les Frères pour dix ans. Le Clypeum veritatis  fait remonter jusqu'à Adam l'ordre de la succession des Imperatores.

L'auteur ajoute, en guise d'avertissement : « Beaucoup de nos clients et de nos disciples se sont ensuite élevés contre nous ; nous avons eu dans notre Fraternité, nous avons actuellement et nous protégeons des papes, des cardinaux, des évêques, des abbés, des empereurs, des seigneurs. Notre paix est le témoignage de notre conscience, qui nous donne une joie semblable à un avant-goût du Paradis. (Tunis, 21 février 1618) »

 

 

 

 

 

 

 

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l'acacia, le sept et le neuf

22 Mai 2005 Publié dans #symbolisme

 

L’Acacia symbolise la renaissance. La légende d’Hiram raconte que sur le tertre cachant la dépouille de Maître Hiram, les Maîtres partis à sa recherche découvrirent une branche d’Acacia. Par conséquent l’Acacia est resté la marque de reconnaissance des Maîtres Maçons. Les prêtres de l’antique Egypte, dans certaines processions, portaient une Arche sainte, d’où sortait un Acacia. Et sur les flancs de cette Arche, on pouvait lire cette inscription :  « Osiris s’élance de nouveau » C’était donc là la représentation de l’éternelle vie, symbolisée par la graine, mourant en terre pour mieux renaître, et portant en elle toute la puissance et toute la gloire de l’Arbre futur. Aussi bien, l’Arche sainte du peuple d’Israël était en bois d’Acacia revêtu d’or. On fait généralement dériver le mot Acacia du grec akè, signifiant « pointe », ce qui apparaît une inexactitude : « aké désignant le bout aigu d’un instrument de métal. La forme ancienne du piquant végétal de l’épine est akantha, mot qui, par extension, signifie la plante elle-même comportant des épines : l’acanthe, l’acacia. Et de même, plus tard, une variété de laurier-casse ou faux-canellier fut désignée sous le terme de kasia ou kassia. Après les mots concrets, les hommes en vinrent aux mots abstraits, les mêmes mots servirent à désigner également les qualités des objets et même celles qui leur furent attribuées. Akakia signifiera donc l’innocence, l’ingénuité que symbolise l’arbuste. Le préfixe a étant la négation, Kakia sera le vice, le déshonneur, la disposition au mal. Et quoique l’on puisse retenir de ces explications toutes personnelles, un fait demeure : le mot grec Akakia signifie à la fois acacia et innocence. Pris par opposition à Kakia, il est l’antidote du vice, de la disposition au mal, c’est le gage de la bonne fortune ; par ses vertus il protège l’homme. L’acacia était, pour les Anciens, un emblème solaire, comme les feuilles du lotus et de l’héliotrope ; ses feuilles s’ouvrent au soleil levant et se ferment lorsque le soleil disparaît de l’horizon. Sa fleur, couverte de duvet, semble imiter le disque radié de cet astre.

Le nombre 7 est un des deux nombres du grade de Maître, l’autre étant le neuf. Il est un nombre évocateur, car il évoque un autre nombre : le douze, réduit à sept selon la projection diamétrale d’un polygone de douze côtés, ce dernier représenté par le nombre douze. Cette évocation du dodécagone rappelle au Maître l’Univers représenté par la course apparente du Soleil sur l’écliptique et sa description zodiacale. Il indique ainsi la globalité du raisonnement du Maître, qui par sa capacité à voir l’ensemble doit refuser avec fermeté tout positionnement sectaire et dogmatique. Dans un système géocentrique, sur lequel le Maître peut asseoir son analyse avant de l’ouvrir à d’autres dimensions par d’autres connaissances, le Sept  les deux luminaires, le Soleil et la Lune et les cinq planètes plus proches : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne, définissant le plasma énergétique dans lequel beigne l’Homme. Une autre évocation du Sept est l’ensemble des Chakras, constituant les nœuds énergétiques principaux de l’Homme : 1° MULADHARA, 2° SVADHISTHANA, 3° MANIPURA, 4° ANAHATA, 5° VISHUDDHA, 6° AJNA, 7° SAHASRARA.

Le nombre 9 représente, dans son graphisme, une germination vers le bas, donc matérielle ; tandis que le chiffre 6 représente au contraire une germination vers le haut, donc spirituelle. Ces deux nombres sont le début d’une spirale. Dans l’ordre humain, le nombre 9 est celui des mois nécessaires à l’achèvement du fœtus qui set néanmoins complètement formé dès le septième mois. Les nombres 7 et 9 sont les facteurs de 63, âge climatérique de l’homme et durée moyenne de la vie. Le jeu de l’Oie possède 63 cases. L’Oie ou le Cygne est le symbole hindou de la libération karmique et l’on ne peut parvenir à la soixante-troisième case qu’après une suite de péripéties dont les dés, représentant le destin, marquent les évolutions. Le nombre neuf est aussi un nombre figuratif, c’est à dire qu’il « figure » un polygone de neuf côtés, ce dernier étant un des cinq polygones primordiaux dans le système des 22 polygones. Ce système est la clef de décryptage des écrits bibliques, comme le souligne Saint Jérôme dans la Préface de la Vulgate. Le polygone de 9 côtés peut se construire seulement en repérant un point précis extérieur au cercle de base. Dans ce sens, le cercle symbolisant le périmètre de l’espace de notre connaissance phénoménologique, le 9 représente la capacité du Maître à sortir de ce cercle et à aborder le domaine de la métaphysique.

 

 

 

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la pierre et les 4 éléments

22 Mai 2005 , Rédigé par A de Villeneuve Publié dans #symbolisme

De la Division de la Pierre en quatre Eléments.  

 

..Prenez la Pierre dans son état putréfié, nettoyez-la en nettoyant les quatre éléments, par distillation sur un feu léger et égal. Prenez l’eau. Puis augmentez doucement le feu, jusqu’à ce que tout l’air soit mélangé avec le feu, et ce qui demeure au fond, étant brûlé est la terre noire et sèche. L’eau est nettoyée au Bain-Marie, mais l’air et le feu sont distillés par les cendres, et la partie grossière de la terre demeure dessous, tandis que les parties les plus subtiles sont envoyées par le haut. La terre se dessèche et se fixe, l’eau Purifie et nettoie. L’air et le feu teignent, et causent la fluidité ; par quoi il est nécessaire d’avoir beaucoup d’eau et d’air. La quantité de la Teinture sera en proportion de la quantité d’air. Cherchez par conséquent, mon cher, en tout ce travail à forcer le Mercure à s’unir, afin que vous ayez suffisamment d’air ; et si vous êtes capable de d’effectuer cela par lui-même, vous serez l’explorateur du potentiel de conquête qui réside dans la plus haute perfection de la Nature. Après ces opérations il est encore nécessaire que la Médecine soit mûrie et nourrie sur le feu, tel un enfant est nourri au sein…. 

 

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